^J .;.")>) // */ « C*l ACTES 4-AAa^ . DE r r LA SOCIETE LIMEEME DE BORDEAUX TOME XXIV Troisième Série : TOME IV A PARIS, • CHEZ J.-B. BAILLIÈRES , LIBRAIRE, Rue Hautefeuille , 19 ; MÊME MAISON A. LOMBBES , MADRID ET NEW - YORK A BORDEAUX, CHEZ L. CODERC , F- DEGRÉTEAÏÏ ET J. POUJOL, SïCCESSEtBS DE Th. LAFARGUE , Imprimeurs de la Société Linnèenne , Ru» du Pas-Saint-Georges , 2S. 1861 1T MM r r LA SOCIETE LIMEENNE DE BORDEAUX MÉMOIRE SUR LE TERRAIN TERTIAIRE POST-PYRÉNÉEN DU DÉPARTEMENT DES HAUTES-PYRÉNÉES CONSIDÉRÉ PRINCIPALEMENT DANS LA VALLÉE DE l'aDOUR Par M. A. IiEYMERIE Professeur h la Faculté des Sciences de Toulouse, Membre correspondant. GÉNÉRALITÉS SJJR L AQUITAINE ET SUR LE BASSIN SOUS-PYRENEEN. Le S.-O. de la France offre une région déprimée qui s'étend du S. au N. , à partir des Pyrénées. Elle est bordée à l'E., un peu au-delà de la Garonne , par la Montagne-Noire et les coteaux de l'Aveyron , du Quercy et du Périgord , etc.; — sa limite occidentale n'est autre chose que le bord de l'Océan. Cette région qui constituait jadis un pays sous le nom d'Aquitaine , et qui occupe 1 / i0 environ de la surface de la France , a la forme d'un triangle rectangle qui aurait pour base le pied des Pyrénées, pour hauteur le bord de la mer, et dont le sommet serait à l'embouchure de la Gironde. Yu des Pyrénées, ce vaste espace offre l'aspect d'une plaine qui sem- ble être subordonnée à cette chaîne , au moins dans la partie comprise entre le golfe de Gascogne et la Garonne, et qui est souvent désignée par le nom de bassin sous-pyrénéen. Géognostiquement, cette région sous-pyrénéenne est constituée par un dépôt d'abord confus et tumultueux au contact de la chaîne, mais qui devient plus tranquille et plus régulier à mesure que l'on s'en éloigne , et qui est alors composé de couches plus ou moins distinctes et horizon- talement stratifiées, et qui ne paraissent avoir subi aucun dérangement Tome XXIV. (3 e Série : T. IV. — l re Livraison ) 1 (2) depuis l'époque de leur formation ; cette circonstance qui indique clai- rement que ces couches ont pris naissance après le soulèvement des Pyrénées, prouve la convenance du nom de post-pyrénéennes que nous leur donnerons souvent par la suite. L'âge de ce dépôt est d'ailleurs facile à déterminer. En effet, la chaîne des Pyrénées ayant subi son dernier et son plus grand soulèvement après la formation du terrain à Nummulites ou épicrétacé , qui représente dans nos pays, l'étage éocène des environs de Paris et de Londres, il est évident que les couches dont nous venons de parler appartiennent à une époque plus récente. On sait d'ailleurs, notamment par les fossi- les que l'on rencontre assez fréquemment dans leur sein, que cette épo- que est celle qui a succédé à l'époque éocène, et que les géologues dé- signent assez habituellement par le nom de Miocène. Cette détermination qui a été arrêtée ainsi depuis longtemps par M. Dufrénoy, s'applique à toute l'Aquitaine considérée d'une manière générale, à condition de faire abstraction de la pointe N. de cette ré- gion et de quelques autres parties secondaires ou accessoires à notre point de vue, et dont nous dirons un mot ci-après. Nous ne voulons pas dire toutefois que le dépôt dont nous essayons de donner ici une idée très-générale, soit uniforme dans toute son étendue. Nous tenons au contraire à signaler ici une différence considérable qui existe entre la région qui se développe principalement au voisinage de la mer et dans la Gironde , et celle qu'arrosent le Gers et la Garonne dans la partie mé- ridionale et orientale du bassin. Dans la première , se montrent en abon- dance, au sein des couches tertiaires, des coquilles marines parfois très- bien conservées, et des débris de cétacés et de poissons marins; tandis que la seconde n'offre jamais que des fossiles terrestres ou d'eau douce. Il y a donc dans le dépôt en apparence uniforme qui constitue l'Aqui- taine, deux ordres de choses à-peu-près contemporains dont l'un appar- tient à la mer et l'autre à l'eau douce. Les deux régions correspondan- tes, qui occupent chacune à-peu-près la moitié de l'espace, doivent être séparées par une ligne qui n'a pas encore été rigoureusement dé- terminée, et qui peut-être n'est pas susceptible de l'être^ Toutefois, nos observations jointes à celles de nos devanciers , nous permettent de dire dès à présent que cette limite , après avoir traversé la Garonne , un peu au-dessous d'Agen, entre dans le bassin en formant une courbe dont la concavité serait tournée vers la mer, et qui passerait entre Condom et Nérac, au N. de Plaisance et de Caslelnau-Rivière-Basse et dans le voi- sinage de Garlin. (3) A l'ouest de cette ligne , l'influence marine règne ou est au moins pré- pondérante ; c'est là aussi que le terrain miocène , souvent représenté par des faluns très-coquilliers , se trouve généralement revêtu d'un vaste manteau de sable sans fossiles qu'on suppose avoir été formé à l'époque pliocène, et qui semble être un vaste relai de l'ancienne mer. A l'est de la même limite , est un espace triangulaire, le bassin sous-pyrénéen pro- prement dit, qui comprend les plaines du Béarn et du Bigorre, la Gas- cogne , le Haut-Languedoc , etc. , dans lequel on ne trouve plus la moindre trace d'aucun être marin , et dont les fossiles consistent en co- quilles et en tortues terrestres et lacustres , et en débris souvent nom- breux et remarquables de mammifères inconnus dans la nature actuelle, parmi lesquels il faut distinguer le Mastodonte , le Dinotherium et plu- sieurs Rhinocéros. Nous venons de dire que la ligne de séparation des deux régions de l'Aquitaine , n'était peut-être pas susceptible d'être tracée avec préci- sion. En effet, il existe entre l'ordre de choses marin et celui qui appar- tient à l'eau douce , une transition qui consiste principalement dans l'intercalation , vers la partie supérieure du dépôt lacustre, d'une ou de plusieurs couches marines, notamment d'un falun grossier que caracté- risent surtout de grandes huîtres (Ostrea crassissima , Ostr. undala.) Ces faits généraux aujourd'hui bien constatés, semblent indiquer que le terrain tertiaire de l'Aquitaine a été déposé en partie dans l'Océan qui s'avançait à l'époque miocène jusque vers le milieu de cette région , et en partie dans un bassin d'eau douce qui occupait, en avant des Pyré- nées, un espace très-étendu , surtout dans la direction N.-E. Cette eau provenait , au moins en grande partie , des Pyrénées, ainsi que le prou- vent, d'une part, la position du bassin à l'égard de cette chaîne, et, d'au- tre part, la nature des débris qui entrent dans la composition du dépôt lui-même, et il est évident que c'est elle qui est venue remplacer la mer qui déposait naguère , à la même place , le terrain épicrétacé , et parti- culièrement le conglomérat grossier que nous appelons poudingue de Palassou , et qui venait d'être refoulée à l'ouest et au nord , par le der- nier soulèvement pyrénéen (1). (1) M. Raulin, qui a fait une étude générale de l'Aquitaine , en prenant pour point de départ les terrains marins de la Gironde , a émis l'opinion que notre bassin sous- pyrénéen était un golfe intérieur ou estuaire au moment où le terrain tertiaire est venu s'y déposer. Nous ferons observer que, dans cette manière de voir, il serait ( 4 ) Telle est l'idée la plus générale qu'on puisse se former du terrain ter- tiaire de l'Aquitaine. Il faut ajouter qu'il existe , à la pointe de ce vaste triangle, sur les bords de la Gironde, des assises marines particulières, dépendant de la période éocène, et que leur éloignement sans doute a préservées des dérangements éprouvés par les couches de même âge (épi- crétacées) que nous voyons se relever au pied de la chaîne, au contact même des strates horizontaux du dépôt miocène de la plaine. Nous devons signaler, d'un autre côté, à l'angle oriental de l'Aqui- taine , aux environs de Castelnaudary et de Carcassonne , une langue de terrain lacustre où le Mastodonte et le Dinotherium sont absolument remplacés par des genres éocènes, comme le Lophiodon et le Palaeothe- rium , et qui semble cependant se lier physiquement au dépôt général qui remplit le bassin lui-même (2). Immédiatement après son dépôt, le terrain post-pyrénéen formait, à la base des Pyrénées, une plaine à-peu-près continue, offrant une dou- ble pente, d'une part, du S. au. N., et, d'autre part, de l'E. à l'O. Les vallées qui divisent actuellement ce massif en plateaux allongés , n'ont été creusées que plus tard par les eaux diluviennes. Il est à remarquer que toutes ces vallées, au moins celles qui sont comprises dans le bassin en deçà de la Garonne, descendent des Pyrénées ou d'une partie culmi- nante de la plaine située à la base et vers le milieu de cette chaîne , qu'on appelle plateau de Lannemezan (ait. 612 m , à Capvern). La principale vallée du bassin sous-pyrénéen , et qui joue ici le plus grand rôle, est celle de la Garonne. C'est la seule qui coupe l'Aquitaine difficile d'expliquer l'absence complète de toute trace de la mer à la base des Pyré- nées et dans toute la région qui s'étend en avant de cette chaîne jusqu'à une grande distance* Quant à l'origine des eaux douces qui, après le dernier soulèvement des Pyrénées, sont venues remplir notre bassin , ne pourrait-on pas la trouver dans l'existence d'anciens lacs sur ces montagnes antérieurement à l'époque miocène ? On sait que les Pyrénées étaient loin alors d'avoir leur relief actuel. Elles devaient être beau- coup moins hautes et moins déchirées qu'elles ne le sont aujourd'hui , et les grandes vallées de fracture que nous y voyous n'existaient pas. Dans cet état, des choses, les eaux ne trouvant pas de moyens faciles d'écoulement vers la plaine, devaient s'ac- cumuler dans les petits bassius et dans toutes les anfractuosités des montagnes. (2) Cette petite formation occupe le fond du fossé qui sépare la Montagne-Noire des Corbières , où elle est habituellement redressée , et va se relier, d'une part , au terrain lacustre du pays Castrais, et d'un autre côté , an calcaire à lignites du Lan- guedoc , où elle sert de base à la molasse marine. ( 5) entière depuis la base jusqu'au sommet du triangle. Il est vrai que cette coupure se fait vers la lisière orientale du bassin. On peut citer à côté de cette vallée principale, celle de l'Ariége, bien que son cours vienne se terminer près et un peu au-dessus de Toulouse. Après la vallée de la Garonne, celle que l'on doit regarder comme la plus importante , au point de vue où nous sommes placés en ce mo- ment, est la vallée de l'Adour qui, descendue de la partie moyenne de la chaîne, se porte au N. en entrant dans le bassin, et décrit ensuite , au milieu du terrain, tertiaire , une courbe qui la ramène vers les mon- tagnes près de leur extrémité occidentale. Les vallées qui prennent naissance dans le plateau de Lannemezan , et qui rayonnent à partir de ce lieu culminant du bassin , jouent aussi un rôle assez important dans le morcellement de l'ancienne plaine ter- tiaire ; mais leur cours n'a qu'une étendue assez limitée, puisqu'elles viennent toutes aboutir à la Garonne , entre Toulouse et Marmande. COUP-d'œIL GÉNÉRAL SUR LE TERRAIN TERTIAIRE DES HAUTES- PYRÉNÉES (4). La partie de l'Aquitaine , comprise dans la circonscription du dépar- tement des Hautes-Pyrénées, appartient tout entière à la région lacustre du bassin tertiaire. Si l'on cherche à embrasser d'un coup-d'œil cette région particulière, on y distingue d'abord deux parties assez continues qui sont les restes les plus considérables du plateau général considéré dans son état pri- mitif. L'une de ces parties consiste dans le plateau de Ger, qui domine, du côté occidental , la vallée de l'Adour, qu'il sépare de celle de l'Ousse ou de Pontac (Basses-Pyrénées). L'autre partie beaucoup plus im- portante que la première, à notre point de vue, s'étend du côté opposé (1) Le terrain horizontal qui remplit le bassin sous-pyrénéen, et dont nous nous proposons de décrire une partie dans ce Mémoire , est si nettement séparé , dans nos contrées, du terrain éocène à Nummulites (épicrétacé), — ce dernier, d'ailleurs, qui forme le dernier élément des Pyrénées , se lie si intimement , dans ces montagnes , aux couches supérieures de la formation crétacée, — que nous avons toujours éprouvé une grande répugnance à confondre, sous la dénomination commune de tertiaire, deux ordres de choses que la nature a si nettement et si distinctement séparés. Nous n'emploierons dans ce travail le mot tertiaire que pour représenter le terrain hori- zontal miocène de notre bassin. ( 6 ) de l'Adour, dans un sens perpendiculaire au premier, en suivant le pied de la chaîne, jusque sur le territoire de la Haute-Garonne. C'est le plateau de Lannemezan, dont nous avons déjà dit un mot ci-dessus. Ce dernier joue un grand rôle dans la topographie et dans la géognosie du bassin sous-pyrénéen. Il consiste géognostiquement en un amas puissant (80 m à 100 m ) et tumultueux de limon jaune et de cailloux quartzeux , matériaux qui doivent être descendus par la vallée d'Aure ou de la Neste , dont le débouché dans la plaine se fait directement derrière la petite ville de Lannemezan (Lande du milieu), qui occupe un point central sur le plateau (altitude 585 m ) (1). L'amas confus dont il est ici question , offre assez de continuité dans le sens parallèle à la chaîne ; mais du côté du nord , il est découpé en lanières rayonnantes par de nombreux sillons dont les principaux consis- tent dans les vallées des deux Baïses, du Gers, de la Gimone et de la Save. Les coteaux plus ou moins escarpés qui encaissent ces vallées , et qui représentent les tranchées produites dans le terrain tertiaire par les eaux diluviennes , sont très-propres à montrer les caractères et la composition réels de ce dépôt. Une étude générale de ces vallées nous a appris que le terrain tertiaire n'y différait pas au fond de celui que nous montre , d'une manière si complète et si instructive , les coteaux de l'Adour et les plateaux partiels ou collines qui les couronnent. Cette considération nous a engagé à concentrer sur la vallée de l'Adour toutes nos études de détail. (1) Par sa position centrale et par le volume de ses eaux, la Neste, rivière de la vallée d'Aure, était appelée à jouer un grand rôle dans l'Aquitaine , et à disputer la suprématie à la Garonne elle-même ; mais dans l'état réel des choses, nous la voyons, immédiatement après sa sortie des montagnes, se frayer, entre les roches pyrénéen- nes et le dépôt de la plaine , un lit longitudinal par lequel elle va bientôt rejoindre la Garonne et y perdre son individualité. 11 est facile de se rendre compte de cet avortement lorsque , du fond de la vallée à l'endroit même où elle change de direction, on jette un regard sur le talus élevé et rapide qui montre sur toute sa hauteur l'immense dépôt de limon et de cailloux qui constitue le plateau. On reste alors convaincu que les anciennes eaux descendues par la vallée d'Aure, après avoir élevé au-devant d'elles cette digue immense, ont été impuissantes plus tard pour l'entamer et pour s'y livrer un passage qui leur aurait permis de couler ensuite, comme la Garonne et l'Adour, à travers le bassin sous-pyrénéen. ( -7) DU TERRAIN TERTIAIRE DE LA VALLÉE DE L'ADOUR. La vallée de l'Adour, considérée au point de vue du terrain tertiaire , commence réellement à Bagnères-de-Bigorre ; mais elle ne présente , à cet égard , un certain développement qu'au nord de Montgaillard. A cette limite , elle sort définitivement des Pyrénées pour entrer dans la plaine. Jusque là l'influence des montagnes s'y faisait encore sentir. Toutefois, il faut bien remarquer qu'il y a, sous ce rapport, entre le côté droit et le côté gauche, une différence marquée. En effet, de ce dernier côté , un relief prononcé des roches pyrénéennes , n'a pas permis aux eaux tertiaires d'atteindre les hauteurs. Il n'en est pas de même du côté oriental où les Pyrénées se terminent à partir de Gerde, par une surface assez basse et assez plate, pour que le terrain que nous décrivons ait pu y former une nappe. Il résulte de cet état différent des choses , de part et d'autre de la val- lée, que les premiers dépôts tertiaires qui ne se montrent, sur la rive gauche de l'Adour, qu'au N.-O. de Montgaillard, se manifestent déjà du côté opposé , à partir du parallèle de Bagnères. Ces dépôts ne consistent d'abord qu'en une nappe peu épaisse qui ni- velle le sol pyrénéen en lui donnant la forme d'un plateau digité, que nous appellerons plateau de Mérilheu. Ce plateau qui se trouve élevé de 400 m environ au-dessus de Bagnères, et de 640 m au-dessus de la mer, se lie d'ailleurs du côté de l'est au dépôt beaucoup plus puissant et plus continu que nous avons ci-dessus signalé à Lannemezan. Il est constitué par une terre limoneuse , colorée en jaunâtre par l'oxyde de fer, et où l'argile domine en général, renfermant de nombreux cailloux roulés de nature quartzeuse. Ces cailloux sont habituellement céphalaires ou pugilaires, et descendent même à un volume plus faible; mais, d'un autre côté, il en existe qui atteignent la grosseur d'un potiron ou même d'une tête d'éléphant , et que l'on peut regarder comme de véritables blocs. Ces derniers sont ordinairement allongés dans un sens, et leur surface, arrondie dans l'ensemble, offre néanmoins des inégalités obtuses, et leur forme générale rappelle assez celle d'une pomme de terre. Les cailloux et les blocs ont à l'extérieur une teinte rousse assez uniforme (1); mais la cassure indique, pour les uns, des quartz com- (1) Cette teinte est due évidemment au limon ferrugineux dans lequel ces cailloux et ces blocs sont restés ensevelis pendant tant de siècles. C'est du moins l'opinion de (8 ) muns blanchâtres, et, pour les autres, des quartzites d'une couleur grise un peu verdâtre ou rougeâtre, assez souvent veinés par du quartz pur. Il y a aussi quelques roches dures provenant de la formation du grès rouge pyrénéen , et notamment des conglomérats à fragments de quartz et à ciment silicéo-ferrugineux d'un rouge violâtre. Rarement on rencontre de gros blocs dans la masse même du terrain ; on les trouve ordinairement gisants à la surface du sol ou sur les bords du plateau d'où ils roulent sur les pentes , dans les dépressions, et jusque dans le lit des ruisseaux. Le granité étant une roche très-répandue dans les Hautes-Pyrénées et très-fréquente, sous forme de cailloux, dans les dépôts diluviens de l'Adour, on aurait pu s'attendre à en trouver beaucoup parmi les blocs et les cailloux du plateau tertiaire que nous décrivons. Cependant cette roche manque généralement, et ce n'est que dans quelques localités par- ticulières, comme, par exemple, au bord du plateau, au-dessus de la métairie de Baran , qu'on voit des cailloux et des blocs granitiques à un état de décomposition plus ou moins avancé; encore ceux-ci pourraient- ils être considérés peut-être comme appartenant à la formation dilu- vienne. Cette absence du granité dans le terrain tertiaire, qui est encore plus complète dans les parties plus septentrionales que nous étudierons bientôt, doit être attribuée à la tendance qu'offre celte roche à la désa- grégation et à la décomposition par son feldspath, sous l'influence pro- longée d'un milieu humide. Le sous-sol du plateau de Mérilheu est principalement constitué par des schistes terreux très-inclinés et même renversés , dépendant de la formation crétacée. Ces schistes deviennent jaunâtres au contact de l'air Palassou , l'un des meilleurs observateurs que l'on puisse citer parmi les anciens naturalistes. « Les cailloux décomposés , dit-il dans ses remarquables mémoires sur les Pyré- nées, page 126, prennent souvent la couleur des terres avec lesquelles ils se trou- vent mêlés , observation qu'il est facile de faire principalement, non loin de Bagnères , dans un endroit connu sous le nom d'Allée de Maintenon : on y voit beaucoup de cailloux de granité en décomposition et primitivement d'une couleur grise , qui par- ticipent aujourd'hui de la teinte rougeâtre de l'argile qui les enveloppe. » Et il ajoute : « Les cailloux même intacts perdent insensiblement au milieu des terres colo- rées, leur couleur primordiale. On y trouve des galets d'une roche argileuse qui contient de la grenatite et dont la couleur brune est devenue rouge par le laps de temps. >< (0 ) et se décomposent en se transformant en une terre de cette couleur, et il est naturel de penser que cette matière, résultat de la décomposition des schistes, a beaucoup contribué à la formation de la partie limoneuse du terrain superficiel que nous décrivons. Les schistes jurassiques doi- vent aussi y avoir apporté leur contingent. Quant aux cailloux et aux blocs, ils offrent des spécimens des parties les plus dures et les plus résistantes des roches pyrénéennes. On remar- quera que le calcaire ne s'y trouve presque jamais , bien que cette roche règne ou domine dans presque toute la vallée de Campan. Cette absence du calcaire s'explique d'ailleurs par sa faible dureté et par la propriété qu'il possède de se laisser attaquer et dissoudre par l'eau , pourvu que celle-ci contienne une certaine quantité d'acide carbonique. Le manteau tertiaire qui couvre le plateau de Mérilheu , s'étend au nord par des digitations jusque vers Antist et Orignac. Il n'a jamais qu'une faible épaisseur, et laisse voir partout , sur les coteaux , des ro- ches pyrénéennes modifiées et pénétrées par des roches éruptives , no- tamment par le granité et l'ophite. A la limite que nous venons d'indi- quer, l'érosion diluvienne a enlevé le terrain supérieur et les couches relevées du terrain crétacé et de l'épicrélacé se montrent immédiatement à l'observateur. Toutefois, cette interruption est de courte durée ; car à l'est du village de Vielle, sur le bord de la vallée, on voit le dépôt ter- tiaire entourer le poudingue de Palassou dont les bancs presque verti- caux s'y enfoncent profondément pour ne plus reparaître. A partir de ce point, en effet, le relief pyrénéen semble s'effacer, et le terrain miocène qui, jusqu'à cet endroit de la vallée, n'avait joué qu'un rôle accessoire et superficiel , occupe désormais toute la place, et se montre seul dans les coteaux. A Vielle même, le terrain que nous étudions consiste principalement en une argile bigarrée de blanc, de jaune et d'un rouge violacé ou lie de vin très-vif; mais on y remarque aussi des parties sablonneuses renfer- mant des sortes de grumeaux aréno-ferrugineux, et des petites masses d'argile ocreuse, le tout est d'ailleurs recouvert par le limon jaune cail- louteux qui règne seul dans le plateau de Mérilheu. Il y a peu ou point de cailloux dans l'argile même de Vielle ; mais en d'autres points plus au N. , on les voit former des lits et des veines dans une terre analogue. Ces cailloux qui appartiennent à la masse même du terrain argileux des coteaux , ont d'ailleurs des caractères particuliers. Ce sont des quartz blanchâtres, gris ou noirs (lydienne), d'un petit volume, imparfaitement ( 10) arrondis, nets, et comme lavés à la surface (1). Il ne faut pas les confon- dre avec les gros cailloux brunâtres, principalement composés de quartz et de quartzites qui se montrent à-peu-près exclusivement sur les pla- teaux. On voit beaucoup de ces derniers, il est vrai, sur les pentes des coteaux de Vielle , de Bernac et d'Allier, mais on doit les considérer comme étrangers à ces coteaux où ils ont roulé des hauteurs. Plus loin, passé Allier, la côte de Piétat, où la route de Toulouse forme des rampes en lacet qui entament le terrain tertiaire sur toute sa hauteur, permet de faire une étude facile et complète de ce dépôt. La première chose que l'on remarque en montant sur cette longue côte, est la grande uniformité qu'offre la formation dont il s'agit dans cette partie de la plaine de Tarbes. C'est une terre argilo-siliceuse riche en argile dont la cou- leur jaune nuancée d'orangé , indique aussi la présence d'un peu d'o- xyde de fer. Cette teinte est celle que le terrain semble avoir adoptée pour toute l'étendue des coteaux de la plaine; elle est d'ailleurs fort lé- gèrement variée par des taches et par des veines d'une couleur plus claire qui est ordinairement le blanchâtre. Le terrain tertiaire de cette région est essentiellement terreux , et la plupart des cailloux de couleur rousse que l'on trouve sur les talus, et qui semblent souvent être incor- porés avec la terre jaune elle-même, ne s'y trouvent, sans doute, qu'ac- cidentellement , et doivent provenir des hauteurs où ils sont toujours très-abondants. La côte de Piétat que nous venons de signaler comme un point très- favorable pour l'étude du terrain tertiaire de l'Adour, emprunte son nom à une chapelle située sur le point culminant du coteau et dont l'altitude est cotée 435 m . Si l'on retranche ce chiffre de 640 m , qui exprime, comme nous l'avons vu , la hauteur du plateau de Mérilheu , au-dessus de la mer, on .obtient 205 m pour la différence de niveau entre ces deux points , dont la distance horizontale n'est cependant que de quatre ou cinq lieues. D'un autre côté, en soustrayant du chiffre 435 ra , qui exprime l'altitude de Piétat, celui de 330 m , que nous pouvons considérer comme représentant à-peu-près l'altitude moyenne de la plaine de Tarbes, on trouve 105 m pour la hauteur de la côte dont il est ici question , et par conséquent (1) Ces cailloux et le terrain argileux blanc ou bigarré qui les renferme , rappel- lent ceux qui couronuent les hauteurs de Cox , de Rieumes et du Fousseret , dans la Haute-Garonne , terrain tout spécial qui offre souvent une argile assez pure pour être exploitée comme terre à poterie, et môme pour la fabrication de la faïence. ( 11 ) pour la puissance de la partie extérieure ou visible du terrain tertiaire dans cette partie de la vallée. Dans le prolongement septentrional du même coteau, à la côte de Sarrouilles, en face de Tarbes, on retrouve encore à-peu-près les carac- tères que nous venons d'indiquer ; mais on remarque , plus facilement qu'on n'avait pu le faire précédemment, deux particularités. L'une consiste en de petites parties grumelées et déchiquetées, d'une couleur sale, qui s'établissent et s'allignent à certains niveaux, et qui ne sont autre chose qu'un calcaire impur grossièrement concrétionné. La terre argileuse elle-même offre là des veines et de petits amas calcarifères que l'on utilise pour l'amendement des terres de la plaine, qui sont pau- vres à la fois en argile et en calcaire. La seconde particularité qu'offre la côte de Sarrouilles se montre vers le haut du coteau , où le limon jaune ordinaire cède la place à une terre argileuse intimement mêlée de sable fin (terre morte), d'une couleur assez vive, qui est le jaune- nankin panaché de blanc , au sein de laquelle se trouvent comme mas- tiqués de petits cailloux quartzeux blancs , roux ou noirs , semblables à ceux que nous avons déjà signalés à Vielle. Le plateau supérieur se trouve abaissé de 50 m sous ce parallèle, relativement à celui de Piétat. Lorsque l'on continue à suivre, du côté du nord, la même ligne de coteaux, on voit le terrain tertiaire conserver au fond le même faciès ; mais la matière calcaire grumelée se sécrète en plus grande quantité au milieu de la terre jaune et s'y dessine sous forme de strates horizontaux très-marqué, et à Sénac même, cette matière est devenue assez pure et assez abondante pour être exploitée comme pierre à chaux. Quant aux petits cailloux quartzeux, ils semblent monter de plus en plus et régner enfin, à l'état de liberté, sur les plateaux. Si l'on franchissait les limites du département , en suivant toujours la lisière orientale de la vallée de l'Adour, on verrait à Plaisance , aux grumeaux et aux masses calcaires grossièrement stratifiées , se joindre des lopins d'une sorte de molasse formée par des sables et des graviers que le carbonate de chaux est venu cimenter, le tout étant couronné par un chapeau de limon caillouteux qui n'est autre chose que la continua- tion de celui que nous n'avons pas cessé de signaler jusqu'ici. Enfin, un peu plus loin que Plaisance, on pourrait observer à Ter- mes et à Pouydraguien , vers le. parallèle de Riscles , les premiers indi- ces de la participation de la mer, représentés par une molasse très- coquillière gisant à la partie supérieure d'une assise de sables et d'argiles ( 12 ) ferrugineux, qui certainement est aussi un produit marin , le tout inter- posé entre le calcaire et la molasse lacustres qui constituent principale- ment les coteaux et le dépôt de limon caillouteux du plateau. Tels sont les caractères du terrain tertiaire à droite de la vallée de l'Adour, et les modifications que ces caractères subissent lorsqu'on suit la ligne des coteaux, de ce côté , en marchant du S. au N. On doit s'at- tendre à trouver du côté opposé des résultats analogues , puisque les deux lignes de côtes ne sont que des tranchées faites par l'érosion dilu- vienne dans un même massif ou plateau général. C'est, en effet, ce que l'observation va nous faire découvrir. Le terrain que nous étudions, considéré à l'ouest de d'Adour, com- mence , ainsi que nous l'avons déjà dit , à Montgaillard , c'est-à-dire à deux ou trois lieues plus au N. qu'il ne le fait du côté oriental. A Mont- gaillard même, un relèvement de terrain pyrénéen s'oppose à la pré- sence de ce dépôt qui ne tarde pas à se manifester au N.-O. dans la col- line allongée qui barre au S. la plaine de Tarbes. Le versant N. de cette colline, sauf son extrémité orientale, est presque entièrement composé par la terre argilo-siliceuse jaune et ses cailloux quartzeux de couleur rousse que nous avons signalés dans la lisière droite de la vallée , et à la métairie de Bastourro (Cassini), on retrouve l'argile bigarrée renfer- mant des parties sableuses de Vielle, avec des fragments de schiste mar- neux ou aréneux provenant du terrain pyrénéen supérieur qui existe certainement au-dessous à une faible profondeur (1) La colline dont il vient d'être question , peut être considérée comme un trait-d'union entre les deux régions tertiaires qui s'étendent de part et d'autre de la vallée de l'Adour. Elle formait une limite ou barrière au S. du lac d'eau douce où se formait le dépôt qui fait l'objet de notre étude. Tout le pays situé au S. derrière cette colline, compris entre l'A- dour et le vallon d'Adé , consiste en un ensemble de montagnes arron- dies en forme de croupes, constituées par des schistes crétacés flanqués de couches épicrétacées avec des intrusions granitiques et ophitiques. La lisière occidentale de la vallée que nous allons maintenant suivre (1) Assez souvent on rencontre sur le coteau dont il s'agit, des blocs mal arrondis, et même anguleux de quartz commun, qui atteignent quelquefois un assez grand Tolume. Il faut sans doute les considérer comme étant erratiques , et probablement ils tirent leur origine des filons qui traversent le terrain granitisé de Visiter et de Lay- risse. ( 13) en descendant , commence par un plateau analogue à celui de Mérilheu. C'est une lande élevée, couverte de fougères, de bruyères et d'ajoncs, qui couronne le massif interposé entre la vallée de l'Adour et celle de l'Ousse qui appartient aux Basses-Pyrénées. Cette lande commence non loin de Lourdes , à l'ouest de Bartrez, et s'étend au N. dans l'Aquitaine. Son sol géognostique n'est d'abord qu'une nappe étendue sur les schistes terreux crétacés, et composée , comme dans la région de Mérilheu, par un limon très-riche en cailloux d'un assez fort volume , et ce n'est qu'à partir d'Ossun qu'il commence à acquérir une certaine épaisseur, et des caractères plus marqués (1). A Ossun même , le coteau se trouve échancré par un vallon qui mon- tre des couches épicrétacées fortement redressées consistant en calcaire, marne, sable et conglomérat calcaire (poudingue de Palassou). Mais le terrain tertiaire paraît d'une manière remarquable, sur le second plan , en haut de la côte rapide , que la route d'Ossun à Pontac est obli- gée de gravir pour monter sur le plateau supérieur. En cet endroit , existe au bord droit de la route, une écorchure formée et successivement agrandie par des exploitations d'argile , et qui se manifeste au loin par une couleur d'un rouge vif tirant sur l'orangé. Lorsqu'on vient à examiner de près lelerrain mis à nu par cette sorte de blessure du co- teau , on voit qu'il consiste en une terre argileuse d'un jaune-orangé rougeâtre , mélangée de parties plus pures d'un blanc grisâtre et traver- sée par des veines ocreuses riches en oxyde de fer. Cette terre empâte, en certains endroits , des cailloux quartzeux d'un assez petit volume , nets et comme lavés à la surface. Ces caractères rappellent singulière- ment, comme on le voit, ceux que nous avons signalés de l'autre côté de la vallée à Vielle, en un point correspondant où le terrain pyrénéen supérieur se trouve, comme à Ossun, mis à nu par la dénudation, et paraissent tenir à la proximité des couches épicrétacées. Plus loin dans la vallée , le dépôt tertiaire prend , comme sur le côté droit de l'Adour, une composition et une teinte plus uniformes ; on le (1) La colline de Buala qui s'élève au S. -0. d'Ossun, est couronnée par un dépôt qui dépend évidemment du plateau qui vient d'être signalé , et que nous croyons de- voir mentionner ici particulièrement , parce qu^l offre des cailloux et des fragments d'une nature toute particulière. Ce sont des grès en partie i ougeâtres , quelquefois violets , et des brèches de même couleur à petits éléments qu'accompagnent diverses variétés de quartz. ( 14) voit acquérir une épaisseur de plus en plus considérable qui le fait descendre , par conséquent , de plus en plus sur les coteaux en le rapprochant de la plaine qu'il atteint définitivement sous le parallèle d'Azereix. La côte de Ger, que l'on est obligé de gravir par une longue rampe en lacet lorsqu'on veut monter sur le plateau qui sépare la ville de Tarbes de celle de Pau, est entièrement formée par le terrain tertiaire, et mon- tre , comme la côte de Piétat, ce dépôt sur toute sa hauteur, et à-peu- près avec les mêmes caractères. C'est encore ici une terre jaunâtre légè- rement nuancée d'orangé, très-argileuse, ayant à peine des indices de stratification , et dont les nombreuses coupures offrent constamment des cailloux quartzeux roux à la surface dont la plupart proviennent sans doute du plateau supérieur. On remarque parmi ces cailloux des plaques à contours mal arrondis, de grès impur passant au schiste terreux, ayant une couleur terne où dominent les teintes gris-jaunâtre et rougeàtre. Ces grès, qui semblent bien former ici une partie constituante du ter- rain, doivent provenir de la formation crétacée si développée au S., non loin de cette côte. La couche supérieure qui se montre fréquemment à nu sur le plateau de Ger , et au milieu de laquelle existent habituellement des cailloux quartzeux, souvent très-nets à la surface, et qui s'y trouvent en quel- que sorte mastiqués, comme à Sarrouilles, est moins homogène et d'une teinte moins uniforme que celle de la côte ; elle est même souvent bigarrée de jaune, de blanc et de rouge. La surface du plateau offre , comme à l'ordinaire , de nombreux cail- loux de quartz et de quartzite accompagnés de conglomérats roulés de nature quarlzeuse , qui proviennent du grès rouge pyrénéen. Ces cailloux sont généralement plus ou moins gros ; il n'est pas rare d'en rencontrer dont le volume dépasse celui d'une tête humaine. Les caractères que nous venons d'indiquer pour le terrain tertiaire de la côte de Ger, se poursuivent dans le prolongement de ce coteau qui s'étend très-loin au Nord sans interruption. Toutefois , au voisinage de Vie, la terre limoneuse offre les grumeaux et les strates de calcaire impur que nous avons signalés dans les points correspondants de la côte orientale. A Maubourguet et au-dessous, le terrain prend une stratification plus prononcée et des allures plus régulières. Le calcaire, plus abondant, se manifeste sous la forme de gros grumeaux (têtes de chats), alignés en ( fô ) cordons horizontaux au sein d'une argile légèrement marneuse , couleur de café au lait foncé, qui offre elle-même des lignes de stratification. Les cailloux quartzeux n'ont plus qu'un petit volume et ne se montrent qu'à la partie supérieure. Plus loin encore dans la vallée, les parties solides grumelées , ordi- nairement très-impures, sont plus développées, et parmi elles, on com- mence à rencontrer des molasses grossières qui résultent de la cimen- tation, par un suc calcaire, de sables et de petits graviers quartzeux. La présence de ces parties solides, dans le terrain tertiaire, se trouve d'ailleurs indiquée, à Maubourguet et au-dessous de cette petite ville, par la part qu'elles prennent dans les constructions. A Castelnau-Rivière-Basse, limite du département, l'élément calcaire et la molasse grossière ont acquis assez de développement pour former des rubans escarpés sur le flanc de la côte , dont ce bourg occupe le point culminant. On sait d'ailleurs qu'à Madiran, village situé derrière la colline qui sépare la vallée de l'Adour du vallon de Bergons , le cal- caire est exploité et traité comme pierre à chaux. Cette roche forme sur le coteau occidental de la colline de Castelnau , dans le vallon que nous venons de nommer, des couches subordonnées d'un blanc jaunâtre, au sein du terrain limoneux ordinaire. Elle est tantôt dure et compacte , et tantôt tendre et souillée d'argile , et se trouve ordinairement recouverte par une terre argileuse bigarrée dont l'épaisseur est très-variable. Enfin, si l'on franchit la limite qui sépare le département des Hautes- Pyrénées de celui des Landes , et que l'on continue à descendre la vallée de l'Adour, on retrouvera , aux environs de Riscle et dans les coteaux d'Aire , les sables marins et les faluns coquilliers déjà signalés aux mêmes parallèles sur le versant oriental. Ces couches marines sont encore ici intercalées entre le dépôt lacustre de limon argilo-siliceux , d'argerène, de calcaire et de molasse, et celui du limon caillouteux qui constitue constamment les plateaux supérieurs. On voit que les caractères du terrain tertiaire des coteaux qui bor- dent la vallée de l'Adour, du côté de l'occident, correspondenTpresque exactement à ceux que nous avions observés précédemment à l'est de la même vallée. Cette correspondance n'a rien d'ailleurs qui puisse nous étonner, puisque nous savons que les deux plateaux et les collines qui se terminent dans la vallée par ces deux lignes de coteaux, étaient autre- fois réunies dans un grand massif général ou plateau continu. Embrassant dorénavant ces deux régions dans unejue d'ensemble , ( 16 ) nous rappellerons d'abord en peu de mots leurs caractères communs ; nous tâcherons ensuite d'expliquer ces caractères et de remonter jusqu'à la cause à laquelle il est raisonnable de les attribuer; enfin, nous ter- minerons cette partie générale de notre mémoire par quelques notions agricoles et industrielles. RÉSUMÉ DES CARACTÈRES GÉOGNOSTIQUES DU TERRAIN TERTIAIRE DE LA VALLÉE DE L'ADOUR. Le terrain tertiaire des Hautes-Pyrénées, dans la vallée de l'Adour, consiste entièrement en un dépôt lacustre. Il commence à la base des Pyrénées, sous le parallèle de Bagnères, du côté droit de la vallée. Il n'est d'abord représenté que par une nappe (plateau de Mérilheu) recou- vrant et nivelant les schistes crétacés elles calcaires modifiés, et percés par des roches éruptives qui constituent de ce côté le dernier relief des montagnes. Cette nappe consiste géognostiquement en un limon jaunâtre de composition variable, qui renferme de nombreux cailloux et des blocs de quartz et de quarlzite. C'est à Vielle où la vallée entre dans le large bassin de Tarbes, que le terrain tertiaire quitte la forme de plateau, descend dans la plaine et commence à y constituer les coteaux sur toute leur hauteur. Jusque-là le terrain que nous étudions ne s'était pas encore montré du côté gauche de la vallée, occupé, au sud de ce point, par des mon- tagnes trop hautes pour avoir été recouvertes par les eaux qui ont déposé, dans ces parages, le terrain tertiaire; mais si par Vielle on imagine une ligne parallèle à la direction des Pyrénées, qui rasera les affleurements épicrétacés qui forment la véritable base ou racine de cette chaîne, on verra le dépôt post-pyrénéen se développer au N. de cette limite. Il com- mence à paraître dans la colline qui s'allonge au N.-O. de Montgaillard comme pour fermer le bassin de Tarbes. Au S. d'Ossun , il forme sur les schistes crétacés, un dépôt superficiel qui s'étend jusque vers Lourdes , et qui peut être regardé comme une sorte de pendant au plateau'de Mérilheu; mais dans le sens opposé, à partir d'Azereix, comme du côté oriental de la vallée, à partir de Vielle, les coteaux montrent le terrain tertiaire sur. toute leur hauteur, et les couches redressées des terrains pyrénéens ont définitivement disparu. Le dépôt post- pyrénéen passe même sous le diluvium de la plaine jusqu'à une profondeur inconnue, et probablement croissante jusqu'à un certain point , vers le Nord. La ( n ) puissance de ce dépôt, au parallèle de Tarbes, est déjà considérable et dépasse certainement 100 m . Au sud de la capitale du Bigorre , le terrain tertiaire offre le faciès d'un amas de matières transportées avec une certaine violence, et dans lequel on ne remarque que de faibles indices de stratification. Ces ma- tières consistent en un limon assez grossier argileux ou argilo-sableux , coloré en jaune par l'oxyde de fer et plus ou moins maculé de blanchâ- tre , et renfermant des cailloux de nature quartzeuse qui ont une ten- dance manifeste à se porter à la partie supérieure où ils abondent au point de joncher le sol. Nous devons ajouter que dans la zone marginale où ce terrain recou- vre immédiatement les affleurements épicrétacés , comme à Vielle et à Ossun, il prend souvent des caractères particuliers. C'est alors principa- lement une argile panachée de jaune-orange ou nankin plus ou moins vif, de blanc et de rouge lie-de-vin, avec divers accidents ferrugineux. Ce faciès tout spécial , qui rappelle celui des plateaux les plus élevés de la Haute-Garonne, ne se montre plus, au nord de Tarbes, dans la masse même du dépôt qui reste uniformément limoneux et jaunâtre; mais on le retrouve souvent à la partie supérieure de la formation comme en haut des côtes de Ger, de Sarrouilles, d'Orleix, et, alors, l'argile, ordinairement mélangée de sable fin , empâte généralement des cailloux blanchâtres, bleuâtres, noirs, rougeâlres, d'un petit volume, très-nets à la surface et que l'on dirait avoir été lavés. Vers le parallèle de Tarbes, le terrain tertiaire, qui jusque-là avait offert, ainsi que nous l'avons déjà dit ci-dessus, les caractères d'une masse de matériaux tumultueusement transportés, laisse apercevoir, au milieu d'un amas limoneux jaunâtre , des niveaux d'une couleur plus claire indiquant une stratification horizontale. Ces niveaux sont marqués par l'élément calcaire qui commence à se manifester sous la forme de petites masses grumelées ou de veines. A mesure que l'on avance vers le Nord , on voit ce caractère se prononcer de plus en plus et s'étendre ; d'un autre côté , les cailloux qui, au voisinage de la chaîne , se montraient même au sein du terrain limo- neux , semblent monter et se réfugier à la partie supérieure. Enfin , à la limite du département, la stratification se généralise; le calcaire forme de gros grumeaux (têtes de chats) alignés en cordons horizontaux, et à Castelnau même et à Madiran , on voit celte roche former des bancs assez continus. En outre , un sable grossier et un menu gravier se mêlent. Tome XXIV. 2 ( 18) au dépôt et, consolidés par la matière calcaire, commencent à y former de petits amas. consistants, sorte de molasse qui est utilisée, comme les lopins calcairos, pour les constructions. C'est ainsi que le faciès limo- neux, et plus ou moins tumultueux du Bigorre , passe à celui de la Gas- cogne , caractérisé par des couches de marne, de calcaire marneux, de molasse et enfin par une stratitication plus générale et plus prononcée. En sortant des limites du département, aux environs de Riscle, cette formation lacustre est surmontée par une molasse coquillière marine avec des sables et argiles de même origine, qui annoncent ainsi l'influence de l'ancien Océan. A cette limite même , les couches marines que nous venons de signaler sont recouvertes par un manteau plus ou moins épais de limon jaunâtre à cailloux pyrénéens, qui peut être considéré comme le prolongement du dépôt qui constitue seul le terrain tertiaire aux envi- rons de Bagnères et de Lourdes , et qui caractérise les plateaux de Ger et le haut des collines de Sarrouilles. FOSSILES; AGE GÉOLOGIQUE. Le terrain tertiaire de l'Adour (Hautes-Pyrénées) n'a été , jusqu'à ce jour, l'objet d'aucune étude suivie de la part des géologues; aussi pos- sède-t-on peu de notions sur les fossiles qu'il doit renfermer. On con- naît cependant deux faits de ce genre qui peuvent être revendiqués par la région qui nous occupe et qui sont très-propres à prouver directement, pour cette partie du bassin sous-pyrénéen , l'âge géologique que nous avons adopté d'avance à l'égard du bassin considéré dans son ensemble. Le premier de ces faits consiste dans la découverte d'une portion de mâchoire de Mastodonte, avec deux molaires, et d'une défense du même animal, à Pouyaslruc , chef-lieu de canton, situé à 10 kilom. E.-N.-E. de Tarbes, sur l'étroit plateau qui sépare la vallée de l'Adour de celle de l'Arros, au milieu d'un terrain assez argileux pour être employé à la fabrication d'une poterie grossière. Le second fait paléontologique ci-dessus annoncé appartient au côté opposé de la vallée et à une région beaucoup plus avancée' vers le Nord. Il a été observé, il est vrai, un peu en dehors des limites du départe- ment des Hautes-Pyrénées; mais, au point de vue de la science, il dépend réellement du même ordre de choses, et je crois que je puis me permettre de l'employer ici. Je veux parler d'une mâchoire inférieure de Dinotherium, munie de ses défenses, et d'une belle molaire de Masto- ( 19) donte, trouvées, il y a environ vingt ans, à Montcaup , non loin et à l'ouest de Maubourguet , et signalées par M. Mermet , alors professeur au Lycée de Pau. Or, on sait que le Mastodonte et le Dinolherium sont considérés par les géologues comme étant tout-à-fait caractéristiques pour l'étage moyen (miocène) du terrain tertiaire. Leur présence dans le bassin de l'Adour nous permet donc de rapporter à ce niveau le terrain que nous venons d'étudier et de confirmer en même temps la détermination déjà men- tionnée de M. Dufrénoy, pour le bassin sous-pyrénéen considéré dans son ensemble. Si nous poursuivions nos investigations dans ce bassin, à l'est de la vallée qui fait le principal sujet de notre étude, nous trouverions, sans sortir même des limites du département des Hautes-Pyrénées , des gîtes fossilifères plus importants que ceux qui viennent d'être cités , notam- ment à Castelnau-Magnoac , qui fait partie d'une région très-riche , comprenant Boulogne et l'Isle en Dodon , dans la Haute-Garonne, Sansan et Simorre, dans le Gers (1). On trouve souvent les fossiles que nous avons ci-dessus signalés dans les couches supérieures de la formation ; mais nos observations dans la Haute-Garonne nous les ont offerts dans des couches inférieures , et nous sommes très-porté à croire qu'ils caractérisent tout le terrain post- pyrénéen , au moins la partie qui se trouve située à une distance modérée de la chaîne , et que toutes les couches qui constituent ce dépôt appar- tiennent à une seule grande période qui correspond en tout ou en partie, comme nous l'avons déjà dit, à l'époque miocène. Nous pensons même qu'il serait difficile de séparer de la masse du terrain les nappes de limon et de cailloux qui couvrent les plateaux supérieurs. Cependant il faut bien reconnaître que la présence, sur les collines ou plateaux du nord du département, d'un dépôt supérieur à faciès diluvien, reposant sur des couches régulières généralement formées par des éléments fins , accuse une recrudescence dans la violence du transport à la fin de l'époque où notre terrain tertiaire a été formé. (1) Plusieurs de ces gîtes offrent, avec le Mastodonte et le Dinolherium, d'autres genres perdus de mammifères qui sont surtout très-variés à Sansan. Il est remar- quable que les débris de Mastodonte et de Dinotlierium qui se trouvent presque tou- jours ensemble dans le bassin sous-pyrénéen , restent confinés dans une zone paral- lèle aux Pyrénées, et qui commence à la base môme de cette chaîne. ( 20 ) M. Dufrénoy a rapporté à l'époque pliocène celle partie supérieure des plateaux. Peut-être a-t-il été trop loin; dans tous les cas elle ne saurait être considérée comme diluvienne, ainsi que l'ont pensé quel- ques auteurs; car, évidemment, elle est antérieure au creusement des vallées. D'un autre côté, les cailloux qui la caractérisent sont essentielle- ment quartzeux et diffèrent par conséquent de ceux très-variés, et sou- vent granitiques , qui constituent le diluvium de la plaine ; ils se lient d'ailleurs , au voisinage de la chaîne , avec le dépôt limoneux et caillou- teux non stratifié qui compose la masse du terrain. Peut-être cette partie habituellement supérieure du terrain tertiaire des Hautes-Pyrénées , caractérisée par l'abondance et par la grosseur des cailloux quartzeux , résulte-t-elle d'un remaniement du dépôt tumultueux formé à la base des montagnes, exécuté par les dernières eaux miocènes. Cette hypothèse rendrait raison assez naturellement de la position, le plus souvent super- ficielle, dans cette zone marginale et initiale du bassin, des blocs de quartz et de quartzite qu'on y trouve à l'état erratique ; ces blocs seraient restés là parce que les eaux n'auraient pas eu assez de force pour les porter au loin avec les cailloux d'un plus faible volume. Il est certain , dans tous les cas , que ces cailloux des plateaux vont en diminuant de grosseur à mesure qu'ils s'éloignent des Pyrénées vers le Nord. CONSIDÉRATIONS AGRICOLES. Le plateau de Ger qui couronne les coteaux à l'ouest de la plaine de Tarbes, offre une surface à peu-près horizontale et dont la continuité n'est altérée que par quelques faibles vallons et par des ravins. La terre végétale , habituellement mélangée de cailloux qui dominent souvent en certaines places, consiste en une boulbène argilo-siliceuse blanchâtre se durcissant sous l'eau qu'elle ne laisse que très-imparfaitement pénétrer au-dessous de la surface. Cette terre, tantôt trop humide et même ma- récageuse, et tantôt trop sèche, suivant l'état de l'atmosphère, est, en somme, peu favorable à la végétation. Aussi, la plus grande partie de ce plateau est-elle occupée par une lande marécageuse et froide, couverte de fougères, de bruyères et d'a- joncs. C'est par exception comme, par exemple, aux environs de Ger, qu'on y voit quelques parties cultivées et d'autres qui portent des bois. L'irrigation et le drainage seraient seuls capables de rendre ces terres ( 21 ) productives. La localité d'Ossun offrirait à cet égard une précieuse res- source ; car on y exploite d'excellente marne (épicrétacée ) , et il y existe un four à chaux établi en grand , où l'on a su tirer un excellent parti des matériaux que le pays est susceptible d'offrir. Le coteau par lequel on monte à la lande de Ger, à partir de la plaine, offre une terre profonde très-argileuse, et porte un bois qui le couvre d'une manière presque continue. Ce bois qui consiste principalement en chênes et châtaigniers, descend même quelquefois jusque dans la plaine où les arbres atteignent des dimensions remarquables. Ces coteaux boisés se prolongent à-peu-près, sans interruption, jus- qu'à Vie, et même jusque vers Maubourguet ; mais passé celte limite, le massif tertiaire divisé par la petite vallée longitudinale du Louet, et accidenté par un grand nombre de vallons et de dépressions qui se diri- gent en divers sens, perd la forme de plateau pour prendre le faciès d'un ensemble de collines qui sont cultivées, depuis la base jusqu'au sommet, en céréales et surtout en vignes ; celles-ci produisent à Castelnau et sur- tout à Madiran, un vin très-estimé. Nous ferons remarquer d'ailleurs que cette région exceptionnellement vinicole, est justement celle que nous avons signalée pour sa richesse en matière calcaire (1). Le plateau situé à l'est de l'Adour , réduit par la vallée de l'Arros à une langue qui devient très-étroite dans sa partie septentrionale , très- découpé d'ailleurs, et sillonné par une multitude de vallons et de ravins qui mettent à nu les couches argileuses du terrain sous-jacent, et qui offrent aux eaux superficielles un facile écoulement, se trouve , au point de vue agricole , dans des conditions bien supérieures à celles que nous avons signalées dans le plateau de Ger. Aussi, voit-on sur ces collines des cultures variées. Les parties argileuses portent souvent des céréales, (!) Ce n'est pas seulement dans le terrain tertiaire post-pyrénéen que se manifeste l'heureuse influence du calcaire sur la végélation de la vigne et sur la qualité de ses produits. Les habitants de la plaine de Tarbes ont dû remarquer que le coteau de Ger qui , dans presque toute son étendue , est occupé par des bois , se trouve planté en vignes en une seule place au nord d'Ossun ; mais il en est sans doute beaucoup qui ignorent que cette circonstance coïncide avec la présence d'un affleurement pyré- néen (poudingue de Palassou ) qui est en entier composé de gros cailloux calcaires. Ce même poudingue, qui constitue le coteau de Jurançon , en face de Pau, est aussi la cause de la présence des vignes en cet endroit privilégié et de l'excellence du vin qu'on y récolte. ( 22 ) tandis que l'on utilise les endroits les plus graveleux pour des planta- tions de vignes. Les coteaux sont beaucoup moins boisés de ce côté de l'Adour que du côté opposé. Les bois se font particulièrement remarquer à la côte de Sarrouilles, et à la lisière de la plaine où l'on trouve des chênes et des châtaigniers magnifiques. Il est inutile d'ajouter que le fond des vallons et des dépressions qui accidentent le massif tertiaire de part et d'autre de l'Adour , et surtout du côté oriental , enrichi par les détritus descendus des hauteurs et des coteaux, offrent des conditions exceptionnelles au point de vue agricole. La plupart des terres dont il vient d'être question , celles surtout de la partie méridionale des plateaux, sont presque entièrement dépour- vues de calcaire; aussi, est-il très-utile de les marner. C'est ce que comprennent très-bien les cultivateurs , ceux surtout qui habitent la ré- gion située au sud de Tarbes , et on ne saurait croire avec quel soin et avec quelle sagacité ils savent découvrir et utiliser pour atteindre ce but, toutes les roches calcarifères que leur offrent les affleurements crétacés et épicrétacés , et même les argiles mélangées de calcaire , et les calcai- res impurs que nous avons indiqués au milieu du limon jaunâtre ter- tiaire sous le parallèle de Tarbes. Parmi les terres qui reçoivent ces amendements plus ou moins argi- leux , il en est qui sont naturellement riches en argile , et auxquels il vaudrait mieux peut-être donner seulement de la chaux que les agricul- teurs de la plaine de Tarbes pourraient se procurer facilement, et sans doute à un prix modéré, aux fours de Montgaillard , d'Orignac et à celui d'Ossun déjà cité. EAUX SOUTERRAINES. Les eaux souterraines se lient naturellement aux considérations agri- coles , et c'est ici le lieu d'en dire un mot. La structure massive du terrain tertiaire de l'Adour , indique assez qu'il ne peut y avoir aucun niveau d'eau un peu général dans l'inté- rieur du sol. En effet, le liquide provenant des infiltrations qui s'opè- rent à la surface , ne doit pénétrer que très-imparfaitement dans une masse de limon dépourvue de joints et de fissures. D'un autre côté , le peu de netteté et de continuité de la stratification s'oppose à l'établis- sement d'un fond imperméable sur lequel ces infiltrations puissent se rassembler et former une nappe. On ne doit donc s'attendre , en creu- (23) sant un puits, par exemple, dans des conditions semblables, qu'à obte- nir des filets liquides à des profondeurs variables et capricieuses , filets qu'on ne parviendra à réunir et à accumuler en quantité suffisante poul- ies besoins économiques , qu'en poussant le forage jusqu'à une assez grande profondeur. Il n'existe donc aucun niveau régulier d'eau souterraine dans la masse même du terrain tertiaire de l'Adour; mais il pourrait y en avoir à la partie supérieure de la formation sous le manteau plus ou moins per- méable de limon caillouteux qui , dans la partie septentrionale du dé- partement surtout , repose d'une manière assez distincte sur le terrain argileux imperméable des coteaux. Généralement les puits doivent at- teindre , au plan de contact et à une profondeur faible ou médiocre, une zone aquifère probablement pauvre dans la plupart des localités. D'un autre côté , cette zone peut aussi se manifester sur la pente des coteaux sous la forme de suintements et de sources. MATÉRIAUX TERTIAIRES EMPLOYÉS POUR DES USAGES INDUSTRIELS. La terre limoneuse jaunâtre qui forme la base du terrain tertiaire dajis la plus grande partie de la vallée de l'Adour, est quelquefois assez ar- gileuse pour être employée comme terre à potier. A Pouyastruc , village déjà cité pour les débris de Mastodonte qu'on y a découverts , et à La Hitte-Toupière, cette argile sert à la fabrication d'une poterie grossière. La même terre, plus impure, est utilisée dans plusieurs tuileries , comme à Barbazan-de-Bas et à Lacassagne. Les parties du limon tertiaire que nous avons particulièrement signa- lées comme étant imprégnées de matière calcaire , et les mélanges sub- concrétionnés qui se montrent dans le même limon sous la forme de grumeaux ou de strates irréguliers, sont exploités en beaucoup d'en- droits, surtout dans la plaine de Tarbes , pour l'amendement des terres trop argileuses ou trop siliceuses. Nous avons dit que cette même matière qui n'existe qu'à l'état rudi- mentaire aux environ de Tarbes , se montrait plus abondante et plus pure au nord du parallèle de Vie et de Rabastens où elle arrive même à former des bancs continus. Ces bancs sont exploités en divers points de cette région septentrionale comme à Sénac, à Castelnau, à Madiran, et traités dans un certain nombre de fours où ils se transforment en une chaux de bonne qualité et moyennement hydraulique. Cette industrie < 24 ) s'exerce même assez activement à Madiran , village dont nous avons in- diqué ailleurs la situation. Les carrières et les fours sont à l'est du village sur le flanc d'un coteau tertiaire au milieu duquel le calcaire se montre, comme nous l'avons déjà dit, en couches subordonnées. La même roche est aussi employée, dans la région que nous venons de considérer , comme pierre de construction , principalement comme moellon. On exploite aussi , pour le même usage, une sorte de molasse grossière en lopins irréguliers qui résulte de la consolidation par le car- bonate de chaux, d'un sable gris-verdâtre mêlé de gravier siliceux, et la part de plus en plus grande que prennent ces matériaux dans les cons- tructions à mesure que l'on avance au N. , en descendant la vallée , est un indice des modifications géologiques que nous avons signalées pour cette partie septentrionale du département des Hautes-Pyrénées. On se sert avec avantage, pour bâtir sur les plateaux, des cailloux quartzeux et des petits blocs qu'ils offrent en abondance. Les plus petits de ces cailloux servent à fonder et à entretenir les chemins et les routes. Enfin , le plateau supérieur de Ger qui consiste principalement en une lande caillouteuse , offre , entre Ossun et Pontac, des tourbières ac- tivement exploitées, qui fournissent à diverses usines de Tarbes et au four à chaux d'Ossun un combustible économique. DU LIGNITE D'ORIGNAC A la suite de ce court aperçu des ressources industrielles qu'offre le terrain tertiaire de l'Adour, nous consacrerons un article spécial à un gîte de lignite qui est régulièrement exploité à Orignac , village situé au sommet d'une colline à deux lieues environ au nord-est de Bagnères, et qui offre des caractères géognosliques tout particuliers. Ce petit dépôt est situé à l'est d'Orignac, sur le penchant d'un coteau, et à un niveau inférieur à celui du chapeau tertiaire caillouteux qui sup- porte le village , chapeau qui n'est lui même qu'une dépendance du pla- teau de Mérilheu. Il n'avait été attaqué d'abord que par un puits et une galerie souterraine qui ne suffisaient pas pour qu'on pût l'observer d'une manière complète. Aussi , les géologues sont-ils restés indécis sur l'âge de ce gîte et sur ses relations avec les terrains qui l'environnent. Au- jourd'hui , une tranchée à ciel ouvert pratiquée en un point plus bas du coteau sur la zone d'affleurement du lignite, montre ce combustible dans toute sa hauteur, ainsi que les couches qui lui sont immédiate- (25) ment superposées. Lors de ma dernière visite, en septembre 4 859, cette tranchée accusait un dépôt horizontalement et régulièrement stratifié dans lequel l'assise charbonneuse, qui a plus de 3 mètres d'épaisseur, était recouverte par une argile blanche et par une terre jaune mélangée de petits cailloux. La bande formée par le lignite se distinguait nettement par sa couleur noire , rubanée de teintes un peu plus claires. Elle se com- pose en partie de tronçons ligneux accumulés qui semblent avoir été aplatis par la pression, et qui ont une tendance marquée à se diviser en lanières et de morceaux bituminisés piciformes. Ces deux variétés delignites sont associées à une sorte de terreau noir ou brun qui se mêle au toit et au mur, avec une certaine quantité de matières terreuses. Elles constituent un combustible désagréable par l'odeur fétide qu'il exhale en brûlant et qui n'est susceptible d'être utilisé que pour la cuisson de la pierre à chaux et pour d'autres usages analo- gues. Le gîte de lignite d'Orignac , dont nous venons de donner une idée , sans doute incomplète, en l'absence de renseignements que nous n'avons pu obtenir, est très-intéressant au point de vue géologique , parce qu'il constitue une formation particulière qui ne se rattache , d'une manière évidente , ni au terrain crétacé et épicrétacé qui l'encaisse pour ainsi dire, ni au dépôt tertiaire limoneux et caillouteux du plateau de Méril- heu , qui couvre comme d'un chapeau le sommet de la colline d'Orignac. Nous n'avons pu voir les couches relevées qui sont immédiatement en contact avec le lignite ; mais les calcaires marneux crétacés à fucoïdes , se montrent à une faible distance de part et d'autre au N. et au S. (1). Il semble que ce petit dépôt ait comblé une cavité au milieu des assises pyrénéennes supérieures. Il est d'ailleurs très-remarquable qu'il se trouve dans le prolongement d'une faille synclinale parallèle aux Pyré- nées, passant sous Orignac, de part et d'autre de laquelle l'épicrétacé se relève en sens inverse. Il y a donc une discordance manifeste entre le terrain à lignite d'Ori- gnac et les dernières assises pyrénéennes. L'horizontalité de la stratifica- tion prouve d'ailleurs que ce gîte appartient à l'ordre de choses post- (1) J'ai reconnu et suivi cette faille depuis un point de la vallée de l'Adour, situé un peu au S. de Vielle, jusque sons le village même d'Orignac, où elle corres-, pond à une gorge boisée qui prend naissance près et au N.-O. de ce point culminant. Tome XXIV. 3 (26) pyrénéen, et qu'il doit être rapporté à la période miocène, bien qu'il soit très-distinct par ses caractères et par sa position, du limon caillouteux qui constitue les coteaux et les plateaux de la vallée de l'Adour. Cette détermination serait d'ailleurs confirmée par de petites coquilles lacustres qu'on dit avoir été recueillies dans ce gîte , et par un os sphé- roïdal très-détérioré qui ne peut guère être rapporté qu'à un grand mam- mifère (Dinotherium?, Mastodonte?). Toulouse, ce 26 janvier 4 861. A. LEYMERIE, Professeur à la Faculté des Sciences de Toulouse, chargé des Cartes géologiques de la Haute-Garonne et des Hautes-Pyrénées. ESSAI CONFERVES DES ENVIRONS DE TOULOUSE Par M. ARRONDEAU Inspecteur d'Académie, à Vannes, Membre correspondant. Contraint par les circonstances de renoncer aux études que j'avais commencées sur les Algues terrestres et d'eau douce qui se rencontrent aux environs de Toulouse, je me décide à publier cet Essai, fruit de mes travaux interrompus. Le but de celte publication est donc moins de faire connaître la richesse du territoire toulousain , sous ce rapport , que d'appeler l'attention des observateurs sur ces végétaux si peu connus et pourtant si curieux. Il n'est pas douteux en effet que le Canal du Midi et les eaux stagnantes que le sol argileux retient en différents points des environs de Toulouse, ne recèlent un grand nombre de productions qui auront échappé à des recherches que je me proposais de continuer pendant plusieurs années encore. Tel qu'il est, néanmoins, j'espère que mon travail sera suffisant pour faire connaître l'organisation des végétaux que renferme la grande tribu des Conferves, et pour faciliter la détermination des espèces les plus répandues. Je traiterai d'ailleurs, ici seulement, de celles que leurs dimensions ou leur réunion en grand nombre rendent faciles à aperce- voir, omettant à dessein les Desmidiées , la plupart des Diatomacées , et généralement ces productions, parasites pour la plupart sur les autres Conferves , qui ne peuvent s'apercevoir sans le secours du microscope. Mais si les Conferves dont je m'occupe ici peuvent être trouvées à la vue simple, l'usage du microscope est indispensable pour les étudier et pour découvrir les merveilles de leur organisation. Un grossissement médiocre, de 40 à 50 fois, est suffisant d'ailleurs pour distinguer les espèces et reconnaître leurs caractères ; une plus grande amplification ne devient nécessaire que pour des études organographiques ou physiolo- giques plus approfondies. Je me suis bien trouvé de porter à la campagne ( 28 ) une lentille Stanhope : l'usage de ce petit instrument suffira presque toujours pour constater les caractères génériques d'une Conferve. Outre les difficultés que présente naturellement l'étude de végétaux si petits et dont l'organisation ne peut être aperçue qu'à l'aide d'instru- ments amplifiants , il m'a semblé qu'un obstacle accessoire qui empêche leur connaissance de se répandre, est la rareté et le prix élevé des ouvra- ges où ces plantes sont figurées , le secours des figures étant ici plus nécessaire encore que dans les autres classes. J'ai donc cru augmenter l'utilité de mon travail en y joignant quelques esquisses dessinées d'a- près nature , qui représenteront au moins une espèce de chaque genre , et rendront ainsi facilement intelligibles les descriptions comparatives des autres espèces. J'ai fait entrer dans mes descriptions les dimensions réelles des objets : mes figures étant toutes dessinées à un grossisse- ment uniforme de 100 fois (en diamètre), montrent immédiatement les dimensions relatives des diverses plantes et permettent de calculer aisé- ment leurs dimensions réelles. Je serai heureux si cet essai imparfait peut inspirer à quelques amis de la nature, du goût pour une partie de la Botanique généralement peu cultivée dans le Midi ; heureux surtout si cette publication peut provo- quer un travail plus complet que celui qu'il m'a été donné d'accomplir ! Vannes, novembre 1860. Nota. — Mes dernières recherches aux environs de Toulouse datent de 1855; diverses circonstances m'ont empêché jusqu'à ce jour d'en publier les résultats. PROLEGOMENES. Les productions que nous voulons faire connaître ici étaient presque toutes comprises par Linné dans son genre Conferva, Aujourd'hui, elles sont disséminées dans plusieurs familles de la grande classe des Algues, et composent un certain nombre de genres dont les uns habitent exclu- sivement les eaux douces, tandis que les autres comprennent en même temps des espèces marines. Quoique la plupart soient extrêmement peti- tes, leur habitude de vivre en société fait qu'elles sont aussi faciles à trouver que les autres végétaux. Elles se présentent souvent en masses (20) vertes ou brunes , en suspension dans les eaux ou flottant à leur surface ; fréquemment elles sont fixées sur les corps submergés, quelquefois elles croissent sur la terre humide. Les unes se présentent sous la forme de filets capillaires simples ou rameux, continus ou divisés transversalement par des cloisons, c'est-à- dire formés d'une cellule unique tubuleuse ou composée de cellules unies bout à bout; d'autres consistent en membranes plus ou moins délicates , diversement repliées ; quelques-unes sont formées de corps globuleux qui renferment à l'intérieur des filaments articulés. Les espèces filamenteuses ont les parois extérieures formées d'une membrane continue , transparente comme le verre , dans laquelle les plus forts grossissements ne nous ont fait apercevoir aucune trace d'organisation. A l'intérieur, l'endochrome ou matière verte se montre tantôt libre, tantôt renfermée dans une seconde membrane organisée en cellules distinctes , tantôt remplissant uniformément les cellules ou les tubes , tantôt disposé en hélices ou en étoiles, presque toujours parsemé de granules et de points brillants. Les espèces membraneuses offrent une membrane également continue , hyaline , plus ou moins visqueuse, probablement double , et renfermant entre ses deux parois des eellules globuleuses ou ovoïdes, isolées ou diversement groupées. Enfin, les es- pèces globuleuses, plus ou moins coriaces, sont remplies intérieure- ment d'une gelée transparente dans laquelle sont plongés des filets arti- culés, moniliformes , c'est-à-dire formés de cellules ovoïdes rappro- chées bout-à-bout comme les grains d'un chapelet. Parmi les espèces composées de filaments, soit libres, soit renfermés dans un mucus ou masse gélatineuse, quelques-unes exécutent des mou- vements qui , pour un grand nombre d'observateurs , rendent leur place incertaine entre le règne animal et le règne végétal, et qui auraient même couduit Bory-de-Saint-Vincent à créer un règne intermédiaire , sous le nom de règne Psy chodiaire (Dict. class. d'hist. nat.). L'accroissement des Conferves s'opère soit par le développement des cellules déjà existantes, soit par la production de cellules nouvelles. Mais cette multiplication des cellules paraît elle-même s'opérer par deux modes différents. Dans les genres à filaments libres , comme les Zyg- nema, Cladophora , etc., la membrane interne en se repliant forme des diaphragmes qui divisent en deux quelques-unes des cellules, souvent celles des extrémités : chacune des moitiés s'accroît ensuite pour se di- viser de nouveau lorsqu'elle a atteint sa longueur normale. Dans d'autres (30) genres (Hijdrodiclyon , Nostoch) , plusieurs cellules s'organisent simul- tanément dans l'intérieur d'une cellule-mère qui , résorbée ensuite, per- met aux jeunes cellules de se développer. Ce mode de développement touche, comme on voit, à la reproduction. Il la constitue, en effet, dans les genres où la cellule-mère, d'abord séparée des autres cellules , donne ainsi naissance à une plante nou- velle. Mais dans le plus grand nombre des cas, la reproduction a lieu à l'aide de Zoospores. Ce sont des organes simples , excessivement petits , qui se forment dans l'intérieur de chacun ou de quelques-uns des arti- cles ou cellules qui composent la plante. A une certaine époque, ces spores s'échappent hors des cellules , soit par la destruction , par la dé- chirure, ou par une déhiscence naturelle de la membrane externe, et se montrent alors douées d'un mouvement très-rapide et évidemment spon- tané. Au bout de quelques heures au plus , ce mouvement se ralentit pour] cesser bientôt complètement : la spore est désormais un véritable germe qui végète , se développe et donne naissance à une plante sem- blable à celle qui l'a produite. Ces spores animées, qui ont souvent moins d'un centième de millimètre de diamètre , semblent réduites à une cellule unique, sphérique ou ovoïde, renfermant des granules à l'in- térieur ; plusieurs observateurs ont aperçu les cils qui leur servent d'or- ganes locomoteurs. (Voir en particulier Thuret , Ann. des Se. nat. année 1843). Outre ces Zoospores , plusieurs genres offrent des organes reproduc- teurs externes que l'on désigne sous le nom de Gemmes, Coniocysles , etc. Ce sont des corpuscules sphériques ou globuleux qui paraissent formés de plusieurs spores réunies dans une enveloppe commune, et que nous désignerons , en conséquence , sous le nom de Sporanges. Vaucher a vu ces corpuscules, séparés des filaments des Vauchéries, germer et reproduire la plante , tandis que M. Thuret a vu des Zoospo- res se dégager de l'extrémité du tube de ces mêmes Vauchéries. Il y a moyen , ce nous semble , de concilier ces deux modes de reproduction , en admettant que les Zoospores sont les véritables organes reproduc- teurs, et que les sporanges ne sont que des amas de spores 'mises en ré- serve par la nature pour assurer la conservation de l'espèce. Dès-lors , le sporange étant détaché de la plante , il peut arriver ou que , par la destruction de l'épispore , les spores deviennent libres et soient aptes à reproduire chacune un individu, ou bien qu'une seule spore se déve- loppe, soit aux dépens, soit par l'avortement des autres , en sorte que ( 31 ) le sporange ne donne naissance qu'à une seule plante. C'est ainsi que dans, les végétaux supérieurs , de plusieurs ovules contenus dans un même ovaire, il arrive souvent qu'un seul se développe, et qu'un ovaire à plusieurs ovules donne naissance à un fruit monosperme. Cette ma- nière de voir est d'ailleurs entièrement conforme aux faits constatés par l'observation. Le développement de la spore isolée consiste en une sim- ple expansion : l'utricule s'allonge , puis il se forme un diaphragme qui le divise en deux , et l'accroissement d'un nombre des cellules s'opère ainsi par des divisions successives. Dans les espèces dont les filaments sont continus , le développement se réduit à une expansion considéra- ble de Futricule qui prend ainsi une forme tubuleuse et se ramifie sou- vent par des expansions latérales. Quant aux sporanges, au contraire, ils s'ouvrent d'abord en deux parties que Vaucher compare aux cotylédons d'une graine : de cette ouverture sort un petit utricule allongé qui n'est autre chose que la spore dont le développement ultérieur suit la marche que nous venons d'indiquer. La famille des Conjuguées offre une circonstance particulière : la for- mation des sporanges n'a lieu qu'à la faveur de l'accouplement de deux tubes. A l'aide des communications latérales qui s'établissent alors ' l'endochrome passe d'un tube dans l'autre , et le mélange donne nais- sance aux sporanges que Vaucher a vus germer. Les Algues, considérées d'abord comme une famille naturelle, for- ment aujourd'hui dans la série végétale une grande classe analogue à celles des Lichens, des Champignons, etc., et qui se subdivise elle-même en plusieurs ordres comprenant un nombre de familles qui varie chez les différents auteurs. A l'exception des Dialomacées, algues à enveloppe siliceuse dont le mode de reproduction est à peine connu , tous les gen- res qui font l'objet de notre étude sont compris dans les Zoospermées d'Agardh , caractérisées par l'animalité de leur spore à une certaine époque de son existence. D'un autre côté , M. Decaisne a proposé (Ann. des Se. nat. année 1842) une classification d'après laquelle les Zoos- permées d'Agardh sont divisées en trois ordres : les Zoosporées en com- prennent la plus grande partie; mais il en détache les conjuguées sous le nom de Synsporées , et il groupe sous le nom d' Àplosporées les gen- res qui ont des organes reproducteurs externes. Mais le double mode de reproduction que nous avons signalé dans les Vauchéries rend illusoire la séparation des Aplosporées et des Zoosporées; d'un autre côté, la plupart des auteurs persistent à considérer les Conjuguées comme une (32 ) simple famille : nous avons préféré en conséquence ne pas admettre une division dont les bases ne paraissent pas suffisamment établies. Nos fa- milles sont d'ailleurs trop peu nombreuses pour qu'il en puisse résulter aucun embarras. Quant aux familles elles-mêmes , nous avons adopté , à peu d'excep- tions près , les circonscriptions admises ou établies par Hassall , dans son bel ouvrage sur les Conferves Britanniques : (a history of the British fresh Water Algae. London, 1845). Quoique ce savant travail nous ait principalement servi de guide , nous n'avons pas négligé cependant les auteurs plus anciens que nous avons pu nous procurer. Nous devons placer en première ligne Y Histoire des Conferves d'eau douce de Vau- cber. On ne saurait étudier sérieusement ces végétaux si curieux sans recourir à l'ouvrage consciencieux dans lequel le naturaliste Genevois a jeté les fondements de leur histoire. Le travail sur les Algues de Nor- mandie, publié par M. de Brébisson, dans les Actes de l'Académie de Falaise, nous a été aussi fort utile. Enfin, nous avons consulté avec fruit plusieurs mémoires sur la classification et l'organisation des Algues in- sérés par MM. Decaisne , Thuret, Agardh, etc., dans les Annales des Sciences naturelles. ALGUES TERRESTRES ET D'EAU DOUCE OBSERVÉES AUX EMTRONS DE TOULOUSE TABLEAU ANALYTIQUE DES GENRES i Algues membraneuses ou globuleuses 2 ( Algues filamenteuses & \ Membrane mince plane ou plissée Utva (17) / Fronde globuleuse ou lobée, fermée 3 / Fronde renfermant des filaments simples moniliformes. . Nocloch (16) 3] Fronde renfermant des filaments branchus, terminés par des soies. f Cfuêlophora (5) Filaments articulés, ou finement striés 5 4. Filaments continus, sans cloisons ni stries Vwucheria (1 l Filaments marqués de stries transversales très-rapprocliées 6 5\ Filaments formés de cellules distinctes dont |a longueur est compa- rable au diamètre du tube et le surpasse souvent 9 ( 33) \ Filaments renfermés à la base dans un fourreau. . . . Microcoleus (14) ( Filaments libres 7 \ Filaments doués d'un mouvement d'oscillation évident. Oscilluloria (13) i Filaments non oscillants 8 Filaments se divisant en frustules qui restent adhérents par les an- gles Diatoma (19) Filaments très-fragiles, mais dont les fragments se séparent com- plètement Fragilaria (20) ( Filaments se séparant facilement en frustules 8 I Filaments ne se divisant pas en fragments 10 \ Filaments réunis en forme de filet Hydrodiclyon (12) i Filaments simples ou rameux, mais non réunis en forme de filet. 11 t Filaments bruns ou noirâtres 12 il f Filaments verts ou jaunâtres 14 ^ Filaments simples Meloseira (18) \ Filaments rameux 13 ( Filaments moniliformes, gélatineux Balrachospermum (3) ( Filaments irrégulièrement renflés, non gélatineux Lemania (2) i Filaments simples 15 14 ( Filaments rameux 20 [ Filaments composés de cellules sphériques, entremêlées de quelques- ) unes plus grosses ovoïdes Anabaina (15) j Filaments cylindriques ou offrant seulement çà et là quelques cellules renflées 16 Endochrome disposé en hélice Zygnema (6) ( Endochrome non en hélice 17 i Endochrome figuré en étoiles ou en bandes transversales 18 ( Endochrome remplissant uniformément les cellules 19 i Endochrome en étoiles Tyndaridea (7) i Endochrome en bandes transversales Lyngbya (11) Cellules 6 à 8 fois aussi longues que larges , tube coudé s'accou- plant par les angles Mongeotia (8) Cellules 2 à 4 fois aussi longues que larges, tube ne s'accouplant jamais Conferva (9j Plante gélatineuse à rameaux terminés par des soies. Draparnaldia (4) Plante non gélatineuse, rameaux obtus Cladophora (10) i» 90 (34) DESCRIPTION DES GENRES ET DES ESPÈCES. Fam. I. — SIPHONÉES Grev. Ag. Hass. Filaments continus, cylindriques, presque toujours rameux ; orga- nes reproducteurs externes (Sporanges). 1. Vaucheria DC. Dub. , bot., p. 973; Hass., p. 47. Filaments tubuleux , cylindriques ou renflés çà et là, remplis inté- rieurement de granules verts ; organes reproducteurs externes de deux sortes : 1° sporanges sphériques ou ovoïdes , sessiles ou pédicellés (Co- néocystes Ag. ); 2° cornes latérales ou terminales que l'on a souvent considérées comme des anthères? Obs. — Les filaments entrelacés des Vauchéries forment des touffes capi- teuses, souvent d'un beau vert, fixées au fond de l'eau ou sur la terre hu- mide. Les filaments ont généralement 5 à 6 centièmes de millimètre de dia- mètre. 4. V. hamata DC. , FI. Fr.II, 63 ; Dub. Bot. II , 974; Hass., p. 53. Ectosperma liant. Vauch. , p. 26 , pi. II , fig. 2. Filaments rameux , entrelacés , formant des touffes jaunâtres au fond de l'eau. Sporanges solitaires portés par un pédoncule qui se termine la- téralement en corne. Fossés autour du bois de Larramet. 2. V. GEMiNATA(fig. 1),DC, JFL Fr. II, 62; Dub. Bot. II, 974; Hass. p. 55. Ectosperma gem. Vauch. , p. 29. Touffe entrelacée d'un vert un peu jaunâtre; sporanges latéraux, gé- minés , situés de chaque côté d'un pédoncule qui se termine en corne. Bords du Touch , sur des mousses arrosées par l'eau qui suinte des bords escarpés de la rivière. 3. V. cespitosa (fig. 2) DC. FI. Fr. II, 62; Dub. Bot. 11,974. V. ovoïdea Hass Ectosperma cesp. Vauch. , p. 28. Gazons courts, feutrés, d'un beau vert. Filaments ramifiés à angle droit ; rameaux latéraux terminés par deux ( 35 ) sporanges ovoïdes géminés , séparés par une corne recourbée qui les dé- passe. Parois de la fontaine du Béarnais. Obs. — Cette espèce ne se plaît que dans les eaux vives et pures; c'est à elle qu'appartiennent probablement des touffes mamelonnées d'un vert noi- râtre que j'ai vues souvent sur la terre mouillée par les cascades au long du talus de Blagnac, mais que je n'ai jamais trouvées en fructification. Il est pro- bable au reste qu'une étude suivie ferait reconnaître d'autres espèces de ce genre nombreux. A l'œil, ces espèces se ressemblent toutes, mais au micros- cope, les caractères de la fructification les font aisément distinguer. Je signa- lerai comme devant le reconnaître facilement : V. Sessilis à sporanges latéraux , sessiles , géminés ; V. racemosa à sporanges réunis par A ou 5 sur un pédoncule re- courbé en corne ; V. clavala à sporanges ovoïdes , solitaires , terminant les rameaux. Il n'est pas d'ailleurs inutile de faire observer que M. Thuret considé- rant comme les véritables organes de la reproduction les Zoospores qu'il a vues s'échapper du tube des Vauchéries , n'attache qu'une im- portance secondaire à la disposition des sporanges qu'il regarde comme des organes accidentels , et réunit en une seule espèce les formes diver- ses que nous avons signalées. Fam. II. — LËMANÉES Hass. Filaments coriaces, articulés, simples ou rameux, renflés çà et là , renfermant intérieurement des sporules disposées en filaments monili- formes très-déliés. 2. Lemania Bory. Ag. Hass. ; Hodularia Link , Polysperemœ species Vauch. Caractères de la famille, filaments cartilagineux, attachés par leur base à des corps étrangers. 4. L. fluviatilis Ag. Dub. Bot. II , 978 ; Hass. , p. 72. Chantransia fluv. DC. FI. Fr. II, 50. Polysperma fluv. Vauch. , p. 99 ; pi. X, fig. 1. Filaments noirâtres , allongés , flottants , renflés çà et là, rameux aux articulations. Canal du Midi, adhérents aux écluses. ( 36) Fam. III. — BATRACHOSPERMËES Hass. Filaments gélatineux, articulés, moniliformes , rameux, à rameaux verticillés ; organes reproducteurs , consistant en gemmes ou glomérules épars parmi les verticillés. 3. Batrachospermum Roth. Vauch. Hass. Caractères de la famille. 5. B. moniliforme Vauch., p. 112; Hass,, p. 108. Conferva gelatinosa L. Filaments bruns , flottants, adhérents par la base aux pierres dans les eaux courantes ; glossant entre les doigts. Cette plante adhère fortement au papier et prend par la dessication une teinte violette. Dans le Touch. , etc. Fam. IV. — CH^TOPHORÉES Hass. Algues gélatineuses , à filaments articulés , ramifiés , terminés par des cils ; reproduction par des Zoospores contenus dans les filaments. 4. Draparnaldia Bory. Batrachosp. spec. Vauch. Filaments libres, rameux, en touffes divergentes, non entremêlés de glomérules. 6. D. tenuis (fig. 3) Ag.; Bory, Dub. Bot., p. 920; Hass., p. 123. Filaments courts , d'un vert intense , attachés aux plantes submergées et aux bords des feuilles détachées qui flottent dans l'eau. Filaments de 0,01 de millimètre de diamètre, à rameaux alternes terminés par une soie ; cellules 2 à 3 fois aussi longues que larges ; un peu resserrés au milieu où l'endochrome est condensé , tandis que le& extrémités restent transparentes. Fossés , à Ménery. 5. ChjEtophora Schrank. Lyngle. Hass. Batrachosp. spec. Vauch. Filaments branchus , à rameaux terminés par une longue soie , ren- fermés dans une fronde gélatineuse , globuleuse ou lobée ; quelques espèces offrent des sporanges. ( 37 ) 7. Ch. pisiformis Ag. Hass., p. 128, pi. IX, fig. 5 et G. Mamelons d'un beau vert, de la grosseur d'un pois, adhérents aux feuilles mortes, aux pailles, dans les eaux stagnantes mais limpides. Au microscope, on voit la masse gélatineuse remplie de filaments rameux, articulés; les cellules vertes au milieu, sont transparentes à leurs extrémités; les rameaux presque droits sont fascicules, les uns obtus, les autres terminés par une longue soie diaphane; les troncs principaux ont 1,01 de millimètre de diamètre. Eaux de source au pied du talus de la Garonne , rive gauche , au- dessous du pont de Blagnac. 8. C. tuberculosa (fig. 4) Hook. Hass., p. 126. Batrackosp. intricatum. Yauch. Masses gélatineuses, globuleuses, plus grosses que celles de la pré- cédente , et finissant par couvrir les feuilles en décomposition dans l'eau de mamelons d'un centimètre de diamètre ou plus. Filaments articulés , très-rameux , à rameaux fascicules , pressés , recourbés et presque tous terminés par une longue soie. Sur les feuilles mortes, les bois en décomposition dans les eaux pures; fossés à l'embouchure. Fam. V. — CONJUGUÉES Hass. Filaments simples , cylindriques , divisés transversalement en cellules renfermant un endochrome diversement figuré ; sporanges internes se formant généralement par l'accouplement des tubes , plus rarement par l'union du contenu de deux cellules du même filet. 6. Zygnema Ag. Lyngb. Spirogyra Lynk.; Conjugata Yauch. ; Conferva DC, FI. Fr. Endochrome disposé en hélice simple ou multiple. Filaments s'accouplant par des tubes transversaux à l'aide desquels l'endochrome passe d'un tube dans l'autre et s'organise en sporanges sphériques ou ovoïdes. Obs. — Les nombreuses espèces de ce genre flottent dans l'eau, où elles forment comme des nuages légers d'un beau vert; leurs filaments visqueux glossent entre les doigts et se réunissent en pinceau hors de l'eau. Quand la plante esta l'état de conjugaison, son aspect change; elle forme alors des touffes crispées, entrelacées; souvent ces touffes viennent flotter à la surface de l'eau, en emprisonnant des bulles d'air : c'est alors le Conferva bulbosa de Linn. ( 38 ) A. HÉLICE SIMPLE. 9. Z. quininum Ag. Dub. Bot., p. 976; Hass., p. 145. Con f 'erva porticalis Mull. DC. FI. Fr. Conjugata porticalis Vauch., pi. V, c fig. 1. Filaments très-déliés, de 0,03 de millimètre de diamètre; cellules à-peu-près doubles en longueur, contenant une seule hélice à deux ou trois spires; sporanges ovoïdes. Commun dans les eaux stagnantes; Canal du Midi, marécages auprès de l'écluse du Béarnais, etc. 10. Z. varians (fig. 5) Hass., p. 145. Semblable au précédent par les dimensions de ses filets : son hélice simple et ses sporanges ovoïdes; il en diffère par ses cellules un peu plus longues, et surtout parce que, lors de l'accouplement, un certain nom- bre de cellules qui ne sont pas en communication avec le filet voisin, se renflent et donnent au filet un aspect moniliforme. Laisses de la Garonne, au Port-Garaud. 11. Z. elongatum Ag. Dub. Bot., 976; Hass., p. 151. Conjugata elong. Vauch., p. 71, pi. VI, fig. 1. Touffes soyeuses, d'un vert-gai, flottantes. Filaments du même diamètre que dans les deux précédents ; cellules cinq à huit fois aussi longues que larges , renfermant une seule hélice qui forme 5 à 6 spires lâches , offrant des points brillants bien distincts ; sporanges ovales, cellules non renflées. A. C. Laisses de la Garonne , au Port-Garaud ; fossés dans les prairies qui longent la route de Balma. B. HÉLICE DOUBLE. 12. Z. decimindm Ag. Dub. Bot., p. 975; Hass., p. 144. Conferva jugalis. Dilhv. Filaments un peu plus gros que ceux du Z. quininum; cellules 2 ou 3 fois aussi longues que larges, renfermant deux hélices croisées qui forment deux à trois croix. Sporanges ovales. A. C. Laisses de la Garonne au Port-Garaud , etc. (39 ) C. HÉLICES MULTIPLES. 13. Z. rivulare Hass. , p. 144, pi. XXVII, fig. 1 et 2. Diamètre à-peu-près égal à celui du Z. deciminum ; cellules 4 à 5 fois aussi longues que larges, renfermant 3 à 4 hélices à spires pressées, entrecroisées. Au milieu de chaque cellule , j'ai vu souvent une sorte de ligne trans- versale qui était probablement le commencement d'un diaphragme de- vant finir par diviser chaque cellule en deux. Je n'ai pas vu les Spo- ranges. Fossés dans la plaine autour de la forêt de Bouconne. 14. Z. nitidum ( fig. 6. ) Ag. Dub. Bot. , p. 976 ; Hass. , p. 141 . Conjugata princeps "Vauch.; Confervajugalis , Mull. FI. Dan. Touffes flottantes d'un beau vert, filaments capillaires , beaucoup plus gros que ceux des espèces précédentes, d'un diamètre de 0, 08 à 0, 10 millimètres. Cellules de 1 à. 2 fois, ou de 3 à 4 fois aussi longues que larges , offrant trois à quatre hélices pressées ; Sporanges ovales. Cette espèce m'a souvent offert au milieu de chaque cellule cette ligne ovale que représente la fig. 6. C'est un diaphragme incomplet qui, finis- sant par se développer, divise chaque cellule en deux : ce qui explique comment leur longueur d'abord triple ou quadruple du diamètre , se trouve réduite à 1 fois 1/2 au 2 fois ce même diamètre. C. C. Grand fossé qui s'étend de Saint-Roch au Port-Garaud, à Croix- Daurade, etc. 15. Z. orbiculare Hass. , p. 138 , pi. XIX , fig. 1 et 2. Filaments les plus gros du genre, 0, 14 de millimètre de diamètre; cellules à-peu-près aussi longues que larges , renfermant chacune six hélices parallèles resserrées. Je n'ai pas vu les Sporanges qui doivent être circulaires, n'ayant recueilli la plante qu'en décembre et en jan- vier , tandis que , d'après Hassall , elle ne fructifie qu'à la fin de l'été ; mais elle se distingue , par le plus grand nombre de ses hélices , du Z. serratum Hass. , la seule espèce avec laquelle la grosseur de ses filets pourrait la faire confondre. Laisses de la Garonne, au-dessus du Port-Garaud. (40 ) D. GRANULES NON RÉUNIS EN SPORANGES. 46. Z. interruptum (fig. 7.) Hass., p. 140; Z. allernalum Hass., p. 137 ? Filaments de 0, 1 de millimètre de diamètre ; cellules 2 fois aussi lon- gues que larges renfermant 4 hélices parallèles. La conjugaison n'est pas régulièrement alterne ou interrompue, comme le dit Hassall (loc. cit.), mais au contraire assez irrégulière. Le plus souvent toutes les cellules consécutives de chaque filet sont accouplées , plus rarement la conjugaison n'a lieu qu'alternativement, quelquefois une même cellule est conjuguée avec deux cellules voisines de l'autre tube. Mais le fait qui caractérise cette espèce et doit peut-être en faire un jour le type d'un genre nouveau, c'est que l'endochrome ne se réunit pas en sporanges : la matière passant d'un tube dans l'autre s'y réunit en granules plus gros, nombreux, pressés en chapelet d'un vert intense, tandis que les cellules qui se vident ne renferment plus que quelques grains isolés , peu nombreux , jaunâtres. Touffes entrelacées , crispées , flottantes. Laisses de la Garonne au- dessus du Port-Garaud; décembre et janvier. 7. Tyndaridea Bor. Conjug. spec. Vauch. ; Zygne. spec. Dub. Bot. Endochrome disposé en étoiles placées par paires dans chaque cellule ; Sporanges circulaires résultant de l'union des filaments par des tubes transversaux. 17. T. cruciata (fig. 8.) Hass., p. 160; Zygnema cruci. Ag. ; Conju- gales cruci. Vauch. Touffes flottantes , muqueuses , d'un beau vert. Filaments de 0, 03 de millimètre de diamètre; cellules 1 fois 1/2 aussi longues que larges, renfermant l'endochrome disposé en deux étoi- les souvent confluentes ; Sporanges circulaires. A.C. Fossés au long du chemin du Cugnaux ; ruisseau en face de l'embouchure du canal, rive gauche de la Garonne; en mai et juin. 8. Mougeotia Ag. Conjug. spec. Vauch, ; Zygn. sp. Dub. Bot. Endochrome répandu uniformément dans l'intérieur de chaque cel- lule; tubes coudés s'unissant par leurs angles, sans qu'il y ait transport de l'endochrome de l'un à l'autre, ni formation de Sporanges. (44 ) 18. M. genuflexa ( fig. 9.) Ag. Hass. , p. 173; Zygn. genufl. Dub. Bot., p. 977; Conjugata angulata Vauch., p. 79. Flocons légers, jaunâtres , nageants , et s'arrêtant autour des plantes aquatiques. Filaments déliés de 0, 03 millimètres de diamètre, divisés par des cloisons en cellules 6 à 8 fois aussi longues que larges. Endochrome uniformément répandu dans les cellules qu'il remplit complètement , à l'exception des extrémités qui restent transparentes, se condensant en bandelettes à l'époque de la conjugaison des tubes. C. Eaux stagnantes; laisses de la Garonne au Port-Garaud; fossés à Ménery, etc. Fam. VI. — CONFERVÉES Ag. Filaments simples ou rameux , articulés , non conjugués ; reproduc- tion par des Zoospores qui prennent naissance dans chaque cellule. 9. Conferva Ag. Conf. Spec. Dub. Bot-, p. 983. Proliféra Vauch. ; Tiresias Bory. ; Vesiculifera Hass. , p. 195. Filaments simples, offrant souvent çà et là des cellules renflées ou Sporanges qui contiennent chacune une Zoospore. 19. C. rivularis L. Dub. Bot., p. 983. Proliféra riv. Vauch.; Prol. Cuvieri L. Leclerc; Vesicul. Landsboroughi Hass. ? Longs filaments réunis en grandes masses flottantes , d'un vert un peu jaunâtre, suivant la main lorsqu'on les tire hors de l'eau , et se dispo- sant en espèces de membranes qui ont donné l'idée d'en fabriquer du papier. Filaments soyeux, déliés, de 0, 015 de millimètre de diamètre; cel- lules 3 à A fois aussi longues que larges, remplies d'endochrome , se contractant alternativement par la dessiccation ; Sporanges ovales. C. C. Fossés; Canal du Midi, dont elle couvre quelquefois les bords en été. 20. C. capillaris L. (fig. 11) Dub. Bot., p. 983; Prol. crispa Vauch. ; Tiresias crispa Bory; Vesiculifera capill. Hass., 195. Touffes d'un beau vert , entrelacées , flottantes , ou s'accrochant aux plantes submergées. Tome XXIV. 4 ( 42 ) Filaments plus gros que ceux de l'espèce précédente (0,02 de milli- mètre de diamètre), frisés, entrelacés; Cellules 2 fois aussi longues que larges; sporanges circulaires. À. C. Canal du Midi ; fontaine dans la plaine du Casse-Lardit. Obs. — C'est dans cette espèce que j'ai été assez heureux pour observer la sortie des Zoospores. Pendant que l'endochrome qui remplissait chacune des cellules se disposait circulairement dans quelques-unes d'entre elles, le filet se courbait aux articulations, et le corps sphérique s'échappant par les inter- valles du tube désarticulé, tournoyait dans le liquide du porte-objet, laissant les cellules vides et transparentes comme du verre. Cette description du phé- nomène (conforme à ce qu'on peut, lire à la page 397, du t. I, du Dictionnaire classique d'Histoire naturelle) conviendrait également au C. dissiliens Dub. Bot., p. 984. Au reste, j'ai quelques raisons de croire que les C. vesicala et dissiliens ne sont pas des espèces, mais des états plus ou moins avancés de propagation d'une même conferve, notés par des observateurs différents. 21. C. Vaucherii (fig. 10); Vesic. Vaucherii Hass. , p. 200; Prolif. Vauch. L. Leclerc ; Conf. vesicala. Dub. Bot., p. 983. Filaments courts, d'un beau vert, fixés sur les feuilles et les liges des plantes submergées. Filets de 0,018 de millimètre de diamètre; cellules 1 à 3 fois aussi longues que larges, se renflant çà et là, le plus souvent de 3 en 3, et offrant ainsi des sporanges circulaires. A. C. Canal du Midi, sur les feuilles du Glyceria fluitans, etc. ; fossé à l'embouchure sur des Lemna. 10. Cladophora Kunlzing. Hass. ; Polyspermœ spec. Vauch. ; Conf. spec. Dub. Filaments branchus , à ranreaux non terminés par une soie ; cellules très-longues. 22. Cl. glomerata Hass., p. 213; Conf. glom. L. Dub. Bot. p. 982; Polysperma glom. Vauch., p. 99, pi. X, fig. A et 5. Touffes de 1 à 30 centimètres de longueur, adhérentes aux pierres ou au sol , et formant des papis d'un beau vert au fond des eaux courantes et peu profondes. Filaments articulés, ramifiés, un peu renflés aux articulations; tronc principal de 0,08 à 0,10 de millimètre de diamètre; cellules 3 ci 4 fois aussi longues que larges , entièrement remplies d'endochrome qui s'or- (43) ganise en Zoospores ; rameaux fascicules , naissant sur les articulations qui restent transparentes. C. Dans l'Hers , dans le Touch, au pont de Blagnae, etc. 23. Cl. crispata (fig. 12) Hass. , p. 216; Conferva crisp. Dub. Bot., p. 982. Touffes entrelacées d'un vert foncé, libres, dans les eaux stagnantes. Filaments rameux, crispés, un peu resserrés aux articulations; tronc principal de 0,0-4 de millimètre de diamètre ; cellules 6 à 8 fois aussi longues que larges , remplies d'endocbrome qui laisse tout autour un espace transparent comme s'il était renfermé dans une enveloppe inté- rieure . C. Mares sur les bords de la Garonne ; fossés à l'embouchure, à Ménery, etc. 11. Lyngbya Ag. Hass. ; Ulolhrix Kutz. ; Conf. spec. Dub. Bot. Filaments simples, à cellules courtes; endochrome disposé en bandes transversales ; reproduction par des Zoospores qui s'échappent à l'aide de la déchirure des cellules. 24. L. zonata (fig. 13) Hass., 280 ; Conferva zon. Dub. Bot. p. 984. Petits gazons d'un beau vert , adhérents aux pierres dans les courants rapides. Filaments simples , flexueux , de 0,03 de millimètre de diamètre ; cellules à peine aussi longues que larges , un peu resserrées vers le milieu , remplies d'endochrome qui laisse une marge transparente tout autour, et finit par s'organiser en Zoospores. R. Courant rapide de la Garonne, au-dessous du moulin Baylac. Obs. — On devra trouver sur la terre humide, au pied des murs, le L. mu- ralis Ag. que je n'ai pas eu occasion de recueillir; on le reconnaîtra à ses filets un peu moins gros que ceux de l'espèce précédente, divisés en cellules beaucoup moins longues que larges. 25. L. floccosa Hass., p. 223; Proliféra flocc. 'S auch., p. 131; Conferva flocc. Ag. Dub. Bot., p. 984. Touffes muqueuses , jaunâtres , flottantes , entremêlées parmi les plan- tes aquatiques. Filaments aranéeux, de 0,01 de millimètre de diamètre , un peu res- serrés aux articulations; cellules longues à peine de deux diamètres, ( M ) remplies d'endochrome qui offre quelques points plus gros, et affecte un peu la forme d'une bandelette. C. Eaux pures et tranquilles ; fossés dans les prairies à droite de la route de Balma; fontaine sur le chemin de Saint-Martin à Blagnac, etc. Fam. VII. - HYDRODICTYÉES Hass. Cellules réunies en forme de filet à mailles pentagonales ; reproduc- tion par des Zoospores nombreuses dans chaque cellules, qui s'unissent avant l'absorption de la cellule mère, et reproduisent un filet semblable à la plante qui leur a donné naissance. 12. Hydrodictyon Roth. Vauch. Hass. Caractères de la famille. 26. H. FEMORALE (fig. 14) Nol). La plante entière forme un sac flottant, presque cylindrique, long de 1 à 2 décimètres quand il est parvenu à tout son développement, forme par un réseau à mailles pentagonales. Chaque maille est formée de 5 filets flexueux , arrondis aux extrémi- tés , longs d'un millimètre environ et 10 fois moins larges , offrant quel- ques granulations à l'intérieur. A. C. Canal du Midi ; pièce d'eau du Jardin-des-Plantes ; flottant en été. Obs. — Dans VHydr. ulricalatum Roth., Hyd. pentagomim Vauch., les côtés du pentagone sont droits, cylindriques, à peine cinq fois aussi longs que lar- ges; je ne l'ai jamais rencontré dans nos environs. Fam. VIII. — OSGILLARIÉES Bory. Filaments simples , cylindriques, marqués de stries très-fines et très- ràpprochées, ordinairement enveloppés dans un mucus; pourvus d'un mouvement sensible d'oscillation ; mode de reproduction inconnu. 13. Oscillatoria Vauch.; Hass. ; Oscillaria Bory. Filaments libres, oscillants, accompagnés d'un Stratum^ gélatineux, ordinairement terminés par un article arrondi , transparent. Obs. — Les espèces de ce genre s'étendent d'abord sur la vase au fond des eaux, en plaques qui se détachent ensuite et viennent flotter à la surface. Les mouvements d'oscillation sont très-sensibles: placés dans un vase, les fi- lets se disposent régulièrement en groupes rayonnants. ( 45 ) 27. 0. princeps (fig. 16) Vauch. ; Dub. Bot. , p. 993. Larges plaques d'un vert foncé , flottantes, rayonnant peu. Filaments verts , raides , les plus gros de 0, 04 de millimètre de dia- mètre , à stries très-rapprochées , présentant à chaque extrémité un segment arrondi , transparent. A. C. Etang et ruisseau près de l'écluse du Béarnais. 28. 0. limosa Ag. ; Hass. , p. 246 Plaques d'un vert bleuâtre, d'abord fixées sur la vase et flottant ensuite à la surface. Filaments verts, presque droits, à stries pressées , terminés par un segment transparent ; assez semblables à ceux de l'espèce précédente , mais beaucoup moins gros (à peine 0, 02 de millimètre de diamètre). C. Dans la Garonne, au pont de Blagnac , prise d'eau du canal latéral. 29. 0. tenuis (fig. 17 ) Ag. Hass. , p. 248 ; 0. viridis Vauch. Plaques tigrées , d'un beau vert nuancé de brun. Filaments verts , longs, flexueux , entrelacés , à stries très-rappro- chées, très-fins (environ 0, 01 de millimètre de diamètre). A. C. Étang et juisseau de la fontaine du Béarnais. 30. 0. nigra Vauch, ; Hass., p. 255. Plaques flottantes d'un beau noir velouté. Filaments d'un brun verdâtre , droits , de 0, 02 de millimètre environ de diamètre , à stries très-rapprochées , offrant vers l'extrémité deux à trois stries encore plus serrées que les autres. A. G. Grand fossé au Port-Garaud, au-dessous des Bécollets. 14. Microcoleus Desmaz. ; Vaginaria Bory. ; Oscill. spec. Vauch. Filaments en faisceau à la base , renfermés dans un fourreau mem- braneux duquel ils sortent en rampant. 31. M. repens Hass. 3 p. 260 ; M. terrestris Dub. Bot. , p. 992; Oscill. vaginata Vauch. Faisceaux noirâtres, flexueux. Au microscope , ces faisceaux sont formés de filaments d'un noir fonce, moins gros que les filets de Y Oscill. limosa , à stries rapprochées, réunis à la base dans une membrane transparente, libres et oscillants à l'autre extrémité. $ G. Sur la terre autour des habitations , au pied des murs. ( 46 ) Fam. IX. — NOSTOCHINÉES Hass. Filaments muqueux, libres ou enveloppés d'une fronde gélatineuse déterminée , flexibles , doués de mouvements spontanés , moniliformes , offrant çà et là quelques cellules plus grosses qui , par leur séparation et leur développement, reproduisent la plante. 15. Anabaina Bory. Filaments libres, moniliformes , offrant çà et là des cellules plus gran- des , ovales. 32. A. flos-aqile (fig. 18) Hass. , p. 282 ; An. membranina Dub. Bot, , p. 992; Hostoch. FI. Lyngb. Pellicule d'un vert bleuâtre , flottant parmi les autres algues. Filaments très-fins (0, 005 millimètres de diamètre), recourbés, di- visés en articles sphériques offrant çà et là quelques cellules plus gros- ses , ovales, droites ou courbées. A. C. Parmi des touffes de Zygnema au Port-Garaud , etc. 16. Nostoch Vauch. Hass. Fronde gélatineuse ou coriace , globuleuse ou lobée , renfermant des filaments moniliformes qui offrent çà et là des cellules renflées sphé- riques. 33. N. commune Vauch. , p. 223, Hass. , p. 288. Membrane verdâtre, gélatineuse, plissée, irrégulièrement globuleuse. Au microscope, on voit que le contenu gélatineux est formé d'un grand nombre de filets moniliformes , offrant çà et là des cellules plus grosses sphériques , et doués de mouvements sensibles. On voit aussi quelques globules sphériques isolés qui sont des cellules plus développées, sépa- rées du reste du filet et appelées à reproduire la plante. C. Sur la terre, après la pluie. 34. N. verrucosum Vauch. , p. 225 ; Hass., 291. Fronde subglobuleuse, sinuée , irrégulièrement plissée, fixée d'abord sur les corps submergés , puis flottante. Gelée intérieure formée de filets entrelacés, un peu moins gros, à ar- ticles un peu moins prononcés que dans le précédent. A. C. Fossés et ruisseaux , à la Cipière , etc. ( 47 ) Fam. X. — ULVACÉES Ag. Fronde gélatineuse, tubuleuse ou étalée en membrane, offrant (au microscope) des granules réunis en nombre défini, souvent par paires ou par quatre, ces granules devenus libres parla destruction de la fronde reproduisent la plante. 17. Ulva L. ; TJlvœ et Tetrasporœ Spec. Ag. Caractères de la famille ; fronde très-délicate. 35. U. bullosa (fig. 19 ) Roth; Hass. , p. 297. Membrane verte, délicate, muqueuse, en forme de sac ondulé, d'a- bord attachée aux corps submergés , puis flottante. Au microscope , la membrane se montre parsemée de globules de 0, 01 de millimètre de diamètre , réunis par paires ; elle a de la tendance à se diviser en espèces de quadrilatères. A. C. Fossés à la Cipière , à Saint-Pioch, etc. 30. U. lubrica (fig. 20) Roth; Dub. Bot. , p. 959. Tetraspora iubr. Ag. ; Hass. , p. 300. Substance gélatineuse d'un vert clair , à peine organisée en membrane et qu'on ajustement comparée au frai de grenouille. A la loupe , on reconnaît une membrane repliée , très-fragile , enve- loppant une gelée qui forme une couche épaisse sur le papier. Au mi- croscope , on voit des sporules granulées , disposées par quatre en carrés distincts de 0, 02 millimètres de côté , et souvent assez espacée. R. Fossés cà l'Embouchure. Fam. XI. — DIATOMACÉES Hass. Filaments bruns ou hyalins, cylindriques ou comprimés, se divisant facilement en fragments qu'on appelle Frustulcs, pourvus d'une en- veloppe siliceuse à laquelle ils doivent leur grande fragilité et leur éclat presque métallique. Obs. — Cette enveloppe siliceuse, indestructible même par le feu, forme, d'après la belle découverte de M. Ehrenberg, la substance appelée dans les arts Tripoli; cette poussière employée à polir les métaux, est formée d'un dépôt fossile des dépouilles de Diatomacées dont les espèces sont identiques avec celles qui vivent encore. ( 48 ) 18. Meloseira Ag. Hass. , p. 396. Filaments cylindriques, simples, articulés, à articles un peu renflés, divisés en deux par une ligne transversale. 37. M. varians (fig. 21 ) Ag ; Hass. , p. 399. Gailonella Ehrenb. ; Conferva lineata Dillw. Flocons légers , d'un brun ferrugineux , nageant dans les eaux pures. Filaments bruns (verts après la dessication ) de 0, 02 millimètres de diamètre , articulés; articles à-peu-près aussi longs que larges, offrant l'apparence d'un carré à angles tronqués, et traversés par une ligne transparente. On voit quelquefois çà et là quelques cellules renflées. C. Ruisseau près l'écluse de Béarnais ; fontaine à la Cipière ; source au-dessous des Abattoirs , etc. 19. Diatoma Ag. Filaments simples, comprimés, articulés , se séparant facilement en frustules qui restent adhérents par leurs angles et se placent ainsi en zig-zag. 39. D. vulgare (fig. 22) Bory; Hass., p. 407. Plante à peine visible à l'œil, formant un léger duvet brun sur les autres algues dont elle est parasite. Bandes brunes de 0, 04 millimètres de largeur qui se divisent en frus- tules 2 à 3 fois moins larges et restent adhérents par leurs angles. Vus de profil, les frustules sont élargis au milieu, en sorte que les filaments se montrent alors sous l'aspect de chapelets à grains allongés et ovales. C. Sur la Cladophora glomerata à laquelle il donne une couleur brune. Le Touch , au pont de de Blagnac ; la Garonne , à la suite du moulin Baylac. 20. Fragilaria Lyngb- Filaments simples, comprimés, marqués de stries très-rapprochées ; très-fragiles , se divisant en frustules qui se séparent entièrement. 39. F. pectinalis Lyngb. Dub. Bot., p. 989; Hass., p. 41 2. Flocons verdâtres , flottants ou attachés à d'autres algues auxquelles elle donne, après la dessiccation , un aspect nacré. Bandes aplaties, finement striées de 0,04 millimètres de largeur; ordinairement recourbées et tordues sur elles-mêmes, en sorte que PL: II , PL. I %i .| IL Fig.e. H 7- o.« L^--.^&c.-,; '- ."*■' M 4 | -, s p-' S® © o =1 wm ° * T.Arrondeau de/ u Van nef ù/À Guiderait (49) vers le milieu on aperçoit un rétrécissement apparent , dû à ce que la bandelette se présente de profil ; intervalle des stries égalant le tiers de la longueur totale de la bandelette. A. G. Ruisseau près de l'écluse du Béarnais , etc. 40. F. Rhabdosoma (fig. 23) Ehrenb. Hass., p. 415. Même aspect que l'espèce précédente. Bandelettes aplaties de 0,035 millimètres de largeur, présentant éga- lement des rétrécissements apparents aux endroits où elles se montrent de profil ; cependant , en certains points , la bandelette paraît offrir des rétrécissements véritables. La bande, presque transparente, est divisée en articles 6 à 8 fois moins larges que longs , un peu obscurs vers leur milieu. A. C. Mêlée avec la Meloseira varians et autres algues : ruisseau à l'écluse du Béarnais, etc. EXPLICATION DES FIGURES. Pl. I. Fig. 1 . — Vaucheria geminata DC. Fig. 2. — Vaucheria ccspilosa DC. Fig. 5. — Dr aparnaldia tennis Ag. Fig. A. — Chœloplwra luberculosa Hook. Fig. 5. — Zygnema varians Hass. Deux filets accouplés; les cellule de l'un sont -vides, l'endochrome s'étant organisé en Spores ovales dans les cellules de l'autre tube. Fig. 6. — Zygnema nilidum Ag. Filet stérile, offrant au, milieu de chaque cellule une marque ovale que je crois êlre un Diaphragme incomplet. Fig- 7 - — Zygnema inlerruplum Hass . Deux tubes accouplés ; l'endochrome a passé du tube a dans le tube b , sans se condenser en Sporanges. Fig. 8. — Tyndaridea cruciata Hass. Figure représentant l'accouplement. Fig. 9. — Mongeolia genuflexa Ag. Figure représentant l'accouplement. Fig. 10. — Conferva Vaucherii. Pl. IL Fig. 11. — Conferva capiiiaris L. a filament à l'état ordinaire; b filament se divi- sant et laissant échapper ies Spores. Fig. 12. — Cladophora crispala Hass. Fig. 15. — Lyngbya zonala Hass. Tome XXIV. * ( ^0) Fig. 14. — Eydrodictyon fémorale Nob. Fig. 15. — Hydrodiclyon pentagonum. Figuré d'après Vaucher. Fig. 16. — Oscillaloria princeps Vaucher. a extrémité d'un filament; b fragments dans lesquels les tubes se divisent aisément. Fig. 17. — Oscillatoria tennis Ag. Fig. 18. — Anabaina flos-aquœ Hass. Fig. 19. — Ulva bullosa Roth. Fragment de membrane. Fig. 20. — Ulva lubrica Robt. Fragment de membrane. Fig. 21. — Meloseira varians Ag. Fig. 22. — Diatoma vulgare Bory. a filament vu de face ou à plat ; b le même vu de profil ou de champ. Fig. 23. — Fragilaria Bhabdosoma Ehrenb. Nota. — Ces figures sont toutes dessinées au microscope , à un grossissement de 100 fois. Vannes, 20 avril 1861. ARRONDEAU. ITINÉRAIRE BOTANIQUE DANS L'ILE DE RÉ Par M. A. LEMARIÉ INSTITUTEUR PRIMAIRE A ARS, CORRESPONDANT. L'Ile de Ré, incomplètement explorée jusqu'à présent sous le rapport botanique, offre pourtant, à ce point de vue, un intérêt réel. Plongée dans l'atmosphère océanique , elle lui doit une douceur de climat qui permet à des végétaux délicats d'y vivre et d'y prospérer. Le Laurier d'ApoUon, dont la feuille y fait l'objet d'un commerce assez productif, remplace le Charme dans les allées des jardins. Le Laurier- rose , le Myrte et le Grenadier y sont cultivés en pleine terre avec beau- coup de succès , et l'Olivier lui-même y donne des fruits presque tous les ans. Ces simples indications suffisent déjà pour faire prévoir la rencontre de plusieurs bonnes plantes méridionales, et les découvertes que j'ai eu le bonheur de faire dans l'île, depuis trois ans, justifient cette prévision. Les botanistes qui l'ont visitée avant moi n'ont fait , en général , que la traverser dans le sens de sa longueur, et nécessairement ils ont dû , tous, recueillir les mêmes plantes , faute par eux de connaître les bonnes loca- lités. C'est à cet inconvénient que j'ai voulu parer en donnant dans cette notice un court aperçu de la végétation , et en guidant le botaniste dans les endroits qui lui offriront le plus de raretés. Pour celui qui a le coup-d'œil exercé , il ne faudra que jeter les yeux sur une carte locale , pour voir que la végétation se divise en trois zones bien distinctes : ( "52 ) 4° La zone calcaire où abondent les Sinapis et les Raphanislrum avec Ammi majus Bork. , Diplolùxis tenuifolia et viminea DC, Malricaria Chamomilla L. , plantes rares dans plusieurs régions et toujours abon- dantes là où elles vivent; 2° La zone salée des marais ; là croissent, dans toute leur vigueur végé- tative, les Salsola, Suœda, Alriplex aux feuilles charnues, les odorantes Artemisia vulgaris et maritima L., les Statice aux corolles violacées, les Ruppia, etc. Cette végétation particulière aux bords de la mer ne rap- pelle en rien celle de l'intérieur du continent. On devra étudier sur place , autant que possible , ces plantes difficiles à dessécher et qui se déforment considérablement dans les herbiers; 3° La zone des dunes soumise aux vents violents de la mer, où les arbrisseaux sont comme taillés en biseau, rabougris, chétifs et réduits à- peu-près au Tamarix anglica Webb. Il n'existe là que des plantes d'une ténacité à toute épreuve , munies de tiges presque ligneuses et de racines fort longues, destinées à puiser dans les profondeurs du sable l'humidité qui leur est nécessaire pour vivre dans une atmosphère à la fois corro- sive et brûlante. Les Mathiola sinuata Brown, aux feuilles tomenteuses; Glaucium luteum Scop., aux grandes siliques arquées; Eryngium mari- timumL., aux feuilles épineuses ; Convolvulus Soldanella L., aux brillan- tes corolles roses; Helichrysum Slœchas DG. aux corymbes jaune-d'or, Cenlaurea asperah., aux tiges rudes et étalées; Dianthus gallicus Pers.; aux fleurs odorantes; Ephedra dislachya L., aux jolis fruits rouges; Jasione montana L., aux capitules d'un beau bleu ; Chondrilla juncea L., aux rameaux effilés : un bon nombre de graminées intéressantes et d'es- pèces appartenant aux Silène, Plautago , Asparagus , Ononis, font ou- blier la fatigue que cause la marche dans ce sol mouvant et ondulé. La végétation étant subordonnée à la nature du sol , les plantes que je viens de citer n'offriront rien de neuf au botaniste qui aura l'habitude de pareils terrains ; mais s'il me permet de lui servir de guide , je lui dirai : Prenez patience et visitons avec soin les sinuosités de la côte, les décombres, les rocailles et les falaises; nous serons certainement dédom- magés de la longue course que nous allons faire. Si votre traversée s'est effectuée à l'aide du bateau à vapeur de La Rochelle, et que le tangage vous ait fait payer votre tribut' au mal de mer, profitez de l'escale que vous allez faire au joli bourg de La Flotte pour débarquer. Reposez-vous un moment des secousses de la traversée ( 53) et hâtez-vous de récolter le Tribulus terrdstris L. découvert autour des habitations par M. Camille Magué , botaniste flottais aussi instruit qu'obligeant pour ses confrères voyageurs Nous prendrons ensuite le chemin qui conduit au fort de La Prée, par la côte desGrandes-Echalléés. Nous visiterons un petit étang salé, dont les bords sont émaillés des fleurs élégantes du Fraukenia lœvis L. Nous suivrons les galets où croissent en abondance les Glaucium et les Lycium, et nous arriverons sur les falaises dont la composition calcaire ne diffère en rien de celles de La Repentie , qui nous font face de l'autre côté du détroit. Vous verrez, avec plaisir, sur nos falaises, plusieurs Labiées et Légu- mineuses propres aux terrains secs de la Charente-Inférieure ; elles y vivent en compagnie des Trinia vulgaris DC. , Buplevrum aristatum Bart. , Linum corymbulosumReich. et angustifolium Huds., Allhœa kir- suta L. , Trifolium angustifolium L. , Astragalus monspessulanus L. orné d'épis de fleurs d'un pourpre magnifique , Polygala monspeliaca L. difficile à trouver , et qu'il faudra chercher attentivement dans la pe- louse. Mais soyez prudent; n'approchez pas de trop près les bords de la falaise ; un éboulement subit pourrait vous faire payer cher votre amour pour la science; vous seriez précipité de plusieurs mètres , et vous vous briseriez infailliblement sur les cailloux polis sans cesse par le mouve- ment des vagues. Nous ne passerons pas sans les visiter, devant les ruines de Saint- Laurent où croissent dans les décombres les Tragopogon major Jacq. , tous \esPapaver de La Flore de l'Ouest dont l'un, P. modestum Jordan, y a été découvert par le savant M. Letourneux, Euphorbia Cyparissias L.. des Hieracium, des Rosa, Erodium malacoïdes Will , Allium panicu- latum L. , Euphorbia LathyrisL. dont les fruits employés comme pur- gatif ont , il y a peu de temps , causé la mort d'un habitant des Portes , et Smilax aspera L. , connu depuis longtemps , regardé comme un reste de culture , et que nous retrouverons plus loin à l'état évidemment spon- tané. Admirons la beauté du paysage, et d'un coup-d'œil embrassons l'ho- rizon. Au Nord , la vue s'étend sur la magnifique nappe d'eau qui forme le pertuis Breton et la Fosse-de-1' Aiguillon, rétrécie par les laisses de mer , bornée par les côtes bleues de la Vendée , et surmontée de phares et de moulins à vent. Au levant, s'élèvent majestueusement derrière les ( 54 ) falaises de la pointe Chef-de-Baie , les tours de La Rochelle dont quel- ques-unes, plusieurs fois-, séculaires , ont été témoins de tant de dissen- sions politiques et religieuses. Au-delà de la ville, dans la direction du Midi, on entrevoit les sables, le phare de Ghauveau, le clocher gothique de Sainte-Marie , de riantes propriétés et la plaine qui a été plus d'une fois balayée par la mitraille anglaise. Au couchant , la ville de Saint- Martin-de-Ré, si déchue de son ancienne splendeur, borne la vue par de nombreux édifices dont l'architecture accuse le siècle de Louis XIV . Sur nos tètes, les vieilles murailles de l'abbaye des moines de Cileaux (N.-D. des Châteliers) , fondée clans le XII e siècle , se rendent encore utiles en servant d'amers à la marine, mais ne sont plus habitées que par les oiseaux nocturnes. A nos pieds, le mouillage de La Palisse, offrant un abri aux navires qui reviennent de lointains voyages , est traversé en tous sens et à chaque instant par une infinité de bâtiments de formes et de dimensions variées. Jetons un dernier regard sur ce briilant panorama, et descendons vers le fort de La Prée, dont les glacis nous offriront, en outre des plantes que nous avons déjà récollées, Carduncellus milissimus DC, Neslia paniculala Desv . , Rapistrum rugosiim Ail. , Ophrys anthropophora L., le rare Bortsia bicolor DC. , découvert par M. de La Pylaie , et qui croît en abondance au milieu de ces gazons, enfin quelques discuta, et YEchium pyramidale Lapeyr. Plus bas et en approchant de Rivedoux , sur le talus des fossés , nous trouverons , si nous le cherchons avec soin , le Silène brachypelala Rob. et Casi. , signalé pour la première fois dans nos contrées , ainsi que plu- sieurs autres plantes rares, par M. James Lloyd, le savant auteur de la Flore de l'Ouest , et sur un petit monticule de sable YOmphalodes litto- ralis Mut., commun dans les dunes des Portes? Eloignons-nous un moment de la côte, et cherchons du regard les ci- mes verdoyantes d'un bouquet d'arbres distant de trois cents mètres à- peu-près de la grande route : on le nomme le Bois-Goguet. Le touriste qui a la bonne fortune d'atteindre ce petit bosquet est très- agréablement surpris de trouver , au milieu des sables , une lagune d'eau douce de quelques décamètres carrés , entourée d'ormeaux , de frênes et de saules dontles branches sont enlacées de tiges grimpantes à'Htmulus Lupulus L. , et les pieds entourés de belles quenouilles de Typha. Après une courte halte dans ce charmant réduit, nous prendrons, ;'i (55) travers les vignes , les sentiers qui mènent à la mer , sans utilité cepen- dant pour notre herborisation , mais pour voir le fil du télégraphe élec- trique sortir du sein des flots, apportant invisiblement dans l'île, avec la vitesse de la pensée, les nouvelles du Continent. Nous parcourrons le beau plateau de Sablanceaux, riche en Mollusques côtiers, où le maréchal de Schomberg débarqua la nuit du 5 novembre 1627 avec 4,000 hommes et 200 chevaux, pour aller au secours du brave Thoiras assiégé par les Anglais dans la Citadelle de Saint-Martin ; et guidés par les pins-pignons de la propriété du Défend , nous arriverons par les calcaires au bourg de Sainte-Marie où croissent autour des ha- bitations les Cynoglossum pictum Ait. , dans les puits l'intéressant As- plenium marinum L., sur les murailles, comme partout dans l'île, Um- bilicus pendulinus DC. , et Sisijmbrium Columnœ L. En approchant de la Côte-Sauvage , nous serons agréablement surpris de voir les sentiers rocailleux de Saint-Sauveur bordés de haies de Smi- lax aspera L , plante tout-à-fait méridionale , et dont la spontanéité n'a pas encore été reconnue par les botanistes qui ne l'ont vue que dans les décombres de Saint-Laurent , où on a prétendu qu'elle avait été intro- duite par les moines. L'abondance de cette asparagée épineuse sur les falaises de Sainte- Marie, ferait supposer qu'elle est là depuis un temps immémorial. 11 me semble que , puisque d'après le savant explorateur des Asturies , M. Du Rieu de Maisonneuve , elle est commune sur les bords de la mer dans cette province d'un royaume limitrophe, ses graines ont pu être jetées sur notre littoral, et donner naissance aux nombreux échantillons qui y existent maintenant. Mais , laissons à chacun le droit de considérer à son gré cette belle plante comme spontanée ou naturalisée, et allons recueillir devant le village du Grosjon , tout-à-fait au bord de l'Océan , le Pancralium mari- timumh. aux feuilles glauques contournées en spirales, aux fleurs si délicieusement odorantes et aux bulbes si profondément enfoncées dans le sable qu'il nous faudra piocher à plus d'un mètre pour en conquérir, si telle est notre ambition. Remontons les dunes , et avant d'arriver au Bois , visitons une anti- quité vénérable, un tumulus gaulois découvert en 1821, et préservé actuellement du vandalisme de quelques conseillers municipaux , par le zèle archéologique de M. Phelippot, propriétaire de la tour qui domine le bourç. ( 56 ) De la balustrade de cette tour, la vue s'étend sur un magnifique pa- norama. Elle embrasse les détours, les sinuosités, les promontoires, les anses, les phares, les quarante villages , les sept bourgs et la ville de Saint-Martin, capitale de l'Ile de Ré , la Fosse de Loix hérissée d'une forêt de mâts, les Sables d'Olonne, La Tranche, Saint-Michel-en- Lerm , La Leu , Chatelaillon , l'Ile-d'Âix, le Fort-Boyard , l'Ile d'OIeron et l'Océan sans bornes. M. Phelippot , qui fait son bonheur de la gracieuse hospitalité qu'il offre aux étrangers , est un jeune homme qui sait mettre à profit les courts instants que lui laissent ses travaux agricoles , pour cultiver avec succès les sciences et les arts. Il utilise dignement le superflu d'une belle fortune, en rassemblant dans un spacieux musée des produits indi- gènes et étrangers du plus grand intérêt. Malgré toutes les séductions pittoresques de la Tour-Malakoff , nous la laisserons de côté pour diriger nos pas vers la Croix-Blanche , jolie propriété ornée de beaux arbres, et lieu d'étape pour les oiseaux de pas- sage. Sur les bords du chemin apparaissent çà et là les Xanlhium slruma- rium L. , Echinospermum Lappula Lehm. , mêlés à plusieurs Fumaria et à une belle crucifère > Lepidium lalifolium L. De la Croix-Blanche à Saint-Martin il n'y a qu'un pas, et nous arri- vons vite à cette ville presque déserte, qui mérite d'être visitée par l'ar- tiste comme par le savant. La plupart de ses rues sont rendues ver- doyantes par l'abondance du Sagina ap étala L., et du Polycarpon tetra- phyllum L. Ses remparts fournissent à la Flore les plantés suivantes : Chlora perfoliala L., Smyrnium Olusatrum L. , Ophioglossum vulgatum L. , Polygala Monspeliaca L. , Erodium malacoïdes Willd., Rumexpa- Instris Smith, Rhamnus Alaternus L., Melilolus sidcata Desf. , des Rosa, des Erylhrœa, des Ophrys et une plante très-intéressante , Allium roseiimL. L'église, dont les restes accusent une construction de la fin du XII e siècle , a été malheureusement défigurée par un non-sens impar- donnable , par l'élévation d'une lourde tour grecque sous d'élégantes colonelles gothiques, et au milieu de gargouilles et de chapiteaux bi- zarres. Les mâchicoulis et les créneaux dont sont armées ses façades cri- blées de biscaïcns, les meurtrières pratiquées dans ses murs prouvent qu'elle a été, au moyen-àge, plus d'une fois, métamorphosée en forte- resse. L'Hôtel-des-Cadets , bâti pour des princes, a été copié en petit ( 57 ) sur le château de Versailles. L'hôpital possède un groupe en marbre blanc d'une grande valeur. La cour de l'Arsenal ombragée par un laurier qui a atteint les dimensions d'un grand arbre , renferme un vrai chef-d'œuvre de sculpture, une tourelle rappelant la plus belle époque du gothique flamboyant; l'élégance de ses colonnes élancées, les piliers enlacés de gracieuses feuilles d'acanthe, les rosaces, les guirlandes et la beauté des feuillages épanouis, indiquent que ce monument est l'œuvre d'un grand artiste. Le quartier militaire , où se prélassent une soixantaine de soldats , logerait largement un régiment au complet. La Citadelle , œuvre de Vauban , est une des premières places fortes de France ; elle a la gloire d'être vierge de toute invasion étrangère , comme la construction militaire et vieillie qu'elle a remplacée. L'écu fleurdelysé de France surmonte la porte de l'Ouest par laquelle nous devrons sortir de la ville pour récolter sur les bords de la Fosse- de-Loix une plante curieuse pour nos contrées, Convolvulus lineatus L. Nous passerons à côté des ruines du vieux manoir de Bernonville pour recueillir, dans la plaine des Marattes , le Thlaspi arvense L. , chargé de ses larges silicules, avec plusieurs plantes communes à tous les terrains humides. Nous traverserons rapidement le bourg de la Couarde , habité par des hommes doués, dit-on, d'une intelligence exceptionnelle, et par des femmes coiffées de disgracieux bonnets ; nous jetterons un regard moins triste sur l'église maintenant délabrée , en songeant qu'un édifice neuf et convenable va lui succéder; puis nous atteindrons bientôt le bois de pins, refuge et berceau d'une grande quantités de lièvres protégés par la loi, et défendus par la vigilance d'un garde qui a su joindre l'agréable à l'utile , en transformant sa monotone forêt en un riant jardin anglais. C'est dans ces dunes solitaires que parfois, fatigué d'une longue course, j'aime à me reposer sur quelque berge escarpée. Là , le léger murmure des flots , les ondulations capricieuses des vagues , l'immense Océan confondu avec le ciel, tout porte à s'abandonner au sentiment de l'infini, à rappeler les rêves dorés de la j eunesse , à faire oublier les déceptions de la vie ! J'ai souvent passé plusieurs heures à contempler ainsi le su- blime spectacle de la création , et je me suis toujours dit qu'en face de la mer, il ne peut y avoir d'athée. Que les vents bruissent douce- ment , ou que la tempête entonne en rugissant ces grandes harmonies qui annoncent des sinistres au large et des désastres sur les-côtes ; que ( 58 ) l'Océan renverse nos digues , fonde nos sels ou inonde nos propriétés , rien ne peut lui être comparé ! J'ai visité le port de Bordeaux, Le Peyrou de Montpellier, le panorama de Fourvières à Lyon; j'ai traversé, à pied , les landes de Gascogne, parcouru les Pyrénées et les gorges d'Ollioules, contemplé la Limagne du haut du Puy-de-Dôme ; ce sont de magnifiques points de vue ; mais ils sont bornés, et la mer ne nous laisse pas aper- cevoir ses limites ! Au bas des dunes , dans ces marais coupés d'une infinité de canaux , qui s'étendent vers l'Ile-de-Loix , le maréchal de Schomberg, accompa- gné de Thoiras et de ses vaillants soldats , défit complètement, le 8 no- vembre 1627 , l'armée anglaise commandée par le chevaleresque duc de Buckingham. Il culbuta son infanterie vers le pont du Fenau , lui en- leva soixante drapeaux , fit prisonniers cinq colonels , deux cent cin- quante capitaines , et força le général anglais d'abandonner l'île pour toujours. Plus loin , la vieille redoute du Martrais semble encore surveiller les anses qui baignent ses pieds. Le beau plateau qui commence à Sablan- ceaux et qui ferait l'orgueil d'une grande ville, se termine aux rochers couvers de Fucus et de Zostera. Le Diotis candidissima Desf. , couvert d'un duvet de neige, apparaît à de rares intervalles, et semble devoir sa présence sur nos rivages à des graines apportées des côtes de Gasco- gnes par les courants. Le Tragus racemosus Desf. , et le Scilla aiitum- nalis L., vivent en société sur les glacis du fort. Les murailles sont gar- nies d'Absinthes et de Criste-Marine. Les décombres environnants sont couverts de dangereux narcotiques , Baiara Stramonium L. et Hyos- cyanus niger L. Le Sisymhrium Sophia L. entoure les fumiers. Les Crépis fœtidaL. , Helminthia echioïdes Gœrt., et Verbascumvirgatum With. bordent les chemins, et le rare Cynanchum scutum L. , qui grimpe sur le talus des digues, y fleurit peu et n'y fruetifie jamais. Du sommet de ces digues énormes, qui protègent la route contre les fureurs de la tempête, et sans lesquelles l'île aurait été bien des fois coupée en deux , on jouit du spectacle curieux de la pêche de la Seiche , pratiquée en grand par les habitants des côtes pendant quatre ou cinq marées nocturnes du mois de mai , et de celle du Sart , faite par les cultivateurs de l'île pendant tous les mauvais temps. J'ai souvent assisté à la première de ces pêches , et j'en ai toujours été ravi. Qu'on se figure le.pertuis d'Anliochc illuminé depuis Sainte- ( 59 ) Marie jusqu'à Ars, c'est-à-dire sur une longueur de près de six lieues; les rochers de Chassiron et de Saint-Denis-d'Oleron entourés d'un ru- ban de feu ; la Grand-Bouche deChanchardon, s'avancant dans la mer à plus de cinq kilomètres , couverte de centaines de fanaux réunis en groupe ou isolés ; les torches et les brandons dessinant des images fan- tastiques ; les cris et les rires excités par les incidents de la pêche; l'ac- coutrement des pêcheurs , les lumières des phares , — tout cela , joint au murmure des flots et à l'air pur qu'on respire, laisse au spectateur un souvenir ineffaçable. La récolte du Sart diffère essentiellement de l'autre pêche en ce qu'elle s'effectue à toute heure et presque toujours à la pleine mer. Elle est aussi beaucoup plus pénible et plus fatigante. Des centaines de charrettes vides ou en charge, de chevaux munis de bâts, d'hommes, de femmes et d'enfants armés de râteaux et de truants, peuplent la côte et disputent à la vague le précieux engrais destiné à apporter, avec l'azote , la ferti- lité dans les terrains épuisés. Plus le vent souffle d'Ouest avec violence, plus la scène est animée; on oublie la bise piquante et, quelque temps qu'il fasse , pêcheurs et pêcheuses se mouillent jusqu'à la ceinture pour emplir au plus vite la charrette, aller la décharger, souvent jusqu'à l'ex- trémité de l'île, et revenir au butin qui ne coûte que la peine de le récolter. Voyez-vous, à deux kilomètres devant nous, cette belle flèche bico- lore, et plus loin cette tour majestueuse? Monuments remarquables chacun dans son genre : l'un , le clocher gothique d'Ars , rappelle la domination anglaise dans nos provinces, et surmonte une église ornée d'un beau portail du XII' siècle , et d'une table de communion enrichie de sculptures qui rappellent la meilleure époque de la Renaissance; l'autre, le phare des Baleines, de construction moderne, mérite à juste titre les éloges des nombreux étrangers qui viennent le visiter. La lumière projetée par sa lampe équivaut, à l'aide de sa coupole en cristal , à 4,000 becs de gaz réunis et avertit les navigateurs de ne pas approcher de trop près les parages dangereux qui l'avoisinent. Son gigantesque escalier en granit , l'agréable jardin qui l'entoure, l'aména- gement et la propreté qu'on observe dans tous les détails , en font un monument digne des plus belles villes de France. Ars se recommande au touriste par un excellent hôtel , et au botaniste par quelques bonnes plantes, Crépis selosa Hall, qui se trouve devant ( 60) le moulin des Sœurs; Rubia linctorum L. sur les murailles de la rue d'Angleterre; Pallenis spinosa Cass. près du port; Ecballium Elaterium Rich., avec Leonurus Cardiaca L. sur les bords du chemin qui conduit à l'usine au ciment. Laissant de côté plusieurs plantes que j'ai déjà énu- mérées , je pourrais citer encore dans les dunes Crépis bulbosa Tausch , Allium polyanthum Rœra. et Sch., et Linaria arenaria DG. On y a encore trouvé parmi les individus normaux du Muscari como- sum Mill. sa variété monstroswn, dont les bulbes transportées dans un jardin ont continué d'y donner de magnifiques épis violets; ce résultat permet de supposer que l'horticulture a trouvé toute faite cette monstruo- sité, dont elle n'a eu qu'à s'emparer pour la multiplier. J'ajouterai, comme justification de mon opinion, que j'ai récolté à Migré, près de Saint-Jean-d'Angely, il y a cinq ans , un échantillon magnifique de la même plante, ne différant par aucun caractère de celui de l'Ile de Ré. J'ai découvert en 1858, pendant l'hiver, dans les terres franches des environs de la raffinerie de sel , près des moulins de La Grelière , une belle liliacée dont je ne pouvais, au premier aspect, déterminer le genre; j'en attendis avec impatience la fleuraison et, chaque dimanche, je ne manquai pas de lui rendre ma visite; mais, grand fut mon désapointe- ment en la voyant se flétrir sans avoir fleuri , et m'ôter ainsi tout moyen de détermination. L'année suivante je l'envoyai à M. Lloyd, qui ne l'a- vait jamais vue dans notre région , et qui la rapporta à V Allium magi~ cum L., dont MM. Grenier et Godron font une variété de Y Allium nigrum de leur Flore. Tout en .respectant l'opinion de ces habiles botanistes sur cette belle plante, je demande instamment qu'elle soit élevée de nou- veau au rang d'espèce dans la Flore de l'Ouest de la France , parce que le type bulbifère est le seul qui s'y reproduise constamment; d'après les renseignements que j'ai pris près des paysans pour qui elle est un fléau, surtout à Loix, et d'après mes propres recherches, je suis assuré qu'elle ne donne jamais de fleurs. Le cultivateur, la rangeant au nombre des végétaux les plus nuisibles , cherche à la détruire ; mais le moyen qu'il emploie, au lieu d'en amener la destruction, ne fait qu'en favoriser la propagation. Il se contente, à la fin du mois de mai, de l'étendre sur le sol après l'avoir arrachée , et ne s'imagine pas que l'appareil qui remplace son fruit, composé de cinq ou six caïeux, donnera très-certai- nement naissance, l'année suivante, à tout autant d'individus. Les champs , les vignes et les fossés bordant là route qui nous conduit (61 ) aux Baleines , en approchant de Saint-Clément , nous offriront les Calen- dula arvensis L. , Phy salis Alkekengi L. , Inula graveolens Desf. , Lepi- dium lalifolium L. , et deux plantes rarissimes dans nos provinces, Ranunculus trilobus Desf. , et Ranunculus muricatus L. Arrivés à l'extrémité nord-ouest de l'île, nous visiterons le phare que nous apercevions depuis longtemps , nous gravirons les 272 marches qui conduisent au bel appareil d'éclairage d'une valeur de 90,000 fr. , et nous jouirons d'un point de vue qui sera comme une récapitulation de tous ceux qui se sont offerts à nos yeux, depuis notre départ de La Flotte. Nous y verrons , lors de la marée basse , une multitude de pêcheurs courir en tous sens sur la vaste plaine de rochers qui s'étend du côté de ce phare en granit, debout à trois kilomètres devant nous, au milieu de ces écueils si redoutés des marins et témoins muets de tant de drames terribles. Des hommes , des femmes , des enfants , tout le monde y trouve place et chacun profite d'une provende qui n'a point coûté les soins que réclame une récolte terrestre. C'est à la suite de ces hardis enfants de l'Océan , ma boîte de fer-blanc en bandoulière , de mauvais souliers aux pieds, que j'ai passé, le plus loin possible de terre , de délicieux mo- ments à la recherche des Algues, des Zoophytes et des Mollusques. J'ai même plus d'une fois profité de l'obligeance du garde-phare en chef pour me faire conduire au pied de la Tour en mer, dont les alen- tours découvrent seulement une ou deux fois par an et pendant vingt- cinq minutes au plus. C'est là qu'une herborisation demande de la pru- dence , et qu'il faut faire attention au moment où le flot de la mer suc- cède au jusant. On a peine à faire cent pas avant que les eaux aient monté quelquefois de plus d'un mètre. Une promenade dans ces parages inhospitaliers ne peut s'effectuer que par un beau temps ; si le vent souffle de l'Ouest, du Nord ou du Nord- Ouest , la mer est furieuse et précipite en mugissant ses lames gigantes- ques le long des parois du phare qui la domine et qui , impassible au milieu de ce mouvement terrible , semble jeter un défi au démon des tempêtes. Les courts loisirs de ma vie sont constamment occupés par l'étude des sciences naturelles, et je n'ai pas tardé à reconnaître , grâce à la correspondance , aux conseils et aux encouragements de quelques hom- mes éminents . que, quelque petit qu'on soit, on est pourtant toujours en état de se rendre utile. Cette pensée , en augmentant chaque année ( 62 ) mon zèle pour les herborisations , m'a conduit à la découverte de plu- sieurs produits d'une certaine importance locale. Je n'ai pas la préten- tion d'avancer que j'ai toujours eu la facilité d'étudier les objets que j'a- vais récoltés; j'ai parfois fait, pour cela, de trop amples moissons. Et d'ailleurs trois choses indispensables me font malheureusement défaut : du temps, une instruction supérieure et des livres ; mais, grâce à Dieu, mon amour-propre ne m'ayant jamais porté à cacher ma faiblesse , j'ai fait et je ferai toujours profiter du fruit de mes recherches ceux qui sont plus heureux que moi, en leur faisant hommage des échantillons qui pour- ront remplir un vide dans leurs collections ou dans les musées publics. C'est ainsi que, me bornant au rôle de simple préparateur, j'ai com- posé un herbier marin de la Charente-Inférieure , dont M. James Lloyd , le célèbre botaniste de Nantes, a bien voulu opérer la classification. Dans l'espace de deux ans, j'ai préparé plus de 1,500 échantillons représentant plus de 160 espèces, et je les tiens à la disposition de tous les amateurs d'hydrophytes , qui y trouveront les Fucus et les Cystoseira noirâtres, les Laminaria aux larges et longues frondes, les Dumontia, les Halymenia et les Delesseria aux couleurs éclatantes ; le Chondrus cris- pus Lk. , préparé en grand dans les villages d'Ars pour le soulagement des phthisiques, et avec lequel on fait d'excellentes confitures ; les Geli- dium aux nombreuses variétés, les Lomentaria, les Plocamium et les Laurencia aux riches teintes pourpres et rosées , les Corallina à l'épi— derme calcaire , les Dietyola et les Padina ornées de dessins symétri- ques; des Ulva du plus beau vert, des Porphyra d'un violet admirable , des Codium au tissu spongieux , des Ceramium délicats, ornés de milliers de perles empourprées, des Polysiphonia , des Ectocarpus, des Conferva, genres provenant tous des rochers des Baleines , ainsi que les précieuses espèces suivantes : Callithamnion byssoïdeum Arn., Kalymenia renifor- misL Ag., Nitophijllum verlicolor H., Dasya arbuscula Ag., Cladophora pellucida Ktzg. , Delesseria sanguineahamx., Bryopsis arbuscula Lamk., Griffithsia corallina Ag., Polysiphonia parasilica Grev. Mes cartons doivent aussi à la Côte-Sauvage et au courant du Gulfstream beaucoup d'espèces récoltées sans indication de localité ; parmi ces der- nières figurent les Rytiphlœa tinctoria Ag. qui m'avait été signalé par M. Chevallier, botaniste de la Rochelle, à qui je dois bon nombre de renseignements utiles sur la récolte et la préparation des plantes, Ryti- phlfca complanata Ag. , Soliera chordalis Ag. , Gelidinm carlilagineum ( 63 ) Gaillon , originaire des mers tropicales; Culteria adspersa Ag. , des environs de Bayonne; Corallina squamata Eli. et Sol. , Wrangelia mul- tifida J. Ag. Si nous eussions fait nos préparatifs pour une course en mer, je vous aurais piloté avec bien du plaisir , cher lecteur , dans ce dédale de pré- cipices et de casse-cous ; vous auriez jugé vous-même des innombra- bles productions de la mer , des animaux aux formes bizarres qu'elle nourrit, et de la richesse des cavernes tapissées de milliers d'êtres d'une nature ambigiie. Remettons à une autre fois cette promenade; prenons le plateau du Nord pour traverser ensuite les dunes de la Conche, remarquables par la présence des MeliloUis alba Desv. , Santolina incana Lamk., Brassica Cheiranthus "Vill. , Silène Otites Smith. Descendons dans les prés humi- des qui nous séparent des marais salants et dont la végétation est carac- térisée par les Epilobium, les Scirpus , les Car ex , les Samohis Vale- randi L. , et Rosa sempervirens L. Nous nous hâterons de traverser le bourg des Portes pour récolter, près du poste des douanes, le majestueux Lavatera arboreah. et l'hum- ble Ononis redinala L. Après que le Garde-pêche nous aura jetés sur l'autre rive du Fief- d'Ars au moyen de son canot , nous traverserons la plaine de Loix où pullule YAllium magicum L. , et nous arriverons au Groin , petit monti- cule herbeux où semblent s'être donné rendez-vous toutes les raretés delà Flore Rétoise : Rosa canina L. , forme des haies , avec Adenocar- pus complicakis Gay, Echium pyramidale Lapeyr., Bartsia bicolor DG., Silène gallice L., Trifolium angustifolium Huds., Buplevrum arislatum Bart. , Meliloliis alba Desv. , Sinapis incana L. et Medicago falcata L. , émaillent la pelouse et ne laissent au botaniste que l'embarras du choix. Mais ce n'est pas tout , car j'ai réservé , pour le couronnement de no- tre course , une récolte excellente , un vrai trésor , le Trifolium stella- tum L. , qui n'est signalé par aucune flore dans nos contrées , et qu'on chercherait en vain à cent lieues à la ronde. La localité de cette intéres- sante légumineuse est très-restreinte , mais néanmoins très-propice à sa conservation. C'est un terrain appartenant au Génie militaire , et qui n'est utilisé que pour le pacage de deux ou trois vaches, seuls ennemis de notre belle espèce. ( 64 ) Donnons un coup-d'œil à la vaste Fosse-de-Loix , dont la sûreté et l'accessibilité lui ont valu, de la part des marins, le surnom de Porl- du-Salut. Admirons l'ensemble magnifique que présentent ces trois-mâts, ces goélettes, ces bricks et ces cent barques aux voiles carrées et trian- gulaires , que le mauvais temps a obligés de lui demander un asile contre l'agitation de la mer et la fureur des vents. Profitons du bac du Passage, et après vous avoir reconduit à Saint-Martin par les marais salants, je vous dirai adieu, cher lecteur, non sans vous réitérer mes offres de service pour une herborisation vraiment marine. Ars, He-de-Ré, Décembre 4 860. £. LEMARIÉ. *© Août 1961, NOTE SCR UNE TERRE VÉGÉTALE PROVENANT DE Lt PETITE, CHAINE CONNUE SOUS LE NOM DE L'ALARIC (Aude) Par M. E. JACQUOT Ingénieur en chef îles mines . membre titulaire. Dans une note présentée à la Société Linnéenne au commencement de cette année, j'ai montré, par un exemple emprunté aux collines de la Clape, près Narbonne, l'impossibilité où l'on se trouve de faire dériver, par voie de décomposition chimique, le sol arable de cette localité de la roche calcaire qu'il recouvre. Cet exemple n'était qu'un cas particulier d'un fait très-répandu que l'on peut caractériser en disant qu'en général, le sol arable se distingue nettement par sa composition du terrain sous- jacent; ce qui suffit à établir son indépendance par rapport à ce ter- rain. J'en ai donné de nombreuses preuves dans ma Statistique agrono- mique de l'arrondissement de Toul. La reconnaissance de l'indépendance de la terre végétale pouvait seule assigner aux cartes agronomiques un but bien défini; aussi, cette idée fut-elle accueillie avec faveur par la plupart des géologues chargés d'exé- cuter de semblables cartes. Toutefois , elle ne paraît pas encore être acceptée par tous , car, d'après une note qui m'a été signalée par l'ho- norable M. de Caumont, à l'époque de la réunion du Congrès scientifique à Bordeaux, et qui était destinée à prendre place dans l'Annuaire de l'Ins- titut des Provinces, le sol arable des terrains calcaires ne serait autre chose que le résidu d'une sorte de lavage opéré sur ces terrains par les eaux météoriques. Cette note m'a paru avoir d'autant plus de portée qu'elle émanait, du professeur chargé d'enseigner l'agronomie à l'Ecole impériale des Mines , à Paris. Il y a d'excellentes raisons à opposer à l'appréciation qu'elle renferme, Tome XXIV. ( 3' Série : T. IV. — 2 e Livraison) 6 ( 60) appréciation du reste purement théorique ; car, comme on peut le re- marquer, les partisans de la décomposition du sol géologique se tiennent dans les généralités et n'ont pas encore publié une analyse de terre vé- gétale à l'appui de leur manière de voir. Je suis même disposé à croire qu'ils n'ont pas même entrepris dans ce but un seul essai par le procédé qu'a préconisé Berlhier et qui consiste à isoler les éléments constitutifs du sol arable au moyen d'une simple lévigation ; autrement ils auraient infailliblement trouvé parmi ces éléments, et cela d'une manière très- distincte, des matériaux tels que grains d'hydroxide de fer ou petits ga- lets de quartz qui y existent presque toujours et ne se rencontrent que très-rarement dans le sol géologique. Il faut également reconnaître que si l'hypothèse de la formation de la terre végétale par voie de décompo- sition était exacte, dans les contrées où les couches sont inclinées et affleurent par leurs tranches, celle-ci devrait être influencée dans sa constitution, en passant d'une assise à une autre, car il y a bien peu de formations ou d'étages géologiques qui soient composés de roches abso- lument semblables sous le rapport chimique. Or c'est précisément le contraire que l'on observe et l'on voit, dans la plupart des cas, le dépôt meuble superficiel s'étendre, avec une constance de décompo- sition très-remarquable , sur des assises qui n'ont entre elles aucune analogie. Dans l'état où se trouve la question , je pense que le meilleur moyen de réfuter les théories qui ont eu cours jusqu'ici dans la science, consiste à multiplier les exemples , en les choisissant de préférence parmi ceux qui sont caractéristiques, c'est-à-dire parmi ceux qui offrent, entre le sol géologique et la terre végétale, une opposition assez tranchée pour qu'il soit impossible de les confondre. Celui qui fait l'objet de celte note, sans être des plus significatifs , l'est toutefois assez pour ne laisser aucune place au doute. M. Durieu de Maisonneuve, qui m'a déjà procuré la terre de la Clape et à qui je ne saurais adresser trop de remerciements pour l'obligeance qu'il met à me fournir des occasions de poursuivre ma démonstration, a rapporté d'une de ses courses botaniques, un échantillon de la terre végétale de la petite chaîne dite l'Alaric(Aude), ainsi qu'un fragment de la roche calcaire sous-jacente. Le point où ces échantillons ont été re- cueillis est situé sur un plateau vis-à-vis du bourg de Capendu et non loin du sommet de la montagne. M. Durieu en estime approximativement l'altitude à 450 mètres. (67 ) La roche se montre au jour à-peu-près partout : c'est un calcaire gri- sâtre, très-dur, grenu, un peu lamellaire et tout criblé de nummulites. D'après la description que M. d'Archiac a donnée du terrain nummuli- tique de l'Alaric (Bulletin de la Société Géologique, séance du 16 Mars 1857), il serait disposé en forme de voûte, présentant les assises infé- rieures vers le sommet et les plus modernes sur les flancs, ce qui ten- drait a classer la roche dont il s'agit parmi les premières. Elle reproduit assez bien en effet le faciès que ce géologue assigne aux calcaires de son groupe inférieur, calcaires qu'il qualifie de très-durs et peu altéra- bles par les agents atmosphériques. Je dois dire toutefois que je n'ai point rencontré, dans l'échantillon qui accompagnait la terre de l'Alaric, les miliolites qui sont, à ce qu'il paraît, très-communes dans le groupe inférieur de M. d'Archiac. Mais pour l'objet que j'ai en vue, c'est bien moins le niveau occupé par la roche dans la série nummulilique que sa composition qu'il im- porte de connaître. L'ayant attaqué par l'acide chlorhydrique, j'ai reconnu que c'était un calcaire un peu magnésien , renfermant une faible propor- tion de sable quartzeux , d'argile et d'oxide de fer; sa composition exacte rapportée à 1 gramme est représentée par le tableau suivant : Carbonate de chaux 0896 Id. de magnésie 067 Sable et argile avec un peu de silice 024 Alumine. . .. 005 Oxide de fer 008 Total. . 1 000 Quant à la terre végétale de l'Alaric , elle est de couleur brunâtre , en petits grumeaux qui s'égrènent avec facilité sous les doigts et dans les- quels on reconnaît à priori une très-forte proportion de sable. Elle est mélangée d'une assez grande quantité de détritus végétaux. On y remar- que aussi quelques fragments calcaires, qui proviennent évidemment de la désagrégation de la roche sous-jacente. L'essai a été entrepris sur 200 grammes. On a d'abord fait dessécher la terre à une température un peu supérieure à 100° C. pour connaître l'eau hygrométrique ; puis on l'a traitée par la lévigation , en suivant le procédé décrit par Berthier. On l'a ainsi divisée en quatre lots qui rap- portés à 100 parties, pèsent respectivement : (68 ) N° 4. Fragments recueillis sur le tamis de crin 8 P 60 N° 2. Sable brun , assez fin , resté sur le tamis de soie. ... 58 50 N° 3. Sable très-fin, également brun, obtenu par lévigation. 6 55 N° 4. Argile brune, restée en suspension dans l'eau et rete- nant encore du sable très-fin qu'il est impossible d'isoler. ..1915 Eau hygrométrique 7 20 Total 100 00 Le lot n° 1 est principalement, composé de petits débris calcaires. On y remarque aussi quelques gros grains de quartz et des détritus végétaux. Dans les lots n os 2 et 3 réunis , on a trouvé pour 1 gramme : Sable quartzeux , fin , légèrement micacé 0^834 Oxyde de fer 030 Chaux 042 Total 906 Le n° 4 renferme : Argile blanche , avec du sable très-fin 0^636 Oxyde de fer ... . 0110 Chaux 022 Total 768 En réunissant ces diverses données, on établit , de la manière suivante, la composition détaillée de la terre de l'Alaric : Sable quartzeux, fin, légèrement micacé 54 p 25 Argile, et sable très-fin 12 18 Hydroxide de fer 4 33 Calcaire faiblement magnésien, en fragments grossièrement arrondis : . . 8 60 Carbonate de chaux à l'état de sable 4 89 Id. en particules ténues 75 Eau et matières organiques (Eau hygrométrique 7,20). . . 15 00 Total . 100 00 (69 ) La terre de l'Alaric est donc principalement composée de sable quart- zeux assez fin, auquel s'ajoutent des détritus provenant de la roche sous- jacente. En rapprochant les résultats de l'analyse de cette terre de la compo- sition du terrain calcaire sur lequel elle repose, on peut remarquer qu'il n'est pas absolument impossible de faire dériver la première du second , puisque celui-ci renferme environ 8 */ 2 p. °/ de matières non solubles dans l'eau chargée d'acide carbonique et analogues, du reste, à celles que l'on retrouve dans le dépôt meuble superficiel. Aussi, comme je l'ai du reste déclaré en commençant , l'exemple choisi n'est-il pas complètement décisif pour réfuter la théorie de la formation du sol arable par voie de décomposition chimique. Toutefois, il n'est pas hors de propos de faire remarquer à quelles conséquences forcées on arrive, quand on veut expliquer par une sorte de lavage la production d'une terre végétale analogue à celle de l'Alaric. Cette terre a une pesanteur spécifique de 2,25. Je n'en connais point l'épaisseur moyenne ; mais je la supposerai uniformément répandue à la surface de la roche sur une hauteur de trois centimètres seulement, qui est bien inférieure à la puissance que possède en général le dépôt meuble superficiel. La pesanteur spécifique du calcaire étant de 2,70, on trou- vera par un calcul très-simple que la production d'une pareille couche de terre végétale suppose la dissolution ou l'ablation de la roche cal- caire sur une profondeur de m 82. Il serait tout-à-fait illogique de rechercher quelle est la masse d'eau saturée d'acide carbonique, telle qu'on peut en produire dans les labo- ratoires , nécessaire pour effectuer cette dissolution , attendu qu'il n'existe pas d'eau semblable dans la nature. Mais prenons provisoirement pour poursuivre notre calcul , celle qui sort des terrains calcaires à l'état de source, sauf à introduire ultérieurement dans nos résultats une correc- tion facile à motiver. D'un grand nombre d'analyses que j'ai compulsées, il résulte que cette eau renferme en moyenne environ 15 centimètres cubes d'acide carbonique et 0,15 de carbonate de chaux par litre ou kilogramme, soit— oït- D'après ces données, la hauteur de la colonne d'eau nécessaire pour produire la dissolution sur l'épaisseur indiquée serait de 6.666 X 2,70 X 0,82 ou 14,758 mètres, chiffre déjà bien respectable, mais qui ne représente cependant qu'une fraction, et une fraction très-faible de la masse d'eau capable de produire le résultat cherché. ( H>) Il suffit en effet de jeter un coup-d'œil sur les conditions dans lesquelles les eaux de sources des terrains calcaires se chargent de principes mi- néraux, pour montrer que ces conditions sont bien'loin d'être applicables au cas que nous considérons. Provenant, pour la plus grande partie, des eaux météoriques qui se condensent sous forme de pluie ou de rosée dans les couches d'air les plus voisines de l'enveloppe superficielle du globe, les eaux de sources ne contiennent originairement que des quan- tités très-faibles d'acide carbonique; mais en traversant la terre arable elles se trouvent en présence de matières végétales ou animales en dé- composition, et à leur contact elles se chargent de ce gaz. On aurait toute- fois tort de croire que parvenues dans les assises du sous-sol sur lesquelles repose immédiatement la terre végétale, elles renferment déjà 0,25 de carbonate de chaux par litre. Elles n'arrivent à cette teneur qu'après avoir parcouru dans la roche calcaire un long trajet et avoir séjourné pendant longtemps dans les fissures qui leur servent de canaux. En un mot, la dissolution du carbonate de chaux ne s'effectue dans les terrains calcaires qu'avec une grande lenteur, comme cela a lieu pour tout corps placé en présence d'un liquide dans lequel il est peu soluble. D'où il faut conclure que prendre, pour résoudre le problême posé, comme nous l'avons fait plus haut, de l'eau contenant 0^,15 de carbonate de chaux par litre , c'est faire une hypothèse toute à l'avantage de la théorie que nous combattons. Nul doute donc sur la nécessité, pour se placer dans la réalité, d'in- troduire , dans le chiffre résultant de nos calculs, une correction des- tinée à le relever. Nous avouons que nous ne possédons aucun élément qui nous permette de calculer exactement cette correction. Toutefois, en tenant compte des raisons que nous venons de faire valoir, nous croyons que l'on peut , sans crainte d'erreur, admettre que les eaux qui agissent sur les couches situées immédiatement au-dessous de la terre végétale ne renferment pas au-delà de la dixième partie du carbonate de chaux contenu dans celles qui nous ont servi de terme de comparaison. Il en résulterait donc que la hauteur d'eau nécessaire pour produire l'ablation d'une roche calcaire analogue à celle de l'Alaric sur une épais- seur de m 82 et la production d'une couche de terre végétale n'ayant pas plus de trois centimètres d'épaisseur, c'est-à-dire presque insignifiante et certainement incultivable , que celte hauteur, dis-je, ne serait pas moindre de 147,580 mètres. Un pareil chiffre est, il faut bien le reconnaître, la meilleure réfuta- ( "H ) tion à opposer à la théorie contre laquelle nous nous élevons. Ce n'est pas que nous mettions en doute qu'une masse d'eau aussi considérable n'ait pu tomber sur la montagne de l'Alaric depuis l'époque sans doute déjà fort ancienne où elle a été émergée; mais qui ne voit de suite qu'un volume d'eau de cette importance ne peut s'abattre sur un terrain quel- conque, fût-il en plaine , sans produire à la surface du sol de nombreu- ses dégradations et sans enlever beaucoup de terre végétale? A la suite des orages et de toutes les pluies intenses de quelque durée, les cours d'eau se chargent de détritus minéraux; ils en déposent une partie sur leurs berges et entraînent le reste par les fleuves jusqu'à la mer. C'est un phénomène dont nous sommes journellement témoins et dont nous pouvons jusqu'à un certain point mesurer les effets. On se tromperait fort si on croyait que cette cause de dégradation est aussi in- signifiante que celle à laquelle on attribue la formation de la terre végé- tale. Il est facile de démontrer, au contraire, que la première est incom- parablement supérieure à la seconde, de telle sorte que, les pluies entraînant à la surface du sol plus de terre végétale qu'elles ne peuvent en produire par la dissolution de roches calcaires , on est bien obligé de reconnaître que la théorie qui lui attribue ce mode de formation manque tout-à-fail de base. On a calculé le volume de limon que quelques fleuves entraînent an- nuellement à la mer. Il suffit, pour s'en rendre compte, de mesurer le débit journalier du cours d'eau , ainsi que la quantité moyenne de vase qu'il renferme. En répartissant ensuite la masse obtenue sur la surface du bassin, on obtient la déperdition annuelle du sol par l'effet des pluies, ce que l'on pourrait appeler son ablation moyenne. Remarquons, en passant, que le chiffre ainsi obtenu ne représente qu'une limite minima pour la déperdition de toutes les parties élevées des continents, puisqu'on fait entrer seulement en ligne de compte le limon entraîné par un cours d'eau important, et qu'on néglige les dépôts qui s'effectuent le long des rives de tous ses affluents , dépôts qui sont également empruntés aux terrains supérieurs. Il ne faut pas non plus perdre de vue que l'ablation est bien loin de s'effectuer d'une manière uniforme dans toute l'étendue d'un même bassin. Les régions élevées , les terrains en pente sont beau- coup plus affectés par les eaux qui ruissellent à la surface du sol , que les plateaux et les contrées basses. Toutefois les chiffres auxquels les calculs conduisent , donnent une idée suffisamment approchée de la puissance d'action de cette cause de dégradation, pour montrer qu'elle ( 72 ) est d'un ordre beaucoup plus élevé que celle à laquelle on altribue la production de la terre végétale. Nous ne possédons aucun renseignement sur le bassin de l'Aude, auquel l'Alaric appartient; mais il nous sera facile de montrer, par deux exemples empruntés l'un au Rhin, l'autre à la Garonne, avec quelle rapidité s'opère la déperdition du sol arable produite par les eaux météoriques. Dans un mémoire intitulé : Observations sur les alluvions anciennes et modernes d'une partie du bassin du Rhin, M. Daubrée, membre de l'Ins- titut, donne, d'après des renseignements puisés à des sources officielles , l'ablation de la partie de ce bassin comprise entre les lacs de Suisse et le pont de Kehl ; il l'évalue à 0,06 millimètre par année. A ce compte, on trouvera, par un calcul très-simple, qu'il ne faudrait que cinq siècles pour faire disparaître complètement une couche de terre végétale ayant , comme celle que nous avons prise pour point de départ de nos apprécia- lions, trois centimètres d'épaisseur. D'un autre côté, nous avons vu que pour produire une pareille couche par voie de dissolution , une colonne d'eau de 147,580 mètres serait nécessaire, laquelle, à un mètre par année, représente une période de 147,580 années ou 1475 siècles. La destruction de la terre végétale par les eaux météoriques s'opère donc 295 fois plus vite que sa formation par les mêmes agents. Cette diffé- rence dans l'intensité des moyens d'action n'a point échappé à M. Daubrée, et c'est avec beaucoup de raison qu'il a fait remarquer dans le mémoire auquel nous avons emprunté ces données, que « le résidu des plantes qui » avec les détritus de la roche sous-jacente composent la terre végétale, » contribue avec eux, mais pour une bien faible part seulement, à com- » penser la perte des régions élevées des continents. » La Garonne nous fournit des résultats encore plus concluants. L'abla- tion du bassin de la Garonne n'a jamais, à notre connaissance, été cal- culée; mais nous avons trouvé dans un mémoire de M. Baumgarten sur la navigation fluviale de cette rivière , lequel est inséré dans les Annales des Ponts et Chaussées pour 1848 , tous les renseignements nécessaires pour l'apprécier avec certitude. Il résulte en effet d'une longue série d'observations journalières exécutées à Marmande par cet Ingénieur, que le volume du limon charrié par la Garonne dans ce point de son parcours est de 5,204 | 440 mètres cubes par année. Nous estimons, en nombre rond , à 489 myriamètres carrés ou à 48,926,000,000 mètres carrés l'étendue du bassin de celte rivière et de ses affluents arrêtés à Marmande. Si l'on répartit d'une manière uniforme sur cette étendue le volume de ( 73) vases entraîné par le fleuve, on trouve que la perte annuelle ou l'ablation du bassin est presque exactement de 0,41 millimètres, chiffre presque double de celui qui correspond au Rhin entre les lacs de Suisse et le pont de Kehl, et qui s'explique par la proportion plus considérable des régions montagneuses renfermées dans le premier bassin. Avec une dé- perdition annuelle de mm 11, une couche de terre végétale de 3 centi- mètres d'épaisseur est détruite en 273 ans, un peu moins de trois siècles. Que si l'on vient à comparer ce nombre d'années à celui que nous avons donné plus haut comme étant nécessaire pour la production d'une pareille couche de sol arable par voie de dissolution , on trouve qu'ils sont, entre eux , comme 1 est à 540; ce qui revient à dire que les eaux capables de former une assise de terre végétale de 1 mètre d'épaisseur, en feront disparaître dans le même temps 540 mètres. Ces considérations nous paraissent établir, d'une manière irréfragable, que les orages, les pluies , en un mot les eaux météoriques, enlèvent à la surface du sol de toutes les parties élevées des continents, beaucoup plus de terre végétale qu'ils ne peuvent en produire , et que par suite, il est tout-à-fait illogique d'attribuer à une pareille cause la production de cette dernière. DE LA PRÉSENCE DU SULFATE DE PLOMB DAMS LES MINES DE SULFURE DE PLOMB DE KEF-MM-THEBOUL PRÈS DE LA CALLE EN ALGÉRIE Par feu M. MARCEL DE SERRES Professeur à la Faculté des Sciences de Montpellier, correspondant Parmi les minerais intéressants qui nous ont été adressés récemment de l'Algérie, nous avons particulièrement remarqué un échantillon de sulfure de plomb ou galène recouvert par une poussière ou une terre pulvérulente d'un gris-jaunâtre; les caractères de cette terre nous ont paru tout-à-fait analogues à ceux du sulfate de plomb terreux des mines de Paillères, près d'Alais (Gard). Comme ce sulfate encore fort rare est d'une exploitation avantageuse, nous avons mis un assez grand intérêt à nous assurer si les caractères (M.) . extérieurs ne nous avaient pas trompé et si le minerai de l'Algérie était réellement un sulfate de plomb comme celui des environs d'Alais. Il nous a suffi pour cela de traiter le minerai de l'Afrique à chaud par le tartrate d'ammoniaque, afin d'opérer la dissolution du sulfate, si ce sel existait comme nous le présumions dans l'échantillon à examiner. Cette dissolution ayant eu lieu , nous avons reconnu la présence du plomb par les procédés ordinaires. Nous avons ensuite chassé par la chaleur le tartrate d'ammoniaque; nous avons ajouté et calciné dans un petit creuset le résidu avec du car- bonate double de potasse et de soude. Nous avons ainsi obtenu un pro- duit qui , repris par l'eau , nous a donné une partie soluble. Nous y avons reconnu la présence de l'acide sulfurique , qui nous a fourni par les sels de baryte, un précipité insoluble dans un excès d'acide azotique. La partie insoluble reprise par l'acide nitrique a donné un précipité blanc par l'acide chlorhydrique et l'acide sulfurique, coloré en jaune par le chromate de potasse , en blanc par le prussiate de potasse , enfin en noir par l'hydrogène sulfuré. Nous avons du reste obtenu , dans une liqueur acide, tous les carac- tères du plomb ; ce qui nous a prouvé que le tartrate d'ammoniaque avait enlevé au minerai de l'Algérie, du sulfate de ce même métal. . Nous ferons remarquer que comme le sulfure de plomb est insoluble dans le tartrate d'ammoniaque, la présence du plomb dans la dissolution ne saurait être attribuée à ce sulfure, ce qui démontre encore que la substance des environs de la Galle ne contient qu'un sulfate et non un sulfure. Nous nous sommes ensuite assuré que ce sulfate se trouvait, en Afrique, accompagné d'une grande quantité de minerais ferrugineux , ce qui nous a peu surpris , ce genre étant l'un des plus communs et des plus ré- pandus. Le sulfate de plomb provenant de la décomposition ou du sulfure du même métal du continent africain , a les plus grands rapports avec le minerai de Paillères près d'Alais. L'un et l'autre dont la composition est la même, ont aussi une semblable origine, et par suite les plus grandes analogies, considérés du moins sous le rapport de leurs carac- tères extérieurs. Les deux sulfates se présentent, en effet, sous la forme pulvérulente. Ils sont composés d'une grande quantité de petits grains peu adhérents les uns aux autres et se résolvant facilement en poussière ou terre d'un gris légèrement jaunâtre. Ces rognons, dont les plus gros ne ( 75 ) dépassent guère les dimensions de plomb de chasse, sont souvent frac- turés dans leur intérieur par des noyaux de sulfure de plomb, qui par leur décomposition, ont produit les sulfates du même métal dont ils sont entourés. Nous ignorons si les sulfates de l'Algérie s'y trouvent sous la forme d'amas ou de filons , et surtout si la puissance de ces derniers est com- parable à celles des filons de Paillères; puissance qui , d'après M. Simon qui les a longtemps exploités , n'est pas , dans certaines circonstances , moindre de dix mètres. La reconnaissance que nous venons de faire du sulfate de plomb dans une localité bien connue de l'Algérie , n'aura du reste un grand intérêt, que lorsque les mineurs à portée de cette localité se seront assurés delà richesse et de l'étendue qu'occupent ces mêmes sulfates dans une mine où abonde le sulfure de plomb. C'est uniquement pour attirer leur attention sur ces différentes circonstances et surtout sur la présence de ce sulfate dans les mines de galène si abondamment répandues auprès des mines de la Calle, que nous appelons l'intérêt de ceux qui sentent l'importance qu'aurait, pour l'Algérie, la découverte , dans des terrains plombeux , d'une substance métallique aussi rare que l'est jusqu'à présent le sulfate de plomb. En effet, cette substance n'est soumise à une exploitation régulière que dans la mine de Paillères près d'Alais (Gard). Les filons de sulfate de plomb exploités dans celte dernière localité ont parfois une très-grande puissance , ainsi que nous l'avons déjà fait observer; c'est aussi la partie de ces mines où les minerais offrent la plus grande épaisseur, trop variable cependant pour en fixer la moyenne. Ce gisement est des plus remarquables, en raison d'un chapeau de fer très-épais enclavé dans les marnes du trias , fer qui provient des pyrites sulfureuses. On en retire du fer de bonne qualité qui sert à fabriquer d'excellents rails, et cela dans l'usine d'Alais; il n'en est plus toutefois ainsi, lorsqu'on arrive à quelques mètres de profondeur au-dessous du fer sulfuré jaune, car pour lors la qualité du minerai ferrugineux change complètement. Les diverses substances métalliques de cette mine du Gard ont éprouvé bien des genres de transformations ; les pyrites ont passé à l'état d'hydro- xide de fer; le sulfure de zinc en calamine, et le sulfure de plomb ou galène en sulfate du même métal. Ces transformations se sont opérées en présence des pyrites , des marnes gypseuses du trias et des dolomies du ( 76 ) lias. Ces diverses substances ont très-probablement exercé une certaine influence sur la[sulfatisation de la galène ; ce phénomène des plus curieux est aussi très-intéressant dans ses divers degrés de complication. Les minerais d'un certain nombre de localités de l'Algérie nous ont présenté des faits d'un assez grand intérêt, quand ce ne serait que relati- vement à leur fréquence. On sait que l'on y a découvert assez récemment du sulfure de mercure ou cinabre dans divers états et sous différentes formes; il y est presque constamment accompagné par le sulfate d'anti- moine ou stibine et des oxydes d'antimoine blanc (Exilèles) ou jaune (Slibiconise). L'association du sulfure d'antimoine avec ces diverses substances mé- talliques est tellement commune, qu'il n'existe presque pas en Algérie de gisement d'antimoine, surtout de sulfure de ce même métal , qui ne pré- sente quelques traces plus ou moins considérables de cinabre , ou de sulfure de mercure. Le sulfure d'antimoine en lamelles d'un éclat métallique des plus bril- lant est celui qui en offre le plus souvent. Ce sulfure est aussi fréquem- ment accompagné par l'antimoine oxydé blanc et jaune. On le voit ainsi disposé dans les mines de Taya ou Taja en Algérie. Il s'y trouve égale- ment en petites baguettes d'un rouge vif, ayant parfois la même allure et la même direction que les lames prismatiques du sulfure d'antimoine, qui leur sont associées. On le voit principalement sous cette forme dans les marnes d'Ain- Babouch , près de Sansan , dans la province de Constantine en Algérie. Il n'en est pas ainsi du sulfure de mercure de Gibel-Maken près de Jemma- pes (I). On l'y rencontre sous la forme d'une poudre d'un rouge assez prononcé, ou d'une terre rougeàtre, qui offre parfois l'aspect d'un pa- rallélogramme assez bien déterminé. On les trouve parfois aussi disposés dans les brèches calcaires du même lieu, c'est-à-dire de Gibel-Maken. On a même observé le sulfure de mercure terreux , d'un rouge vif, dans les recherches nouvellement entreprises auprès de Djebel-Sayefa , dans les environs de Jemmapes en Algérie. Ce sulfure y est accompagné par le peroxyde de fer hydraté ou limonite à poussière jaunâtre. La (1) On observe. également le cinabre terreux d'un rouge vif dans l'antimoine oxydé jaune près de l'Oued Noukhal, où l'on a fait des recherches pour découvrir des subs- tances métalliques. On ne voit pas de pareilles associations entre le sulfure de mercure et l'antimoine , lorsque ce dernier est cristallisé en octaèdres réguliers et transparents, caractère que présentent peu les métaux. ( 77 ) gangue commune aux deux substances métalliques est un carbonate de chaux montrant une certaine tendance à prendre un aspect cristallin. Nous avons cherché à savoir si les relations si habituelles que l'on remarque entre le cinabre et diverses variétés d'antimoine, en Algérie, existait également en Europe ; malgré toutes les recherches que nous avons pu faire à cet égard , nous n'avons pu en trouver un seul exemple dans le dernier de ces continents. Cette circonstance donne une grande importance aux faits qui sont si communs en Afrique et si rares en Europe , et probablement en Asie et en Amérique. OBSERVATIONS SUR LE CYPRIS FUSGA (Strauss) Par I. le D r Alphonse TRÉMEAU DE ROCHEBRUNE CORRESPONDANT Un phénomène d'un haut intérêt physiologique, la reviviscence de certains animaux microscopiques, connus sous le nom de pseudo-ressus- citants, a vivement occupé depuis longtemps l'attention des naturalistes. Spallanzani par ses immortels travaux, mit au jour le premier cette étrange faculté contestée après sa mort par plusieurs naturalistes , mais que les mémoires de MM. Doyère, Pouchet et autres sont venus confirmer dans ces derniers temps , du moins en partie , par un examen sérieux des expériences du savant professeur de Pavie. Indépendamment de la propriété caractéristique de certains genres de plantes (Mousses, Lichens), de reprendre toutes leurs phases végétatives , lorsqu'elles sont soumises à l'influence de l'humidité après un long sé- jour dans les herbiers, les Rotifères, Tardigrades et Anguillules, ainsi que quelques animaux d'un type plus élevé, tels que certains mollusques comme nous l'apprend M. Guérin-Méneville (1), étaient les seuls sur lesquels la reviviscence eût été constatée. (1) Revue et Magasin de Zoologie, t. XI, 2 ms série. 1859. p. 437. — Comptes- rendus des Séances dt l'Académie , du 10 Octobre 1859, sur une note de M. Poucliet, intitulée Nouvelles expériences sur les animaux pseudo-ressuscitanls. ( 18 ) Une observation attentive, suggérée par quelques particularités des mœurs d'un crustacé de la division des Branchiopodes ostracoles , nous a démontré que des animaux de cet ordre jouissent d'une faculté qui , observée à la légère, semblerait identique. Nos recherches ont été faites sur le Cypris fusca (Strauss). D'après les observations de Bosc , à l'époque où les sécheresses absor- bent l'eau des mares que les Cypris habitent le plus ordinairement , ces animaux s'enfoncent dans la vase , ferment hermétiquement leurs valves et attendent que les pluies viennent renouveler l'eau de ces mares (1). Strauss vérifia ce fait. Il plaça des Cypris dans des bocaux au fond desquels était de la vase ; dans les uns il laissa complètement dessécher la vase et tous les Cypris disparurent sans retour; dans les autres il en- tretint cette vase humide , et ils continuèrent de vivre (2). Cette particularité commune à quelques mollusques et notamment aux Limnea peregra et truncalula, était plus que suffisante pour nous enga- ger à expérimenter ; nos suppositions dès-lors furent couronnées d'un plein succès. Nous avions placé dans un vase de terre rempli d'eau, de trois déci- mètres de profondeur sur deux de large, une couche de deux centimètres de sable parfaitement sec , mais ayant séjourné précédemment pendant longtemps dans un aquarium, et cela , dans le but d'étudier la germina- tion de plantes aquaiiques ( Trapa natans, Lin. ). Au bout de huit jours environ, nous ne fûmes pas peu surpris de voir des myriades de Cypris fusca de différents âges parcourir en tous sens le fond et les parois du vase. L'eau maintenue à une température de 15° en moyenne, exposée à un soleil ardent de 30° pendant le jour, diminua peu à peu par l'évapo- ration et finit par disparaître complètement. Le sable, où commençaient à se montrer les traces de quelques végétaux inférieurs , était à ce mo- ment criblé de petits trous, indice de l'enfouissement volontaire des Cypris; un grand nombre de ces crustacés étaient également restés collés à la paroi du vase par suite du retrait de l'eau , et à un décimètre et demi environ au-dessous de l'orifice. Le tout resta dans ces conditions et sous l'influence du soleil le jour, et d'une température de 10 u la nuit, pendant quatorze jours. (t) Histoire naturelle des crustacés et des insectes; Latreille, Suites à Buffon , t. IV. p. 236. (2) Dictionnaire universel d'Histoire naturelle, t. IV, |». 5SS ( ™ ) Aucune trace d'humidité n'existait alors dans le sable , et les Cypris paraissaient complètement desséchés. Nous remplîmes le vase d'eau provenant de la Charente, et nous pûmes noter les phénomènes suivants : Après 2 heures d'immersion. — De nombreux Cypris surnagent, tant ceux collés précédemment aux parois que ceux enfouis dans le sable; les valves, rougeâtres avant l'immersion, ont leur colo- ration normale; les animaux flottent dans une position hori- zontale, placés sur la charnière. 2 heures 10 minutes. — Les valves plongent faiblement par l'extrémité la plus elliptique, et sont légèrement écartées; elles se refer- ment au simple contact d'un corps étranger. 2 heures 20 minutes. — Les valves sont fortement écartées, dans une position perpendiculaire , et plongent à une profondeur de 7 2 millimètre. 2 heures 25 minutes. — Le plus léger attouchement précipite les Cypris au fond du vase ; mais ils remontent rapidement à la surface de l'eau. 2 heures 28 minutes. — Les antennes de la seconde paire (pattes anté- rieures natatoires de quelques auteurs) sont étendues hors des valves. 2 heures 35 minutes. — Les Cypris tombent au fond du vase après avoir opéré un léger mouvement circulaire. 2 heures 40 minutes. — Revenus à la surface , le mouvement circulaire est rapide, puis ils retombent. 2 heures 50 minutes. — Ils sont placés sur la charnière, immobiles, les valves fortement écartées ; on signale un dégorgement de bulles d'air. 3 heures 5 minutes. \ — Les valves se contractent, les antennes s'agitent et les Cypris remontent et descendent perpendiculairement de 2 en 2 minutes , sans mouvement bien marqué. 3 heures 15 minutes. — L'animal exécute une rotation sur lui-même au fond de l'eau. 3 heures 20 minutes. — Les gyrations augmentent , puis l'animal re- ferme ses valves, reste 2-3 minutes stationnaire et recommence ses rotations un instant après. Nombreux dégagements de bulles d'air. 4 heures 40 minutes. — On constate tous les mouvements de l'état nor- ( 80 ) mal ; les Ci/pris nagent avec rapidité et ne diffèrent en rien soit dans leur couleur, soit dans leur vivacité, de ceux qui vivent dans un aquarium où ils ont été conservés pour servir de terme de comparaison. M. Pouchet (1) a posé cette loi : que des animaux secs et absolument momifiés ne peuvent être ressuscites par l'hydratation. La vérité de ce principe nous est démontré par les observations qui précèdent. De ce que le sable était parfaitement sec au moment de l'expérience , on ne doit pas conclure que les Cypris fussent complètement privés de vie, non plus que ceux qui étaient restés collés aux parois du vase. Nous avons constaté qu'un certain nombre de ces animaux , absolument momifiés, sont demeurés incapables d'être ranimés comme les Rotifères et les Anguillules de l'auteur précité. L'examen de l'organisme du Cypris démontre que, dans des conditions de suspension apparente de la vie, ces branchiopodes présentent des par- ticularités évidemment favorables pour leur permettre une longue priva- tion de leur élément normal , et que contrairement à l'opinion de Bosc et de Strauss , une vase humide n'est pas absolument indispensable pour le maintien et la conservation de leur vie. La carapace des Cypris est formée de deux valves oblongues, de consis- tance cornéo-crétacée , mobiles et réunies sur leur bord dorsal par une articulation ligamentense. Le corps proprement dit de l'animal n'occupe que les deux tiers moyens de l'intérieur de ces valves, et ne présente aucune trace de segmentation. En considérant, à l'extérieur, les deux valves constitutives de la cara- pace, on croirait avoir sous les yeux un très-petit mollusque acéphale, et l'habitant de cette fausse coquille n'en occupant que les deux tiers, il y reste un espace vide égal à un tiers de sa capacité, lorsque les deux valves sont complètement appliquées l'une à l'autre. Or, chez les mollus- ques comme chez les Cypris , ce vide remplit l'office d'un réservoir où l'animal conserve une quantité d'eau suffisante pour entretenir ses orga- nes dans des conditions vitales pendant un temps plus ou moins long. C'est ce que nous avons constaté en ouvrant les valves des sujets sou- mis à nos expériences. (1) Loc. cit. c » ) Nous concluons donc : 1* Que le Cypris fusca ne peut en aucune façon être placé au nombre îles animaux pseudo-ressuscitanls ; 2° Que son séjour dans la vase humide, tout en présentant des condi- tions éminemment favorables à l'entretien des organes, n'est pas indis- pensable; 3° Que non-seulement il peut rester vivant plus ou moins de temps dans la vase ou le sable desséchés, mais même lorsqu'il est exposé à l'air libre, attaché à un objet quelconque et sous l'influence des rayons solaires. Avant de terminer, il nous reste à rectifier deux observations erronées, relativement aux mœurs de ces petits animaux, savoir : 1° Leur genre de nourriture ; 2° Leur mode de propagation. Relativement aux substances qui servent à leur alimentation , M. Lu- cas (1) s'exprime ainsi : Les Cypris se nourrissent généralement de substances animales, mais non putréfiées : ils mangent aussi des confer- ves. Les substances animales , ainsi que nous l'avons vérifié , n'entrent pour rien dans l'alimentation des Cypris ; et par là, ils semblent faire exception aux habitudes de l'ordre des crustacés en général. Les algues d'eau douce et surtout les débris végétaux , même en voie de décomposition, sont les substances sur lesquelles ils se tiennent d'ordi- naire et où ils puisent leur nourriture. Dans plusieurs aquariums où nous élevons des mollusques de tout âge, Limnées et autres, et où abon- dent les Cypris fusca, ceux-ci ne s'attaquent jamais aux cadavres de ces animaux , non plus qu'à ceux des insectes que le hasard y fait tomber. C'est également dans ces aquariums, véritables piscines où se succè- dent d'innombrables générations de Cypris, que nous avons pu étudier leurs œufs presque microscopiques, et le mode de dépôt de ces œufs. De la grosseur à peine d'une mince pointe d'épingle, ils présentent une enveloppe calcaire, rugueuse, d'un blanc sale , rougeâtre par trans- parence. Ils sont appliqués tantôt sur la paroi des aquariums, tantôt sur une tige, le plus souvent au milieu des conferves filamenteuses, au nombre de 50 à 60, nombre que chaque individu dépose en moyenne. Les pontes sont isolées les unes des autres , contrairement à l'opinion du savant entomologiste précité. Nous n'avons pu découvrir aucune trace (1) Dictionnaire universel d'Histoire naturelle, t. IV, p. 555. Tome XXIV. 7 ( 82 ) de la réunion des différentes pontes , aucun centre vers lequel convergent les individus ovigères. Quant à la substance filamenteuse, verte, semblable à de la mousse , à l'aide de laquelle les Cypris fixent leurs œufs (1), nous ne pouvons nous empêcher d'y voir une rêverie enfantée dans le travail du cabinet. Un examen même superficiel aurait dû faire reconnaître dans ces fila- ments , le premier état des algues qui abondent dans les mares et les aquariums où vivent ces petits animaux. Ces erreurs , pures suppositions enfantées comme tant d'autres par de savantes plumes, continueront probablement à faire loi pendant long- temps encore ; nous le regrettons , et nous avpns cru de notre devoir d'observateur consciencieux, de les signaler. Angoulème, 28 Mai 1862. AUTONOMIE RÉELLE DU GENRE SCHUFIA 2) DÉTACHÉ PAR M. SPACH DU GENRE FUCHSIA Par H. Ch. DES MOULINS, Président. Le règne végétal compte des familles dans lesquelles il est très-difficile de circonscrire les genres, parce que cette division de second ordre n'offre presque pas de groupes naturellement caractérisés 4-aussi, autant d'auteurs, autant de systèmes de circonscription générique, — et qui dit système , atténue plus ou moins par là l'idée à! arrangement naturel. Telles sont les Graminées, les Ombellifères, les Composées, et même en grande partie les Alsinées et les Crucifères. D'autres familles , au contraire , se composent en majeure partie de (t) M. Pouchet, loc. cit. (2) Cette Notice et la suivante faisaient partie des réponses auxquelles ont donné lieu, de la part de plusieurs botanistes, dans la 28'- session du Congrès scientifique de (83) groupes tellement naturels, tellement tranchés, qu'il n'a pour ainsi dire pas été nécessaire de modifier, depuis Linné, la circonscription de leurs genres. Telles sont les Cypéracées, les Joncées, les Loranthacées, les Silé- nées , les Renonculacées. D'autres familles, enfin, intermédiaires sous ce rapport aux deux catégories précédentes, offrent à la fois des groupes circonscrits avec la plus étroite précision, et des groupes vagues , sortes d'entrepôts com- muns et provisoires où Linné, qui n'aimait pas à multiplier les genres, entassait volontiers , comme dans le genre Bulla de sa conchyliologie , les plantes qui n'offraient pas assez de grands caractères distinctifs, ou des groupes assez nombreux de formes spéciales , pour qu'il leur attri- buât la dignité générique : Churacter non facil genus. Telles sont les Légumineuses et les Onagraires. Mais les besoins de la science se sont multipliés à mesure que s'ac- croissent dans des proportions énormes le nombre des végétaux à classer et à dénommer, — et par conséquent la nécessité de venir en aide aux facultés de la mémoire , comme aussi celle d'obéir aux exigences d'une étude de plus en plus approfondie. La classification spécialement carpologique de Gœrlner fut un premier pas dans cette voie de délimitation plus rigoureuse des genres. Le second pas , commandé par des considérations d'un ordre encore plus élevé, résulta de l'adoption de la méthode naturelle et de l'absence des caractères artificiels et systématiques fondes sur le nombre des organes mâles et femelles de la fleur. France (Bordeaux, septembre 1861), la 25" question, ainsi conçue, du programme de la section des sciences naturelles : « Quelles familles, ou même quels genres, dans la Gironde, ont été l'objet d'é- « tudes spéciales au point de vue botanique ; et à quel point en sont aujourd'hui ces «. études ? » Ces deux Notices furent présentées à la section , et l'impression au Compte- rendu en fut agréée , dans sa 7 e séance, le 24 septembre; mais depuis lors, les Secrétaires généraux ayant cru devoir (afin de laisser place aux nombreux matériaux fournis par leurs collègues) retirer ceux de leurs travaux personnels qui ne se rap- portent pas spécialement à la région du Sud-Ouest, lesdites Notices ont été pré- sentées à la Société Linnéenne dans ses séances du 18 juin et 16 juillet 1862. Elles ont été annoncées sommairement dans la Bcvuc des Sociétés savantes eu Juin et en Août 1862. (84) Ces deux ordres de modifications , unis l'un à l'autre , nous amènent à l'époque où furent publiés les grands ouvrages généraux et les grandes vues théoriques de Rœmer et Schultes, Robert Brown , Kunth et A. -P. de Candolle. On tenait prudemment au passé; on préparait intelligemment l'avenir, et presque tous les genres importants furent divisés en sections dont un grand nombre a été élevé depuis lors à la dignité générique. C'est à partir de ce moment qu'on a pris à tâche l'examen minutieux et le dépouillement rigoureux du groupe générique, groupe bien souvent artificiel, mais souvent aussi incontestablement naturel, comme je l'ai rappelé plus haut. La famille des Onagraires, une fois débarrassée des Haloragées et autres voisines, demeurait, comme je l'ai dit aussi, un de ces types mixtes , offrant à la fois des genres confus et des genres tranchés. Parmi ces derniers , citons le genre Epilobium qui , débarrassé de la corolle irrégulière et de la capsule courte et ventrue des Chamœnerium , forme maintenant un des genres les plus parfaits, les plus monolypiques malgré le nombre considérable de ses espèces , — les plus indivisibles , en un mot. Citons aussi le magnifique genre Fuchsia, mais pourvu que nous nous bornions à le considérer dans son ensemble. En 1828, dans le 3 e volume de son Prodromus, Aug.-Pyr. de Candolle le prit, non tel que Linné l'avait laissé (puisqu'il ne lui connaissait qu'une espèce et l'avait placé dans la tétrandrie), mais tel qu'il l'avait vaguement et même fautivement esquissé d'après Plumier. (V. la note de la p 522 du Gênera planlarum, Appendix, n° 1009 (1742) : caractères botaniques du type spécifique , mais aucun d'eux ne vaut le y> type de la variété. » Longévité des vignes américaines. — Il y a si peu de temps qu'on s'occupe sérieusement de leur culture , qu'on ne peut encore avoir réuni des données bien certaines ; cependant j'avoue que je suis quelque peu effrayé de voir MM. Buchanan , Longworth et autres, dire que le plus ancien vignoble encore en bon rapport a 27 ans de plantation; d'autres ont de 15 à 18 ans , et très-peu ont atteint l'âge de 20 ans. Le D r Mosher cite un vignoble ( dans l'Indiana) qui, sur un terrain mal défoncé, n'a duré que pendant 15 années; défoncé à 18 pouces, il en aurait duré vingt, dans son opinion , et cinquante ou même cent si le défoncement eût atteint deux pieds. Enfin M. Mottier déclare que, dans sa conviction, le vignoble le mieux soigné ne devra pas, aux Étals-Unis, dépasser la durée d'un demi-siècle. FABRICATION DU VIN La machinerie américaine est très-avancée mais bien connue en France, et je ne vois rien à noter dans la description que M. Buchanan donne des pressoirs et vaisseaux vinaires employés dans son pays. Comme dans toutes les cultures de vins blancs ou doués d'un goût liquoreux , on n'y recueille le fruit qu'à un degré très-avancé de maturité. On regarde maintenant l'égrappage comme utile , et on l'opère sur une sorte de tamis métallique. Les pépins et les peaux sont, comme chez nous, jetés au fumier , ou bien on en retire de l'eau-de-vie. L'emploi des cuves ou foudres paraît inconnu en Amérique ; on y écoule directement le vin dans des tonneaux , et le premier soutirage se ( 137 ) fait en Février ou Mars, le vin étant devenu clair après deux ou trois semaines de fermentation. Les soins à donner aux vins en barriques, les soutirages, etc., ne nous apprennent rien d'intéressant, si ce n'est que les vins américains sont moins sujets à s'aigrir que les nôtres et que l'altération sirupeuse leur est complètement inconnue. Une seconde fermentation , mais peu intense , se manifeste à la fin du printemps qui suit la récolte ; c'est alors que le vin s'affine et devient marchand. M. Buchanan pense qu'un seul soutirage suffit. Un habile chimiste, le D r Rehfuss, en veut trois ou quatre. Une plus longue expérience fixera les opinions. On peut mettre en bouteilles après un an de récolte ; mais il vaut mieux attendre deux ans révolus. Notre auteur décrit ici quelques procédés dont il me semble inutile de donner le détail , pour obtenir de la même vendange des qualités diffé- rentes de vin , des vins muets , enfin des vins rendus artificiellement spiritueux et destinés à renforcer les qualités naturellement faibles. Analyse des vins. — Des vins parfaitement purs , de 3 ans , ont donné, sur 100 parties : Cataicba, alcool. . . .41,05. — eau. . . .88,05. Id. » ... 11, »:—))... .89, ». Cape (rouge) » ... 9,12.— » . . . . 90,88. tandis qu'un vin du Rhin (Hockheimer) de 7 ans, n'a donné que : Alcool 7,5. - Eau. .... 92,5. Le reste de ce chapitre (10 pages) est rempli par des résultats de concours , des remarques sur l'usage médicinal des vins purs , des his- toriettes familières , des encouragements à la tempérance, et surtout des comparaisons louangeuses en l'honneur du Calawba, qui peuvent exciter vivement l'intérêt des habitants de l'Union , mais qui ne sauraient trou- ver place dans un Recueil exclusivement scientifique. STATISTIQUE Ce sont, en général, des vignerons allemands que les Américains appellent à cultiver leurs vignobles ; ils leur afferment ceux-ci moyennant partage des fruits, pour 12 ou 15 années et par parcelles de 10 à 20 acres. Tome XXIV. 11 ( 138 ) Un vignoble de G acres , contenant 14,400 pieds de vigne, a coulé à M. Buclianan , depuis le commencement du défrichement jusqu'à la fin de la deuxième année de plantation , 300 tores- (7,563 fr.) par acre. Un vignoble appartenant à M. Resor, de la contenance d'un acre envi- ron , planté à 3 pieds sur 6 , et qui a commencé à produire en 1837, renfermait alors 1755 ceps à'Isabella, Cape et Cataivba. A partir de 1841, le premier de ces cépages étant à-peu-près éliminé , le nombre de ceps fut porté à 2,300 , moitié Catawba et moitié Cape ( approximative- ment, en sorte que les résultats dont je vais présenter l'ensemble ne sont pas d'une exactitude rigoureuse pour les proportions de chaque cé- page). De 1837 à 1845 , les vendanges de ce vignoble oscillèrent entre le 5 et le 20 Septembre. Dans ces neuf années la production fut : pour le Calaivba 1,640 gallons. pour Je Cape 2,680 » Total 4,320 r> soit 480 gallons en moyenne. Pendant ce temps , on n'a donné aucun engrais au vignoble , si ce n'est pendant l'hiver 1844-45; mais il a été bêché à la houe au prin- temps, et tenu très-propre. Pendant ce même temps (9 ans) le vignoble (qui entrait en rapport ai-je dit) et la fabrication du vin , abstraction faite de la valeur des bar- riques , ont coûté 704 livres (17,747 f 84 e ), et les 4320 gallons vendus à 75 cents (centièmes de livre) ou 18 f 90 e et demi le gallon, ont rendu 2,525 livres 50 cents, ce qui équivaut à 63,667 f 85 e Retranchant la dépense 17,747 f 84 e Revenu net des 9 années. . . . 45,920 f 01 e soit, à-peu-près 5,100 fr. par an. La fabrication du vin (cueillette, pressage et mise en tonneaux) jus- qu'au moment où la fermentation va commencer, coûte de 25 à 30 livres par acre. L'acre , planté à 3 sur 6 pieds , contient 2,420 ceps et rend 200 gal- lons dans une mauvaise année; il peut dépasser 400 dans celles qui sont très-bonnes, et la moyenne de dix années peut être évaluée à 250. Néanmoins , et comme récapitulation générale et moyenne de toutes ses évaluations partielles, M. Buchanan établit ainsi, pour le comté de Cincinnati , le coût et le rendement annuel d'w» acre : ( 139 ). Intérêt annuel de la valeur du vignoble , estimée à 250 livres 15 livres. Culture annuelle 60 — Fabrication du vin , par an 25 — Dépenses 100 livres. Vente de 200 gallons, à 1 livre 200 — Profit net par acre 100 livres. Si l'on ne vend le gallon que 75 cents, ce qui , d'après l'aveu de l'au- teur, réalise la moyenne la plus probable pour l'ensemble du comté , le profit net sera encore de 50 livres par acre (1,210 francs) , ce qui offre encore au propriétaire une rénumération suffisante. Je me borne à ces résultats généraux de dépense et de rendement , parce que les viticulteurs français n'ont besoin de connaître que la puis- sance propre des vignes américaines dans un climat qui diffère peu du nôtre , et nullement les détails uniquement utiles aux cultivateurs du pays. Par la même raison , je n'analyserai point les articles relatifs à la vente des vins , à l'établissement des marchés et des entrepôts ( ce que nous appelons à Bordeaux les chais de nos grandes maisons de com- merce). M. Longworth en possède deux et est intéressé dans l'exploita- tion d'un troisième , et il a engagé dans cette spéculation un capital de 100,000 livres (plus de 3 millions). En 1850, il a préparé pour la vente 60,000 bouteilles de Cataivba nouveau (Sparkling Caîaivba); en 1851, 75,000; en 1852 il comptait sur 100,000, et d'autres maisons sont en état de fournir 10 , 20, 30, 60, 80 milliers , soit de ce produit , soit de vins non-mousseux. Nombre d'acres en culture. — H y a peu d'années , on évaluait la culture , dans un rayon de 20 milles autour de Cincinnati ( 32 kilomètres ou huit lieues) à 1,200 acres qui , sans compter la valeur du fonds, ont coûté chacun 200 livres à mettre en rapport , soit 240,000 livres. En plein rapport et à 200 gallons par acre en moyenne, ces 1200 acres doivent produire annuellement le même nombre, soit 240,000 gallons. Histoire de la culture de la vigne dans l'ensemble des États-Unis. — Le premier essai fut fait en 1564 au moyen d'une vigne indigène de la Floride. Feu Dufour, l'un des premiers planteurs de vignes en Amérique (1805) écrivait en 1799, qu'un Français obtenait, chaque année , des raisins ( 140 ) sauvages qui croissent sur les îles de l'Ohio , quelques barriques d'un vin qui , fait depuis quatre mois , a valait autant , si ce n'est mieux , que » celui des environs de Paris ». On croyait alors que ces vignes étaient originaires de France; mais Dufour les rencontra, bien et dûment sau- vages , dans le Kentucky et ailleurs. Le même voyageur ajoute qu'il a visité en 1796 presque tous les essais de culture tentés aux États-Unis jusqu'à Kaskaskia sur le Mississipi, et pas un d'entr'eux ne méritait le nom de vignoble. Dans cette dernière loca- lité, les Jésuites avaient fait une plantation que le gouvernement fran- çais fit arracher, de peur que cette culture ne vînt à s'étendre en Amé- rique et à nuire au commerce des vins de France .... Prévision , hélas ! qui ne se réalise que trop , de nos jours !!! Les essais récents datent du commencement de noire XIX e siècle , dans neuf Etals différents ; mais ils ont tous manqué, parce qu'on y avait employé des vignes étrangères à l'Amérique. Le major Adlum , M. Longworth, quelques émigrants suisses à Vevay, et quelques propriétaires dans la Caroline, furent les premiers à recon- naître qu'on avait fait fausse route, et s'appliquèrent uniquement à tirer parti des vignes indigènes, Cape, Catawba, Isabella dans les états du Nord, Scuppermmg dans ceux du Sud. Les vins furent d'abord mauvais, et il n'y a que peu d'années qu'on a pu prétendre à les faire entrer en comparaison avec ceux d'Europe. C'est à M. Longworth, plus qu'à tout autre, qu'appartient l'honneur de ce résultat. Le fleuve Ohio est appelé le Rhin d'Amérique et sa seule vallée offre, au plus bas , 1,550 acres en vignobles. M. Prince énumérait, en 1830, 88 variétés de raisins américains. Les cultivateurs de l'Ouest n'en emploient que cinq à la production du vin (Catawba, Cape, Herbemont, Isabella et Missouri), et M. Buchanan réduit, quant à présent, ce nombre aux deux premiers de ces cinq cé- pages ; une plus longue étude en fera sans doute adopter d'autres, et l'on compte particulièrement sur les espèces nouvelles qu'ont fournies le Texas et la Californie. Analyses de terres. — Dans sa 7 e édition , M. Buchanan n'en donne qu'une , et c'est celle de son propre vignoble, usé déjà par 25 années de production ; mais les vieilles terres valent mieux pour la vigne que les nouvelles, parce que le raisin y est moins attaqué par la pourriture : ( 141 ) Oxide de fer 0,31 Carbonate de chaux 3,91 Matières végétales 3,10 Résidus terreux 90,31 Eau.. 1,37 Perte 1 ,00 100,00 Pour clarifier les vins américains qui, comme les nôtres, déposent toujours plus ou moins en bouteilles , on emploie le blanc d'œuf avec ou sans addition de la coquille elle-même , ou bien la colle de poisson (Isinglass); le premier moyen , tout seul, est préféré par M. Buchanan. Après quelques mots sur les essais de culture de la vigne qu'on a fait à la Nouvelle-Galles du Sud . et un relevé approximatif de la production du vignoble français en 1823 , notre auteur termine cette division de son ouvrage en faisant connaître la provenance originaire des principaux cépages américains : B Le Catawba fut découvert, en 1802, dans le comté de Buncombe (Caroline du Nord) , par 35° 30' de latitude , dans des terres maigres et graveleuses ; il remonte aussi le cours de l'Arkansas, et sa culture, dont la limite au Sud n'est pas encore connue, s'est étendue au Nord jusqu'à 42°. Il forme , à lui seul , les 19 / 20 des vignobles de l'état de l'Ohio. Le Cape (Alexander ou Schuylkill Muscadel) est originaire de Pensyl- vanie , aux environs de Philadelphie. Son extension paraît être la même que celle du Catawba. Vlsabella passe pour originaire de la Caroline du Sud , et , chose re- marquable , ce cépage réussit mieux dans le Nord que dans le Midi , et même que sous les latitudes intermédiaires. Dans l'Ohio , il n'est point recherché pour la production du vin, et son jeune bois gèle souvent, tandis qu'il porte beaucoup et mûrit bien sur les bords du lac Erié et aux environs de New-York , où il est le plus généralement employé dans la grande culture. Le Scuppernung, peu robuste sous les latitudes plus septentrionales , est le principal producteur des vins, au-dessous du 35" degré de latitude. APPENDICE. L'auteur s'y est appliqué cà donner in extenso et avec tous les détails qu'il a pu recueillir, les exemples et les préceptes dont il a présenté ( 1-42 ) seulement un résumé substantiel dans les trois divisions qui forment le corps de son ouvrage. On peut donc comparer V Appendice à ce que , dans les sciences histo- riques, on appelle Instrumenta ou Pièces justificatives, et je m'écarterais du but que je me suis proposé dans cet aperçu sommaire, si j'appelais l'attention de nos lecteurs sur des détails dont je leur ai déjà montré l'ensemble. Si le livre de M. Buchanan eût été composé à la française, je veux dire à l'aide de ces procédés synthétiques auxquels nos compa- triotes se montrent habituellement si fidèles , Y Appendice eût été fondu dans le corps de l'ouvrage. Mais l'estimable auteur n'a voulu rien retran- cher de la parole de ceux qui l'ont prise dans l'intérêt d'une cause si étroitement liée à la prospérité et môme à la. moralité des populations de la Nord-Amérique; et en effet, un commencement d'expérience semble déjà faire espérer que la consommation facile des vins naturels agira plus puissamment contre l'usage dangereux des boissons composées et l'abus des liqueurs fortes , que tous les meetings , discours , banquets, toasts et autres spécifiques abstraits qui composent d'ordinaire toute la pharmacopée des Sociétés dites philanthropiques. Une conclusion finale ressort de l'analyse que je viens d'offrir à nos lecteurs. La voici : Il n'existe pas de différences très-considérables entre la moyenne du climat des États-Unis et la moyenne du climat de l'Europe vinicole , — entre l'ensemble des méthodes de culture qui réussissent aux Etats-Unis et l'ensemble de celles qui réussissent en Europe , — et par conséquent entre la nature, le tempérament, Yidiosyncrasie en un mot, des vignes américaines et des vignes européennes. On peut donc , en général et avec de bonnes chances de succès, culti- ver du moins certains cépages américains en Europe, et l'expérience peut seule faire connaître si la vigueur des premiers est effectivement susceptible de régénérer, sans altérer leurs qualités , les greffes de nos cépages affaiblis par l'oïdium, que nous confierions à ces robustes sujets. ( 143 ) § iv. VARIATIONS DE LA CLASSIFICATION GÉNÉRIQUE DES AMPELIDÉES AMÉRICAINES Tournefort (Instit. rei herb. (1700),T. 1 er , p. 613, et T. 3, pi. 384) comprend dans son genre Vilis : 1° treize espèces de véritables Vignes, qui sont maintenant pour nous des races ou variétés du seul Vilis vini- feraL.; 2° notre Ampélopsis actuel, du Canada (Edera qiiinquefolia Corn.); 3° sept espèces américaines, empruntées presque toutes au P. Plumier, et dont les unes appartiennent à nos vrais Vilis, les autres à nos Cissus. Je n'ai point à en faire ici le dépouillement; je n'ai qu'à constater que Tournefort n'admettait qu'un seul genre (plurimis pelalis), sans distinction des espèces penlamères et tétramères. Sa diagnose et sa planche se rapportent au vrai genre Vitis (5 pétales cohérents au som- met et qui se détachent ensemble : staminibus quibus flos D, E , F rejici solet). Linné, dans la 2 e édition du Gênera plantarum (1742), admettait encore le seul genre Vilis de Tournefort (sous le n° 201), sauf pour Y Ampélopsis actuel , qu'à l'exemple de Cornuti , il reportait au genre Hedera, parce que ses pétales ne sont pas cohérents au sommet. La combinaison des caractères exposés fait voir qu'il n'avait pas observé d'espèce tétramère. Il en connut enfin quelques-unes , et créa pour elles , dans le Flora Zeylanica, le genre Gissm qu'il reprit, sous le n° 284, dans une des éditions subséquentes du Gênera. Poiret rapporta avec toute justice à ce genre Cissus, V Hedera quin- quefolia L. que Lamarck etWilldenow avaient bien moins heureusement colloque parmi les Vitis. Telle est, bien sommaire, Y Histoire ancienne des plantes qui m'oc- cupent en ce moment. Leur Histoire moderne, à dates certaines , commence en 1820 seule- ment, car on ne cite que Yeditio nova du Flora Boreali-Americana d'André Michaux père, qui fut, en cette année, mise au jour par François-André son fils ; peut-être connaissait-on déjà , dans ces temps reculés, l'ingénieux procédé qui consiste à publier les secondes éditions avec ou avant les premières. Quoiqu'il en soit, en 1822, Achille Richard (qui devait être bien informé) , et Guillemin en 1823, tous deux dans le ( 144 ) Dictionnaire classique de Bory, enfin Endlicher en 1841, attribuent à L -C. Richard père la création du genre Ampélopsis qui avait paru en 1820 dans l'ouvrage de F. -A. Michaux. Ce dernier eut alors tous les honneurs officiels de cette création , comme ceux des observations judi- cieuses (p. 159) qui, selon moi, en amoindrissent plutôt qu'elles n'en confirment la valeur. Le genre Ampélopsis , en effet, était encore excu- sable à cette époque; mais maintenant qu'on sait que les fruits des Cissus ne sont pas tous monospermes , il ne reste plus , dans les livres européens, que le nombre quinaire des verticilles floraux pour distin- guer deux genres dont le port et tous les autres caractères offrent une étroite ressemblance , et l'on ne voit pas pourquoi leur séparation serait maintenue , puisqu'on ne sépare pas génériquement les Gentianacées , Guscutacées , Borraginées, Mélastomacées, etc., pentamères de celles qui sont tétramères. J'espère que le jugement si grave d'Endlicher, conforme à celui de Guillemin, aura gagné la cause de la réunion aux ye ux des botanistes futurs; mais les Américains lui ont refusé leur acquiescement, non-seulement pour cette réunion de Y Ampélopsis au Cissus, mais encore pour la séparation du Cissus et du Vitis , malgré les différences physiologiques dont la plus apparente consiste dans la cohé- rence des pétales en forme de coiffe prématurément caduque , qui dis- tingue si éminemment ce dernier genre parce qu'elle est complète et dure jusqu'à la fin de la vie des pétales , tandis qu'elle est incomplète , inconstante et cesse, chez V Ampélopsis cor data , avant la chute des pétales. Aussi, tout est confusion, dès qu'il s'agit d'Ampélidées , dans les ouvrages de tous les botanistes qui ne veulent pas s'en tenir aux deux robustes genres linnéens, Cissus et Vitis. L.-C. Richard avait fait remar- quer que les feuilles des premiers , habituellement composées , sont plus caduques que celles de l'autre genre , parce que leurs articulations sont plus cassantes ; et cette remarque , qui confirme l'adjonction des Ampé- lopsis aux Cissus, n'est pas sans importance, parce qu'elle tient à la nature intime de la plante. De son côté, Guillemin a fait ressortir l'er- reur où sont tombés ceux qui ont voulu opérer la répartition des espèces d'après le nombre des graines , qui est au moins virtuellement identique dans tout le groupe. Il n'y a donc pas de caractères de premier ordre à y chercher, et il faut se garder de descendre à ceux d'un ordre trop inférieur : les genres linnéens tiennent ce juste milieu. Je reprends. ( 145 ) En 1820, le Flora Boreali-Americana admet deux genres , Ampélopsis qui répond aux Cissus pentamères, et Vilis. On a abandonné avec raison le caractère de dioïcité que cet ouvrage attribue aux Vignes américaines. Celles-ci, comme on l'a vu dans le paragraphe précédent, tendent à devenir dioïques quand elles retournent à l'état sauvage , et M. Du Rieu de Maisonneuve a remarqué qu'il en est de même de notre Vitis vinifera , sans qu'on cesse de le considérer comme appartenant au groupe des espèces hermaphrodites. Ce caractère, trop faible pour une bonne distinction seclionnaire, ne peut donc être invoqué raisonnable- ment, comme génériqne. En 1824, le Prodromus de Candolle sanctionne le genre intermédiaire Ampélopsis, le caractérisant uniquement comme tel, au moyen de sa partition quinaire. En 1841, le Gênera d'Endlicher revient au vrai, en renvoyant l'imper- fection des fleurs à un simple avortement sans importance (Flores per- fecti vel ab ortu imperfecti), et rend au Cissus tout ce qui n'est pas Vitis légitime, comme Guillemin l'avait fait implicitement dès 1823. En 1856, le célèbre professeur Asa Gray (Manual of the Bolany of the Northern United States, pp. 77, 78), ramène la confusion dans ce groupe qui s'en était si péniblement dégagé. Pour lui, il n'y a plus que deux genres, Vitis et Ampélopsis, comme dans Michaux, mais avec cette différence que le dernier, auquel Michaux donnait trois espèces , en voit passer deux (cordala et bipinnata), au nombre des Vilis, en qualité de section ou sous-genre (Cissus), sous les noms (V indivisa et de bipinnata , et son Ampélopsis demeure monotype On peut dire en un sens que Michaux était plus près de la vérité ! En 1860, le docteur Chapman (Flora of Southern United States, pp. 70, 71, 72), copie tout simplement M. A. Gray; seulement, il intro- duit dans, la section Cissus deux espèces (acida L. et incisa Nuit.) qui n'habitent pas les Etats du Nord. On verra par la monographie ci-après de M. E. Durand, qu'il va plus loin encore que les deux auteurs dont je viens d'exposer la classification : car, à l'exemple de Tournefort , il n'admet que le seul genre Vitis, divisé en deux sections , dont la deuxième comprend à la fois pour lui les Cissus et Y Ampélopsis. En cela, m'écrivait-il le 1 er mai 1862, il a suivi l'exemple des botanistes condensateurs et notamment de M. Asa Gray (dans quelque publication, sans doute, plus récente que le Manual de 1856, puisque cet ouvrage conserve la dignité générique à VAmpe- Tome XXIV. 12 ( 146 ) lopsis). Ce qu'il y a de fort curieux et de fort malheureux à mon sens , c'est la raison qu'allègue Yécole des condensateurs à l'appui de cette réunion : « Notre science favorite s'est tellement accrue depuis quarante » ans », me dit M. Durand, « qu'il est devenu nécessaire de condenser j) quelques genres, qui ont des analogies puissantes, en un seul, afin » d'éviter la confusion qui se faisait , comme dans ces trois dénomma- it lions, Vitis , Cissus, Ampélopsis, que les auteurs ont employées » diversement; Linné était même allé jusqu'à désigner ce dernier sous a le nom à'Hedera quinquefolia , à cause de sa grande analogie de d formes avec le Lierre. » Mais alors, et pour rester dans la logique de cette doctrine , il fallait donc aussi faire du Lierre une Vigne, puisque les erreurs d'appréciation de quelques auteurs suffisent pour légitimer la fusion d'éléments qui ne devraient pas être confondus ! Certes , les maîtres de la science se sont bien souvent trouvés dans la nécessité de se refuser à admettre des gen- res proposés comme nouveaux, — et la seule fois que j'aie eu l'honneur d'être admis en la présence du grand Antoine-Laurent de Jussieu, il daigna prémunir ma jeunesse contre les entraînements de la paternité générique en me disant que, dans le cours de son long professorat (il en avait accompli, la veille, la cinquantième année!), il avait détruit plus de dix-huit cents genres nouveaux. Mais pourquoi les détruire? Parce qu'ils étaient mauvais , insuffisamment caractérisés , et non assurément par le seul motif que des auteurs les avaient combinés diversement. Le prince de la botanique moderne , Aug.-Pyr. de Candolle, a fait comme A.-L. de Jussieu; il a détruit beaucoup de genres, mais pour les mêmes motifs et en obéissant au même principe. Repoussons donc de toutes nos forces cette application déviée d'une tendance condensatrice qui, bien dirigée, rend tant et de si utiles ser- vices. N'arguons pas d'une ou de plusieurs erreurs d'appréciation pour nous écarter des principes fondamentaux de la méthode naturelle. Cette méthode, qui sonde le végétal dans tous ses organes à la fois, pour en apprécier les caractères et les rapports au point de vue organique comme au point de vue physiologique , ne saurait souffrir que les Yignes et les Cisses soient compris sous une même désignation générique . autrement , il faudrait réunir les Cerisiers aux Pruniers , les Fraisiers aux Potentilles, et ne conserver qu'une demi-douzaine de genres, peut- être, dans chaque tribu des Crucifères, des Légumineuses, des Ombel- lifères, des Composées, des Orchidées, des Graminées surtout ! ( 147 ) Avant d'attaquer corps à corps le système de distinction qu'on a voulu faire prévaloir entre les Cissus et les Ampélopsis, et pour compléter l'aperçu des diverses classifications adoptées par les Ampélidographes américains , j'aurais voulu pouvoir parler du Médical Flora de Rafines- que et de la Monographie des Vignes du major Leconte; mais je ne suis pas à portée de consulter ces ouvrages : le second existe seul à Bor- deaux, dans la riche bibliothèque de notre si regrettable et vénéré col- lègue le docteur de Grateloup , et les convenances les plus impérieuses m'interdisent de solliciter la permission d'y faire des recherches. J'en viens donc tout de suite à demander aux deux Aoristes américains, MM. Asa Gray et Chapman , sur quels caractères ils ont établi la sépa- ration générique de Y Ampélopsis et des Vitis renfermant sectionnelle- ment les Cissus. Ne tenons pas compte des mots : les diagnoses génériques de M. Gray en contiennent un peu plus pour le Vitis, et un peu moins pour Y Am- pélopsis que celles de M. Chapman. Mais quelles sont les différences essentielles, organiques, les seules qui ne tiennent pas à la forme de description employée par les auteurs? Il est, je crois, impossible d'en découvrir d'autres que celles-ci dans dans ces diagnoses : Pour le Vilis : « Calice rempli par un disque charnu qui porte les :» pétales et les étamines » (calyx.... filled vvith a fleshy disk which bears the petals and stamens), Gray. — « Pétales insérés dans un disque » 4-5-lobé ou creusé en soucoupe, qui entoure l'ovaire (Petals » inserted into a 4-5-lobed or cup-shaped disk which surrounds the » ovary), Chapman. Pour Y Ampélopsis : « Pas de disque » (Disk none), Gray et Chapman. Les autres caractères ne portent que sur des détails de forme du calice ou des pétales, sur les feuilles et l'inflorescence; ce sont des notes, mais non des caractères essentiels ; je puis donc les négliger. Disk none — « Pas de disque ! » C'est là un caractère entièrement neuf, car le Prodromus de Candolle mentionne l'existence d'un disque dans la caractéristique de la famille des Ampélidées , n'en parle point dans la diagnose générique des Cissus et des Vilis, et se borne à dire , dans celle des Ampélopsis : Oyarium disco non immersum, ce qui veut dire PAPi CONSÉQUENT que Y ovaire n'est pas enfoncé dans LE disqu?, et non pas que Y ovaire n'est pas enfoncé dans UN disque. J'en demande pardon à MM. Gray et Chapman; mais ceci est une différence capitale dans le sens grammatical de la phrase, et je montrerai lout-à-I'heure ( 148 ) que les paroles du Prodromus sont d'une vérité et d'une exactitude rigoureuses. Disk kone — « Pas de disque ! » C'est là un caractère entièrement neuf, dirai-je encore une fois, car le Gênera d'Endlicher (p. 394), qui ne caractérise que les familles et non les genres, dit, en parlant des Ampélidées en général : Calyx inlùs toro disciformi vel nrceolato veslilus. — Je me permettrai de dire en passant, à ce propos, qu'En- dlicher me semble avoir mieux dit encore que Candolle : je préfère de beaucoup torus disciformis à disais, car il ne saurait y avoir d'assimila- tion rigoureuse entre le coussinet ordinairement indistinct et mal limité des Ampélidées, et le véritable disque du Lierre par exemple, qui demeure distinct sous tous les rapports depuis que la fleur est formée jusqu'à la maturité du fruit. Je le répète encore : Disk no.xe — « Pas de disque ! » C'est là un caractère dont l'allure est imposante et qui semble , au premier aspect , fort important, car il affirme l'absence d'un organe existant dans les autres genres de la famille ; mais ce caractère est-il réel? C'est ce que je vais examiner sur les Vitis vinifera et Labrusca d'une part, et sur l' Ampélopsis quinquefolia de l'autre, seules plantes de la famille qu'il m'ait été loisible d'étudier à l'état vivant, sous ce rapport. Et d'abord, qu'est-ce, en réalité , que le tore disciforme ou le disque des Ampélidées? Ce n'est point un organe à part, constamment distinct par sa texture, sa forme, ses limites, sa consistance ou sa couleur; c'est tout simple- ment la continuation progressive de l'épanouissement charnu du pédicelle. Dans le genre Vitis, cet épanouissement se renfle en coussinet, de manière à dépasser le niveau duquel émergent les dents du calice (1). Ce niveau représente par conséquent, en réalité, le limbe du calice, et ce limbe, fort effacé par le gonflement du coussinet, est réduit à un (1) Le calice est sub-quinquédenlé selon Candolle qui ne parle nullement du disque dans sa diagnose générique; — très-court et ordinairement pourvu d'un bord pres- que entier ou nul, rempli par un disque charnu, etc., selon Gray ; — le disque 4-3- lobé ou cupuliforme entoure l'ovaire, selon Chapman qui ne fait aucune mention du calice dans sa diagnose. Ces faibles nuances , presque insaisissables à vrai dire , ces contradictions presque imperceptibles, ne sentent-elles pas quelque peu ce qu'on pourrait appeler le mari- vaudage scientifique , et ne montrent-elles pas qu'il n'y a ici rien de distinct ou d'im- portant ? ( 149 ) anneau mince et marcescenl qui occupe le milieu de la hauteur du ren- flement apicial du pédicelle , lorsque le grain de raisin est gros à-peu- près comme un grain de mil. Quand il est gros comme un pois et bien arrondi par sa base , le disque est fort déprimé et réduit à un plateau peu distinct , qui sépare la sphère du grain de la couronne calicinale : cet état persiste jusqu'à la maturité. Si l'on arrache le grain , on voit que sa base ne coïncide pas avec la surface entière du disque. Une colonne centrale, vasculaire, communique du centre du disque à l'intérieur du grain. Autour de la base de cette colonne, on voit distinctement les cinq insertions des pétales et des éta- mines qui sont opposées à ceux-ci , comme dans toute la tribu des Sar- mentacées (DC). En dehors des pétales tombés sous forme de coiffe, et par conséquent en dehors des étamines qui persistent plus longtemps que les pétales, on voit le surplus de la surface du disque parfaitement indépendant de la convexité inférieure du grain, laquelle pèse sur lui, de manière à le déprimer légèrement au centre et à laisser au surplus du disque la forme d'un anneau renflé, c'est-à-dire d'un bourrelet. Quand le grain est gros comme une semence de mil , opérez une coupe verticale : sauf la colonne centrale vasculaire qui, déjà, se dis- tingue fort bien, une forte loupe ne vous montrera qu'un tissu homo- gène, vert, constituant sans interruption le tronc du pédicelle et son épanouissement apicial , — tissu qui existe également au-dessus et au- dessous de la couronne calicinale et qui, par conséquent, constitue à titre égal le pédicelle et le disque : le disque n'est donc nullement un organe distinct du pédicelle. Au-dessus du disque, et de chaque côté de la coupe verticale, une très-petite cicatricule noirâtre signale la sépara- tion du disque et du grain : c'est l'insertion de l'androcée. Quand le grain est gros comme un pois, opérez la même coupe verti- cale : les choses seront dans le même état, sauf que le centre du disque étant plus déprimé et son bourrelet plus saillant, on voit une sorte de cupule de consistance herbacée, qui contraste manifestement avec la constitution juteuse et pulpeuse de la chair du grain. A la maturité rien n'est changé, si ce n'est que le contraste est plus frappant encore entre la substance herbacée du pédicelle et la pulpe du grain. La conclusion de cette étude préalable est donc celle-ci : Le disque , dans les Vignes, n'est rien par lui-même; c'est une simple manière d'être du pédicelle. ( 150 ) Les choses se passent-elles autrement dans le Cissus ? Je ne puis dis- cuter cette question avec une compétence suffisante, puisque je n'ai pas de matériaux vivants à étudier; mais je puis et je dois dire en passant que , dans le peu d'espèces de ce genre que renferme mon herbier, et notamment dans le C. Ampélopsis Pers. (Ampélopsis cordalaWich., Vitis indivisa Wiïïà.), le disque polylobé est très-saillant, très-distinct (même par sa couleur sur le sec) jusque dans le fruit approchant de la maturité. Assurément, si toutes les espèces le montraient sous cette forme , si elles ne présentaient pas sous ce rapport une série de dégradations , le doute ne serait pas possible, et le genre Cissus serait aussi évidemment distinct de Y Ampélopsis que du Vitis. Je crois môme pouvoir affirmer que si les vrais Cissus n'existaient pas, on n'aurait jamais songé à attribuer un disque aux vrais Vitis, ni à Y Ampélopsis quinquefolia. Et voyez combien ce caractère est rendu misérable par ses dégrada- tions successives ! L'Ampélopsis quinquefolia a un disque selon Candolle, il n'en a pas suivant Gray et Chapman. Parce qu'il a un disque comme les Cissus, aux yeux d'Endlicher, Endlicher le réunit à ce genre. Parce que les Cissus ont un disque comme les Vitis (et en général bien plus apparent !), Gray et Chapman en font des Vignes. Parce que Y Ampélopsis quinquefolia a un disque , Candolle le réunit au Cissus Ampélopsis qui en a un bien plus distinct , tandis qu'à cause de cette même différence , Gray et Chapman l'en distinguent génériquement. Passons sur ces combinaisons que je n'énumère pas au complet, car leur nombre finit par les rendre puériles , et bornons-nous à remarquer ce que tout le monde peut vérifier sur le vivant dans tous les jardins, en séparant de leur pédicelle le fruit d'une Vigne et celui de la Vigne- vierge; — remarquons, dis-je, qu'en réunissant génériquement aux Vitis le Cissus Ampélopsis , MM. Gray et Chapman unissent dans le même genre deux fruits qui diffèrent autant enlr'eux sous le rapport du disque que le second de ces fruits diffère de celui de Y Ampélopsis qu'ils ont distingué uniquement à cause de ce caractère supposé (absence du disque). Je dis caractère supposé, et c'est là la proposition qui me reste à prou- ver. Je vais maintenant le faire, pas-à-pas et par l'étude, sur le vif, recherchant, dans Y Ampélopsis quinquefolia, si les choses s'y passent autrement que dans le Vitis. Dans Y Ampélopsis , au moment delà défloraison , il n'y a pas de disque distinct; cela est vrai. L'ovaire, en forme de cône pyriforme très- ( 151 ) pointu, jaune à sa base et à son sommet, rouge dans sa partie médiane et ventrue, est manifestement quinquélobé à sa base qui repose sur un plateau (épanouissement apicial du pédicelle). Cet épanouissement est couronné par le limbe calicinal, lequel est séparé, par une large rigole à fond plat, de la base de l'ovaire. Le limbe calicinal ne montre pas toujours, tant s'en faut, les dents du calice, même rudimentaires (1); habituellement, ce limbe aminci et subpellu- cide sur ses bords, est continu et forme comme une collerette, comme un rebord de soucoupe peu profonde, autour de l'ovaire. Si vous enlevez cet ovaire, vous voyez sa place marquée, au fond de la soucoupe, par une figure circulaire-subpentagonale, limitée par une fine ligne rou- geàtre, sur le trajet de laquelle vous ne distinguez que difficilement (de même que sur la base arrachée de l'ovaire) les cinq insertions de l'an- drocée; ces points d'insertion sont opposés aux sinus qui séparent les lobes basilaires de l'ovaire. Lorsque les étamines et les pétales (à la base desquels elles adhè- rent) sont tombés, l'ovaire commence à grossir, et les choses en revien- nent à-peu-près au même point où elles étaient avant l'anthèse, car la couronne calicinale embrasse étroitement la base de l'ovaire, comme elle embrassait alors la base du bouton (lequel représentait très-bien un gland de chêne à cupule peu profonde). A mesure que l'ovaire grossit, le pédicelle en fait autant; mais son renflement apicial ne s'accroît pas dans la même proportion. Le rôle du calice est terminé; il dépérit : la couronne calicinale s'amincit, se des- sèche, devient brunâtre après avoir quelquefois passé par le rouge, et disparaît enfin, laissant seulement subsister autour du fond de soucoupe ( urceolus Endlich.) un bord tranchant qui n'est plus relevé et qui ne disparaîtra lui-même que lorsque le fruit, ayant atteint toute sa gros- seur, commencera à changer de couleur. Alors , comme le dit M. Gray , vous ne trouverez point de disque évident, pourvu toutefois que vous vous contentiez de constater l'état extérieur du fruit et de son pédicelle ; alors , dis-je , vous verrez le fruit reposer immédiatement sur le plateau calicinal. C'est ce qu'expriment parfaitement les mots employés par Candolle dans le Prodrome : ovarium (1) Le Prodromus de Candolle dit, pour V Ampélopsis : calyx subinleger. — M. Gray dit : calyx slightly 5-loolhed. — M. Cuapman n'en dit rien du tout. ( 152 ) disco non immersum; il est fâcheux qu'il ne les ait pas répétés dans la caractéristique des Vilis, auxquels ils sont aussi parfaitement applica- bles. Mais détachez-le, ce fruit : à quelque moment que vous le détachiez après que le calice a commencé à dépérir, c'est-à-dire depuis que le fruit a dépassé la grosseur d'un grain de mil pour atteindre celle d'un pois, — et depuis qu'il a atteint sa grosseur définitive jusqu'à sa parfaite maturité, — vous constaterez, à divers degrés de progression, l'accom- plissement des faits que voici : 1° Aplatissement du bord calicinal ; 2° Sphéricité plus prononcée de la base du fruit, accompagnée d'un creusement (de bas en haut) plus profond de son point d'adhérence (et de séparation par conséquent) avec le plateau terminal du pédicelle; — et il faut bien remarquer cette circonstance , que le creusement dont je parle n'existe pas dans le grain de raisin , parce que celui-ci est comme pédicelle par son disque ; 3° Comme conséquence forcée — et en même temps comme cause déterminante de ce creusement de bas en haut qui s'opère à la base du fruit, on verra que la partie centrale du plateau calicinal de YA?npelopsis s'est gonflée , accrue , élevée au-dessus du niveau de ce plateau , qui ne forme plus une soucoupe , mais au contraire un cône excessivement sur- baissé et tronqué à son sommet par l'insertion du fruit, dans la base duquel il a pénétré d'une quantité très-petite sans doute , mais très- appréciable. Qu'est-il donc arrivé? — Tout simplement ceci : l'épanouissement apicial du pédicelle a continué à croître en hauteur, sans que ses bords participassent à cet accroissement ; ils penchaient au contraire vers le déclin de leur vie, et à mesure que le centre du plateau calicinal s'éle- vait, ces bords se trouvaient proportionnellement abaissés jusqu'à cette demi-hauteur qu'occupent les restes desséchés de la couronne calicinale dans le Vilis. Or, j'ai montré, par la coupe verticale du pédicelle, de l'ovaire, puis du fruit du Vilis, que le disque n'est autre chose que l'exhaussement de la substance du renflement pédicellaire au-dessus du niveau de la cou- ronne calicinale. Ce fait se produit, dans le Vilis, sur la surface entière du plateau calicinal; il ne se produit, dans Y Ampélopsis, que sur la partie médiane de cette surface; mais il est le même, et puisque le disque n'est pas un organe, mais une simple manière d'être d'un organe, — ( 153 ) puisqu'il se produit, dans les deux genres , une modification non abso- lument identique mais parfaitement analogue dans ce même organe, je suis autorisé à dire après Candolle et Endlicher, qu'iL y a un disque dans Y Ampélopsis tout aussi bien que dans le Vitis , que sa fonction est la même dans les deux genres, et que la différence d'aspect qu'on y remarque, n'est absolument qu'une question de plus ou de moins, ques- tion qui ne peut en aucune façon fournir de base à une distinction géné- rique. Pour compléter cette démonstration , il me resterait à montrer les coupes verticales de V Ampélopsis ( ovaire , fruit à la grosseur d'un grain de mil , puis à la grosseur d'un pois, puis à la maturité); mais, pour éviter des répétitions inutiles , je me borne à dire que j'ai opéré ces coupes et que, sauf la différence que j'ai indiquée dans l'épanouisse- ment apicial du pédicelle, — différence de forme, différence du plus ou moins, — j'ai trouvé dans les deux genres la plus parfaite identité d'or- ganisation. Aussi n'est-ce point par le disque que se pourrait justifier en quelque sorte la distinction générique des Vitis et de l'Ampélopsis ; elle ne pourrait avoir de source avouable que dans la corolle. Il en est de même, nécessairement, pour les Cissus, puisque les auteurs américains ne les séparent de Y Ampélopsis qu'en considération du disque qu'ils ont méconnu, et puisque le nombre quinaire ou quaternaire des parties manque de valeur vraiment générique. Enfin, et par les mêmes raisons , les Cissus ne doivent se distinguer que par la corolle encore (à pétales libres ou soudés en coiffe caduque ) du genre Vitis. J'ajouterai néanmoins, mais comme simple note à l'appui de cette répartition, que dans le Cissus Ampélopsis Pers., seule espèce dont j'aie sous les yeux des graines mûres , ces graines ressemblent bien plus étroitement aux graines de la Vigne-vierge qu'aux pépins des raisins proprement dits. Je crois pouvoir conclure ainsi : En droit, le disque des Ampélidées n'est rien que le sommet plus ou moins renflé du pédicelle. En fait, ce renflement plus ou moins fort existe également dans les trois genres et ne peut servir à les différencier. ( 15-4 ) Après avoir épuisé de mon mieux la question générique, il me reste à présenter le tableau sommaire du nombre d'espèces mentionnées par les auteurs dont je viens d'étudier la classification , et de îa répartition de ces espèces dans les trois genres dont il est question dans ce mémoire. J'ignore si Rafinesque a catalogué les Ampélidées non-vinifères , et je ne sais rien de ses travaux, si ce n'est ce que m'en écrivait M. E. Durand, le 30 Avril 1861. Je transcris : » Des 41 espèces de Yignes américaines publiées par Rafinesque » dans son Médical Flora , il y en a la moitié de son invention et qu'il » n'a jamais vues qu'en rêve ; et les deux tiers de l'autre moitié, peut- » être , ont été cueillies sur le même pied. Rafinesque était à la fois fou » et fripon ! ! ! Il a publié trois espèces nouvelles de Pontederia recueil- lies par moi-même sur la même racine. J'achetai, à sa mort, ses » collections, et c'est là que j'ai pu constater ses fourberies : il faisait » des espèces nouvelles au moyen de fleurs et de feuilles appartenant à » deux genres différents ! » J'ai dit, plus haut, pourquoi il m'est impossible de consulter mainte- nant les estimables travaux du major Leconte : je sais seulement qu'au jugement de M. E. Durand, ce botaniste avait décrit comme espèces quelques formes que notre monographe a cru devoir ramener au rang de simples variétés. La Monographie des Vignes américaines du major Leconte est imprimée dans le volume de 1853 des Proceedings of Ihe Philadelphia Academy of Naiural Sciences. En 1820, le Flora Boreali-Americana de Michaux inscrit : Espèces. Total en Ampélidées. Vitis (Labrusca L., œstivalis Mich., cordifolia Mich., riparia Mich., rolundifolia M'ich.) 5 Ampélopsis (cor data Mich., quinquefolia Mich., bipin- nata Mich.). . , . 3 En 1824, le T. 1 er du Prodromus d'Aug.-Pyr. de Can- dolle mentionne, pour l'Amérique, en exceptant Cayenne et les contrées encore plus méridionales : Vitis (caribœa DC. , Labrusca L. , œstivalis Mich. , cor- difolia Mich., riparia Mich., rotundifolia Mich., palmala Vahl , virginiana Poir. , liliœfolia ( 155 ) Espèces. Tulal en Ampélitiées. 38 Humb. etBonpl.) 9 Ampélopsis ( cor data Wich., hederacea Mich. [quinqae- folia], Ursula Donn, bipinnata Mich. ) 4 Cissus (cordifolia L. , liliacea IL B. , compressicaulis fl. per., sicyoïdesh., smilacinaE. B., ovataLa.m., fuliginea H. B., canescens Lan»., umbrosaU. B., tuberosa fl. mex., micrantha Poir. , rugosa BC, acirfa L., Irifoliatai acq., caustica Tuss., saluta- ris H. B. , obovata Valil , microcarpa Vahi, ata/a Jacq- , pubescens H. B., rhombifolia Vahl , striata fl. per., mexicana fl. mex., gramdosa fl. per., obliqua fl. per.) 25 En 1856, la 2 e édition du Manual ofthe Botany of Ihe Northern United States de M. Asa Gray contient : Vitïs, § I. Vitis proper. (Labrusca L. œstivalis Mich., cordifolia Mich., vulpinaL.) A § II. Cissus (indivisa Willd. , bipinnata Torr. et Gray) 2 Ampélopsis (quinquefolia Mich.) 1 En 1860, le Flora of tJw Southern United States du docteur Chapman décrit : Vitis, § I. Cissus (bipinnata Torr. et Gray, acida L. , in cisa Nutt., indivisa Willd.) 4 § IL Vitis (Labrusca L., caribœa BC. , œstivalis Mich., cordifolia Mich., vulpinaL.) 5 Ampélopsis (quinquefolia Mich.) 1 En 1862, la Monographie de M. E. Burand , qui va suivre, admet le seul genre Vitis, ainsi divisé : § I. Vites verae (Labrusca L., œstivalis Mich., caribœa BC, candicans Engelm. [Mustagensis Bucid.], californica Benlh., cordifolia Mich., rolundifolia Mich., rupeslris Scheele, monlicola Bucki., Lin- ™ BuckL) ,0 / § IL Pseudo -Vites (indivisa Pers. , incisa Nutt. , acida / 15 L., bipinnata Torr. et Gray, hederacea Willd.). 5 ) 10 ( 156 ) J'espère avoir prouvé que cette dernière classification est la seule vrai- ment admissible, pourvu que les deux sections de M. Durand repren- nent la dignité générique sous les noms Vitis (l re section) et Cissus (2 e section); et cela étant, les cinq Cissus des États-Unis devront porter définitivement les noms suivants : 1) C. indivisa Willd. baumz. 538 (sub Vite, 1796). 2) C. incisa Nutt. (sub Vite, 1818). 3)C. acidaL. sp. 170(1762). 4) C. arborea L. sp. 294 (sub Vite, 1762). 5) C. quinquefolia L, sp. 292 (sub Hederâ, 1762). MONOGRAPHIE Par M E. DURAND). VITES BOREALI-AMERIGANiE Sectio I. — VITES VER/E (polygamœ aut dioicœ). Petala 5 apice cohserentia , stamina 5; stylus brevis, conicus. Folia simplicia. * Rami praelongi et scandentes. § Folia sublùs lomenlosa seu araneosa. 1. V. Labrusca L. sp. 293. -Michaux, FI. Bor. Am. IL p. 230, n° 1.— DC. Prodr. I. p. 634, n° 14.— Asa Gray, Man. North. Unit. Stat. ed2 a . p. 77, n°l.— Chapman, FI. South. Unit. Stat. p. 71,n°5.~ E. Durand, Vignes et "Vins des États-Unis, in Bull, de la Soc. d'Acclim. T. IX. p. 481, n 3 1 (juin, 1862). — Jacq. schsenbr. tab. 426(exDG.) V. taurina Walter. Vulgô apud Americanos Fox-grape (raisin de renard) ex Michaux, Chapman et Durand ; Northern Fox-grape ex Gray. V. foliis lato-cordatis subintegris trilobatisvc, denticulatis, subtùs cum ramulis petiolisque albido rufove tomentosis; racornis brevibus subsim- ( 157 ) plicibus; baccis magnis atro-piirpureis , rarissime pallidè virentibus , succineis vel rubentibus. Obs. Baccee fructûs Ribts nigri odorem saporemque ferè mentiuntur, et exeunte auguslo vel incipienle septembri malurescunt. Hab. Tolam regionem Mare Atlanticum inter et Montes Saxosos. Les tiges longuement sarmenteuses de cette vigne couvrent les buis- sons et s'élèvent jusqu'au sommet des plus grands arbres. Ses baies sont rendes et grosses, quelquefois atteignant la dimension d'une prune sau- vage; mais ses grappes sont courtes et peu fournies, presque toujours simples, ou portant à leur base un seul ramuscule (grappillon) laté- ral (1). Le grain est généralement noir, recouvert d'une abondante fleur bleue (comme certaines prunes); mais quelquefois aussi il est d'une couleur ambrée ou d'un vert pâle. L'odeur et. le goût ressemblent assez à ceux du Cassis (Ribes nigrum L.) , mais parfois aussi la saveur en est plus douce et moins parfumée. La pulpe est tenace et difficile à fondre dans la bouche, et la peau est tant soit peu épaisse et dure. Tout mau- vais qu'est ce raisin à l'état sauvage, les Américains en sont friands et le paient , au marché , de A à 6 sols la livre. Le duvet des jeunes rameaux , des pétioles , des pédoncules et du dessous des feuilles, est épais , pâle ou roussâtre. Les feuilles sont grandes, cordiformes à la base, denti- culées sur leur bord, entières ou à trois lobes peu profonds. Les entre- nœuds sont plus longs que dans l'espèce européenne, et le bois des sar- ments est d'un beau rouge clair. Les différentes variétés et sous-variétés que je viens d'indiquer ont produit, par la culture, un grand nombre de races pures ou métisses, des hybrides peut-être de cette espèce et des espèces voisines (Isabella, Cataicba, Schuylkill, Alexander, Bland's-grape, etc.). Le Calaioba surtout est un raisin fort agréable et qu'on cultive main- tenant sur une grande échelle pour en faire du vin. Sous ce rapport, il l'emporte sur tous les autres. Ulsabella, dont la saveur parfumée et Y odeur sont si remarquables, est moins recherché pour la production du vin que pour la table. Ces vignes indigènes réussissent beaucoup mieux en Amérique , à (1) Ce caractère , auquel M. Durand attache une valeur réelle et qui distingue nette- ment le V. Labrusca de ïœslivalis , se conserve fort bien en Europe , et me semble justifier l'importance que lui accorde notre auteur. (Ch Des Moulins.) ( 458 ) l'air libre du moins , que les vignes européennes, parce que nos hivers sont trop froids et nos étés trop chauds pour ces dernières. Les vignes américaines poussent rapidement, avec plus de vigueur que les vignes d'Europe, et donnent constamment des récoltes abondantes. Je crois qu'on devrait cultiver le V. Labrusca dans les départe- ments du Nord de la France , et le V. candicans dans ceux du Midi, et GREFFER SUR CES ESPÈCES LES CÉPAGES EUROPÉENS ; peut- être serait-ce le moyen de délivrer les vignobles d'Europe de la maladie qui les ravage : ils seraient ainsi complètement renouvelés en dix ans. La maison Vilmorin et Andrieux, à Paris, possède, à Verrières, près Sceaux, plusieurs très-beaux pieds de Calawba; elle pourrait en fournir des boutures. J'ai goûté à Cincinnati des vins qui proviennent de ce cépage devenu célèbre; ils imitent assez bien nos vins de France, si ce n'est qu'ils conservent le goût musqué, particulier au fruit de cette vigne, et auquel on s'habitue facilement : aussi se vendent-ils presque aussi cher que les vins d'importation. Les Frères Moraves, établis à Bethléem en Pensyl- vanie, avaient autrefois des vignobles assez considérables et plantés en Calawba, dont ils faisaient un vin rouge passable. J'ai goûté là une bou- teille devin très-vieux, que je trouvai ressemblant au vieux Bourgogne. Les vignes dont je parle ont été détruites depuis lors , parce qu'il arri- vait souvent que le raisin n'y mûrissait pas; et en effet, Bethléem est situé à 2,000 pieds, au moins, au-dessus du niveau de la mer. (E. Du- rand , inlitt. 1861, 1862.) A ces extraits des différentes lettres dont M. Durand m'a favorisé pendant ces deux années et que j'ai intercalés parmi les observations que renfermait son riche .envoi d'échantillons desséchés, je crois pouvoir ajouter le résultat des observations que j'ai faites , il y a quelques semaines, sur VIsabella cultivé au château de Lanquais (Dordogne, : elles viennent à l'appui de ce que les auteurs américains nous affirment touchant la résistance de leurs vignes aux attaques de l'oïdium. A Lanquais donc, et à mi-côte d'un petit vallon sans eaux régulières, le potager renferme un mur de soutènement eh pierres sèches, couronné d'un rang de 56 pieds de vignes échalassées et encore très-jeunes (5 à 6 ans). Sur ce nombre, 45 appartiennent à divers cépages de la vigne européenne , notamment au Chasselas et à sa sous-variété laciniée qu'on appelle en périgord Chasselas grec ~ En Septembre de celte année 1862, tous ces ceps de V. vinifera pré- ( 159 ) sentaient l'aspect le plus déplorable : malgré quelques soufrages (mal exécutés, m'a-t-on dit), l'oïdium a tout détruit à l'exception de quelques grains épars ; il n'y restait pas une seule grappe à récolter , et le bois était affreusement taché de noir, bien que les feuilles n'aient été que peu attaquées. Mais il n'en était pas de même des 11 autres ceps du même rang, disposés en deux séries distancées entr'elles et situées vers le milieu du rang. L'une d'elles est composée de sept pieds à'Isabella, l'autre de deux pieds (VlsabeUa et de deux pieds d'un autre raisin américain, d'un rose laqueux et tirant sur le violet : je ne sais pas positivement le nom de ce dernier, mais j'ai quelques raisons de présumer que c'est un Catawba. L'oïdium n'a pas touché un seul de ces onze ceps américains , pas un seul de leurs grains , et pourtant leurs longs sarments s'entrelacent avec ceux des vignes européennes; en amont comme en aval, ils sont environnés d'autres rangs ou treilles de ces dernières, toutes réduites à l'état le plus déplorable , et ils s'en distinguent par la vigueur et la fraî- cheur de leur végétation, comme par leur bois d'un beau rouge clair et sans taches noires. Ce rang de vignes est exposé à l'Est et à l'Ouest , et lorsque , dans l'après-midi surtout et par un beau soleil , on s'approche des pieds à'Isaljella, son parfum se dégage, à plus d'un mètre, comme celui d'un bouquet de fleurs odoriférantes. Ses fruits étaient mûrs le 13 Septembre, mais non ceux du cépage à grains roses. Celui-ci ne répandait ancune odeur ; son goût était fade et un peu sûr ; un petit nombre seulement de ses grains paraissait susceptible d'arriver cette année à une maturité par- faite et commençait à passer à un violet- très-clair. Je serais fort en peine de dire à quoi ressemble l'odeur de l'habella. A Bordeaux où sa culture commence à se répondre, on a coutume de dire qu'il faut aimer beaucoup ce raisin, ou le trouver détestable; et en effet, les uns comparent son parfum et sa saveur à ceux de la framboise, ou de la violette , ou de la fraise , ou même de la vanille , tandis que les autres, y compris M. Durand , n'y trouvent que ceux du Cassis. Une qualité remarquable de VIsabella de Lanquais , consiste en ce que sa pulpe est beaucoup plus fondante que celle des raisins de cette même espèce que j'ai goûtés à Bordeaux. Cela dépend-il du terrain prin- cipalement argilo-calcaire , mais mêlé d'une certaine quantité de sables de la molasse, colorés ainsi que l'argile par le fer et le manganèse? Je ( 100 ) l'ignore absolument , mais il serait bien avantageux que cette qualité fondante se conservât et se perfectionnât même en Europe (1), car le principal et juste reproche qu'on fait à Ylsabella considéré comme raisin de table — et cela même en Amérique , — c'est de manquer de cette qualité et de rendre ainsi laborieux et difficile, dans la bouche, le triage des pépins. En Europe , les raisins noirs sont plus sujets que les blancs à manquer de fondant, et c'est à des raisins blancs que j'ai comparé , sous ce rapport , les habella de Lanquais ; il n'y avait réelle- ment pas de différence sensible : et le fait m'a paru intéressant à noter. En terminant ces notes relatives à la première des espèces décrites par M. Durand, je dois dire que, d'après une lettre récente de lui (1 er Mai 1802), le Vins palmata Leconte, non Vahl, n'est qu'une forme particulière et très-commune du V. Labrasca. En 1861, M. Durand m'avait écrit ce qui suit : « J'ai reçu, avec le synonyme V. œstivalis Darlington, du major Leconte lui-même, des échantillons de son V. palmata, accompagnés d'une note autographe, dont voici la traduction : » « Vitis palmata. On la trouve sur les montagnes de la Caroline du » Nord et sur les rives de l'Ohio. Elle a été autrefois cultivée sur une » grande échelle dans la contrée que j'habite (Etats du Sud); mais je $ crois qu'on ne pourrait plus l'y retrouver maintenant. Ses raisins » étaient aussi bons que ceux des vignes cultivées d'Europe. — Poiret » l'a appelée F. virginiana; il l'avait sans doute recueillie dans les mon- » tagnes de la Virginie. » (2) (Ch. Des Moulins.) Warietates Sraeerte se«Ifs Je suis contraint de mentionner sous ce titre et à cette place quelques Vignes sur lesquelles M. Durand ne s'est pas prononcé d'une manière explicite. Il m'écrit, le 1 er Mai 1862 : « J'ai peu parlé, dans ma monographie, des nouvelles espèces du » major Leconte, qui ne sont réellement, toutes, que des sous-variétés » des V. Labrusca et œstivalis. » (1) Un viticulteur expérimenté , mon honorable ami M. Armand d'Armailhacq , m'a dit que ce perfectionnement naturel lui paraît non-seulement possible, mais probable, grâce à une culture plus longtemps continuée. (Ch. Des Moulins). (2) Cette citation de Poiret est peut-être erronée , puisqu'on la rapporte aussi ( avec doute ) à la var. g sinuata du V. œstivalis. (Ch. Des Moixins.) ( 161 ) Dans ie doute entre ces deux espèces, je me borne à inscrire ici le peu que j'en ai appris par M. Durand lui-même, car MM. Gray et Chapman n'en parlent point. Vitis bracteata Leconle. — « C'est une simple anomalie; personne, » si ce n'est le major Leconle, n'a rencontré cette plante. » (E. Durand, » in litt. aprili 1861. ) Vitis pullaria Leconte. — « Ce n'est qu'une variété du V. cor data. » (E. Durand, in UU. aprili 1861.) Cette note est en désaccord avec la lettre ci-dessus (1 er Mai 1862), où il est dit que toutes les nouvelles espèces de M. Leconte rentrent dans les V. Labrusca ou œstivalis. Vins araneosa Leconte. — Ejusd. V. bicolor! (ex Durand, in litt. 1861). V. œstivalis Darlington, non Torr. et Gray, nec Michaux (ex Durand, ibid. ) Hab. Georgiam superiorem, ubi vulgo dicitur Fox-grape. Cette vigne à gros fruits noirs , à grappes denses, à duvet ferrugineux, à feuilles entières ou 3-5-lobées , à lobes et à denticulations acuminés , avait été admise, comme espèce distincte, par M. Durand, dans sa monographie manuscrite d'Avril 1861 ; mais il l'a supprimée en 1862. (Ch. Des Moulins) (1). 2. V. œstivalis Michaux, FI. Bor. Am. IL p. 230. n° 2.-DC Prodr. I, p. 634. n° 15. — Asa Gray, Man. Norlh. Un. St. éd. 2 a . p. 77. (1) Je ne veux pas passer à l'exposition des espèces suivantes sans faire remarquer que le V. Labrusca, qui produit VIsabella, le Calawba , etc., est la seule espèce américaine véritablement éprouvée jusqu'ici pour la fabrication du vin. C'est donc sur elle seule que devraient, quant à présent, être faits des essais de greffe de nos cépages européens. Pour la plupart des expérimentateurs, la principale difficulté sera de se procurer des boutures de Labrusca ou des pieds-mères pour multiplier celles-ci. Le célèbre viticulteur du Château-Carbonnieux , mon savant ami M BouciiEr.EAU, et mon honorable voisin de campagne à Floirac , M. Léo Laliman, si zéié pour l'in- troduction en France des cépages américains, sont si bien connus , l'un et l'autre , pour leur extrême obligeance, que je ne saurais douter des facilités que trouveraient, dans leurs riches collections de vignes américaines , les propriétaires bordelais qui voudraient instituer des expériences de ce genre. (Ch. des Moul. ) Tome XXIV. 13 (162 ) n u 2. — Chapman , F!. South. Un. St. p. 71. n° 7. — E. Durand , loc. cit. p. 481, n- 2.— Var. « genuina Durand. V. Labrusca Walt., non L. V. èulpina Willd. sp. — Jacq. schœnbr. t. 4-25, non L. Y. vinifera americana Marsh . arb . Y. Virginiana Hort. par. ex Poiret, dict. 8. p. 603. — DC. Prodr. I. p. 635, n° 20 (spec. non satis not.), ex Leconîe. Vu! go Summer-grape , Chicken-grape , Little-grape (Raisin d'été, Piaisin de poulet, Petite Vigne) (4). Y. foins lalo-cordatis . inaqualiter denlatis , integris s. 3-5-lobalis, lobis acuminatis, junioribus sublùs arachnoideo-pilosis ; racemis oblongis compositis ; baccis saturalè cœruleis, Us prœcedentis minoribus. Obs. Frùctus, sapore grato, octobri tantùm maturescunt, quamvis œstivalis nominentur. Hab. Regionem atlanticam ad (lumen Mississipi, et ultra versus Occklentem. Var. |3 sinuata Pursh. V. palmala Vahl , non Leconte. Foliis sinuato-palmatis acutis , sinubus profundis rhomboideis ; baccis parvis vulgô saluratissimè cœruleis, sapore gralissimo. Hab. A regione australi-atlanticû ad Louisianam ubi Pine-icood grape dicitur (Vigne des bois de Pins). La description de *\ ahl paraît avoir été faite sur des feuilles vieilles et devenues glabres. Le Y. œstivalis est moins vigoureux que le précédent, quoiqu'il grimpe aussi sur les arbres ; mais sa variété /3 reste souvent rampante. C'est de lui que provient la race nommée Delaware-grape. Ses feuilles, plus minces que celles du Labrusca, ont une pubescence grisâtre, passant au roux sur les nervures. Sa grappe est plus longue et plus dense, et ses grains, rarement blancs ou rouges, sont d'un goût franchement acide et agréable , lorsqu'ils sont bien murs (2). (1) Le premier de ces noms vulgaires paraît être le plus répandu, car il est donné par nos quatre auteurs américains, Michaux, Gray, Chapman et Durand. (Cil. DesMoul.) (2) Chapman les dit très-âpres, very austère; peut-être est-ce une espèce qui réussit moins bien dans les Etats du Sud que dans ceux du Nord , de même que Vlsabella. < Cm. DesMoul. ) ( 163 ) Les feuilles des V. Labrusca et œstivalis sont extrêmement variables : si l'on fondait le caractère spécifique sur ces organes , on pourrait, avec une même plante, établir un grand nombre d'espèces. Pour moi, les caractères les plus tranchés se rencontrent dans la grappe et dans le grain : V. Labrusca; grappe courte et presque simple; grain généralement très-gros. V. œstivalis; grappe longue, composée; grain généralement petit. (E. Durand.) 3. V. cariera DC. Prodr. I. p. 634. n° 13 (1). — Chapman, FI. South. Un. St. p. 71. n.° 6. — E. Durand, loc. cit. p. 482. n° 3. — non Hook. et Àrn. V. indica Swartz, obs. 95. — PcUret, dict. 8. p. 607. — Sloan. hist. 2. p. 104. t. 210. f. 4. — H. B. et Kunth, nov. gen. am. 5. p. 227, in Mexico lecta? — An à V. indicé certè distincta? An cum V. Labrusca potiùs conferendâ? (Toute cette synonymie est donnée par Candolle , loc. cit.) V. coriacea. Shuttleworth. V. foliis rotundato-subcordatis , sinu amplo nec profundo, integris rarissime 3-lobulatis , undulato - denticulalis mucronalis , supra gla- briusculis , subtùs cum ramis et petiolis pedunculisque arachnoideo- tomenlosis ; racemis compositis folio sublongioribus ; baccis majusculis atro-purpureis , parùm succosis, acidis. Obs. V. coriacea Shuttl. hujus speciei mera est varietas foliis crassioribus. Hab. Floridas et Mexicum ad Arkansam meridionaiem usquè; in Antillis vulgatissima. 4. V. candicans Engelrnann. — E. Durand , in litt. (4" apriiis et l a maii 1862, propter nomen antiquius) (2). (1) Ne doit-on pas voir daïis cette espèce , et surtout d'après la synonymie que lui donne le Prodromus de Candolle, la plante dont Michaux (FI. Bor ara. II. p 250) parle en ces termes, à l'article du V. Labrusca : Antillana videtur species diversa ? ( Ch. Des Moul. ) (2) Il est nécessaire de bien s'entendre au milieu de cette complication de dates. M, Chapman a publié sa Flore en 1860. M. Durand adopta en Avril 1861 , dans la monographie manuscrite qu'il m'adressa, le nom proposé par M. Chapman, En 1861 ( 164 ) V. Muslagensis Buckley , mss. — E. Durand, Vign. et Vins des États-Unis, in Bull. Soc. d'Acclimat, T. 9. p. 482. n° 4 (1861 , publié, en Juin 1862 ). — V. coriacea Shuttleworth (ex Chapman). V. caribœa, var. coriacea Chapman , FI. South. Un. St. 71. n° 6. — "Vu! go Muslang-grape. V. foliis cordalis integris s. 3-5-lobalis, undulatu-denticulatis nec mucronalis , supra saturatè viridibus glabris , infrà cum ramulis pe- duncuiisque tanescenli- to?nenlosis ; racemis demis composais folio brevioribus ; baccis magnis , alro-purpureis-. Obs. Pellicula baccee susco ruberrimo peracerbo madet; sapore verô leniori nec urente pulpa gaudet, ideoque edulis. Hab. Texas, Novi Mexici regionem orientalem, et Arkansas. Le V. candicans est la vraie vigne du Texas et du nord du Mexique : c'est la peste de ces régions, même dans l'intérieur des terres. Mon ami le professeur Buckley, a joint aux échantillons texiens qu'il m'a adressés, des notes, dont voici la copie : a Je n'ai pas rencontré cette vigne en dehors du Texas; c'est pourquoi » je la crois spécialement appropriée au nom que je lui impose. Le » Mustang est une grande et robuste vigne , longuement sarmenteuse , » qui s'élève sur les plus grands arbres de nos forêts , s'étend sur leurs » cîmes et les fait souvent périr. On la trouve dans toutes sortes de ter- aussi, M. Buckley créa son F. Muslagensis , et M. Durand l'ayant adopté, l'inscrivit comme nom spécifique dans la monographie remaniée qu'il adressa à M. Decaisne , et celle-ci n'a été publiée qu'en Juin 1862. Mais dans l'intervalle, M. Durand s'assura que sa plante est bien réellement le V. candicans Engelm. , ce dont il avait douté au point de ne citer ce synonyme dans le Bulletin d'acclimatation qu'avec un poini d'interrogation ( loc. cit. p. 4-82). Il m'écrivit le 4 Avril 1862 : « Au lieu de V. Mus- » lagensis Buckley , veuillez faire mettre en première ligne F. candicans Engelm. et » donner au premier le simple rang de synonyme. Engelmann a la priorité, quoiqu'il « n'ait jamais donné de description détaillée. »" — Le 1 er Mai 1862 , M. Durand m'écrivit encore : « F Muslagensis Buckl., dénomination que je désire faire » changer en candicans Engelm. .l'ai vu , depuis mon envoi à M. Decaisne , le spé- )' cimen d'Engelmann. C'est bien la même vigne, [sans aucun doute ! et le nom d'En- » gelmann est plus ancien. » — Cette double recommandation ne fut pas transmise à temps par moi. et j'opère aujourd'hui la rectification prescrite par notre auteur. ( Cii. Des Moul ) ( 165 ) » rains; ses grappes sont grandes et leur nombre dépasse tout ce qu'on » en pourrait imaginer quand on n'a pas vu la plante. Il m'est arrivé » une fois de retirer d'un seul pied âgé de 8 ans, en soumettant ses » fruits à l'action du pressoir, 54 gallons de jus (245 litres 322 millil.) » Le vin que produit cette espèce est aigre et tout-à-fait pauvre , à » moins qu'on ne prenne soin de le médicamenter énergiquemenl, except » it is highly doctored (1). « Trois livres de sucre bien sec pour chaque gallon (4 litres 543) de » jus sortant du pressoir. — Laisser fermenter d'une manière complète, » puis filtrer avec soin ; ajouter un dixième d'esprit de vin rectifié (proof- » spirit) , et mettre en bouteilles. — On obtient ainsi un bon vin , très- » corsé, riche, fort agréable au goût et supérieur, en couleur, à tous » les autres vins. » On connaît environ cinq variétés de cette vigne; les unes ont la » pulpe blanche , les autres d'un rouge de sang ou ne changeant pas de y> couleur en mûrissant ; cependant , en général , les unes et les autres » sont noires à la maturité. » Il n'y a d'individus fertiles que la moitié du nombre total qu'on t> rencontre dans les forêts (2). La croissance de cette vigne est rapide ; y> j'en ai vu , dans des fonds de vallons, des troncs de 24 pouces (3) de y> circonférence et dont les rameaux s'étendaient sur les cîmes de quatre » ou cinq arbres , à une hauteur de 70 à 80 pieds. Elle résiste très-bien » à la sécheresse et, en définitive, sa principale utilité sera de fournir » des sujets vigoureux pour recevoir des greffes d'espèces plus savou- » reuses (and as a stock to grafl lo, will ullimalely be their great use). » Elle fleurit en Avril et mûrit en Juillet ou en Août. » Un de mes amis, qui réside au Texas, a perdu, par les embrassemenls formidables de cette vigne , un grand nombre de ses arbres fruitiers ; il a coupé parfois des ceps qui avaient de 18 à 20 pouces de diamètre ! Les grappes sont tellement nombreuses que, lorsqu'elles sont mûres, on ne voit plus qu'une masse noire qui cache toutes les feuilles. Le goût du fruit est détestable , mais son àpreté réside dans un principe acerbe que (1) M. Durand a fait suivre du signe sic , et sans autrement la commenter , cette singulière expression , à laquelle la recette qui la suit approprie exactement le sens grammatical du mot employé par le correspondant texien. ( Ch. Des Moul. ) (2) Cette espèce, sans doute, est franchement dioïque ( Note de M. Durand.) (3) Pouces anglais, un peu plus petits que le pouce français. ( Gn. Des Moul. ) ( 166 ) contient la peau et qui enflamme les lèvres et la muqueuse de la bouche ; mais cette peau se détache facilement : lorsqu'elle est enlevée, on peut trouver la pulpe passable et même s'en nourrir, quand ces régions désertes n'offrent rien de mieux pour appaiser la faim du voyageur. Les meilleurs raisins du pays sont employés, dans les ménages, à faire du vin ; mais il faut toujours le sucrer ; sans cela , il est trop acide et tourne promptement en vinaigre. (E. Durand.) 5. V. califormca Benth. in Bot. Sulph. p. 10. — E. Durand, loc. cit. p. 482, n=> 5. V. caribœa Hook. et Arn., non DC. V. foliis subrolundis acutiusculis grosse dentalis, integris 3-5-loba- tisve, basiprofundè cordatis, suprà glabris, sublùs cumramulis floc- coso-lomentosis : baccis parvulis nigris. Obs. Frutex valdè vegetus. Sapor baccaa sat gratus. V. candicanti affinis, ex cet. Asa Gray. Hab. In Californiâ vulgatissima, in Sonora quidem et in Novo Mexico orientali. %% Folia Qlabra vel sublùs pubescenlia. 6. V. cordifolia Michaux , FI. Bor. Am. IL p. 231. n° 3. — E. Durand, loc. cit. p. 483. n° 6. Hab. Totam région em Oceanum inter et Montes Saxosos. Var. « genuina Durand , ibid. V. cordifolia Mich.— DC. Prodr. I. p. 634. n° 16. — Asa Gray, Man. North. Un. St. éd. 2 a . p. 78. n» 3. — Chapman , FI. South. Un. St. p. 71. n°8. V. vulpina? L. non Torr. et Gray (ex Durand). Yulgô Fox-grape, Winter-s. Frost-grape {Raisin de renard, ou d'hiver, ou des gelées). V. foliis snbœqualiler denlatis, utrinquè glabris, junioribas subpn- bescentibus citissimè calvis et nitidis ; racemis longis laxè fructiferis ; baccis nigris, parvulis, serolinis. Obs. Viiibus Labruscâ et œstivali debilior. Rami juniores saepè ruberrimi; folia subtùs pallidiora. Racemus ob flores multos stériles depauperatus. Pelli- cula bacca? tenuissimâ. Sapor acidus Riùis rubri. ( 167 ) « Commune dans Loutes nos bonnes terres, cette vigne est plus forte » et plus abondante aux bords des eaux courantes. Le fruit est petit et » presque noir ; les grappes ont un pied de long et surchargent le faîte » des arbres , où des bandes entières de dindons sauvages s'abattent » souvent pour se nourrir de ces raisins. t> (Blooms, dans la Revue intitulée le Correspondant du Texas. ) Var. jS riparia Torr. et Gray. — Asa Gray, ibid. — CKapman , ibid. — E. Durand , ibid. V. riparia Michaux, FI. Bor. Am. II. p. 233. — DG. Prodr. I. p. 035. n° 17, V. odoratissima Donn, cat. 00 , ex Pursh FI. Bor. Am. I. p. 109. V. virginiana? Hort. par. V. palmata??Yah\. — DC. Prodr. I. p. 035. n° 19(spec.non sal. nol.). V. inlermedia Nuttall. V. vulpina Leconte, non L. Vulgo ab incolis Gallis Vigne des Batlures (Michaux), et à Texanis Biver-grape (Vigne aquatique) et Sweet-scented-grape (Vigne odorante) dicitur. Foliis inœqualiter inciso-dentatis s. 3-5-lobatis, lobis et dentibiu acuminatis , sublùs eum petiolis et nervis marginibusque pubescen- libus; racemis et fructu prœcedenli similis. Obs. Flores Resedatio odoratam suavissimè redolent. La forme odoratissima n'est autre chose que la plante stérile, dont les fleurs sont innombrables. Le fruit est un peu plus âpre au goût que celui du type. Cette variété croît habituellement au bord des eaux , et on la trouve souvent rampante sur les rochers. D'après un misérable petit spécimen envoyé et étiqueté par Nuttall , qui n'était pas prodigue de ses dons, son V. inlermedia, de l'Arkansas, ne paraît pas différer du V. riparia Michaux. (E. Durand.) « On la trouve dans les lieux humides ou voisins des eaux. Elle s'é- j> tend sur les buissons et s'élève même sur les grands arbres. Le grain » est petit, presque noir, aigre jusqu'à ce que les gelées l'aient adouci, » et son jus est d'un rouge de sang ; il ne contient qu'un pépin. Fleurit » en mai. s ( Note du correspondant de M. Durand , au Texas. ) ( 1*>8 ) 7. V. rotundifolia Michaux, FI. Bor. Am. II. p. 231. — DC. Prodr. I. p. 035. n° 18. — E. Durand, loc. cit. p. 484. n° 7. F. vuîpina Toit, et Gray, non L. — Asa Gray, Man. North. Un. St. éd. 2 a . p. 78, il" 4. — Chapinan, FI. South. Un. St. p. 71. no 9. Vulgù Bullace , Bullet-grape (Raisin de Buffle ou Vigne à balles), Scuppernong-grape , Southern Fox-grape, à Texanis Muscadine dicitur. V. Foins parvis reniformi-cordalis , ulrinquè nitidis ; racelnis parvis , baccis odoris magnis purpureis nonnunquàm snccineis , pelliculâ dura teclis , gustn suavi. Forma minor et decumbens in terris arenosis legilur, fruclu acerbo , Mustang-grape in Floridâ dicta (1). Obs. Fruiex gracilis, cortice albido tevi, allé scandens. Fotiorum pagina superior inferiori nitidior. Kacemi umbellulis capiiatis conflantur. IIab. In paludosis et ad fluminum ripas in regionibus australibus usquè ad fines mexicanos (à Virginia ad Floridam, et versus Occidenlem ad Texas usquè). Cette charmante espèce est cultivée depuis longtemps , sous le nom de Scuppernong , dans les Etats du Sud comme raisin de table et pour la production du vin; sous ce dernier rapport, elle y remplace notre Cataicba du Nord, et ses produits sont estimés; mais au nord du Polo- mac, elle reste stérile et ne résiste même pas toujours aux hivers. Elle fleurit à la fin d'avril, et des voyageurs m'ont assuré que son fruit est déli- cieux. Son grain est très-gros, mais la grappe est petite. (E. Durand.) * * Gaules erecli seu decumbenlcs. 8. V. rupestris Scheele in Linnseâ, p. 591. — E. Durand, loc. cit. p. 484. n°8. — Vulgô Mountain- grape dicta (Vigne de montagne). V. caule stricto, lœvigalo , 3-4-pedali, ramis brevibus ; foliis sub- cordalo - reniformibus parvis grosse dentalis nonnunquàm Irilobatis , ulrinquè glabris, nervis tanlùm juniorum pubescentibus ; racemis ferè simplkibus angustis erectis; baccis parvis alro-purpureis. (1) C'est, au Texas, le V. candicans Engelm. qui porte ce nom vulgaire. (Cn. Des Moulins.] ( 169 ) Ous. Sapor grains; fructus preecox. Hàb. Texas et Arkansas, in calcareis, ad ripas rivulorum. Les auteurs américains qui ont précédé M. Durand ne font aucune mention de cette espèce, qui figurait déjà dans la première monographie manuscrite que je reçus en 1861. Quant aux deux suivantes, elles n'ont été fixées que par M. Buckley , dans le cours de la même année 1861. ( Ch. Des Moul. ) 9. V. monticola Buckley, mss — E. Durand, loc. cit. p. 434. n° 9. V. ramis decumbenlïbus 3-5-pedalibus ; foliis cordaiis, sinu àngusto profundo, lato-denliciilalis , glabriusculis ; ramulis, petiolis nervisque foliorum floccoso-lomentosis; racemis composais folium œquaniibus, baccis conferlis magnis alb'is s. succineis. Obs. Quoad saporem suavissimum inter uvas americanas facile princeps. Hab. Texas et ullrà versus Septentrionem. Les grappes sont fortes et rameuses-, le grain n'est que de moyenne grosseur, mais c'est le plus agréable de tous les raisins américains. I[ est blanc ou de couleur ambrée. (E. Durand.) 10. V. Lincecumii Buckley, mss. — E. Durand, loc. cit. p. 485, n° 10. Vulgô apud Texanos Posl-Oak-grape , vel Pine-wood-grape. V. ramis decumbenlïbus , raro scandentibus , 4-5-pedalibus ; foliis maximis, latè cordaiis, grosse dentatis s. 5-lobatis, lobis oblusis profundè sinuatis, suprà araneoso-pubescmtibus , subtùs arachnoideo-tomentosis; racemis co?npositis; baccis magnis atro-purpureis , nonnunquàm succi- neis. Obs. Baccee odorem suavissimum spirant, et augusto maturescunt. Hab. Texas, Louisi-anam occidentalem et Arkansas, ubi frequentissima et hucusque pro varietate quâdam V. Labruscœ habebatur. A professore Buckley rite distincta et doctori Lincecum lexano dicala. Le tomentum de cette espèce est d'un fauve rougeàtre; sa grappe est ample et plus courte que les feuilles qui sont très-grandes, plus larges que longues et tantôt indivises, tantôt (sur les branches fertiles) à cinq lobes arrondis. Elle est buissonnante, haute de 5 à 6 pieds, rarement grimpante. (E. Durand, loc. cit.). ( no ) Je viens de recevoir la visite d'un vieil ami qui revient du Texas, il m'assure qu'on trouve dans les forêts de cette contrée des raisins blancs, aussi bons que les meilleurs qu'il ait jamais mangés en Europe (1). Le fruit de la Petite-Vigne (Mountain grape) est également excellent, selon lui. J'ai rencontré moi-même cette espèce dans le comté de New- Jersey , sur les terres du comte de Survilliers. Je dois faire observer que je re- trouve tous les ans , dans les pousses d'été des Calawba de mon jardin , les feuilles palmées , à lobes arrondis ou plus ou moins oblus et parfois même acuminés, qui figurent parmi les caractères de l'espèce établie par M. Buckley. Les échantillons que j'en ai reçus du Texas sont accompagnés de la note que voici : « Ce raisin est très-gros et son odeur est extrêmement douce. Il y en j> a deux variétés (2) : l'une d'elles est sarmenteuse et grimpe sur les » arbres voisins ; l'autre est plutôt un buisson de trois à quatre pieds de y> haut (3). Cette vigne se plaît principalement dans les parties élevées » de nos forêts sablonneuses de Post-Oak (4) et porte , par cette raison, » le nom de Post-Oak grape; elle fleurit en Mai.. (E. Durand , in litt. » aprili 1801 ). Sect. IL — PSEUDO-VITES. Flores perfecti ; petaïa 4-5 libéra ; stylus conspicuus ; stigma parvu- lum ; folia simplicia aut composita ; caules scandentes. 11. V. indivisa Willdenow. — Asa Gray, Man. North. Un. St. p. 78. n° 5. — Chapman, FI. South. Un. St. p. 71. n° 4. — E. Durand, loc. cit. p. 486. n° 11. (i) M. Durand (Avril 1861) faisait suivre du signe très-dubitatif (?) cette assertion de son ami. A cette époque , il considérait encore la Vigne texienne comme une simple variété du V. Labrusca et la décrivait dans sa monographie manuscrite en qualité de var. lobala. Ce n'est que les 4 Avril et 1 er Mai 1862 qu'il m'a annoncé qu'à l'exemple de M. Buckley , il l'adoptait comme espèce distincte; mais je ne suis pas bien sûr que l'éloge soit adressé à celle-ci plutôt qu'à la précédente. (Cn. Des Moul.) (2) Il en est de même pour le V. Labrusca. (5) C'est cette dernière, à coup-sûr , qui donne les feuilles lobées- (i) Qucrcus oblusiloba Mich . Ces trois dernières notes sont intercalées dans le texte par M. Durand — ( Cn. -Des Moul. ) ( ni ) Ampélopsis cordata Michaux , FI. Bor. Àm. I. p. 159, n° 1. — DC. Prodr. I. p. 633. n° 1. — Cissus Ampélopsis Pers. Ench. V. foliis simplicibus cordatis , acutis , dentalis, sublrilobis , nervis subtùs villosis, racemis duplicato-bifidis. Obs. Petala staminaque quina; baccee parvse \ -2-spermcc. Hab. In paludosis, à Virginia ad Floridam et in regionibus austro-occidenta- libus. (E. Durand). D'après les considérations que j'ai développées dans le 4 e paragraphe de l'Introduction , cette espèce doit porter définitivement le nom de Cissus indivisa Willd. haumz. 538 (sub Vile). (Ci-i. Des Moul. ) 12. V. incisa Nuttall (1818). — Ghapman , FI. South. Un. St. p. 70. n° 3, — E. Durand , loc. cit. p. 486 , ir 12. — V. ramis 6-12-pedalibus; foliis trifoliolatis crassis, foliolis lateralibus bilobis, medio trilobo, paniculis cymosis ; baccis purpureis 1-spermis. Obs. Foliota pctiolulata mucronato-dentata serralave, basi cuneatâ intégra. Hab. A Floridâ et Texas ad fines Mexicanos ( E. Durand. ) Le Prodromus de Candolle, bien que publié six ans plus tard, ne fait nulle mention du nom imposé par Nuttall. La plante doit donc porter à l'avenir celui-ci : Cissus incisa Nutt. (sub Vile. ) (Ch. Des Moul.). 13. V. acida (L. sub Cisso) Ghapman, FI. South. Un. St. p. 70, n° 2. — E. Durand, loc. cit. p. 486, n° 13. — Cissus acida L. sp. 170 (1762). — DC. Prodr. ï. p. 630. n» 36. Sicyos Irifoliata L. sp. éd. l a (1753) 1013 (nec S. angulata ut îapsu typographico Prodromus Candollianus habet.) V. ramis geniculalis; foliis trifoliolalis crassis, glabris, foliolis ovato-cunealis apice dentalis basi integerrimis. Obs. Cirrhi elongati robusti; baccee nigrse 4-spermœ. Hab. Key-West, in Floridâ australi (E. Durand.) Cette espèce singulière doit reprendre son nom linnéen : Cissus acida L. ( Ch. Des Moul. ) ( 172 ) 14. Y. BiPLNNATA Toit, et Gray. — Asa Gray , Man. Norlh. Un. St. p 78. n» 6. — Chapman FI. South. Un St. p. 70, n» 2. — E. Durand ,. loc. cit. p. 4-80. n° 14. F. arboreaL. sp. 294 (1762). Ampélopsis bipinnata Michaux, FI. Bor. Am. I. p. 160. n° 3. — DC. Prodr. I. p. 633. n» 7. Cissîts stans Pers. Ench. (1807). V. ramis scandentibus ; foliis bipinnatis, foliolis inciso-dentalis gla- bris ; racemis pedunculatis subduplicato-biftdis ; baccis globosis ochro- leucis 2-4-spermis. Hab. In paludosis à Virginia ad Floridam etetiàm regiones austro-occiden- tales. ( E. Durand. ) Le Prodromus de Candolle , et M. Durand dans ie Bulletin d'acclima- tation, donnent à cette plante des baies jaunâtres {ochroleucœ) ce qui me force à répéter ici la même indication , mais en faisant observer que dans sa monographie manuscrite de 1861 , M. Durand disait comme Chapman , comme Gray , que les baies sont noires. Le nom légitime de cette espèce doit être désormais Cissus arborea L. [sub Vite]. (Ch. Des Moul.) 15. V. hederacea Willd. — E. Durand, loc. cit. p. 486. no 15. — Ampélopsis quinquefolia Michaux, FI. Bor. Am. I. p. 160. n»2. — Asa Gray, Man. North. Un. St. p. 78 (sp. unie.)— Chapman, FI. South. Un. St. p. 72 (sp. unie.) — Ampélopsis hederacea DC. Prodr. I. p. 633. n. 3. — Hedera quinquefolia L. sp. 292. (1762). Vilis quinquefolia Lam. ill. n° 2815. Cissus quinquefolia Pursh. (hederacea ex Durand) Vulgô dicilur apud Americanos American ïvy , Lierre d'Amérique (Gray), Virginian Creeper , Grimpante de Virginie (Chapman), et apud Gallos ad ornamentum fréquenter culta Vigne-zierge, V. foliis 3-5-foliolatis ulrinquè glabris ; foliolis petiolulalis obovatis acuminatis mucronalo-denlatis ; paniculis dichotomo-corymbosis ; baccis parvulis nigris. Hab. Totam rcsionem atlanticam. ( 1"3 ) Var. p Texana Buckley , mss. — E. Durand , ibid. Foliis omnibus 6-7-foliolalis ; foliolis minoribus subsessilibus an- gustis nitidis , apice paucidentatis; paniculis minoribus. Hab. Regionem Texanam, ubi detexerunt cl. Carolus Wright et cloctor Buck- ley. (E. Durand). Je viens de publier (Act. Soc. Linn. Bord., T. 24. p. 104.) une description du mode naturel de fixation de cette Sarmentacée sur les plans verticaux. (Ch. Des Moul. ) 20 Octobre 1862. APPENDICE (23 Octobre 1862) Le quatrième paragraphe de Y Introduction et la Monographie qu'on vient de lire, ont été remis par moi à l'imprimeur le 20 de ce mois, jour où j'ai terminé les annotations jointes à cette dernière. L'impression a été commencée dès le 24. Aujourd'hui 23, je reçois une lettre de M. Durand, datée du 4 de ce même mois, et par laquelle il me demande l'insertion de la note qu'on va lire, et à laquelle il a bien voulu joindre l'envoi d'échantillons des Vilis rupeslris Sch., monticola Buckl., caribœa DC. et Lincecumii Buckl. M, Durand m'indique en même temps quelques corrections typogra- phiques à faire à ses deux mémoires sur les Vignes et les Vins des États- Unis, tels qu'ils ont été imprimés dans le tome IX du Bulletin d'Accli- matation. Bien que nos Actes ne reproduisent pas ces deux mémoires 3 je crois devoir accueillir ces rectifications , utiles à ceux qui voudront profiter de tous les travaux de notre estimable et savant compatriote : Cahier d'Avril 1363. Page 316, ligne 9, au lieu de racines, lisez racèmes (grappes). — 318, — 17, — rivière Jéjon , lisez rivière Téjon. — 318, — 18, — Vigne, lisez Yignes. — 321, — 14, — membre du Congrès, lisez membre de la Convention (il s'agit de la Conven- tion nationale en France , dont La- kanal était effectivement membre), ( 174 ) Calaier «1© Mai i»©£. Page 414, ligne 11, au lieu de de vins blancs, lisez des w'hs blancs. — 4-15, — 24, — 50 hectolitres, lisez 50 livres. A ces rectifications et à quelques autres mots qu'ils m'a prescrit, en même temps , de changer dans ses diagnoses (j'ai pris soin de le faire), M. Durand ajoute une petite anecdote assez semblable , pour le fond , à celle qu'il a fait entrer dans son deuxième mémoire (Cahier de Mai, p. 414); elle n'est rien moins que scientifique, mais ses acteurs sont des personnages dont l'Histoire devra enregistrer les noms. Cette consi- dération suffira, j'espère, pour faire pardonner à nos Actes la reproduc- tion d'une telle historiette; et d'ailleurs, pour si graves que soient des savants français , ils ne sauraient refuser un sourire à cette petite Joyeuseté : « A l'anecdote racontée dans le dernier paragraphe de la page 414 du y> cahier de mai , j'aurais pu ajouter la suivante : Le général Houston, » gouverneur du Texas et le vainqueur des Mexicains à San-Francisco , y> dînait un jour à la Maison-Blanche, chez le président Jackson. En » outre d'excellent vin de Champagne, il y avait des olives marinées » que Jackson dégustait en véritable amateur. Le général , qui n'en avait » jamais vu , fut curieux de les goûter, mais il le fit avec discrétion. » Ce que voyant le président : — Eh bien ! général , comment trouvez- » vous cela? — Franchement, président, répartit Houston , votre cidre » n'est pas mauvais; mais vos cornichons ne valent pas le diable ! » Après m'être incliné de nouveau pour recevoir le pardon des savants lecteurs de nos Actes , il ne me reste qu'à reproduire la note botanique que M. Durand écrivait, à Philadelphie , il y a dix-neuf jours seulement, et qui a dû séjourner au moins quelques heures à Paris avant de m'être expédiée par le voyageur obligeant qui s'est chargé de sa commission. Charles Des Moulins. ( 175 ) NOTE DE M. DURAND. Dans une critique de mon savant ami le prof. Asa Gray sur les nouvelles espèces de plantes texiennes , décrites par M. Buckley dans les numéros de Décembre , Janvier et Février derniers des « Proceedims of Ihe Philadelphia Academy ofnatural sciences, le savant botaniste américain a émis les opinions suivantes : 1° Que le Vilis rupeslris Scheele et lo V. monlicola Buckley appartiennent à la même espèce; 2° Que le V. candicans Engelmann n'est autre que les V. caribœa Chapman et V. coriacea Shuttleworth ; 3° Enfin, qu'il a toujours référé à l'espèce Labrusca le V. Lincecumii Buckley. (V. le n° d'Avril des mêmes Proceedings. p. 162.) Dans le but de combattre l'opinion du prof. Gray, pour laquelle je professe néanmoins le plus grand respect, je me permettrai ici quelques observations , appuyées par les spécimens de ces vignes que je vous envoie, pour que vous puissiez les comparer et vérifier ; l'exactitude de mes descriptions (4), écrites antérieurement à celles de Buckley qui ne sont, à vrai dire, qu'une répétition des miennes. Le Vilis rupeslris Scheele est une petite vigne droite, à rameaux lisses, courts et non décombants, portant des grappes droites, presque sim- ples, dont le grain est noir et petit. Le V. monlicola, au contraire, a des sarments de 4- à o pieds de long, plus ou moins couverts d'un duvet arachnoïde et étalés sur la terre ou sur les buissons; ses grappes sont fortes, composées, et les grains de moyenne grosseur. Je n'ai pas eu l'occasion de voir le Vilis caribœa du docteur Chapman ; sa plante pourrait assurément être la même que le V. candicans d'Engelmann; mais les spécimens rapportés de l'Arkansas par M. Nuttall , spécimens que je soumets à votre inspection, sont bien ceux du V. caribœa de Candolle , incontestablement différent du V. candicans d'Engelmann. Comme le climat des Florides , du Texas et de l'Arkansas méridional est à-peu-près le même et assez chaud pour qu'on y rencontre un bon nombre d'espèces indi- gènes des Antilles, il ne serait pas étonnant que le Vilis caribœa DC. se trouvât dans ces trois États , en même temps que la nouvelle espèce V. candicans , Engelm. (i) Je ne suis et ne puis être que l'humble éditeur du travail de M. Durand, et je ne ine permettrais certainement pas d'opérer le moindre changement dans la déli- mitation d'espèces et de variétés qu'il est à même d'étudier sur le vif, tandis que je n'ai vu que les échantillons d'herbier, mis à ma disposition par la généreuse obli- geance de mon savant compatriote. 'Charles Des Moulins.] " ( 176 ) Quant au Vilis Lincecumii Buckley, dont je vous envoyai, l'an passé, un spécimen étiqueté Vilis Labrusca, Var., je persiste à croire qu'elle possède des caractères suffisants pour constituer une espèce distincte : d'abord comme n'étant pas, à proprement parler, une espèce grimpante, et ensuite parce que les feuilles profondément sinuées des branches fructifères ne se rencontrent point sur les mêmes branches de l'espèce Labrusca. Les feuilles lobées de cette dernière, assez semblables d'ailleurs, comme l'a observé le prof. Gray, à celles de la vigne texienne, ne se trouvent que sur les branches tardives qui poussent vers la base du tronc , mais jamais , que je sache, sur les branches fructifères. E. DURAND. Philadelphie, 4 Octobre 1862. iO M©veBMÏjre 186$. OBSERVATIONS SUR I.KS CALCAIRES D'EAU DOUCE DU NORD-EST DE L'AQUITAINE Par M. J. GOSSELET, Secrétaire-général Professeur au Lycée impérial de Bordeaux. Un mémoire important a été publié sous un titre analogue par M. Delbosenl847 (1). L'historique de la question y est traité avec le plus grand soin; et depuis cette époque, je Reconnais d'autres publications sur les contrées dont je vais entretenir la Société, que divers passages de la thèse de M. Raulin (2) et celles auxquelles a donné lieu en 1849 et 1850 la discussion entre M. Raulin et M. Coquand sur l'âge des minerais de fer de l'Allemance (3); je citerai les opinions de ces géologues en temps opportun. Je vais donc entrer directement en matière, et chercher à montrer qu'il existe dans le pays situé entre la Dordogne et le Lot deux calcaires d'eau douce bien distincts, confondus par M. Delbos et nommés calcaire du Périgord par M. Raulin. I. A Bergerac, les rives de la Dordogne, élevées d'une dizaine de mètres au-dessus du niveau du fleuve, sont formées de molasse argileuse à gros grains de quartz; par place, on y voit des bancs irréguliers , les uns remplis de galets, les autres chargés de concrétions calcaires (Septaria). Si on s'éloigne de la ville en remontant le cours du fleuve , on suit cette (1) Mém. Soc. Gèol. Fr. 2 e série, t. 2 p. 241. (2) Acad. Bord. 1848, p 317 (5) Bull. Soc. Géol. Fr., 2e série. M. Coquand, 1. VI, p. 528, et l. VIII. p. 23; M. Raulin, t. VI. p. 679, et t. VIII p. 50. Tome XXIV. ( 3 e Série : T. IV. — 3 e Livraison) 14 ( 1"8 ) molasse jusqu'à 1 kilom. */ 4 en amont de Creysse, et on arrive à des exploitations de grès d'où on lire presque tous les pavés employés à Bordeaux. Le grès est intercalé dans des argiles grises, blanches ou roses (argiles panachées) qui reposent directement sur la craie à orbitolites et qui sont recouvertes d'un banc de 3 mètres de calcaire blanc siliceux ayant toute l'apparence d'un calcaire d'eau douce. Toutes ces roches dont la coupe ci-jointe donne le détail sont manifestement inférieures à la molasse que l'on voit à 100 m. à l'O. , sur la rive gauche. Coupe des couches comprises entre la molasse du Fronsadais et la craie près de Creysse sur la rive droite de la Dordogne. \ . Calcaire blanc siliceux concrétionné 2 mètres. 2. Calcaire de même nature renfermant de petits noyaux d'argile verte 1 3. Argile panachée 2 4. Grès et sable grossier à la base 10 5. Cailloux roulés de silex 0.40 6. Argile panachée \ 7. Grès blanc très-friable 1 8. Argile jaune à concrétions ferrugineuses 0,60 9. Grès imprégné de calcaire et dont les cavités sont tapissées de cristaux de calcaire \ 4 0. Argile de diverses couleurs 2 4Ï. Craie à Orbitolites. L'argile panachée se retrouve dans les environs de Lanquais et de Beaumont; elle y acquiert une épaisseur de 20 à 30 mètres; on n'y trouve plus de grès, mais il y a un banc de sable coloré en jaune par l'oxyde de fer. Le calcaire siliceux supérieur aux argiles forme le plateau sur le bord duquel est bâtie la ville de Beaumont, ainsi que le sommet du tertre de Belpech au nord de cette ville; il a de 10 à 20 mètres d'épaisseur. Si on se dirige vers le S.-E. en suivant la route de Monlpazier, au bout d'un kilom. V. 2 ,on monte doucement sur des argiles plastiques grisâtres , renfermant de gros grains de quart/, et on arrive à un nouveau ( 17? ) plateau que la route gravit eu tournant et qui est formé de meulières ayant la plus grande analogie avec les meulières de la Brie. Ce second plateau s'élève de 50 mètres au-dessus de celui de Beaumont. Quittons la route du hameau de Videpot en prenant le chemin de Sainte-Sabine; nous montons par une pente douce formée de marnes et d'argile jusqu'à la ferme de Gleyzedal qui repose sur un second calcaire d'eau douce. Ce calcaire se retrouve plus loin au moulin de Rampieux à une hauteur de 35 mètres au-dessus du plateau de meulières. En descendant aux carrières à plâtre de Sainte-Sabine , nous retrou- vons successivement toutes les couches que nous avons vues depuis Beaumont. M. Raulin ayant donné la coupe de Rampieux à Sainte-Sabine, dès 4848 (1), je ne crois pas nécessaire de la détailler de nouveau et je me bornerai à deux observations. Au-dessus du gypse et sous les argiles vertes et rouges, il y a un banc de calcaire d'eau douce dont l'épaisseur varie de 1 à 2 mètres. Je l'ai retrouvé dans toute la contrée, à Sainte-Sabine , à Borne-de-Champ , à Sainte-Radegonde ; il représente, mais avec une épaisseur beaucoup moindre , le calcaire de Beaumont. Les argiles verdâtres et rougeâtres , et la molasse grossière sur les- quelles est située Sainte-Sabine, me paraissent supérieures au gypse; elles sont les mêmes que celles que l'on voit près des carrières au-dessus du calcaire dont il vient d'être question; je ne connais dans tout ce pays aucune couche inférieure au gypse. II. Saint-Martin de Villeréal est à 50 mètres au-dessus des bords du Dropt; en descendant vers la vallée, on voit la coupe suivante : Molasse micacée 3 mètres Calcaire d'eau douce avec meulières 10 Marne et molasse sableuse 5 Molasse sableuse cohérente 6 Marne 3 Calcaire d'eau douce blanc compacte o Calcaire jaune concrétionné .. . . . 10 Argile 15 Le calcaire d'eau douce supérieur n'apparaît pas ici ; on le trouve plus à l'O., à Montaut, Castillonés, Cahuzac; en remontant le Dropt vers (i) Nouvel Essai d'une classification des terrains tertiaires de l'Aquitaine p. la- ( 180 ) l'Ë, on voit au moulin de Pepïcôii (limite des départements de la Dordogne et du Lot) des argiles roses ou rouges accompagnées de sable et de grès rouge et de minerai de fer. C'est l'équivalent des grès de Bergerac, et des argiles panachées que nous avons observées dans la vallée de la Dordogne. Le minerai de fer y est plus abondant et il aug- mente à mesure qu'on s'avance vers le S.-E. àBiron et sur les bords de l'Allemance. Lorsque de la terrasse du château de Biron on contemple les terres environnantes uniformément colorées en rouge, on songe involontairement à la sombre tragédie qui termina les jours du com- pagnon de Henri IV, et l'on est prêt à se demander si ces champs ne doivent pas leur teinte sanglante à la hache du bourreau. Je ne puis partager l'opinion de M. Coquand qui rapporte le minerai de l'Allemance au terrain quaternaire;" je suis au contraire de l'avis de M. Raulin, et avec lui je rapporte ces couches ferrugineuses au terrain eocène dont elles forment dans l'est de l'Aquitaine l'assise la plus inférieure. III. Un troisième exemple pris dans la vallée du Lot mettra j^espère hors de doute la disposition géologique que je viens d'indiquer. La ville de Fumel est bâtie sur un escarpement qui s'élève de 60 m au-dessus du niveau de la rivière. Le tiers supérieur de cet escarpement est formé par le terrain crétacé et les deux tiers inférieurs par le Kimmeridge-clay à Oslrea virgula. Les hauteurs qui dominent la ville, ainsi que toutes les hauteurs environnantes, sont recouvertes de sable et d'argiles rouges avec minerai de fer. Le géologue en se dirigeant de l'O vers Monségur, trouve au sommet du coteau de Bridé près de Vlonsempron, un banc peu épais de calcaire concrétionné. Le vallon situé entre ce hameau et Condesaygnes est creusé dans le terrain rouge; mais en s'élevant sur le coteau opposé, on rencontre le calcaire concré- tionné sur lequel est bâtie l'église du village; puis un banc assez épais de calcaire compacte, des marnes blanches et des argiles, et enfin , au niveau de la route de Monldanquin, une molasse grossière grise L'en- semble de ces couches supérieures aux terres rouges a environ 30 mètres de puissance. Au point où le chemin de Monségur se sépare de la route, des argiles succèdent aux molasses avec une épaisseur de 60 mètres ; elles sont recouvertes par un escarpement de 10 mètres formé par le calcaire d'eau douce supérieur et portant le village de Monségur. ( 181 ) Coupe de Fumel à Monséyur Echelle des longueurs - ee ' 000 . Échelle des hauteurs -r^ôô - - Monségur Condesaygue Monsenprom Fu»el 30 -1 Calcaire compacte d'eau douce 10 moires. 2 Argiles grises 60 3 Molasse grossière grise • 4 Argile et marne . 5 Calcaire compacte d'eau douce. . . •. 6 — concrétionné id .• 7 Argile et grès rouges a. Calcaire argileux et argile à Oslrea virgula b. Terrain crétacé Un fait digne d'être remarqué, c'est l'absence, au milieu des argiles grises du banc de meulière que nous avons observé près de Beaumonl et qui dans la vallée du Dropt avait déjà diminué d'épaisseur et était passé en grande partie à l'état de calcaire siliceux IV. Nous pouvons conclure de ce qui précède qu'il y a à la partie supérieure du terrain tertiaire, dans le pays situé entre la Dordogne et le Lot, deux calcaires d'eau douce bien distincts et entre les deux au milieu des argiles, un banc de meulière dont la constance n'est cependant pas complète. Ces diverses assises se succèdent dans l'ordre suivant : 6. Calcaire d'eau douce de Castillonès , Monségur, Rampieux. 5. Argile. 4. Meulière , et calcaire avec meulières. 3. Argile et molasse 2. Calcaire d'eau douce de Beaumont. 1. Argiles panachées; sable; grès ; minerai de fer; marnes et gypse de Sainte-Sabine. Reste à déterminer l'âge de ces couches, c'est-à-dire leurs rapports stratigraphiques avec les terrains mieux connus de l'O. et du centre de l'Aquitaine. A Montauriol, près de Castillonès, on constate que le calcaire supérieur (n° 6) est recouvert par les molasses de l'Agenai^. A Bagas ( 182 ) sur le Dropt, on voit avec la plus grande évidence le prolongement de ce calcaire passer sous un calcaire arénacé rempli de moules de Natica crassatina et de Turbo Parkinsoni. M. Delbos a parfaitement déterminé cette superposition dans le mémoire cité, au moins pour les environs de Sainte-Foy. Il nomma lé calcaire d'eau douce de Sainte-Foy calcaire du Périgord, mais il eut le tort de confondre avec lui le calcaire de Beaumont et les meulières ; il assimila, aussi sans plus de raison, les argiles pana- chées aux molasses du Fronsadais. M. Drouot, en 1838, avait, également confondu tous ces calcaires et les avait même assimilés aux calcaires blancs de l'Agenais (1). M. Raulin a distingué le calcaire d'eau douce immédiatement supérieur aux argiles rouges du Quercy (2) , mais il admet le passage latéral à la molasse du Fronsadais tandis que je le juge inférieur à cette assise; je rapporte en effet aux molasses du Fronsadais les argiles, les molasses, et les meulières qui y sont intercalées c'est-à-dire les couches n° 3 , 4 , et 5 ; car près de Beaumont et de Villeréal, ces trois couches sont placées entre le calcaire inférieur et le calcaire de Castillonnès, comme les molasses de Bergerac entre le calcaire de Creysse et celui de Sainte-Foy, ou les argiles et molasses de Monségur (sans meulières), entre le calcaire de Condesey- gnes et celui de Monségur. Le calcaire inférieur de Beaumont, de Creysse de Condesaygnes cor- respondrait peut-être au calcaire d'eau douce de Blaye, et les sables rouges seraient contemporains du calcaire marin à Echinolampas; je n'émets toutefois ces deux dernières assimilations qu'avec la plus grande réserve puisqu'elles ne reposent sur aucune observation positive (3). (1) Sur la nature et la disposition des terrains tertiaires dans la partie de la Gironde comprise entre la Garonne et la Dordogne, etc., par M. Drouot , ingénieur des mines. Ann. des Mines, 3 e série, XIII, p. 77. (2) Acad. Bord. 1850. p. 40. (3) Depuis la lecture de cette note , j'ai montré (Bull, de la Soc. Géolog , 2 e série , t. XX, p. 191) que le calcaire d'eau douce de Blaye , ainsi que les marnes à Paleo- therium qui l'accompagnent, sont intercalés dans le calcaire marin à Orbitolites et Echinolampas , et j'en ai conclu que ces diverses couches doivent se rapporter à l'Étage gypseux parisien. C'est une nouvelle raison de les assimiler au gypse de Sainte-Sabine, DE LA RECHERCHE DES EAUX JAILLISSANTES DANS LES LANDES DE GASCOGNE Par M. E. JAGQUOT La recherche des eaux jaillissantes est en ce moment, dans les Landes de Gascogne, l'objet de travaux qui nous paraissent mériter un sérieux examen , tant au point de vue des chances de succès qu'ils présentent que sous le rapport de l'influence que leur réussite pourrait exercer sur l'avenir de la contrée. Essayons d'abord de bien définir cette influence , car, à notre sens , elle a été singulièrement exagérée dans les projets dressés ou les rap- ports écrits à l'occasion des travaux. A ne consulter que ces rapports , les sondages entrepris dans ces derniers temps au milieu des grandes Landes n'auraient pas en effet pour unique objet de procurer des eaux abondantes et salubres aux populations de cette région deshéritée ; ils seraient encore dirigés vers la découverte des amendements calcaires ou argileux et des matériaux de construction dont le pays est complètement privé. Assigner aux recherches un but aussi étendu, c'est, suivant nous , se faire d'étranges illusions. Nous sommes certainement loin de nier l'intérêt qui s'attache à la rencontre, au milieu même des Landes, de roches propres à amender le sol presque exclusivement quartzeux et par cela même peu fertile de cette contrée; nous croyons, au contraire que ce genre d'améliorations jusqu'ici trop négligé , pourrait devenir le point de départ d'une transformation des plus fécondes. Il serait également fort désirable de voir les Landes pourvues de bons matériaux de construction. Mais quand on s'est proposé de rechercher les uns et les autres , sous le sable qui forme le sol des Landes, en vue de les ex- ploiter, s'est-on bien rendu compte des obstacles qui s'opposent à l'exé- cution d'un pareil projet"? Admettons, pour un instant, que la formation sableuse au-dessous de laquelle il faut aller chercher les gisements de ( 184 ) pierre ou de marnes n'ait pas plus de vingt mètres d'épaisseur , appré- ciation qui paraîtra très-modérée à tous ceux qui ont étudié cette forma- tion et ont pu constater combien elle est puissante : qui ne voit de suite les difficultés inhérentes à une exploitation entreprise sous une pareille couche de sables aquifères et coulants , difficultés telles que les frais seraient certainement hors de proportion avec la valeur des matériaux à extraire? Nous considérons donc, comme entièrement chimérique, l'espérance conçue par les promoteurs des recherches de faire servir ces dernières à doter le pays d'amendements et de matériaux de construction. Les Landes n'ont, sous ce rapport, rien à attendre des travaux de sondage qui se poursuivent; elles doivent bien plutôt compter, pour atteindre le but que l'on a en vue , sur le perfectionnement des voies de transport et sur l'abaissement des tarifs. Il faut remarquer, en effet, que ni les matériaux de bonne qualité , ni les amendements marneux ou argileux ne manquent sur la périphérie des Landes de Gascogne ; les uns et les autres s'y ren- contrent même avec une certaine abondance et dans des conditions d'exploitation assez économiques, lesquelles, grâces à la construction des voies de fer et à l'achèvement prochain du réseau des routes agri- coles, en permettront un jour l'introduction , il faut du moins l'espérer, jusque dans les parties les plus reculées de celle intéressante région Nous sommes amené, par ces considérations, à assigner aux travaux qui se poursuivent dans les grandes Landes leur véritable objet, qui est la recherche des eaux jaillissantes. Mais en restreignant le but de ces travaux, nous sommes bien loin de vouloir en amoindrir l'intérêt. L'eau propre aux usages domestiques qu'ils ont en vue de procurer aux habi- tants des Landes , constitue en effet un de ces besoins de premier ordre à la satisfaction duquel on ne saurait attacher trop de prix. A cet égard, l'étude de la nature est féconde en enseignements. Elle montre que, si presque partout les habitations rurales se sont groupées sur certains points donnés de préférence à d'autres , les causes de cette préférence ont leur raison d'être dans la composition du sol et que, dans la plupart des cas , l'emplacement de ces habitations a été déterminé par des con- sidérations tirées de la proximité du gisement des nappes d'eau souter- raines. Pour que cette dépendance se maintienne , avec une constance remarquable, dans des contrées souvent fort étendues, il faut bien que l'eau occupe, dans les nécessités de la vie de l'homme, une des premières places. ( 185 ) Or, sous ce rapport, la région des Landes est aussi mal partagée qtie possible. La nappe qui Falimente est presque superficielle et par suite exposée à subir toutes les variations de température de l'atmospbère. L'eau qu'elle fournit est donc chaude en été et froide en hiver ; mais ce qui contribue surtout à en rendre l'usage désagréable et même pernicieux, c'est la présence des matières organiques dont elle est chargée et qui lui communiquent cette teinte brunâtre, caractéristique des eaux de puits delà Lande. Nous savons que l'on a apporté, dans ces derniers temps , quelques modifications à cet état de choses, en ne recueillant les eaux météoriques qu'après leur avoir fait traverser les assises de sable infé- rieures à l'alios où elles se clarifient par la filtration. Toutefois, et sans nier l'importance de cette amélioration , il faut bien reconnaître qu'au point de vue hygiénique, les eaux de puits obtenues dans ces conditions, sont loin encore de valoir les eaux vives que possèdent quelques contrées voisines, mieux partagées, telles, par exemple, que la Cbalosse ou l'Arma- gnac. Nous sommes donc très-disposé à accepter, comme une heureuse conception, la pensée de rechercher, dans les forages, le moyen de doter la région landaise d'eau abondantes et saines. Mais, tout en approuvant la pensée, nous ne saurions nous empêcher de critiquer la suite qui lui a été donnée et la marche suivie pour la réaliser. Nous n'aurons aucune peine à le faire, car la direction imprimée à l'entreprise a été telle- ment défectueuse, qu'elle devait nécessairement aboutir à un échec. Il y avait, au début des recherches , un parti à prendre, conseillé par la raison , c'était de demander à la géologie quelques renseignements, sur leurs chances de réussite et sur la profondeur à laquelle on pouvait espérer obtenir un résultat. Sans doute, la géologie n'est pas en situation de fournir sur ces questions des indications précises; mais elle peut au moins assigner des probabilités, et poser des limites propres à en faci- liter la solution. Elle est certainementen mesure d'avancer, par exemple, avec assez de certitude, s'il y a ou non des chances de rencontrer des nappes d'eau dans un terrain dont la composition est connue , et de dire si les nappes, une fois mises à jour, pourraient jaillir sur l'em- placement choisi pour le forage. D'un autre côté , l'étude géologique d'une contrée fait connaître , avec assez de probabilité , la suite des terrains que l'on traverse, en creusant sur un point donné; elle permet même d'assigner avec assez d'exactitude, l'épaisseur de chacun d'eux. Il est évident que de pareilles études peuvent jeter un grand jour sur les questions que l'on se propose de résoudre. Il nous paraît su- Tome XXIV. 15 ( 180 ) perflud'énumérer, ici, tous les avantages quela direction des recherches peut en retirer ; nous nous contenterons d'en signaler trois dont l'utilité nous semble tellement incontestable, qu'elle n'a pas besoin d'être dé- montrée. Le premier est de se former, avec les notions géologiques que l'on a recueillies, un plan qui permette de déterminer, au moins approxi- mativement, la profondeur à atteindre, de proportionner l'outillage à cette profondeur et d'évaluer les dépenses que les travaux occasionneront. Le second consiste à ne point se faire d'illusions et à éviter les mécomptes, cortège obligé de toute appréciation non raisonnée. Enfin, il peut arriver, comme nous nous proposons de le montrer bientôt , que tous les points ne soient pas également bons pour atteindre, avec le moins d'efforts et de frais possible , le but que l'on a en vue ; et comment faire entre eux un choix sans le secours de la géologie? Il faut donc bien reconnaître, qu'il y a, sous plusieurs rapports, le plus grand intérêt à faire précéder toute recherche entreprise par la voie du forage, d'une exploration géo- logique détaillée de la contrée environnante. Les travaux qui s'exécutent en ce moment dans la grande Lande n'ont pas eu une pareille exploration pour point de départ. A défaut d'autres preuves, la direction qui leur a été imprimée suffit pour mettre le fait dans tout son jour. Un puits artésien , creusé à Lipostey, est en effet abandonné à la profondeur de 108 mètres, sans avoir atteint son but; mais il est juste d'ajouter qu'il est resté dans des assises où il était, à priori, évident que l'on ne devait obtenir aucun résultat. Après cet insuccès , les travaux sont reportés à Morcenx , emplacement non moins mal choisi que le premier, et un nouvel essai est commencé avec des moyens tout aussi insuffisants que ceux qui ont été employés à Lipostey. Aussi, nous n'hésitons pas à prédire , à cette recherche qui se poursuit, un résultat, en tous points, conforme à celui que l'on a obtenu dans le premier forage. La question intéressante de la possibilité de procurer aux Landes de l'eau potable au moyen des puits artésiens, se trouve-t-elle donc défini- tivement résolue par ces deux recherches? Pour nous, elle ne l'est nulle- ment , car nous ne pouvons attacher aucune importance à des tentatives aussi incomplètes. Nous croyons que rien de ce qui aurait dû être fait pour arriver à un résultat , n'a encore été tenté et nous nous proposons de montrer dans quel sens et avec quels moyens les recherches auraient dû être entreprises pour atteindre leur but. Avons-nous besoin d'ajouter que pour résoudre la question posée, nous comptons nous appuyer ex- ( m ) clusivement sur les données fournies parles observations géologiques. Il nous semble qu'à cet égard nous nous sommes déjà suffisamment expliqué pour qu'il reste bien entendu qu'à la géologie seule nous reconnaissons le droit de se prononcer sur ces sortes de questions. Aussi, croyons-nous devoir faire précéder nos appréciations d'une étude géologique, souter- raine de la région occupée par les grandes Landes. Par leur disposition, les Landes se prêtent peu aux études géologiques; comme elles forment un plateau entouré seulement par quelques vallons secondaires d'une faible profondeur, elles n'offrent, dans la plus grande partie de leur étendue, aucune coupe où il soit possible d'apercevoir les terrains sur lesquels repose le sable qui s'étend d'une manière uni- forme à leur surface. Gela est surtout vrai pour la partie centrale de la région, pour celle à laquelle s'applique plus spécialement la désignation de grandes Landes. Toutefois, dans la partie orientale , dans les environs de Tartas, de Mont-de-Marsan, de Roquefort et de Villeneuve, les vallées, ayant plus d'importance, présentent des conditions beaucoup plus favorables pour l'étude. Gomme leurs berges sont le plus souvent abruptes et n'ont que rarement été recouvertes par des éboulis , on peut y suivre avec beaucoup de netteté la série des terrains qui entrent dans la constitution du massif rocheux de la contrée et reconnaître leur dis- position. La planche jointe à cette note en représente la coupe, telle qu'elle résulte des observations que nous avons faites dans les vallées parcourues par la Midouze et par ses deux affluens, la Douze et le Midou. En allant de haut en bas, c'est le sable des Landes que l'on y rencontre d'abord. On sait, en effet, qu'il s'étend sans discontinuité à la surface du plateau formé par les Landes de Gascogne , et que l'existence de cette région naturelle est même intimement liée à sa présence, de telle sorte qu'il en constitue les limites. Comme formation distincte, le sable des Landes est suffisamment caractérisé par cette circonstance qu'il recouvre indistinctement plusieurs des terrains sous-jacents. La composition de ce vaste dépôt est d'ailleurs remarquablement uniforme, et en dehors du sable à petits grains de quartz arrondis et roulés qui en forme la masse principale, on n'y trouve guère que quelques couches d'argile qui paraissent être assez constantes dans la partie supérieure de l'étage. Nous y rapportons cependant quelques amas de petits graviers quartzeux que l'on rencontre intercalés dans le sable, principalement dans le voisi- nage des cours d'eau. Cette formation a une assez grande puissance : au centre des grandes Landes ou ne peut guères évaluer son épaisseur à < 188 ) moins de soixante et même de quatre-vingts mètres. Nous avons montré ailleurs que celle-ci était exposée à varier dans des limites assez éten- dues, parce que les terrains inférieurs ayant été profondément ravinés avant le dépôt du sable, celui-ci s'est fait sur un fond assez inégal. Nous croyons qu'il y a impossibilité absolue de rencontrer des nappes d'eau jaillissantes dans le sable des Landes; sa stratification horizontale aussi bien que sa composition s'y opposent de la manière la plus com- plète. A ce sujet, nous ne pouvons nous empêcher de faire remarquer que cette observation bien simple aurait pu être faite , dès le début des travaux , par ceux qui les ont dirigés ; elle les aurait sans doute engagés à y appliquer des moyens moins insuffisants que ceux qui ont été employés et d'autres ressources, et elle les aurait prémunis contre l'écueil auquel on doit en partie attribuer leur insuccès. Mais reprenons la description de la coupe jointe à cette note et voyons si les terrains immédiatement inférieurs au sable des Landes offraient h priori des conditions plus favorables au but que l'on s'était proposé d'aUeiudre. Si à partir de Tartas on remonte la vallée de la Midouze et qu'arrivé à Mont-de-Marsan on suive ensuite jusqu'à Roquefort celle de ta Douze, on rencontre, au-dessous du sable des Landes, une suite de formations ter- tiaires, alternativement marines et d'eau douce qui vont en se relevant légèrement vers l'est. La proximité de ces vallées du plateau oceupé par les grandes Landes ne permet guères de douter que l'ordre de superpo- sition que l'on y observe ne se maintienne également dans toute la région voisine. Aussi considérons-nous comme un fait établi, qu'un sondage placé sur un point quelconque des grandes Landes doit , avant d'atteindre des terrains inférieurs , recouper ces diverses formations. Il est donc extrêmement intéressant , pour le but que nous avons en vue , de les étudier avec détail. Au-dessous du sable des Landes , nous trouvons d'abord le falun à Cardita Jouanneli qui, dans les environs de Tartas et de Mont-de-Marsan, est représenté par des calcaires sableux, de couleur jaune, renfermant indépendamment de ce fossile caractéristique, de grands peignes, des pétoncles, etc. On rencontre dans ce terrain peu d'assises bien suivies, et il se présente habituellement sous la forme d'un dépôt sablonneux , agglutiné, sur quelques points, par un ciment calcaire. C'est du moins ainsi qu'il se montre 4ans les nombreuses carrières situées à proximité de ces villes où it est exploité comme pierre à bâtir. ( 189 ) D'après la coupe qu'elles offrent, on serait conduit à ne pas évaluer sa puissance au-delà de sept à huit mètres; mais, à Sainl-Cricq, dans les en- virons de Villeneuve-de-Marsan, le falun kCardita Jouanneti est constitué par deux assises agrégées, bien distinctes, avec fossiles marins, lesquelles sont séparées par un dépôt de sables fauves ne se différenciant point de celui que l'on rencontre au milieu même de ces assises , et renfermant , comme lui , de petits galets roulés de roches calcaires. Dans cette localité, l'épaisseur totale de la formation ne peut être évaluée à moins de vingt- cinq ou trente mètres; c'est donc pour ce chiffre que nous la ferons figurer dans nos évaluations. Dans la ville même de Mont-de-Marsan, le falun à Cardila Jouanneti repose sur une molasse jaunâtre, veinée de gris-verdâtre dans laquelle on rencontre, sous forme de rognons, des parties agrégées où le ci- ment calcaire s'est concentré. Cette superposition s'observe, pour la première fois , vers l'Ouest à neuf kilomètres en aval de la ville , dans la vallée de la Midouze ; du côté de l'Est on peut la suivre, tout le long du cours du Midou , jusqu'au-delà de Villeneuve. On ne trouve point de fossiles dans la molasse inférieure au falun à Cardita Jouanneti, toutefois comme en remontant le cours de la Douze vers Roquefort, on voit qu'elle vient se superposer au falun de Saint-Avit, au-dessous du village de ce nom , on ne saurait douter qu'elle ne soit l'équivalent de la formation inférieure d'eau douce de l'Armagnac qui occupe exactement cette place et à laquelle elle se rattache d'ailleurs par Villeneuve, Eauze et Gonddn. Il serait, du reste, difficile de ne point la reconnaître à son faciès tout-à-fait caractéristique. Il faut donc admettre que cette formation dont, en 1861 , nous avons signalé la présence au bas de la côte de Saint-Seve \ et que nous avons retrouvée , depuis, sur une foule d'autres points du bassin de l'Adour, s'avance vers l'Ouest beaucoup au-delà des limites qu'on lui avait autrefois assignées et qu'elle constitue un des éléments essentiels du massif rocheux recouvert par le sable des Landes. Dans le département du Gers, le terrain d'eau douce inférieur de l'Armagnac nettement limité, à sa base, par le falun de Bazas ou de Saint-Avit, et, à sa partie supérieure, par des assises marines qui ren- ferment, avec une grande abondance YOstrea crassissima n'a pas moins de 110 à 120 mètres de puissance. Il faut toutefois remarquer qu'il se présente là avec tout son développement et en particulier avec ses nom- breux bancs de calcaire d'eau douce, tandis que, dans les Landes, il se trouve réduit à ses assises inférieures, sans doute par suite des dégrada ( 190 ) lions que les eaux de la mer y onl opérées. Au-dessous de Sainl-Sever, il ne se montre guères que depuis le bas jusqu'au tiers environ de la hauteur de la côte et n'a pas au-delà de trente mètres dépaisseur. Quoi- que l'évaluation de sa puissance dans les environs de Mont-de-Marsan soit plus difficile, nous avons lieu de croire que ce chiffre peut être considéré comme la représentant d'une manière assez exacte. Dans l'ordre chronologique inverse que nous suivons , le falun de Saint-Avit se place immédiatement après la formation inférieure d'eau douce de l'Armagnac. Dans la vallée de la Douze, à la hauteur de ce village, ses assises supérieures commencent à se montrer au-dessous de la molasse, jaune tachée de gris, qui constitue encore la plus grande partie des berges entre lesquelles le cours d'eau est encaissé; mais bientôt par suite d'un relèvement général des couches vers le Nord-Est, la molasse disparaît et le falun occupe sa place , se montrant sur les flancs escarpés de la vallée jusqu'à une petite distance à l'ouest de Roquefort. Sous le rapport de la composition minéralogique, le falun de Saint-Avit a la plus grande analogie avec celui de Mont-de-Marsan. Il est formé par des sables extrêmement coquilliers dans lesquels abondent l'Arca cardii- formis, le Cerithium plicatum, le Tiiritella terebraliset l'Ostreaproducta et ce n'est qu'accidentellement, par places, et le plus souvent en formant des rognons plutôt que des couches suivies, que ces sables sont agglutinés par un ciment calcaire. On y rencontre, cependant aussi, quelques assises marneuses. Nous signalons seulement pour mémoire, et comme étant de nature à offrir un excellent point de repère dans des travaux de recherches par la voie du forage, l'intercalation, au milieu de ce dépôt marin, de quelques assises d'eau douce renfermant des hélices, des planorbes et des lymnées. On peut voir ces assises sur de nombreux points de la vallée de la Douze et des vallons latéraux, ainsi que dans les carrières de Saint-Justin . D'après quelques observations recueillies dans cette dernière localité , nous serions disposé àattribuer au falun deBazasune puissance moyenne de trente-cinq mètres. Le falun de Saint-Avit s'avance dans la vallée de la Douze jusqu'à quinze cents mètres à l'ouest de Roquefort. Dans la tranchée de la route rectifiée qui vient de Mont-de-Marsan, un peu avant d'atteindre le pont très-élevé construit sur cette rivière et qui est placé à l'entrée delà ville, on observe une molasse jaunâtre ayant beaucoup d'analogie avec celle de Monl-de-Marsan et de Saint-Avit, mais qui s'en distingue du reste, nettement, par la place qu'elle occupe dans l'échelle géologique. En effel, ( 191 ) tandis que celte dernière est superposée au falun , celle de Roquefort se montre, au contraire, à sa base et immédiatement au-dessous de ses assises inférieures qui sont bien mises à découvert par la tranchée de la route. Ce nouvel étage n'a pas, en ce point, plus de six à huit mètres d'épaisseur, mais vers l'Est , le long de la Douze , entre Roquefort et Saint-Justin , il paraît acquérir un peu plus de développement. Par la place qu'il occupe, il appartient évidemment au grand dépôt d'eau douce que M. Raulin a décrit sous le nom de molasse de l'Agenais. Cette molasse n'est pas le dernier terme de la série tertiaire qui paraisse dans les environs de Roquefort. Entre cette ville , en effet, et le moulin du Batan, situé sur la Douze à un kilomètre dans la direction de l'Est, se trouve un petit lambeau de terrain nummulitique dont l'existence a été tout récemment signalée par M. Raulin. Il est principalement constitué par un grès rognoneux , disposé au milieu d'assises sableuses dans lesquelles on rencontre avec abondance une petite nummulite plate (Nummulites intermedia). Le terrain nummulitique du Batan s'appuie, en couches sensiblement inclinées, sur la craie dont les assises se mon- trent, aux environs de Roquefort, redressées, en forme de voûte, sur une étendue de trois kilomètres en longueur et sur une largeur de quinze cents mètres. Nous n'avons signalé l'étage du Batan que pour ne point être accusé d'omission; comme épaisseur il n'a aucune importance. On remarquera que nous n'avons point fait figurer le terrain nummulitique dans la coupe jointe à cette note et il devait en être ainsi, puisqu'on n'en observe aucun indice sur le flanc septentrional du pointement crétacé des environs de Saint-Sever qui en forme le point de départ du côté du Sud. Nous sommes donc disposé à croire que ce terrain joue un rôle lout-à-fait insignifiant dans la constitution du massif des grandes Landes. Les recherches qui précèdent nous ont permis d'établir la série des terrains qui , dans les Landes , séparent , d'une manière ostensible , le sable de ce nom de la formation crétacée. En réalité, cette série est peut-être beaucoup plus compliquée, et, comme près de Roquefort, la molasse de l'Agenais vient s'appuyer à stratification discordante sur les assises redressées du terrain nummulitique, rien n'indique que quelques assises situées au-dessous du fond des vallées ne se dérobent pas à l'observation. Nous ne pouvons naturellement nous prononcer sur des faits qui ne sont point observables. Ceux que nous avons établis suffisent d'ailleurs pour motiver nos conclusions , et comme la craie se distingue ( 192 ) nettement par ses allures des formations tertiaires que nous venons de passer en revue, nous pensons qu'il convient d'examiner à part les chances que ces dernières peuvent offrir pour la découverte des eaux jaillissantes. Tout comple fait, nous venons de montrer qu'avant d'atteindre la craie , un sondage placé sur le plateau des grandes Landes aurait à recouper, au-dessous de la formation sableuse, de quatre-vingt-dix à cent dix mètres de terrains tertiaires présentant des alternances de sables, partiellement agrégés par du calcaire et très-perméables à l'eau , et de marnes qui sont au contraire imperméables. Est-on fondé à attendre, de la traversée de ces terrains, des résultats plus satisfaisants que ceux que nous avons attribués au sable des Landes ? Nous ne le pensons pas et, pour motiver cette manière de voir, il nous suffira de faire remarquer que la stratification des assises tertiaires est bien près d'être horizontale et n'offre pas , même quand on l'envisage sur une grande étendue , un relèvement assez prononcé pour atteindre à la hauteur du plateau des Landes. Ex- pliquons à cet égard notre pensée, car elle paraît être en contradiclion avec les faits. Pour le falun à Car dit a Jouanneti, par exemple, on peut remarquer que les mêmes assises qui, près de Mont-de-Marsan, affleurent dans la vallée de la Douze à quarante mètres seulement au-dessus du niveau de la mer , couronnent le plateau de Gondrin ta l'altitude de cent quatre-vingt-trois mètres, et dans les environs de Condom et de Lectoure ne se montrent plus que vers celles de deux cent-dix et même de deux cent vingt mètres. Il semble donc que le relèvement de cet étage dans la direction de l'Est soit assez prononcé pour permettre aux eaux qu'il renferme de remonter jusqu'à la surface du plateau des Landes ; mais ce n'est là qu'une apparence essentiellement trompeuse. Les assises du falun de Mont-de-Marsan qui se montrent dans le Gers à des hauteurs aussi considérables au-dessus du niveau de la mer, ne forment, en effel, que des lambeaux isolés, épars à la surface de la molasse d'eau douce de l'Armagnac, et aucun lien ne les rattache à celle des environs de celte ville. Dans l'intervalle s'étendent des vallées profondes qui entament non-seulement ces assises mais encore les terrains sous-jacents et inter- rompent leur continuité. On ne saurait dès-lors tirer de leur redressement très-sensible vers l'Est aucune conclusion affirmative au sujet de la possibilité d'y rencontrer des eaux jaillissantes. Cette raison nous parait décisive. D'ailleurs, à l'égard des chances que les terrains tertiaires inférieurs au sable des Lande- peuvent présenter pour la réussite des ( 103 ) puits artésiens, il y a plus que des présomptions , il y a des essais qui sont complètement concluants. A Bordeaux, un sondage entrepris sur la place Dauphine et poussé jusqu'à la profondeur d'environ deux cents mètres n'a pas donné d'eaux jaillissantes. Même résultat négatif pour plusieurs petits forages exécutés dans le voisinage de celte ville ainsi que pour celui de cent mètres que M. Guestier a fait faire dans sa propriété de Beychevelle sur les bords de la Gironde. AAgen, la sonde a aussi pénétré de 121 mètres dans les marnes d'eau douce, qui forment la cuvette dans laquelle coule la Garonne, sans rencontrer d'eau. Or., il faut remarquer que tous ces forages avaient , sur ceux du plateau des Landes , un avantage bien marqué, résultant de ce que leur orifice se trouvait à une altitude relativement très-faible, celui de Beychevelle à douze mètres, et celui de Bordeaux à dix-sept mètres seulement au-dessus du niveau de la mer. Sans doute les assises tertiaires inférieures au sable des Landes, traversées dans ces localités ne peuvent être assimilées , quant à leur âge , à celles que nous avons décrites plus haut comme entrant dans la constitution du plateau de la région landaise; mais s'il n'y a pas identité il y a au moins analogie, et cette distinction purement scientifique, n'est point de nature à infirmer nos conclusions. Nulle chance donc, suivant nous, de rencontrer des eaux jaillissantes dans les terrains tertiaires inférieurs au sable des Landes. Il en résulte que, pour obtenir un résultat dans les Landes, un sondage doit être entrepris avec des moyens et des ressources permettant d'aller jusqu'à une profondeur de cent cinquante et même de cent quatre-vingt-dix mètres, car, pour éviter toute déception , il convient d'attribuer aux formations leur épaisseur maximâ. Mais la craie que nons avons vu poindre à Boquefort, au milieu des Landes, n'offre-l-elle pas, pour la réussite d'un pareil travail, des conditions plus favorables que les terrains tertiaires ? C'est ce qu'il convient maintenant d'examiner. Ce que nous avons dit du gisement du terrain crétacé dans cette localité suffit déjà pour faire saisir la différence essentielle qui existe entre ce terrain et les formations tertiaires. En effet, tandis que ces dernières ont conservé leur disposition originaire , la craie a été, au contraire, atteinte par le soulèvement des Pyrénées. C'est pourquoi on voit les assises fortement redressées de cette formation s'élever graduel- lement, dans la direction du Sud, constituer les contreforts de la chaîne, pénétrer même dans son intérieur et couronner en définitive quelques- ( 194 ) uns de ses pics à des hauteurs de plusieurs milliers de mètres au-dessus du niveau de la mer. Il est manifeste qu'une pareille disposition, envisa- gée dans son ensemble , offre , pour le mouvement souterrain des eaux auquel on doit les fontaines artésiennes , des conditions plus favorables que celles que nous avons rencontrées dans les assises tertiaires. Que les couches supérieures de la formation crétacée , celles que la sonde doit atteindre, en premier lieu, en pénétrant au-dessous de ces assises , renferment des nappes d'eau , c'est ce qu'il serait facile d'établir, en examinant avec détail leur composition. Nous préférons, à cet égard, nous appuyer sur les faits qui portent toujours avec eux une conviction à laquelle n'atteignent point les meilleurs raisonnements. Or, une preuve directe et concluante de l'existence de pareilles nappes , résulte de cette circonstance que des sources extrêmement importantes se font jour sur la périphérie des pointements crétacés de la Chalosse et en particulier de celui des environs de Saint-Sever. Ces sources se trouvent exactement placées dans l'alignement des assises supérieures du terrain crétacé , et il suffît que la continuité de celles-ci soit interrompue par quelque dépression du sol pour qu'aussitôt on voie l'eau affluer un jour, en mon- tant du fond. Quelques-unes ont un volume tellement considérable et couvrent un espace si étendu qu'elles peuvent passer pour des curiosi- tés naturelles; nous citerons notamment celle deMarseillon, près Saint- Sever, et celle de Peyradère , près Saint- Aubin , qui communiquent la force motrice à deux des moulins les plus importants de la contrée. Pour nous, la présence de ces sources est corrélative de l'existence de nappes aquifères dans les assises supérieures de la formation crétacée , et nous ne pouvons la concevoir autrement qu'en supposant que les eaux qu'elles recèlent , parvenues à une certaine profondeur trouvent , soit dans ces assises elles-mêmes , soit dans les terrains ambiants, une fissure par laquelle elles remontent au jour. Cette explication nous paraît être la seule plausible, et elle acquiert un degré de certitude de plus, si l'on remarque que toutes les sources placées dans ces conditions ont une température supérieure de quelques degrés à la moyenne constatée dans la contrée ; ce qui prouve qu'elles ne^ sont en définitive que des fontaines artésiennes, naturelles. Aussi, ne mettons-nous point en doute que les couches supérieures du terrain crétacé ne recèlent des nappes d'eau abondantes. D'un autre côté, ce terrain forme manifestement le fond sur lequel se sont déposées les assises tertiaires qui entrent dans la constitution du ( 195 ) plateau des Landes. S'il en était autrement, on ne le verrait pas poindre, au milieu de ces assises , sur de nombreux points des Landes : à Roque- fort , dans le vallon de la Pouchette , sur la route de Saint-Justin à Gabaret et beaucoup plus au Nord, dans le voisinage de Bordeaux, à Villagrains et à Landiras. C'est pourquoi, nous admettons, comme un fait suffisamment établi, qu'un sondage placé dans les grandes Landes, après avoir traversé les formations tertiaires, pénétrera nécessairement dans la craie et y mettra à jour les eaux qu'elle recèle. Ici, se pose naturellement la question de savoir si ces eaux jouiront de la propriété de remonter jusqu'à la surface ou de jaillir. La solu- tion en serait facile , si les Landes étaient cette plaine basse , à peine élevée de quelques mètres au-dessus du niveau de la mer, sous la forme de laquelle on a assez généralement l'habitude de les représenter. On trouverait, sans doute, alors, dans les altitudes des affleurements de la craie en Chalosse comparées à celles de la plaine, des différences assez notables pour résoudre affirmativement la question. Mais il n'en est point ainsi , et les Landes constituent en réalité un plateau dont l'éléva- tion, eu égard à la proximité de la mer, est assez considérable, puis- qu'en moyenne on ne saurait l'évaluer au-dessous de soixande-dix mètres. Or, comme les affleurements de la craie ne se montrent pas, dans la Chalosse, à des altitudes beaucoup supérieures et qu'il est impossible de savoir, à priori, si les différences de niveau seront assez sensibles pour obtenir le jaillissement, nous ne pouvons nous prononcer sur cette question qu'avec une grande réserve. Quoi qu'il en soit, il y a une conjecture intéressante à vérifier, et l'importance du résultat mérite bien que l'on tente pour cela quelques- essais. Nous avons déjà fait connaître les moyens avec lesquels ils devraient être entrepris. Il nous reste à entrer dans quelques détails sur les points à choisir pour procéder, avec le moins d'efforts et de dépenses possible, à cette vérification. Nous aurons pour cela, encore recours aux observa- tions géologiques. Quand on étudie la disposition de la craie dans la région sous-pyré- néenne , on reconnaît bien vite que, loin d'avoir formé un fond de niveau dans la mer où les terrains tertiaires se sont déposés, elle présentait, à l'époque de leur formation, un relief ondulé dont ceux-ci ont comblé les dépressions. Un des premiers résultats des éludes que nous poursuivons en commun, ( 196 ) M. Raulin et moi, pour la confection de la carte géologique des Landes fut de mettre cette disposition en évidence pour la partie du département située au sud de l'Adour. Il y a là deux protubérances crétacées assez étendues, formées par des couches fortement redressées, dont l'orienta- tion est sensiblement parallèle à la direction du soulèvement des Pyré- nées. L'une commence sur les bords de l'Adour près de Tercis et paraît s'étendre vers l'Est jusques non loin de Mimbaste; l'autre, plus éloignée de la chaîne se montre au jour au sud de Saint-Sever, entre Saint-Aubin etBuanes, sur une étendue de vingt-deux kilomètres. Ces deux acci- dents , bien qu'ils soient déjà anciens et qu'ils aient été en partie effacés par la superposition des dépôts plus modernes , ont cependant conservé assez de relief pour être encore aujourd'hui très-nettement accusés à la surface du sol de laChalosse. M. Raulin a montré dans ces derniers temps que cette disposition n'était point propre à cette contrée et qu'elle s'étendait aussi à la région landaise. En rapprochant les observations qu'il avait recueillies sur plu- sieurs pointements crétacés qui paraissent au jour dans quelques-unes des vallées de cette région , il a fait voir que ceux-ci étaient orientés sui- vant la même direction. Il a reconnu , dans les Landes , deux protubé- rances distinctes, l'une ayant pour jalons le gisement crétacé de Roquefort, et celui du vallon de la Pouchelte, commune de Saint-Julien, l'autre beaucoup plus Nord, dont les points de repère sont le Haut-Villagrains sur le ruisseau du Gua-mort et le moulin de Perron à Landiras; Enfin, nous avons tout récemment apporté une preuve de plus, à l'appui de ces observations , par la découverte que nous avons faite d'assises crétacées venant poindre au milieu de la formation d'eau douce de l'Armagnac, dans la commune de Cezan (Gers), sur le prolongement exact de la protubérance de Roquefort. Cette preuve est d'autant plus concluante que le point où la craie se montre dans cette localité est situé à une distance de soixante-quatorze kilomètres de Roquefort, vers le Sud-Est. On ne saurait donc mettre en doute que la craie ne forme, au-dessous du plateau des Landes aussi bien qu'en Chalosse, une série d'ondulations très-prononcées , parallèles au soulèvement de la chaîne des Pyrénées. Cette disposition n'est point accidentelle; elle se rattache, comme on le voit , à un des plus grands accidents de la région. Aussi croyons-nous qu'il faut en tenir un compte très-sérieux dans le choix des points à adopter pour atteindre , au milieu des Landes, les assises crayeuses à la ( 197 ) moindre profondeur possible, et vérifier les conjectures relatives à la possibilité d'en obtenir des eaux jaillissantes. Il est évident que, si la craie avait formé , dans la mer où les terrains tertiaires se sont déposés , un fond horizontal , le choix des emplacements aurait été inutile , puis- qu'on aurait été d'avance assuré de la rencontrer à une profondeur inva- riable; le seul soin à prendre dans ce cas, aurait été d'éviter les exhau- sements de terrains qui peuvent se montrer à la surface du plateau. Mais dès-lors que , par suite des ondulations de la stratification , il existe des points où la craie s'approche de cette surface , d'autres au contraire, où elle s'en éloigne beaucoup, on comprend combien il importe d'adopter les premiers pour y placer les sondages d'essai et de rejeter les seconds. L'axe de la protubérance crétacée de Tercis , la plus méridionale de celles qui ont été reconnues dans le département des Landes, étant pro- longé vers l'Ouest, vient passer au no'rd de Saint-Geours et à la pointe septentrionale de l'étang de Tosse , non loin de laquelle il atteint le rivage de l'Océan. A vingt kilomètres au nord de cette protubérance s'en trouve un autre très-nettement accusée à la surface du sol par une ligne de coteaux qui s'étend sans discontinuité depuis la hauteur d'Audignon , au sud de Saint-Sever jusqu'au Tue du Saumon , commune de Saint-Jean-de-Lier. Le prolongement de son axe dans les Landes est assez étendu , il passe à Pontonx , entre Laluque et Gourbera , au sud de Castets et à Escalus , village qui n'est séparé du littoral que par la chaîne des dunes et l'étang de Léon. La ligne qui relie le pointement crétacé de Pioquefort à celui de Saint- Justin, a pour jalons, dans les grandes Landes, Cachen, Labrit, Sabres et Bouricos ; elle passe un peu au sud de Labouheyre et de Sainte-Eulalie et à quelques kilomètres seulement au nord du bourg de Pontenx. Enfin, celle qui joint le Haut-Villagrains au moulin de Perron, à Lan- diras, traverse la route directe de Bordeaux à Bayonne à 1,500 mètres au sud du Barp , et se dirige vers la Teste et le canal qui relie le bassin d'Arcachon à la mer, en laissant Mios un peu au Sud. Nous considérons ces points comme offrant pour les recherches à tenter par la voie du forage, en vue de découvrir des eaux jaillissantes ■dans les Landes , les conditions les plus avantageuses. Les localités de Morcenx et de Lipostey se trouvant, au contraire, en dehors des prolon- gements des axes des protubérances crétacées, auraient dû, à priori, être écartées. ( 198 ) Nous croyons avoir établi dans cette note : 1° Que jusqu'ici aucune tentative sérieuse n'a été faite pour résoudre la question de la possibilité de doter les Landes de fontaines artésiennes, car nous ne pouvons considérer comme tels les essais insignifians de Lipostey, et de Morcenx, restés dans des couches desquelles on ne de- vait, à priori, attendre aucun résultat et d'ailleurs situés sur des points aussi mal choisis que possible. 2 J Qu'il n'y aucune chance de rencontrer des nappes d'eau pouvant jaillir à la surface du plateau des grandes Landes , dans le sable de ce nom aussi bien que dans les terrains tertiaires auxquels il est superposé; qu'au contraire, l'existence de pareilles nappes dans les assises supé- rieures de la craie est presque certaine , mais que les faibles différences d'altitude qui s'observent entre les points où celles-ci affleurent dans la Chalosse et le plateau ne permettent pas d'assurer que l'eau pourra monter jusqu'à la surface du sol. 3° Que pour vérifier la conjecture relative à l'existence de nappes d'eau souterraines dans les assises supérieures du terrain crétacé, il faut entre- prendre dans les Landes des sondages profonds et se ménager, dès l'origine des travaux, la possibilité de les pousser jusqu'à 200 ou 250 mètres. 4° Enfin, que le choix des emplacements convenables pour atteindre ces assises à la moindre profondeur possible, est bien loin d'être indif- férent, que les études géologiques démontrent au contraire que ceux-ci doivent être situés sur le prolongement des axes des protubérances que présente la stratification ondulée de la formation crétacée. pi Tp P) p ^ t3 P e TT3 (— . E— pi {=>-. (— ^=> pi-. R pi C3 C/3 pj p= pi ^=1 -p; rd 1 c/3 C K5 ■*■ . Quant au mode de formation, ou à l'organogénie de ces longues galles en cornet, je ne trouve rien de précis à cet égard dans les auteurs. Garidel dit bien : M. de Tournefort et M. Ray ne doutent point que ces vessies ne soient formées parla piqûre des feuilles tendres que ces mou- cherons y font, par où ils déposent leurs œufs, qui venant à éclore et ( 205 ) retenant le suc de la feuille pour leur nourriture, donnent lieu à l'accrois- sement de cette vessie. » Vous avez proposé vous-même, Monsieur, une explication bien ingénieuse et plus précise ; « C'est, dites-vous, un bourgeon que celui-ci (l'insecte) a attaqué : l'axe, c'est-à-dire le corps ligneux dufuturrameau a été atrophié, ou dévoré et a complètement dis- paru; l'écorce seule est restée, mais l'écorce démesurément accrue, hypertrophiée... » Me permettrez-vous de vous adresser à cet égard une objection? l'écorce de tout bourgeon (méritant ce nom), de tout rameau, doit offrir des traces de feuilles et la galle n'en a point; dès-lors, en sup- posant fondée votre explication, il faut de deux choses l'une, ou que la piqûre de l'insecte ait eu lieu à une époque où il n'y avait point encore de bourgeon, mais seulement le petit mamelon celluleux d'où celui-ci serait né sans cet accident , ou que (et ce cas est moins probable) l'hy- pertrophie de l'écorce ail amené l'atrophie et la disparition complète de tous les rudiments de feuilles. Toulouse, 8 janvier !863. II. Encore un mot sur les cornes des Térébinthes. Je lis dans le Journal de Botanique appliquée à l'agriculture, à la pharmacie, à la médecine et aux arts , par Desvaux (1813), pp. 162-7 des Considérations sur les Térébinthes et sur les excroissances qu'y produisent les Pucerons (Aphis Pistacle L.), par M. d'Audebard de Férussac. L'auteur dit que « les Pucerons du Térébinthe donnent naissance à trois variétés de galles sur les Pistachiers et Térébinthes. La ferme partie de l'une d'elles approchant de la figure d'une corne , a fait nommer le Térébinthe Cornu-caprœ par les paysans dans quelques parties de l'Italie, parti- culièrement aux environs de Padoue , comme le rapporte Monachius (dans Mesué). Camerarius , dans ses Commentaires sur Mathiole , fait mention de ces galles, de même que Lobel avant lui. Dodoens a figuré le Térébinthe, mais sans parler des vésicules ; Bauhin est le premier qui en parle d'une manière détaillée. » Férussac distingue : 1° V Aphis Pistaciœ Ram uloru m, var. ?.\ vésicules en siliques. 2° Id. , Pedunculorum , var. /3; vésicules globuleuses sur la côte des feuilles. 3° Id. , Foliorum , var, y; bourrelets des bords de la feuille. Toulouse, 28 juin 1863. NOTES LES VRILLES A PELOTES DE L4 VIGNE-VIERGE Par MM. E.-A. CARRIÈRE & Alfr. DÊSÉGLISJE Correspondants. 1° NOTE de M. E. A. CARRIÈRE. (Lettre adressée à M. Ch. Des Moulins.) J'ai reçu les divers opuscules que vous m'avez fait l'honneur de m'a- dresser....; j'ai lu, dans le dernier, un mémoire fort intéressant au sujet des organes de préhension , sortes de ventouses que vous avez remarqués sur la Vigne-Vierge (1). Je me permettrai, à ce sujet, quel- ques observations qui , bien que peu importantes , pourront peut-être vous être de quelque utilité : vous en ferez, du reste, tel usage que vous jugerez convenable. Gomme vous, Monsieur, j'ai remarqué, il y a longtemps, parmi les diverses plantes désignées parle terme général « Vigne-Vierge », deux formes très-différentes. L'une d'elles a les folioles fortement dentées, minces, glabres; c'est pour moi le type. Aux environs de Paris, cette forme est très-commune, ou plutôt, c'est à-peu-près la seule qu'on rencontre. L'autre sorte a les folioles un peu plus petites, plus entières, couvertes, ainsi que les jeunes bourgeons d'un tomenlum feutré , lai- neux, doux au toucher; de plus, les vrilles de celle-ci sont munies de ventouses, celles de la précédente en sont toujours dépourvues (du moins je n'en ai jamais vu). La première fois que j'ai rencontré celte sorte pourvue de ventouses, à l'état sauvage, c'était dans les rochers d'An- nonay (Ardèche). Depuis, je l'ai rencontrée assez abondante dans diverses parties du Lyonnais. Voilà pour le type. Quant à la sorte que vous proposez de nommer Hylopus, et que je connais depuis longtemps sous le nom de Cissus (1) Actes de la Soc. Linn. de Bordeaux , t. XXIV , pp. 10i-1 12. ( 207 ) pubescens , est-ce une variété, une forme locale, ou est-ce ce qu'on nomme un accident? Je ne saurais le dire. Indépendamment des deux sortes ci-dessus , je cultive depuis long- temps une espèce qui a été envoyée au Muséum par M. le D r Lindley : c'est le C. Roylei; celle-ci, qui est très-distincte par son faciès général , est également munie de ventouses ; mais ces dernières, orbiculaires, sont plus petites que celles du C. pubescens. Afin que vous puissie2 constater ces faits , j'enferme dans cette lettre quelques fragments des deux plantes à ventouses. Si vous en désiriez un pied de chacune , je me ferais un plaisir de vous les adresser (1). Paris, 21 décembre 1862. 2° ME de il. Alfred DÉSÉGL1SE. (Lettre adressée à M. Ch. Des Moulins. ) .... C'est à tort que vous attribuez à M. Asa Gray la première mention des vrilles à pelotes de la Vigne-Vierge. Quarante-cinq ans avant le célèbre professeur américain, Dumont de Courset a dit de cette plante (dans Le Botaniste-Cultivateur, 2 e éd., 1811, t. IV, p. 618) : « Tiges grimpantes, très-rameuses et très-hautes, garnies de vrilles (1) M. Du Rieu les a rapportés pour notre Jardin des Plantes, ainsi que quelques autres Cissus dus également aux soins obligeants du savant Chef des pépinières du Muséum. On -voit que, dans la lettre ci-dessus, M. Carrière déplace l'épithète Hylopus , donnée par moi à une simple forme parfaitement identique sous tous les rapports , sauf la présence des pelotes, pour l'attribuer au Cissus pubescens, que je n'ai point eu l'intention de désigner sous ce nom , car je ne le connaissais point. Cette dernière plante paraît bien distincte , comme variété ou comme espèce , de la Vigne-Vierge ordinaire et devra nécessairement conserver son nom, plus ancien qu'Hylopus; celui- ci , d'ailleurs , ne serait plus dislinctif. Voici, pour compléter la note de M. Carrière, ce que contient YAlmanach du Bon Jardinier de 1859, p. 999, au sujet de la troisième de ces plantes, également pourvue de pelotes : Cissus Roylei, du Népaul. — « Les grappes de fleurs, opposées aux feuilles, se » métamorphosent en espèces de ventouses pédiculées (sic), à l'aide desquelles la » plante s'applique si étroitement sur les murailles qu'il est impossible de l'en arra- » cher sans la rompre. » — Et pourtant , à la page précédente , décrivant le C quin- quefolia Desf , le même auteur dit : « S'implantant, au moyen de racines {sic) sur » les arbres, sur les murs et sur les rochers. » (Charles des Moulins.) ( 208 ) forl singulières : ce sont des espèces de grappes plates , dont chaque division porte à son sommet une petite pelote velue et aplatie, qui se colle aux murs et aux autres supports qu'elle rencontre. » Voici encore un autre auteur, et déjà bien éloigné de nous ! Cornuti (Hisl. plant, canadensium, 1635, p. 99) décrit ces organes, et à la page 100, figure sa plante avec des pelotes simulant des griffes. La figure est grossière, mais représente en petit votre fig. A. — Texte et figure cités par Linné (Spec. plant, éd. 2 J , p. 292) (1). Lamothe-i° 6. M. Tairasepi Pfeiffer. Malacol. Blatt., p. 234, 1860. Testa anguslè et clause umbilicala, depressa, subdiscoidea, lenuicula, conferlè plicato, coslala, diaphana, nilidula , corneo-lutescens , rufo- vàriegaïa el ad suturam distincte maculata ; spira vix elevata ; sutura denliculata ; anfr. 4 convexiusciili , regulariler accrescenles, ullimus subdepressus , non descendent, loco nmbilici lamina vitrea oblectus; aperlura ferè diagonalis , sublriangulari - lunaris ; perist. simple x , rectum. , marginibus distanlibus , super o anlrorsùm arcuato, basali me- dio denliculo albo minuto , ad inserlionem subdilatalo. Diam. maj. : 7 7 4 . ; min. : 6 l f A . — Alt. : 3 mill. Coquille imperforée, déprimée, subdiscoïde, fragile, costulée, dia- phane , brillante, couleur de corne jaunâtre, roussâtre variant et poin- tillant la suture; spire assez élevée, suture denticulée; tours au nombre ( 228 ) de quatre, assez convexes, croissant régulièrement; le dernier sub- déprime, non descendant; fente ombilicale close par l'épaisseur vitreuse de la columelle. Ouverture diagonale, subtriangulaire-ovale; péristome simple, droit, bords distants : le supérieur arqué, l'inférieur denliculé; dent blanche et petite (1). Hab. La Nouvelle-Calédonie (Pfr,). N° G. II. Astair Sôuvehbië. Journ. Conch., t. VIII, p. 205, pi. 11, fig. 7-18. (PI. I, fig. 7.) Testa subperforata, orbiculato-compressa , tenuis arcuatim et confer- tim plicalulo-striata, corneo-viridula , sub-epidermide fulvo-virescente rufo radiatim undato, slrigata; sutura depressa; anfractusd, vix convexiusculi ; rapide accrescenies ; ultimus subdepressus , obtuse sub- carinatm, subtils medio concaviusculus ; aperlura subampla, parùm obliqua, ovalo-lunaris ; peristoma simplex, marginibus callo tenuissimo junctis , super o tenui, anlrorsum arcuato, columellari subincrassalo , subreflexo, perforalionem occultante. Diam maj. : 7 mill.; min. : 6 l / i . — Alt. : 3. — Xpert, ait. : 2 */ 2 - Hab. Nouvelle-Calédonie (coll. Jaudouin , Bordeaux). Coquille à ombilic étroit et presque recouvert, orbiculaire , com- primé, mince, obliquement et curvilinéairement plissée-striée serré, couleur "de corne verdâtre et marquée de strioles roussàtres sous un mince épiderme fauve-verdâtre , ces strioles , plus larges près de la suture , d'où elles naissent , et partent d'abord en rayonnant directement jusqu'à une faible dislance, puis se dirigent brièvement en arrière pour revenir presque immédiatement en avant , en formant des lignes courbes un peu plus onduleuses ; elles sont à peine marquées et quelquefois nulles à la face inférieure de la coquille : suture enfoncée et comme crénelée par la saillie des stries; quatre tours despire peu convexes, croissant rapidement, le dernier un peu déprimé en dessus, obtusément sub-caréné à sa périphérie, un peu concave au milieu de sa face infé- rieure; ouverture un peu ample, oblique, ovalo-semilunaire , à bords éloignés et réunis par une callosité très-mince , arqué antérieurement, plus court que l'inférieur, qui s'épaissit près de la columelle , où il se \\) Nous ne connaissons point celte espèce. ( 229 ) renverse brièvement en dehors pour clore presque complètement l'om- bilic. Observation. — C'est sur un seul individu que M. Souverbie a fait sa des- cription, il est entre les mains de M. Jauddùîn, de Bordeaux; sa provenance n'est donc pas certaine, cependant elle a tous les caractères des petites espè- ces de l'île des Pins et de Balade. N° 7. SB. Seisseti Montiiouzier. Journ Corich., t. VIII, p. 205, pi. XI , fig. 4. (PI. 1, fig. 8.) Testa umbilico oblecto perforata, orbiculato-depressa , subtenuis, sub- distanter costulalo-striata, striis minïmis interjeclis sculpta; apice lœvigato ; luteo-alba, strigis latis, undulato-denticulalis , rufispicta ; spira depressa ; sutura subprofundè canaliculata ; anfracl. 4, convexi, rapide decresemtes , ullimus non descendens , obtuse sub-carinalus , circa umbi- licum nigricans ; aperlura obliqua , subampla, transversè ovalo-lunaris ; peristoma simplex , marginibus callo (in adullis) crasso arcuatim junc- lis, supero antrorsum arcuato , basali subincrassalo , propè columellam reflexo, umbilicum occultante. Diam. maj. : 15 mill.; min. : 13. — AU. : 8. Hab. Kanala (Nouvelle-Calédonie), commune (Musée de Bordeaux , ma collection). Coquille à ombilic étroit et clos, orbiculaire , déprimée, un peu mince, sub-lâehement costulée-striée, mais d'une manière plus serrée sur le dernier tour ; intervalles finement striés; sommet de la spire lisse ; épiderme mince , verdâtre , à travers lequel se voit la coquille d'un blanc jaunâtre flammulé de larges bandes roussâtres , onduleusement dentées sur le dessus , mais brisées le plus souvent en dessous , où elles se transforment alors en points épars ; spire déprimée; suture étroite- ment et sub-profondément canaliculée sous le prolongement de l'épider- me du tour en dessous , qui se crispe sur elle et la fait paraître marginée; en brisant l'épiderme sur ce point, au moyen d'une pointe aiguë, on cons- tate la présence de ce canal qui , alors , paraît crénelé inférieurement ; le dernier très-obtusément subcaréné à la périphérie et un peu rembruni autour de l'ombilic; ouverture oblique, un peu ample, transversalement semilunaire-ovale; péristome , simple, à bords réunis par une callosité qui , sur les individus adultes , est très-épaisse et naît en arrière de l'insertion du bord collumellairc, d'où elle gagne le bord opposé en ( 230 ) s'avançant largement en ligne courbe sur le ventre du tour. Bord supé- rieur mince, droit et arqué en avant; bord columellaire subépaissi, se renversant sur lui-même en approchant de la columelle, où il se réunit à la callosité qui joint les deux bords de l'ouverture pour clore entière- ment l'ombilic. Observation. — Cette espèce, très-commune, a été dédiée à Son Excellence M. Seisset, gouverneur de la Nouvelle-Calédonie. Nous possédons des indi- vidus très-jeunes, où l'on peut voir déjà une mince callosité recouvrant la perforation ombilicale. L'ombilic se ferme donc de très-bonne heure. N° 8. II. costulifera Pfeiffer. H. coslulifera Pfr. in Proc. zoo. Soc. , 1854, p. 287. — kl. Reeve Concb. ic. n. 1418, t. 201. —Id (Patula) Pfr. vers., p. 126. (PI. I, fig. 9.) Testa umbilicata, depressa, tennis, subconferle arcualo-costuta , diapha/aa , pollidè corma , ad suluram profundam caslaneo-maculala , cœterum oblique rufo-strigata; spira vix elevata ; avfraclus 5 parum convexi, sensvm accréscentes , ullimus non descendent , depressus, péri- pheria obsolète subangulatus , basi planiusculm ; umbilicus conicus, 1 / i diametri subœquans; apertura diagonalis stibguadrato-rotimdala; peris- toma simplex , rectum , marginibus subconverg^nlibus , dextro anlror- sum arcuolo , columellari brevi, subverlicali. Diam. niaj. : 6 ] / 2 m i"- '■> m ' n - : 5. — Alt. : 2. Hab. « L'îie des Pins, » Océan-Austral (Macgillivray), ile des Pins, JSouvelle-Calédonie (1) (Montrouzier et Magen) (Musée de Bordeaux, ma collection). Coquille largement ombiliquée, déprimée, mince, diaphane, couleur de corne pâle ou roussàtre, fortement striée; stries obliques, élevées et brunes, lamelleuses, s'irisant en brun-luisant par reflet de lumière; linéoles brun-d'écaille, disposées en zig-zags ou en chevrons coupant les lamelles dans leur parcours; suture profonde et crispée à l'insertion ; spire peu élevée, de 5 à 6 tours, convexes, croissant insensiblement : le dernier déprimé, subanguleux et oblique; dessous plane, ombilic très-ouvert, laissant voir le premier tour, le dernier s'aplatissant sur celui qui le précède et formant une suture presque détachée en cordon aigu ; ouverture ovale , un peu déprimée , le bord supérieur dépassant CI) Ces deu\ dénominations sont synonymes. ( 231 ) à peine l'inférieur; péristome simple, tranchant, columelle subverticale et courte. Cette espèce , qui paraît assez commune , nous a été envoyée par MM. Magen et Montrouzier, au nombre de 16, tant pour le Musée de Bordeaux que pour nos collections personnelles. Elle se plaît sous les détritus des plantes, et vit à l'île des Pins en compagnie des espèces qui vont suivre. N° 9. SI. pinico&s» Pfeiffer. H. pinicola Pfr. in Proc. zoo. Soc, 1854, p. 187. — Id. Reeve , pi. 204, fig. 13. (PI. I, fig. 10.) Testa umbilicata , depressa, lenuis, conferiim arcualo-plicata , haud nïlens, corneo-lulea, ad suluram castaneo-maculata , cœterum strigis angulosis picta; spira plana; anfr. 5 convexi, sensim accrescentes , ullimus non descendens, ter es; umbilicus l /. diametri œquans, cyathi- formis ; apertura parum obliqua , lunaris ; peristoma simplex , rec- tum , marginibus vix conniventibiis , dexlro arcuatim anlrorsum dila- lalo , columellari vix patente. Diam. maj. : 7 l / 2 mill. ; min. : 6 7 2 nriill _ — Alt. : 3 mill. Hab. « L'île des Pins, » Océan-Austral. Var. paullo m.ajor « Lord Howe's , Island ; » novarum Hebridarum (Macgillivray), (île des Pins, Nouvelle-Calédonie (M. Magen), ma collection. Coquille ombiliquée, déprimée, mince,, plissée dans le sens des ac- croissements, luisante, couleur de corne jaune; suture tachée de mar- ron, stries anguleuses peintes; spire aplatie; 5 tours convexes, crois- sant sensiblement, le dernier non descendant; ombilic */ g de diamètre; ouverture oblique, ovale; péristome simple, droit, convergent, bord droit, arqué et dilaté, le columellaire arrondi. Observation. — Affinis H. Idae Gray, sed depressior, conlerlim plicata (nec membranaceo-coslata); similis H. Iiystrici Migh., anfractibus celcrius accres- centibus et laminis internis deficientibus distincta. N° 10. M. Aiilarodite Pfeiffer. Prooc. zool. Soc, 1858. Testa imperforala , depressa, tenuis, striatiila et snb-lente obsolelis- simè decussata , peMuçida, nitida , pallidè straminea; spira pariim ( 232 ) elala, vertice minuto , obtusa; sutura albo-marginata , anfr. 3 '/., ra- pide accrescenles , coiwexiusculi ultimùs acutè albo carinaîus , anlicè vix descendons, constrictus, sublùs convexus; aperlura obliqua , securi- formis lunaris; columella plana, compressa, arcuatim descendais, pe- ristoma candidum , breviter reflexum , marginibus convergentibus , super o subflexuoso. Diam. maj. : 36 mill. ; min. : 27 i / i mill. — Alt. : 15 mill. Hab. La Nouvelle-Calédonie (Pfr.) (1)? Coquille imperforée, déprimée, mince, finement striée; pellucide, luisante,, jaune-pâle; spire peu élevée, obtuse; suture marginée, blan- châtre; trois tours '/., , croissant rapidement, convexes; le dernier aigu, à carène blanche; le premier descendant, resserré, un peu con- vexe. Ouverture oblique, ovalaire ; columelle plane, comprimée, ar- quée à la base ; péristome blanc, très-peu réfléchi , à bords convergents, le supérieur subflexueux. N° 12. M. B'ïBgtâcïîl» Gassies. H. rusticula Gass., Journ. Conch., t. VII, p. 67, juillet 1858. (Pi. I, fig. 11.) Testa depressa , umbilicata, obtuse carinata , corneo-rufescens , im- maculata; prœvalidè et oblique striala, lamellosa; anfractus 6 regula- riter accrescenles, ullimo depresso ; sutura prof unda , carinata. Aper- tura obliqua, subdepressa, sublriangularis ; peristoma simplex , sub- angulatum. Diam. : 8 mill. —Alt. : 3 '/, mill. Hab. Ile des Pins (Nouvelle-Calédonie), rare (MM. E. Magen, Raynal , ma collection). Coquille discoïde, lenticulaire, carénée, ombiliquée largement et profondément, couleur rouille-foncée, sans fascies; stries fortes et la- melleuses ; six tours de spire réguliers, le dernier déprimé; suture profonde , carénée sur le tour précédent. Ouverture surbaissée, oblique, triangulaire; péristome simple, tranchant. ~ Celte espèce vit avec les précédentes sous l'humus des plantes décom- posées, dans les troncs des vieux arbres, etc. Rare. Il) Nous ne connaissons point cette espèce ! ( 233 ) N" 12. M. dispersa Gassies. H. gyrina Gass. (non gyrina Valenc), Journ. Conch. I. VII, p. 3P9, Juin 1859. (Pi. I, fig. 12.) Testa depresso-discoidea , lenticularis , umbilicata , slriis et lamellis obliquis ornata , corneo-rufescens , immaculata ; anfractus 5 regulari- ter accrescentes; sutura prof unda carinata , aperlura ovalo-rolundala; peristoma simplex. Diam. : 5 mill. — Ait. : 3 mill. Hab. L'île des Pins, Nouvelle-Calédonie, rare ( M. E. Magen)(ma collection). Coquille discoïde, lenticulaire, carénée; largement et profondément ombiliquée, stries lamelleuses , obliques, très-régulières; couleur de corne brune, luisante; 5 tours de spire croissant régulièrement le der- nier à peine plus grand , suture assez profonde un peu carénée au tour précédent. Ouverture ovale-arrondie; péristome simple, tranchant. N° 13. M. vetiala Gassies H. vetulaGass., Journ. Conch., t. VII, p. 69-70, juillet 1858. (PI. I, fig. 13.) Testa minima, depressa, lenticularis, umbilicata; validé et regula- riler stria ta, striis elevatis, comeo-nigrescens , immaculata; anfractus 5-6 constricti, regulariler accrescentes , sutura prof unda. Aperlura semilunaris, supernè angulata, ad basim rotundata; peristoma simplex. Diam. : 4 mill. — Alt. : 2 mill. Hab. L'île des Pins (MM. Béraud et Magen), rare (ma collection). Coquille petite, déprimée, lenticulaire, largement ombliquée jus- qu'au premier tour; fortement et régulièrement striée, ces stries for- ment des rides élevées , moins fortes en dessous ; couleur de corne brunâtre, terne, sans taches , spire de six tours pressés , le dernier à peine plus grand et croissant lentement; suture profonde. Ouverture semi-lu- naire, anguleuse au sommet, arrondie à la base; péristome simple et tranchant. Observation. — Cette petite espèce se rapproche des II. rotundata Mull. et H. perspecliva Say. Elle est plus petite, sans carène; son ouverture est plus oblique et plus surbaissée. Toutes les petites espèces de ce groupe nous sont arrivées en nombre assez restreint, c'est pour cela que nous disons qu'elles sont rares, cependant nous ( 234 ) ne l'affirmons pas à cause de la difficulté qu'il y a à recueillir plutôt les petites que les grandes, car les premières se cachent très-facilement sous le moindre abri où l'œil exercé peut à peine les distinguer, tandis que les gros bulimeset quelques Hélices sont à la portée de le vue sur la tronc des arbres, le long des sentiers, etc., etc. N v 14. M. festaidiraaria Gassies. H. testudinaria Gass., Journ. Gonch., t. VII, p. 368-369, Juin 1859. (PI. I,fig. 14.) Testa orbiculala , roiundala, regularis, haud carinata, latè umbil- cala ; corneo-rufescens ; rufo Irifasciala , transversim slriala et lon- giludinaliler sulcala ; anfraclus 5 regulariter accrescentes , sutura linearis. Apertura sub-rotunda sub-obliqua, ad basim lamellata ; péris- loma simplex. Diani. maj. : 12 mill. ; min. : 9 mili. — Alt. : 6-8 mill. Hab. Les bois de Balade (Nouvelle-Calédonie), rare (M. E. Magen), Nekete (Montrouzier) (Musée de Bordeaux, ma collection). Coquille orbiculaire , arrondie, régulière, sans carène, ombiliquée largement et profondément, couleur d'écaillé rougeâtre; trois bandes brunes , une sur le centre et les deux autres en dessous. Striée en tra- vers, sillonnée en long, réticulée; cinq tours de spire croissant régu- lièrement , suture linéaire. Ouverture arrondie un peu oblique et sur- baissée; péristome simple membraneux, avec une lame blanchâtre, qui part de la moitié du dernier tour et vient se présenter à l'ouverture : la partie supérieure du tour forme un sinus dans tout le parcours de la lame; souvent chez les individus très-adultes, on aperçoit une autre dépression avec une lame très-mince. Observation. — Cette espèce, qui paraît rare, a été trouvée sous des débris de roches dans les bois au-dessus de Balade; l'animal était assez vif et de cou- leur noirâtre. M. Montrouzier en a trouvé un individu à Nekete. La coquille a une forme très-régulière et très- gracieuse. et quoique trans- parente elle est assez solide. A première vue elle a le faciès général des espèces Calédoniennes et Australiennes du groupe de 17/. inœqualis de Pfeiffer. N° 15. H. ïiifiiana Montrouzier. H. Lifuana Montr., Jour. Conch., t. VIII, p. 206. — Id. Souverbie, p. 311, 1860. Pi. I, fig. 15.) ( 235 ) Testa nauliliformis , minute umbilicata, orbiculata, depressa, minute slriala, cornea, epidermide fulvo-viridula induta , supernè fulvo-sub- radiata; spira immersa; sutura depressa; anfract. à, convexitisculi , subrapide accrescenles , ultimus anlicè descendons, allior quam lalus , supernè obtuse subangulalus, medio subgibbus , sublus convexior ; aper- lura subobliqua , auguste lunaris ; peristoma simplex , rectum , inlus albolabialum , marginibus remous, dexlro arcuato, columellari subver- ticali incrassalo , circa perforalionem breviter subreflexo. Diam. maj. : 11 mill.; min. : 9 '/ 2 . — Alt. : 7 mill. — Apert. ait. : 6 ; lat. :2 s / 4 . Hab. Ile Lifu (Loyalty), rare (Musée de Bordeaux , ma collection). Coquille nautiliforme , à ombilic étroit , orbiculaire , déprimée , couleur de corne, revêtue d'un épiderme fauve verdâtre , subrayonnée de fauve en dessus; toute la coquille est finement striée en long par de petits plis pins rapprochés sur le dernier tour; spire enfoncée, com- posée de cinq tours un peu convexes, croissant un peu rapidement, séparés par une suture enfoncée, et enveloppée par le dernier; celui-ci , descendant antérieurement, est plus haut que large, oblusément sub- anguleux dans le haut, un peu gibbeux au milieu , convexe en dessous ; ouverture un peu oblique, étroitement semilunaire; péristome simple, droit, abords éloignés, muni d'un bourrelet blanc à l'intérieur, bord columellaire épaissi et redressé subverticalement, à son insertion , où il se réfléchit très-brièvement en dehors autour de l'ombilic. La description ci-dessus fut faite par M. Souverbie sur un seul exem- plaire non adulte. Le R. P. Montrouzier, en ayant envoyé cinq autres , tous arrivés à leur complet accroissement, nous avons pu nous con- vaincre que le bourrelet lactescent du péristome existe réellement ; car notre coquille est assez solide. Le têt de la plupart est érodé dans toutes ses parties. N° 16. SI. Ijoasûïîafi'eloi Montrouzier. H. Lombardoi Montr., Journ. Conch., t. VIII, p. 206. — Id. Sou- verbie, p. 318. (PL ï,fig. 16.) Testa imperforata globoso-depressa, tennis, subdistanler costulato- slriata, costulis aculis, lamellis vitreis papyraceis et caducissimis pro- longalisj cornea, maculis et slrigis lutescenti-castaneis undulatis tessellala; anf raclas 6 convexi, angusti, regulariter accrescenles ; ul- timus non descendens, altior quam lalus ; aperlura angusla , compressa- ( 236 ) lunaris intùs profundè bilamellala ; peristoma simplex > marginibus callo lenui arcwlim junclis , cohimellari , basi reflexo denticulala ; umbili- cum clausum. Diam. : 10 mil. ; min. : 9. — Alt. : 7 */»• Hab. Jenjen (Nouvelle-Calédonie), rare (Musée de Bordeaux, ma collection). Coquille très-étroitement ombiliquée, chez les individus jeunes , à om- bilic fermé chez les adultes, globuleusement déprimée, mince, striée de petites côtes un peu distantes, très-finement striées dans leurs inter- valles, aiguës et prolongées en lamelles vitreuses , papyracées, et telle- ment caduques en raison de leur ténuité, qu'elles n'existent plus qu'à l'état de fragments épais sur la coquille pour peu qu'elle ait été maniée. Fond de la coquille couleur de corne plus ou moins foncée , avec des taches et des flammules d'un brun-marron ; ces taches sont assez larges et s'iradient en couronne sur la partie supérieure, tandis qu'elle s'a- mincissent et pâlissent sur le dos et en dessous , formant des chevrons irréguliers et pointillés; la spire compte six tours, croissant lentement et régulièrement; ils sont arrondis et séparés par une suture bien mar- quée; le dernier non descendant et beaucoup plus haut que large, en- veloppe tous les autres; ouverture à peine oblique, en croissant très- étroit , munie profondément de deux lamelles palatales blanches , assez fortes , se dirigeant parallèlement aux tours ; péristome simple à bords tranchants; columelle épaisse, dentée, se renversant sur l'ombilic qu'il recouvre complètement. Dédiée (sur l'étiquette d'envoi, en 1859) à M. Lombardo , géologue, attaché à l'expédition scientifique de la Nouvelle-Calédonie. Observation. — Cette espèce présente l'aspect d'un de ces boutons de fan- taisie qui servent aux robes des dames. Sa forme est ronde, très-bombée en dessus; sa coloration jaune et brune, et surtout les lamelles micacées de l'é- piderme, lui donnent tout-à-fait le faciès d'un de ces boutons. Les individus reçus en décembre 1860, du R. P. Montrouzier, sont très- adultes, assez solides et fortement dentés; les deux lamelles internes sont placées dans une sorte de bourrelet lactescent, assez épais, qui se relie à la columelle dont la callosité affecte la forme d'une dent. N° 17. M. insequalis. Pfeiffer. H. inœqualis Pfr. in Proc. zoo. Soc. , 1854, p. 286. — là. Reevc, Conch. ic. n. 1394, t. 198. — Id. (Macrocyclis) Pfr. vers., p. 137. (PL I,fig. 17-jH.) ( 237 ) Testa laie wmbilicala, depressa, solida, oblique, rugoso-plicalula , lineîs spiralibus impresso-punclatis dislantibus sculpta, nilidula, fusco-lulea, caslaneo irrégularité? slrigala; spiravix elevala; anfr. & parum convexi, sensim accrescentes ; ullimus non descendons, periphe- ria subangulaïus, basi subplanatus , nilidior, radiato-strialus; umbili- cus conicus , l / 4 diametri subœquans ; aperlura parum obliqua, lunato- rotundala, intus albo-callosa; perist. rectum, marginibus subconver- gentibus, dexlro simplici, leviter antrorsum arcuato, basait et colu- mellari subincrassatis. Diam. maj. : 22 mill.; min. : 1 C J '/,. — AU. : 9 mill, Yar. B. corneo-lutea fascia I latiuscula nigra infra médium ornala. G. unicolor caslaneo, conica, II. Fischeri , Gass. , Journ, Conch. , t. VI, p. 271, pi. IX, fig. 1-2, 1857. D. major, unifasciata, sîriis distanler ; H. Depldnchei Montr. , in Sched. Souverbie, Journ. Conch., t. VIII, p. 320, 1860. Hab. La INouvelle-Calédonie, Balade, Kanak, Numea, île Art, etc. ; commune. MM. Magen, Montrouzier, etc. (Musée de Bordeaux, ma oollection). Coquille orbiculaire, subdéprimée , carénée, largement ombiliquée, laissant voir le dernier tour. Couleur jaune-brunâtre , souvent avec une bande brune sur la carène, fortement striée transversalement el réti- culée surtout sur les tours postérieurs, par deux ou trois sillons qui les parcourent. Sommet lisse, jaune-brun; 5 tours de spire, croissant rapidement. Ouverture ovale, oblique, plus large que haute; péristorne simple ou à peine bordé; bord columellaire un peu plus épais, plus évasé que le latéral ; intérieur blanchâtre ou légèrement rosé. Observation. — Cette espèce varie beaucoup pour la taille; mais elle con- ser\e toujours ses caractères, soit qu'elle vienne du Nord ou du Sud. Elle est tantôt uniformément brune ou brune el jaune, ou parcourue par une bande chocolat sur la carène du demi-tour. M Pfeiffer indique son habitat à la Nouvelle-Zélande. N° 4 8. H. Beraiicli Gassies. H. Beraudi Gass., Journ. Conch., t. VII, p. 68-69 , juillet 1858. (PI. I, fig. 18.) Testa orbiculala, depressa, subcarinata, latè umbilicala; supernè corneo-lulescens , inferne rufescens; cosiellis rugalis élevai is mal- ( 238 ) leala, transnersim sulcata; anfractus 6 , depressi, ultimo dilatalu; su- tura inflexa, crispala. Aperlùra subrolunda, obliqua, superue angu- losa, infernè rolundala subtrigona; peristo'ma simplex , inius biden- tatum. Diara. maj. : 19 7 2 mill. ; min. 18. — Alt. : 18. Hab. Balade (Nouvelle-Calédonie), dans les bois, rare (collections Béraud, Deshayes, Gassies). Coquille orbiculaire, déprimée, subcarénée, largement ombiliquée, laissant voir le premier tour; couleur jaune-doré ou bronze en dessus , brunâtre en dessous, phases d'accroissement nombreuses, inégales et brunes; stries rugueuses, élevées comme martelées , traversées par des sillons nombreux, plus 'visibles en dessons. Sommet écrasé, six tours de spire , mais se développant largement au dernier tour ; suture inflé- chie, crispée à l'insertion. Ouverture subarrondie, oblique, anguleuse au sommet, arrondie à la base et fortement inclinée vers la droite; péristome simple, un peu lamelleux, intérieur brunâtre ouviolâtre; une lame conique en forme de dent à la base du bord inférieur, assez enfoncée et qui indique la dépression des sillons supérieurs. Observation. — Cette espèce parfaitement distincte m'a été envoyée par M. Béraud, d'Angers, à qui nous nous sommes fait un vif plaisir de la dédier. JNous la connaissions déjà pour l'avoir vue dans la collection de M. Deshayes et enfin dans le dernier envoi de M. Montrouzier nous avons eu le bonheur d'en trouver un autre exemplaire, ce qui porte à quatre ceux qui nous sont connus et qui sont parfaitement identiques. Quant aux caractères spécifiques, comme toutes les hélices, celle-ci varie un peu pour la couleur, car l'indi- vidu de M. Montrouzier est beaucoup plus foncé que ceux de MM. Béraud et Deshayes, néanmoins les caractères sont constants chez tous. Elle appartient au groupe des H. inœqualis Pfeiffer, et aux variétés Fischeri et Deplanchei; c'est le même aspect général, mais il sera toujours facile de la reconnaître à ses tours plus pressés, à son sommet écrasé, son ouverture sub- trigone et surtout à sa strialion si remarquable qui, vue à certaines exposi- tions de lumière lui donne un aspect métallique, enfin à ses sillons nombreux et à sa dépression canaliculaire de la base du dernier tour et à la lamelle den- liforme de la base du péristome. N° 19. M. Kaynaldi Gassies. (PI. Kfig-6 ! - ) Testa umbilicala, subcarinala, slriala, superne confertim sulcata, discoidea, urbicululo-conveximcula , nilida, lulescenti-brunescens , su- perne radiatù-castanea, infernè irrégularités radiato- maculai a ; anfrac- ( 239 ) lus 6, subplanali, regulariter accrèscenles ; ullimo antice dilalalo , acuto ; apertura obliqua, rotundato-ovalis; inlus cinerea; perisloma sim~ plex , columella tenais, sutura linearis subplicata. Diam. maj. : 33 mill. ; min. : 25. — Alt. : 27 mill. Hab. Près Port-de-France, Nouvelle-Calédonie (M. Raynal ), rare (collection Piaynai). Coquille largement ombiliquée, subcarénée, striée finement dans le sens des accroissements, sillonnée supérieurement dans le sens spiral ; discoïde, orbiculaire, à peine un peu convexe, luisante , brun-jaunâtre . radié de flammules irrégulières brun-noir, onduleuses , entourant la carène et s'effaçant en dessous où elles forment des taches ponctuées et linéolées très-irrégulières sur un fondjaune-d'écaille , luisant; spire de 5 tours comprimés à peine, élevés en dessus, mais assez convexes au- tour de l'ombilic qui est évasé et profond, laissant voir le premier tour, Les tours croissent régulièrement d'abord , puis se dilatent rapidement vers le dernier; ouverture oblique-ovale arrondie, les deux bords égaux ; péristome simple tranchant , columelle mince sans apparence de pli, intérieur gris-cendré, bleuâtre, suture linéaire un peu plissée. Observation. — Cette espèce appartient au groupe des Hélix Slrangei , inœqualis , Beraudi. mullisulcala, etc. ; son aspect est celui des grands pla- norbes d'Europe et des Antilles; son ouverture est à peine oblique sur l'axe et. l'enserre également. Le caractère qui m'a le plus frappé, c'est la ténuité du bord columellaire ! Comme je n'ai eu à ma disposition qu'un individu, je ne puis affirmer que celte coquille soit parfaitement adulte; mais cependant la régularité de l'ouverture semble prouver qu'elle l'est. Je prie M. Raynal d'en accepter la dédicace comme un faible témoignage de ma reconnaissance pour la bonté qu'il a eue de me confier toutes les co- quilles rapportées de la Nouvelle-Calédonie par M. son frère, lieutenant de vaisseau. N° 20. M. liateoliaia Gassies. (PI. V, fig. % ) Testa umbilicata, subcarinala , confertim striala et spir aliter sulcata; depressa, nitida, luteo-succinea, carma unifasciala , bruneo-rufa ; anfraclibus 4-4 '/.-,, subplanali, ullimo dilutalo-aciito : apertura obliqua, ovata, depressa, superne dilata la, infernè curta, intùs hitea; peristoma simplex; columella tennis, sutura sukato-crenata. Diam. maj. : 6; min. : 4. — Alt. : 5. Hab. Ile des Pins , rare (collection Raynal ). ( 240 ; Coquille ombiliquée, subcarénée, striée dans le sens des accroisse- ments et sillonnée dans le sens spiral , aussi bien en dessous qu'en des- sus ; luisante, couleur d'ambre avec une fascie linéaire bordant le tour de la carène , s'apercevant dans l'intérieur, de couleur brun-rouge d'é- caille; spire de 4 à 4 1 / a tours, presque planes, le dernier croissant rapidement vers l'ouverture ; ouverture oblique , ovale , déprimée ; péris- tome simple, tranchant, le bord supérieur avançant et dépassant l'infé- rieur, columelle mince; suture marquée et crénelée. Celle espèce, comme les précédentes, dont elle a presque tous les caraclères, est une miniature de Y H. inœqualis Pfr. Elle en diffère par sa taille moindre, la ténuité et la transparence du têt, et surtout par la dilatation du dernier tour. N° 21 . M. ISaJatSeaisis Souverbie. H. Baladensis, Souv., Journ. Conch., t. XI, pi. XII, fig. 1. H. tœniata, Montr., insched., necAVebb et Berth., Mulhfeld, etc. (pi. Kflg-i*.) Testa umbilicata, depressa, subdiscoidea , tenuissima, strialula, nitida , pellucida, pallidè straminea, fulvo lineolala, lineolis infra suturam dilalatis et radialim dispositis, poslea subito allenuatis , anlice curvatis et perobliquè descendenlibus , prope umbilicum evanidis; spira brevissima, vix emersa; anfractibus 3 1 / i convexiusculis , subrapide accrescenlibus , sutura impressa separatis; ultimus non descendens , sub- co?npressus, obtuse subcarinatus , circa umbilicum mediocrem subinfun- dibuliformem concavus-, apertura obliqua, subampla, subovali-rotundala; peristoma simplex , rectum, marginibus distantibus, callo lenuissimo junctis, super o antrorsum subarcualo, columellari ad inserlionem vix incrassato, circa per for ationem breviler reflexo. Diam. maj. : 5, min. : 4 7 2 niill. — Alt. 2 l / 3 - Hab. Balade, Nouvelle-Calédonie (M. Montrouzier), rare (Musée de Bordeaux). Coquille ombiliquée, déprimée, subdiscoïde, avec de fines stries d'accroissement plus marquées en dessous de la suture; spire très-courte , à peine saillante, composée de 3 i / i tours peu convexes , croissant assez rapidement, et séparés par une suture bien marquée; le dernier non descendant, subcomprimé, obtusémenl subcaréné, subinfundibuliforme autour de son ombilic , qui est médiocrement ouvert; ouverture oblique, assez ample, subovalemenl arrondie; périslome simple, droil, abords (241 ) éloignés et réunis par une Irès-mince callosité; bord supérieur subarqué en avant, le columellaire à peine épaissi à son insertion, où il se réflé- chit brièvement autour de l'ombilic. Cette coquille, luisante et translucide, est de couleur paille pâle, linéo- lée de fauve; les linéoles sont sensiblement dilatées en dessous de la suture, d'où elles naissent, en rayonnant directement sur elle pour se rétrécir presque subitement, souvent en fulgurant, et se diriger en avant en lignes courbes, régulières et excessivement obliques, qui disparaissent en approchant de l'ombilic (Souverbie). Observation. — Celte espèce appartient au groupe précédent; elle en a tous les caractères. N° 23. H. «aictyo«îe§ Pfeiffer. H. dictyodes, Pfr. in Proc. zool. Soc, 1846, p. 11 1. — Reev.n.423, t. LXXX. — Philipp. Icon. t. 111, p. 17. — Hel. t. X, fig. 9. H. videna, Pfr. vers. p. 132. PI. I, fig. 19.) Tesla angustè umbilicala, depressa, sublenticularis , obliqué, plicalo- striala, tenuicula, diaphana, pallidè cornea, fusco subliliter reticulata wacnlisque castaneis justà suluram et carinam ornala; spira laie conoi- dea; anfr. 7 vix convexiusculi , ultimus acute carinatus, anticè non descendons; aperlura subverticalis , depressa, lunafis, inlùs margari- tacea; perisl. simple x , margine columellari breviler dilatnîo-patenle, basait sinuoso , reflexiustulo (Pfeiffer). Diam. maj. : 27; min. : 23. — Alt. 12 mill. Hab. La Nouvelle-Guinée (Ince), Balade, Kalana, île Art (Nouvelle- Calédonie) (MM. Magen , Montrouzier), très-commune (Musée de Bor- deaux) (ma collection). Coquille carénée, ombiliquée, aiguë, déprimée comme les Carocol- les, solide, striée transversalement, couleur de corne pâle, variablement fasciée de brun-jaunâtre le long de la suture, de la carène et même sur les tours; ces taches affectent plusieurs dessins punctiformes ou en zig- zag; spire conique, surbaissée, composée de 7 tours peu convexes, le dernier descendant rapidement et formant une carène très-aiguë; ouver- ture sub-verticale , déprimée, columelle presque droite, calleuse et blanche; péristome simple, tranchant, avec un bourrelet blanchâtre assez épais au bord inférieur qui est un peu réfléchi. Tome XXIV. 19 ( 242 ) Observation. — Cette espèce, l'une des plus communes de l'Océanie, a été rencontrée dans plusieurs îles australes. Les taches de l'épiderme ressemblent au plumage de certains oiseaux et diffèrent peu chez les individus de prove- nances diverses. Comme taille, nous en avons vu de très-petits et de très- grands. Ainsi il en est qui atteignent les proportions suivantes : Diam. maj. : 33 mill. ; min. : 29. — Alt. : 18; tandis que d'autres ont tout au plus celles-ci : Diam. maj. : 24 ; min. : 21 . — Alt. : 1 0. « La patrie de la très- grande H. diclyodes que je vous ai envoyée est de Kanala. Chose étonnante, au nord et au sud cette espèce est toujours beaucoup plus petite. (M. Montrou- zier, in litt. ») N° 24. H. cespitoirïes Fischer. Journ. Conch., t. VI, p. 278, pi. IX, fig. 11-12. (PI. II, fig. I). Testa orbiculato-depressa , sclidiuscula , umbilicata, longitudinaliler et irregulariler striata; anfractus G 7 2 sensim accrescentes , bruneo- violaceo lincli, et zonis obscuris ornati; rotundalo-globulosi; sutura impressa , alba; anfractus ultimus rotundalus ; aperlura obovala, trans- versal perisloma simplex, supernè vix cleflexum , inliis albo subincras- satum ; columella non callosa. Diam. maj. : 22 mill. ; min. : 19. — Alt. : 12. Hab. La Nouvelle-Calédonie (Fischer) (ma collection). Coquille orbiculaire, un peu déprimée, assez solide, ombiliquée, striée en long dans le sens de l'accroissement avec de petites côtes espa- cées et plus prononcées; six tours l / 3 de spire croissant lentement, de couleur brunâtre violacée et ornée de zones obscures se confondant dans la teinte générale. Les tours sont arrondis, globuleux; suture blanche. Dernier tour arrondi; ouverture ovale, transverse; péristome simple, tranchant, bordé en dedans d'un bourrelet blanc; columelle simple. Observation. — Cette espèce singulière qui rappelle complètement, par sa forme, V Hélix cespilum, en diffère pourtant par quelques caractères; sa colo- ration foncée, ses tours plus globuleux et moins aplatis, etc. M. Pfeiffer, à qui nous l'avons communiquée, la considéra, au premier abord, comme un individu de l'espèce européenne. Elle vient donc s'ajoutera la liste des Mol- lusques de la Nouvelle-Calédonie, voisins des formes de notre continent, et parmi lesquels nous pouvons citer plusieurs Physa, Melanopsis, Planorbis y etc. P. F. Observation. — C'est avec doute que nous inscrivons VH. cespitoides de noire ami P. Fischer, au nombre des espèces calédoniennes; nous ne l'avons ( 243 ) jamais reçue de nos correspondants, et personne n'a pu confirmer qu'elle eût pour patrie une des îles de l'archipel. On nous l'a donnée avec une étiquette algérienne (?) La figure de VIL slrigosa Gould, dessinée dans le magnifique ouvrage de M. A. Binney, ressemble exactement au type de M. Fischer; ne possédant pas l'espèce américaine, nous ne pouvons nous former une conviction, la des- cription ne se rapportant pas complètement à VH. cespitoides (1). Genre III. — BULIME , BULIMUS Scopoli. IS» 2o. — 81. filtorêstias (Limax) Martyn. (PI. IV, fig. 1.) Limax fibratus , Martyn, fig. of not descr. shells, t. XXV. — Martyn in Chenu, b.ib'1., Conch., t. II, p. 21, fig. 3. — auris, Midœ. , Chemn. , t. IX, pi. II, p. 42, t. 121, fig. 1039-40. Volula auris, Malchi, /3 Gmel., p. 3437, n. 11. — atislralis , Dillw. descr. cat. I, p. 500, n. 3. Bulimus bovinus , Brug., Enc. Méth. I, p. 345, n. 80. — Kust. , p. 18, t. IV, fig. 5-6. — bootis , Menke, syn. éd. 2, p. 26. — fibratus , Gray , in Dieffenbach, travels I , p. 247. — Gray, in Revue zool., 1844, p. 375. Hélix auris bovina (cochlogena), Fér., pr. 447. — Hist., 1 59, fig. 1-5. Auricula aurantiaca , Schumacher, p. 228. — bovina, Lamk., VII, p. 139, éd. Desh., p. 328.— Jay, catal., 1839, p. 58. Pupa auris bovina , Gray, in Ariii. of. Phil., new ser., IX, p. 413. Placostylus bootis, Beck., ind., p. 57, n. 1. Testa imper forata , oblongo-conica , rugoso-slriata , ponderosa, cas- ttinea, saturalius radiata; spira conica , acuta, apice albida ; anfr. 7-8 planiusculi , ultimus spiram subœquans ; columella validé et obliqué (1) H slrigosa, Gould. : Testa orbiculari depressa , scabrala, laie umbilicala, cinereo-grisea vel fuscescenle , fasciis linearibus volvenlibus pallidè fuscis inlerdum sublùs nolala; spira anfraclibus quinis convexiusculis ; ullimo angulalo, el propè aperluram deflexo; apertura circulari; labro simplici, conlinuo. [Aff. H con- cavce, allernalœ , alpines and its variety a minus , of Europe. ( 244 ) uniplicata ; apertura oblongo-ovalis , intiis aurantiaca; perisl. rectius- culum, incrassatum, fulvido-album , marginibus callo crasso, nilido , auranliaco (in adullis medio iubcrculum prominens formante) junctis , dexlro strictiusculo , columellari dilalalo , adnato. Long. : 78. — Diam. : 30 mill. — Ap. intùs : 35 raill. ; longa , medio : 1 5 lala. Hab. La Nouvelle-Calédonie, l'Ile des Amis (Martyn), Porl-de-France, Kanala (Nouvelle-Calédonie) (MM. Magen, Montrouzier, Lassime) (ma collection). Coquille imperforée , oblongue, conique, slries rugueuses, épaisses, couleur brunâtre marron, avec quelques linéoles verticales plus foncées, coupées horizontalement par des cercles de même nuance vert-olivâtre ; spire conique, aiguë, sommet dénudé , blanchâtre; tours au nombre de 7 à 8 presque planes , !e dernier grand relativement et un peu dévié à l'insertion; columelle oblique, tordue portant un pli et une callosité élevée en forme de dent; ouverture ovale allongée, de couleur orange vif ou pourpre brillant ; péristoine épais , jaunâtre , à bord épais et calleux , formant une oreille renversée avec un sinus assez profond vers les deux tiers supérieurs, bords réunis par une callosité blanchâtre ou légèrement jaunâtre, brillante, émaillée. Var. B. elongalulus , Montrouzier in sched. ( ma collection ). B. Danieli, Crosse, rev. zool. 1855. C. minor, B. Bairdii , Reeve. D. insignis , B. Petit, Journ. Conch. Observation. — Je signale ici les variétés les plus constantes, celles qui ont été élevées au rang d'espèces lorsque le nombre d'individus fort restreint alors ne permettait pas de suivre les passages qui les reliaient entre eux. Aujour- d'hui que, de lous les points de l'archipel calédonien, j'ai pu recevoir le B. ftbrcUus en quantité suffisante, j'ai pu me convaincre que la plupart des espèces décrites sous d'autres noms, devaient définitivement rentrer dans le type de Martyn. N» 26. 1S. 3E«Bw»rsB»noBS Gassies. (PI. IV, fig. 2.) Testa pyramidala, umbilicata, solida, longitudinaliter et irregulariler striala, albescens, epidermide brunnea , tenui, sœpè evanescenli induta, sutura albida, crispata; spira cçnica, apice obtusa lutescens; anfractus 7 convexis , ullimus spiram œqnan vel paulô longior , compressas; ( 245 ) apèrlura semi-ovala , elongala, irregulariler stricta, supernèvix angu- losa, ad basin ovato obliqua; columella crassa, supernè denlata, ad basïn plicata, marginibus callo crasso junctis , dexlro simtato, incras- salo , albo , inlùs aurantiaco , nilido. Long. : 80 mill. — Diam. maj. : 34 raill. ; min. : 30. — Apert. : 35 mill. ; longa : 13 Ma. Hab. Nekete, Kanàla, l'île Nu, l'île Pôt, etc., etc. (MM. Magen et Monlrouzier), assez commune (ma collection). Coquille pyramidale, ombiliquée, solide, striée fortement et irrégu- lièrement en long ; couleur blanchâtre recouverte d'un épiderme brunâtre caduc , manquant presque toujours chez les individus adultes, mais par- couru chez les jeunes par des ondulations bronze-foncé; la suture est aplatie, crispée et toujours blanche; spire de 7 tours convexes, croissant assez rapidement , le dernier formant à lui seul la moitié de la longueur totale et plus aplati que les supérieurs; sommet lisse, obtus, jaunâtre; ouverture allongée , irrégulièrement étroite , à peine anguleuse au som- met, ovale-oblique à la base; columelle épaisse, munie d'une lame denliforme, conique, bord latéral fortement sinué, comme entaillé vers le haut; péristome épais, blanchâtre, renversé, joint avec la callosité colurnellaire. La columelle recouvre en partie la fente ombilicale. Inté- rieur orange-pourpré brillant. Observation. — Cette espèce, que j'avais reléguée parmi les variétés de B. fibralus, a présenté de si grandes différences, dans la forme générale et dans ses détails, que tous les savants réunis chez M. Deshayes, furent unanimes pour l'en retirer. Ses caractères différentiels consistent surtout : en sa taille moindre des autres variétés et son raccourcissement tout-à-fait obtus; la plus grande convexité des tours; sa suture constamment blanche; sa striation plus forte; son ouverture étroite, son péristome fortement entaillé au bord latéral et son épaisseur considérable venant se joindre à la callosité colurnellaire; son der- nier tour n'a jamais non plus l'obliquité des vrais fibralus. Je dédie ce bulime au savant professeur, M. Milne Edwards père, comme une faible marque de reconnaissance pour l'intérêt qu'il a montré à ma publication. N° 27. M. Souvillei xMorelet. B. Souvillei , Morelet, Test. nov. Aastraliœ, 8 e bull. Soc. d'Hist. nat. de la Moselle, 1856-57. B. eximius, Albers , in Malak., Blatt. IV, 1857, p. 96. — Pfr. novit Conch.'l, n. 204, t. 33, fig. 1-2. (PI. VII, fig. 1.) ( 246 ) Testa magna, ponderosa, imperforala , ovalo-conica , rugoso-slriala, caslaneo-rufescens, saturalius vittata et fasciis undulalis plurimis obs- cure cingulata ; anfr . 6 parùm convexi, ultimus magnus , compressas , anticè ascendens, longitudinis penilus 3 / 3 œquans; columella recta, callo lato, sinuoso, compresso munita ; apertura oblonga ovalis , au- ranlio purpurascens , in fundo lactea ; peristoma crassum, oblusum , subduplex, carnicolor, margine dextro supernè slricliore, columellah dilatato, adpresso, cuni allero callo valido tuberculum parvum emil- tente juncto. Long. : 118. — Diam. maj. : 62 mill. Hab. Sainle-Marie de Balade (Nouvelle-Calédonie) (M. Morelet), Balade (M. Magen), Kanala (M. Montrouzier), CC. (Musée de Bordeaux) (ma collection). Coquille grande, épaisse, solide, imperforée, ovale-conique; stries rugueuses. Couleur brune ou brunâtre, parcourue par des cercles plus foncés, presque noirs, et par des linéoles tremblées dans le sens des cer- cles ; spire de 6-7 tours convexes, le dernier très-grand et comprimé, le premier assez pointu au sommet, souvent rongé jusqu'au quatrième; ouverture parallèle à l'axe, en forme d'oreille renversée, couleur orange- vif à l'intérieur, bleuâtre chez les individus jeunes; columelle plissée , épaisse, avec un fort pli tordu; péristome épais, droit, à bords réunis par une plaque d'émail épaisse, calleuse, brillante, avec un tubercule très-prononcé vers le fond ; bord droit sinueux en haut. Observation. Cette espèce, que j'ai reçue en grand nombre de MM. Magen et Montrouzier, est la plus belle coquille de la Nouvelle-Calédonie. Elle varie néanmoins beaucoup, car j'ai des individus qui atteignent 120 mil!, de lon- gueur, alors que d'autres n'en mesurent à peine que 85 ! La coloration est également un peu variable : plusieurs sont ornés de zones sur le dernier tour, d'autres sont uniformément de couleur marron. Le péristome et l'intérieur de l'ouverture sont quelquefois grisâtres, un peu na- crés, tandis que chez certains ils sont teints de la plus belle couleur orangée. Les jeunes individus sont munis d'un épiderme gris de fer soyeux. N" 28. ÈÉ. iMexainlea» Crosse. B. Alexander, Crosse, in Rev. zool.,"n. 2, 1855, p. 4, fig. 4-2-3. (PL III, fig. i.) Testa oblongo-ventricosa, crassa, depressa, laleribus oppositis sub- angulata, anfr. sex sublœvibus anl irregnlariler rugoso-slrialis , ullimo majore , mullo làtiore , depresso ; columella incrassala , callosilalibus (247 ) duabus parùm eminentibus munita ; aperlura amplà ; squalidè alba sub- epidermide rufescente-castanea ; labro reflexo , valdè incrassalo , su- pernè et intùs leviler sinuato; fauce albicanle ; columella labroque pal- lide croceis. Long. : 85. — Larg. : 50 mill. (Crosse). Var. A. an junior? Magis elongala, aperlura pallidiori , callosita- tibus ferè nullis ; labro reflexo sed mimes incrassalo. Long. : 90 mill. — Larg. : 55 mill. Hab. La Nouvelle-Calédonie (M. Crosse), Kanala (M. Montrouzier) , rare (ma collection). Coquille épaisse , ventrue , paraissant courte pour sa longueur, à cause du développement du dernier tour 3 et légèrement anguleuse de cha- que côté, par suite de sa forme déprimée ; columelle épaisse, et présentant deux callosités peu visibles dans le jeune âge; ouverture large; lèvre épaisse, réfléchie, sinus de la partie supérieure peu marqué; intérieur de l'ouverture d'un blanc jaunâtre; columelle et lèvre d'un jaune- orange pâle ; épidémie d'un brun-marron, couvrant un test blanchâtre. Le B. Alexander, moins allongé que le B. Souvillei, qui est celle des espèces de la Nouvelle-Calédonie dont il se rapproche le plus, est proportionnellement beaucoup plus large. Il a 1'épiderme plus brun, la columelle et le bord droit d'une couleur orangée plus ou moins claire r et l'intérieur de l'ouverture rougeàtre, par conséquent beaucoup plus foncé. Au contraire, le B. Alexander a la columelle et le bord droit d'un jaune-orangé et l'intérieur de l'ouverture blanchâtre. Il est en outre déprimé d'une façon toute particulière et comme un peu écrasé ; il résulte de celte dépression qu'il existe de chaque côté de la coquille un angle légèrement' accusé et voisin de celui que l'on remarque dans les espèces du genre Scarabe } mais moins prononcé (Crosse). ,N° 29. M. p®B'|ïlayrosft©BBtiBg Pfeiffer. B. Porphyroslomus , Pfr. , Proc. , 1851, p. 261. — Ch., p. 1 1 3 r t. XXXV, fig. 1-2. B. Plascostylus , Pfr., Vers., p. 148. B. Lessonni, Petit, in Journ. Conch., 1853, p. 405, t. II, fig. 6. B. Placostylus porphyroslomus , Adams Gen., p. 153. (PI. IV, fig. 3.) Tesla imperforata 3 ovaloronica, solida, rugoso-plicata, pallide carnea, ( 248 ) epidermide decidua fusco-olivacea induta; spira conica, obtusiuscula ; anfr. 6 vix convexiusculi , ultimus spiram œquans, basi subattenuatus ; columella oblongè plicata, nlba ; apertura verlicalis , angusta , oblonga , obliqué recedens, inlùs sakirate purpureo-caslanea , nilida ; perist, incrassatum, rectum, album, marginibus callo crasso , albo , medio l uber eu lifero junctis . Long. : 62. — Diam. : 28 mi!l. — Ap. intùs : 27 mill. ; longa : 10-11 lata. Hab. La Nouvelle-Calédonie (Pfeiffer) (M. Magen) (ma collection). Coquille imperforée , ovale-conique, solide, rugueuse, stries fortes, ivrégulières et plissées; couleur jaune foncé et quelquefois marron , mais la plupart du temps blanche rosée, à cause de la perte de Fépiderme; spire conique, un peu obtuse, composée de 6 tours convexes, le dernier formant les 2 / s de la grandeur totale, le premier et le second granuleux, luisant; suture blanche peu profonde, crispée. Ouverture verticale, étroite, oblongue, oblique vers la gauche; columelle oblongue, calleuse, aplatie, dentée, bord droit arqué au sommet , très-épais et réfléchi, arrondi inégalement et oblique à la base, péristome blanc, brillant, joint par la callosité, une dent élevée sur le milieu au dernier tour; in- térieur coloré de pourpre marron ou marron violacé. Yar. B. singularis, pi. IV, fig. 4. B. singularis, Morelet, Testa nov. Auslr.; Soc. d'hist. na- turelle de la Moselle, 1857. Observation: — Cette coquille diffère du type par une plus grande étroitesse de l'ouverture, sa columelle plus épaisse et plus aplatie, son sinus du bord supérieur droit plus accusé et par l'absence de dent sur la columelle, qui n'est indiquée que par une petite callosité, malgré l'état très-adulte de l'individu. N° 30. M. Calédoniens Petit. B. Calédoniens , Petit, in Pvev. zool., 1845, p. 53. (Pi. V, fig. 5.) Testa imperforala, ovalo-acata, crassa, ponderosa, sub epidermide olivacea rufescens, long itudin aliter striala, lineis elevalis subdecussata ; spira conica, acuta; anfr. 6 convexiusculi , ultimus spiram paulô su- per ans , postice gibbosus; apertura irregularis , oblonga, angustata; perist. album, incrassatum, non reflexum, marginibus callo crasso , nilido , unidentato junctis , dexlro supernè sinuoso, columellari dente lato verlicali munito. ( 249 ) Long. : 70.— Diam. : 34 mill. — Ap. inlùs : 30 raill. ; longa: \\ lala. Hab. La Nouvelle-Calédonie (M. Petit), l'île Art, Balade, Jengen , Kanala, etc. (MM. Montrouzier, Magen), CG. (Musée de Bordeaux) (ma collection). Coquille imperforée, ovale-aiguë, épaisse, pesante, couleur jaune- brunâtre , presque toujours érodée aux quatre premiers tours , striée fortement en long et martelée en travers; spire conique-aiguë, oblique, composée de 6 tours convexes croissant rapidement, le dernier for- mant les trois-quarts de la coquille et fortement gibbeux vers la gauche ; ouverture irrégulière , oblongue , rélrécie ; péristome blanchâtre, cal- leux , non réfléchi , mais très-épais au bord droit , continu , le bord droit sinueux vers le haut; columelle épaisse, subverticale, infléchie et for- mant une sinuosité à la base, callosité dentiforme au sommet, demi- conique, oblique sur le milieu supérieur, intérieur brun-violacé irisé. N° 31. 92. |j§eaa«lo-Ci43e soyeuses, couleur brun chocolat; spire conique, sommet aigu; suture peu profonde, crispée; tours de spire au nombre de six, convexes, le dernier dépassant la spire en s'ar- rondissant vers la base; columelle mince, sans plis , de couleur orange brillant; ouverture ovalaire , anguleuse au sommet, déviant à la base , couleur vert glauque , légèrement nacrée ; péristome simple , un peu évasé, obtus, de couleur orangé sale ; bord columellaire un peu aplati. iN° 36. M. «fa.iaa«s Pfeiffeh. B. Janus, Pfr. (coll. 73. - Proc. 1852, p. 85, cb. p. 156, t. 48 , flg. 1-4. B. Amphidromus, Pfr. vers. p. 147. B. Cochlostyla , Janus (Canistrum), Ad. Gen., p. 143.) B. Janus, Pfr. Mono, t. III, p. 310, 1853. (PI. V, flg. 5.) Testa imperforata , dextrorsa vel sinislrorsa, subfusiformi-oblonga, solida, vix nitidula , lulea, fasciis 3 exlùs opace viridibus , intùs nilidè alro-castaneis , peristoma non attingenlibus , basali latissima, varici- busque castaneis sparsis ornata; spira conica, aculiuscula; anfr. 6-7 ( -254 ) convexiusculi, ullimus 2 / 3 longiludinis subœquans, ban attenualus ; columella verticalis, stricta; apertura obliqua, semiovalis, basi suban- gulala; perist. subincrassalum , br éviter réflexion, album, marginibus callo nigro-castaneo junclis Long. : 47. — Diam. 20 miU. — Ap. inlùs : 19 mill.; longa : 10 lala. Hab. Les Nouvelles-Hébrides (Pfeiffer), les îles Loyalty, La Nouvelle- Calédonie (M. Cuming) (ma collection). Coquille imperforée, dextre ou sénestre , subfusiforme-oblongue , solide, luisante, couleur jaune-citron avec des fascies vertes , variant de une à trois , et quelques linéoles diagonales , fïexueuses , marron- noirâtre, indiquant les diverses périodes de repos dans l'accroisse- ment; spire de 6 à 7 tours convexes, les premiers obtus; suture mé- diocre, aplatie et margin.ee de blanc ; ouverture ovalaire, anguleuse au sommet et à la base; columelle droite, subtronquée, blanche ; péristome réuni par un dépôt d'émail marron presque noir, sur la partie abdomi- nale, bord latéral blanc, épais et réfléchi. Observation. — Nous avons reçu cette espèce de M. Cuming, avec la loca- lité indiquée plus haut. N° 37. M. inversus (Hélix) Mullek. H. inversa, Mull. Verra. Gmel. Chem., IX, fig. 925, p. 926. B. Jayanus Lea, in Proc. Amer. Soc. , 1841, t. IT , p. 31, observ. IV, p. 2. B. inversus, Brug. var. in Pfr., p. 318, t. IV. (pi. m, fig. 5-4.) Testa ovato-cotvica , dextrorsa vel sinislrorsa, crassa, supra albida, subtùs castanea, perforata ; anfr. 6 subconvexi ; apertura elliptica; labrum rcflexum, albo margine lineatam ; columella alba, lœvis peris- toma, expanso, incrassato, albo-violaceo. Long. : 45 mill. — Diam. : 25. — Aperl : 20 mill. ; longa : 13 lala. Hab. L'île de Java? la Nouvelle-Calédonie (M. Magen) , Singapore et Eastern Island's (M. Reeve) (ma collection). Coquille ovale-conique, perforée; dextre, plus souvent sénestre, épaisse , blanchâtre avec des linéoles diagonales brun brûlé dans la lon- gueur, une bande épaisse interrompue , entourant la moitié inférieure du dernier tour; les linéoles brunes coupent cette bande jusqu'à la suture; spire aiguë au sommet, oblique et un peu ventrue vers le cen- tre, six tours assez convexes, le dernier formant les deux-tiers de la ( 255 ) longueur; suture médiocre, bordée de brun et blanc; ouverture ovalaire, elliptique; périslome réfléchi, blanchâtre sur les bords, violacé en arrière; columelle droite, subtronquée, aplatie et calleuse, blanche, lisse, marginée de noir extérieurement, intérieur blanc sale. Observation. — Cette espèce, que nous rapportons à la variété décrite par M. Lea sous le nom de B. Jayanus, nous est parvenue plusieurs fois de la Nouvelle-Calédonie. Nous l'avons vue dans un envoi fait par un colon, au milieu de B. Souvillei, fibratus, calédoniens, etc., et enfin, en dernier lieu, nous l'avons eue de M. Magen. Les B. Janus et Jayanus semblent appartenir aux groupes d'espèces répan- dues dans les îles et les grandes terres de l'Océan-lndien, et dont les B. cilri- nus, Chloris et lœvns sont les types principaux. N° 38. B siiaistrorsîBS Deshayes. B. sinislrorsus , Desh, in Fér. , hist. II, p. 24, n. 23, t. 161, fig. 19-21. iPi. II, fig. 5.) Testa elongato-conoidea, sublurbinata , sinislrorsa , apice acuminala alba, sub epidermide lulescente; spira breviuscula , conïca; anfr. nu- merosi 8 angusli, ultimus depressus , basi umbilicalus; apertura mi- nima , ovato-semihmaris ; perist. incrassatum , album, reflexum, exlremilalibus approximalis. Long. : 11. — Diam. : 7 mill. (Deshayes). Hab. La Nouvelle-Calédonie (Desh.), l'île Art (M. Montrouzier) (Musée de Bordeaux ( ma collection). Var. B. castaneo fasciatus , Montr., Journ. Conch., t. VII, p. 287, t. VIII , fig. 3. Draparnaudia Michaudii, Montr. (in sched). Coquille conique, oblique, ombiliquée , presque turbinée , sénestre, à sommet aigu , variant du gris sale au brun ferrugineux, ayant quel- quefois une fascie marron sur le dernier tour; striée obliquement, sub- carénée; spire de 8 tours convexes , turbines et croissant rapidement, le dernier tour formant le tiers de la longueur totale; ouverture oblique, semi-lunaire, à bords réfléchis, aigus; columelle oblique; péristome blanc non continu. Observation. — Cette espèce paraît &ssez commune dans l'île Art. M. Mon- trouzier l'a beaucoup répandue dans les collections. La variété brune à bande plus foncée serait ici le type, car elle représente le plus grand nombre d'individus, et ceux sur lesquels M. Deshayes a fait sa description ne forment dans les envois reçus que l'exception. ( 256 ) Le R. P. Mo'nlrouzier, dans son manuscrit, avait créé pour cette coquille le genre Draparnaudia, et donné à l'espèce celui de Michaudii. N° 39. 18. zonnlatus Pfeiffer. In Proc. Zool. Soc, 1846, p. M. B. Mageni, Gass., Journ. Conch., t. V, p. 181, pi. VI, fig. 5, 1856. (PI. II, fig. 4.) Testa perforala, oblongo-conica , tennis , lœvigata, opaca, pallidè slraminea, seriebus 2 macularum fuscarum pellucidarum cincta, basi lineis 2 caslaneis omala; spira conica, acutiusciila , apice cornea; an- fraclibus 6 convexiusctdi , ullimus spiram vix superans; columella stricla ; aperkira ovali-oblonga ; peristoma acutum, tenue, margine rolumellari à basi dilatalo , menibranaceo , angulatim reflexo, perfora- tionem ferè occultante. Long. : 18. — Diam. : 9 mil). — Apert. : 9 raill. ; longa : 5 lala. ïïab. La Province, Nueva Ecija , île Luzon (Cuming), Kanala (Nouvelle-Calédonie) (MM. Magen et Montrouzier) (Musée de Bordeaux) (ma collection). Coquille perforée, oblongue-conique , mince, luisante, opaque, jaune-clair, ceinte de deux fascies marron vers le centre inférieur, ren- trant dans l'ouverture et souvent de plusieurs fascies pointillées , assez régulières , interrompues , punctiformes , qui suivent la rotondité des tours jusqu'au sommet; spire de six tours globuleux, suture médiocre; ouverture ovale-oblongue, un peu plus haute que large; péristome semi-circulaire, mince, tranchant, très-fragile, non réfléchi, bord columellaire un peu renversé sur la fente ombilicale. Cette espèce, que nous avions décrite sous le nom B, Mageni, diffère un peu du type de Pfeiffer, que nous nous sommes procuré depuis : simple question à' habitat, sans doute? Elle rappelle par son aspect les Bulimes du groupe indien auxquels appartiennent les B. infrafasciatus et Bengalensis. Elle paraît assez commune aux environs de Kanala. N° 40. K. SoBivertoiasiMS Gassies (1). B. diaphanus , Gassies, Journ. Conch., t. VII, Juin 1859, p. 370, non B. diaphanus, Pfr., Proceed. zool. soc, 1854-, p. 125. (PI. Il, fig. s.) .(1) L'appellation diaphanus ayant déjà été appliquée à un autre Bulime par M. Pfeiffer, je m'empresse de dédier mon espèce à mon ami M. le docteur Souverbie. ( 257 ) Testa lurbinala, elongala, non umbilicala, luteo-pellucens , fragilis, diaphana, longiludinalûer et tenue slriala ; anfraclibus 7 regulariter accrescentes , ullimo l / \ formante , sutura profunda ; aperlura ovalo- elongala; columella vix callosa ; peristoma simplex. Long. : 7 mill. — Diam. raaj. : 2 l /- 3 mil]. ; min. : 2 mill. Hab. L'île Art (Nouvelle-Calédonie) (M.Montrouzier) (ma collection). Coquille turbinée , fusiforme, allongée, non ombiliquée, couleur de corne jaune transparente; striée finement en long, sommet obtus; sept tours croissant régulièrement, le dernier formant la moitié de la coquille ; suture profonde; ouverture ovale-allongée; columelle peu épaisse; péris- tome simple, tranchant. Celle espèce appartient au groupe des Stenogyra; elle est très-voisine des B. Swiflianus, Pfr. ; oclonoides , Adams ; terebrasler, La m., etc., mais elle possède des caractères qui la différencient parfaitement de ses congénères. No 41. H. HlaBîeltaB'îSBfssaiss Gassif.s. (PI. VI, fig. I.) Testa imperforala, elongala, tennis, cornea, pallida, epidérmide temiissima induta , longiltidinaliler minulissime slriala; anfraclus 8, rolundali , sensim accrescentes, apice papillali , ullimo ad basin angu- lato ; sutura profunda , crenulala; aperlura ovata; margine columel- lari rimulam umbilicalem tegenle, peristoma simplex, vixincrassalum. Long : 8 mill. — Diam. : maj. : 3 1 / % mill.; min. (près du sommet) : 1 i / r Hab. L'intérieur de la Nouvelle-Calédonie (M. Raynal), rare (collec- tion Raynal). Coquille imperforée, allongée, turbinée, mince, couleur de corne pâle, épiderme mince, s'effaçant facilement, finement striée en long; spire de 8 tours fortement arrondis, croissant rapidement; sommet mamelonné, le dernier anguleux à la base; sulure profonde, crénelée; ouverture ovale , un peu oblique au bord droit , plane au bord inférieur; columelle infléchie, presque anguleuse à la base, un peu épaisse; péristome simple, tranchant, à peine épaissi vers l'intérieur. Cette espèce appartient comme la précédente au groupe des Stenogyra; elle est remarquable surtout par l'angle presque droit du bord inférieur. Nous prions M. Emile Blanchard , professeur au Muséum , d'accepter cette modeste dédicace. Tome XX IV. 20 ( 258 ) Genre IV. — MAILLOT, PUPA Lamarck. N° kl. I®. Ai'tensis Montrouzieb. Journ. Conch., t. VII, p. 288, pi. VIII, fig. 4, mars 4859. (PI. VI, fig. 21 ) Testa minima, umbilicala, cylindraceo-conica , alba, nitida, pel- lucida, lœvigaia; subtiliter striala ; spira conica, altenuata, vix con- veœiuscula, sutura profunda, ultimo ventroso ; aperlura subrotunda; peristoma tenue, integrum, inlùs 5 dentalum. Diam. : 1 mill. —Alt. 2 mill. Hab. Ile Art (collection Montrouzier) (Musée de Bordeaux), rare. Coquille largement otnbiliquée, cylindro-conique , couleur de corne blanche, un peu luisante, transparente et lisse; on y remarque cepen- dant de très-fines stries d'accroissements obliques ; spire conique , gra- duellement atténuée, composée de cinq tours très-convexes, séparés par une suture très-enfoncée , et à dernier tour ventru et comprimé à la base; ouverture subarrondie; péristome mince, réfléchi, à bord droit se retournant brusquement à son extrémité supérieure vers l'axe de la coquille pour se réunir au bord gauche , et former ainsi un péristome continu; intérieur de l'ouverture muni de cinq dents, une pariétale . une columellaire et trois palatales; la pariétale, située près du bord droit, est sillonnée en dessus et bifide à la pointe. Cette disposition tient à ce qu'elle est formée de deux dents inégales , juxla-posées, dont l'in- terne est la plus saillante ; la dent columellaire est placée transversale- ment à l'ouverture et implantée perpendiculairement sur la columelle. Des trois dents palatales, la supérieure correspond par sa pointe à la bifurcation de la pariétale ; la suivante est presque directement opposée à la portion interne de la même dent pariétale, tandis que la troisième, enfin, est placée au milieu de l'espace compris entre la dent columel- laire et la deuxième palatale; de ces cinq dents, la pariétale, la colu- mellaire et la deuxième palatale sont les plus prononcées. Rare, sous. les cocos germes et les détritus du vieux bois. Nous disons rare, et cependant rien ne prouve que toutes les petites espèces trou- vées ainsi en petit nombre le soient également; tout, dépend de l'oppor- tunité de la température plus ou moins humide. ( 259 ) Genre V. — SCARABE, SCARABUS Montfort. N° 43. S. e!as4l©«îst©sBBïBg Adams. Adams , Proc. Zool. Soc, p. 152, 1850. — Reeve, Monog. , pi. I, fig. 8. Pythia chalcosloma, Pfr., Syn. Auric, n° 85. (PI. III, fig. S.) Testa perforala elongalo-ovalo , subpyramidaU , rufo-castaneo pal- liée nebulata , varicibus albidis, latis; anfraclibus 10-12 subcompres- sis, lœvibus; apertura subanguslè ovala, nitente, fulva. Diam. : 15 mil. — Alt. : 26 mill. Hab. : Les îles Salomon (M. Cuming), les marais des îles Art et Tuo (Nouvelle-Calédonie) (MM. Magen, Montrouzier) (ma collection); assez commune. Coquille perforée, ovale-allongée, subpyramidale, couleur marron clair, ondulé de brun, varices blancbes, élargies en clievrons; spire de dix à onze tours comprimés, lisses; ouverture ovale-aiguë, jaune brillant; dents au nombre de 5, une ascendante sur la columelle , une descendante sur le premier tour intérieur, une conique, verticale à l'in- sertion supérieure , enfin deux subconiques en arrière du bord droit ; péristome épais non continu, jaune fauve, bords un peu réfléchis. N° 44. §. ïiewparslïts Reeve. Reeve, Monog., pi. XI, fig. 14, 1860. (Pi. m, fig. 6.) Testa perforala lalè ovala, compressinscula , fulvescenle rastaneo sparsim marmorata; spira abbreviato-acuminata ; varicibus subindis- linctis ; anfraclibus 9-10 subcorrugatis ; aperlura subanguslè ovala, curvala, labro columellari lalè adpresso contorto. Diam : 17 mill. — Alt. : 26 mill. Hab. Tuo (Nouvelle-Calédonie) (M. Montrouzier) (ma collection). Coquille perforée, ovale, comprimée, carénée; couleur jaunâtre , maculée de marron brûlé; stries fines, régulières assez élevées et verticales; spire courte, aiguë, neuf à dix tours pressés, le dernier for- mant plus des 2 / 5 de la coquille ^ouverture ovale-aiguë, courbée brus- ( 260 ) quement à la base columellaire; cinq plis, un ascendant sur la colu- melle , un double , horizontal sur le premier tour intérieur, un verti- cal très-long à l'insertion supérieure , deux subconiques en arrière du bord droit; péristome épais, élargi; columelle écrasée, bords réfléchis, fauve brillant. N° 45. S. \mx Ree\e. Reeve, Monog., pi. XI, fig. 18, 1860. (Pi. III, fig 7.) Testa imper forata sïibabbreviato-ovata , obesiuscula , purpureo-fusca , caslaneo obscure maculata , anfractibus oclo parlim corrugalo-slrialis ; apertura curvala, supernè subemarginata, dentibus prominente dis- lorlis, labro colwmellari angulato reflexo. Diam. maj. : 26 mil!.; min. : 23. — Alt. : 26 mill. Hab. : Balade (Nouvelle-Calédonie), sur le bord des ruisseaux (M. Magen) (ma collection). Coquille imperforée, ovale, déprimée fortement, solide; ombilic re- couvert par le renversement columellaire; couleur jaune-verdàtre ou bronzée sur l'épiderme, marron sur le têt; striée finement en long et for- mant vers la suture un groupe de sillons élevés et nombreux, complète- ment isolés ; sommet aigu, comprimé et souvent rongé; huit tours de spire aplatis, croissant régulièrement jusqu'au dernier, qui prend pour son développement plus des 3 /.i de la coquille; suture linéaire, ouver- ture irrégulière, allongée, resserrée au sommet, un peu élargie à la base; columelle épaisse, calleuse, avec cinq plis : 1° un petit au som- met; 2° un en lame descendante; 3° un en lame horizontale; 4° un petit en dessous; 5° un en lame relevée; bord latéral dilaté, réfléchi , épais; trois plis principaux placés horizontalement et presque toujours suivis de plus petits qui les doublent; intérieur blanc-rosàtre, luisant. Nous possédons un Scarabus très-petit et qui, néanmoins, paraît adulte ; c'est, croyons-nous, la petite espèce dont parle M. Magen. Malheureu- sement nous ne possédons que cet exemplaire, et il nous répugne de l'élever au rang d'espèce , alors que nous n'avons pas la certitude de la constance de ses caractères ; mais serait-il seulement une variété tranchée parmi d'autres Scarabus , nous croyons devoir la faire figurer et en donner ici une courte diagnose dans le cas où il nous arriverait de plus nombreux individus. ( 261 ) N° 46. S. minor Gassies. PI. III, fig. 8.) Testa imper for ata , minuta, compressiuscula , slrigala, rufescenle, caslaneo vel fulvo-marmorala ; spira abbreviato-acuminala ; varicibus albis; anfraclibus 7-8 subcorrugatis ; apertura anguslè ovata, de- pressa, denticulata, labro columellari contorto. Diam. : 10 mill. — Alt. : 13 mill. Hab. Tuo (Nouvelle-Calédonie) (MM. Monlrouzier et Magen 9 ). Genre VI. — MELAMPE, MELAMPUS Montfort. N° 47. M. AdamsBaisus Pfeiffer. In Proc. Zool. Soc, 1854, p. 121 , Id. Syn. Aur., n. 12. — InNovit. Conch. I, p. 18 , n. 29, t. V, fig. 17-19. — In Monogr. Auri- culaceorum vivent., p. 24, n. 16. (PI. VII, fig. 2.) Testa subrimata, ovato-oblonga , solidula, lœvigala , atrovirens , spira convexo-conica, acula; sutura linearis ; anfr. 9plani, superi subplicali, ullimus 2 / 3 longiludinis formans , supernè obsolète angula- tus , propè suturam fascia j latiore nonnullisque , angustis pallidis ornatus, slriis incrementalibus nomiullis irregulariter sculptus, basi rolundatus ; apertura subverlicalis , anguslè semiovalis ; plica parietalis 1 mediocris , compressa, transversa; plica columellaris obliqua, ex- trorsùm porrecta ; perist. rectum, albo-limbatum , margine dextro supernè sinuato, intùs plicis 6-7 brevibus albis munito , columellari calloso, subdilalaio. Diam. : 5 mill. — Alt. : 10. — Aperl. : 6 7 2 mi ^- longa: 2 lata. Hab. La Nouvelle-Zélande (Pfeiffer), l'île Art (Nouvelle-Calédonie) (M. Montrouzier) (Musée de Bordeaux). Coquille à peine perforée, ovale-oblongue, assez solide, luisante, brune ou vert-bronze; spire conique, convexe, aiguë; suture linéaire; 9 tours aplatis , les supérieurs subplissés , le dernier formant les 2 / 3 de la tota- lité , un peu caréné et orné d'une fascie près de la suture , et une autre à la columelle; chez quelques individus on aperçoit quelques linéoles brun-rougeâtre, irrégulières, interrompues; stries longitudinales fines, plissées à la suture, à peine visibles à la loupe sur les autres parties ; ( 262 ) ouverture presque verticale, oval aire et étroite; pli pariétal médiocre, comprimé, trausverse, accompagné souvent de deux autres, en dessus et en dessous très-peu visibles; pli columellaire oblique, se relevant vers l'intérieur; péristome simple, tranchant, à peine dilaté, blanc- rosé, bord droit, intérieur garni de 5 à 7 plis horizontaux, minces, blanc d'émail. Cette coquille me paraît différer du type de M. Pfeiffer par le plus grand nombre de plis aperturaux (deux en sus) et par l'absence de deux palataux , car je n'en ai jamais compté plus de cinq. N° 48. M. australis Quoy et Gaimard. Auricula australis , Quoy et Gaimard, Astrol. II, p. 169, t. XIII, fig. 34-38. ovata, Gray Spic, Zool., p. 8, t. VI, fig. 21 (nec Lamk foss.). bidens, Say, Pot. etMich., Gai. Douai I, p. 201, t. XX, fig. 3-10. Ophicardehis australis, Beck. Ind., p. 108, n. 1. Melampus australis, Pfr. Syn. Auric. , n. 51. — Monogr. Auric. viv., p. 52, n. 55. Testa imper forata, ovato-conica , solidula , sublœvigala, virenli- cornea, pleriimque fusco^fasciala ; spira elongala, conica, acuta , sœpe erosa ; sutura linearis; anfr. 9 plani, supernè arcualo-strialidi , ullimus 3 / 3 longitudinis subœquans, convexus , basi altenuatus ; aper- tura subobliqua, semiovalis; plica parietalis 1 horizontalis , ex lus in carinam oblusam umbilicum cingenlem producta; plica columellaris obliqua, marginem aperturœ altingens; perisl. aculum, margine dextro inermi supernè anlrorsam dilalalo, basali subexpanso . Diam. : 8 mill. — Alt. : 15-16. — Aperl. : 10 mill. longa; medio 3 7 2 iMu- Hab. L'Australie (Quoy), Numea, Balade, etc. (Nouvelle-Calédonie) (M. Magen) (ma collection). Coquille imperforée , conique-ovale, -solide , luisante; couleur jaune bronze-verdàtre , fasciée quelquefois de quelques bandes fauves; spire allongée, conique, aiguë, souvent érodée; suture linéaire; tours au nombre de 9, aplatis, les supérieurs striés, ponctués, le dernier égalant les 3 /., de la totalité, convexe, base atténuée; ouverture presque oblique, semi-ovalaire ; un pli pariétal horizontal , pli columellaire tordu et ascen- ( 263 ) dant, blanc, épais, oblique; marge aperturale épaisse, calleuse; péristome aigu, bord latéral sans plis, supérieurement dilaté, base réfléchie. N° 49. M. sciuri Lesson. Auricula sciuri (conovulus), Less., voy. Coquille, 340, n. 85. (PI. VII, fig. 6.) Testa ovato-conica , lœvigala, fusca vel sœpissimè rufo-lulea } fas- ciis 2 nigris in extremitatibus anfraclûs ultimi ornala ; spira brevissima, conica, pleritmque castanea ; anfractus 8 conici, ultimus magnus, ven- trosus, antice slriis incrementalibus exaratus; aperlura angusta basi rotundala, intùs cœridescenli-alba , plicis 3 coarclata : una parietali interdum obsolela, 2 columellaribus ; perist. caslanenm, snbsimplex, intùs denticulis regidaribiis cir citer 8 munitum. Diam. : 6 mill. — Alt. : 12. — Apert. : 10 mill. longa; 2 lata. Hab. Port Praslin, Nouvelle-Hibernie (Lesson), Balade (Nouvelle- Calédonie) sous les pierres baignées par l'eau saumâlre (M. Magen) (ma collection). Coquille conique, un peu obtuse, très-peu accuminée au sommet, ombilic recouvert par la callosité columellaire; couleur marron luisant, passant au bronze; trois bandes jaune de chrome, une sur la carène qui est mousse, l'autre aux 3 / 4 , et la dernière, qui est plus large, part de l'intérieur vers les 2 / 3 de la columelle et vient finir sur le dos et à la base du bord latéral; striée irrégulièrement en long, les stries d'accrois- sement très-profondes; sommet acuminé, souvent mamelonné; 8 tours de spire coniques , le dernier formant la presque totalité de la coquille ; suture peu profonde et lisse; ouverture ovale _, allongée, anguleuse au sommet, ovalaire à la base; columelle épaisse, calleuse, réfléchie avec un pli oblique vers le bas, deux autres au sommet; bord latéral inté- rieur garni de plusieurs dépôts d'émail lactescent, épais, sur lequel se détachent 8 dents très-blanches, horizontales et d'inégale grosseur; péristome un peu réfléchi à la base columellaire, simple au bord latéral, avec un bourrelet marron brillant intérieur. N° 50. W. cristatus Pfeiffer. In Proc, Zool. Soc, 1854, p. 122. — Novit. Conch., t. I, p. 17, p. 5, fig. 3-5. — Monogr. Auric, p. 43, n. 40. (PI. Vil, fig. 8.) ( 264 ) Testa imper for ala , oblongo-ovala , solida, spir aliter cou ferlé slriala, sericea, luteo-fulva ; spira brevis . convexa, mucronata; sutura cana- liculata; anfract. 8 convexiusculi , penultimus lalior, ullimus " 2 / z lon- gitudinis formans, supra médium venir osus , basi atténua lus ; apertura vix obliqua, perangusta, basi bisinuosa ; plicœ pariétales 3, suprema nodiformis, 2 subir ansversœ , exlùs in crislam callosam spiralem con- tinualœ; plica columellaris valida, ferè verticalis; perist. acutum, mar- gine dexlro inlùs callo crasso albo, conferlim transversè plicalo munito, columellari subdilalalo , adpresso. Diam. : 0. — AU. ; 9 */, mill. Hab. In Insulis Philippinis (Pfeilfer, Cuming), Baie-Boisée sud de la Nouvelle-Calédonie (M. Montrouzier) (Musée de Bordeaux). Coquille imperforée, oblongue-ovale, solide, marquée de stries spi- rales serrées, soyeuse, d'un jaune-brunâtre; spire courte, convexe, mucronée ; suture canaliculée; tours de spire au nombre de 8 , à peine convexes , l'avant-dernier plus large proportionnellement , le dernier formant les 2 / 3 de la totalité, ventru au-dessus de son milieu et rétréci à la base; ouverture inclinée vers l'axe, très-étroite, bisinueuse à la base; paroi aperturale garnie de trois plis, dont le supérieur forme un petit tubercule, les deux autres sont placés presque transversalement et se prolongent à l'extérieur en carène spirale, calleuse ; pli columellaire fort, presque vertical; péiïstome aigu, le bord droit muni à l'intérieur d'une couche d'émail blanc à plis serrés transversaux; bord columel- laire un peu dilaté, comprimé. N° 51. M. bi'ewas Gassies. (PI. VII, fig. 4.) Testa minula, imperforala, conica, subcarinata , brevis, solidula , nilidula, luteo-brunnea, irregulariler fasciala, minute et longitudina- liter slriala, conferlim sulcata, apice mucronata, truncata; spira conica, obtusa; sutura linearis sulcata et luberculala ; anfr. 4-5 trun- calis, supernè erosa ; ullimus 3 1 / i J / a longiludinis formans, ad basin angulosus; apertura arcuata, angusta ; plicis parielalibus 3, horizonla- libus , 2 minulis , superiore acuto ; plica columellaris obliqua, ascen- dens, fusca ; peristoma rectum albo-limbahim , margine dexlro inlùs plicis Hbrevibus, albis , minulis , dentato ; columellari callo brunneo munito. Diam. : 4- mill. — Alt. : 8 m\)\. — Aperl. : 6 mill. longa; 2 mill. Ma. ( 265 ) Hab. Jengen (Nouvelle-Calédonie), sous les liges des mangliers, les détritus des feuilles , dans le sable , au confluent des petits cours d'eau saumâtre (MM. Montrouzier, Magen) , assez commune (ma collection). Coquille petite, imperforée, conique, courte, carène mousse, assez solide , luisante , jaune-brun , avec ou sans fascies , souvent avec 3 ou 5 , brunes , irrégulièrement disposées à la suture du dernier tour, autour de la columelle et sur la convexité dorsale; finement striée en long, fortement sillonnée en travers : ces sillons peu nombreux et assez espa- cés vers le milieu du dernier tour, tendent, au contraire , à se presser vers la base de la columelle et surtout au sommet vers la suture, où, par la division des stries longitudinales, ils affectent la forme de câbles fortement tressés; ces sillons se continuent jusqu'au sommet, qui est érodé et tronqué; spire conique, obtuse; suture linéaire; 5 tours dépri- més , mais le premier manquant toujours , ce qui fait que l'aspect de la coquille est toul-à-fait conique, le dernier forme à lui seul les 3 / t V» de la longueur totale, la base est anguleuse, à peine renversée; ouver- ture arquée, étroite; plis pariétaux au nombre de trois, horizontaux, les deux supérieurs très-petits, l'inférieur assez grand, pli columellaire , tordu et ascendant ; tous ces plis sont fauves tirant sur le blanc laiteux; péristome aigu, brunâtre, bord latéral garni de dix à onze plis médio- cres, empâtés dans un émail blanc rosé; columelle calleuse, brune, légèrement renversée. N° 52. M. ILayardi II. et A. Adams. Ophicardelus Layardi (Laimodonla), H. et A. Adams. — In Proc. Zool. Soc, 1854, p. 35, n. 7. (PI. vil, fig. 7.) Testa ovato-conica, rufo-fusca, fascia alba, Ma, Iransversa, ornata ; spira elata, apice acuta , anfraclibus 6 planis , Iransversim sulcalis ; apertura ovata; columella triplicata, plicis posterioribus validis; labro inlùs unilamellato , margine aculo (H. et A. Adams). Diam. : 3 1 / 2 mili. — Alt. 6. — Aperl. : 3 2 / 3 mill - longa; i '/ i Ma. Hab. L'île Ceylan (Layard), île Art, Baie-Boisée, etc. (Nouvelle- Calédonie) (M Montrouzier) (Musée de Bordeaux). Coquille imperforée, ovale -fusiforme, solide, transversalement sillonnée, couleur brun-rougeâtre ou noirâtre , avec une fascie trans- verse jaune près la suture du dernier tour; spire conique, presque aiguë, suture linéaire; les tours, au nombre de six, sont aplatis, le dernier formant la moitié de la longueur totale ; ouverture ovale-oblique , ( 266 ) deux plis pariétaux parallèles et comprimés, pli columellaire tordu vers le haut; péristome aigu, simple, bord latéral infléchi supérieurement, orné à l'intérieur d'une lame dentiforme épaisse, qui part du tiers et va se joindre à la columelle; columelle arrondie en bas, calleuse, brun-vineux, bordée de jaune. Cette coquille paraît complètement marine; M. le R. P. Montrouzier l'a trouvée sous les pierres près des rivages de la mer, en compagnie des Colombelles , flanelles, Tritons, etc., etc. N° 53. M. trlMeesas Philippi. Auricula triticea Philippi, mss. Kiister. Auric, p. 49, t. VII, fig. 20-22. Cassidula lrilicea(Siona), H. et A. Adams, in Proc. Zool. Soc, 1854, p. 32, n. 16. Melampus triticeus, Pfr., syn. Aur., 29.— Id., Monogr., Aur., p. 36. (Pi. vu, fig. 5.) Testa minima , oblongo-ovala, acuminala, nilida , Iransversim. sub- striata, fulva; anfr. 7 l /, 2 ; spira conica, anfr. planis anguslis ; aper- tura oblonga; perist. acuto , pallidè limbalo , intùs subcostato, columella triplicala, basi rttfa. Diam. : 4 mill. — Alt. : 8 mill. Hab. La Chine? (Philippi in Pfeiff'er), Balade (Nouvelle-Calédonie) (M. Montrouzier) (ma collection). Coquille petite, ovale-oblongue, acuminée, luisante , finement striée en long, couleur fauve; spire de 7 tours Y 2 à 8, croissant rapidement, le dernier formant les 3 / i i / i de la totalité , les six premiers fortement striés en long, avec des sillons punctiformes concaves; sommet très- aigu , à peine mamelonné au nucleus ; suture comprimée et aplatie ; ouverture oblongue, anguleuse au sommet, ovale à la base; péristome simple, brun-fauve à l'intérieur; columelle garnie de trois lames, une en bas, tournant en spirale vers le haut, une horizontale au tiers et une très-petite au milieu; intérieur blanchâtre lactescent, produit par des plis à peine élevés qui paraissent par transparence en dessus. N° 54. ME. luteus Quoy et Gaimard. Auricula lutea, Qnoy et Gaimard, Aslrol. II, p. 163, t. XIII, fig. 25-27. — Desh. in Lam., Hist. VIII, p. 338, n. 27. Melampus Meus, Beck, Ind., p. 106, n. 1. — pallescens, Sow. in Beech , voy. , p. 146, t. XXXVIII, fie. 28? ( 267 ) Testa imper for ala , ovato-conoidea , solida , sublœvigala , unicolor, lulescens ; spira conoidea, acuta; sutura vix impressa ; anfr. 10-11, superi plani , ullimus 2 / 3 longitudinis superans, supernè obsolétissimè angulatus, basi attenuatus ; apertura verlicalis, angusla ; paries aper- turalis denticulis 3 profundis (medio majore) minulus; columella plica unica subhorizontali prœdita; perisl. acutum, marginibus disjunclis , dextro intùs callo albo , 9-10 plicas transversas gerenle , incrassato, columellari subincrassato , adnalo. Diam. : 10 rnill. — Alt. : 18. — Apert. : 14 mill. ; longa, supra basin : A lata. Hab. Les îles Vanikoro et Guam (Quoy), Art et Lifu (Nouvelle-Calé- donie) (M. Montrouzier) (ma collection). Coquille imperforée, ovale-conique, solide, jaune luisant; spire conoïde, aiguë; suture comprimée; tours au nombre de 10 à 11, aplatis, le dernier formant les 2 / 3 de la totalité et un peu caréné vers le haut , atténué à la base; ouverture verticale, étroite, 3 plis sur la columelle, assez petits , celui du milieu plus grand , pli columellaire unique presque horizontal; péristome aigu, disjoint, bord droit, calleux, blanc , avec 9 à 10 plis transverses; columelle épaisse et courte. N° 55. M. tpiffaseÈataBS Kuster. Auricula Irifasciata, Kiist, Aur., p. 38; t. V, fig. 15-17. (PI. VII, fig. 3.) • Testa oblongo-ovata, solida, lœvigala, nitidissima, rufo-fusca, albo-trifasciata, anfractibus 6 angustis , planis , punctis impressis cinc- tis; apertura oblonga, angusla, columella sexplicata; peristomate inlits dentato (Kuster). ■ Diam. maj. : 9 mill. — Alt. : 1-4. — Apert. : 11 mill. longa; medio 2 3 / 4 lata. Hab. Balade, Numea, l'île Art et presque toute la Nouvelle-Calédonie y à la base des palétuviers sous les feuilles et les fucus rejetés par la mer,, et un peu enfoncé dans le sable (MM. Magen et Montrouzier) (Musée de Bordeaux) (ma collection). Coquille ovale-oblongue, acuminée au sommet; ombilic recouvert par la callosité columellaire; couleur marron foncé, luisant, presque noir, avec des parties inégales fauves, plus ou moins foncées; carène mousse, parcourue par une bande fauve très-étroite, une autre bande vers le tiers postérieur et une autre qui part de l'intérieur de la colu- ( 268 ) nielle et se perd à la base du bord latéral ; striée finement et irréguliè- rement en long; sommet très-aigu , couleur fauve luisant; 10 à H tours coniques, le dernier faisant à lui seul les */ t delà longueur totale; suture aplatie, déprimée à son insertion sur le tour précédent, crispée et sillonnée de creux punctiformes assez réguliers; ouverture oblique, allongée, étroite, surtout au sommet, légèrement courbe et ovalaire à la base; columelle calleuse, épaisse, violacée, avec 6 plis lamelleux , blanchâtres et horizontaux, les supérieurs très-petits, celui de la base fortement tordu et ascendant; bord latéral violacé épais, avec une série horizontale de 5 dents blanches; péristome simple, non réfléchi, avec un bourrelet intérieur passant du blanc au violacé. N° 56. M. §t«ielifmryà Pfeiffer. Mel. (Ophicardelus) Stuchburyi, Pfr. , Proceed. Zool. Soc, p. 393, 1856. (PI. VI, fig. o.) Testa subumbilicata , fusiformi-ovata, solidula, slriatula, supernè liris obtuse elevatis circumdala, opaca, nigro-fusca, albo trifasciala; spira convexo-conica , apice acuta, interdùm suberosa; satura lineari, deorsùm sublacera; anfraclibus 7 planis , ullimusfere 5 / i longiludinis formans, infrà médium obsolète spiraliter slriatus, basi parùm atte- nuatus; apertura subverlicali , semi-ovali ; plica pariefali 1 compressa, alba, intrante , exlùs in carinam subaculam, umbilicum infundibuli- formem cingenlem producla ; plica columellari compressa, obliqué vix ascendenle; peristomate acuto, margine dextro inermi, supernè repando, columellari fornicatim reflexo, liber o, umbilicum simulante. Diam. : 8 mill. —Alt. : 16 mill. Hab Port-Curtis (Australie) (Pfeiffer), Baie-Boisée (Nouvelle-Calé- donie (M. Monlrouzier) (Musée de Bordeaux). Coquille ombiliquée, fusiforme, ovale, assez solide, finement striée en long, avec des sillons d'accroissement assez forts, vers l'ouverture , sommet aigu un peu émoussé ; spire ovale-obtuse, convexe; couleur brun-foncé , ornée de trois fascies blanchâtres sur le dernier tour, dont la dernière entoure la carène de l'ombilic; suture linéaire; spire de 5 à 7 tours planes, le dernier formant les 3 / i de la longueur totale; ouver- ture presque verticale, semi-ovale, avec deux plis blancs sur la colu- melle placés horizontalement, le premier vers le milieu et inclinant un peu vers la base, le second un peu ascendant vers les 2 /,; péristome ( 269 ) aigu, subcontinu ; bord droit presque tranchant, ayant à peine une petite callosité à l'intérieur ; bord columellaire épais, renversé sur l'ombilic qui est très-profond; intérieur jaune-brunâtre brillant. N° 57. M. variaMiis Gassies. (PI. VI, fig. 8.) Testa ovato-conica , lœvigata, longiludinaliler slrialula, fusca, vel brunneo-fusca , colore vario prœdita; fasciis brunneis, luteis, ornata; anfraclus ullimus ornatu varians ; spira brevissima, conica, (infracti- ons 8-9, ullimus 3 / \ longitudinis œquans , superioribus liralis, apice acuminatis, sutura impressa; apertura angusta, basi rotundato-obliqua, inlùs lulea vel violacea: plicis 5; 4 pariétales, / major ad médium, 2 mi- nores ad apicem et ad basin 1 columellaris, ascendens; perisloma brun- neum vel violacé uni, simplex, inlùs denticulis irreguiaribus 5-7 muni- titm, album. Diam. : 6 mill. — Alt. : 10 mill. — Apert. : 5 longa; 3 lala. Hab. : Baie-sans-Fond (Nouvelle-Calédonie) (M. Raynal), commune (ma collection). Coquille ovale, conique, lisse, finement striée en long, fauve ou brun-jaunâtre, de couleur très-variable, passant du corné-pâle au brun- chocolat, ornée de fascies brunes, jaunes, variant de 2 à 6, sur le der- nier tour; spire courte, conique, composée de 8 à 9 tours, le dernier formant les 3 / i de la longueur totale, les supérieurs plissés régulière- ment; sommet aigu; suture comprimée; ouverture étroite, oblique, arrondie, jaunâtre ou-violàtre; plis au nombre de 5, 4 pariétaux, un grand au milieu, deux en haut et le dernier en bas, un sur la columelle , se relevant vers le haut; péristome simple, brun ou violet, intérieur irrégulièrement denté au bord droit, tantôt avec 5 ou 7 dents au milieu d'une callosité blanche lactescente. Genre VII. — PIÉTIN , PEDJPES Adanson. N° 58. P. Jouant Montrouzier. P. Jouani, Montr., Journ. Conch., t. X, pi. IX, fig. 14, 1862. (PI. VI, fig. 22.) Testa imperforata, ovato-conica , solida, obliqué slriata et liris con- vertis inœqualibus, slriis subgranulalim et irregulariler incisis sculpta, subsaturalè caslanea, in junior 'e fulvidula; spira subgradata, apice acutimcula; anfraclus A, sutura prof unda separati, rotundali, supernè (270) subplanati, suprà médium lira subvalidiore subcarinali, ullimus 3-5 longiludinis formans ; aperlura subdiagonali-ovalis ; plica parietalis valida, lamelliformis, infernè subfornicata ; dénies 2 inœquales, exlùs basi C-formes juncti, in labio columellari lalo concavo sili; superior lamelliformis , inlrans , inferior tuberculose subacutus ; perisloma mar- ginibus callo albo lenui junctis , margine dexlro inlùs calloso labiato , callo medio dentem obtusum, validum, subalbum emitlente. Diam. : 4 7 2 m i"- — Alt. : 5 '/ g mil. — Aperl. : 3 l j % mil. longa ; fere 2 lala. Hab. Baie-Boisée, sud de la Nouvelle-Calédonie (M. Montrouzier), (Musée de Bordeaux). Coquille imperforée, ovalaire-conique, solide, obliquement striée, avec de petites côtes spirales , serrées , inégales , irrégulièrement et sub- granuleusemenl découpées (principalement sur le dernier tour) par des stries, d'un marron un peu foncé, légèrement fauve dans le jeune âge; spire un peu en gradins, un peu pointue au sommet; les tours, au nom- bre de quatre, sont séparés par une suture enfoncée, arrondie, subapla- lis en dessus , subcarénés au-dessus de leur milieu (vers le tiers supé- rieur sur le dernier) par une des côtes qui est un peu plus forte et un peu plus saillante que ses voisines, le dernier formant à lui seul les 3 / 5 environ de la hauteur totale ; ouverture subdiagonalement ovalaire ; pli pariétal fort, lamelliforme, un peu concave en dessous, profondément entrant; deux dents inégales, réunies extérieurement par leur base en forme de C allongé , saillant sur le bord de la columelle ; celle-ci est assez large et comme creusée en gouttière parallèlement à leur base ; de ces deux dents, la supérieure est la plus forte, lamelleuse et entrante, l'inférieure tuberculeusement subaiguë; péristome tranchant, à bords réunis par une mince callosité blanche , bord droit calleusement labié à l'intérieur; la callosité d'un blanc légèrement bleuâtre, continue le long du bord et est munie, à son milieu , d'un large tubercule obtus de même couleur, dont la base se prolonge un peu à l'intérieur, oblique- ment en bas, le long de la paroi de la coquille. Espèce voisine du P. angulatus , C.-B. Adams, dont elle se distingue par sa forme un peu plus conique et surtout moins régulièrement ovalaire (vide Pfr. Novitates conchologicœ, t. I, p. 24, n° 40; t. VI, fig. 26-28), ainsi que par l'absence de la concavité du sommet des tours qui n'existe sur aucun de nos exemplaires , autant que nous en pouvons juger par les figures citées (l'inexactitude évidente de la première nous autoriserait - ( 271 ) cependant à supposer celle des deux autres); notre espèce serait , de plus, bien moins épaisse (Souverbie). Cette coquille est dédiée à M. Jouan , capitaine de frégate, habile et zélé naturaliste de Cherbourg, membre correspondant de la Société Linnéenne de Bordeaux. Genre VIII. — PLÉCOTRÊME , PLECOTREMA H. et A. Adams. N° 59. IP. typiea II. et A. Adams. In Proc. Zool. Soc, 1856. Testa umbilicala, ovato-conica, solicla, spiraliler conferlim sûkata, haud nitens, pallidè ferruginea , fusco fasciala ; spira producta , sub- convexo-conica , apice acula ; anfractus 9 vix discreli, ultimus spiram subœquans, supernè turgidulus, basi circà umbilicum aperlum pro- fundum compressas, ponè aperluram valide cristatus, quasi varicosus; aperlura vix obliqua, angusla, plicis î.parielalibus (summa nodiformi, altéra bipartila) et tertia columellari transversa coarctala; perisloma simplex, marginibus callojunclis, dextro intùs incrassato , bidentalo , columellari patente. Diam. : 4 mill. — Alt. : 8 mill. — Apert. : 4 longa c. perist. ; 2 lala. Hab. Baie-Boisée (Nouvelle-Calédonie) (M. Monlrouzier), (Musée de Bordeaux). Coquille ombiliquée , ovale conique , solide, sillonnée en travers , non luisante, fasciée de brun-pâle ferrugineux; spire saillante subconvexe- conique, sommet aigu; tours au nombre de 9 atténués, le dernier for- mant la moitié de la longueur totale, le supérieur turgide, la base ouverte autour de l'ombilic, ce dernier est profond, comprimé et entouré de plis en crêtes variqueuses; ouverture un peu oblique, étroite, plis pariétaux au nombre de 2 ( le supérieur bifide ) ; au tiers , la columelle est transverse et arquée; péristome simple, continué par la callosité columellaire, le bord droit intérieur épaissi, bidenté, le coluraellaire fortement versé et calleux. N° 60. P. SoMven*Mei Montrouzier. P. Souverbiei, Montr., in Journ. Conch., t. X, p. 231, pi. IX, fig. 12. (PL VI, fig. 25.) Testa umbilicala, ovalo-conica, scalaris, solida, liris elevalis, spira- libus, inœqualibus, granulalis sculpta, iniersliliis obliqué denseqnè sub- ( 272) lamellatim slriatis, haud nilens, sordide fulva ; spira producla, scalaris, apice acutiuscula ; anfractus 8 , infrà suturam lira solilaria, subvali- diore cincti, supernè angulaii, cum spatio inter angulum (sœpè validius liratum) et liram suturalem subplano-concavo , eliralo et dense slriato; uUimus spira brevior ( 2 / 5 subœquans), infrà angulum obconicè alle- nuatas, ponè aperluram subcompressè et validé cristatus, basi circa umbilicum subinfundibuliformem , subprofundum carinalus ; aperlura subobliqua, plicœ pariétales 2, superior nodiformis, suboblique descen- dent, altéra transversa, aliquando supra basim subduplicata, profundè intrans, exlùs in carinam periomphalem abiens; plica columellaris mi- nor, transversa; peristoma continuum, undique solulum, plus minusve porreclum, br éviter expansum ; margine dextro, bidentalo, dente su- premo inajore. Diam. : 2 2 / 3 mil). — Alt. : 5 mill. Hab. Baie-Boisée (Nouvelle-Calédonie) (M. Monlrouzier); C. (Musée de Bordeaux). Var. B. venlrosior, ult. anfr. l / i testœ œquans. Diam. : 3 mill. — Alt. : 4 */, mill. Hab. Ile Art, Archipel de la Nouvelle-Calédonie (M. Montrouzier). Coquille ovale-conique, scalaire, solide, avec de petites côtes spi- rales élevées et serrées, granuleuses, croisées dans leurs intervales par de petites stries sublamelleuses assez serrées, non luisante, d'un fauve sale; spire saillante, scalaire, subaiguë au sommet; 8 tours, avec leur suture bordée en dessous par une des côtes spirales qui est un peu plus forte que les autres dont elle est isolée : ces tours sont anguleux dans le haut, plus ou moins subplano-concaves au-dessus de l'angle (dont la côte est souvent un peu plus forte que les inférieures), dépourvus de côtes spirales dans l'espace compris entre lui et la côte infrà-sulu- rale, cet espace étant, par contre, très-visiblement imprimé par ies stries subiamelleuses, dernier tour plus court que la spire ( 2 / 3 ou un peu plus, suivant les individus, de la hauteur totale), obconiquement atténué à partir de l'angle, muni, en arrière du labre, d'un bourrelet assez fort et un peu comprimé, caréné â sa base autour d'un ombilic subinfundibuliforme et médiocrement profond ; ouverture suboblique ; 2 plis pariétaux, le supérieur nodiforme, subobliquement descendant, l'inférieur transverse, quelquefois subtuberculeusement double en des- sus de sa base, profondément entrant, paraissant se continuer extérieu- ( 273 ) rement avec la carène périomphalique; pli columellaire plus faible, transverse aussi; péristome continu, complètement libre, plus ou moins saillant, brièvement réfléchi , quelquefois comme festonné par la ter- minaison des côtes spirales; bord droit bidenté, la dent supérieure étant la plus forte. Var. B. plus ventrue ; dernier tour égalant la moitié de la hauteur totale. Cette espèce n'offre quelque analogie qu'avec le Plecotrema bella, H. et A. Adams (in Procee. Zool. Soc, 1854, p. 37).— Pfeiffer (Monog, Aur. viv., p. 102, n. 4.) Elle en diffère essentiellement cependant par l'écartement des deux côtes supérieures de ses tours, par la présence de ses stries obliques et probablement par plus de scalarité. L'expression de Spira gradata, ap- pliquée au PL bella (non encore figurée, et que nous ne connaissons que par les diagnoses suscitées), n'en précisant nullement le degré, ne nous permet d'exprimer que dubitativement cette dernière différence (Souverbie). Genre IX. — AURICULE , AURICULA Lamarck. N° 61. A., subula Quoy et Gaimard (i). Quoy et Gaimard, Astrol., II, p. 171, t. XIII, fig. 39-40. — Pfr. , Monog. Aur. viv., p. 141, n. 26. (Pi. VI, fig. 4.) Testa imperforaia , elliptico-ovala , solida, nilidula, longitudinaliter striatula, luteo-brunnescens ; spira convexo-conica, obtusa ; sutura ele- vata, canaliculata , vel erosa lacera; anfractibus 5 planiusculis ultimo i / 5 longiludinis subœquante, apice obtusa, erosa; aperiura verlicalis, angustè ovalis ; columella calloso-incrassalo , lutea ; peristoma acutum, intùs leviter luteo-labialum. Diam. : 5 mill. — Alt. : 14 mill. — Aperl. : 6 longa; 2 mill. Ma. Hab. Le Havre-Carteret (Nouvelle-Irlande) (Quoy), les îles Célèbes (1) AimicuLA. Testa ovalo-conica, apice acula, lœvi, luleo-fulva, aperiura ovali, alba; columella Iriplicala. — Long. : mill. — Diam. : 2 mill. (Quoy et Gaimard , loc. cil.). Tome XXIV, 21 ( 274 ) (A. Adams), Tuo (Nouvelle-Calédonie) (MM. Montrouzier, Raynal, etc.); rare (Musée de Bordeaux) (ma collection). Coquille imperforée, ovale, allongée, solide, luisante, finement striée en long, couleur jaune-brun plus ou moins foncé; spire convexe, conique, obtuse; suture élevée, canaliculée , presque toujours érodée et souvent fortement déchirée; 5 tours de spire aplatis, le dernier for- mant les 2 /. de la longueur totale, sommet obtus, érodé; ouverture ver- ticale, étroitement ovale; columelle épaisse, calleuse, jaune sale; péristome simple, tranchant, jaune luisant à l'intérieur. Cette espèce ressemble à un diminutif de l'Aur. Judœ Lamk. C'est, la même forme et le même faciès; il sera toujours facile de les différen- cier par la taille, la striation et le luisant de l'épiderme. N° 62. A. semiscialgita H. et A. Adams, Ellobiiim semiseulptnm, H. et A. Adams, in Proe. Zol. Soc, 1854, p. 9, n. 19 Aur. semisculpta, Pfr. syn. Aur. , n. 139. — Id. Monog. Aur. viv., p. 136, n. 18. (Pi. III, «g. 11.) Testa imperforala , elliptico-ovala, tennis, nitidula, longitudinaliter slriatula, subpellucida, cereo-flavida ; spira convexo-conica , obtnsa ; sutura lineari ; anfractibus 7 planiusculis , supernè seriebus spiralibus panctarum impressorum sculptis; ultimus 2 / 3 longitudinis sub-œquans , basi attenualus , infrà médium conferlim spiraliter striatus ; aperlura vix obliqua , auguste semiovalis ; plica parielalis 1 mediocris , subascen- dens , propè columellam calloso-incrassala?n , albam, oblique uniplica- tam posita ; peristoma acutum , margine dextro medio antrorsùm cur- vato , intiis leviter albo-labiato. Diam. maj. : 9 mill. — Alt. : 19 mill. — Apert : 13 ! / 8 mill. long a ; medio 4 lata. Hab. Les îles Gambier (Océan-Pacifique), l'île des Pins (Nouvelle- Calédonie) (M,. Montrouzier) (Musée de Bordeaux) (ma collection). Coquille imperforée, ovale-elliptique, mince, luisante, finement striée en long, couleur jaunâtre luisante; spire conique allongée, con- vexe, obtuse, suture linéaire ; 7 tours croissant rapidement, le dernier formant les 2 /_ de la longueur totale ; fente ombilicale entourée d'un cordon blanchâtre crispé et complètement close; ouverture ovale allon- gée, aiguë au sommet, arrondie et atténuée à la base; un pli pariétal ■ ( 275 ) médiocre, presque ascendant; colnmelle épaisse, calleuse, blanche, avec un pli oblique aplati; péristome aigu; bord droit, un peu infléchi, intérieur blanchâtre luisant, peu épaissi. N° 63. A. nucleus Martïn. Limax nucleus, Martyn, Un. Conch., II, t. 67, fig. ext. Ed. Chenu, t. XXIV, fig. 2. Hélix nucleus , Gmel., Syst., p. 3651, n. 255. Auricula nucleus , Fér., Prodr., p. 105, n. 26. Cassidulus nucleus, Beck, Ind., p. 105, n. 4. Cassidula nucleus, Pfeiff., Mon. Aur. viv.., p. 115, n. 12. (Pi. m, fig. 9.) Testa ovatn-conica, fusco-nigricante aliqmntisper albo - fasciala t tenuissimè slriala ; spira conica, exerliuscula , obtusa; columella bipli- cata; labro dextro valdè incrassato , posticè reseclo (Deshayes). Diam. tnaj. : 13 mil!. — Alt. : 21. — Apert. cum perist. : 14-15 mill. long a. Hab. Balade, l'île des Pins (MM. Magen et Montrouzier) (Musée de Bordeaux) (ma collection). Coquille imperforée, ovale, conique, fauve, fortement striée en tra- vers; couleur bleuàtre-cendré avec 4 bandes brunes inégales; spire couiée, conique, subcarénée, composée de 6 à 7 tours acuminés, le dernier formant les 3 / 4 */, de la longueur totale; suture peu marquée; ouverture allongée, étroite, roussàtre ; columelle plissée, épaisse, une dent descendante sur le côté gauche , une autre très-petite vers le haut, à l'insertion du péristome; bord droit très-épais, brusquement échancré vers le haut et formant une dent aiguë horizontale ; péristome presque continué par le dépôt columellaire ; fente ombilicale , close et entourée d'un fort cordon blanchâtre, médiocre, ascendant, très-blanc; colu- melle tordue, subtronquée; péristome simple, bord droit un peu flexueux vers le sommet, intérieur blanc laiteux. N° 64. A. mustelina Deshayes. Aur. mustelina, Desh., in Encycl. méth.,II, p. 92, n. 14, — Desh. in Lamk., Hist., VIII, p. 336, n. 22. Aur. rhodostoma , ïïombr. et Jacq. , voy. Pôle sud. Zool. , p. 33, t. IX, fig. I, pi. 3. Cassidulus mustelœ , Beck, Ind., p. 105, n. 3. Cassidula nimlelina, Anton., verz., p. 48, n. 1771. (PI. 111, fig. fO.) ( 276 ) Testa imperforata, ovato-conoidea , subventricosa , tenue striata, albida, quatuor zonis rufis iuœqualibus cincla; apertura longitudi- nali , medio angustata; columella biplicala ; plicis magnis, labro mar- ginalo. Diam. ma}. : 17 mill. — Alt. : 24. Hab. : Jengen , Balade, etc. (MM. Magen , Montrouzier) (Musée. de Bordeaux) (ma collection). Coquille imperforée, ovale-conique, un peu ventrue, solide, luisante, striée en long et en travers; couleur blanchâtre, ornée sur le dernier tour de 4 bandes brunes inégales ; spire courte, conique, subcarénée , composée de 6 tours médiocrement convexes, le dernier formant à lui seul les 5 / i 7g de l a coquille; suture linéaire; ouverture allongée, étroite, jaunâtre ou violâtre, un peu rosé; columelle biplissée , pli su- périeur descendant, l'inférieur ascendant; un troisième pli linéaire est placé de gauche à droite et supérieurement; bord droit épais, calleux, échancré vers le haut et dentelé tout le long; péristome presque tou- jours réuni par le dépôt d'émail de la columelle; intérieur jaune-rosàtre. Genre X. — TRONCATELLE , TRUNCATELLA Risso. N° 65. T. laMosa Souyerbie. T. labiosa, Souv., Journ. Conch., t. X, p. 242, pi. IX, fig. 9. (PI. VIII , fig. 1.) Testa subrimata, cylindraceo-atlenuala > solidula, parùm nitida , subopaca, basi subpeUucida, subcameolo-flavhlula ; costis redis obtu- sis, ad saluram subattenuatis , interstilia non œquanlibus sculpta; sutura depressa; anfraclus apicè non décidai 4-4 V 2 modicè convexi, regidariler accrescenles , ultimus basi breviter compresso-carinatas ; carina pallidior, costis plicata, pone labrum in crislam lœvigalam, super ne subauricidatam protensa; apertura verlicalis , angulato-ovalis ; perisioma simplex, conlinuum, prominulum, non adnalum, undiquè subreflexum. Diam. : 1 i / i mill. — Alt. : 5; lat. : 1 l / r — Apert. : 1 mill. longa; 7- Ma. Hab. Ile Art, Archipel de la Nouvelle-Calédonie (M. Montrouzier); rare (Musée de Bordeaux). Coquille pourvue à la base d'une légère fente linéaire; cylindrique, ( 277 ) subatténuée au sommet, un peu solide, peu luisante, presque opaque, subtranslucide à la base, munie de cotes droites obtuses, subatténuées à la suture , moindres que leurs intervalles et devenant plus ou moins obsolètes sur le dernier tour en approchant du labre; suture enfoncée; tours persistants 4-4 */ 2 , médiocrement convexes, régulièrement déve- loppés; le dernier, muni, à sa base, d'une petite carène comprimée, plissée par le passage des plis sur elle, plus pâle que le reste de la coquille et se continuant jusqu'à la suture, derrière le labre, en un bourrelet lisse, subauriculé à son insertion supérieure; périslome simple, continu, brièvement, saillant, libre, un peu réfléchi sur tout son pourtour, mais três-faiblement à son bord columellaire (Souverbie). N° 66. T. sesMicostata Montrouzier. T. semicoslata, Montr., Journ. Conch., t. X, p. 2-43, pi. IX, fig. 10. (PI. VIII, fig. 2). Testa subrimata, cylindraceo-attenuata , nilida, solidula, translu- cide, , corneo-subflavidula vel rnbella, coslellis subobliquis , regulari- bus, inslerslilia subœquantibus , subito interruplis , propè labrum con- linuis sculpta; sutura depressa, submarginata , coslellis crenulata; anfraclus apice non décidai 4-4 l / 2 viodicè convexi; ultimus longior, subascendens , posîea subito et brevissimè descendais , basi subcompr es- sus, crista oblusa munilus; apertura verlicalis, angulato-ovalis; peris- loma simplex , continuum, margine dexlro reflexiusculo , anticè sub- effuso , sinistro subexpanso , appresso. Diam. : 2 V 2 mill. — Alt. : 6 mill. '/a- — Aperl. : 1 7 2 m »'l- ionga; 1 Ma. Hab. L'île Art, Archipel de la Nouvelle-Calédonie (M. Montrouzier); C. (Musée de Bordeaux). Coquille fendue linéairement à la base,, cylindrique, atténuée au sommet, luisante, un peu solide, translucide; couleur de corne pâle ou rougeàlre, munie de petites côtes subobliques assez serrées, égales à leurs intervalles, ou plus larges , suivant les individus; ces côtes s'in- terrompent subitement vers le cinquième ou le quart supérieur des tours, quelquefois seulemeut vers le tiers; mais, dans tous les cas, en laissant toujours le reste de leur surface lisse ou seulement avec quel- ques traces subobsolètes de leur prolongement; sur le dernier tour, cependant, elles reparaissent plus ou moins sur la crête de sa base, tandis que près du labre elles sont continues du haut en bas; suture ( 278 ) enfoncée, submargiiiée, crénelée parles côtes; tours persistants 4-4 J / médiocrement convexes, le dernier le plus long, subascendant, et en- suite (le péristome seulement) subitement et brièvement descendant, un peu comprimé à sa base; celle-ci munie d'une petite crèle obtuse; ouverture verticale, en ovale anguleux dans le haut; péristome simple, continu, bord droit subréfléchi, le gauche subépaissi, un peu dilaté à son milieu , exactement appliqué. Genre XI. — CYCLOSTOME, CYCLOSTOMA Lamarck. N" 67. C Arteiise Montrquzier. Journ. Conch., t. VII, p. 286, pi. VIII, fig. 1. (PI. II, fig. 6.) Testa discoidea , rolunda , lalè umbilicata , luteo-grisea , basi auran- tiaca, striis elevatis longiludinaliter sulcata; anfractus 5 vix convexius- culii, rapide accrescentes ; sutura disjuncta, profunda. Apertura ro- lunda, subobliqua, dextra; peristoma sùnplex, conlinuum, subcal- losuni, interiùs luleo-aurantiacum, nitidum; apex luleo-fuscus } nitidus ; operculum polyspiratum, corneum, nitidum, exteriùs concavum; spiris 7-8 convergentibus. Diam. maj. : 11 mill. ; min. : 9 mill. — Alt. 7 inill. — Aperl. : 5 mill. Hab. Ile Art (M. Monlrouzier) (Musée de Bordeaux) (ma collec- tion) ; rare. Coquille discoïde , arrondie , largement ombiliquée ; couleur gris- jaunâtre, un peu rougeâtre-orangé vers l'ouverture; stries longitudi- nales , élevées en sillons nombreux, souvent réunis deux à deux; stries d'accroissement irrégulières; 5 tours de spire, arrondis, croissant rapidement, le dernier formant la moitié du volume total; suture pro- fonde, disjointe; ouverture ronde, un peu oblique vers la droite; péris tome continu, simple, à peine un peu calleux; intérieur jaune-orangé brillant; sommet jaune de chrome, lisse et luisant; opercule polyspiré, corné, luisant, concave à l'extérieur, convexe à l'intérieur, tours 7-9, pressés , convergents vers le centre. JN'° 68. C. Montrouzieri Souverbie. Journ, Conch., t. VII, p. 291, pi. VIII, fig. 5. (PI. 11, lig. 7.) ( 279 ) Testa lalè umbilicata, orbiculala, depressa , apice truncala, solida, obliqué slriala , liris spiralibus.elevatis , lirisque interjacentibus sub- obsolelis ad suluram altenuatis undiquè sculpta, sub epidermide flavido- rubella ; spira obtuse depressa ; sutura profundè canaliculala ; anfr. 5, omîtes infernè conspicui, convexi , rapide accrescentes , ultimûs ventro- sus, rotundatus, circà umbilicum latè perspectivum convolutus ; aper- tura obliqua, rotundata, subpyriformis , intiis flavido-rubella , nilida ; peristoma subsimplex, conlinuum, anfractu penullimo supernè ad- pressmn, margine dexlro subacuto, columellari incrassalo, subdupli- cato, apice cum margine dexlro in angulum subprolraclum desinente; operculum corneum, concaviusculum , 8-9 spiralum, spiraliter minute striatum. Diam. maj. : 29 mill.; min. : 24. — Alt. : 18 mill. — Aperl. : 13 mil!. longa; 11 y /: 2 mill. lala. Var. p spira magis depresso-planulata ; liris intermediis impressis; umbilicus magis pervius. Hab. Avec la var. /3 l'île Art (Archipel de la Nouvelle-Calédonie) (M. Montrouzier) (Musée de Bordeaux) (ma collection). Coquille discoïde, arrondie, subcarénée, largement et profondément ombiliquée, à sommet tronqué, assez solide, striée obliquement, avec des côtes spirales entre lesquelles s'en intercale une autre presque obso- lète , plus saillantes et espacées à la périphérie; couleur jaune-rougeâlre sur le têt, beaucoup plus intense et passant à l'orangé vers l'ouverture; fragments d'épiderme, vus dans l'ombilic, jaune sale; spire obtuse, déprimée, composée de 4 à 5 tours convexes, se réduisant à 4 quelque- fois même à 3, croissant rapidement; suture canaliculée; ouverture oblique, arrondie, un peu anguleuse au sommet, luisante, jaune- orangé, assez vif; péristome un peu calleux, continu, appuyé à sa partie supérieure à la moitié de l'avant-dernier tour; opercule corné, un peu concave, à 8 ou 9 révolutions, finement et spiralement strié. Observation. — Les deux espèces de Cycloslomes décrites ci-dessus ont été primitivement envoyées à M. Souverbie, par le R. P. Montrouzier, sous le même nom de C. Artense; mais à première vue, il fut facile à notre ami déjuger de leurs différences. Plus tard ayant, moi-même, reçu un envoi de notre estimable correspondant, dans lequel les individus étaient plus nom- breux, il nous fut très -aisé d'étudier ces coquilles et les séparer nettement par les caractères suivants : Le C. artense a la taille six fois moins grande que C. Monlrottzieri, ( 280 ) Le sommet est intact et non tronqué. L'ouverture est plus ronde. L'ombilic moins ouvert proportionnellement. Les côtes spirales infra-suturales plus marquées, surtout sur le dernier tour; enfin, son opercule plus concave. N° 69. C ESoe&cgeaiiiiBro Gassïes. Syn, cycl. (cyclolus) Bocageanum , Gass. (PL II, % 2.) Testa umbiliçata, depressa , solida, sub epidermide luteo-rubra , strigis sinuosis irregularibus , circumsulcala ; spira vix elevata , sutura profunda; anfraclus 5 depresso - convexi , regulariter accrescentes ; umbilicm latus infundibidiformis; apertura parùm obliqua, subcircu- laris , intùs rubra ; peristoma continuum, snbincrassatîim , luteum; operculum concavum, comeum, spiris concentricis , nucleo mammillalo prominente. Diam. maj. : 10 mil).; min. : 7 — Alt. : 47 mil]. — Apert. : 7 longa. Hab. Tuo, Art et Lifu (MM. Gabrit et Raynal); vu 10 individus. Var. grisea, presque unicolore. Coquille ombiliquée, déprimée, solide, avec un épiderme jaune- rouge, peu persistant, irrégulièrement striée par des varices d'accrois- sement, très-nombreuses , élevées , donnant à la coquille l'aspect d'une coquille fruste; ces stries sont cerclées concentriquement de sillons onduleux et pressés, partant du premier au dernier tour, en dessus et en dessous; spire assez élevée; suture profonde; tours au nombre de 5 convexes, croissant régulièrement; ombilic large et profond, laissant voir le premier tour; ouverture un peu oblique, presque circulaire, rouge vif; péristome continu, épaissi , bordé de jaunâtre luisant; oper- cule concave, corné; spires nombreuses et concentriques; nucleus élevé, mamelliforme. Ce Cyclostome a le faciès général des deux précédents , mais il en diffère essentiellement : 1° du C. Montrouzieri , par sa forme plus ronde et plus ramassée; son ombilic moins ouvert, son ouverture plus ronde et plus symétrique, par la nature de son têt plus sillonné et ru- gueux, et par ses stries plus fortes; 2° du C. Artense, par sa taille constamment plus forte, son ombilic plus ouvert, par ses stries et ses sillons plus épais, enfin par sa coloration rouge. ( 281 ) Je prie mon ami M. José Vicente Barboza du Boc;ige , directeur du Musée de Lisbonne , d'accepter !a dédicace de cette espèce. Nous aurions à ajouter ici le C. Couderti Fischer, mais nous avons acquis la certitude que cette espèce ne provenait point de la Nouvelle- Calédonie. Genre XII. — HÉLICINE, HELWINA Lamarck. N° 70. M. Togatuala. Morelet. Testacea nova, Aulraliœ, p. 5, n. 11, Bull. Soc. d'Hist. nat. de la Moselle, 1850-57. (PI. II, fig. 10.) Testa parva, depresso-conoidea, tenuiler ruguloso-striala lirisque remotis sub lente decussatula , carnea, rubella vel pallidè straminea, fulvo sœpius fasciata ; spira brevis , conoidea, aculiuscula; anfractus 4 V 2 parùm convexi, ultimo obsolète arigulato ; apertura obliqua, semi- ovalis ; columella breviter callosa ; perisloma incrassalum , vix expan- siusculum ; operculum testaceum, fulvicans (Morelet). Diam. maj. : 5 mil!. ; min. : 4. — AU. 3 1 /. r Har. : La Nouvelle-Calédonie (côté méridional) (M. Morelet), l'île Art (M. Montrouzier) (ma collection). Coquille petite, déprimée, conoïde, finement et rugueusement striée dans le sens spiral; couleur de chair plus ou moins vive, quelquefois jaunâtre , avec une bande plus pâle sur la carène et plusieurs autres 4-5 à la base du dernier tour; spire courte, conoïde, un peu aiguë; 4 à 5 tours peu convexes, le dernier caréné ; ouverture oblique, ovalaire; columelle courte et calleuse; péristome épais, réfléchi; opercule corné jaune-rougeâtre , concave à l'extérieur. N°71. H. littoralis Montrouzier. Journ. Conch., t. VII, p. 287, pi. VIII, flg. 2. (Pi. H, fig. 11.) Testa minima, suborbiculata , depressiuscala , siMilite?* striata ; carneo-rubella , nitida ; anfractus à i /^-5 regulariter accrescenles , apice brunneo-nitido ; sutura linearis ; apertura obliqua, semi-ovala ; columella recta, brevis, callosa; perisloma reflexum , albidum; oper- culum corneum. ( 282 ) Diam. maj. : 3 mill.; min. : 2 !/,. — AU. : 1 '/., miH. Hab. L'île Art (M. Montrouzier); rare (Musée de Bordeaux) (ma col- lection). Coquille petite, suborbiculaire, un peu déprimée, finement striée dans le sens de l'accroissement et traversée de stries circulaires ; cou- leur de corne rosée, luisante ; spire de 4 l / i à 5 tours, un peu convexes, croissant régulièrement; sommet brunâtre luisant ; suture peu profonde; ouverture oblique, semi-ovalaire; columelle droite, courte, calleuse; péristome réfléchi, blanc un peu épais; opercule corné jaune-brun. Cette petite espèce, assez rare, se trouve sous les détritus des végé- taux sur le rivage de l'île Art (M. Montrouzier). N° 72. H. Primeana Gassies. (PI. II, fig. 9.) Testa subconoidea , infernè depressiuscnla , irregulariler slriata, carneo-violacea vel griseo-luleola ; spira brevis, conoidea, anfractus 5 pariim convexi, ullimo angulalo ; aperlitra obliqua, angulala, semi- ovalis ; columella br éviter callosa ; perisloma expansum, crassum, album; operculum corneum, brunneum. Var. B. carinata, apicè rufo. Diam. maj. : 7 mill. — AU. : 7 rnil.l. Hab Balade, les îles, des Pins, Art et Lifu; commune sous le revers des feuilles : à l'abri de la lumière, la variété est plus rare (Musée de Bordeaux (ma collection). Coquille presque conique, un peu déprimée en dessous, striée irré- gulièrement en travers, variant en couleur, tantôt violacée, rosée, grise ou jaune; spire courte, conoïde, composée de 5 tours assez convexes, le dernier anguleux; ouverture oblique, anguleuse, semi-ovalaire; colu- melle courte et épaisse; péristome réfléchi, épais, blanc; opercule corné, brun. Dédiée à M. Temple Prime, de New-Yorck, auteur de plusieurs tra- vaux importants sur les Bivalves d'eau douce. Genre XIII. — PLANORBE PLANORBIS Guettard. IN.o 73. P. ingenuus Morelet. P. ingemms , Mor., Test. nov. Austr., in Bull. Soc. Ilist. nat. de la Moselle, 1856-57. (PI. VII, fig. 16.) ( -283 ) Testa discoidea, tennis, suprà umbilicata, sublùs phinulalo-coiicava, confertim slriolata, nitida, pellucida, pallidè cornea ; anfractus 6 ro- tundo-planulati , satura sat profunda discreli, ullimo ad basim inflalo: aperlura parùm obliqua, obrotunda; perislomate simplici, tenui , recto. Diam. maj. : 15 raill; min. : 13. —Alt. : 5 mill. Hab. La Nouvelle-Calédonie (M. Morelet) (collections Morelct et Gas- sies). Coquille discoïde, mince , ombiliquée, dessus aplati et concave, fine- ment striée en travers, luisante, transparente, couleur de corne pâle; 6 tours arrondis et planes , le dernier plus large à la base ; suture assez profonde; ouverture oblique, presque ronde; péristome simple, mince, tranchant. N° 74. P. Wlontrouzieri Gassils. (PI. VII, fig. 17.) Testa discoidea, minuta, tenuis, suprà umbilicata, subtùs planulato- convexiuscula , confertim striolala, nitida , pellucida , fusco- cornea ; anfractus 4 */ 2 convexiusculi ; sutura profunda discreti; ultimo ad basim dilalato; aperlura obliqua, angulata ; peristomale simplici , tenui, recto , margine dexlro dilalato. Diam. maj. : 6 mill. ; min. : 4. — Alt. : 3 mill. Hab. Kanala (Nouvelle-Calédonie), dans les marais (M. Montrouzier) (ma collection). Coquille discoïde, petite, mince, largement ombiliquée, à sommet un peu concave et tours convexes , striée dans le sens des accroisse- ments ; ces stries ondulent gracieusement sur les tours; couleur de corne pâle, un peu rouille, luisante, mais recouverte toujours d'un limon ferrugineux bronze-noir, passant au roussâtre ; spire composée de h tours et demi , croissant rapidement, le dernier caréné, formant le tiers de la totalité ; suture profonde ; sommet enfoncé ; ouverture oblique, anguleuse, carénée, le bord latéral dépassant beaucoup le colu- mellaire; péristome simple, tranchant, dilaté à droite. Cette espèce est très-voisine du P. imbricalus, Muller, surtout de cette variété B. major, que j'ai signalée daus mon Tableau des Mollus- ques terrestres et d'eau douce de l'Agenais, p. 156. Je prie notre zélé collaborateur, le R. P. Montrouzier, d'accepter la dédicace de celte espèce comme faible marque de reconnaissance. ( 284 ) Genre XIV. — PHYSE, PHYSA Draparnaud. N° 75. P. castaaîea Lamarck. P. castanea, Lamk., Anim. sans, vert., t. VIII, p. 399. P. nasula, Morelet, Test. nov. Austr., p. 3, n. 5. (PI. VI, fig. 14.) Testa ovato-oblonga, imper forata , ventricosa, slrialula, subrimata, nitida, caslaneo-rufescens , slriis longiludinalibus obliquis ; spira tur- rila, apicè acuta, erosa ; anfraclibus 6 convexis, ullimo gibbo , magno, longitudinis teslœ 2 / 5 œquante sub-carinato ; sutura vix marginata ; apertura ovata, supernè angulala, ad basim rotundala; peristoma rec- tum, tenui; columella contorta , crassa, nitida, callo nilido cum peris- tomate juncto. Diam. : 13-15 miil. — Alt. : 22-28. — Apert. : 13 longa; 7 lata. Hab. Balade, Kanala, Jengen , etc. (Nouvelle-Calédonie) (MM. Magen et Montrouzier (ma collection). Yar. B. nasuta, — P. nasuta, Morelet (ma collection). Coquille ovale-oblongue, imperforée, ventrue, striée irrégulièrement dans le sens longitudinal, oblique et finement en travers, luisante, marron-rouillé; spire tordue; sommet aigu, le plus souvent érodé et tronqué; spire de 6 tours, très-convexes, le dernier obliquement renflé en bosse, un peu caréné, formant les 2 /_ de la longueur totale; suture profonde, un peu marginée; ouverture ovale, anguleuse au sommet par l'inflexion de la carène, arrondie à la base; péristome simple, tran- cbant, réuni par la callosité columellaire ; columelle tordue, épaisse, calleuse, blanc-vineux brillant. J'ai ramené la coquille de Balade au type du Phy. castanea, Lamk. Il m'a été facile d'établir leur identité sur le grand nombre d'individus rap- portés par M. Magen, ainsi que sur le type de Lamarck, dans les collec- tions Delessert et Trenquelléon. C'est surtout à la var. nasuta, Morelet, que se rapporte la majorité des exemplaires. M. Raynal , de Poitiers, m'a envoyé^un exemplaire de Physa Novœ Hollandiœ, Lesson, sur trois qu'il possède, comme provenant de la Nouvelle-Calédonie, mais avec un point de doute? Je ne puis que mentionner ce fait, n'ayant aucune certitude et ne l'ayant reçue d'aucun de mes autres correspondants. ( 285 ) N° 76. I*. auriculata (Jassies. Journ. Conch., t. VI, p. 274, pi. IX, fig. 5-6, 1857. (Pi. VI, fig 15.) Testa ovala, ventricosa, turrila, imperforata , nitida, pellucida, irregulariler slriala, reticulata, castaneo-rufescens; spira brevis, acula, apice integro nigricante; anfractibus 5-6 convexis, ullimo gibbo longiludinis 5 / A cequanle ; sutura profunda simplex ; aperlura ovula, supernè subangulata, ad basim rotundata, expansa; peristoma rectum, tenue; columella contorla , crassa callo nilido cum perislomate juncto. Var. B. hirsiila Diam. : 11-13 raill. — Alt. . 18-22. mill. — Apert. : 11 longa; 6 lat a. Hab. Balade, dans les marais (M. Magen), Jengeri (M. Montrouzier) ( ma collection) ; la \ar. B. Balade et Kanala (ma collection). Coquille ovale, ventrue, fortement tordue, imperforée, luisante, transparente, striée en long irrégulièrement, souvent treillissée; cou- leur brunâtre ou jaune de chrome; spire courte, aiguë; sommet entier, noirâtre; 5 à 6 tours convexes , le dernier formant à lui seul les 5 / i de la longueur totale; suture simple, profonde; ouverture plus haute que large, ovalaire, arrondie à la base, à peine anguleuse au sommet; columelle tordue, épaisse, blanchâtre; bord latéral arrondi, simple et tranchant; péristome continu par suite de la callosité columellaire. La variété est plus grande que le type et s'en distingue essentielle- ment par la réliculation des stries et les lames épidermiques du dernier tour, quelquefois aussi les tours supérieurs sont ornés de petites fascies punctiformes rouge-brun. iS° 77. P. obtusa Mop.elet. Testa nova Australiœ , p. 3, n. 6, 1857. (PI. VI, Ûg. 7.) Testa imperforata , ovala, ventricosa, tennis, parùm et remotè striala, vix nilens, corneo-fuscula ; spira brevis, obiusè conica, apicè Iruncala; anfractus 4 parùm convexi, ullimo magna, testai 3 /. superanle; colu- mella conforta, slricta, nilidè cinerascens ; aperlura ovato-subelongata; peristoma rectum , tenue, margine columellari incrassato , br éviter re- flexiusculo, appresso (Morelet). ( 286 ) Diatn. : 0-7 mill. — Alt. : 12-15. — Aperl- : 7 long a ; 3 l / 2 ^ ta - Hab. Les petits cours d'eau et les marais affluents du Diahot, près de Balade, ainsi que les ruisseaux et les mares de l'île Art (M. Montrouzier); assez commune (ma collection). Coquille ovale, ventrue, imperforée, mince, irrégulièrement striée en long, avec des varices d'accroissement assez fortes, luisante, jaune- brunâtre; spire courte, obtuse, conique; sommet tronqué; tours ré- duits au nombre de 4, par l'absence du nucleus primitif; ces tours sont convexes, le dernier fait à lui seul plus des 5 / i de la longueur totale; columelle tordue, courte, couleur cendrée luisante; ouverture ovale, un peu allongée; péristome mince, tranchant, réuni par la callosité columellaire qui est assez épaisse; bord inférieur un peu réfléchi et déprimé. Cette espèce varie peu comme taille et aspect, seulement il existe quelques individus dont le sommet n'est pas tronqué. Il en est d'autres qui sont complètement érodés et même percés de trous ronds comme certaines coquilles marines. N° 78. P. Kanakina Gassies. Journ. Conch., t. VI, p. 275, pi. IX, fig. 7-8, 1857. (PI. VI, fig. 11.) Testa imper for ata , mediocris, ovalo-elongata , venlriculosa, nilida, transhieida , regulariter slrialula, luteo-brunnea ; spira brevis, acu- tiuscula, apice subintegro nigricanle; anfraclibus 4-5 convexis, ullimo subgibbo, longitudinis '°/ i superante; sutura profunda; apertura ovala, sub-elongala , ad basim obliqua, supernè angulala, columella contorla, brevis, comea, nitida; perisloma continuum, rectum, simplex. Diam. : 7 mill. — Alt. : 12-13 mill. — Aperl. : 9 longa; A lata. Hab. Balade, dans le Diahot et ses marais (M. Magen), Jengen (M. Montrouzier); CC. (ma collection). Coquille imperforée, médiocre, ovale-allongée, peu ventrue, variable, luisante, transparente, couleur de corne jaune ou brun-verdâtre; spire courte, un peu aiguë, quelquefois tronquée .au sommet qui est noirâtre; tours au nombre de 4 à 5 convexes , le dernier formant à lui seul les 5 / 4 de la longueur totale ; suture profonde ; ouverture ovale , plus haute que large , arrondie et légèrement oblique à la base , anguleuse au sommet : péristome non continu, mince et tranchant, avec un bourrelet rudi- mentaire au bord latéral; columelle à peine tordue, courte, mince, relativement aux précédentes espèces ; couleur de corne pâle. ( 287 ) N° 79. P. tetrica Morelet. Teslacea nova Austr., p. 4, n. 9, 1857 (1). Testa vix perforata, ovato-acuminala, ventrosa, solidiuscula, corneo- fusca, parùm nitens, sub lente minutissimè granulaio-striala ; spira exserla, apicè acula; anfractibus 6 convexiusculis, ullimo inflato, lon- gitudinis ~°/ x œquante ; columella conlorta, dilatata, nitidè cinerea; apertura ovata, ampla, basi subangulata; pensionna rectum, tenue, margine columellari incrassato, supernè breviter reflexiusciilo , cum allero callositate crassiuscula juncio. Diam. : 9 raill. — Alt. : 15 mill. Hab. Sainte-Marie de Balade (Nouvelle-Calédonie) (M. Morelet). Coquille à peine perforée, ovale-acuminée, ventrue, un peu solide , couleur de corne brune , un peu luisante; finement et granuleusement striée; spire détachée; sommet aigu; tours au nombre de 6, un peu convexes , le dernier ventru , formant les 5 /.t fie la longueur totale ; colu- melle tordue , dilatée , d'un cendré luisant; ouverture ovale, ample, subanguleuse à la base; péristome simple, tranchant; base columel- laire épaisse, la supérieure un peu réfléchie, se joignant au bord droit par une callosité à peine épaisse. N° 80. P. Caledoniea Morelet. Teslacea nova Anslr. , p. 4, n. 8 , 1857. Testa subrimata, ovalo-acula, venlricosa, solidiuscula, corneo- fusca, subrugulosa; spira brevis , apicè truncala; anfractibus 4 7s convexiusculis, ullimo inflato, longitudinis 3 / 4 adœquante; columella conlorta, pallidè cinerea; apertura ovata; peristoma rectum, tenue, margine columellari incrassato, reflexiusculo, appresso, cum altero cal- lositate nitida juncto. Diam. : 7 mill. — Alt. : 12 mill. Hab. Avec la précédente (M. Morelet). Coquille perforée finement, ovale-aiguë, ventrue, peu solide, cou- leur de corne brune, un peu rugueuse; spire courte; sommet tronqué: tours au nombre de 4- 1 / 2 > peu convexes, le dernier renflé, formant les (1) M. Morelet, ayant pris des engagements antérieurs, n'a pas cru devoir me per- mettre de faire Ggurer les espèces décrites par lui dans les Actes de la Société d'Histoire naturelle de la Moselle. ( 288 ) s / 4 de la longueur totale; columelle tordue , cendré-luisant; ouverture ovale; péristome simple, tranchant; base colurnellaire épaisse, un peu réfléchie, comprimée, se joignant au bord droit par une callosité lui- sante. N° 84. P. liispida Morelet. Testacea nova Austr., p. 3, n. 7, 1857. Testa subrimata, ovata , venir icosa , comeo-fulvescens, mbtîlissimê striata et pilis brevibus seriatim decurrenlibus sub lente conspicuis his- pidula; spira brevis, apicè truncalula; anfractibus 4 l / \ 2 marginalis , ultimo ventroso, longitudinis i / i superante; columella lorta , alba ; apertura ovata ; peristoma rectum, tenue, margine columellari incras- sala, reflexÂusculo , appresso, cum allero callositate nitidâ juncto. Diam. : 7 mill. — Alt. : 12 mil!. Hab. Balade (M. Morelet), Jengen , Kanala (MM. Magen et Montrou- zier); peu commune (ma collection). Coquille perforée finement, ovale, ventrue, couleur de corne fauve, très-finement striée, recouverte de soies épidermiques, courtes, décur- rentes, plus visibles surtout sur le dernier tour, qui paraît réticulé ; spire courte , sommet souvent un peu tronqué ; tours au nombre de A i / i , marginés, le dernier ventru; formant le i / 3 total; columelle tordue, blanche; ouverture ovale; péristome simple, tranchant; base colurnel- laire épaisse, un peu réfléchie , comprimée, se joignant au bord droit par une callosité luisante. Genre XV. — MELANOPSIDE, MELANOPSIS Férussac. N° 82. II. variegata Morelet. M. variegala , Morelet, Test, nova Austr., p. 8, 1857. — fulgurans, Gass., Jour. Conch., t. VII, p. 371, 1859. — lenliginosa, Reeve, Monogr., III, fig. 9, 1860. (PI. VII, fig. 12.) Testa ovalo-conica , solida, truncata , jmperforala , dislanler rugu- losa, nitida, olivaceo-fulva, slriis luteis falgurata, aut lineolis bre- vibus sulurœ parallelis variegala ; anfractus 2-3 parùm convexi ultimo cylindraceo, suprà médium coarctalo, ad suturam marginalo; aperlura, ovata, supra angulala, basim truncata, inlùs violacea ; columella ar - rualo-truncala alba; perisloma aculum, margine dexlro sinualo, cum ( 289 ) allero callo luberculoso junclis ; operculum comeum , slrialum, tenue; nucleo sûbmarginali , tesludineo-fusco. Diara. : 7 mill. — AH. .: 13 mill. — Apert. : 7 longa ; A lala. Hab. Balade, Kanala (MM. Magen et Montrouzier) (ma collection). Coquille ovale-conique, solide, toujours tronquée à l'état adulte; imperforée, largement et rugueusement striée en long, luisante, couleurs jaune et olive foncé, sur lesquelles se détachent des linéoles jaunes , fulgurantes, quelquefois une bande jaune parcourt et ceint le dernier tour; 2 à 3 tours à peine convexes, un peu flexueux vers le milieu; te dernier cylindracé, formant à lui seul les ~ ù /, t de la longueur totale; ouverture ovale, supérieurement anguleuse, tronquée à la base; cou- leur intérieure violacée, laissant apercevoir une bande blanche; colu- melle arquée, tronquée, blanchâtre; péristome aigu, bord latéral sinué et joint supérieurement à la callosité columellaire qui est épaisse et rosâtre; opercule corné, strié, mince; nucléus presque marginal, cou- leur d'écaillé rougeàtre. Se trouve communément à Kanala et à Balade, dans les cours d'eau qui se jettent dans la mer. N° 83. M. cariaaata Gassies. (PI. VII, fig. 13) Testa ovato-conica , acuta, intégra, apicè rariùs erosa, longiludina- iiter striatula, nilida , olivaceo-comea , lineolis angulalis verticalibus , transversisque pallidè luteis variegata ; anfractus 5 ad suiuram elevati, nltimo conoidali , carinato ; vix " 2 / 3 longiludinis œquante ; sutura cana- liculata nigra ; aperlura stricta , super iùs obtuse angulala , ad basim canaliculata , truncata, intàs alba ad rubrum, vinolenlum vergens; columella arcuato-truncala , alba; peristoma acutum, margine dextro sinnato, cum altero callo luberculoso juncto ; operculum corneum, slria- tum, tenue, nucleo sûbmarginali violacea-nigro. Diam. : 6 mill. — Alt. : 11 mill. — Apert. : 5 longa; 3 lala. Hab. Dans le Diahot, à Balade; à Jengen , à Kanala, dans les marais et les petits ruisseaux (MM. Magen et Montrouzier) (ma collection). Coquille ovale -conique, acuminée au sommet, qui n'est jamais tronqué, quoique souvent un peu carié; striée finement en long, luisante; couleur olivacé-verdàtre, parsemé de taches jaunes, inégales et irrégulièrement distribuées en zig-zag, en long et en travers ; suture ca~ naliculée, noire; 5 tours de spires, carénés en escalier; carène médiane Tome XXIV. 22 ( 290 ) du dernier lour, fortement accusée , le dernier formant à lui seul les */ 3 de la longueur totale; ouverture étroite, obtusément anguleuse au som- met, tronquée et canaliculée à la base; intérieur brunâtre ou violâlre; columelle arquée, tronquée et blanche; péristome aigu; bord latéral sinueux, joint supérieurement à la callosité columellaire, qui est épaisse et blanche; opercule corné, mince, strié, violet-noir, à nucléus sub- marginal. N° Si. M. livitla Gassies. Melanopsis lineolata (1), Gass., Journ. Conch., t. VI, p. 276, pi IX, fig. 9-10, non Mel. lineolata, Gray. (PI. Vil, fig. 9.) Testa oblonga, nitida, subcarinata, apicè erosa , longitudinaliter slriatnla, fusco-olivacea , mullilineata, lineolis approximatis nigres- cenlibus aut virescenlibus cincta; in medio transversim zonula pal- lidè lutea ornala; anfractus 5 , aculè accrescentes , ullimo ovato , vix s / i longiludinis formante; sutura depressa ; aperlura slricla, ovato- elongala, supernè angnlosa, ad basim obliqué truncata , intùs violacea ; colmnella arcuala; peristoma acutum, margine dexiro sinuato, cum al- ler 'o callo tuberculoso juncto ; operculum corneum, strialulum, nigrum. Diam. : 6 mil!. — Alt. : 13 mil!. — Apert. : 6 longa; A Ma. Hab. Le Diahot à Balade (M. Magen) (ma collection). Coquille imperforée, oblongue, luisante, un peu carénée, à sommet sans troncature, mais presque toujours carié; finement striée en long; cou- leur jaunâtre, cerclée d'une multitude de linéoles noires ou vert foncé, avec une lacune sur la carène, qui paraît ceinte de jaune; spire de 5 tours, s'acuminant rapidement, le dernier formant à lui seul les 3 / 4 de la longueur totale ; suture déprimée, recouvrante , inégale , souvent fes- tonnée ; ouverture étroite , ovale-allongée , supérieurement anguleuse , tronquée obliquement à la base; intérieur violet; columelle arquée, blanche, renversée et ridée en dessus; péristome tranchant, bord latéral sinueux joint par la callosité columellaire qui est blanche; opercule corné , ridé , étroit et noir. Ce Melanopsis se rapproche un peu du M. frnstulum, Morelet (2). Il (1) Comme il existait déjà un Melanopsis lineolata, Gray (de Cuba), j'ai dû changer celte appellation. (2) Testacca nova Australiœ , n" 19. ( 291 ) en diffère essentiellement : 1° par sa forme plus allongée; 2° sa carène dorsale; 3° son ouverture plus ovale; 4° sa coloration plus brune, et par les linéoles nombreuses qui parent ses derniers tours; 5° enfin, par l'intégrité du sommet qui est fort rarement oblitéré, mais seulement érodé. JS'° 85. M, aperta Gassies. [P\. VII, fig. 11.) Testa ovala, oblonga, fusiformis, apice truncala, longiludinaliter distanter et irregulariter strigata, nitida, olivaceo-viridescens , fasciis, variis undnlata, rufescens ; anfractus 4-5 subconvexi , acuminali , uitimo subflexuoso , ovato , vix 3 /.i Va longiludinis formante; sutura depressa, subcanaliculata ; apertura ovala, ampla, obliqua, supernè angulala, ad basim dilatala , truncala, intùs violaceo mandata; coln- mella arcuaîa, obliqué truncala, alba ; luberculo crass), cameo, munila ; perisloma acutum, margine dextro subflexuoso , cum altero callo tubercidoso juncto ; operculum corneum , elongalum , slrialidum , nigrum , nucleo submarginali. Diam. : 8 mil I. — Alt. : 17-19 mill. — Aperl. : 10 longa; 5 lata. Hab. Jengen, dans les ruisseaux (M. Montrouzier) (ma collection). Coquille ovale, oblongue, fusiforme , à sommet tronqué, striée irrégulièrement en long, luisante, de couleur olivacée, passant au jaune-verdâtre, fasciée irrégulièrement de taches horizontales brunâtre d'écaillé , très-nombreuses; spire de 4 à 5 tours, peu convexes, acu- minés , le dernier un peu fîexueux, formant à lui seul les 3 /^ Va de la longueur totale; suture comprimée et relevée en gouttière; ouverture ovale, grande, oblique, anguleuse au sommet, dilatée et tronquée à la base ; intérieur violet, taché de blanc et de brun ; columeîle arquée , for- tement tronquée en biseau, peu épaisse, blanche; péristome tranchant; bord latéral à peine fîexueux en haut , joint à la columeîle par la callo- sité supérieure qui est médiocrement épaisse et rosée; opercule corné, allongé, finement strié , noirâtre ; nucléus presque marginal. N° 86. M. brevis Morelet. M. brevis, Morelet, Test. noy. Austr., p. 7, n. 17, 1857. (PI. VII, fig. 10.) Testa ovalo-conica, vix slrialula, nitida, corneo-fusca; spira bre- mssima, intégra, obtusiuscula ; anfractus 3 plant, obscure fasciati , ( 292 ) una fascia suturas comitante; apertura ovata, medio dilalala, intùs cœrulescens; columella abrupto, Immola, albido-callosa, basim non atlingens; peristoma acutum, juxtà truncaluram emarginatum, callo luberculoso connexum ; operculum corneum, remolè sulcatum; nucleo submarginali. Diam. : 7 mill. — Alt. : 10-12. — Aperl. : 7 longa;A lata (Norelet) . Hab. Balade, Kanala (MM. Magen et Montrouzier) (ma collection). Coquille ovale-conique, striée finement en long-, luisante; couleur de corne marron; spire courte, entière, un peu obtuse, sans tron- cature; 3 tours aplatis, ornés de 2 fascies noires, entourant le milieu du dernier tour et la compression de la suture , le dernier tour forme à lui seul les z / s et plus de la longueur totale; ouverture ovale, dilatée vers le milieu; intérieur bleuâtre, columelle brusquement tronquée, blancbe, calleuse et dépassée par le bord inférieur; péristome tranchant, à peine flexueux ; callosité columellaire, peu épaisse, se rejoignant au bord supérieur; opercule corné, un peu sillonné; nucléus submarginal. Jolie petite espèce, facile à distinguer de ses congénères par la briè- veté de sa spire et l'aplatissement de ses sutures. N° 87. M. Idesfiiayesiaata Gassies. s (PLVI.-flg. 12.) Testa ovaio - conicu , pyriformis, apicè truncata longiludinaliter striata, nitida, luleo-olivacea, castaneo-nigro bifasciata; anfraclus 4-4 7 2 subconvexi acuminaii , ultimo subcarinato 2 / 3 - s / 4 longitudinis formante; sutura canaliculala ; apertura ovato-angulala, supemè an- gustata, ad basim dilatala, truncata, intùs alba fasciis violaceis lincta; columella arcuata subobliqua, albo-lutea, tuberculo crassissimo carneo- munilo; peristoma acutum, margine dextro subflexuoso cum altero callo luberculoso juncto; operculum corneum elliplicum, brunneum, nucleo submarginali. Diam. : 9-10 mill.; min. : 7. — Alt. : 13 mill. — Apert. : 10 long a ; 13 lata. Hab. : La Nouvelle-Calédonie, dans l'intérieur (M. Ptaynal) (ma col- lection). Coquille conique-ovale, pyriforme; sommet tronqué, striée finement en long, luisante; couleur jaune-olivacée , avec deux fascies noir- marron à la base du dernier tour, venant joindre la callosité columel- laire; spire de 4 à 4 tours '/. 2 , à peine convexes, un peu acuminés , ( 293 ) le dernier subcaréné, formant les "/. ou les 3 / t de la longueur totale; suture canaliculée; ouverture ovale, étroite, rétrécie supérieurement, un peu dilatée à la base qui est tronquée; intérieur blanc, laissant apercevoir par transparence les deux fascies extérieures qui paraissent violettes à l'intérieur; columelle arquée, un peu oblique, blanc- jaunâtre; tubercule très-épais, couleur chair pâle; péristome aigu; bord droit subflexueux, formant jonction avec la callosité columellaire ; opercule corné, elliptique, brun; nucléus submarginal. Cette espèce diffère par beaucoup de détails des autres espèces de la Nouvelle-Calédonie : c'est en raccourci la forme du M. glandiformis , fossile de Dax. La coquille est courte, glandiforme, ventrue et tronquée; sa callosité columellaire est extrêmement épaisse. Je prie mon très-affectionné maître M. Deshayes d'accepter la dédi- cace de cette espèce. N° 88. Bl. ï&etoutiî&Bia Gassies. (PI. Vl.fig. 9.) Testa oblonga, subfusiformis , longitudinaliler slriala, iransversim slrialula, nilida, brunneo-nigricans , rarius punctis et maciilis varie- gala; spira prominula , truncata; anfractibus 4, spirati, ultimo supe- riore carinalo 2 / 3 longitudinis formante; apertura parva , intùs cine- rea ; columella callosa, truncata, alba ; peristoma tenue, flexuosum, marginibus callo tuberculo junclis albo-luteolam ; operculum corneum, striatum, nigrescens, nucleo submarginali. Diam. : 7 mill- — Alt. : 15 mill. — Aperl. : 8 long a ; 3 lala. Hab. L'intérieur de la Nouvelle-Calédonie (M. Raynal); assez com- mune (ma collection). Coquille oblongue , subfusiforme, striée en long et en travers, lui- sante, brun-noiràtre, laissant apercevoir quelques linéoles inégales et rares, d'un jaune de chrome; spire peu élevée, tronquée au sommet; tours au nombre de 4, s'élevant en rampe vers la suture, le dernier formant les 2 / 3 de la longueur totale ; ouverture étroite , de couleur cendrée-bleuâtre à l'intérieur; columelle calleuse, tronquée et blanche; péristome mince, venant se joindre au tubercule columellaire qui est médiocrement épais et d'un jaune très-pâle, passant au blanchâtre, opercule corné, strié en long, noirâtre; nucléus submarginal. Cette espèce se rapproche beaucoup du M. prœ?norsa , d'Europe, ( 294 ) surtout de la variété Graëllsii, de Murcie. Cependant elle en diffère par ses sutures plus élevées , ses tours plus raccourcis et par sa troncature constante; elle possède également un système de striation réticulé, dont sont privés les individus européens. Dédiée à mon ami M. Ernest Rétout , membre de la Société Géologique de France. N° 89. M. frustullllM Morelet. M. frustuluni, Morelet, Testacea nova, Austr., p. 8, n. Î9, 1557. (PI. VII, fig. 14.) Testa oblonga, subfusiformis, arcualim striatula , longitrorsùm irre- gulariler strigata, imperforata, nitida, brunneo-nigricans , rarium punclis et maculis paacis œruginosis variegala ; spira prominula, in adullis trimcata; anfractus 3 l /. 2 planulati , ullimo suprà médium levi- ter coarclato, dein.de obsolète angulato et obscure fasciata, ad basim br 'éviter canaliculato ; columella callosa, trimcata; aperlura parva, intàs fuscula; peristoma tenue, flexuosum, marginibus callo livido, tuberculoso junctis, aurantiaco; operculum corneum, tenue, striatum, nucleo submarginali , nigrescenie. Diam. : 6-7 mill. — Alt. 15-16 mil!. — Apert. : 10 long a ; A lala. Had. Kanala et Jengen , dans l'eau saumàtre; Jengen , dans Teau douce (M. Monlrouzier) (ma collection). Coquille oblongue , presque fusiforme , striée finement en travers , irrégulièrement striée en long, imperforée, luisante; couleur brunâtre- bronze, presque noir, tachée de petites linéoles irrégulières jaunâtres , transversales, variables; spire aiguë, tronquée à l'état adulte, com- posée alors de 3 tours 1 / 2 aplatis, le dernier un peu flexueux vers les 2 / 3 supérieurs et inégalement fascié, brusquement canaliculé à la base; columelle calleuse, tronquée; ouverture ovale, étroite, se dilatant un peu au bord latéral; intérieur brun-violâtre, laissant voir par transpa- rence les linéoles du dessus; péristome mince, flexueux, callosité columellaire épaisse, luisante , jaune-orangé; opercule corné, mince, strié, nucléus submarginal , noirâtre. N° 90. I?I. aieritoides Gassies. M. neritoides, Gassies, Journ. Conch., t. VII, p. 371, 1859. (PI. VII, fig. lo.) ( 295 ) Testa ovato-conica , apice abrupte truncata, imperforata, longitn- dinaliter supernè striatula, infemè irregulariter undulato-slrigata, obscure olivaceo-brunnea nitida; anfractus 2 cylindrici , ullimo totam ferè longitudinem forma» s; aperiiifà ovata, obliqua, supernè angulosa, infemè dilatala , truncata, intùs cœrulescens ; columella arcuata , dcpressa, truncata, violacea ; peristoma tenue , acutum, margine dextro sinualo, alteri callositate tuberculosa juncto ; operculum corneum, ova- tum, convexum, spiraliter conferlim slrialum brunneo-nitidum ; nucleo submarginali. Diam. 8-9 mill. — Alt : 12-15 mill. — Aperl. : 9-10 longa; 7 lala. Hab. : Balade, dans le Dihaot et ses affluents (M. Magen); Jengen, Kanala (M. Monlrouzier) (ma collection). Coquille ovale-conique, largement et brusquement tronquée au som- met, imperforée, striée finement en long au premier tour; stries fortes, irrégulières et onduleuses sur le dernier ; couleur bronze brun enfumé, luisant; 2 tours de spire, le dernier formant à lui seul la presque tota- lité de la coquille; suture aplatie, frangée; ouverture ovale, arrondie, obliquée à droite, anguleuse au sommet; columelle blanche ou violette, épaisse, tronquée; péristome simple, tranchant; bord latéral un peu sinueux supérieurement , joint à la columelle par la callosité tubercu- leuse qui est très-épaisse et blanche ; opercule corné , ovale, arrondi, convexe, strié concentriquement, brun-noirâtre, luisant; nucléus pres- que marginal. Cette espèce vit dans les eaux douces des petits cours d'eaux à Balade , Jengen et Kanala. Elle m'a été envoyée en petit nombre , ce qui me fait supposer qu'elle est rare; car le plus que j'en ai vu chez toutes les per- sonnes qui en ont reçu , et chez moi , s'élève à 12 individus. Elle affecte beaucoup la forme du Melania (Hemisinus), Guayaquilensis, Petit. Il existe un M. neritiformis , Desh., espèce de l'Amérique septentrio- nale, complètement distinct. (Voir Lamk., Anim. sans vert., t. VIII, 492.) Genre XVI. — MÉLANIE , MELANIA Lamarck. N° 91. M. villosa Philippi. (PI. IV,fig. 7.) Testa ovato-oblonga , solida, imperforata, apice truncata, nigres- cens , sub epidermide ferrugina deciduâ nitens , longitudinaliler grosse subplicata, ad suturam lalè scalariformem , coro»ata-spinosa , ( 296 ) spinis 25-28 ; anfraclus 3 convexi, gradali, ullirno 3 / 4 spirœ œquante; aperlura ovala, supernè angulala; colamella albo-callosa ; pensionna simplex, flexuosum, inlùs cinereum; operculum dépression, pyriforme, corneo-rufum , nitidum, nucleo basait. Long. : 42-45 mill. — Diam. : 22 mill. — Apert. : 25 longa; 10 Ma. Hab. Dans le Diahot, près Balade (Nouvelle-Calédonie) (MM. Magen, Béraud et Montrouzier) (ma collection). Coquille ovale-allongée, assez grande, solide, imperforée, à sommet toujours tronqué ; couleur noire uniforme , un peu luisante , recouverte d'un épiderme caduc , corné , imbriqué , de couleur ferrugineuse ; stries d'accroissement assez rugueuses et obliques; suture très-large, en rampe et fortement couronnée d'épines dentiformes qui suivent toute la rampe, au nombre de 25 à 28, prenant pour règle 3 tours de spire gradués, dont le dernier fait à lui seul les 7 '/ i de la longueur totale, ouverture ovale, arrondie, un peu anguleuse au sommet; columelle aplatie, blanche et calleuse, avec un pli qui part de la moitié du som- met et vient border la base; péristome simple, tranchant,, un peu courbé vers le haut par la carène du dernier tour; intérieur bleuâtre lac- tescent; opercule aplati, pyriforme, corné, luisant et brun-rouge; bord droit très-épais, centre creusé, avec un nucléus peu épais à la base. Paraît assez commune. N b 92. M. DB*oueti Gassiks. ('Pi'; V, tig. il.) Testa lurrita, pondéras! , solida, imper f or ata, apice abrupte trun- cata, nigra vel ferruginea , longiludinaliler grosse costala , striis flexuosis : sutura impressa , carinata funiculata; anfraclus (super- stites) 2 convexi, ullirno vix z J i longitudinis -formante ; aperlura ovala, supernè angulala, ad basim dilatata; columella callosa, expansa, luteo-ruf a ; peristoma simplex , acutum, cum callositale junctum, inlùs rufescens, margine dexlro cinereo ; operculum corneum, oblongum; striis spiralibus numerosis ; nucleo submarginali. Long. : 43 mill. — Diam. : 17 mill. — Apert. : 16 mill. longa; 9 lata. Hab. : Balade (Nouvelle-Calédonie) (M. Drouët); rare (ma collection). Coquille turriculée, pesante, solide, imperforée, tronquée brusque- ment au-dessus du second tour qui est profondément rongé ; couleur noire luisante, empâtée d'un limon ferrugineux résistant , stries d'accroissc- ( 297 ) ment flexueuses , longitudinales, côtelées et irrégulières sur le dernier tour, régulière? et espacées en côtes aiguës sur le tour supérieur; suture élevée, resserrée et carénée en gouttière; deux tours de spire très-con- vexes , fortement tronqués au sommet, le dernier formante lui seul les 3 /i de la longueur totale; ouverture ovale, anguleuse au sommet. un peu renversée à la base; columelle calleuse, jaune et brun-rouge; péristome simple, tranchant, continué par la callosité de la columelle; intérieur brun -rouge -orangé; bord droit bleuâtre; opercule corné, oblong, à stries nombreuses; nucléus submarginal. Cette coquille m'a été donnée par M. Drouët, qui la tenait de M. Bou- quet de La Grye . ingénieur hydrographe . auteur de la grande carte de la Nouvelle-Calédonie. Je ne connais pas la localité exacte, elle est donnée comme venant de Balade. Cette espèce me paraît sans analogue dans le genre Melania ; le nom- bre si restreint de ses tours, parfaitement réguliers, en ferait supposer au moins 8. si tous étaient restés. La cause de cette troncature serait- elle la même que celle qui la détermine chez le Bulimus decollalus (1)? l'accroissement trop rapide du mollusque et son développement en ampleur vers la base aux dépens du sommet? La cause de la carie qui ronge le têt de la plupart des Mollusques terrestres et fluviatiles n'est pas encore suffisamment connue. Des obser- vations nombreuses et répétées nous font espérer de pouvoir, un jour, jeter quelque lumière sur ces causes morbides de l'épiderme et du têt lui-même. J'ai pu reconnaître dans le Mel. Gassiesi, Reeve, rapporté du Mexique par M. Salle , que l'épiderme a déjà été piqué avant que la décortication de l'enveloppe calcaire soit apparente. Le point attaqué est presque imperceptible; il est environné d'une au- réole pâle . résultant , probablement , de l'inoculation d'un suc acide ; ce suc opère en dessous , sur le têt et produit déjà une érosion concave en entonnoir : cet entonnoir va toujours s'évasant, et alors le vide qui s'est opéré au-dessous, isolant l'épiderme. il crève et se fendille, et laisse pénétrer l'air sur la matière calcaire qui ne tarde pas à subir alors toutes les dégradations successives d'une désagrégation des molécules dont elle est composée. Je ne puis encore me prononcer sur la cause première déterminante (1) Voyez Essai sur le B. tronqué , Act. Soc. Linn. Bord., t. XV, p. o-22, et Tabl. des Moll. de l'Agenais, p. 1 13-121. ( 298 ) de l'érosion; mais je ne crois pas trop m' aventurer en disant qu'il faut qu'il y ait eu : 1° perforation par la tarière ou la trompe de quelque animal; 2° que l'inoculation présente tous les symptômes de la ponte de ce même animal; 3° qu'enfin, l'éclosion de l'œuf ou de l'embryon déter- mine l'érosion du têt sous-jacent, et qu'il sort alors qu'il a suffisamment rongé pour avoir acquis le développement nécessaire à la vie extérieure. Tout vient à l'appui de celte opinion , émise par moi , il y a quatorze ans, dans mon Tableau des Mollusques de l'Agenais (1), et là où j'avais trouvé un Myriapode; il pourrait bien se faire que dans les pays d'outre- mer, il se trouvât aussi quelque insecte , mollusque ou crustacé pourvu d'éléments perforateurs suffisants à produire celte érosion de l'épi— derme, et comme je l'ai dit dans l'ouvrage déjà cité (2), à l'article JJnio, une fois une coquille dépourvue de son épiderme protecteur est promp- lement exposée au dépérissement partiel ou complet, pour peu que les eaux qu'elle habite tiennent en suspension certains sels mêlés à l'acide carbonique qui peuvent accroître les causes morbides sur les parties dénudées, contre lesquelles les forts courants exercent aussi une funeste influence. Je crois donc qu'il serait très-utile de recommander aux voyageurs de bien observer et recueillir avec soin tous les corps étrangers attachés au têt des mollusques qu'ils récolteront. Toute la question est là : trouver les agents de la perforation première ! Un grand nombre de Mélanies, de Mélanopsides et de Néritines, etc., est atteint de cette maladie ou plutôt de ce parasitisme ; la troncature est plus ou moins forte ; mais elle a toujours une tendance à se produire , et comme il est facile de s'en convaincre , les eaux de l'Archipel Calédo- nien sont des plus aptes à développer cette anomalie, dont les repré- sentants extrêmes seraient le Melania Droueti et le Melanopsis neriloi- des , car ils ne possèdent qu'un ou deux tours au plus ; parmi les inter- médiaires , les Melania villosa, Matheroni et Maurula, et dans ceux qui ne sont qu'à peine tronqués, les Melania Moreleti, aspirans et Matheroni, et les Melanopsis fruslulum, aperla, livida et brevis. Les Néritines sont aussi très-fortement érodées au sommet, dont le nucléus primitif a souvent disparu. (1) Article Limnea Nouleliana , p. 167. MM. de Saulcy et P. Fischer ont émis des opinions qui ont leur valeur; mais j'espère plus tard apporter de nouvelles preuves pour justifier les miennes. (2) P. 199. ( 299 ) Ce fait se produit également chez le Cyclosloma Montrouzieri , comme il a lieu chez la plupart de ses congénères de la Jamaïque, de Cuba et du Mexique ! Ce dernier fait est moins explicable que le précé- dent , et j'avoue que je n'ose le rapporter qu'à l'exemple déjà cité du Bulime tronqué ; développement trop rapide de la base aux dépens du sommet, et brusque retrait de l'animal. N° 93. M. BBiaiiriala Reeve. M. maurula, Reeve, Iconogr., pi. IV, fig. 15, novembre 1859. (PI. V, fig.9.) Testa turriculala nigrescente-fusca , apice truncala, imper f or ata ; anfraclibus convexis, 3 l / a supernè anguslis, excavatis, deindè liratis , subobscuris ; aperlura parva rufescens ; operculum nigrum , nucleo marginalis. Long. : 25 mill. — Diam. : 10 mill. — Apert. : 9 mill. longa; 5 lata. Hab. La Nouvelle-Guinée (S.-E.) (Cuming), Balade (Nouvelle-Calé- donie) (M. Magen) (ma collection). Coquille turriculée , subcylindrique, à sommet tronqué , imperforée, d'un noir olivacé, sur lequel se détachent quelques linéoles noires, souvent encroûtée d'un limon ferrugineux ; striée en long, mais plus for- tement sillonnée en travers, avec des côtes longitudinales irrégulières; spire de 3 à 3 tours 1 / 2 convexes, dont le supérieur tronqué, le dernier formant à lui seul la moitié de la longueur totale; suture bien marquée, carénée en rampe et serrée par un cordon; ouverture, étroite, ovale, anguleuse au sommet, obtusément arrondie à la base; columelle sim- ple, avec une légère callosité gris-plomb, luisant, passant au rouge- sanguin vers la base; intérieur rougeâtre; opercule corné-noir; nucléus marginal. N° 94. M. Mageni Gassies. (PI. VI, fig. 10.) Testa, turbinala, elongala, translucida, imperforata, apice trun- cata, corneo-lutescens, rufo - flammulata ; longiludinaliter slriata , transversim snlcata; sutura profunda, carinata ; anfractvs 5-6 vix convexi, 3-4 supernè lirati, ultimo 2 / 3 longitudinis formante; aperlura ovata, supernè angulosa, ad basim rotundala; cohimella stricta, alba, crassiuscula ; peristoma simplex, acutum, intùs brunescens; opercu- lum tenue, comeo-nigrescens , nitidum; nucleo marginali. ( 300 ) Long. : 17 mill. — Diam. : 6 mill. — Apert. : 5 mill. longa; 3 Ma. Hab. Balade, dans les ruisseaux (MM. Béraud et Magen) (ma col- lection). Coquille turbinée, allongée, translucide, imperforée, à sommet tou- jours tronqué; couleur d'écaillé parsemée de taches longitudinales rougeâtres ; striée fortement en long et sillonnée en travers par des réticulations nombreuses et épaisses; suture profonde et carénée; spire de 5 à 6 tours convexes, les 3 ou 4 derniers fortement côtelés en long, le dernier formant à lui seul les 2 / 3 de la longueur totale; ouverture ovale, entière, à peine aiguë au sommet, obliquement arrondie à la base; columelle étroite, blanche et peu épaisse; péristome simple, tranchant; intérieur brunâtre ; opercule corné, mince, noirâtre ou rou- geâtre , un peu luisant ; nucléus marginal. Dédiée à mon ami et collaborateur M. E. Magen. N° 95. M. Matiies-OBii Gassies. (PI. (V, Kg. 5.) Testa elongata, acuminata, imper forala, apice leviter erosa, prœcipuè in adulti truncala, nigrescens, longiludinaliler slrialula, ad basim cir- cwnsulcala; sutura prof unda , spir aliter -car inata , luteola ; anfractus 9-10 regulariter accrescentes , ultimo l / s longiludinis formante; aper- lura ovato-rolundala, supernè angulata; columella depressa, crassius- cula, alba ; peristoma simplex acutum, intùs cinerascens ; operculum corneum ; pyriforme , rufescens, nucleo submarginali. Long. : 27 mill. — Diam. : 12 mill. — Apert. : 10 mill. longa; 5 Ma. Hab. Balade, dans les affluents du Diahot, etc. (M. Magen); CC. (ma collection). Coquille très-allongée, acuminée. imperforée, à sommet érodé, tronqué à l'état adulte; couleur bronze-noir; striée obliquement et finement; ces stries sont traversées par des sillons qui les crispent, et en les resserrant ainsi les espacent et les grossissent, les faisant ressembler aux réseaux d'une toile grossière; à la hauteur médiane du dernier tour et de l'angle supérieur de l'ouverture se voient 4 à 5 sillons cerclés qui se doublent en arrivant à la columelle ; la suture est profonde, en rampe carénée et jaune foncé; spire de 9 à 10 tours, croissant régulièrement, le dernier formant à lui seul plus que le l / 5 de la longueur totale ; ouverture en- tière, ovale, arrondie à la base, un peu anguleuse au sommet; colu- melle aplatie, peu épaisse et blanche; péristome simple et tranchant ; ( 301 ) intérieur brunâtre-azuré; opercule corné, pyriforme, noir et rouge- d'écaille; nucléus presque marginal. Je prie M. Matheron , bien connu par ses travaux géologiques, d'ac- cepter la dédicace de cette espèce. N° 96. M. ÏLancea Lea. M. Lancea, Lea, Proc. Zool. Soc, p 83, 1850. — Reeve, pi. VIII, fig. 39, novembre 1859. Testa subulato-turriculata, imperforata, livido-olivacea , anfractibus 10-12 , convexis, apice truncalo lœvibus, infernè spiraliter lineari- sulcatis; apertura parvala, margine columeïlari calloso-incurvo ; oper- culum corneum , nigrum; nucleo marginali. Long. : 20 mil!. — Diam. : 7 mill. — Apert. : 10 long a ■ ; 6 lata. Hab. Les îles de la Société, Ohcalaroa (Lea), Balade et Kanala (Nouvelle-Calédonie) (M. Montrouzier) (ma collection). Coquille subulée, turriculée, imperforée, couleur olivacé-livide; spire subaiguë, presque toujours tronquée; tours au nombre de 10 à 12, convexes ; sommet tronqué, lisse, le dernier sillonné par de petites côtes fines , assez élevées, concentriques, très-accusées vers la suture et à la base des tours ; ouverture petite; base columellaire calleuse et recour- bée; opercule corné, noir; nucléus marginal. N° 97. M. Moreleti Reeve. M. Moreleti, Reeve, Icon., t. XXXV, fig. 239, sept. 18(50. — speciosa, Morelet , Test. nov. Austr. , n. 15, 1856. — Non M. speciosa, Adams, Proc. Zool. Soc, p. 99, 1853. — Reeve, pi. XXVII, fig. 184. (PI. IV, fig. 6.) Testa acuminato-turrita , imperforata, fulvo-brunnea , strigis parvis undatis , nigricantibus obscure picta, apice leviter erosa; anfraclus 9-10 ; spiraliter sulcali , è suturis dense pli cati , sulcis plicisque in an- fractibus ullimo et penultimo (hisce obscure liratis) gradatim evanidis; apertura ovala; columella intorto-effusa ; operculum corneum, brun- neum , nucleo marginali. Long. : 25 mill. — Diam. : 14 mill. — Apert. : 12 longa; 1 lata. Hab. Balade (Nouvelle-Calédonie) (MM. Magen etBéraud) (ma col- lection). Coquille accuminée, turbinée, imperforée, à sommet érodé , rarement ( 302 ) tronqué; couleur noirâtre ou ferrugineuse; striée fortement en long; sillonnée en travers , Favanl-dernier tour et les supérieurs sont ornés de côtes longitudinales élevées , nombreuses et striées en travers , le dernier tour a quelques doubles sillons qui, partant du sommet de l'ouverture, parcourent la partie médiane ; 7-8 tours de spire, croissant régulièrement, le dernier formant un peu plus du i / g de la longueur totale; suture assez profonde, en rampe onduleuse; ouverture ovale-allongée, anguleuse au sommet, arrondie à la base; columelle arrondie, bleu-azuré et peu épaisse; péristome simple, tranchant; intérieur bleuâtre foncé, oper- cule pyriforme, ovalaire, corné, brun, luisant; nucléus marginal. N° 98. M. canalis Lea. M. canalis, Lea, Proc. Zool. Soc, 1850, p. 80. — Reeve, pi. XI, fig. 63. (PI. VI,flg. 2.) Testa siibtdata, subventricosa , imperforala, virescente-lutea, obs- cure rufo-fusco punclata et flammi, breviculis omala, anfraclu ultimo propè basim fusco latefascialo , anfraclibus 10-12 convexis, longitudi- naliter grosse subplicatis , spir aliter sulcatis , sulcis versus aperturam subevanidis suluris impressis ; apertura ovata , basi subeffusa; opercu- lum comeum, griseo, lulescens ; nucleo marginali. Long. : 35 mill. — Diam. : 13 mill. — Aperl. : 11 mill. longa; 6 laia. Hab. Les îles Guimiras (Philippines) (Lea) , Balade (Nouvelle-Calé- donie) (MM. Magen et Béraud) (ma collection). Coquille subulée, un peu ventrue, imperforée , jaune-verdâtre, obs- curément ponctuée de fauve-rougeâtre et de petites fascies flambéees ; la base du dernier tour est entourée d'une large bande fauve; spire de 10 à 12 tours convexes; striés fortement en long de sillons assez élevés qui vont en s'effaçant vers l'ouverture; suture comprimée; ouverture ovale, base un peu oblique; opercule corné, gris-jaunâtre, à nucléus marginal. N° 99. M. macrospira Morelet. M. macrospira, Morelet, Test. nov. Australie, n. 15. M- aspirons , Hinds, Voyage du Sulphur, p. 56, p. 15. (PI. VI, fig. 3). - Testa turrito-subulala , decollala, imperforala, nitida, rufo vel viridi-fusca , irregulariter arcualim striata et lineis decurrentibus ad suturas magis conspicuis decussala; anfractibus 8-10 par ùm convexi, supernè leviter coarctali, ultimo busi spiraliter mulUsulcalo ; sutura ( 303 ) profunda, in ultimis ; anfractibus marginala; apertiira ovato-acuta; intùs cœrulea, margine columellari albido; operculum corneum, tenue, nucleo spirato, nigro-rufo. Long. : 72 mill. — Diam. : 16 mill.— Apert. : 14 mill. longa ; 6 laid. Hab. Balade, Jengen , Kanala, etc. (Nouvelle-Calédonie) (MM. Mon- trouzier. Magen , etc.); vu 12 individus (ma collection). Coquille très-élancée , turbinée , imperforée , tronquée à l'état adulte , luisante; couleur bronze-olivâtre, taché de brun-rouge d'écaillé près des sutures, irrégulièrement striée et sillonnée; les stries sont décurrentes et flexueuses, les sillons sont horizontaux, très-pressés vers les sutures , et surtout vers les premiers tours où ils forment des côtes longitudi- nales; sutures canaliculées au sommet et fortement comprimées à leur base par une suite de côtes sillonnées; spire de 11-13 tours très-acu- minés, à sommet tronqué ; ouverture ovale, aiguë; intérieur cendré, bleuâtre, souvent parsemé de taches irrégulières lactescentes; columelle arrondie, peu calleuse, blanche ; péristome simple, tranchant; oper- cule corné, mince, avec un nucléus spiral, noir-rougeâtre. M. Reeve, Icon., pi. X, fîg. 53, etc., réunit le M. macrospira, Morelet, au M. aspirans , Hinds. Les deux espèces sont, en effet, très- voisines, et les caractères qui les séparent peuvent fort bien provenir de l'influence du milieu qu'elles habitent : le M. aspirans des îles Feedjee est plus solide que le M. macrospira de la Nouvelle-Calédonie, plus étroit à la base , plus fortement sillonné et surtout réticulé, ce que je ne puis observer sur les nombreux échantillons Calédoniens; de plus, les sutures sont plus nettement canaliculées, et les stries décurrentes moins élevées et flexueuses. Voici la diagnose de Hinds : M. aspirans Hinds. Testa angustè subulata, olivacea vel fusca nigra, anfractibus 10-12, planulatis , lalis , supernè constrictis, ad marginem fimiculatis , inter- dum subplicatis, ultimo ad basim multisulcato ; apertura parva margine columellari callo excavato. Hab. Insulas Feedjee. XVII Genre. — NÉRITINE, NER1TINA Lamarck. No 4 00. HT. Petitii Recluz. A T . Petitii, Recluz, Revue Zool. Soc Cuviérienne . 1841, p. 373. — Reeve Icon., pi. II, fig. 8. (PI. VI, fig. 20.) ( 304 ) Testa orbiculare-ovata, subglobosa, spira obtuse planala ; anfraclibus convexis, versus aperturam lalioribus, concenlricè irregulariter striatis, spiraliter obsolète impresso-lineatis ; aperlura expansa , area columel- lari concavo-plana ; intense brunneo-nigra ; labro et area columelîari intense sanguineis; operculum calcareum nigro-cœrulescens. Long. : 35 mill. — Diam. : 26 mill. — Apert. : 17 longa; 25 lala. Hab. Les îles Mindanao (Philippines), sur les pierres des rivières (M. Cuming), la Nouvelle-Calédonie, à Balade, dans le Diahot (MM. Ma- gen et Montrouzier) (ma collection). Coquille ovale - orbiculaire , subglobuleuse; spire obtuse, aplatie; tours convexes, irrégulièrement striés concenlriquement vers l'ouver- ture; ouverture grande; columelle plane-concave; couleur noir-brun; péristome et aire columellaire d'un beau rouge de sang, brillant; oper- cule calcaire bleuâtre. N° 101; HT. Beckii Recluz, N. Beckii, Recluz , Revue Zool. Soc. Cuviérienne. — Revee , Icon., pi. III, fig. 2. (PI. VI, fig. 17) Testa depresso-ovata, subtùs concaviuscula ; spira plano-impressa; anfraclibus concenlricè et irregulariter striatis ; area columelîari lœvi- gata, nigra, labro intùs auranlio-rufo ; area columelîari fumeo-livida ; operculum corneum, tenue, spirale, cœrulescens. Long. : 28 mill. — Diam. : 22 mill. — Apert. : 8 mill. longa; 21 lala. Hab. Balade, dans le Dihaot(M. Magen) (ma collection). Coquille ovale, déprimée, très-aplatie sur le dessus, noire ou bru- nâtre; spire plane, comprimée, concentrique, irrégulièrement striée; plan columellaire luisant, noir ou fumeux, livide; intérieur orangé vif; ouverture ample, arrondie; aire columellaire aplatie, concave, denti- culée; couleur de fumée -bleuâtre, livide; opercule corné, mince, spire, bleuâtre-cendré. N° 4 02. ST. asperulata Recluz. N. asperulata, Recluz, in Sowerby, Thésaurus Conch., part. 10, p. 51 2. — Reeve, pi. X, fig. 45. Testa depresso-ovata, subtùs concava: spira parva vix exserta; anfrac- libus subanguslis , versus aperturam expansis, undiquè minute crispato- corrugalis ; area columelîari lala, declivi, rufo-tincla; aperlura ampla, expansa , cœrulescente vel olivaceo-fuscescente , nigro reticnlata ; oper- culum corneum , claviforme. ( 305 ) Long. : 17 mill. — Diam. : 20 mill. — Aperl. : 8 mill. longa; 20 lata. Hab, Ile Luzon (Philippines) (Cuming), les îles des Pins, Art et Pôt (Nouvelle-Calédonie) (M. Montrouzier) (ma collection). Coquille ovale, déprimée; spire courte presque exserte ; tours sub- anguleux, élargis vers l'ouverture; stries crispées, rugueuses; cou- leur brunâtre ou olivâtre, réticulée de noir; base columellaire large, déclive, rouge; ouverture grande, dilatée, bleuâtre; aire columellaire rouge; opercule corné, en massue, rouge-enfumé. N° 103. IV pulligera Linné. Nerita palUgera, Linné, Syst. nat., p. 1253. — ritbella, Muller; Reeve, Icon., pi. II, fig. 9. (PI. VI, fig. 18.) Testa orbiculari-ovala, subdepressa ; spira concavo-impressa; an- fractibus convexis, versus aperturam latioribus , concentricè rugoso- striatis ; aperlura expansa , cœrulescente , labro supernè acule intùs aurantio-rufo auriculato; area columellari nigro-cœrulea , leviter con- cava ; operculmn corneum , cœruleo luteum. Long. : 25 mill. — Diam. : 18 mill. — Aperl. : 7 longa; 17 lata. Hab. Les Moluques et les Philippines, la Nouvelle-Calédonie, à Ba- lade, Jengen, etc., etc. (MM. Montrouzier et Magen) (Musée de Bordeaux (ma collection). Coquille ovale , orbiculaire, subdéprimée; spire déprimée, concave; tours convexes, rugueusement et largement parcourue de stries concen- triques; ouverture dilatée, ample; bord supérieur aigu, auriculé; base columellaire concave ; ouverture bleuâtre ; intérieur orange vif; aire columellaire noir-bleuâtre; opercule corné, calcaire, jaune et cendré. N° 104. W. Bruguierii Rf.cluz. N. Bruguierii, Recluz; Sowerby, Thésaurus, Conch. , p. 10; p. 512, pi. 114, fig. 159; Reeve, pi. X, fig. 46. N. Dunalii, Montr. in Scheed. Testa oblongo-ovata , depressa, spira parva, obiusa , vix exserta; anfractibus subangustis , supernè piano impressis, flexuoso-slrialis , area columellari vivide rufa; operculum corneum, spiralim rufum. Long. : 24 mill. — Diam. : 18 mill. — Aperl. : 6 longa; 17 lata. Hab. La Nouvelle-Islande (Hinds), Balade, Kanala (Nouvelle-Calé- donie) (MM. Magen et Montrouzier). Tome XXIV. 23 ( 300 ) Coquille ovale-oblongue , déprimée ; spire courte, obluse, presque exserte; tours subanguieux, le supérieur plane, comprimé; stries flexueuses; ouverture ample, un peu oblique; aire columellaire rouge "vif; opercule corné, spiral, rougeâtre. N° 4 05. ST. eanalis Sowerbï. A T . canalis, Sowerby, Conch. illust., fig. 22. (pi: vi, fi g . t9.) Testa ovato-oblonga , depressa , nigra, transversim irregulariter slriata ; apice obluso in margine posteriore dexlro inflexo ; anfractibus 2, ullimo s / \ i i ' 8 formante ; apertura semi-lunari ambitu aurantiaca, latere dexlro canaliculata; columella plana, aurantiaca, tenuissimè denti culata ; operculum corneum, ellipticum, luteo- cœr nies cens , nncleo acutum. Long. : 25-30 mill. — Diam. : 19 mill. — Apert : 14 long a ; 20 Ma. Hab. Le Diahot. près Balade (M. Magen) (ma collection). Coquille ovale-oblongue, déprimée, noire, irrégulièrement striée en travers; sommet obtus, souvent carié et renversé vers la droite; spire de 2 tours , dont le dernier fait presque à lui seul le volume total ; ouverture semi-lunaire, un peu obliquée à droite; columelle plane, à peine gra- nuleuse, d'un beau rouge-orange; marge inférieure finement denticulée; péristome mince, tranchant; bord latéral formant une gouttière assez large, dépassant la spire; intérieur bleuâtre, bordé d'orange; opercule corné, elliptique, jaune-cendré; nucléus allongé, aigu. N° 106. ST. liecoiatei Reclcz. N. Leconlei, Piecluz , Journ. Conch., t. IV, p. 257, pi. VIII, fig. 3, 1853. N. Novo-Caledonica , Reeve, Icon., pi. XXIV, fig. 107, novem- bre 1855. (PI. VI, fig. 16.) Testa depresso-ovala , tenuicula , radialim elevalo-slriala, spira obli- qué inlorta, area columellari ampla, subdilatata, pallidè carneola, intùs nigro-cœrulescenle ; operculum corneum cœrulescens , zonalum et spiralum Long. : 27 mill. — Diam. : 18 mill. — Aperl. : 7 mil. longa; 17 lala. Hab. Balade (Nouvelle-Calédonie), dans le Diahot (MM. Magen et Montrouzier) (ma collection). ( 307 ) Coquille ovale, déprimée, peu épaisse , noir sale; stries radiantes , élevées; spire oblique, contournée; aire columellaire ample, subdi- latée, couleur de chair plus ou moins foncée, finement denliculée; inté- rieur bleuâtre ; opercule corné, bleuâtre et roussâtre , zone et spire. N° 107. HT. variegata Lesson. N. variegata, Lesson, Thesaur., fig. 89-90. Testa conoideo-globosa , solida, N. Zebrœ simili, epidermide trans- lucida , rubro et nigro varié picta; anfractibus 3 convexis, ullimo i j s longiludinis formante; sutura linearis, apice erosa; apertura ovato- obliqua, alba, nitida; perisioma acutum, sed columella complanaia, vix crenulata, fulvo vel rufo, tincta ; operculum calcareum externe nigr es- cens, intùs rufum; apophysis bifurcata, elevata, costis carinalis ornata. Long. : 22 mill. — Diam. 15 mil!. — Apert. : 9 mill. longa; 7 lala. Hab. Panama? (Sowerby), dans le Diahot, près Balade (Nouvelle- Calédonie (MM. Montrouzier, Magen , etc.); CC. (ma collection). Coquille conique, globuleuse, solide, se rapprochant du N. Zébra; couleur brun-vert ou marron , presque toujours parcourue par des fas- cies zébrées, blanchâtres ou jaunâtres, se détachant inégalement sur le fonds translucide de l'épiderme et variant sur chaque individu ; spire de 3 tours convexes, le dernier formante lui seul les */ s de la longueur totale; suture linéaire; sommet érodé ; ouverture ovale, oblique, blan- che, un peu azurée, luisante; péristome aigu, bordé de'noir; columelle aplatie; aire blanche avec une tache rougeâtre ou rouge vif ; opercule calcaire, noirâtre extérieurement, rougeâtre à l'intérieur; apophyse bifurquée, élevée; côtes carénées. N° 108. US. aqitatilis Reeve. N. aquatilis, Reeve, Icon., pi. XV, fig. 73, novembre 1855. Testa conoideo-globosa , solida, spira suboblusa, anfractibus supernè leviter concavis, deinde convexis, lœvibus ; area cohimellari callosa , olivaceo-lutea, lineis nigris acutè undalis dense picta; operculum cal- careum rufo-cœrulescens. Long. : 20 mill. — Diam. : 12 mill. — Apert. : 7 longa; 10 lata. Hab. Les grands cours d'eau, sur les pierres et les roches roulées, le Diahot à Balade (Nouvelle-Calédonie) (MM. Montrouzier, Magen et Béraud) (ma collection). Coquille conoïde-globuleuse , solide; spire presque obtuse; tours ( 308 ) supérieurs lisses , concaves en dehors , convexes en dedans , luisants ; aire columellaire calleuse, jaunâtre; couleur générale jaune-olivacé , ponctuée de linéoles noires, ondées; opercule calcaire, rouge-bleuâtre. N° 109. W. navigatoria Reeve. N. navigatoria, Reeve, Iconogr. , pi. XXIII, fig. 102, novem- bre 1855. Testa conico-turbinata, spira prominula, anfraclibus supernè decli- vibus, deindè piano- c onv exis , lœvibus, apertura angusta; area colu- mellari subcallosa, margine tenue denticulata , olivaceo-nigra , lineis pallidis lulescentibus longiludinaliter undatus ormta, area columellari lulescente; operculum comeum fuscum. Long. : 21 mill. — Diam. : 12 mill. — Apert. : 6 l / % longa; 10 lala. Hab. L'Ile des Navigateurs (Océan pacifique) (Reeve), les îles Art, Lifu, Mare (Nouvelle-Calédonie) (MM. Montrouzier, Béraud) (ma collection). Coquille conique, turbinée; spire peu élevée; tours supérieurs décli- ves , les inférieurs planes , convexes , luisants ; ouverture aiguë ; aire columellaire subcalleuse; marge finement denticulée, jaunâtre, noire- olivacée, ornée de lignes longitudinales, ondées de jaune pâle; aire columellaire jaunâtre; opercule corné, jaunâtre. N° 110. HT. Nouletiana Gassies. (PI. VIII, fig. 5.) Testa conoideo-globosa, solida, nitida, nigro-violacea , irregulariter albo maculala, maculis angulalis ; spira obtusa erosa, apice violaceo ; anfraclibus 3 convexis, ultimo 5 / i longitudinis formante; apertura obliqua , subrotunda , supernè angulala, intùs viridiscenti-lulea ; area columellari palula , concava, crenata, dentibus 2-3 elevalis; operculum comeum, luteum; apophysa bifida. Long. : 10-12 mill. — Diam. : 7 mill. — Apert. : 4-5 longa, 5 lata, Hab. L'île Art (Nouvelle-Calédonie) (M. Montrouzier); vu une dizaine d'individus (Musée de Bordeaux) (ma collection). Coquille globuleuse , conoïde, solide, luisante, noir-violàlre, irré- gulièrement semée de taches blanches superposées , imitant les tentes d'un camp ; spire obtuse ; sommet érodé, violet-vineux ; spire de 3 tours convexes , le dernier formant à lui seul plus des 3 / i de la longueur totale ; ouverture oblique, subarrondie, anguleuse supérieurement, jaune- verdàlre à l'intérieur; aire columellaire concave, épaisse, crénelée à ( 309 ) son point d'insertion , avec 2 ou 3 denticulations élevées ; opercule corné, jaune; apophyse bifide, sans apparence de spire. Cette espèce appartient au groupe des N. lugubris , Philippi ; pisifor- mis , Recluz ; Iristis , d'Orbigny; tnrbida, Morelet, etc., etc. Elle se distingue de toutes ces espèces par sa taille constamment plus grande, son têt plus épais et surtout par les taches tantôt blanches ou violettes qui parent le dernier tour et la font ressembler au premier aspect au N.picta. Les taches n'apparaissent pas toujours aux mêmes endroits; elles ceignent la partie médiane du dernier tour, ou s'espacent sur une seule partie. Le N. picla est constamment plus grand, ses fascies ne sont pas disposées de la même façon et l'aire columellaire est rougeâtre. Dédiée à mon excellent ami M. le docteur J.-B. Noulet, si connu par ses travaux philologiques , conchyliologiques et paléontologiques. N° -MI. TH. Soirverbâaaia Montrouzier. N. Souverbiana , Montrouzier, Journ. Conch., 3 e série, t. III, p. 75. M., p. 175, pi. V, fig. 5. (PI. VIII, fig. 7.) Testa subobliquè ovalis, spira sublateralis, parùm exserta ; anfractibus 3 convexis, lœvibus, nilidis, albo-subflavidulis , Iransversè (3-4-5 se- rialim in ult. anfr.) albo-punclatis et flavo-subaurantiaco colore bibal- teatis , lineis rubidis vel nigris capillaceis , puncta alba non tangenli- bus, longitudinaliler flexuoso-strigatis ; area colamellari alba, posticè callosa et subluteola, anlicè medio latè subemarginata et minute 6-7 denticulata; apertura intùs concolor, punctis, balleis et strigi pellucidis; operculum, extùs subconcavo radiatim strialo , intùs recarvo subcari- nalo et inœqualiter biparlito, posticè angulatim emarginulalo. Var. B. slrigis numerosioribus , balteis deficientibus. Var. C. ferè nigra, juxtà suturam septumque albo-punctata; strigis latioribus, subfusis, vix îindalatis (coll. Gassies). Long. : A mill. — Diam. : 3 mill. — Apert. : 5 longa ; 7 lata. Hab. Jengen, les îles Art et Pôt (Archipel de la Nouvelle-Calédonie); espèce maritime vivant sur les fucus (M. Montrouzier) (Musée de Bor- deaux) (ma collection). Coquille subobliquement ovale , à spire sublatérale, un peu détachée; ses tours de spire sont au nombre de 3, convexes, lisses , d'un blanc- jaunâtre avec des séries transverses de points blancs (disposés en 3, 4 et ( 310 ) 5 séries sur le dernier), 2 bandes spirales d'un jaune-suborangé et des lignes capilliformes, longitudinales, flexueuses, évitant les points blancs dans leur trajet; aire columellaire blanche, calleuse et un peu jaunâtre postérieurement, subéchancrée au milieu de son bord columellaire qui est pourvu de 6 h 7 denticulations ; ouverture concolore, laissant voir par transparence les points, les bandes et les strioles; opercule à face externe subconcave , transversale , striée en rayons partant du nucléus , à face interne curvilinéairement et inégalement divisée en deux par une petite carène partant du même point pour se diriger jusqu'à une petite échancrure qui existe à son bord postérieur; striée dans le même sens sur le reste de son étendue (Souverbie). Vu de nombreux échantillons, sauf de la var. C. qui paraît rare. Cette espèce appartient au petit groupe dont le N. viridis est le repré- sentant le plus connu. Elle vit sur les fucus au bord de la mer qui la recouvre parfois; c'est donc parmi les Néritines marines que sa place est marquée. Elle varie comme couleur, mais sa forme est constante et presque identique à celle du N. viridis, Lamk. Le N. glabrata, Sowerby, a quelques rapports éloignés avec elle ; mais il sera toujours facile de les distinguer : 1° Par la taille, moindre chez notre espèce ; 2° Par sa coloration moins régulière et son têt moins lisse ; 3° Enfin par le moins d'élancement du dernier tour. N° H 2. ST. BBueleoÏMS Morelet. N. nucleolus, Mor., Test, nov. Austr., p. 6, n. 13, 1857. N. plicata, Gass., Journ. Conch., t. VII, 1859. (PI. VIII, fig. 8-9.) Testa forma variuns, plus minusve conoidea, apicè obtusiuscula, slriala aliquando spinosa, olivacea vel rubescens , lineolis vermiculatis confer- lissimis maculisque squamœformibus adumbrata ; anfractus 1 * / 2 2 ad suturas planulati , ultimo leviter coarctato , deinde angulato ; aperlura semilunaris, inlùs albido-cœrulea; area columellari declivis , callo atro- violacente munita, margine acutè denliculalo, dente uno ad dexlram pro- minenle; operculum teslaceum, lividum, s-ulura decurrente biparlitum. Typus : Long. : 12 mill. — Diam.. : 8 1 / r — Alt. : 7 mill . — Apert . : 5 rail 1. longa; 7 Ma. Var. B. spinosa, spinas spiralis , elevatisin suturam etmedio. Var. G. plicata, N. plicafa /Gass., Journr. Conch., t. VII, 1859. ( 344 ) Long. : 45 mill. — Diam. : 44 mil!. — Alt. : 9 mill. (pi. VIII, fîg 9). Hab. La Nouvelle-Calédonie, à Jengen , Balade, Kanala, Art (MM. Montrouzier etMagen); var. C. Balade, l'île des Pins (M. Ma- gen) (Musée de Bordeaux) (ma collection). Coquille variable, conoïde, à sommet obtus et souvent érodé; striée, quelquefois épineuse , olivâtre , passant au rougeâtre ; linéoles vermi- culées, onduleuses, noires, partant de la suture se dirigeant vers la base ; ces linéoles sont souvent interrompues et forment une ou deux bandes qui ceignent le dernier tour, qui pâlit vers la base , passant du bronze au jaune sale; spire de 4 tour 1 / 2 à 2 aplatis aux sutures, le der- nier formant la totalité de la coquille; ouverture semi-lunaire, oblique; aire columellaire oblique, épaisse, tachée d'un noir- bleu intense; marge blanche, finement dentée et possédant une élévation apophysale assez forte vers la droite ; opercule calcaire , gris-livide , demi-spiral ; apophyse fortement bifurquée. Cette espèce est l'une des plus communes de l'Archipel. M. Montrou- zier nous en a envoyé plus de cent individus; nous l'avons reçue égale- ment de MM. Magen , Béraud et Drouët. La var. B. est assez rare , ainsi que la var. C. J'avais élevé cette dernière au rang d'espèce ; mais après un plus mûr examen, j'ai dû en faire une remarquable variété sous le nom de var. C. plicata. Elle est plus conique que les autres, plus grande et plus fortement plissée : d'ailleurs, tous les autres caractères sont identiques. M. Morelet , dans la description de son espèce , lui applique 3 tours 1 / i de spire. J'ai reçu cette coquille de l'obligeance de l'auteur même, et n'ai pu en compter que deux. Est-ce une faute typographique ? N° 113. HT. Pazi Gassies. N. Pazi, Gassies, Journ. Conch., t. VIII, p. 74, juillet 4858. (Pl. vm, fig. 10.) Testa suboblonga , subvenlricosa , luteo-virescens , lineolis brunneo- rubris , longiludinalibus, interruplis , namerosis ornala; apice com- planata, erosa, subcarinata, raro mutica; sœpiùs spinis 5-6 obliquis , arcualis, slriatis coronala ; anfractus 3, sutura planulala; aperlura semilunaris , obliqua , ad basim rotundala, columella callosa, declivi- concava, cœruleo-nigrescens , ad basim zonanigra, et 'zona exteriore lutea circumducla ; margine acuto, albo, unidentato ; peristoma acutum 3 inlùs albo-griseum; operculum cakareum, exlùs rufescens, semi- spirale, ( 312 ) obliqué sulcatum, undulatum, bipartilum, corneo-griseum , nitidum ; margine dextro rufescente ; apophijsi interna bifurcata ; costis carinatis ; inlerslilium médium , concavum, triangulare, incurvalum. Long. : 14 mill. — Diam. : 9 J / 2 mill. — Apert. : 5 longa ; 9 lala. Hae. Jengen, Balade (Nouvelle-Calédonie) (MM. Béraud etMontrou- zier); vu 11 individus (collection Béraud et Gassies). Coquille suboblongue, solide, un peu ventrue; couleur jaune-verdâtre avec des linéoles brun-vineux interrompues , partant de la moitié de l'avant-dernier tour, se dirigeant vers le haut ; columelle noir-bleuâtre jusque sur la callosité; partie du bord columellaire bordé de noir; sommet aplati et carié ; carène couronnée de 5 à 6 tubes creux spini- formes, dirigés d'arrière en avant et d'avant en arrière; 3 tours de spire; suture aplatie sur le tour qui la précède ; ouverture semi-lunaire , obli- que , coupée à angle obtus par la callosité columellaire, très-arrondie à droite vers la base; aire columellaire calleuse, concave; callosité aplatie; bord irrégulier avec une seule élévation dentiforme pour l'enchâssement de l'apophyse operculaire ; intérieur grisâtre, peu brillant; opercule calcaire, roussâtre, demi-spiral divisé en deux parties ondulées; bord inférieur corné, rougeâtre, couleur générale de corne grise, luisante ; apophyse bifurquée; côtes de préhension carénées, formant un sinus au sommet où elles vont se joindre à la callosité de l'insertion; inser- tion inclinée en corne d'abondance très-élargie au sommet. Cette Néritine, dédiée en 1858 à mon ami M. Patricio Paz, de Madrid, appartient, comme la précédente, à la section des épineuses (Clithon de Monlfort), sans toutefois en avoir tous les caractères; aussi pensons- nous qu'elle forme le passage gradué des espèces sans épines au genre Clithon. N° 114. HT. subgranosa Recluz. N. subgranosa , Recluz, Rev. Zool. Soc. Cuviérienne, 1841, p. 310; Reeve , Iconogr., pi. V, fig. 24. Testa globosa, fusco-olivacea , apicè rufo , spira abbreviato-turrila , interdùm obtusa, anfractibus 2 7 2 convexis, supernè angulalis , nunc lœvibus , nunc angulalis et spinosis, strenuè corrugato-strialis, sub- granosis; apertura subrotunda, area columellari angusta interdùm expansa/virescente vel olivaceo - rufa ; operculum corneum, livido- brunneum. Long. : 20 mill. — Diam. : 14 mill. — Apert. : 9 longa; 15 lala. ( 313 ) Hab. Les îles Philippines (M. Cuming), l'île Art (Nouvelle-Calédonie) (M. Montrouzier) (ma collection). Coquille globuleuse; spire courte et aplatie au sommet, bronze avec le sommet rougeâtre ; 2 l / 2 tours convexes, le supérieur anguleux et couronné de tubes spinifères en nombre inégal; striée et crispée, avec des granulations presque rondes , élevées , saillantes ; ouverture sub- arrondie; aire columellaire aiguë, développée à l'intérieur; couleur brun-rouge; opercule corné, brun-verdâtre. N° Mo. I¥. obscurata Recldz. N. obscurata, Recluz, Rev. Zool. Soc. Cuviérienne, 1842, p. 183. — Reeve, Iconogr., pi. V, fig. 23. (PI. VIII, fig. 4.) Testa globosa, solidiuscala , spira obtuse depressa , anfractibus su- pernè declivibus , deindè seriatim brevispinosis , undiquè longitudîna- liter corrugalis; aperlura subcirculari unidentata ; area columellari subangusla , margine arcuala, fusco-nigra vel olivacea. nigro-zonata ; operculum corneum brunneum. Long. : 16 mill. — Diam. : 13 mill. — Apert. : 8 longa; 12 lata. Hab. Les îles Mindanao (Philippines) (M. Cuming), la Nouvelle- Calédonie, à Jengen, Balade, etc. (MM. Magen et Montrouzier) (ma collection). Coquille globuleuse assez solide, olivacée, quelquefois zonée de noir, avec des taches jaunâtres, irrégulières; spire obtuse, déprimée; tours supérieurs déclives avec quelques tubes courts , irréguliers, spinifor- mes; fortement sillonnée et striée en long; ouverture presque circulaire, une seule dent élevée ; aire columellaire subaigùe ; marge arquée , cou- leur noirâtre ; opercule corné, brun, livide, très-enfoncé. N n \ 1 6. TM. aspersa Recluz. N. aspersa, Recluz, MS. Mus. Cuming. Sowerby, Thésaurus, Conch., part, 10, p. 524. (PI. VIII, fig. 16.) Testa subglobosa , lenuicula , spira obtuse planata , anfractibus cor- rugato-liratis , supernè angulatis, ad angulum longispinosis ; area colu- mellari declivi, supernè subsinuata, carbonario-nigra , punclis luleis minuits obscure aspersa; apertura semilunaris, columella callosa, alba, supernè unidentata ; peristoma simplex , inlùs albo-cœrulescens ; operculum calcoreum cœruleum. (314 ) Long. : 12 mill. — Diam. : 8 mill. — Apert. : 6 longa ; G lala. Hab. Les îles Sandwich (Reeve), Balade, Kanala (Nouvelle-Calédonie) (MM. Magen, Béraud, Montrouzier); assez commune (ma collection). Coquille subglobuleuse, assez mince ; spire obtuse, aplatie; tours re- couverts de stries lamelleuses, irrégulières, élevées; le dernier caréné, très-aplati , est hérissé de quatre ou cinq longues épines presque verti- cales inclinées en dehors; suture comprimée; épiderme noir, maculé de points jaunes inégalement dispersés ; ouverture semi-lunaire, columelle calleuse, blanche avec une seule élévation denliforme à la partie supé- rieure ; bord latéral simple ; intérieur blanc azuré ; opercule calcaire gris-bleuâtre. N° 117. ST. rugata Recluz. N. rugata, Recluz, Zool. Soc. Cuviérienne, 1842, p. 75; Reeve, Icon., pi. XV, fig. 69. (PI. VII!, fig. 3.) Testa obliqué ovala, subglobosa, spira vix exserta , anfraclibus sub- angulatis, verrucoso-nigatis , ad angulum obsolète spinosis; area colu- mellari declivi, juxtà apicem subsinuata, carbonario-nigra , inlùs cœru- lescente ; operculum lestaceum rufescens. Long. : 16 mil!. — Diam. : 9 mill. — Apert. : 8 longa; 10 lala. Hab. L'île de los Negros (Philippines) (M. Cuming), Balade, Kanala, etc. (Nouvelle-Calédonie) (MM. Magen et Montrouzier) (ma collection). Coquille ovale, oblique, subglobuleuse, à peine spirée, comptant tout au plus 2 tours */ 2 aplatis; sommet érodé ; couleur noir de charbon ; fortement striée , plissée irrégulièrement par des varices épidermiques ressemblant aux vaisseaux fibreux de certaines plantes ; suture crispée , irrégulière; dernier tour obtusément caréné, de la carène s'élèvent 5 à 6 épines recourbées de la base au sommet, et tronquées; ouverture semi-lunaire, plus retrécie à la base; columelle oblique calleuse, aplatie et large, blanche vers les bords, un peu jaunâtre vers le ventre, munie d'une dent élevée supérieurement et finement dentée dans toute sa marge; bord latéral simple; intérieur bleuâtre; opercule calcaire jaune- rougeâtre. N° 118. N. Cliisfiimoi Reeve. N. Chimmoi, Reeve, Icon., pi. XXXVII, fig. 171. Testa ovala, spira vix exserta, erosa ; anfraclibus supernè concavo- impressis, spir aliter sulcatis, sulcis super ficialibus , subflexuosis , irre- ( 315 ) gularibus , juxtà suiuram conferlioribus ; area columellari subangusta declivi, lœvi, carbonario-atra et quasi iistulata, sanguineo intense tincta ; operculim corneum, rubrum vel cœruleum. Long. : 30 mill. — Diam. : 23 mill. — Aperl. : 20 longa; 20 lata. ïïab. La Nouvelle-Zélande? (Australie)? (Reeve), Jengen, Balade (Nouvelle-Calédonie) (M. Montrouzier) ; rare (Musée de Bordeaux). Coquille ovale , spire à peine visible, érodée, tours supérieurs conca- ves, striée de côtes ou sillons, qui sont un peu flexueux sur la suture; aire columellaire subaiguë , déclive , lisse , noir charbonneux , et comme brûlée, fortement teintée de couleur de sang; opercule corné, rouge-bleuàtre. K° 119. ST. Coi'ona- &ustralis Chemnitz. N. Corona-Australis , Chemnitz, Conch., t. II, p. 175, pi. 197, fig. 1909-1910. N. Corona, Lamk., Hist. An. S. vert., p. 572, n. 9, non Linné. Testa semi-globosa subepidermide viridi-lutescenle zonata ; anfractu supernè angulalo , ad angulum spinis brevibus coronato; spira planius- cula; aperlura alba; area columellari livido-cœrulescenle, denliculato , operculum corneum livido-lulescens. Long. : 15 mill. — Diam. : 6 mill. — Aperl. : 8 longa; 11 lata. Hab. Les rivières de l'île Timor (Lamk) , l'île Art, Balade, Jengen; Kanala (Nouvelle-Calédonie) (MM. Magen, Montrouzier et Béraud), Mare, Lifu (îles Loyalty) (M. Montrouzier) (ma collection). Coquille subglobuleuse , de couleur vert-jaunâtre , avec quelquefois une ou deux bandes, ceignant le dernier tour, dout la partie supérieure suturale est anguleuse et ornée de tubes spinifères courts et inégaux ; spire aplatie, composée de 3 tours; sommet souvent érodé; ouverture blanchâtre; aire columellaire bleu-livide, enfumé, avec de petites den- ticulations; opercule corné, jaune sale. N° 120. 1¥. gagates Lamarck. N. gagates , Lamarck, Hist. des Anim. sans vert., p. 570, n. 6. Testa globoso-oblonga, solida , nigra, nitida, spira prominula; anfractibus 3 convexis; aperlura alba, aliquando aurantiaco maculata, elongata; area columellari plana, denticulaia; operculum corneum, subspirale, rufo-luleum. Long. : 25 mill. — Diam. : 18 mill. — Apèrt. : 10 longa; 14 lata. ( 316 ) Hab. Les îles Art, Lifu, Pôt (Archipel de la Nouvelle-Calédonie) (MM. Montrouzier, Magen , Béraud, Lassime (ma collection). Coquille globuleuse, oblongue, solide, noire, luisante; spire peu éle- vée , composée de 3 tours convexes , le dernier formant les deux tiers et demi de la longueur 'olale; ouverture allongée, blanche, quelquefois tachée d'orange assez vif; aire columellaire plane, denticulée finement; opercule corné, subspiré, jaune-rougeâtre. XVIII Genre. — NAVICELLE , NAV1CELLA Lamarck. N° 12i. IV. sanguisuga Reeve. N. sanguisuga, Reeve, Iconogr., pi. IV, fig. 17. (PL VIII, fig. 12.) Testa elongalo-ovala, subobliquè curvata, gibbosa, apicè obsolelo , concenlricè rude annulato striata, nigricante fusca ; epidermide comea, intùs cœrulescente; area columellari lerminali, crassa, callosa, plus minusve erosa ; operculum calcareum, cœrulœo fulvo. Long. : 28 mill. — Diam. ; 20 mill. Aperl. : 20 longa; 20 Ma. Hab. Balade, Kanala, etc. (M. Béraud) (ma colleclton). Coquille ovale-allongée, subobiiquement arquée, ventrue; sommet obsolète, concentriquement et rugueusement striée; couleur noirâtre- fauve; épidémie corné; intérieur bleuâtre; aire columellaire terminale, épaisse, calleuse, érodée vers le bout, près du sommet; opercule cal- caire, jaune-bleuâtre. N° 122. HT. affinis Reeve Iconogr., pi. IVj fig. 15 a-b. [Vu vin, fig. 15.) Testa ovata, subtùs expansa, striis elevatis, concenlrica, olivaceo- lutea, nigro dense reticulata, fasciis angulalis ; apicè erosa, intùs cœru- lescente nilida; area columellari lutescente; camea, concava declivi ; operculum calcareum , obscure lutea. Long. : 22 mill. — Diam. : 15 mill. — Apert. : 15 mill. longa; 15 Ma. Hab. Jengen, Kanala, Tuo (Nouvelle-Calédonie) (MM. Montrouzier, Magen, Béraud, Drouet). Coquille ovale-allongée , un peu plus large en dessous ; striée for- tement dans le sens de l'accroissement et finement réticulée en travers ; ( 317 ) couleur jaune obscur, olivacé, parcourue par des linéoles noires, iné- gales, tremblées, affectant plus ou moins la forme de chevrons ondu- leux; sommet médian, érodé; intérieur bleuâtre luisant; aire columel- laire concave , jaunâtre , un peu rosé ; opercule calcaire, jaune-foncé. N° 4 23. HT. Haustrum Reeve. N. Haustrum, Reeve, Iconogr., pi. IV, fig. 48. (PI. VIII, fig. 14.) Testa ovata, subtùs excavato, gibbosa ; apicè rostrato, olivaceo-lutea, nigro dense reticulata, intùs albicante cœrulescente ; area columellari parviuscula , albicante; opercidum calcareum, fulvo-rubkans. Long. : 20 mill. — Diam. : 14 mill. — Apert. : 15 longa; 13 Ma. Hab. Les cours d'eau de la Nouvelle-Calédonie, à Balade, Kanala, etc. (MM. Béraud, Montrouzier) (ma collection). Coquille ovale, excavée en dessous, ventrue; sommet rostre , jaune- olivacé , avec des stries pressées, réticulées, noires; intérieur blanc- bleuâtre; aire columellaire très-petite, blanchâtre; opercule calcaire, jaune-rougeâtre. N° 124. M. Caledonica Morelet. N. Caledonica, Morel., Test. nov. Aust., 6 (1). Testa ovato-subtrigona, convexa, distanter rugosa et tenaissimè striata, badio virescens, anterius fusca, lineis nigricantibiis peciiliariter undata et reticulata, intùs cœrulescens ; apex reclus, erosus, marginem snperans : labrum médiocre, fulvum; opercidum parvum, subtriangu- lare, margine anticè sinuato , propè dentem breviler emarginato. Long. : 26 mill. — Diam. : 18 mill. Hab. Sainte-Marie de Balade (Nouvelle-Calédonie) (Morelet). Coquille ovale-subtrigone, convexe ; striée finement en rides écartées; couleur verdâtre, avec des linéoles jaunes et noires, ondulées et réti- culées; intérieur bleuâtre; sommet droit, acuminé , érodé, un peu renversé; péristome jaunâtre; aire columellaire médiocre, jaune de chrome; opercule petit, subtriangulaire; marge antérieure sinueuse, légèrement échancrée près de la dent. (1) Nous ne connaissons pas cette espèce. ( 318 ) N° 4 25. Bf. Hnpeiana Gassies. (PL VIII, fig. 15.) Testa ovato-elliptka , concava, concentricè slriata et inequaliter sub- rugosa, anticè rolundata , posticè atlenuata, vix gibbosa, subepider- mide brunnea, lineis undulatis, angulatis tennis omata , intùs albocœ- rulea nitida; area columellari pallidè lulea, margine columellari tenuis- simo ; opercalum calcareum, luteo-cinerascens. Long. : 29 mill. — Diam. : 21 mill. — Apert. : 17 longa; 19 lala. Hab. Balade , dans presque tous les affluents du Diahot , sur les pierres et contre les arbres immergés (M. Montrouzier); peu commune. Coquille ovale-elliptique, concave; striée concentriquement et irré- gulièrement dans le sens des accroissements qui sont assez élevés et lamelleux; partie antérieure arrondie, la postérieure atténuée, un peu globuleuse , dessous de l'épiderme brun , ondulé de linéoles tremblées , onduleusement anguleuses et paraissant jaunâtres par transparence; intérieur blanc-bleuâtre, luisant; aire columellaire jaune pâle; marge aiguë et mince; opercule calcaire jaune-bleuâtre. Cette espèce se rapprocbe un peu de la forme du N. variabilis , Sowerby, des îles Philippines , mais elle est moins gibbeuse ; sa colora- tion est plus foncée et ses linéoles ne ressemblent en rien à celles du N. variabilis, qui sont ponctuées comme le plumage des gallinacées ; son aire columellaire est également un peu moins profonde, plus solide et moins élargie; enfin , son sommet est moins capuliforme. Je prie M. Hupé , aide-naturaliste au Muséum , d'accepter la dédicace de cette espèce. Genre 1XIX. — HYDROCÈNE, HYDROCENA Parreyss. l>e Division- — Carina basali destitulœ (Hydrocena Parreyss). N° 4 26. H. diaphana Gassies. PI. VI , fig. 6. Testa imperforata, ovaf.o-conica, alba , tennis, diaphana, nitida, longiiudinaliter minulissimè slrialula ; anfractas 6-7 convexis , regula- riter accrescenles , subrotundati ; apicè acuto ; anfraclu ullimo sub- globoso ; sutura lineari-profunda;apertura ovato-lunaris , columella recta; peristomale simplici tenui ; operculum ?... Long. : 5 mill. — Diam. : 2 l / 2 mill. ( 319 ) Hàb. Les marais saumâtres à l'île des Pins (Nouvelle-Calédonie) (M. Raynal ) ; rare ( collection Raynal ). Coquille imperforée, conique, ovale, blanche, mince, diaphane, luisante, très-finement striée en long ; spire de 6 à 7 tours convexes, croissant régulièrement; sommet acuminé, le dernier assez globuleux, suture linéaire , profonde ; ouverture ovalaire , un peu plane vers la base ; columelle droite ; péristome simple , mince et tranchant : oper- cule ? inconnu. Cette espèce a l'aspect vitreux de certaines Bythinies, son têt est très- diaphane et luisant. L'absence de carène ombilicale la place dans la division établie par Pfeiffer, parmi les Uijdrocena ; mais comme nous n'avons pu nous pro- curer l'opercule, nous ne pouvons affirmer que ce soit sa véritable place. 2 e Division. — Carina umbilicali munitœ (Omphalotropis Pfeiffer). N° 127. H. Fisclieriana Gassies. (PL VII, fig. 18.) Testa conica , solidiuscula , brunnea, nitida, longitudinalUer stria- tula aut nigrescens, subincrassata, spira subobtusa, anfraclus 5 1 J^, sen- sim accrescentes subrotundati ; sutura parùm profunda separati, ulti- mus ventrosus, subcarinatus vix V 2 longitudinus œquans, obscure rufo-bizonatus , umbilico rimato , zona rufa, circumducto ; apertura semi-ovalis, columella violacea br éviter callosa , continua ; peristomate subincrassato ; operculum lypicum. Long. : 5 raill. — Diam. : 3 mill. Hab. Les marais et les eaux saumâtres , sur les pierres, le bois mort , aux environs de Balade (Nouvelle-Calédonie) (M. Montrouzier); assez commune (Musée de Bordeaux) (ma collection). Coquille conique , assez solide , brune , noirâtre , luisante ; finement striée en long; spire presque obtuse, composée de 5 tours Y 2 , croissant rapidement; suture assez profonde, dernier tour ventru , un peu caréné, formant à lui seul la moitié de la longueur totale, parcouru le plus sou- vent par deux bandes horizontales , brun obscur ; ombilic recouvert par la callosité columellaire ; ouverture semi-ovale; columelle violacée, à peine calleuse, continue; péristome à peine bordé; opercule typique, assez enfoncé dans l'ouverture. Je prie mon ami et collaborateur, M. Paul Fischer, d'agréer cette modeste dédicace comme témoignage affectueux. ( 320 ) N° 4 28. H. granum Pfeiffer. H. granum (omphalolropis), Pfr. , in Proc. Zool. Soc, 1854. — Pfeiffer, Monogr. Pneumonopomorum , 1 er supplément , 1858, p. 165, n. 38. Testa vix perforata, conico-ovata , solidula, sublœvigata , sordide fulva vel albido et fulvido zonata ; spira conoidea, apicè obtusnla ; anfractus 5 perconvexi , ultimus spira vix brevior, circa perforationem puncliformem distincte carinatus ; apertura subobliqua, ov'alis ; peris- toma simple 'x , rectum, margine columellari, recedente , subpatulo. Long. : 5 mill. — Diam. : 3 mill. — Apert. : 2 V 3 long a ; 1 */ s lata. Hab. L'île des Pins (Océan austral) (Nouvelle-Calédonie) (M. Mac- gillivray) (Musée de Bordeaux) (ma collection). Coquille à peine perforée, conique-ovale, un peu solide, un peu luisante; jaune sale, zonée de blanc et de jaune de corne; spire conoïde; sommet obtus; spire de 5 tours bombés , le dernier court; autour de la fente ombilicale se distingue une carène punctiforme ; ouverture pres- que oblique, ovale; péristome simple, tranchant; bord inférieur colu- mellaire légèrement renversé et un peu épaissi. N° '129. H. marltima Montroczier. H. (Omphalotropis) maritima, Montr. , Journ. Conch., t. XI, p. 165, pi. 5, fig. 4, 1863. (PI. VI, fig. 15.) Testa umbilicata, ovato-conica , tenuissimè striatula, tenuiscula, translucida, flavidulo vel rubello-corneo ; spira conico-aculiuscula ; anfractus 5 l /. 2 -6 corwexi, subscalari; sutura prof unda separati, ulti- mus spira brevior, obsoletissimè subcarinatus , basi circà perforationem profundam, infundibuliformem, carina filiformi albidula obliquissimè munitus; apertura subveriicalis ovato-subpyriformis , basi subcanali- culala; peristoma simplex, rectum, marginalibus callo tenui junctis in adullis, columellari subincrassato } brevissimè reflexiusculo. Long. : 5 mill. — Diam. : 3 1 ^ mill. Hab. L'île Art (Nouvelle-Calédonie); très-commune sous les pierres et les bois où la marée monte (Musée de Bordeaux (ma collection). Coquille ombiliquée, ovale, conique, finement striée, mince, trans- lucide, jaune ou rougeâtre , corné ; spire conique, aiguë , composée de 5 à 6 tours convexes , subscalaires ; suture profonde , séparée , le dernier court, un peu caréné; tour de l'ombilic entouré d'une carène filiforme, ( 321 ) blanche, élevée; l'ombilic Irès-profond ; ouverture subverticale, ovale, subpyriforme ; base subcanaliculée; péristome simple, tranchant, à bourrelet un peu épaissi , se joignant à la columelle chez les individus adultes; columelle assez épaisse, un peu réfléchie vers la base. Genre XXI — AMPULLAIRE, AMPULLAR1A Lamarck. N° 130. A. ormoi»Bîora Morelet (1). A. ormophora, Morelet, Test. nov. Austr., n° 12, 1856-57. Testa obtectè perforala , crassiuscula , ovato-lurbinata , vix striatula nilens, subepidermide olivaceo-lutescente irregulariter et interruplè zonata; spira exerta, conica, apicè ferè intégra; anfractibus 4 '/ 2 convexis, infrà suturas strigis brevissimis, irradiantibus, nolatis; suturœ auguste marginatœ, margine in ultimo anfractu eximie arcuatim cœlalo ; apertura ovata, intùs violaceo-nebulosa , limbata ; latere dextro recto ; columellari reflexiusculo , subappresso ; operculum ? Diam. : 28 mill. — Alt. : 38 mill. Hab. La Nouvelle-Calédonie (M. Morelet). Coquille à peine perforée, un peu épaisse , ovale, turbinée, finement striée, luisante, munie d'un léger épiderme olivacé-jaunâtre, irréguliè- rement parcouru de zones interrompues; spire déprimée, conique; sommet non érodé; spire de 4 tours '/ 2 convexes; entre les sutures paraissent des stries courtes, rayonnantes : ces sutures sont marginées, aiguës, la marge du dernier tour est remarquablement arquée et presque cachée par la compression columellaire ; ouverture ovale, d'un violet nébuleux ; bord droit marginé , aigu , le columellaire un peu réfléchi et comprimé ; opercule ? Genre XXII. — AMPHIBOLE, AMPHIBOLA Schumacher (2). N° 131. A. avellaiia Gmelin. A. avellana (Hélix), Gmel., p. 3640, n. 181, 1793. Ampidlaria avellana, Lamk. , Hist. an. sans vert., t. VIII, p. 537. Ampullacera avellana, Quoy, Voy. Astrolabe, 1832. Thalocera avellana, Swainson, A Treatise of Malac, 1840. (PI. vil, fig. 19.) (1) Nous ne connaissons pas cette espèce, aucune Ainpullaire ne nous étant par- venue de nos nombreux correspondants. (2) Schumacher (C-F.) : Essai d'un nouveau système des habitations des Vers teslacès; in-4°, 22 pi. Copenhague, 1817. Tome XXIV. 24 ( 322 ) Diam. : 20 mill. — Alt. : 26 mill. — Apert. : 10 longa; 15 lata. Hab. Les marais qui entourent Balade, Jengen et Port-de-France (Nouvelle-Calédonie) (M. Magen) (ma collection). Coquille perforée, assez épaisse, suborbiculaire, aplatie et carénée vers les sutures, fortement sillonnée et crispée; couleur jaunâtre sale, avec quelques taches violettes ; spire de 5 à G tours en rampe ; sommet aigu; nucléus jaune pâle, luisant; ouverture subovale, anguleuse supé- rieurement; columelle épaisse, aplatie, rosée; péristome aigu, très- aplati vers l'ombilic, qui est caréné; bord droit, tranchant, sinueux aux deux tiers supérieurs par l'élévation de la carène dorsale du dernier tour; couleur blanc-rosé; intérieur rouge-violâtre; opercule corné , mince, paucispiré, roussâtre. Genre XXIIL — CYRÈNE , CYRENA Lamarck. N° 132. C swtolobata Deshayp:s. C. sublobata, Desh., Proc. Zool. Soc, t. XXII, p. 18, 1854. C Caledonica, Gass„, Journ. Conch., t. VI, p. 267, 1857. (PI. VIII, fig. 16.) Testa ovato- transversa, subquadrangulari, valdè inœquilaterali , lumidiuscula , epidermide viridi-nigrescente , transversim striata et laminosa vestita; laminis crispis, infernè posticèque numerosioribus ; latere antico brevissimo, declivi, ferè reclilineo, infernè obtaso, mar- ginibus saperiore et inferiore subparallelis , œqualiter convexiusculis , latere postico latè truncato sulco profundo flexuraque distincta quasi sublobalo ; cardine angusto , dentibus inœqualibns tribus, valdè obliqui, invalva sinistra angustioribus , in dexlra validioribas , apicè profundè et inœqualiter bilobatis ; dente lalerali antico-conico , acuto, postico , elongato, compressso , extremilate postica remoto (Desh.) Long. : 85 mill. — Diam. : 87 mill. Hab. La Nouvelle-Calédonie, à Balade, dans le Dihaot et les marais avoisinants, dans la vase (M. Magen); assez commune (Musée de Bor- deaux (ma collection). Coquille ovale-transverse, subquadrangulaire , presque équivalve , épidermée, carénée postérieurement; épidémie brun-d'écaille , passant au vert-noirâtre ou vert tendre par exfoliation ; stries lamelleuses , éle- vées, transversales, plissées, très-épaisses et nombreuses vers les bords et le corselet ; corselet très-distinct , séparé du dos par un sillon pro- ( 323 ) fond, transversal, décrivant une courbe adoucie des sommets au sixième des bords libres ; ligament aigu , caréné fortement ; couleur d'écaille- rougeâtre; crochets proéminents, distants l'un de l'autre, arrondis et dirigés d'arrière en avant, presque toujours fortement cariés; écusson cordiforme, aigu au centre; intérieur blanc-laiteux; dents latérales pos- térieures, courbées, celle de la valve gauche est bifide et présente une fossette destinée à recevoir celle de la valve droite vers les sommets ; les dents latérales antérieures sont allongées, calleuses et obtuses; les car- dinales sont au nombre de six , dont quatre bifides , légèrement obli- ques ; impressions musculaires postérieures, obtusément ovales, pro- fondes et fortement épaissies vers le centre avec un sillon longitudinal sous la carène; impressions palléales linéaires, sans profondeur; lunule profonde et granuleuse ; bords libres , assez aigus. Cette espèce à laquelle j'avais donné le nom de G. Caledonica, a été reconnue par M. Deshayes, comme appartenant à son C. sublobala. Je m'empresse de le lui restituer. Elle appartient au groupe des Cyrena Sumatrensis et Ceylanica. Genre XXIV. — BATISSA, BATISSA Gray. N° 133. B. tenebi'osa (Cyrena) Hinds. Cyrena tenebrosa, Hinds, Voyage du Sulphur. — regulata, Gass., Journ. Conch., t. VIII, p. 372, 1859. (Pi. VIII, fig. 17.) Testa orbiculala, crassa, regulata, fortiler sulcala, nigrescens ; umbonibus siibdislantibus , erosis, tumldis ; ligamen brève; marginibus elevatis, anticè rotundatis, posticè, carinatis, subtelr agonis, intùs albido- violaceis; dentibus cardinalibus crassis, obliquis, lateralibus elongalis , minutis. Long. : 80 mill. — Diam. : 30-35 mill. Hab. LeDiahot, à Balade; les marais, à Jengen (Nouvelle-Calédonie); assez rare (MM. Lambertot et Magen) (ma collection). Coquille orbiculaire, épaisse, régulière, fortement sillonnée, noirâ- tre, un peu luisante ; sommets mousses, érodés, peu distants; liga- ment épais, court et élevé; bords antérieurs, arrondis; les postérieurs carénés, sublétragones ; intérieur blanc-violacé; charnière épaisse; dents cardinales obliques ; les latérales allongées et petites. 324 Celte espèce que j'avais décrite sous le nom de Cyrena regulala, m'a paru identique à celle publiée par Hinds, dans le Voyage du Sulphur, et très-bien représentée dans l'ouvrage de M. Sylvanus Hanley (1). N° 4 34. BB. F»B»4îs Prime. B. Fortis, Prime, Proc. Zool. Soc. Lond., juin 1860 (2). Testa orbiculari, oblique inœquilaterali , tumida, crassa, intùs vio- lacea, epidermide nigro-virescenle vestita, umbonibus prominentibus , erosis, anlice inclinalis, denlibus cardinalibus crassis, subœqualitera- libus; laleralibus anguslis, brevibus. Long. : 2 % . — Lat. : 2 7,. — Diam. : 1 '/ B poil. Hab. La Nouvelle-Calédonie (M. T. Prime). Coquille orbiculaire, oblique, inéquilatérale, solide, épaisse, viola- cée , recouverte d'un épiderme noir-verdâtre ; sommets élevés , érodés , inclinés en avant; dents cardinales, épaisses, subéquilatérales ; les latérales minces et courtes. N° 135. B. elongata Prime. B. elongata, Prime, Proc. Zool. Soc. Lond., juin 1860 (3). Testa orbiculato-trigona , inflata; subcordiformi , inœquilaterali; epidermide fusca vestita; umbonibus tumidis, erosis; valvis solidis, intùs albis ; denlibus cardinalibus inœqualibus, prominentibus, duobus bifidis ; denlibus laleralibus brevibus. Long. : 3 '/ r — Lat. : 2 7 2 . — Diam. : 1 */, poil. Hab. La Nouvelle-Calédonie (M. T. Prime). Coquille orbiculaire-trigone , ventrue, presque cordiforme, inéquila- térale; épiderme brun-verdàtre ; sommets peu saillants, érodés; inté- rieur blanc ; dents cardinales inégales , proéminentes , dont deux bifides ; dents latérales courtes. (1) An Ilustrated and Descriptive Catalogue of Récent Bivalve Shells, By Sylvanus Hanley, 1856; Appendix , p. 551, pi. XV, fig. 2. (2) Nous ne connaissons pas cette espèce. (3) Nous ne connaissons pas cette espèce. ( 325 ) CORRECTIONS ET ADDITIONS Page. 238. Hélix Ray naldi ; lisez : Hel. Raijnali. 243. Bulimus fibratus. Observation. — Le véritable Bulimus (Limax) fibralus, de Martyn, paraît être un jeune individu non encore arrivé à son développement. Son épiderme brun, intact, son ouverture anguleuse, son péristome non réfléchi, tout indique le jeune âge du mollusque. Les exemplaires que nous avons reçus de M. Montrouzier, lorsqu'ils sont en bas-âge , lui ressemblent parfaitement et ne nous ont plus laissé de doute sur l'opinion que nous nous étions formée de l'identité de nos nombreuses variétés, adultes, avec le jeune individu du Limax fibratus, figuré par Martyn. 244. Bul. fibralus, var. C. Bairdi (Bul. Bairdi., Reeve), est figurée : PI. V, fig. 4. 253. Bul. Eddystonensis , Pfr., a été omis par erreur sur les planches ; il est parfaitement figuré dans les Novilates conchologicœ , pi. XVI, fig. 1-2. 256. Bul. zonulalus , Pfr. ; c'est l'espèce que nous avions décrite sous l'appellation de B. Mageni, Journal de Conchyliologie, t. V, p. 181, pi. VI, fig. 5, 1856. — Nous dûmes changer le nom que nous avions imposé à cette espèce , plusieurs personnes nous ayant certifié sa similitude avec le B. zonulalus de Pfeiffer. Cependant , depuis nous avons reçu d'autres nombreux individus de M. Montrouzier; et, après une étude plus approfondie sur les objets de comparaison , ces mêmes personnes sont revenues à notre opinion première. Dans tous les cas ce seraient des variétés fort remarquables, car les exemplaires reçus en dernier lieu témoignent d'un polymorphisme assez grand parmi les individus de même provenance. Nous pouvons signaler surtout la variété punctata, qui possède des bandes noir-bleu et une rougeâtre, au-dessus de laquelle se remarquent des points espacés réguliè- rement, en grain de collier. ( 326 ) Page. 275. Auricula nucleus. La diagnose de cette espèce a été remplacée par celle de M. Deshayes. que nous avions renvoyée en synonymie. Voici celle qui doit être mise en tête : Testa ovato-conoidea, subrimala, carina umbilicalis crassa, alba , solida, longitudinaliler et spiraliter slriata , cinereo-castanea , fasciis 3-4 castaneis; anfr. 8 vix convexiusculi , ultimus 2/3 longitudinis for- mans, supernè turgidus; sutura levis; apertura subverticalis , angusta, suprà médium contracta , basi rotundata ; plicœ pariétales 2 compressée, superior parvula, ferè verlicalis , altéra obliqué intrans ; plica columel- laris valida, extùs subduplicata, peristoma incrassatum, margine dexlro extùs turgido, albo, inlùs supra mediam dente valido, acuto; margine columellari expanso , inlùs violacea-nitido. ( 3^27 ) EXPLICATION DES PLANCHES Planche I. Succinea australis . . Fig. 1 Hélix rusticula Fig. 11 Hélix artensis 2 — Montrouzieri (Irès-grossi). . . 3 — Cabriti (un peu grossi) .... 4 — multisulcata 5-6 — astur 7 — Seisseti 8 — costulifera {un peu grossi) . . 9 — pinicola , 10 dispersa 12 vetula (un peu grossi) 13 testudinaria . 14 Lifuana 15 Lombardoi 16 insequalis 17 Beraudi 18 dictyodes 19 Planche II. Hélix cespitoides Fig. 1 Bulimus paletuvianus 2 — sinistrorsus 5 — zonulatus 4 — Souverbianus 5 Cyclostoma artense 6 Fig. Cyclostoma Montrouzieri — Bocageanum 8 Helicina Primeana 9 — togatula 10 — littoralis 11 Planche III. Bulimus Alexander Fig. 1 — bivaricosus 2 — Jayanus dextre 3 — Jayanus senestre 4 Scarabus chalcostoma 5 — leopardus 6 Scarabus nux Fig. 7 — ininor "8 Auricula nucleus 9 — mustelina 10 — semisculpta 11 Planche IV. Bulimus fibratus Fig. 1 Melania Matheroni . Fig. — Edwarsianus 2 — Moreleti — porphyrostomus 3 — Villosa [avec son épidémie — singularis 4 grossi) Planche V. Bulimus Pseudo-Galedonicus. . Fig. 1 — scarabus 2 — Caledonicus 3 Bairdii 4 — Janus. 5 Hélix Raynali 6 Hélix luteolina. ........ Fig. 7 — Baladensis 8 Melania maurula 9 — Montrouzieri • 10 — Droueti H ( 328 ) Planche VI. Buliraus Blanchardianus .... Fig. 1 Melania canalis 2 — macrospira 3 Auricula subula i Melampus Stuchburyi 5 Hydrocena diaphana 6 Physa obtusa 7 Melampus variabilis 8 Melanopsis Retoutiana 9 Melania Mageni 10 Physa Kanakina 11 Melanopsis Deshayesiana 12 Physa auriculata Fig. 13 — castanea 14 Hidrocena niaritima 15 Neritina Lecontei 16 — Beckii 17 — pulligera ......... 18 — canalis 19 — Petitii 20 Pupa artensis 21 Pedipes Jouani 22 Plecotrema Souverbiei 23 Planche VII. Bulimus Souvillei Fig. 1 Melampus Adamsianus 2 — trifasciatus 3 — brevis — triticeus — sciuri — Layardi — cristatus Melanopsis livida — brevis 3 6 7 8 9 10 Melanopsis aperta Fig. 11 — variegata 12 — carinata 13 — frustulum 14 — neritoides 13 Planorbis ingenuus 16 — Montrouzieri 17 Hydrocena Fischeri 18 Amphibola avellana 19 Planche VIII. Truncatella labiosa Fig. — semicostata Neritina rugata — obscurata — Nouletiana aspersa 6 Neritina Pazi Fig. 10 — corona-Australis 11 Navicella sanguisuga 12 — Hupeiana 15 — Haustrum 14- — affinis 15 Souverbiana. — nucleolus, typ — nucleolus, var. plicata. . 7 Cyrena sublobata 16 8 Batissa tenebrosa 17 PL.I • n 12 • 13 7 17: 16 16 14 10 14 * 18 18 18 15 19 # 17 19 JL.-Le&asstur dtl U liih. Jmp. ^Biujuiù ,_?assuw dil it HA. w Imp. 3tcaiu£. t -fizi ( 329 ) TABLE ALPHABETIQUE Genres. Espèces. Pag. Amphibola. . avellana 321 Ampullaria . ormophora 321 Auricula. . . mustelina 275 — nucleus '275 — semisculpta. .... 274 — subuia 273 Batissa. . . . elongata 324 — fortis 324 — tenebrosa 323 Bulimus . . . Alexander 246 — bivaricosus 251 — Blanchardianus. . . 257 — Caledonicus 248 — Eddystonensis . . . 253 — Edwarsianus .... 244 — flbratus 243 — inversus 254 — Jamis 253 — paletuvianus . . . . 252 — porphyrostomus . . 247 — pseudo-Caledonicus 249 — scarabus 250 — sinistrorsus 255 — Souverbianus. . . . 256 — Souvillei 245 — zonulatus 256 Corrections et additions. . . . 325 Cyclostoma . artense 278 — Bocageanum .... 280 — Montrouzieri .... 278 Cyrena. . . . sublobata 322 Détails historiques 216 Explication des planches. . . . 327 Tome XXIV. Genres. Espèces. Pag Hélix aphrodite 231 — arlensis . 223 — astur 228 — Baladensis 240 — Beraudi 237 — Gabriti 225 — cespitoides 242 — costulifera 230 — dictyodes 241 — dispersa 233 — insequalis 236 — Lifuana 234 — Lombardoi 235 — luteolina 239 — Montrouzieri .... 224 — multisulcafa 226 — pinicola 231 — Raynali 238 — rusticula 232 — Seisseti 229 — testudinaria 234 — Turneri 227 — vetula 233 Ilelicina . . . littoralis 281 — Primeana 282 — togatula 281 Hydrocena . diaphana 318 — Fiscberiana 319 — granum 320 — maritima 320 Introduction 211 Indications topographiques. . . 222 Melania. . . . canalis 302 25 ( 330 ) Genres. Espèces. Pag. Genres. Melania. . . . Droueti 296 Neritina . . — lancea 301 — — macrospira 302 — — Mageni 299 — — Matheroni 300 — — maurula 299 — — Moreleti 301 — — villosa 295 — Melampus. . Adamsianus. .... 261 — — australis 262 — — brevis 264 — — cristatus 263 — — Layardi 265 — — luteus 266 — — Sluchburyi ..... 268 — — sciuri 263 — — trifasciatus 267 — — triliceus 266 Pedipes . . , — variabilis 269 Physa Melanopsis. . aperta 291 — — brevis 291 — — carinata 289 — — Deshayesiana. . . . 292 — — frustulum 294 — — livida 290 — — neritoides 294 Planorbis . . — Retoutiana 293 — — variegata 288 Plecolrema . Navicella . . affinis 316 — — Caledonica 317 Pupa — haustrum . ...... 317 Scarabus. . . — Hupeiana 318 — — sanguisuga 316 — Neritina . . . aquatilis 307 — — asperulata 304 Succinea. . . — aspersa 313 Truncatella . — Bcckii 304 -^ Espèces. Pag, . Bruguierii 305 canalis 306 Chimmoi 314 Corona-Australis. . 315 gagates 315 Lecontei 306 navigatoria 308 ISouletiana 308 nucleolus ...... 310 obscurata 313 Pazi 311 Petitii 303 pulligera 305 rugata 314 Souverbiana .... 309 subgranosa 312 variegata 307 , Jouani 269 auriculata. ..... 285 Caledonica 287 casianea 284 hispida 288 Kanakina 286 obtusa 285 tetrica 287 ingenuus 282 Montrouzieri .... 283 Souverbiei. ..... 271 typica 271 Artensis 258 chalcostomus. . . . 259 leopardus 259 minor 261 nux 260 australis 223 labiosa 276 semicostata 277 m DERNIÈRE ASCENSION AU PIG-DU-MIDI DE BAGNÈRES ET MON ULTIME ADIEU AUX PYRÉNÉES Par M. Léon DUFOUR .Et meminisse juvât. Par le temps qui court, depuis deux dizaines d'années surtout, grands et petits , jeunes et vieux semblent piqués de la tarentule : il faut obéir au besoin impérieux de la locomobilité, de déplacement; les uns au lit- toral maritime, les autres aux montagnes, ceux-ci pour leur santé, ceux- là pour leur plaisir ou leur distraction. Malgré mon grand âge l'épidémie m'a gagné, et j'ai été pris de la cursomanie comme tant d'autres. En août 1862, je me rendis avec un ami à Bagnères-de-Bigorre dans le seul but de renouveler pour la sixième et dernière fois l'ascension au Pic-du-Midi. J'eus la courageuse patience d'attendre pendant quinze mortelles journées une éclaircie du temps qui n'arriva jamais : « Et Jean s'en revint comme il était venu Mangeant son fonds avec son revenu. » En août 1863, avec douze mois additionnés à la somme dont j'étais déjà porteur, j'avais encore ce Pic dans la tête et je me rendis à Bagnè- res ayant pour compagnon de voyage le jeune Pérez naturaliste fort ins- truit, embrasé du feu sacré de la science. Cette fois, je fus servi à souhait par le ciel et la température, car la chaleur et la sécheresse de la première quinzaine de ce mois ont fait époque dans les fastes météorologiques de nos contrées, et, même à Ba- gnères, le thermomètre centigrade, à l'ombre et au Nord, s'éleva à trente- cinq degrés. ( 332 ) Le 7 août ma petite caravane fut organisée. En voici le personnel : M. Louis Dumoret, mon excellent hôte de Bagnères , montagnard pur- sang; M. Mondiet, de La Réole , M. Pérez, deux guides bagnérais, Jean Arnauné et Bernard Courtade, hommes d'élite, intelligents et dévoués ; enfin, brochant par-dessus tout, le doyen d'âge ayant pris un à-compte de six mois sur ses 84 ans ; plus six chevaux pratiques des sentiers mon- tueux. Comme notre première journée devait se borner à aller passer la nuit à l'hôtellerie du Pic, nous ne partîmes de Bagnères qu'à neuf heures du matin. Les guides et les montures prirent les devants avec ordre de nous attendre aux cascades de Trémesaigues. Une bonne calèche roula en deux heures les quatre touristes jusqu'à ce dernier poste. Une halte à ces turbulentes cascades, dont nous n'atteignîmes point la chute, vint me rajeunir de 65 ans ; car c'était en 1798 que, brûlant de mes premières amours pour Flore , j'inaugurais ses faveurs dans son frais boudoir de Trémesaigues. j'ignore si on a trouvé l'étymologie de ce nom, mais il signifie eaux tremblantes, tremidentes aquœ. Quel heureux don , quel trésor que la mémoire surtout pour un vieil- lard qui a le privilège de la conserver fidèle ! Après le laps de temps que je viens d'indiquer, je me vois encore, comme si c'était hier, mois- sonnant de toutes mains, dans les anfractuosités comme dans le fond in- cessamment aspergé de ce sanctuaire de la déesse , les Saxifraga um- brosa, Geum, rotandifolia , hirsula, aqualica, slellaris, ajugifolia, Va- leriana pyrenaica , Sonchus Plumieri, Cacalia alpina et tant d'autres qui témoignent dans mon herbier de mes saisissants débuts clans la science des Linné et des Jussieu. Nos guides et nos chevaux nous attendaient de pied ferme au Goulet , origine du sentier ascendant et raboteux du Pic par le vallon d'Avisé. Avant d'enfourcher nos quadrupèdes , on boit par précaution à une fontaine d'eau vive, car jusqu'à la couchée on ne trouvera plus d'eau potable. Grâces à la prévoyance de M. Dumoret , la source est rendue plus délicieuse par quelques gouttes de rhum. La caravane marchait en file et à pas comptés. Nous étions tous d'une humeur joyeuse, et de temps en temps le g r uide Arnauné faisait retentir ces solitudes des roulades de la tyrolienne qui lui valaient des bravos et des bis. Comme par mon âge et mes spécialités je me trouvais le no- menclaleur de la troupe, je proclamais à haute voix les noms des plantes et arbustes qu'on me désignait. ( 333 ) En traversant la zone du Rhododendron, j'apercevais, ainsi que je l'avais fait jadis, une sorte de galle fongueuse ayant le coloris et un peu la forme d'une petite pomme d'api. J'ai plusieurs fois, mais vainement cherché à en connaître le fabricant légitime. Je présume qu'il doit être plutôt un puceron qu'un Cynips. Il est vraisemblable que je ne l'ai point étudié dans des conditions opportunes de développement ou de maturilé. Dès qu'on voyait sur l'accotement du sentier des pierres gisant ou simplement incrustées sur la pelouse , les plus agiles mettaient pied à terre et l'œil de lynx de M. Pérez ne manquait pas d'y dénicher quel- qu'insecte. L'un des guides m'apporta en triomphe un Car abus pyrénéens qu'on n'espérait pas y rencontrer. Il fut mis à haute voix à l'ordre du jour, afin d'exciter l'émulation investigatrice , ce qui amena la capture de ce même insecte et d'autres espèces accueillies avec élan de joie. Après quelques scientifiques stations pendant une chasse si entraî- nante, la colonne déboucha dans un chaos de rochers empilés, appelé la HourqueUe des cinq ours. Tout aussitôt nous apparûmes à l'hôtellerie du Pic notre gîte nocturne. Il fallait voir comme la toison blanche de mon chef, mon accoutrement pas mal donquichotique et surtout mes ge- nouillères, rappelant celles d'un vieux cheval couronné, excitèrent l'élon- nement et le sourire moqueur mal dissimulé des maîtresses du logis. Messer gaster réclamait autre chose que de l'étonnement et des im- pressions. Pendant que le feu pétille, que la poêle gazouille à sa façon, on met ordre à ses conquêtes botaniques et entomologiques. On désen- roule les prisonniers , et sans autre forme de procès on les condamne au supplice de la benzine. On ne tarda pointa s'embriquer étroitement sur les flancs d'une table en carré long. La restauration si impatiemment convoitée vint couper la parole aux langues les plus déliées. Un abondant et délicieux tourin, vulgairement dit soupe à V ivrogne est aussi vite englouti que servi ; une robuste omelette parut et disparut, carbonade appétissante, tranches de veau, pommes de terre, quatre mendiants , divin café et pousse-café, tout eut les honneurs de l'ingurgitation sans grâce ni pitié. De plus, pour mettre le comble à un prandinm si inespéré, la canonade du ton- nerre devint notre imposante sérénade sans être suivie de pluie. Elle me rappela ce couplet de la chanson bachique de maître Adam : « A table rien ne m'étonne, Et je pense quand je bois : Si là-haut Jupiter tonne C'est qu'il a grand'peur de moi. » ( 334 ) Mais lorsque nous avions encore du jour devant nous , fallait-il digé- rer les bras croisés ou faire une indigne sieste sur un banc inélastique ? non , certes. En ma qualité de vieux de la vieille , mandons et ordon- nons que touristes, et guides tous bien repus , descendent pedibus au noir lac d'Oncet pour en explorer les rives et le déversoir sous le double point de vue de la botanique et de la zoologie. Aussitôt tous se précipi- tèrent à l'envi, chacun vient me soumettre ses découvertes que je bap- tise au nom de la science. Des conquêtes entomologiques sont à chaque instant proclamées pas des cris éclatants. Les airs retentissent des noms des Carabus pyrenœus et Crisloforïi, des Feronia Xatarlii et Dufourii, de Zobrus obesus, de V Otiorynchus monlicola et de dix autres célébrités. Cependant la chute du jour s'avance à grands pas, et mon héméra- lopie me force à battre en retraite. Nous reprenons le chemin de l'hôtel. Au retour de cette promenade, je constatai que l'hôtellerie du Pic n'était pas seulement le pied-à-terre du touriste ; l'observateur attentif pourrait à la chute du jour être témoin de scènes d'intérieur dignes de son pinceau. Dans le nombre des réfugiés de cette soirée, je vis des chasseurs d'aigles et de vautours, et je remarquai entre autres un grand et beau montagnard bien découplé , titré de la médaille officielle de guide. J'appris qu'il était le pourvoyeur à gages d'un entomologiste fran- çais de renom que je connais particulièrement. Ce montagnard avait découvert la veille, sous les pierres de la Ouïe de Gavarnie, quinze Ca- rabus hispanus. Ce fait m'intéressait d'autant plus qu'il y a peu d'an- nées, j'avais publié la découverte d'un seul individu de cet insecte sur les pentes du Pic de Léviste par mon ami M. Bualé d'Argelez. En con- firmant ce fait d'habitat pyrénéen, ma satisfaction fut d'autant plus vive que j'étais loin de m'attendre à l'éprouver dans ce lieu. Le repos de la nuit était bien acquis , et devenait un besoin pour ré- parer les dépenses locomotrices du jour. Ne vous pressez pas de nous croire dans les bras du sommeil. Vos planches sont prêtes nous déclare-t-on; ici, planche est synonyme de lit. Vous allez voir ce que c'est que cette synonymie. Figurez-vous une assez large planche à peine inclinée revêtue d'un prétendu matelas plus plat qu'une limande et ayant un demi-pouce de puissance. Tel est le lit de notre hôtellerie. Nous étions tous placés côte à côte et contigus. Bon gré, mal gré, je m'étendis sur ma couche nocturne. Il faut prendre sa philosophie à deux mains et, sans trop de réflexions, livrer ses sail- ( 335 ) lies osseuses à une flagrante lutte avec le sous-sol ligneux du susdit matelas et invoquer le dieu de la morphine. Le guide presque à mon insu ôte mes bottes et emmaillotte mes jambes comme celles d'un pou- pon récemment venu au monde. Je conserve, bien entendu, tous mes vêtements et me voilà condamné toute la nuit à d'incessantes volutations. Au matin du 8, j'avais faim et soif de quitter le décubîtus horizontal, et avant quatre heures , un filet de jour s'infiltrant par un hiatus de la cloison de mon réduit, me fit crier bien haut la diane. Comme un seul homme nous prenons tous l'attitude verticale et sans tambour ni trompette on livre l'assaut du Pic. Les plus précautionneux s'affublent de couvertures de laine. Je ne change rien à mon écorce vestimentaire et je refuse le bâton ferré offert par le guide. D'un pied ferme, pratique des escalades, et d'une tète dès longtemps éprouvée aux aspérités et aux précipices , j'aborde les sentiers tortueux de la croupe du Pic jusqu'aux laquets ou petits lacs qui sont à moitié chemin de la base au sommet. Ce trajet à sinuosités ascendantes avait pour moi le charme d'une herborisation toute mémorative, car sans y trouver rien de nouveau , je revis avec bonheur d'anciennes connais- sances florales qui exhumaient des souvenirs sans nombre. Je réserve pour la descente du Pic, de converser un peu avec elles. A la halte des laquets. il fallut céder aux instances de mes camarades et monter bêtement à cheval jusqu'au haut du Pic. Dès l'arrivée à cette célèbre éminence, dont je renvoie à bientôt un tète-à-tête, nos guides devenus, pour le moment, de savants démonstra- teurs et des nomenclateurs praticiens , appelèrent nos regards sur l'am- phithéâtre grandiose, le majestueux panorama delà vaste ossature inter- nationale. Nous fîmes donc volte-face au Pic , pour envisager la chaîne dont nos professeurs montagnards allaient nous exposer la monographie. Un ciel de la plus pure sérénité, un soleil éclatant qui illuminait ce grand spectacle nous permettaient d'embrasser d'un seul regard la mul- tiple série de ces reliefs anastomosés en arc de cercle, de l'Ouest à l'Est. A la faveur de ces conditions météorologiques, les montagnes se dérou- laient avec une netteté, un abandon ravissants. Au milieu de ces masses se fondant les unes dans les autres par d'inextricables confluences et des vallons inaperçus , le cry stallin à longue portée de nos montagnards pouvait seul élucider la nomenclature spécifique de ces monts tant illustrés par les Palassou , les Reboul, les Ramoncl et quelques autres savants. ( 336 ) Tout plein des vieux souvenirs de mon long passé, qui se ravivaient à la contemplation de ce saisissant amphithéâtre géologique, et attentif à la leçon du professeur improvisé dont la parole fortement accentuée s'é- lançait, non d'une chaire ni d'un portique , mais en plein air, d'une al- titude de 2877 mètres, je me sentais quelque peu fier in petto d'avoir jadis foulé la tête des principales notabilités rocheuses dont on procla- mait les noms. Disons rapidement nos suprêmes adieux aux colossales apophyses de ce rachis pyrénéen (et passez, s'il vous plaît, cette métaphore à un ana- tomiste!) Ces adieux débuteront aux montagnes de l'Ouest et se pour- suivront jusqu'à l'extrémité opposée de cet immense hémicycle Pic-Ju-Midi d'Ossau qui termines l'horizon occidental , je salue de tout l'enthousiasme de mon admiration, ta pittoresque sommité jumelle, si noblement détachée. Palassou et Ramond t'avaient jugé inaccessible au siècle dernier, et en août 1819, j'ai exploré la florule de ton vertex granitique. Bien d'autres touristes ont fait celte même ascension qui n'est point difficile. Derrière ta pyramide bifide, dans un lointain qui se dérobe à la vue, se présente à mon souvenir comme première éminence occidentale de la chaîne, \& montagne de la Rhune, célèbre dans les fastes de la guerre de 1792 et que j'ai gravie en 1851. Pic-d'Anie de la vallée d'Aspe, on t'entrevoit à peine derrière la ligne d'Ossau; je t'ai visité en 1833 avec le célèbre géologiste M. de Verneuil ; tandis qu'en 1811, — vieille réminiscence, hélas ! du médecin mili- taire de l'armée impériale d'Aragon, — j'ai traversé les montagnes de Jaca, de Canfranc et d'Urdos qui t'avoisinent. Obtus Pic de Gère, qui domines les Eaux-Bonnes et qu'on entrevoitde l'observatoire du Pic, je t'ai escaladé plus d'une fois. Tu me dérobes le Pic-Amoulat, pic néfaste dont l'ascension a failli me coûter la vie en 1819. Adieu pour toujours cà l'un et à l'autre ! Salut colossal Monné de Caulerets. En 1824, j'ai surpassé ta hauteur de toute celle de ma taille. Sans doute, on jouit de ton observatoire, de la vue de la riche vallée d'Azun qui se déroule avec majesté ; mais, ta Flore ne m'a point dédommagé d'une ascension pédestre qui m'a dépensé treize heures. Je te voue un reproche. Vignemale, Neonvielle , Taillon, Clarabide, je m'incline devant l'im- mensité de vos éternels et resplendissants glaciers. Marboré avec ton cylindre coiffé de neige, brèche de Roland et fausse ( 337 ) brèche, port de Boucharo , coume de Gavamie , Piméné , Coumélie, énorme pyramide isolée du Pic-d'Arbizon ; recevez du haut de vos grandeurs mon humble et dernier regard. Illustre Mont-Perdu où mes yeux rétrospectifs voient l'intrépide Ra- mond suspendu sur tes flancs abruptes avec mes amis Mirbel et Massey, tous trois, hélas ! disparus de ce bas-monde, reçois mes inutiles regrets de n'avoir pas accompagné Ramond dans cette hardie entreprise. Port de Pinède, Estaubé, faîte du cirque de Troumouse , monts de Héas dont on entrevoit les crêtes, je vous salue à jamais. Portd'Oo ou Molzero, avec ton vaste manteau de neige, je t'ai franchi il y a 45 ans, et j'ai touché de mes semelles le pied de l'orgueilleux Po- sets dont la cime aragonaise mesure 3,367 mètres. Grave massif nébuleux des montagnes maudites, surmonté de l'apo- physe de Néthou , comme le Marboré l'est par sa tour; de notre belvé- dère tu termines l'horizon oriental. Tes flancs espagnols, glacés, s'é- norgueillissent de la gestation et de l'enfantement de notre Garonne. J'ai vu celle-ci surgir de les pieds et s'engloutir aussitôt dans le Clôt d'Ai- gnallut où elle devient souterraine pendant deux lieues. Je veux te re- dire, car les vieillards sont rabâcheurs, qu'en 1820 j'ai exploré pendant sept jours tes pentes du Nord et du Midi avec le savant et aimable Re- boul qui, après avoir jadis mesuré les plus grandes hauteurs des Pyré- nées, est tombé, comme tant d'autres dans les profondeurs du sol. Que la terre lui soit légère ! Adieu , village espagnol de Néthou, parrain de l'apophyse de ce nom , je ne passerai plus comme au temps du regretté Reboul une joyeuse nuit sous ton toit enfumé. Adieu. (Voir mes Im- pressions aux Pyrénées, 18 '48.) Pour en finir, et usant d'une licence sénile où perce tant soit peu l'é- goïsme, je viens évoquer le rude et invisible Canigou, la dernière émi- nence orientale de la chaîne limitrophe. J'ai affronté, il y a trois ans., ta cime rocailleuse. Que l'aquilon occidental te souflemon souvenir. Adieu k toujours et à jamais ! Mais, trêve de longues vues, abaissons les regards à nos pieds , envi- sageons, analysons sérieusement ce sommet du Pic-du-Midi, objet prin- cipal de mon expédition. Superbe mont qui comptes tant de siècles d'existence , c'est pour la sixième fois que je m'élève à ton niveau , et que signifie ce chiffre au- près des trente-cinq visites que t'a faites l'infatigable Ramond qui te di- sait le plus bel observatoire des Pyrénées? Quoi, masse sans vie, ( 338 ) masse inorganique, masse de pierre, tu es donc sujette, toi aussi, à l'action destructive du temps, aux outrages de la vieillesse ! Dans mon existence si limitée le ciel accorde à mon front, que couvre une neige séniie, le rare privilège de venir constater et déplorer ta décrépitude, ta flagrante décadence ! oui, tu te démolis, tu te rapetisses , tu as perdu cette physionomie qui avait tant charmé ma première ascension de 1798, et cette époque ne mesure que 65 ans, c'est pour toi sans doute une chronologie hien minime, mais combien peu d'hommes sont appelés à renouveler cette ascension , après une semblable date ! Ton sommet présentait alors un bloc colossal qui avait dû descendre de je ne sais quelle hauteur pour se trouver ainsi debout, isolé et détaché. Ce bloc, où mon adolescence avait eu la fierté d'inscrire son nom à la suite de tant d'autres, a disparu depuis 40 ans. Qui nous révélera les causes de la disparution à laquelle la main de l'homme n'est peut-être pas étrangère, mais où les phénomènes atmosphériques ont la plus grande part! C'est ainsi que va et s'en va le monde, tant organique qu'inorganique. Assis au pied de la guérite pierreuse des ingénieurs géographes , qui ne tardera pas à subir le sort du bloc, je jetai un œil triste et décon- certé sur les dalles amoncelées et usées qui témoignaient de la démoli- tion du pic. Il ne faut à l'incohérence de leur assiette que le souffle de l'ouragan ou la chute de la foudre pour les entraîner dans l'abîme de leurs devancières. En cherchant dans mes souvenirs de diverses dates l'ancienne forme de ce sommet , je n'y trouvai plus qu'une tête horri- blement défigurée et des crêtes désordonnées qui n'y existaient point jadis. Je le prédis, vieille illustration schisteuse, que si les agents démolis- seurs poursuivent leur œuvre, comme tout porte à le croire, avant deux siècles tu auras perdu vingt mètres de hauteur. Yois ton frère , le Pic- d'Ossau avec sa dure structure granitique. Il s'appelait , il y a tout au plus deux cents ans , Pic des Trois-Sœurs et aujourd'hui il porte le nom de Jumelles! Ab uno disce omnes. Qu'est devenu le parfum botanique de ton boudoir éthéré ? qu'as-tu fait de celte précieuse corbeille de plantes alpines qui dans tes beaux jours ornait ton auguste chef? et cette blanche guirlande du Saxifraga groënlendica l'honneur et l'orgueil de ta florule, où s'est-elle égarée? A l'apogée de ta gloire végétale elle garnissait de ses touffes serrées les anfractuosités de ta crête de gauche. A peine ai-je pu en découvrir quel- ques échantillons maigres et nostalgiques. Ces troubles, ces malheurs ( 339 ) dans l'empire de l'aimable déesse , il ne faut pas les attribuer unique- ment à la brûlante canicule actuelle: heureusement, gracieuse saxifrage qui as importé sur nos sommets ton appellation polaire, tu as dans la chaîne d'autres stations où se perpétue ta jolie race. Je t'ai cueillie au Pic-d'Ossau, au Port d'Oo, à ceux de Yielle et de Vénasque. Et combien de cimes altières te possèdent encore ! car tu as le privilège de ne pros- pérer qu'au suprême degré de la zone végétale , tu en es le nec plus ultra. Par compensation, l'intrépidité de mon guide qui parcourait les crêtes lacérées comme s'il marchait sur un parquet, m'apporta un beau spéci- men fleuri du Papaver pyrenaicum que je réclamais. Je cueillis encore reconnaissables; Potentilla nivalis, Rumex digynus, Saxifraga bryoi- des. Mais les Veronica bellidioides et nummularia, Viola biflora, Saxi- fraga opposilifolia , Arlemisia mutellina, Cerastium lanatum et tant d'autres dont la sobriété de ma plume vous fait grâce , ne m'ont offert que des vestiges de leur existence. Cette localité a subi une telle perturbation , un tel bouleversement dans sa constitution matérielle , que les plantes semblent encore hési- tantes pour le choix définitif de leur domicile. Après avoir savouré à loisir le sublime Océan de monts gallo-espagnols et le damier cultural de la Bigorre , nous prîmes congé du pittoresque belvédère; nous fîmes la descente en braves fantassins. Je la continuai ainsi pendant cinq heures jusqu'à la montée du Tourmalet. Tout amour- propre de vieillard mis de côté, je retrouvai dans mon expédition mes jambes et ma tête de quarante ans. C'est dans cette herborisation descendante que je me mis à deviser avec les plantes clair-semées échappées à la torréfaction de la canicule. Les souvenirs du vieux temps se déroulaient à chaque pas, et en glanant quelques échantillons mémoratifs je me complaisais singulièrement à appliquer la double nomenclature Linnéenne inaugurée vers la fin du dernier siècle et que m'avaient enseignée Lamarck , Yillars , Gouan , Raymond, Lapeyrouse, mes contemporains d'alors, tous aujourd'hui exilés de cette croûte géologique , et me dénonçant peut-être là-haut comme réfractaire. Jamais je ne fus mieux servi par ma mémoire locale que dans cette revue à la course des fleurs du Pic ; on eût dit que leurs noms étaient gravés sur la corolle ou le feuillage. Je ne balançais jamais à les pro- noncer. C'était un entrain botanique d'inspiration. ( 340 ) Myosotis pyrenaica ! Sans doute tu es nain au sommet du Pic; mais tu grandis en descendant et, à moitié chemin dans une dépression un peu humide., je t'ai trouvé avec la taille, le port, les traits du palustris des fossés de nos plaines. Je ne murmure point contre ton élévation à la dignité d'espèce; mais je suis loin de rétracter mon aperçu généalo- gique. Blanche ombellule du Myagrum saxalile, à combien de vicissitudes génériques t'a vouée le caprice des insatiables nomenclaleurs ! Tu as été Myagrum, Alyssum, Camelina, Cochlearia , enfin te voilà baptisée Kernera par la grâce germanique qui s'enquiert fort peu, si un pauvre botaniste qui a gravé dès longtemps dans sa tête plusieurs milliers de noms , a toujours des locules mnémoniques de rechange. Et toi vieille et piquante Carlina pyrenaica qui bordes et défens les sentiers de la montagne, tu n'as pas échappé aux révolutions techniques; tu n'es plus ni Carlina, ni Cirsium, et tes respectables épines t'ont défi- nitivement assigné un poste dans les Carduus. Je t'en souhaite la con- tinuation sans te la garantir. Chrysanthemum alpinum, qui apparais çà et là sur toute la croupe du Pic comme sous ce soleil incandescent , tes blanches calathides s'épa- nouissent ! La main peut-elle résister à cueillir quelque échantillon d'élite comme souvenir du passé et du présent? Humble Sisymbrium ou pinnalifidum ou bursifolium , que de méta- morphoses appellatives n'as-tu pas subies ! On t'a fait Arabis, Hesperis, Braya, et enfin mon collègue et ami M. Charles Des Moulins a cru, dans une savante dissertation , te sauver du naufrage de la nomenclature en te créant Descurainia Peyrusiana! Joli et délicat Galium pumilum qui m'apparais de toutes parts, les flammes du ciel ne t'empêchent pas d'émailler l'édredon de ton menu feuillage de corolles dont la petitesse semble défier la loupe. Depuis le siècle dernier je te connaissais sous le nom de pumilum Lam., et cette appellation était légitimée parles plus notables autorités. Dans la fièvre actuelle d'innovations on t'a débaptisé pour te nommer de par Requien ou Ramond cœspitosum, et à celle occasion on s'est jeté dans un dédale de synonymie qui viole tous les droits de propriété scientifique. Plus de cent ans avant nous , Tournefort qui avait aussi gravi ce Pic du Midi où ce Galium est très-commun, l'avait signalé par cette phrase bien signi- ficative , Galium saxalile minimum pyrenœum musci facie. C'est donc Tournefort qu'en revient la découverte et à Lamarck sa dénomination (341 ) technique, quoiqu'il t'ait assez mal décrite sur un échantillon de l'herbier de Jussieu. La synonymie de cette plante est toute à refaire. Vicia pyrenaica que j'ai vue si luxuriante dans les pacages montueux de Cauterets, Gavarnie, Pic d'Anie, etc., tu ne m'offres ici que des frag- ments échappés aux feux du ciel ; mais tes grandes fleurs d'un bleu violet te décèlent aux yeux pratiques. Trop modeste Iberis spathulata qui habites tous les étages de la zone alpine, mais qui te plais surtout aux sommités , pourquoi ne t'avoir pas laissé le nom expressif de Cepeœfolia que Pourret avait prise de la ressemblance de tes feuilles avec celles du Sedum cepœa? C'est encore là un passe-droit d'antériorité. Scutellaria alpina, qui ne te prodigues point , tu as conservé ton nom baptismal , je te ravis un échantillon de souvenir pour fraterniser avec ceux de mon herbier. El toi Pedicularis pyrenaica que, avant notre collègue Gay, j'avais prise avec Ramoncl, De Candolle et autres complices, pour le rostraîa Lin., qui n'honore point nos Pyrénées, je t'accepte sans-nulle rancune comme type distinct et légitime. Petit Reseda qui n'es pas rare sur la croupe du pic, il y aurait bien à dire sur ta synonymie. Le vieux mais savant botaniste Clusius dit, en parlant de son Sesamoides salmanUcum parvum , I p. 276 : Floscidos herbaceo purpurascenles initio , et il lui donne une racine assez épaisse. Suivant moi , cette espèce de notre pic est représentée à la page 295. C'est le Reseda (ou si vous voulez, Asterocarpus) purpurascens L. Clusius a signalé aussi le Reseda des plaines du sud-ouest de la France, auquel il attribue des fleurs blanches. La figure que je viens de citer n'exprime pas le port de ce dernier, tandis qu'elle rend bien le purpurascens. J'ai dû borner là mon excursion botanique des pentes du pic. On fit aux Laquels une courte halte. La chaleur était excessive, et je n'avais pour m'en garantir qu'un léger chapeau de paille à ailes fort étroites. Il est vrai que par organisation spéciale, je suis éminemment thermophile, et que j'ai le privilège de ne jamais suer. Cependant la soif me tourmentait, et comme il y avait près de nous une nappe de neige , je ne résistai point à me désaltérer avec de très-petites boules de glace que façonna mon guide. En pareil cas , après s'être rafraîchi la bouche , il convient de faire de l'exercice , afin de provoquer ou d'entre- tenir une salutaire réaction. M. Pérez, entraîné par son ardeur investigatrice , ne perdait pas un ( 342 ) instant pour bouleverser toutes les pierres des laquets. Il fut dédommagé par la découverte d'un rare charansonite. J'en demande pardon au lecteur; mais la science moderne lui a infligé le nom peu euphonique de Dichotrachelus bigorriensis. On n'en trouva que deux individus , dont l'un appartient, par droit de conquête, à M. Pérez, et l'autre , par droit de naissance, à moi. Le Bembidium pyrenœum et un Otiorhynchus prœ- longus escortèrent cette découverte. On reprit sans arrêt les lacets qui conduisent à l'hôtellerie, et il était dix heures quand nous y rentrâmes encore à jeun. Une seconde édition , ni corrigée, ni augmentée, du tourin de la veille, ainsi que la classique omelette et quelques rogatons , furent servis et dévorés. Au lieu de rentrer à Bagnères par la Hourquette et le Val-d'Arise, je décidai que nous prendrions la route du Tourmalet malgré son grand excès de longueur. Nous descendîmes pedibus au déversoir du lac d'On- cet. Ce déversoir devient un petit gave qui va à Barèges , et on l'appelle le Couret. La cavalerie, sous la conduite d'un guide, fila en avant. Nous enlrâmes«aussitôt en chasse des plantes et des insectes. Yulgaire Sisymbrium acutangulum , tu es la première plante que je foulai au sortir de l'hôtellerie. A la fin du siècle dernier, tu figurais dans mon herbier sous le nom primitif de Sinapis hispanica ? L. Aujourd'hui, changeant de genre et de nom spécifique , on t'a relégué comme simple variété de Yauslriacum avec ton complice taraxacifolium. Fiai lux ! Quant à ton confrère contemporain et cohabitant du Tourmalet, S. obtusangulum , il est devenu, par la toute-puissance des créateurs de l'époque, une véritable macédoine générique. Successivement, Sinapis, Brassica, Eruca, Sisymbrium, Erucaslrum, Erysimum, il se repose enfin jusqu'à nouvel ordre dans Diplolaxis. Vicissitudes florales ! On le rapporte au Brassica erucaslrum Lin., poste contre lequel j'ai protesté et je proteste encore. (Voir Bull. Soc. Bot., 1860.) Humble Paronychia polygonifolia , tes bractées resplendissantes d'argent le décèlent sur toutes les pentes. Je le salue, ainsi que ta congénère serpyllifolia qui, moins répandue, habite aussi le Tourmalet. J'en demande pardon aux savants auteurs de la Flore de France; mais c'est une mésalliance choquante de faire du serpyllifolia une simple variété du capilata. Leur faciès n'a aucune ressemblance. Les deux pre- mières espèces sont de la zone alpine, et capilata ne se rencontre que dans les expositions méridionales. Vulgarissime Saxifraga cœspilosa, qui habites toutes les hauteurs ( 343 ) alpines ; jadis je te supposais avec bon nombre de croyants , type Lin- néen, te voilà destitué et devenu muscoides. Ainsi soit-il. Mais je ne saurais consentir à les variétés appellalives, fondées sur de futiles carac- tères de développement ou d'âge. Veronica saxalilis. Campanula pusilla. Phyieuma hemisphœrica. Cochlearia officinalis. Polenlilla alchemilloides . Hypcricum Richeri. Asperula mulliflora. Carlina acaulis hygrométrique. Je n'en finirais pas s'il fallait vous dire un adieu individuel ; le temps me presse dans mes chaleureuses visites ; je ne purs' que vous saluer en bloc. Il y avait déjà trois heures depuis le départ de l'hôtellerie que nous zig-zaguions en tout sens , M. Pérez et moi , pour nos recherches , lorsque nous nous aperçûmes qne la caravane n'était plus à portée ni de la vue, ni de la voix. J'avais livré mon filet de chasse entomologique à Arnauné, plus agile et surtout plus clairvoyant que moi, afin qu'il saisit des Papilio apollo , dont j'avais besoin pour en faire l'anatomie. Je lui avais recommandé de ne pas me perdre de vue; mais sans doute cette chasse au volage gibier l'entraîna plus loin qu'il n'aurait voulu , et c'est ainsi que nous nous trouvâmes séparés pendant une grande heure. La trace des chevaux nous guidait, mais parfois elle nous faisait défaut à cause d'un sol peu favorable aux empreintes. Je savais bien qu'en un point le sentier se bifurquait, et qu'il fallait laisser à droite celui qui mène à Barèges pour prendre à gauche la direction vers le col du Tourmalet ; mais il y avait vingt ans (1843) que j'avais fait pour la dernière fois ce trajet, et vingt ans de plus de détérioration pour le che- min et pour moi, me rendaient l'itinéraire fort difficile. J'avoue que je ne m'y reconnaissais plus. Nous poussions de temps en temps des hur- lements , des cris d'alarme dans l'espoir d'une correspondance vocale : Vox clamantis in deserto. Tout en enrageant passablement nous suivîmes au hasard , un sentier un peu plus battu où l'on entrevoyait par-ci par-là quelque vague trace de fer à cheval. Nous débouchâmes dans un bas-fond paré de frais pâ- turages avec un petit nombre de cabanes inhabitées. Les vociféra- tions redoublèrent de toute l'élasticité de nos poumons. Hélas ! écho muet. ( 344 ) Toutefois, dans cette pérégrination incertaine nous ne demeurions pas oisifs, et pas une pierre ne restait en place dans l'intérêt de l'entomologie. Dans les contrariétés de la vie , la passion de la science devient un véri- table baume, une panacée. Enfin , l'œil télescopique de M. Pérez découvrit dans le lointain l'in- trouvable caravane. Nous célébrâmes cette découverte par des bouras qui furent entendus et répondus. Ce lieu s'appelle les cabanes du Thon. En souvenir de la circonstance, j'arrachai quelques rhizomes d'Iris xy- phioides très-commun dans ces parages et destinés à mon parterre. Aux approches d'un ruisseau où j'avais grand besoin d'étancher ma soif, j'aperçus dans un gazon touffu une violette en fleur qui me sembla d'abord inconnue. De ma large main je saisis à la volée une botte de ce gazon et en l'épluchant j'isolai quelques brins de cette violette que plus tard je reconnus être le Viola Cenisia avec des cils plus prononcés aux feuilles. Ce fut le bouquet de mon herborisation. Ni Ramond ni Lapey- rouse ne lui connaissaient l'habitat du Tourmalet. Notre rentrée à la caravane devint l'occasion de plaintes et de repro- ches. Comme c'est l'ordinaire, personne n'avait tort. Arnauné me. ferma la bouche avec ses apollonset tout s'arrangea avec quelques cocos d'eau claire et la goutte du rhum-Dumoret. Nous étions ici à l'origine de la montée du Tourmalet. Chacun se hissa sur son caballiisei l'on nous disposa en une file, guide en tête et guide en queue. Le sentier depuis quelques années s'était considérable- ment dégradé et avait une étroitesse qui le rendait parfois dangereux. Abîme sans fond à droite et rochers abruptes à gauche. Les guides eux-mêmes étaient peu rassurés sur notre compte parce que certains de nos touristes étaient novices dans la pratique de ces routes qui n'appar- tiennent pas à la grande voirie. A chaque instant ils répétaient haute- ment celle proclamation peu encourageante appuyez sur la gauche. Notre procession ascendante était toute silencieuse et il s'agissait fort peu d'investigations scientifiques. On fila ainsi huit ou dix festons ; ap- parut enfin le col si convoité. Le guide d'avant-garde s'empressa de crier : Y sommes-nous tous ? Oui , oui! allégresse générale, roulade de tyro- lienne. Station démonstrative de quelques minutes à la crête limitrophe de la vallée du Gave et de celle de l'Adour. Barèges, on te dislingue à peine à l'extrême Occident, Pic de Bergons qui parais dans le vague de ce même horizon, recevez mes adieux. ( 345 ) Piquette d' Endretlits , avec ton lac d'Escoubous, quel heureux sou- venir du siècle dernier tu viens réveiller ! En 1799, non-seulement j'es- caladai ta cime pour en explorer la botanique avec Ramond; mais lisant dans les yeux de ce savant qu'il désirait voir de près un Raminculus aqaatilis en pleine floraison au fond du lac , j'y plongeai pour la lui offrir, et il en fit le sujet d'un mémoire à l'Académie. Picévocateurdela mémoire du sublime assaillant du Mont-Perdu, je te salue cordialement. Et toi, Pic-d'Espada, si majestueusement détaché du massif qui te relie à la Piquette, reçois mon dixième et dernier adieu. Mais j'ai aussi plus d'un motif de te saluer, fier pic, auquel on n'a pas donné de nom officiel, et qui mérites celui de Pic-de-l'Adour , puisque lu es la tête de la vallée de ce nom, que de tes flancs surgit l'Adour, fleuve de ma ville natale, et que dans la profondeur de tes entrailles une puissante aorte vient élancer au jour la fière cascade de Trémesaigues. Déjà depuis quelques années il est question d'établir entre Barèges et Bagnères une roule carossable. L'administration de cette dernière cité a même exécuté, dans ce but, d'importants travaux, tandis qu'on est oisif du côté de Barèges. Deux plans ont été proposés; ou un tunnel traversant la masse schisteuse limitrophe des deux vallées , ou une large et profonde entaille, une immense porte cochère dans celte même masse: Judicent peritiores. Il s'en allait temps de regagner Bagnères. Rien de plus ennuyeux que cette descente équestre au pas ordinaire pendant deux mortelles heures, dévidant toujours des sinuosités qui n'en finissent jamais, et n'ayant dans l'esprit qu'une seule idée , — celle d'arriver. Heureusement qu'à Grip la calèche n'avait pas manqué au rendez-vous. Elle nous mena ron- dement à Bagnères, à six heures du soir, après avoir cheminé à pied ou à cheval depuis quatre heures du matin. Lecteur bénévole , bonne nuit , que favorisera peut-être le narco- tisme de cette lecture. Saint-Sever-sur-Adour, 10 octobre 1863. Tome XXIV. §6 NOTE SUR LA TONTE ET LES MŒURS DU JEAN-LE-BLANC Par M. le D' Alex. SAVATIEE CORRESPONDANT. Il doit être, à mon avis, une loi fondamentale dans toutes les sciences d'observation et en particulier en histoire naturelle : c'est que tout naturaliste (et sous ce nom, je comprends l'homme le plus éminent, comme le plus simple observateur,) doit apporter son contingent, quelque minime qu'il soit, au faisceau des connaissances déjà acquises pour par- faire l'œuvre commencée. Cette loi a son application directe en maintes circonstances : un auteur, par exemple, va entreprendre la description de la Flore ou d'une partie de la Faune d'une contrée, appuyé sur des données qu'il aura lui-même acquises par des recherches pénibles et par celles que lui auront fournies quelques hommes consciencieux; mais est-il bien certain d'avoir dit le dernier mot sur le pays qu'il aura exploré? Assurément non! car malgré le développement que prend de jour en jour l'étude de l'histoire naturelle, elle n'est pas encore assez cultivée pour que les faits nombreux et intéressants qui s'y rapportent soient parfaitement connus , et il est hors de doute que quelques-uns d'entr'eux auront échappé à sa sagacité. Il est donc de toute évidence que si un auteur pour la parfaite connaissance du pays qu'il décrit doit s'entourer de tous les documents qu'il pourra rassembler, il sera du devoir de tout observateur de lui venir en aide par tous les moyens qu'il aura à sa disposition. C'est guidé par ces motifs , que j'ai l'honneur de présenter à la Société Linnéenne les observations suivantes sur le Jean- le-Blanc, Circaëtus gallicus (Vieillot), Falco gallicus (Gmel)F. bra- chydaclyla Temminck, Aquila brachy dactylo, (Meyer-Wolff). Vers la fin de l'année 1856, j'entendis dire qu'on avait vu dans la forêt d'Aulnav. distante de 20 kilomètres environ de ma résidence, le nid ( 347 ) d'un oiseau très-gros, qu'on pensait être un aigle. La présence d'un aigle dans notre contrée me parut chose très-douteuse , ce qui ne m'empêcha pas toutefois de me promettre de faire au printemps suivant, la chasse à ce grand rapace. Pour cela je m'adressai à quelques paysans riverains de la forêt, — que leur appétit pousse à la recherche des nids de ces oiseaux afin d'en cap- turer la couvée dans le but d'en faire leur nourriture , — pensant que c'était le plus sûr moyen de m'en emparer. Je ne fus point trompé dans mon attente, et le 16 mai 1857 après m'être muni d'un bon fusil de chasse et après être demeuré longtemps [embusqué dans un épais taillis à quelques pas d'un nid qui me fut signalé comme étant l'aire de Y Or- fraie, je vis se poser à peu de distance de moi un oiseau qui me parut monstrueux; il faut dire que peu versé encore dans l'étude de l'ornitho- logie , je ne connaissais alors que les frêles oiseaux sylvains qui peuplent nos fertiles campagnes. A peine se fût-il abattu sur la branche qu'il avait choisie pour se percher, je fis feu , et à ma grande joie je le vis tomber à mes pieds. Je crus devoir demander à mon guide ce qu'il savait de cet oiseau , car j'ai la conviction que le paysan est naturellement observateur, et que s'il se laisse aller souvent au désir de légender les phénomènes les plus ordinaires de la nature , on est presque certain de tirer du chaos de sa narration des faits scientifiques importants, qui mettent sur la voie de la vérité. Sa réponse fut qu'on lui donnait le nom d'Orfraie , (coïncidence assez singulière avec le nom français donné au Pandion fluvialilis ) , qu'il ne pondait jamais qu'un seul œuf toujours de même couleur, qu'il se nourrissait de reptiles à l'exclusion de toute autre proie: toutes choses que j'ai vérifiées depuis comme je le dirai tout-à-l'heure. N'ayant point encore d'ouvrages nécessaires à la détermination des espèces ; indécis sur celle à laquelle je devais le rapporter, je m'adressai à feu le célèbre professeur Moquin-Tandon , alors président de la Société Botanique de France , et voici la note que je lui envoyai : « Iris jaune magnifique de 1 à 2 centimètres de diamètre ; cire et moitié pos- térieure du bec livides, moitié antérieure noire; narines oblongues de haut en bas; bec très-fort, à mandibule supérieure sans dent , l'inférieure échancrée au bout. Tarses nus, si ce n'est au niveau de l'articulation tibio-tarsienne, blanchâtres; doigt médian plus long que les deux autres, trois écailles sur la dernière phalange ; doigt externe uni au précédent par une courte membrane, ongles très-acérés et creusés d'une gouttière ( 3-48 ) en dessous , doigts munis en dessous de pelotes verruqueuses. Plumes du vertex acuminées ainsi que celles du cou, toutes de même couleur ainsi que celles du dos et delà poitrine , c'est-à-dire, roussâlres ou brunâtres avec la tige noire ; toutes les autres sous le reste du corps sont blanches , mais terminées par une tache de même couleur que les précédentes; queue arrondie à 10 pennes blanchâtres en dessous , bru- nâtres en dessus avec trois ou quatre bandes transversales plus foncées , il eu est de même des rémiges dont le bout est noir ; la 3 e est la plus longue. La taille de l'oiseau, du bout de la queue au sommet de la tête, est de 0, G7 centimètres; l'envergure est de 1 mètre 65 centimètres. L'animal ci-dessus décrit est une femelle que j'ai tuée sur le nid placé au sommet d'un des arbres les plus élevés de la forêt : ce nid a environ 0, 60 centimètres de diamètre et est composé de bûchettes sèches et peu volumineuses, l'œuf était à moitié couvé au 16 mai, d'un blanc sale, rugueux, offrant 0, 08 centimètres dans son plus grand diamètre, 0, 06 centimètres dans le plus petit. » Voici la réponse dont m'honora l'illustre académicien : « Il est assez difficile de déterminer un oiseau de proie sans le voir, sur une simple description. Vous savez que ces animaux varient beaucoup dans 1 une même espèce; les mâles ne ressemblent pas aux femelles, les jeunes aux adultes, les adultes aux vieux. Cependant comme votre description est assez détaillée, et que vous l'avez accompagnée de quelques rensei- gnements sur les mœurs et la propagation de l'oiseau , il m'a été pos- sible d'arriver au nom de ce dernier : c'est le Jean-le-Blanc. » La taille de l'œuf, sa rugosité et sa teinte uniforme d'un blanc sale ou légèrement grisâtre confirment pleinement cette détermination. » Le Prince Charles Bonaparte à qui j'ai lu votre lettre , ce matin ( 1 er juin 1857) partage tout-à-fait mon opinion. » Temminck assure que le Jean-le-Blanc se nourrit principalement de reptiles. » J'ai dans- ma collection d'œufs d'oiseaux , celui de cette espèce ; il est, je crois, assez rare ; le paysan qui me l'a procuré et qui en a déjà déniché plusieurs fois, m'a assuré qu'il n'y avait jamais qu'un œuf, que la couleur en était invariable , et que cet oiseau ne faisait jamais la guerre aux oiseaux, mais seulement aux reptiles, ce dont j'ai pu vérifier l'exactitude , car l'animal en question n'avait dans son estomac qu'une pelote de la grosseur d'un œuf de perdrix , uniquement composée d'é- cailles de serpents. Depuis lors . j'ai pu m'assurer des mœurs et de la ( 349 ) ponte du Jean-le-Blanc , et je crois qu'on peut considérer comme défi- nitivement acquis à la science les faits suivants : 1° la ponte d'un œuf unique par cet oiseau , 2° sa nourriture exclusive toutes les fois qu'il le peut, de reptiles; 3° son habitation dans nos départements de l'Ouest , Charente-Inférieure et Deux-Sèvres (1) ». Pieprenons en effet ces trois points différents en les comparant aux opinions des auteurs qui en ont parlé, et en particulier, à celle de Degland qui les résume toutes ; voici ses paroles : « Le Jean-le-Blanc habite les Vosges, les Hautes-Alpes et les montagnes boisées des dépar- tements du Var et des Hautes-Pyrénées. Il est sédentaire en Dauphiné , en Anjou ; se montre accidentellement dans le nord de la France. On le dit rare en Suisse et en Allemagne. Temminck ajoute qu'il habite les forêts de sapins des parties orientales du nord de l'Europe , et qu'il est rare de le trouver en France. » a II nicherait, suivant M. Bouteille, non-seulement sur les arbres élevés, mais aussi dans les taillis et les broussailles. M. Tyzenhauz avance que cet oiseau construit , comme l'aigle, son aire sur les arbres de haute futaie , et jamais à terre. Ses œufs au nombre de deux ou trois sont d'un blanc sale ou grisâtre, souvent un peu azurés et sans taches. Un œuf que je possède depuis peu et que je dois à l'obligeance de M. Bouteille , auteur de l'Ornithologie du Dauphiné est d'un blanc pur, peu rude au toucher. Son authenticité ne saurait être contestée, car la femelle a été prise en même temps. Grand diamètre 6 centimètres '/ 2 ; petit diamètre 4 centimètres */ 2 - C'estd'après des données fausses que dans mon Catalogue des Oiseaux d'Europe, j'ai décrit les œufs de cet oiseau, comme étant petits, longs et lustrés. M. Moquin-Tandon méfait observer que l'œuf figuré par Thienemann est trop petit et trop bleuâtre pour être celui du Jean-le-Blanc, ce serait suivant lui, un œuf d'autour. » « Le Jean-le-Blanc vit sur les lisières des bois , fréquente les taillis. L'hiver, selon M. Bouteille, il rôde près des habitations pour enlever les oiseaux de basse-cour, dont il fait en cette saison sa principale nourriture; pendant l'été et l'automne, il fréquente les marais et se nourrit alors de mulots, de lézards. M. Tyzenhauz n'est pas d'accord à ce sujet avec notre ami ; car d'après lui « le Jean-le-Blanc ne fait pas (1) Départements auxquels il faut ajouter la Dordogne où je l'ai observé pendant plusieurs années dans la large vallée que parcourt ce fleuve en amont de lîergerac 'Note de M. Ch. Des Moulins). ( 350 ) la chasse aux petits animaux. Les coqs de bruyère, les perdrix , les lièvres et la volaille de basse-cour sont sa proie favorite. Si l'on a trouvé parfois des reptiles dans son estomac, ce n'est sans doute que dans des cas de disette. » Malgré l'assertion de M. Tyzenhauz , il est certain qu'il s'attaque cependant aux petits animaux et même aux insectes. M. Gerbe, dans une communication qu'il m'a faite , me dit avoir trouvé en Octo- bre 1839 et 1841, l'estomac de trois Jean-le-Blanc, qu'il eut occasion d'examiner à ces deux époques différentes , uniquement remplis de grands insectes à élytres. » Pour moi il ressort de cette lecture, qu'il existe une indécision complète au sujet des mœurs comme de la ponte de l'oiseau qui nous occupe, et Degland lui-même en rapportant l'opinion des différents auteurs , n'affirme ni n'infirme rien ; pour lui il y a encore du doute : c'est ce doute que j'espère lever en entier par la communication de cet article. Et tout d'abord constatons : 1° le fait de l'habitation du Jean-le-Blanc dans nos départements de l'Ouest, en sorte que la Charente-Inférieure et les Deux-Sèvres devront être comprises dans le nombre des localités qu'affectionne le Jean-le-Blanc pour élever sa progéniture , car indé- pendamment de l'assertion des riverains de la forêt d'Aulnay qui disent l'y avoir vu nicher de temps immémorial, j'ai constaté moi-même sa présence pendant six années consécutives. Je me suis servi à dessein de l'expression, élever sa progéniture , parce qu'une fois grand , le fruit unique de chaque couple s'éloigne de nous pendant l'hiver avec ses père et mère. 2° Si nous arrivons au second chef, celui de la ponte de cet oiseau, nous verrons tous les auteurs s'accorder à donner deux ou trois œufs au Jean-le-Blanc , et différer encore sur leur couleur et leur taille. Eh bien ! aujourd'hui on doit regarder comme incontestable le fait peut- être unique dans les annales de la science ornithologique, de la ponte d'un seul œuf par le Jean-le-Blanc, car ici encore, j'ai eu à cœur de constater par moi-même ce fait qui m'était avancé par les habitués de ces contrées , et pendant les cinq années 1857 , 58 , 59 , 60 et 63 , j'ai pu en vérifier l'exactitude ; cet œuf est toujours unique. Sa couleur constamment d'un blanc plus ou moins sale , uniforme , ou avec une teinte jaunâtre à peine sensible et répandue par places, ces nubécuies dégénérant quelquefois en taches plus marquées : la surface en est rugueuse , et le lest très-épais : le diamètre des cinq œufs que j'ai eus en ma possession n'a pas varié, il s'est tenu entre 7 centimètres '/ 2 e ^ 8 pour le plus grand diamètre , entre 6 centimètres et 6 */• P our ^ e pl QS ( 351 ) pelit, mesures sensiblement différentes de celles données par Degland, Doit-on d'après le fait de la ponte d'un œuf unique par le Jean-le- Blanc s'étonner de la rareté de cet oiseau, signalée parles auteurs? assurément non ; car il est de toute évidence qu'il faut au moins deux ans pour former un couple , et encore faut-il pour cela qu'il naisse un mâle dans l'une des deux couvées et une femelle dans l'autre; chose qui peut bien ne pas arriver, attendu qu'il peut naître un individu de même sexe pendant deux et trois années consécutives. Pour ce qui est du nid, je corroborerai l'opinion de Tyzenhauz, en affirmant que dans notre pays, le Jean-le-Blanc ne construit jamais son nid ailleurs que sur les arbres les plus élevés. Ce nid est entièrement composé de branches mortes , d'autant plus neuves qu'elles se rapprochent du point sur lequel reposent les œufs : sa largeur varie, il offre quelquefois un dia- mètre de 0, 70 à 0, 80 centimètres, d'autres fois l'un des diamètres a un mètre de long, tandis que l'autre n'en offre que la moitié , ce qui dépend de la position des branches sur lesquelles il s'appuie ; la pro- fondeur du milieu du nid ne dépasse guère 0, 10 centimètres, et elle n'y arrive qne par une pente insensible : quant à son épaisseur ou sa hauteur totale , il ne peut y avoir de mesure fixe à cet égard comme nous le verrons bientôt. Il ne faudrait pas croire que le Jean-le-Blanc , pas plus que les autres oiseaux de proie, à qui les réflexions précédentes comme celles qui vont suivre s'appliquent également, prend la peine de construire chaque année un nouveau nid : il sait , comme ses con- génères reprendre celui sur lequel il a nourri sa famille , à moins que les mauvais temps de l'hiver ou toute autre cause ne l'aient renversé , auquel cas il en reconstruit un autre , ou plutôt il parcourt la contrée jusqu'à ce qu'il en ait rencontré un des années précédentes et cela sans s'inquiéter de l'espèce à laquelle il appartenait antérieurement; si la demeure lui convient , il se borne à ajouter quelques brindilles , puis il s'y établit sans plus de façon. On doit comprendre par là qu'un nid qui, la première année de construction, pouvait avoir une épaisseur de 0, 15 à 0, 20 centimètres, pourra en acquérir le double et le triple au bout d'un certain nombre d'années; c'est ainsi qu'il en existe un dans un des arbres de la forêt d'Aulnay , que plusieurs personnes m'ont assuré y être depuis 25 ans au moins , et avoir été bâti pour la première fois par le Corbeau ordinaire (Corvus Corax) , qui n'a pas reparu dans la con- trée depuis cette époque. Ce nid a atteint aujourd'hui des proportions colossales, bien que chaque hiver, les ouragans en détruisent une partie. ( 352 ) Le Jean-le-Blanc est un oiseau qui niche de bonne heure , car j'en ai trouvé un œuf, non couvé il est vrai , dans les derniers jours d'avril , et les autres , que j'ai pris vers le milieu de mai , étaient à moitié couvés , ce qui semblerait prouver à mon sens , que la durée de l'incubation se- rait d'un mois environ , au lieu d'être de 6 à 7 semaines comme le pré- tendent les riverains de la forêt. 3° L'alimentation du Jean-le Blanc est le 3 e article sur lequel il y a divergence d'opinion ; voici ce que m'a appris l'expérience : sur quatre Jean-le-Blanc que j'ai obtenus morts et que j'ai ouverts dans le but de savoir ce que contenait leur estomac , je n'en ai pas trouvé un seul qui eût autre chose que des débris de reptiles; j'opérais , il faut le dire, pendant l'été. J'en ai pris un cinquième vivant , et je l'ai donné pour son agrément à un de mes amis en lui indiquant le genre de nourriture que je supposais lui convenir le mieux. Il mit alors sur pied tous les gamins de son voisinage pour qu'ils eussent à lui procurer lézards et couleuvres, aussi chaque jour pendant une quinzaine, le Jean-le-Blanc put se re- paître de son mets favori. Attaché à un pieu fixé en terre au moyen d'une chaînette assez longue dont un anneau lui entourait la patte au-dessus de la naissance des doigts, il restait toute la journée dans un parfait état de quiétude , jusqu'au moment où on lui servait son repas , pendant lequel je lui ai vu engloutir d'un seul trait de très-longues couleuvres. Un soir, se trouvant au dépourvu de reptiles, on lui donna à manger un rat trouvé mort dans la rue ; le lendemain le pauvre captif n'existait plus : je supposai et avec raison je crois, que le rat ingéré l'avait empoisonné, après l'avoir été lui-même à l'aide de petites boules de mie de pain trem- pées dans une solution phosphorique , selon l'habitude du pays pour la destruction de ces rongeurs. Ainsi je crois l'opinion de M. Tyzenhauz erronée, et si, avec MM. Bouteille et Gerbe j'admets qu'en hiver cet oiseau se nourrisse de mammifères, d'insectes ou d'oiseaux, c'est parce qu'il ne peut trouver de reptiles dans cette saison de l'année ; mais j'ai la conviction qu'aussitôt le printemps arrivé , il revient à sa nourriture de prédilection : tous points, comme nous le voyons, qui s'accordent parfaitement avec le récit des habitants voisins de la forêt d'Aulnay. Beauvais-sui-Matha (Charente-Inférieure), 4 2 juin 1863. Al. Savatier, D 1 M a . «O Décembre 1968. < 353 ) DESCRIPTION PHYSIQUE DE L'ILE DE CRÈTE (Fin). ADDITIONS AU LIVRE III : GÉOLOGIE. Le désir de ne pas terminer mon travail sur la Crète avant la publica- tion de la seconde feuille de la grande carte de l'Amirauté anglaise qui a éprouvé d'assez longs retards , les recherches que j'avais à faire pour compléter la partie botanique, et aussi diverses occupations urgentes, m'oni fait suspendre l'achèvement de mon ouvrage, après la publication de la partie géologique, en novembre 1860 et juillet 1861. En reprenant l'impression six années après , j'ai à tenir compte d'un ouvrage en deux volumes publié vers la fin de 1865, sous le litre de Travels and Researches in Crète par le capitaine T.-A.-B. Spralt, qui a fait exécuter la plus grande partie des relevés de la carte que je viens de mentionner. Cet auteur est le premier qui ail intercalé des indications géologiques nombreuses dans le cours de ses descriptions principalement archéolo- giques , et qui ait donné à la fin un aperçu général , accompagné d'une carte géologique dressée à une échelle un peu plus petite que celle que j'ai fait graver. L'auteur, en suivant dans l'intérieur de l'île des itinéraires assez sou- vent différents des miens , et en faisant par mer une étude spéciale des côtes , a pu observer un certain nombre de faits dont je n'ai pas eu connaissance ; je crois donc devoir compléter mon livre par des traduc- tions textuelles d'extraits se rapportant à diverses localités que je n'ai pas visitées et que je donnerai dans l'ordre de succession des terrains que j'ai adopté; seulement je ferai deux chapitres spéciaux, l'un pour les dépôts tertiaires d'eau douce que je n'avais rencontrés que dans un petit nombre de points , et l'autre pour les phénomènes qui accusent des changements de niveau sur les côtes de la Crète, depuis le commence- ment de l'époque historique. Ces extraits seront donc répartis en six groupes. Tome XXIV. (3 e Série : T. IV.— 5 e et 6 e Livraisons.) 27 ( 354 ) Ch. II el III. — TALSCHISTES ET ROCHES IGNÉES ANTÉRIEURES AU TERRAIN CRÉTACÉ. (P. 80-107) II, p. 184 (1). — « Les montagnes de ces deux districts occidentaux (Kissamo el Selino) sont différentes en général d'une manière si mar- quée de celles d'Omalo, tant en caractères qu'en couleur, que je m'arrête ici pour en donner une courte description. Elles sont presque entière- ment composées d'une masse d'argiles schisteuses et de schistes bruns T rouges et pourpres, d'une nature très-friable dans quelques chaînons, et très-endurcie dans d'autres. Ces séries de roches sont aussi plus lar- gement développées ici , que dans aucune autre partie de la Crète , par suite de leur caractère d'endurcissement. Interstratifiées avec elles se trouvent des masses de calcaires gris, et quelquefois de conglomérats, du même âge , aussi bien qu'une masse de gypse près du cap Krio ; elles sont apparemment les membres les plus supérieurs de la série à Hippu- rites, et plongent à l'O. et au N.-O. sous diverses inclinaisons, quoique jamais au point d'accuser des poussées volcaniques voisines. » il , p. 175. — « Le caractère géologique des montagnes est ici changé (en montant de Lakho à Omalo); des argiles schisteuses sombres et des roches schisteuses formant de plus bas chaînons , on passe à un calcaire compacte gris et stratifié. Les collines plus basses ne résultent cependant pas de la venue au jour des strates plus inférieures, mais en apparence d'un abaissement des séries supérieures à ce niveau. » II, p. 73. — Anoya. — « Nous traversâmes la vallée étroite et tom- bâmes dans un sentier en zig-zag suivant sur le flanc escarpé d'un faîte de couches d'ardoise brun-rougeâtre; en vingt minutes nous atteignîmes le village perché sur le bord supérieur d'un territoire cultivable situé sur le flanc septentrional de l'Ida, où la culture est principalement pra- tiquée sur d'étroites terrasses, le long des côtés d'innombrables faîtes étroits qui , semblables aux racines fibreuses d'un grand arbre , parlent ici de la base de la montagne. Mais lorsqu'il est vu du N. et du N.-E., son grand diamètre est amené en vue, et il n'a pas alors un aspect si noble et si grand, possédant une crête longue et ondulée qui s'élève graduellement de son extrémité orientale, vers le sommet , qui est plus rapproché de l'extrémité occi- dentale. Les flancs S. et S.-O. de la montagne sont fort escarpés , car c'est le côté élevé ; l'agent soulevant, qui était une masse de serpentine, s'est poussée en avant ou chassée de force elle-même ici, formant une montagne respectable, mais par comparaison à l'Ida une simple colline à ses pieds ; tandis qu'au N. et au N.-E. le flanc s'abaisse en une série de chaînons et de terrasses semblables à autant de gradins entre le sommet et la base, et représentant probablement autant de failles, de disloca- tions, et de soulèvements de ses strates. Les couches sont principalement une masse de calcaire stratifié, avec des lits parfois entremêlés d'argile schisteuse, qui atteignent ensemble une épaisseur d'au moins 5,000 à 6,000 pieds. Entre la serpentine de la base S. et les calcaires supérieurs sort une série de schistes argileux plus anciens ou altérés et de calcaires probablement de 1,000 pieds d'épaisseur. L'âge géologique précis de ceux-ci n'a pas encore été démontré par des preuves tirées des fossiles ; en effet quoique un voyageur anglais dans l'île, du siècle dernier, le D r Varyard , décrive quelques fossiles trouvés par lui au pied de l'Ida, qui sembleraient correspondre avec des bélemniles , et en vérité il les appelle ainsi, nous n'avons trouvé aucuns fossiles ni dans notre montée ni dans notre descente. « Le sommet est formé par un grès calcaire finement stratifié, qui se fend aisément en grandes dalles, le tout plongeant au N.-E. sous un angle faible. » . II, p. 1-4% — «Kalous Limionas est une baie et un groupe d'îlots à cinq milles et demi à l'ouest du cap Léon. Il est sûr comme un mouillage, et sert principalement pendant les seuls mois d'été, et doit sans doute avoir reçu la dénomination de « Bon ou Beau-Port » par comparaison avec les baies moins abritées de la côte sud de la Crète. Il est situé en dedans de deux ou trois îlots gisant sur le coté 0. d'une vaste baie, et est ouvert à l'E. et au S.-E II y a là une découpure d'environ un câble et demi en profondeur entre deux pointes de roches â-peu-près à la même dislance séparément. Il a deux rivages sableux et il est le port spécial des petites barques de cabotage qui cherchent un abri dans la baie Le cap S.-O. ( 350 ) formant cette baie est une pointe hardie et pittoresque terminée à l'E. par un rocher perpendiculaire de calcaire. « Cette pointe a une eau fort profonde immédiatement autour d'elle, et à sa base une grande caverne, retraite favorite de centaines de pigeons de roche bleus qui couvent dans un grand nombre de trous et de cre- vasses. et compliquée, avec nombreux couloirs difficiles, semblables à ceux » d'une mine. » « Aucuns mots ne peuvent mieux rendre le caractère du labyrinlhe de Gorlyne, ou les impressions que reçoit l'explorateur de sa ressemblance avec les galeries d'une mine ou de catacombes, quoiqu'il n'ait certaine- ment pas été employé ou construit pour des sépultures, ne renfermant au- cunes niches, séparations ou banquettes pour le dépôt des corps (comme on en trouve dans les anciennes catacombes); ce qui m'oblige à différer d'avis avec feu le colonel Leake par rapport à l'origine du labyrinthe , que, comme beaucoup d'autres, il a regardé simplement comme des catacombes; car mon exploration minutieuse de ses couloirs, ne m'a laissé aucune impression semblable dans l'esprit, bien au contraire. » I, p. 336. — « Le trait le plus remarquable de cette partie de la Messara est la haute colline isolée de Kastelli (ou Kastellianah) à son extrémité orientale, autour de la base de laquelle l'Anapodhari murmure en che- minant vers la côte S. C'est une colline fortement dominante, à sommet plat, s'élevant à une hauteur de 700 ou 800 pieds au-dessus de la plaine, et escarpée tout autour , excepté au S., où l'on peut aisément la gravir ( 365 ) par une étroite langue ou col qui la relie à la chaîne du Kophino ; mais ce n'est pas une masse de calcaire , comme la colline en dos allongé de Rotas, car elle est composée de sables et de graviers tertiaires ten- dres , excepté le haut qui est un banc calcaire dur de la même période , qui forme une croûte inclinée ou plateau à son sommet. Les ruines qu'elle supporte maintenant sont seulement celles d'une ville du moyen- âge ou d'une forteresse commandant cette extrémité de la Messara, dont elle paraît avoir été la principale forteresse à cette époque aussi bien que sous les Vénitiens qui l'appelaient le Castel-Belvedère. » I, p. 186-187. — « En descendant de ce village (Torlole), nous arrivons sur une assise de grès calcaire blanc de la période tertiaire miocène, qui contient une abondance de fossiles, savoir des Peignes et Oursins de grande taille, entremêlés avec des masses de la coquille nummulitique appelée Lenticalilcs complannltis ; et celles-ci étant toutes des connaissances de Malte, il me fut possible d'identifier le terrain tertiaire endurci de cette vallée comme étant de la même époque que celle des dépôts de Malte. Les couches à partir des chaînons calcaires qui les entourent plongent sous un angle d'environ 20°, et se montrent sur les deux flancs de la vallée comme une zone flanquant les montagnes plus anciennes et plus hautes du calcaire à Hippurites. » I, p. 209. — « La colline de Palaio-Kaslron est un lambeau de terrain tertiaire marin, probablement de la période miocène, et composé de couches presque horizontales de graviers , de sables et de grès dans les parties inférieures; mais il est surmonté par une croûte de calcaire, comme une calotte , qui forme la frange du rocher que l'on voit autour de sa crête. Par suite de la dureté de son assise supérieure son niveau primitif a été conservé; ce qui, le lieu étant assez spacieux pour con- tenir une petite forteresse, engagea quelque Cretois du moyen-âge à en faire sa forteresse contre les hardis corsaires qui fréquentaient alors ces mers, — ou peut-être le chef des corsaires lui-même. » I, p. 248. — « La blancheur remarquable des rochers des Kouphonisi en fait un trait éminent de cette partie de la côte de Crète où d'un autre côté tout est sombre et d'un aspect rigide par des montagnes grises , entièrement stériles et visiblement inhospitalières Les rochers ne sont pas calcaires , cependant quoique aussi blancs ; mais leur géologie est intéressante parce qu'ils sont formés de strates de deux époques de la période tertiaire marine, et aussi parce qu'ils contiennent un dyke de trap. » ( 366 ) II , p 275. — Gavdo. — « Les dépôts ressemblent beaucoup au groupe le plus bas de ceux de Malte, et semblent être identiques, d'après les Our- sins et les dents de Squale qu'on y trouve; ils correspondent aussi avec les séries supérieures des dépôts de la côte de Cyrène qui y recouvrent les calcaires nummuliliques. Mais les rochers méridionaux de l'île de Gavdo sont formés par les argiles schisteuses et les schistes bruns et bleus discordants et sans fossiles si fréquents en Crète. » II , p. 278. — « Mes observations générales sur la géologie de parties des côles opposées de Crèle et de Ghavdo ont montré que la dernière est principalement un lambeau de ce qu'on suppose des dépôts de la période tertiaire miocène , et ainsi une sorte d'anneau enlre ces dépôts de la côte de Crèle et ceux de Cyrène ; mais ils sont évidemment séparés 'de la Crète par un abîme profond d'environ 1000 brasses, et de Cyrène par une profondeur de plus de 4500 brasses. » II , p. 357. — « Les additions qui ont été faites par moi à la liste de fossiles (publiée en 1856 par M. Raulin) ne troublent pas je crois, la vue que les terrains tertiaires sont synchroniques ou identiques avec le groupe de Malte comme je l'ai conclu aussi de mes propres recher- ches , avant la visite de M. Raulin en Crèle (1). « M. Jenkins l'habile secrétaire de la Geological Society, donnera je l'espère une description de tout ce qui est spécialement intéressant et qui semblerait être lié avec les fossiles que j'ai dernièrement placés enlre ses mains, ou avec ceux qui ont été envoyés auparavant à la Société par moi et qui sont dans sa collection ; mais je regrette de voir que ma principale collection a été perdue d'autre part. Les coquilles prédomi- nantes sont des Oursins, Huîtres, Peignes, Terebralules et foraminifères particulièrement une belle Héléroslégine; les dents de squales se ren- contrent quelquefois, mais de petite taille , comparées à celles que l'on a trouvées dans les séries de Malte. » (1) D'après tes premières lignes de son Introduction , le cap. Spratt a pris la di- rection du relevé hydrographique de la Méditerranée en mai 1851 , et est venu d'abord en Crète. Mon séjour de sept mois et demi dans l'île ayant eu lieu du 5 mai au M décembre 1845, il n'est pas facile de comprendre comment M Spratt a pu conclure avant celui-ci les relations qui existent enlre les terrains tertiaires de la Crète et ceux de Malte. — Je n'ai pu découvrir dans le Quarlerly Journal of the Geological Society un mémoire de M. Spratt, sur les terrains de Malte, dans lequel se trouvent peut-être des éclaircissements. ( 367 ) Ch. VI. (Suite). — dépots tertiaires d'eau douce. (P. 323). II, p. 361. — « J'observerai maintenant les dépôts d'eau douce dis- persés en Crète dont il a été fait mention précédemment. Ils consistent en une série de marnes, de sables et de graviers fins bruns ou blancs, (d'après les strates dont ils dérivent et avec lesquels ils sont en contact) et sont dispersés dans les diverses parties de l'île, et' à des hauteurs di- verses. Ils contiennent, dans quelques localités, des Unio, Melania, et Nerilina, types généralement d'eau douce, mélangés avec d'autres (Mclanopsis aussi bien qu'un Cerilhium) qui indiquent une condition d'eau saumâtre pour la période finale de ces dépôts; car les fossiles d'eau purement saumâtre existent seulement dans les lits les plus supérieurs de la série , — comme ceux que j'ai trouvés dans les plaines élevées d'Arcadia, aussi dans certains sables et graviers observés près du village de Vivares, sur le plateau le plus supérieur des dépôts miocènes marins qui interviennent entre Candie et Gortyne, et qui contiennent des em- preintes de fossiles semblables d'eau saumâtre. » II, p. 193. — « A Kavolomuri, les graviers doivent être postérieurs, et non liés avec la période du lac d'eau douce du Levant ; car ce qui paraît être un autre témoin de ce lac a élé trouvé, sans aucune associa- tion avec ces graviers, dans un petit lambeau de marne d'eau douce près de la côte, à l'ouest de Lutraki, dans lequel il y avait des im- pressions de fossiles d'eau douce. » II, p. 109. — «En traversant le bassin du plateau d'Arkadia, je trou- vai aussi les dépôts superficiels contenant des coquilles d'eau douce et saumâtre. Mais entre celui-ci et Retimo, après une petite descente, le chemin passe sur des faîtes tertiaires blanc-jaunâtres de la période miocène. » II, p. 106-107. — Thronos.— « Je trouvai que cette remarquable col- line en forme d'île (Veni) comme aussi celle de Thronos , était une por- tion détachée des strates miocènes marins qui forment les principaux dépôts tertiaires en Crète. L'un et l'autre, cependant, présentent des preuves d'un dépôt d'eau douce autour de leurs bases, dans une série de graviers, de sables et de marnes de caractère et de couleur totalement différents du premier; je constatai leur origine d'eau douce en observant les moules de quelques espèces de coquilles d'eau douce qui se trouvent aussi à Khersoneso , sur la côte N., près de l'ancienne ville de ce nom. ( 368 ) » Leur position ici me semble indiquer qu'une mer d'eau douce en- toura la côte S. aussi bien que la côte N., de manière à atteindre le haut de celte vallée. Néanmoins ils pourraient être les restes d'un bassin purement local; et comme je n'eus pas le temps d'examiner les dépôts sur une grande étendue, ou avec un soin suffisant, le point est signalé à l'attention des géologues futurs; seulement, comme il y a en outre évidence partielle plus loin , le long de la côte , à l'O. (savoir, près du monastère de Preveli), je suis décidément d'opinion que la Crète a été autrefois entourée par une mer d'eau saumâire ou douce. « Ces diverses évidences éparses de dépôts d'origine d'eau douce en Crète ont aussi de l'intérêt et de la valeur par rapport à ceux que j'ai de temps en temps signalés comme existant dans quelques-unes des îles grecques avoisinanles, aussi bien que sur la côte sud de l'Asie-Mineure, à Xanthus, etc., endroits en dehors des limites de l'Archipel. » II, p. 58. — Agio Thoma. — « Si la Crète arrivait de nouveau à être submergée au même niveau que dans la période tertiaire éocène dernière ou miocène ancienne , les mers Egée et de Lybie se rencontreraient ici mais par un canal étroit et peu profond où les villages de Agio Thoma, Breveliana etVavares seraient situés. Ceci est démontré par un mélange de coquilles d'eau douce et saumâtre dans des lits de graviers et d'argile que j'ai observés près du dernier village, recouvrant les strates blancs du groupe tertiaire marin le plus bas et le plus ancien et qui indiquent ainsi un détroit peu profond d'eau saumâtre ou douce, ou une lagune, ou peut-être un lac sur la totalité, à quelque époque récente. » I, p. 107-108. — Khersoneso. — « Le district, situé derrière Kherso- sieso, est probablement le plus intéressant par sa géologie en Crète; car j'ai trouvé que les collines situées à l'O. et vers la pointe de Khersoneso sont formées de dépôts tant d'eau douce que marins — le premier gisant dans une sorte de baie ou dépression, entre une portion du terrain ter- tiaire marin et les calcaires de la série à Hippurites ou à Nummulites, et recouvrant aussi des parties du terrain tertiaire marin, comme pour montrer son origine plus récente. « Les fossiles d'eau douce de Khersoneso sont identiques avec plu- sieurs de ceux trouvés à Cos et à Rhodes ,~ et consistent en Unios , Lym- nées , Paludines et Planorbes , et apportent ainsi un autre appui à l'é- vidence de l'existence d'un lac d'eau douce dans l'Archipel grec pendant les derniers temps miocènes et les premiers temps pliocènes. » ( 369 ) II, p. 366-371. — « Je décrirai maintenant la position et les parti- cularités des dépôts de Khersoneso , qui sont les plus intéressants de tous ceux que j'ai trouvés dans l'île ; j'énumérerai simplement les autres puisque je les ai précédemment indiqués avec quelque détail dans l'ouvrage. Les dépôts d'eau douce de Khersoneso se trouvent dans un vallon derrière les ruines de l'ancienne cité du même nom, entre ce qui paraît être le calcaire Scaglia (qui s'élève à environ un mille au sud du vallon) et un lambeau des couches marines miocènes blanc-jaunâtre, qui le sépare de la côte actuelle de la mer Egée, et forme un faîte un peu plat de 300 à 400 pieds au-dessus de la mer. « Une coupe au travers des dépôts(l), du N'. au S., établira leur posi- tion relative, qui est fort semblable à celle des dépôts d'eau douce de la partie nord-est de l'île de Cos , (elle montre le calcaire à Hippurites au S. recouvert par les dépôts d'eau douce qui s'appuyent au N. sur des calcaires et des marnes blanc-jaunàtre appartenant au terrain miocène peut-être le plus ancien); seulement, ici, les dépôts tertiaires marins agissant comme un mur de séparation entre eux et la mer d'un côté, puisque ce n'est pas généralement ainsi, les dépôts d'eau douce ont été supposés par le professeur Forbes d'une origine plus récente. Son examen de ceux-ci avait été fort léger, par suite d'une grave indisposition qui l'empêcha d'être capable de le faire plus exactement; mais une visite ultérieure à cette localité m'a permis de croire que les dépôts marins appartiennent à une période plus ancienne , surtout depuis que j'ai aussi trouvé ces dépôts d'eau douce dans les parties centrales et méridionales de l'île. « Les couches marines qui renferment le groupe d'eau douce à Kher- soneso sont épaisses de 300 à 400 pieds ; elles plongent au N.-N.-O, sous un angle de 16° et semblent être un lambeau du groupe miocène , d'après les fossiles contenus, qui , cependant ne sont pas nombreux en espèces, et consistent en Peignes, Oursins et Huîtres, semblables à ceux qui se trouvent dans les couches miocènes derrière la ville de Candie; mais, vers la côte N. , le dépôt contient plusieurs variétés de coraux, formant de grandes touffes et nodules, et assez solidement réunis ensemble pour convertir le banc en une roche calcaire très-endurcie qui là, se trouve au niveau de la mer, et a par suite arrêté l'empiétement de celle-ci sur cette partie de la côte, et a ainsi empêché celui-ci et les dépôts (1) Travels and Researches in Crète, t. II , p. 567, Tome XXIV. 28 ( 370 ) d'eau douce reposant derrière lui d'avoir été entièrement balayés comme cela a sans doute été le cas dans des parties adjacentes. « Les dépôts d'eau douce sont presque horizontaux et consistent en sables, grès blancs et gris et graviers dans la partie plus basse et marnes blanches dans la partie supérieure qui me semblèrent indubitablement recouvrir ici les dépôts marins comme dans la coupe, mais assez exac- tement pour ressembler à quelqu'un des lits supérieurs du dernier , dont ils sont évidemment dérivés ; sans la présence d'une bande de silex au milieu d'eux, semblables aux silex des dépôts d'eau douce de Smyrne et de Scio , et de moules de fossiles d'eau douce dans les couches super- posées, il n'aurait pas été si évident à quel groupe ils appartenaient, ou quel était l'ordre de superposition , puisque la stratification est presque conforme, et le caractère minéral des couches en contact très-semblable. Cependant, mon examen final de la localité (et je la visitai à trois ou quatre reprises , pour la détermination de ce point particulier, et à des périodes de temps éloignées ) ne me laissa nul doute que les séries d'eau douce sont plus récentes que les dépôts marins. Ceci est aussi confirmé par celles qui sont près de Thronos , l'ancienne Sybrita. « Les fossiles d'eau douce existent en bandes à Khersoneso , comme dans les dépôts de Livonati en Locride ; ils sont nombreux , et généra- lement solides et épais. Quelques-unes des espèces sont identiques avec celles trouvées à Rhodes , à Cos , dans la Lycie , l'Eubée , et aussi dans les dépôts de Locres — il y a deux espèces de Nerilina communes à tous, aussi bien qu'un Melanopsis et un Unio. Celles-ci ont été ré- cemment décrites et figurées dans le n° de juillet du Scienlific Reiview , par M. Jenkins, à l'examen duquel ils furent soumis par moi en vue de mes remarques géologiques sur la Crète. Comme ces fossiles sont inté- ressants et nouveaux, et sont considérés par lui comme étant des formes anomales plutôt que de vrais types, je donnerai ses descriptions en détail, étant amené dans les remarques suivantes, à montrer aussi ma raison pour différer de la conclusion qu'il a tirée d'après ces formes supposées anomales , aussi bien que par rapport à l'âge relatif de ces dépôts d'eau douce et marins de la Crète , et des dépôts synchroniques de la vallée du Xanthus dans le plateau de la Lycie. Lès fossiles des dépôts de Kherso- neso décrits par M. Jenkins comme nouveaux (1), sont les Unio Crelcnsis, (1) Travels and Researches in Crète, t. II, p. 369. Unio Crelcnsis Jerik. , fig. 1. Melania anomala Jenk. , fig. 4. Nerilina Spralli Jenk. , tig. 9-12. Melanopsis Rouei Fér., fig. 3-6. — abnormis Jenk , 7-8. ( 371 ) Nerilina, deux espèces (Spralti et abnormis), Melania anomala, Ceri- thium relicoslatum; on trouve aussi le Melanopsis Bouei et un Planorbis fragile, fort petit, dont un seul échantillon parfait avait été obtenu, mais qui fut brisé dans le transport sans que M. Jenkins ait pu le voir; on pourrait ainsi croire qu'il n'y avait aucun mollusque pulmoné dans le dépôt. Pour être aussi bref que possible, cependant, dans mon explica- tion nécessaire sur les remarques et opinions de M. Jenkins , tirées d'une inspection de ces fossiles qu'il a figurés, j'établirai simplement, d'abord, qu'ils lui paraissent indiquer par leurs caractères une époque plus ancienne que celle des bancs miocènes marins de la Crète et de la Lycie, et non une plus récente comme cela avait été conclu par le pro- fesseur Forbes et par moi-même , d'après nos observations sur ceux qui existent dans la vallée du Xanthus. Il s'efforce aussi de démontrer que beaucoup des fossiles de ces dépôts de Crète, de Cos, etc., ne sont pas de vrais types d'espèces , mais des formes anomales produites par l'in- fluence de l'eau salée ou saumâtre; il indique ainsi qu'elles appartien- nent à des lagunes saumâtres ou à des estuaires. Que comme elles indi- quent ainsi une faune de lagune saumàlre et nun de lac d'eau douce, c'est de là que vient aussi l'erreur de mon opinion précédemment donnée regardant les dépôts levantins de Cos, de Rhodes et de la Lycie , comme étant indicatifs de l'existence d'un grand lac d'eau douce ayant couvert la surface entière. « Je suis cependant induit à différer entièrement de ses vues touchant le caractère anomal des coquilles , et à considérer que leur grande épaisseur, taille, et singulière tendance à former des rides ou plis, notées par lui , et regardées comme des conditions anomales, indiquent une condition très-pure et favorable de l'eau et aussi un état très-sain de la membrane sécrétante de ces animaux purement d'eau douce et possédant ainsi ces particularités; dans de semblables cas, les coquilles sont remar- quablement grandes et épaisses, comme on le voit dans les Paladina de Cos et de Livonati , et aussi, elles ne sont pas dans une condition détériorée pour avoir vécu dans une eau nuisible à leurs habitudes ; mais suivant toute probabilité, un état de l'eau plus fortement calcaire que d'ordinaire dans ces localités rendit ce plein développement et cet épais- sissement de leurs coquilles possible par suite des forces sécrétantes naturellement saines de l'animal. Cet épaississement ou état développé existe aussi dans le Melania senestre de Khersoneso , qui est ainsi senes- tre comme le Thysa vivant maintenant en Sicile ; mais par suite de ce i 372 ) qu'elle esl senestre et épaisse , elle est nommée par M. Jenkins Melania anomala à l'appui de son opinion touchant l'influence d'eaux saumâires ayant occasionné cette forme particulière. Mais celle-ci est une coquille extrêmement bien formée possédant la même tendance aux rides que les autres; et environ une douzaine d'individus que je me procurai des dépôts de Khersoneso, étaient tous précisément semblables ; elle possède aussi ses caractères particulièrement propres , comme un genre ou une espèce distincts, et non une forme anomale de quelque autre Melania préexistante ou associée; car on n'en a rencontré aucune autre sem- blable à elle, mais avec la direction ordinaire des tours. » I, p. 212. — Palaio-Kaslron. — «Mais il y a encore un reste très-inté- ressant (un simple reste, cependant, d'un dépôt d'origine et de temps différent), sur la côte actuelle au sud de Palaio-Kastron , savoir un lambeau d'un dépôt d'eau douce , avec les fossiles qui lui donnent bien cette origine, quoiqu'il soit maintenant juste au niveau de la mer, et recouvert en apparence par les couches marines qui doivent appartenir à une dernière période. Cependant, il est suffisant , pour nous rendre capable d'établir que ici, comme sur la côte opposée de Rhodes, il existe des lambeaux détachés d'une couche de la période de l'ancien archipel lac d'eau douce, de laquelle ceux noies à Khersoneso, sont des portions; et sa position ici, conduit aussi à la supposition qu'elle avait une plus large étendue sur le bassin oriental de la Méditerranée. » II, p. 373. — « Seulement, si l'idée de lagune de M. Jenkins était exacte , il y aurait eu quelque huit ou neuf lagunes dans la Crète seule; et , pour avoir été ainsi , tous ces dépôts , et aussi tous ceux des îles méridionales de l'Archipel, auraient été au-dessous du niveau de la mer quelques 100 ou 200 pieds, puisque les dépôts ont beaucoup plus que cela en épaisseur; et par suite, comme ces îles auraient eu toutes leurs surfaces réduites en grandeur très-fortement , la Crète aurait été divisée en plusieurs — en un complet archipel d'îles, en fait; cependant dans chacune il y aurait eu des rivières se déversant dans ses lagunes, d'une grandeur suffisante pour produire des Unios et autres mollusques qui peuvent seulement être rencontrés maintenant dans les plus grandes rivières des continents, spécialement si nous considérons les grands et épais Paludina fossiles de Cos , de Rhodes et des dépôts de Locres ; car il n'y a que les grandes rivières, comme le Danube, le Nil, etc., qui en aient maintenant d'une grandeur pareille. Ainsi chacune de ces lagu- nes et surfaces limitées aurait eu une très-large rivière permanente, tant ( 373 ) pour accumuler une quantité de dépôts , telle que celle qui existe dans ces localités, que pour entretenir des formes d'eau douce telles que les Unio , Paludina, etc., de manière à s'accorder avec la vue de M. Jen- kins. La théorie des lagunes est donc inadmissible. Une origine d'estuaire aussi , pour chacune des localités Cretoises (que M. Jenkins adopte aussi comme probable), est encore moins acceptable, spécialement pour une mer dépourvue de marées, comme la Méditerranée, où il ne se forme maintenant aucuns dépôts semblables d'estuaires , avec de tels types de fossiles purement d'eau douce. D'où il suit, que ma théorie d un grand lac levantin est encore, dans ma modeste opinion, une conclusion logi- que et naturelle des grandes profondeurs qui entourent maintenant ces îles, et des faits généraux et des phénomènes physiques liés avec ces divers dépôts appelés d'eau douce et saumàtre de l'Archipel grec. «. Mais j'ai aussi conjecturé que le lac avait des bords encore plus étendus , par suite de l'absence d'aucunes limites reconnaissables à ces dépôts existant dans les vallées méridionales de laLycie, et dans la partie méridionale de Rhodes et de la Crète', et conséquent ment que la Méditerranée entière constituait ses seules limites naturelles. » ■ Ces dépôts d'eau douce ou saumàtre très-limités, dont j'avais constaté l'existence dans plusieurs localités en 184-5, ont donc été retrouvés sur un plus grand nombre de points par M. Spratt qui en a indiqué une dizaine tant dans son texte que sur sa carte. Ils sont ainsi répartis par rapport aux différents massifs montagneux de l'île, et leurs altitudes très- variées doivent être à-peu-près les suivantes d'après mes observations : Aspro-Voona (versant iNord) Plateau de Rethïmnon (vers. S.) v versant A'ord. . . Psiloriti . . . / versant Sud. . . . .Montagnes de Lassiti (vers. N. Pays de Sitia< Loutraki. . . . 20^ \ Palœoloutra. . . 369 I Preveli 20 ( Àrkadi 498 400 ( Kriavrysis. . . . 429 » H. Thomas. . . 4S0 Khersonesos. . 87 Dhaphnes. . . . 608 Palceo-Kastro. . Après avoir lu et rapporté les descriptions de M. Spratt et son opinion sur le mode de formation, je continue à garder celle que je me suis faite sur les lieux et que j'ai exprimée en 1856 et en 1861. Je considère toujours ces dépôts comme les derniers du terrain tertiaire de la Crète formés soit dans des estuaires saumàtres , soit dans de petits bassins ( 374 ) d'eau douce sépares , opinion que M. Jenkins paraît avoir adoptée et développée de son côté. Il m'est absolument impossible , vu le peu d'étendue de ces dépôts et leur extrême dispersion , d'admettre avec M. Spratt qu'ils ont été formés par la Méditerranée elle-même, dont le bassin oriental tout entier, au plus tôt vers la limite des périodes miocène et pliocène , aurait été , malgré ses immenses profondeurs , transformé en un grand lac d'eau saumâlre ou douce; et seulement pour un laps de temps assez court, puisque les dépôts pliocènes des différents points de son pourtour, ont été marins comme les dépôts de l'époque actuelle. Ch. "VI. — Appendice. — Dépôts des hautes plaines. (P. 380-383). II, p. 386-387. — « J'ai un fait plus intéressant à noter en rapport avec les phénomènes géologiques de la Crète, savoir la découverte des restes d'un Hippopotame, H. minor , près de Kritza , sur le flanc nord- est des montagnes de Lasethe. L'information touchant celui-ci fut d'abord obtenue par mon regretté chef, feu le capitaine Graves, qui reçut quel- ques dents fossiles de cet Hippopotame de feu M. Ittar, de Candie, -vers l'année 184 v 2. Le capitaine Graves les ayant envoyées au professeur Owen, ils furent déposés dans le Muséum du Collège of Surgeons; mais l'endroit exact du district de Kritza d'où ils provenaient originairement n'était pas connu à M. Ittar. Non longtemps après, M. Raulin, un géologue français, visitant le village de Kritza , sur le côté oriental des montagnes de Lase- the, fut assez heureux pour y trouver la mâchoire fossile et quelques dents du même animal, et fut informé par les habitants qu'elles provenaient d'un bassin élevé au-dessus de Kritza, appelé Katharo, et d'une élévation de 4000 pieds environ au-dessus de la mer. M. Raulin a visité ce bassin et dit qu'il a environ deux milles de longueur et un demi-mille de lar- geur, et que dans le centre sont des vallons entrecoupant des argiles et sables bruns, desquels furent extraits les restes d'Hippopotame acquis par lui à Kritza ; par suite., les dépôts sont conjecturés être d'origine d'eau douce. « Il est à regretter cependant qu'aucun des ossements de l'animal n'ait été trouvé en place par M. Raulin, en confirmation du rapport local sur l'endroit de la découverte, car il paraît avoir été amené à Krilza plusieurs années auparavant; et nul doute que les dents obtenues de M. Ittar par le capitaine Graves , ne fissent partie du même individu , ( 375 ) car je n'ai jamais rien appris d'aucun être qui aurait été trouvé dans aucune autre localité de la Crète. « L'explication de la manière dont ces animaux ont été déposés dans ce haut bassin, lorsque leur habitat ordinaire est un delta ou le cours inférieur des rivières, au lieu d'un torrent des montagnes ou un lac, emporte la nécessité de concevoir de grands changements physiques dans les niveaux relatifs de la mer et de la terre depuis qu'ils ont existé en Crète ; cependant, nous n'avons nuls moyens de déterminer la période exacte de ceux-ci par suite du caractère limité et douteux des informa- tions à leur égard. » Ch. VII. — Terrains d'alluvion. (P. 384-393). II, p. 358. — « Près du village de Seba à l'extrémité occidentale de la vallée de Messara, deux semblables groupes de roches discordantes se trouvent, le plus nouveau buttant contre l'ancien comme il est montré dans la coupe suivante. De grandes huîtres se trouvent au point de jonc- tion , mais je ne puis déterminer auquel elles appartenaient, non plus que si les strates plus nouveaux étaient tout-à-fait marins. » La coupe (1) montre la série calcaire à Hippuriles inclinée de la chaîne au nord de Kaloi Limniones, supportant des graviers, des marnes blan- ches et des lits sableux, appartenant probablement au newer-pliocène marin , ou peut-être d'origine d'eau douce; ils sont horizontaux et sup- portent un lit de grandes huîtres au contact d'une faille qui les fait butter, au bas de Seba, sur des calcaires jaunes et gris et des grès mar- neux appartenant aux strates tertiaires miocènes marins. II, p. 192.— « De Lutraki je passai par les villages de Kavolomuri et de Damaliana. Des lits de marnes sableuses rouges et de graviers cou- ronnent la totalité des chaînons, recouvrant les strates tertiaires blancs habituels d'âge miocène. Les graviers contiennent de grands blocs schis- teux, de trois à quatre pieds de diamètre et plus en quelques endroits, et indiquent ainsi l'existence de quelque action puissante et extraordi- naire des eaux, ou probablement d'un transport de glacier, à quelque dernière période tertiaire; car l'origine de ces blocs est dans les chaînons de schistes et d'argile schisteuse, situés grandement à trois ou quatre milles au sud de leur position actuelle ; il y a des restes des mêmes gra- viers terreux rouges sur les chaînons dans d'autres parties de ce district. (Voir p. 362). » (i) Travels and Researches in Crele, t. II , p. 358, ( 376 ) II, p. 194-195. — « Près du monastère (de Gonia) il y a une petite caverne que (dans une visite subséquente à Khania) le papas me mena voir, comme une curiosité locale. La caverne qui a deux ouvertures s'étend à 40 ou 50 m seulement, formant un tunnel naturel au travers d'un rocher calcaire en saillie qui se trouve à 100 pieds environ au-dessus de la côte; mais je la trouvai d'un plus grand intérêt que le bon papas ne l'avait supposé , des parties de son plancher contenant des traces d'une brèche osseuse stalagmitique , comme aussi la surface des roches à quelques mètres de distance de l'entrée la plus basse et méridionale , — montrant ainsi que la caverne aurait fortement diminué depuis l'accu- mulation de la brèche et sa consolidation aussi sur le flanc escarpé des rochers en face de la caverne. « Mon ami le D r Falconer, qui a examiné les débris a été capable jusqu'à présent d'identifier seulement ceux d'une chèvre, d'un chevreuil ou cerf et d'un petit Myoxus , d'après quelques dents trouvées dans la petite portion séparée par moi. Plus tard je trouvai une autre caverne à ossements entre la baie de Suda et Khania, mais de beaucoup plus petites dimensions , et avec des restes en beaucoup moins grande quantité dans son plancher de stalagmites; les détails en seront donnés par lui en temps convenable. « L'identification des débris d'un chevreuil de la caverne à ossements de Gonia par le D r Falconer semble indiquer aussi que nous avons pro- bablement en eux les restes du cerf pour lequel Achaia (ou Pergamus) était célèbre. » II, p. 358, — « Encore au-dessus des dépôts tertiaires miocènes marins , il y a d'autres dépôts marins de l'âge du Newer-Pliocène, dis- persés ça et là sur les parties plus basses de l'île près de ses côtes, comme à Arvi , sur la côte S. , et comme c'est indiqué par quelques cou- ches discordantes dans les Kouphonisi situées à l'extrémité sud-est de la Crète. » I, p. 296. — « Pashley mentionne une grande abondance de coquilles fossiles dans les rochers près d'Arvi. Je trouvai celles-ci être principa- lement celles de Pétoncles vivants, et situées dans un lambeau d'un dépôt tertiaire très-moderne , plus probablement post-pliocène , puisqu'il est seulement à quarante pieds environ au-dessus de la mer actuelle, ce qui doit avoir été à-peu-près la profondeur en brasses où s'était fait !e dépôt. » Pour les terrasses de la baie de Zakro voir ce qui en a été dit p. 360. ( 377 ) Ch. VII. (Suite). — Changements de niveau récents. (P. 393-402). Les changements de niveau qui ont pu se produire sur les côtes de la Crète pendant la période historique, ont trop d'importance pour que je ne complèie pas ce que j'en ai déjà dit , en insérant ici la traduction de tous les passages relatifs aux phénomènes de ce genre disséminés dans les deux volumes publiés par M. le capitaine Spratt. Comme il n'a été rien remarqué sur la côte seplenlrionale , entre le golfe de Mirabello et celui de l'Almyros , j'ordonne les documents en quittant ce dernier vers l'O., en suivant la côte occidentale du N. au S., puis toute la côte méridionale de l'O. à l'E., la côte orientale du S. au N., et enfin la portion de la côte N. qui vient se terminer au cap Haghios-Joannes. II, p. 123-124.— « L'enlrée de la rivière (de l'Armyro de Retimo) est cependant barrée maintenant par des roches et un banc de sable , sur lequel il n'y a jamais plus de irois pieds d'eau à l'époque actuelle; mais les rochers de la côte adjacente montrent qu'il y a eu une élévation de six pieds pleins du bord littoral et de la plage, une élévation que, d'après des preuves tirées d'autres parties qui seront indiquées plus lard, je puis affirmer être le résultat de petits mouvements successifs depuis le temps des auteurs qui ont écrit sur les cités Cretoises. Cependant , il n'y a aucun document ou tradition locale du fait, quoique ailleurs il ait ruiné plusieurs anciens ports de mer et ainsi abouti en partie à l'aban- don des villes en connexion avec quelques-uns d'entre eux. C'est un fait physique intéressant auquel j'aurai fréquemment occasion de renvoyer dans les remarques finales sur la partie occidentale de la Crète , et à l'occasion duquel , jusqu'à ce qu'une circonstance me démontra la date récente du mouvement , je fus grandement embarrassé par rapport à beaucoup de points intéressants dans la géographie ancienne de celte partie de l'île. » II, p. 130. — « Minoa, un lieu mentionné par Slrabon et par Pline, fut trouvé par moi avoir été situé immédiatement à l'opposé d'Aplera , sur les côtes de l'Âkrotiri , ses restes sont vus juste au-dessus d'une petite baie circulaire ou crique naturellement excavée dans un haut rocher, comme si elle était le résultat d'un affaissement, avec un petit îlot, ou pé- ninsule s'étendant presque en travers en face pour compléter l'enceinte. Un port parfaitement enfermé dans les terres mais naturel , semblable à un bassin ou dock , était ainsi formé ; mais son entrée est maintenant ( 378 ) trop peu profonde pour aucune chose hormis un petit bateau , par suite de l'élévation du rivage depuis qu'il a servi pour la première fois de port crétois. » II, p. 135. — «A moitié chemin environ entre l'île de Suda et le fond de la baie le lecteur trouvera une preuve intéressante de l'élévation récente de la partie occidentale (1) de la Crète, à laquelle j'ai fait briève- ment allusion ci-dessus. Il observera ici qu'elle a eu lieu par une série de petits efforts durant plusieurs époques successives; car la côte étant un peu rocheuse, et le rocher d'un calcaire endurci , avec l'eau pro- fonde au devant , chaque niveau successif de la surface a laissé quelques indications de son existence et de sa position ; les efforts, lorsqu'ils sont vus sous un jour favorable, paraissent avoir été de 2 bu 3 pouces à environ un pied chaque , montant à environ 6 4 / s ou 7 pieds en tout. Le rocher aussi est perforé de trous de bivalves perforantes , dont les coquilles en beaucoup d'endroits y sont encore renfermées et démon- trent ainsi l'époque comparativement récente des mouvements. Des perforations et des preuves semblables d'élévation, peuvent être vues aussi près du fond de la baie, sur la côle N. , et quelquefois à plus de 100 mètres de son bord actuel; conséquemment les limites de la baie ont été un peu réduites , plus spécialement dans la partie marécageuse et aux salines du fond , probablement sur une étendue d'un tiers de mille sinon davantage. La large surface de côte basse provenant de l'élévation du lit vaseux de l'ancienne mer peu profonde, occasionne l'insalubrité de l'atmosphère en été. » II, p. 195-196. — «En examinant la côte basse qui s'étend de l'angle de la baie jusque sous Gonia , j'observai des preuves d'une retraite con- sidérable de la mer, que je trouvai due à un exhaussement récent qui a affecté la totalité de la partie occidentale de la Crète; je trouvai que l'élévation s'accroissait à mesure que j'avançais à l'O., car elle était de 9 pieds à l'île Theodoro, et d'environ 11 pieds ici. Cette retraite a occa- sionné une accrue de terre sèche de 500 à 600 ra de largeur, le long d'une grande partie de la côte basse, entre le monastère et Khania, et ses anciens bords sont bien indiqués par plusieurs cavernes rongées par la mer et par des roches dentelées qui existent à l'angle de la baie ; et quoi- que les habitants aient perdu toute mémoire de ce temps, ils indiquent cependant quelques-unes des roches en forme de champignon et évi- (1) Il y a par erreur oriental dans le texte anglais.. ( 379 ) demment usées par la mer, comme les corps-morls auxquels les bâti- ments des anciens temps avaient coutume d'être attachés ; de sorte qu'il existe parmi eux une faible lueur d'une tradition que la retraite de la mer est survenue depuis le commencement de l'histoire, — la seule in- dication d'une semblable tradition que j'aie pu découvrir dans l'île; cependant ceci no les faisait pas arriver à reconnaître que ceci était le résultat d'une élévation de l'île pendant la période historique, comme c'est le fait; mais seulement que les bâtiments des anciens temps avaient coutume de s'amarrer à ces roches naturelles , mais qui en suggéraient l'idée par suite de leur forme particulière. » II, p. 218. — Kissamo.. — « Son ancien port est son trait le plus re- marquable et le plus intéressant à présent, car il est presque à sec ; l'ancien môle massif formé de grands blocs grossiers de calcaire qui , en avançant dans la mer de la rive occidentale d'une petite baie, le pro- tégeait au N., est maintenant presque entièrement hors de la mer, ayant été élevé d'environ 18 pieds par l'exhaussement postérieur de cette partie de l'île, que j'avais auparavant indiqué et suivi jusqu'ici depuis la baie de Suda. La conséquence est également ici un avancement considérable de la ligne du rivage, tout autour du fond de la baie, comme à Gonia; et tant au-devant du fort qu'à une grande distance dans l'E., la côte a gagné plus d'un quart de mille en largeur, le château lui-même étant assis sur un plateau dont le bord était évidemment un rocher de la côte, lorsque le port fut originairement construit. » II, p. 221 et 226. — Cap Busa. — « Deux îles rocheuses escarpées et une péninsule gisent en dehors de son extrémité; ce sont les ancien- nes Corycœ, alors trois îles, au lieu de deux, et une péninsule comme à présent, la dernière ayant été réunie au promontoire par une élévation récente de la côte. — Une esquisse de Karabusa ou Grabusa, comme il est vu de la mer (1), avec le mont Corycos dans le fond;, et la péninsule qui formait autrefois la troisième île en dehors de la côte , directement au-dessous de la montagne. Celte vue a un intérêt spécial , en ce que la base du rocher occidental de la forteresse montre fort distinctement les lignes de plusieurs niveaux successifs auxquels la mer avait atteint pen- dant le progrès de l'exhaussement récent : la plus haute de celles-ci est à environ 22 pieds au-dessus du niveau actuel de la mer, dont les fluc- tuations , par les influences lunaires, monte rarement à plus d'un pied dans les parties aussi ouvertes de la Méditerranée. » (1) Travelsand Researches in Crele, t. II, p. 222. ( 380 ) II, p. 230-233. — Phalasarna. — « Mais cette localité a un intérêt spécial provenant de l'effet de l'élévation récente de la côte sur l'ancien port. Le niveau du sol en face de la chapelle moderne de Saint-George, est ce que je regarde comme spécialement intéressant parce qu'il a été la clé de ma découverte, que l'élévation observable sur les rochers marins le long de la totalité de la côte occidentale de la Crète est postérieur à tout document historique des cités situées sur elle; en même temps que quoique s'élevant ici à la hauteur remarquable de 22 pieds , et à environ 26 pieds plus loin le long de la côte S., il n'y a cependant aucun docu- ment ou tradition. » Dans une visite suivante, cependant, après avoir médité le plan que j'avais fait, et me rappelant aussi que dans une première visite à l'île de Cerigotto une élévation de la côte était observable et clairement postérieure à la période historique , d'après les évidences locales et les traditions , il me vint à l'esprit que le cas pouvait avoir été le même ici, quoique sur une plus grande échelle et plus général, et que l'espace quadrangulaire enclos par des murailles helléniques exlraordinairement massives dans la dépression en face de la chapelle de Agios Giorgios , minutieusement décrites par Pasbley, pouvait être le port artificiel men- tionné, quoique maintenant fort éloigné de la mer. Et plus j'examinai les murailles et la partie enclose , dans celte seconde visite et plus je fus convaincu de la vérité de cette idée; seulement, pour en avoir la preuve positive, je comparai le niveau de la surface ainsi enclose à celui de la plus haute trace de la mer sur le rocher autour de la pointe escarpée sur laquelle la cité repose, et je trouvai que la trace de la mer était de 3 pieds plus haute que le niveau actuel de la dépression dans l'enclos (qui est de 16 pieds au-dessus du niveau de la mer comme le montre un dessin [1]); que conséquemment si cette partie de l'île était de nouveau submergée au niveau de la trace la plus supérieure, l'enclos serait maintenant de 3 pieds sous l'eau, même avec la présente épaisseur de terres accumulées dedans; et que les épaisses murailles de blocs équar- ris qui l'environnent devraient former les chantiers et les quais d'un port agréablement entouré, et ainsi rendu à sa condition et à son usage ancien. « Cette solution de la question , fixant l'époque à laquelle la grande élévation de celte partie de la côte arriva , m'a rendu capable d'expliquer (1) Travels and Rescarches in Crele , t. I! , plan, p. 229; profils, p. 232. ( 381 ) l'absence des ports attribués par les anciens auteurs aux autres villes dans la partie sud-ouest de la Crète, aussi bien que d'autres difficultés géographiques , en réconciliant les traits modernes avec les anciennes descriptions. » II, p. 237-238. — « La Crète se termine au S.-O. par un cap ou pointe nommé Kriumetopon , d'après sa ressemblance avec un front de bélier, autour duquel étaient dits se trouver les trois îlots nommés Musagorse; mais comme une île seulement (Elaphonisi au nord-ouest du cap) existe maintenant, et qu'elle est seulement séparée de la Crète par un canal étroit et peu profond , les deux autres peuvent seulement être reconnues en tenant compte de l'élévation récente de la côte et en suppo- sant un abaissement de la quantité indiquée par les marques qui exis- tent sur les pointes et les rochers, savoir de 22 à 24 pieds. Les deux pointes de Trakili et de Selino à l'est du cap (qui sont à présent de hautes presqu'îles jointes à la Crète par de basses plaines alluviales) deviendraient des îles ainsi et compléteraient alors le nombre exact de celles qui sont dites avoir été situées autour du cap , et sans qu'il soit nécessaire d'en ajouter d'autres en aucun autre lieu. Chacune d'elles serait ainsi séparée de la Crète par des canaux larges de '/ 2 à environ 3 / 4 de mille, et profonds de trois à quatre brasses. « Cette rectification de la géographie ancienne de cette partie de la côte est encore confirmée par les traits d'un petit port appelé Bienon , mentionné seulement dans le Periplus anonyme , comme se trouvant au nord de Kriumetopon et possédant de l'eau douce. Car nous trouvons ce petit port , comme il est décrit , un peu au nord du cap , et il est appelé port Krio actuellement par les habitants de la côte ; mais il est si peu profond et réduit dans ses dimensions par l'élévation récente de la côte qu'il n'est bon que pour deux ou trois barques de cabotage. « Il était anciennement en forme de demi-cercle , avec une ligne de roches s'étendant, comme la corde d'un arc, presque au travers de son entrée, servant ainsi de brise-lames naturel, qui était alors à fleur d'eau ou peut-être seulement de quelques pieds au-dessous de l'eau, mais maintenant ils s'élèvent de 20 pieds dans quelques parties. La cri- que était anciennement large de deux câbles et demi, ou d'un quart de mille; ce n'est plus maintenant qu'une anse pour deux ou trois caïques.» II, p. 241-242. — «Le maximum d'élévation de la côte parait être entre Selino et Lissos , où il est d'environ 26 pieds , mais à Lissos et Suia, c'est seulement de 22 pieds, ce qui montre que de ce point il y a ( 382 ) décroissance de l'énergie soulevante à mesure que nous avançons vers l'E. » II, p. 240-242. — « Lissos et Suia étaient tout proches, le dernier étant le port d'Elyros; tous deux, suivant le Sfadiasmiis , possédaient des ports, et cependant ni à l'un, ni à l'autre, il n'y a maintenant aucun endroit pour abriter une barque, à moins qu'elle ne soit tirée à terre; mais leurs positions sont parfaitement reconnaissables en imaginant une submersion à un taux indiqué par les traces de la mer sur les rochers de la côte; à Suia, il y a une longue file de ruines de constructions qui gît parallèlement à la côte et qui paraît avoir été une sorte d'endiguement ou de môle ( comme on peut le voir sur le plan [1] ). « La ville gît principalement sur le côté E. du lit du torrent ; les rui- nes du côté 0., comme je l'ai déjà remarqué , consistent en un long endiguement artificiel, d'une largeur et d'une longueur considérables, qui serait juste au-dessus de la mer, à son ancien niveau antérieur à l'exhaussement, et rendrait l'espace de niveau situé derrière un port bien abrité et étendu s'il était nettoyé des terres qui y ont été entraînées; en effet, celui-ci semble rempli entièrement de fragments et de terre descendus de la colline escarpée et pierreuse qui est au-dessus. Je reconnais donc ceci comme l'ancien port de Suia mentionné dans le Sladiasmns ; et le nom de la cité qui lui est encore appliqué indique bien encore l'identité. » II, p. 245-246. — « Tripiti est sans doute le site du Pcecilassus tant de Plolémée que du Sladiasmus ; quoique le premier le place à l'E. au lieu de l'O. par rapport à Tarrha., la cité voisine de Pœcilassus; l'auteur du Stadiasmus rapporte que Pœcilassus a un port, quoiqu'il n'y ait pas la moindre dentelure de la côte qui donne maintenant le moindre abri , ou même un rivage au débouché de la vallée de Tripiti sur lequel on puisse tirer une barque , mais au contraire un rebord rocheux escarpé de 12 à 15 pieds de haut, sur la face duquel il est difficile de grimper; cependant, si nous suivons sur les rochers de chaque côté les traces de la mer qui indiquent l'exhaussement depuis la période historique (qui sont bien définies et hautes de 20 pieds environ) et que l'on imagine un abaissement à ce niveau , de manière à amener la mer jusqu'à lui , nous aurons aussi le port exigé, ici comme à Suia et à Phalasarna; car le débouché de la vallée deviendra alors un passage ou crique étroit et bien (1) Travek and Researckes in Crète, t. Il, p. 241. ( 383 ) abrité, s'élargïssant immédiatement dans son commencement, et formera un port naturel sans aucun aide artificiel, comme nous l'avons vu pour Lissos et Suia , et tel qu'il aurait élé dans le temps de l'auteur du S(a- diasmiis. Ceci est aussi une autre vérification intéressante des descrip- tions données par les anciens géographes, et une autre preuve du grand exhaussement qui s'est produit le long de la côte depuis la dernière période romaine , la date du Sladiasmus étant considérée à-peu-près comme de cette époque. » II, p. 249. — « L'exhaussement observable aux rochers de Tripili était de 20 pieds, mais à Roumili nous le trouvons inopinément réduit à 12 pieds seulement. » II , p. 251-253. — « Dans la dernière édition du savant ouvrage de mon ami M. Smith sur le voyage de saint Paul, il y a une intéressante lettre du Rev. G. Browne , décrivant une visite à Port-Lulro en Janvier 1856 , sur le yacht Ursola , dans laquelle il dit : « La terre ne peut s'être y> élevée matériellement depuis l'ère chrétienne, car nous trouvons un y ancien tombeau ou columbarium avec son entrée terminée à fleur d'eau » et non huit pieds plus haut , sur le dedans de la pointe. » Ceci semble renvoyer à un de mes rapports contenu dans une lettre du feu colonel Leake et qui parut dans un recueil périodique très-répandu, d'après lequel cette partie de la côte aurait élé élevée de plusieurs pieds depuis l'ère chrétienne, un rapport que je suis en mesure de confirmer, spé- cialement quant à Lutro , où l'élévation est de-13 pieds 6 pouces, et auquel j'ajouterai encore que l'ancien tombeau signalé par M. Browne « non 8 pieds plus haut » que le niveau actuel , et qu'il cite comme une preuve contre toute élévation semblable, est , avec toute déférence pour cet aimable gentleman, simplement une voûte de la roche minée par la mer, extrêmement semblable à un tombeau de roc, il est vrai, par suite de sa forme rectangulaire très-remarquable. Mais en preuve de mon rap- port je dirai que si ses côtés avaient été soigneusement examinés par le révérend gentleman , il y aurait vu les diverses traces successives des niveaux que la mer atteignit, la plus haute étant au-dessus de treize pieds, comme je l'ai préalablement établi ; et de plus la surface de la voûte est çà et là perforée de trous cylindriques de vers et de mollusques marins perforants, dans quelques-uns desquels les coquilles existent soit libres, soit fixées par une terre endurcie et des incrustations stalagmitiques. « Le manque d'occasion d'observer ces indications d'un exhaussement de la côte ailleurs a empêché sans doute M. Browne de reconnaître le ( 384 ) fait ici; en effet, il faut pour l'observer l'œil scrutateur de quelqu'un qui soit intéressé dans les faits liés avec de semblables recherches géo- logiques ; toutefois lors qu'elles ont été une fois vues et comprises, elles ne peuvent être méconnues ou oubliées (1). » II, p. 260. — « Franko Kastelli. Il y a immédiatement au large du châ- teau un long récif de roches qui sont pour la plupart juste à fleur d'eau et qui serait aisément changé en un bon môle par des travaux appropriés. Il est détaché de la côte , avec une profondeur suffisante entr'eux , et pratiqué actuellement dans la saison d'été par les petits bâtiments qui trafiquent le long de la côte. « Aucun ancien port ou ancienne cité n'a existé sur l'emplacement de Franko Kastelli dans les anciens temps , car ces conditions n'existaient pas alors; les roches étaient alors, sans doute, de deux ou plusieurs brasses plus profondes , puisque l'abri temporaire qu'elles fournissent maintenant par leur faible profondeur au-dessous de la surface, a été le résultat de l'exhaussement postérieur, que j'ai si souvent mentionné; celui-ci en marque toujours l'évidence lorsque l'on s'avance à l'E. vers la baie de Messara ou le pied du mont Ida , près duquel il disparaît et est remplacé par des évidences décisives d'un abaissement, comme je l'ai montré dans ma description de Metallurm » II, p. "271. ■ — « La dernière bonne indication de l'exhaussement de la moitié occidentale de l'île est visible sur la petite pointe escarpée qui forme le côté E. de la baie de Plaka , et où il semble n'être plus que de six ou sept pieds (car j'étais incapable de le mesurer exactement lorsque j'étais sur les lieux , par rapport à la houle et au ressac ) » II, p. 21-22. — Metallum. — « Les restés les plus intéressants ici, quoique grossièrement sculptés, sont les groupes de tombeaux creusés dans le roc qui décorent les rochers, dans le vallon aussi bien que sur les flancs de la crique. J'en comptai au-delà d'un cent, de grandeurs et de formes diverses , taillés dans la façade des rochers de grès calcaire (1) « Au débouché de plusieurs des gorges le long de cette côte, il y a aussi beau- coup de rivages élevés évidents, beaucoup plus haut et d'une époque beaucoup plus ancienne que les marques auxquelles il est fait "Si fréquemment allusion ici (et ils sont particulièrement observables sur la côte à l'O. du promontoire de Phœnice ou Lutro) , le plus bas d'entr'eux étant à 40 pieds environ au-dessus de la mer. Plusieurs autres terrasses semblables hautes de plus de 100 pieds se montrent au-dessus avec ou sans évidence de rivages; mais leur origine est clairement indiquée par les rochers minés par la mer qui existent au-dessus et au revers de ces terrasses. » ( 385 ) blanc de Melallum, de 5 à 15 el même 20 pieds carrés. Quelques-uns aussi sont voûtés et contiennent des séparalions et des niches pour des offrandes votives; mais pas un ne possède d'inscription. Beaucoup de ces tombeaux sont encore dans un bon état de conservation , tandis que d'autres, là où la pierre était plus tendre, sont à demi usés par les éclaboussures de la mer et le temps; il y en a quelques-uns sur les cotes de la crique qui sont en partie submergés au-dessous du niveau actuel de la mer, montrant ainsi comme au cap Sidero , à Hierapytna , et à Spina-Longa , ainsi que je l'ai précédemment indiqué , qu'il y a eu un abaissement incontestable de la totalité de la moitié orientale de l'île , dans les derniers temps, faisant contraste avec un mouvement plus inté- ressant encore d'une quotité plus grande en apparence, qui est survenu dans la moitié occidentale de la Crète pendant le même temps : mais ce dernier mouvement est une élévation au lieu d'une dépression, montant jusqu'à 25 pieds comme je le montrerai plus tard. Les quotités actuelles des dépressions , cependant ne peuvent être aussi bien établies que celles des élévations, mais la dépression ici était probablement de moitié au- tant que l'élévation aux endroits ci-dessus mentionnés, et peut-être plus. » I, p. 189. — « Sur le pourtour du cap Sidero, une jolie baie s'ouvre au S., avec deux ou trois îles en avant; on voit aussi une petite crique cachée pénétrant dans le cap lui-même, et formant une retraite égale- ment commode pour un corsaire ou un pirate des anciens temps. Le descripteur anonyme de la côte appelle évidemment ce cap, cap Sal- mone , de même qu'il mentionne ce port, et établit qu'il y a un temple de Minerve , dont on voit clairement les restes maintenant au fond de celle-ci; il y a à la base d'un petit bâtiment quadrangulaire qui est partiellement submergé au-dessous de la mer, un simple rang de pierres apparaissant seulement au-dessus de l'eau, et montrant ainsi clairement un abaissement considérable de la côte ici comme au golfe de Mirabella.» I , p. 141. — Minoa, Olontia et Olus. — « La remarque de la sub- mersion de ces cités dans la partie orientale de la Crète, par un auteur vénitien d'une époque aussi reculée que !586, et donnée comme une explication de la rareté des restes alors visibles sur l'emplacement de Minoa, est d'un grand intérêt en rapport avec le fait d'un mouvement beaucoup plus grand qui a aussi affecté matériellement la moitié occi- dentale de l'île, mais par une élévation de la côte au lieu d'un abaisse- ment : cependant le fait el le résultat qui en était la suite n'étaient pas Tome XXIV. 29 ( 386 ; observés par l'auteur, quoiqu'ils montassent à plus de 25 pieds en quel- ques endroits, et reportassent ainsi les anciens ports dans le sol à sec. » I, p. 121 et 124. — « Le port de Spina-Longa est formé par une longue péninsule reliée à la Crète par un isthme bas et étroit à son ex- trémité S ; celui-ci est en un endroit large seulement de 100 m , et à peine élevé de plus de 3 pieds au-dessus de la mer. Mais cet isthme doit avoir été dans les temps anciens à la fois beaucoup plus haut et beaucoup plus large; car les ruines d'une ancienne cité grecque existent dessus , et une grande partie de la cité gît submergée au-dessous de la mer, sur l'un et l'autre côtés de l'isthme : l'abaissement doit être de 6 ou 8 pieds, et peut-être davantage, car il n'y a aucuns moyens de constater la gran- deur de ces phénomènes avec une précision semblable à celle qui est relative aux exhaussements. « Une grande partie de la cité, cependant , est submergée au-dessous de la mer, ou couverte par des bassins d'évaporation de salines séparés et de niveau avec elle. Ces salines sont le revenu ou le traitement de l'Aga de Spina-Longa ». Les descriptions détaillées du cap. Spratt accusent l'élévation du sol à l'embouchure du Boutaka dans le fond du golfe de l'Almyros , et sur divers points de la baie de Soudha ; puis à Gonia au fond du golfe de Khania , et à Kisamos au fond de la baie du même nom ; sur la côte occidentale à Grabousa et à Kutri (l'antique Phalasarna); sur la côte méridionale, au cap Krio, à Selino-Kasteli, à Lissos, à Souia, à Tripiti, à Haghia-Roumeli , à Loutro , à Franco-Castello et au cap Plaka. — La grande presqu'île occidentale de la Crète formée par les montagnes de Sphakia et le pays de Kisamos et Selino a donc subi tout entière une élévation; celle-ci qui paraît être à son maximum près de l'angle S.-O. où elle atteint 8 m , ne dépasse pas 2 m à l'Almyros et au cap Plaka. Par contre, un abaissement du sol a été constaté près du cap Matala, au cap Sidhero, à Kalokhorio (l'antique Minoa) au fond du golfe de Mirabello , et enfin à Spina-Longa. — La masse principale de la Crète comprenant le Psilorili, les montagnes de Lassiti et la presqu'île de Silia a ainsi éprouvé un abaissement incontestable. Ce qui revient à dire que pendanf la période historique, entre les premiers siècles de l'ère chrétienne et la domination vénitienne qui commença avec le XIII e siècle, la Crète tout entière a exécuté, à l'E. et à l'O. d'un point qui pourrait être représenté par la masse du Kedros, un mouvement de bascule qui a élevé le tiers occidental et abaissé la moitié ( 387 ) orientale. — Mouvement différent de celui qui s'est produit sur la côte de Campanie, où le temple de Serapis, à Pouzzoles , d'abord abaissé, a été relevé d'une quantité atteignant 7 mètres , mais cependant moindre, puisque le pavé est encore à m 30 au-dessous du niveau de la mer. Il me semble maintenant évident que j'ai été dans l'erreur en contre- disant, p. 402, l'opinion de M. Spratt d'un affaissement récent de la partie orientale de la Crète. Les dépôts récents qui s'élèvent à 20 m au-dessus de la mer à Hiera- petra, comme les six ou sept cordons de Zakro , doivent appartenir à une autre ligne de niveau de la mer plus élevée, et se rapportant à une époque plus ancienne. Appendice. — Carte géologique. La carte de M. le capitaine Spratt est à plus petite échelle que celle que j'ai fait graver à '/„, ûoû , puisque la Crète n'y a que m 685 de longueur, au lieu de m 827. Sous le titre de Geological références six couleurs y représentent les divers groupes de terrains admis par l'auteur, et qui, d'après le texte, doivent être ordonnés chronologiquement de la manière suivante : Blanc : il indique les dépôts meubles de diverses plaines élevées; Vert : dépôts d'eau douce ou saumâtre (Fresh or brackish water de- posits); Jaune : dépôts tertiaires marins (miocènes supérieurs) (Mâtine ter- liary deposils\ Rouge : roches ignées (Igneous rocks); Rose : argiles schisteuses et schistes (Shales and schisls); Bleu : calcaire (Scaglia) (Limeslone). Je ne reviendrai pas sur ce que j'ai dit de la confusion établie entre les roches cristallines schistoïdes et les schistes argileux inférieurs aux calcaires , non plus que sur la supposition que ce groupe hétérogène est supérieur à ceux-ci et représente le terrain miocène inférieur; je dirai seulement qu'à l'exception du pays de Kisamos et Selino , où le terrain primitif occupe une grande étendue, les massifs montagneux coloriés en rose et en bleu reproduisent assez exactement ceux que j'ai considérés comme lormés par les macigno et calcaires noirâtres crétacés et éocènes; malgré l'absence de limites précises , les contours généraux et même un ( 388 ) bon nombre de détails secondaires sont les mêmes, quoiqu'il y ail aussi des différences à l'égard des contours probables des masses minérales, dans les portions de l'île que nous n'avons explorées ni l'un , ni l'autre. A l'égard du système calcaire, je signalerai seulement quelques-unes des principales différences en allant de i'O. à l'E. La côte occidentale, de la rade de Kutri au cap Krio, est formée par une large bande de calcaires anciens, alors que, d'après les apparences et lesdescriptionsdeM. Pashley, j'avais cru pouvoir inférer que les talschistes s'étendent jusqu'à la mer. M. Spratt regarde comme anciens les calcaires du cap Grabousa, des deux îles et de la presqu'île qui l'avoisinent , tandis qu'à leur apparence je les avais jugés miocènes. Il fait avancer au S.-O. les calcaires anciens du cap Meleka jusqu'à Khalepa, tandis que toute celte côte est incontes- tablement formée par les calcaires miocènes. Il donne une beaucoup trop grande extension aux calcaires noirâtres dans les environs de Rhethymnon, aux dépens du terrain miocène. Il place ces calcaires au cap de Kavousi, qui est miocène et aussi à la petite île de Psyra qui me l'avait semblé également. Il fait aussi calcaire le cap Sitia , qui est très-blanc et bien certainement le prolongement des calcaires miocènes de Piskokephalo. M. Spratt omet les roches ignées sur la plupart des points où je les ai rencontrées, et il les indique sur une douzaine de points dont la plupart me sont inconnus. Elles forment les points culminants des collines à l'ouest et à l'est de la rivière Platania , où je n'ai vu que les talschistes ; tandis qu'elles se montrent dans les vallons, au sud-ouest de la baie de Phodélès, à Goniès , au-dessous de Vorus dans les basses pentes du Psi- lorili, à Kalous-Limniones, à l'ouest de l'embouchure du Soudhsouro, enfin au cap Theophilo et à l'E. Dans le texte je n'ai rencontré d'indi- cations que pour celles de Goniès et de Vorus. Il applique aussi la cou- leur de ces roches aux îlots de Podikos à I'O , et de Ghaïdhouronisi, sur lesquels je n'ai eu aucuns renseignements. Il laisse en blanc Elaphonisi qui est probablement talqueux comme la côte. Pour le terrain miocène je me bornerai à indiquer une trop grande extension du petit bassin intérieur d'Aman; l'existence de petits bassins qui me sont restés inconnus à l'ouest du cap Haghios-Joannes, et dans la presqu'île de Sitia , au nord de Spnakà et de Mouliana, au devant des iles Kavalous; enfin l'absence du bassin intérieur de Karoumbès et Zakro , et. du dépôt bordant la côte au sud du massif de l'Aphendi- Kavousi. Quant aux dépôts d'eau douce, je n'ai rien à ajouter à ce que j'ai dit p. 373. LIVRE IV. BOTANIQUE. CHAPITRE I. ËNUMÉRATION DES PLANTES. INTRODUCTION. Depuis longtemps la flore de la Crète a attiré l'attention des natura- listes , et à diverses reprises des tentatives d'inventaire des richesses botaniques de l'île ont été faites. On n'a cependant indiqué jusqu'à pré- sent que les plantes les plus remarquables ou les moins communes , tantôt dans des ouvrages sur l'île , et tantôt dans des ouvrages moins spéciaux ou généraux. Quoique le nombre des espèces ait été en augmen- tant par les publications successives , il s'en faut que l'on ait eu jusqu'à présent une énumération même à demi complète des espèces que la Crète renferme, et surtout que l'on connaisse les caractères de sa flore qui comprend environ douze cents plantes vasculaires. Sous ce titre je donne ici la traduction d'un manuscrit in-4° de 111 pages , intitulé Enumeralio planlarum qaas in Creia œsiale 1846 legil et observavit Theodorus de Heldreich, que, du consentement de l'au- teur, toujours directeur du jardin botanique d'Athènes, M. Ed. Boissier, de Genève, a bien voulu m'adresser en 1860 pour ma publication. Ce manuscrit, dressé d'après les déterminations faites par MM. Boissier et de Heldreich, des plantes rapportées par ce dernier, a été, préalablement à son envoi, revu par M. Reuter qui y a introduit quelques rectifications puisées dans les Diagnoses de M. Boissier et aussi la désignation de toutes les espèces indiquées en Crète par Siblhorp et non observées par M. de Heldreich. Depuis sa réception j'ai ajouté les espèces au nombre de 115 phanérogames , recueillies par moi en 1845 et déterminées éga- lement par M. Boissier, qui n'avaient pas été recueillies par M. de Held- reich , et l'indication d'un certain nombre d'autres mentionnées par ( 390 ) divers auteurs , notamment d'après les herbiers de Tournefort et de Sieber (1). Enfin, au moment (2 juillet) de faire tirer cette première feuille , je suis obligé d'exécuter diverses modifications par suite de l'apparition du premier volume du Flora Orienlalis de M. Ed. Boissier, contenant seulement les Thalamiflores. L'astérisque, qui précède le nom de plus de la moitié des espèces, indique celles dont l'existence a été constatée pour la première fois par moi-même ou par M. de Heldreich. La classification adoptée est celle de De Candolle avec les légères modi- fications introduites par M. Ed. Boissier dans ses Diagnoses. Relativement à la nomenclature l'usage a prévalu de ne pas remonter au-delà de Tournefort pour l'institution des genres, et de Linné pour celle des espèces, sans doute par suite de sa création de la nomenclature binaire. On laisse ainsi dans la foule des synonymes toutes les tentatives antérieures de spécification ; on a souvent raison d'en agir ainsi , car dans les anciens auteurs il s'agissait plutôt de sortes de plantes (espèces ou variétés) que d'espèces réelles. Mais il faut convenir que d'autres fois on a tort, comme pour tant d'espèces de Tournefort qui ont certainement été établies d'après des vues aussi scientifiques, et qui sont aussi bien limitées et caractérisées que celles de Linné et des auteurs subséquents. Celui qui fait connaître une nouvelle réunion d'êtres en explorant un pays peu connu, apporte certainement un élément utile et nouveau à la science. Mais si dans sa spécification des êtres il n'établit que des rap- prochements erronés, il n'a évidemment aucun droit d'auteur sur les espèces qu'il a véritablement découvertes, mais qu'il a eu le tort de méconnaître. Il y a cependant convenance à ce que son nom soit consa- cré dans la science , et un usage assez généralement répandu est que celui-ci soit donné à quelques-unes de ses espèces reconnues nouvelles. C'est certainement plus qu'il n'est permis à l'auteur d'espérer; car les noms spécifiques ne devraient rappeler que ceux des hommes qui ont contribué à l'établissement d'une vérité, tandis qu'ici ils sont la consé- cration d'une erreur , parfois inhérente^ pourtant à l'état peu avancé de la science. (1) J'ai pu aussi ajouter les indications de localités d'un exemplaire du pelil assor- timent de plantes de Crète mis en vente le 1 er janvier 1821 par ce dernier, et profiter des rapprochements établis par Mérat et le consciencieux Maille avant, qu'il fût incor- poré dans l'herbier de M. G. Lespinasse à Bordeaux. ( 391 ) L'espèce une fois reconnue nouvelle, semble et est bien la propriété scientifique de celui qui l'a créée, n'importe dans quel genre il l'ait mise, > et quand bien même il lui aurait donné, ce qui arrive quelquefois, un nom déjà employé , pourvu toutefois que l'identité n'eût pas été admise. L'être malgré son changement de nom générique et quelquefois même spécifique ne peut qu'appartenir toujours à son auteur, dont l'abréviation doit toujours suivre immédiatement le nom adopté , et y rester attachée d'une manière indélébile. Les noms de ceux qui postérieurement le rapportent à d'autres genres, ne peuvent venir qu'en seconde ligne, comme synonymes en quelque sorte. Les travaux approfondis sur les espèces déjà reconnues n'ont jamais donné à un auteur le droit de se les approprier, de les placer sous son nom. En effet, qu'un botaniste habile remplace les phrases si courtes de Linné par une description complète en une ou deux pages, il n'acquiert aux yeux de personne le droit de substituer son nom à celui de Linné. Pourquoi en serait-il autrement si, en étudiant complètement une autre espèce, il avait été amené à la placer dans une autre coupe générique? Ne s'agit-il pas toujours dans l'un et l'autre cas , d'êtres d'institution linnéenne qu'il a fait mieux connaître , quoique dans le second cas il ait de plus changé leur place dans l'inventaire général de la richesse des créations successives ? (1). (1) Dans la préface du Flora orientalis de M. Edm. Boissier, se lit un passage qui corrobore si bien ce que j'avais écrit moi-même , que je ne résiste pas au plaisir de l'ajouter ici : « Dans ce livre , le nom spécifique de chaque espèce est toujours suivi comme autorité de celui de l'auteur qui, depuis Linné, a décrit le premier cette espèce, abstraction faite du genre dans lequel il l'avait classée; si ce dernier genre n'est pas celui dont la plante fait aujourd'hui partie, je l'indique en italique à la suite du nom de l'espèce. Deux raisons m'ont conduit à ce mode do nomenclature déjà adopté par divers auteurs, l'une de justice, l'autre d'utilité; il y a en effet dans chaque plante deux sortes de caractères, les uns sont individuels, constituent en quelque sorte l'essence de l'espèce et permettent de la distinguer des espèces voisines; ils restent toujours aussi immuables qu'elles , ce sont les caractères spécifiques. Puis viennent d'autres caractères collectifs , communs à plusieurs espèces , souvent basés sur des rapports réels entre les êtres organisés lorsqu'il s'agit de genres appelés naturels , mais souvent aussi compris d'une manière très-différente et très-variable par les botanistes suivant leur tour d'esprit et l'importance relative qu'ils donnent à ces rapports , ce sont les caractères génériques. Il m'a paru que pour le nom d'une espèce les caractères spécifiques devaient primer les génériques , et qu'il est juste et logique d'attacher comme autorité au nom spécifique qui exprime les premiers et ne ( 302 ) Mais la difficulté est de trouver un moyen simple, tout en employant le nom moderne, d'établir la propriété de l'auteur fondamental. Divers systèmes ont été proposés ; il me semble qu'un bon consisterait à faire suivre le nom spécifique adopté des abréviations de ceux du fondateur de l'espèce, puis de l'auteur dont l'attribution générique aurait été adop- tée. Dans une indication complète, ces deux dernières seraient séparées par le nom générique ou même spécifique primordial mis entre paren- thèses, de ia manière suivante : Matthiola incana L. (Cheiranlhus) R. Br. Cydonia vulgaris L. (Pyrus Cydonia) Pers. Pleurotoma Deshayesi Desh. (PL Hœrnesi) Raul. Si cette forme de nomenclature était une fois bien admise, l'on ne verrait pas si souvent dans les catalogues récents d'êtres organisés , si- multanément avec des changements dans les noms spécifiques, les noms des auteurs classiques , des maîtres de la science, disparaître peu à peu pour faire place à d'autres plus ou moins inconnus ; ainsi que cela a lieu quand les auteurs réunissent un genre à un autre, transforment une section de genre en un genre nouveau , transportent des espèces d'un genre dans un autre, ou ressuscitent de vieux noms génériques mort- nés (1); voire même quand leur travail intellectuel consiste à modifier la désinence masculine , féminine ou neutre du nom générique ! change pas, celui de l'auteur qui le premier, a fait connaître la plante plutôt que celui du botaniste qui a compris de telle ou telle manière ses affinités génériques, ce dernier nom étant mieux à sa place dans la synonymie. Ce mode de nomenclature est en outre utile, il soulage la mémoire en faisant faire un pas de plus à l'immutabilité des noms; il permet eniin aux botanistes sérieux de remanier à leur gré la classifi- cation des espèces à un point de vue purement scientifique, sans risquer qu'on les confonde avec ces auteurs qui se laissent entraîner à des innovations intéressées où l'amour-propre a plus de part que la recherche de la vérité. » (1) A cet égard on ne saurait trop rappeler aux naturalistes qui s'occupent de la nomenclature , les sages préceptes posés en 1829 par De Candolle dans son mémoire sur les Ombellifères : « La loi de la priorité, que je regarde comme la sauvegarde de la nomenclature , exigerait , je le sais , que tous les genres fussent conservés sous leur nom primitif; et si j'avais eu le premier à le recréer, je n'aurais pas hésité à reprendre les noms que je viens de désigner, même lorsque les caractères étaient peu exacts; car si l'on vou- lait se permettre de changer les uoms toutes les fois qu'on améliore les caractères, l'histoire naturelle deviendrait bientôt un chaos inextricable. Mais je ne sais si ce «"est point ici un cas qui mérite quelques exceptions. Ainsi je pense : 1» qu'on doit ( 393 ) Quant à la synonymie, M. de Heldreich l'avait complètement laissée de côté. Je l'ai établie, car je crois qu'elle est toujours très-intéressante à consulter, en ce sens qu'elle est un des éléments importants de l'histoire de la botanique , soit générale , soit d'un pays. Dans une flore ou cata- logue local il faut la traiter autrement que dans les ouvrages généraux ; lorsqu'une espèce est citée pour la première fois dans le pays , on peut ne mettre à la suite du nom spécifique que l'abréviation de son fondateur suivie de celle de l'auteur dont la classification est adoptée, surtout lors- que la description se trouve dans les ouvrages fondamentaux et typiques, comme le Prodromus des De Candolle pour les Dicotylédones, et VEnu- meralio de Kunth pour les Monocotylédones (1). (Si elle ne se trouvait que dans d'autres ouvrages moins connus, on pourrait rapporter leur titre entre parenthèses); mais s'il s'agit d'espèces déjà citées comme appartenant au pays dans des ouvrages soit généraux, soit locaux, on doit au contraire donner, aussi complètement que possible et dans l'ordre des dates, l'indication entière y compris la pagination, de toutes les des- criptions que les auteurs en ont successivement faites, et surtout les divers noms par lesquelles l'espèce a été successivement désignée. Ainsi conçue, la synonymie est, réduite à ce qu'elle a de véritablement utile et intéressant pour le but qu'on se propose, et elle ne risque pas d'être encombrante , comme il arrive si souvent. Tout ce qui a été produit depuis le milieu du XVIII e siècle, c'est-à-dire depuis l'adoption de la nomenclature linnéenne binaire, a été introduit dans le corps du catalogue; mais je n'ai pas voulu ajouter plus au travail de M. de Heldreich , et j'ai réservé pour des notes infrà-paginales la synonymie des anciens auteurs, représentée par une phrase plus ou moins caractéristique. Il en résulte ainsi un véritable catalogue spécial exclure les noms anciens toutes les fois que leur identité n'est pas complètement dé- montrée ou complète ; — 2° qu'on doit exclure les noms anciens quand ce même nom a été conservé plus universellement à un autre genre de la famille , et qu'on pourrait ainsi créer de nouvelles difficultés de langage ; — o° je répugne encore à abandonner des noms parfaitement conformes aux règles, pour reprendre des anagrammes oubliés de tous. » (1) Kunth est mort avant d'avoir terminé le tome VI qui devait contenir les Orchi- dées, Musacées, etc.; mais pour la première de ces familles, la seule qui fasse partie de la Ûore de Crète, on a la monographie de Reichenbach. Le tome XVI du Prodromus n'étant pas encore complet, il faut aussi avoir recours à des monographies pour la fin des dicotylédones. ( 394 ) de toutes les anciennes espèces, avançant simultanément avec le premier et placé au-dessous de lui , ce qui permet de voir les nombreuses con- cordances qu'il est possible d'établir. Ces additions au catalogue ont été très-longues à faire, car il m'a fallu consulter un grand nombre d'ouvrages soit généraux ou monographiques, soit sur la région méditerranéenne. J'ai sous ce rapport trouvé les plus grandes facilités dans les riches bibliothèques botaniques de MM. Lespi- nasse et Des Moulins à Bordeaux , du Muséum d'histoire naturelle et de M. Delessert à Paris. Le même point de vue de synonymie restreinte m'a également guidé pour l'Iconographie; j'ai cru ne devoir citer que les figures représentant des plantes créloises ou que l'on peut supposer telles; l'indication des figures des autres espèces pourra toujours être trouvée facilement dans les ouvrages généraux. Viennent ensuite les indications ordinaires relatives surtout à la durée de l'individu, à l'époque de la floraison , à la fréquence, à Fhabilat et aux localités. Sous le rapport de la distribution des espèces d'après les altitudes , j'ai cru devoir établir les cinq zones suivantes : 5° Zone subalpine nue 4° Zone montueuse boisée supérieure 3° Zone montueuse boisée inférieure. 2° Zone des collines et plateaux. . . 1° Zone littorale et des basses plaines 1,500 à 2,500 m 1,000 à 1,500 600 à 1.000 150 à 600 à 150 Pour rendre plus facile à constater la part de chaque explorateur dans la connaissance de la flore de la Crète, et aussi pour donner à chacun la responsabilité qui lui incombe , j'ai ajouté à chaque espèce le nom des explorateurs qui l'ont successivement rencontrée ou fait con- naître aux botanistes occidentaux : (suivant les cas ) Belon, Belli . Tourneforl, Sibthorp, Olivier, Sieber, Frivaldsky, Raulin, de Uel- dreich. Dans une noie spéciale , reléguée à la fin de chaque famille , se trou- veront portées un certain nombre de dénominations et de figures tirées le plus souvent des anciens auteurs, dont l'attribution n'aura pu être faite avec certitude aux espèces admises. ( 395 ) DICOTYLEDONES THALAMIFLORS Fam. I. — RANUNCULACEiE. Clematis Tourn. cirrhosa L.— (1) Lamk., Dict. II, 43; Lois., N. Duh. VI, 99; DC, Syst. I, 462; Sibth., FI. Gr. VI, 44, pi. 517; Boiss., FI. Or. I, 2.— ï) nov. Zone basse; haies au-dessus de Nerokourou , Akroteri, Meghalo-Kastron. (Tourn., Raul., Heldr. ) Anémone Tourn. coronaria L. — (2) Prilz., Anem. 55. — 2f janv.-maiC. Zone basse; pelouses, chemins : Khania, Rhethymnon , Meghalo-Kastron. (Belon, Sieb., Raul., Heldr.) Var. /3 parviflora Boiss. (FI. Or.) — A. pusilla DC. Sieber, pi. exs. — ■ Zone basse. 2f Meghalo-Kastron. (Sieb.) stellata Lamk. var. Heldreichii. — Boiss., Diagn. 4 re sér. VIII, 1; FI. Or. I, 12. — A. horlensis L. Walp., Ann. II, 5; Prilz., Anem. 59. — y mars AC. Zone des collines; taillis et broussailles : au-dessus de Khalepa, gorge de Mourniès, île Dhia. (Sieb., Heldr.) Adonis L. * autumnalis L. — Boiss., FI. Or. I, 16. — (f) mars. R. Zone basse; champs: Khania, Khalepa. (Heldr.) * aestivalis L. var. /3 squarrosa. — Boiss., FI. Or. 1,4 8. — (D n)a > C. Zone basse; champs : Khania, Akroteri. (Raul.) * microcarpa DC. var. /3 intermedia — Boiss., FI. Or. I, 18. — ® mars- mai C. Zones basse et des collines; champs et chemins: Khania, Meghalo- Kastron, Malaxa. (Raul., Heldr. ) Ranunculus Tourn. * aquatilis L. var. pellalus. Koch. — nf mars-mai AC Zone basse; eaux stagnantes du Kladiso. (Raul., Heldr.) * trichophyllus Chaix. — Boiss., FI. Or. 1, 23. — y; mai C. Zone basse; ruis- seau de Kladiso près de Khania. (Raul.) (1) Clematis Cretica foliis Pyri incisis, nunc singularibus , nunc ternis, Tourn. Cor. 20. (2) Anémone, Belon, Obs. 18. Anémone tenuifolia Cretica, flore magno albo, C. Bauh. Prod. 95; Pin. 175; Ray, Hist. 651; Sylloge; Tourn. Inst. 278. ( 396 ) bullatus L., Spec. 77 4. — Willd., Sp. 11, 4 311 ; Poir., Dict. VI, 104; Pers., Syn. II, I03; Biria, Hisl. Ren. 33; DC, Syst. I, 253; Boiss., FI. Or. I, 25. — % novembre-janv. C. Zone des collines : Malaxa, Phré, Vrisinas. (Belli, Oliv., Sieb., Raul.) ' brevifolius Ten. — Boiss., FI. Or. I, 25. — ^juillet en fruits. Zone subalpine, 2,300 m : Stravopotlia et Haghion-Pneuma des mont, de Sphakia. (Heldr.) Movpvoy^ofruov , ainsi appelée par les bergers, qui se servent de cette plante acre et caustique pour enlever les verrues. " Peloponnesiacus Boiss. (Diagn.) — Boiss., FI. Or. I, 28. R. gracilis Bor. et Chaub. non D. C. — Sf avril AR. Zone montueuse sup. 1300 à 1500 m , pâturages de iNiato, au-dessus d'Askyphos. ( Heldr. ) Asiaticus L. — (l) DC, Syst. 1. 261 ; Boiss., FI. Or. I, 31 .— % mars-mai CC. Zones basse, des collines el montueuse inf. Var. floribus albis vel pallide- roseis. — Lieux maritimes ou exposés au soleil, Soudha, cap Meleka, Malaxa. (Belli, Sieb., Raul., Heldr.) Var. floribus coccineis. — Oliviers de Khalepa, champs des montagnes à Askyphos. ( Heldr. ) Var. floribus flavis. — Collines maritimes exposées au soleil, entre Khania et Platania. ( Heldr. ) * chaerophyllos L. — Boiss., FI. Or. I, 31. R. flabellalus Desf. Sieb. Avis — y mars G. Zone basse; oliviers : Khania. (Heldr.) CreticusL-, Spec. 775. —(2) Willd., Sp. II, 1313; Poiret, Dict. VI, 106; Pers., Syn. II, 103; Biria, Hist. Ren., 45; DC, Syst. I, 263; Spreng. , Syst. Veg. H, 647; Boiss., FI. Or. I, 32, et R. luberosus , Sieb. Avis. — 2f mars- avril AR. Zones des collines et montueuse sup. ; sommet du mont Malaxa ; rochers : Aphendi-Kavousi. (Belli, Tourn., Sieb., Heldr.) * Sprunerianus Boiss. ( Diagn.) — Boiss., FI. Or. I, 32. — <$ 28 mai. Zone sub- alpine 2000 m ; neiges fondantes près du sommet du Psiloriti (Heldr. ) * cupreus Boiss. et Heldr. — Boiss., Diagn. 1 re sér. VIII, 3; FI. Or. I, 35; Walp., Ann. Il, 7. — % 27 avril R. Zone montueuse supérieure; pâtura- ges et rochers : Aphendi-Kavousi. (Heldr. ) — Espèce figurée pi. I. (4) Ranunculus Asiaticus vel Creticus, flore albo, Park. Theat. fig. 540; J. Bauh. Hist. III, 2, 862, fig.; Ray, Hist. 590; Sylloge ; Pluk. Phyt. 313. Ranunculus Creticus, grumosa radice, flore niveo, Clus. Hist. I, 242; C. Bauh. Phytop. 329, fig.; Pin. i.«l; Besl. Eyst. Vern. 15; J. Bauh. Hisl. III, 2, 864, fig., Ray, Hist. 594; Sylloge. (2) Ranunculus Creticus latifolius, Clus. Hist. 1 , 259 , fig. 4; Ger. emac. 963, fig.; Park. Theat. 553, fig.; Ray, Hist. 591; Sylloge; Pluk. Phyt. 313; Moris. Hist. S. IV, 31,48. Ranunculus Asphodeli radice Creticus , C. Bauh. Pin. 181; Tourn. Inst. 290. ( 397 ) * Neapolitanus Ten. ( Sy 11. ) — sç mai C. Zones basse et des collines; prairies de Nerokourou , rochers de Malaxa. (Raul.) * velutinus Ten. (FI. Nap. ) — g avril. Zone des collines; endroits humides: Takodopora près de Khania, bois de chênes entre Perama et Damasta. (Heldr. ) ophioglossifolius Vill. — Boiss. , FI. Or. I, 53. — 2f mars R. Zone basse; marais de Touzla au fond de la baie de Soudha (Sieb., Heldr. ) * Chius DC. — (î) mars-mai. Zones basse et des collines; lieux ombragés : Mourniès, gorges de Malaxa. (Raul., Heldr.) * philonotis Ehrh. — (f) mars C. Zone basse; fossés humides : Khania (Heldr.) muricatus L., Spec. 780. — (I) DC, Syst. I, 298, (T) mars-mai. Zones basse etmontueuse inf. ; fossés et lieux récemment inondés : Khania, Touzla de Soudha, Meghalo-Kastron , etc. ; bois entre Askyphos et Anopolis. (Belli, Tourn., Sieb., Raul.. Heldr.) * arvensis L. — (T) avril-mai C. Zones basse et montueuse inf.; champs; Nerokourou , Khania, Katharos de Lassiti. (Heldr.) CïarideBSa Tourn. Nigellastrum L. (2) — L., H. Cliff. 170; Spec. 608. Lamk., Dict. II, 609; Willd,, Sp. II, 731; Sibth., Prod. I, 307; FI. Gr. V, 30, pi. 443. — (T). Champs. (Belli, Sibth,) Nigella Tourn. arvensis L. , (3) var. 5 macrocarpa. — DC, Syst. I, 329; Boiss., FI. Or. 1, 66. iV. Crelensis Stev., Verz. Taur. 4-9. — (î) juillet— août AR. Zone basse; champs maritimes: cimetière juif de Khania. (Belli, Heldr.) (1) Ranunculo ecliinato di Candia, Pona, Bald. 41 , fig. Ranunculus stellatus echinaïus Creticus, C. Bauh. Pin. 180; Part. Theat. 530; f. 551 ; Ray, Hist 585; Sylloge; Pluk. Phyt. 311; Tourn. Inst. 286., Moris, Hist. IV, 29, 24; Boerh. Lugd. I, 32. R. Creticus echinatus latifolius, AIp. Exot. 263. Espèce indéterminée. Ranunculus Creticus folio subrotundo glauco , radice fibrosa , Tourn. Cor. 20. (2) Melanlhio peregrino overo di Candia, Pona, Raid. 46, fig. Melanlhiuin odoralum. Alp. Exot. 265; Ray, Hist. 1545; Sylloge. Nigella Crelica folio fœniculi, C. Bauh. Pin. 146. N. odorata tenuifolia, Park. Theat. 1576, fig.; Ray, Hist. 1071 ; Sylloge; Pluk. Phyt. 265 ; Moris. Hist. S. XII , 18,6. Garidella foliis tenuissime divisis, Tourn. Inst. 655; Boerh. Lugd. I. 287. (5) Nigella Cretica, C Bauh. Phylop. 251; Prod. 75, fig.; Pin. 146; Ray, Hist. 1071; Sylloge; Pluk. Phyt. 283; Tourn. Inst. 258; Moris, Hist. S. XII, 18, 2; Boerh. Lugd. 1 , 285. N. Cretica inodoro semine , Park. Theat. 1376 , fig. ( 398 ) sativaL.Spec. 753. — (1) Lamk., Dict. IV, 487; Willd., Sp. II, 1248; Pers., Syn. II, 85 ; DC, Syst. I, 330 ; Walp., Rep. II, 742. — Çf) cullivé rarement dans les champs. (Belli, Heldr.) M«u/aov 2«ç«p.tov. En Orient, le pain est saupoudré avec les graines de cette plante et du sésame de l'Inde. * Damascena L. — Boiss., FI. Or. 1 , 68. (ï) avril-mai. Zones basse et des col- lines; prés maritimes : Loutro; champs: Akroteri, Malaxa. (Raul., Heldr.) Delpliinium Tourn. peregrinum L. — (T) Sieb. Avis de plantes. Staphysagria L. Spec. 750. — (2) Willd., Sp. II, 1231 ; Sibth., Prod. I, 371 ; FI. Gr. VI, 6, pi. 508; Trev., Delph. 10; DC, Syst. 1,363; Boiss., FI. Or. I, 94. — (D mai-juillet C. Zones basse et des collines; haies et décom- bres; Mourniès, Alikampos, Prosnero, Anopolis, Aradhena, Voriza, Em- baro. (Belon, Belli, Sibth., Raul., Heldr.) Pœonia Tourn. peregrina Mill. — (3) Boiss., FI. Or. I, 97. P. o/Jîcinalis L. Spec 747; Willd., Sp. II, 1221; Sibth., Prod. I, 369; DC, Syst. 1 , 389 ; Spach, Phan. VII, 401. P. arielina Anders. Spreng., Syst. Veg. II, 615. P. Cretica Bot. Rep., pi. 819. — y mai. Zone montueuse sup.; bois: H. Nikolaos au-dessus de Samaria ; Niato au-dessus d'Askyphos; Malès de Lassiti, (Belon, Belli, Sieber, Heldr. ) Fam. II. — BERBERIDE/E. Iieontice L. Leontopetalum L. Spec. 448. — (4) Pers., Syn. I, 386. — y; avril, fruits. Zones basse et des collines ; champs : bases du Psiloriti , Meghalo-Kastron ; (Belon, Held. ) (1) Melantbium simpliciflore Creticum, Clus., Hist II, SOS. .;, Nigella alba simplici flore , Alp. Exot. 261. N. Cretica latifolia odorata, Park. Theat. 1576 fig. ; Ray, Hist. 1071 ; Sylloge, Pluk. Phyt. 263; Tourn. Inst. 258; Moris. Hist. S. XII, 18, 11; Boerh. Lugd. 1 , 283. (2) Staphisagre, Belon, Obs. 17; Ray, Sylloge. (3) Peone à fleurs blanches, Belon, Obs. 17; Ray t Sylloge. PaBonia mas vel faemina. Dalech. Hist. 856. Pœonia alba , Clus., Hist. Il, 299. Pœonia folio subtus incano, flore albo vel pallido C. Bauh. Pin. 323. ■JjL'f£§LÏv (Belon.) i|/ty«zt« (Belli.) (4) Leontopetalon à grosses racines, Belon, Obs. 17; Ger. emac. 256. fig.; Park- Theat. 682 , fig.; Ray, Sylloge. ( 399 ) Berberis Tourn. Cretica L. Spec, 472, 1680 — (1). Willd., Sp. II, 229; Pers., Syn. I, 387; Poir., N. Duh. IV, 14; Desf., Arbr. II, 27; Sibth., Prod., I, 242; FI. Gr. IV, 35, pi. 342; DC, Syst., Vég. II, 9; Prod. I, 106; Spreng., Syst. Veg. II, 119; Rœra. Sch. , Syst. Veg. VII, 5; Boiss., FI. Or. I, 103. — ï, mai CC. Zones montueuse et subalpine; 900-1700 m ; montagnes de Spha- kia, Psiloriti (Ida), mont, de Lassiti, Aphendi-Kavousi; (Dclli, Tourn., Sibth., Sieb., Raul., Heldr. ) AourÇta (Belli) OÇvky.ccvBk. Fam. III. — PAPAVERACEiE. Fapaver Tourn. * Rhœas L. — (f) mars-mai C. Zone basse; champs: Khania et ailleurs. (Raul. Heldr.) KoutÇouv«5«. La plante jeune est préférée comme salade par les Cretois. * Argemone L. — . (F) avril R. Zone des collines; près de Damasta. (Heldr.) GlaucinEm Tourn. luteum L. (Clielido?iiu?n Glaucium). Scop. — Boiss. , FI. Or. I, 122. (f) avril-juillet C. Zone basse; bords de la mer à Kisamo-Kasleli, Khania, Meghalo-Kastron, Ghaïdhouronisi. Très-abondant à Grabousa, où il forme presque toute la végétation. (Sieb., Raul., Heldr.) MKLKdnlo/^oprov. La décoction de la racine est employée comme astringent. Hypecoum Tourn. procumbens L. — Boiss., FI. Or. I, !24. H. païens Willd. DC, Syst. II, 103; Spreng., Syst. Veg. III, 491. — (T) mai. Zone basse; champs : Khania. (Sieb., Heldr.) Fam. IV. — FUMARIACEiE. Corydalis DC. rutaefolia Sibth. (Fumaria) DC, var. /3 subuniflora Boiss. et Heldr. — (2) Spreng., Syst. Veg. III, 159; Boiss., Diagn. 1" s ér. VIII, 11; FI. Or. 1, 126. Walp., Ann. II, 27. F. uniflora Sieb., Flora IX, 599; Reise II, 320, pi. 8. — 2f mai. Neiges fondantes au sommet des montagnes de Lassiti et à diverses hauteurs sur le Psiloriti. (Tourn., Sieb., Heldr.) (1) Licio I. di Candia overo Berberi alpina del Belli , Pona, Bald. 137, fig. Lycium creticum primum Belli, Park. Theat. 1010. fig.; J. Bauh. Hist. I, 2, 60, fig.; AIp. Exot. 21, fig ; Ray, Hist. 1627; Sylloge ; Pluk. Phyt 234. Berberis Alpina Cretica, C. Bauh. Pin. 434. B. Cretica Buxi folio , Tourn. Cor. 42 ; Duh. Arbr. 98. (2) Fumaria bulbosa Cretica, radice cava, foliis amplioribus, flore purpurascente, Tourn., Cor. 30. ( 400 ) Fumaria Tourn. * officinalis L. — Boiss., FI. Or. I, 134. — (î) mars-mai. Zones basse et des collines; champs : Khania, Theriso (Raul., Heldr.) parviflora Lamk. — (1)® mars-mai. Zone basse; champs: Khania, entre Gouves et Khersonesos. (Belli, Raul., Heldr.) macrocarpa Pari. (PI. nov.) — (2) Boiss., FI. Or. I, 1 37. ® mars-mai C. Zones basse et des collines; çà et là dans les endroits stériles: ruisseau de Kladiso, Perivolia près de Rhethymnon, Anopolis, Hodighitria. (Belli, Raul., Heklr. ) Var. laxa Boiss. et Heldr. — Avril. Haies; Meghalo-Kastron , Keenourio- Khorio (Heldr.) * agraria Lag. (Elench.) — Boiss., FI. Or. 1 , 138. — ® 17 mars R. Zone basse; endroits ombragés : Garipa près Khania. (Heldr.) Fam. V. — CRUCIFERE. Matthiola R. Bit. incana L. [Cheiranlhus) R. Br. Var. albiflora. — Sibth., Pr. II, 25. DC, Syst. I, 163; Boiss., FI. Or. I, 148. — 2f mars-mai. Zone basse: château de Khania; vignes: Khalepa. (Sibth., Sieb., Raul., Heldr.) fenestralis L. [Cheiranlhus) R. Br. DC, Syst. I, 166; Prod. 1, 133; Boiss., FI. Or. 148. — ap Rochers maritimes. (Sibth. ) * sinuata L. [Cheirantltus) R. Br. Var. Q bracleala. Boiss. et Heldr. — Boiss., Diagn. 1" sér. VIII, 15. Walp., Ann. II, 31. Boiss., FI. Or. I, 148.— @ mars. Zone basse; murs : forteresse de Soudha. (Heldr.) tricuspidata L. ( Cheiranlhus) R. Br. — ® mars-août. Zone basse; sables maritimes : Kisamo-Kasteli, Khania, Rethymnon. (Sieb., Heldr.) CaiMlasBiHEie Touun. * hirsuta L. — ® mars. Zone basse; lieux ombragés : Khania. (Heldr.) * Grseca L. — Pleroneurum grœcum. DC, Syst. H, 271. — (J) Avril-mai. Zone montueuse sup.; rochers : gorges d'Askyphos, Psiloriti. (Heldr. ) Var. § lasiocarpa Boiss. et Heldr. — Boiss., Diagn. 1 re sér. VIII, 20. Boiss., FI. Or. I, 164. — Mai. Zone montueuse sup., 1,300 m ; au-dessus de Maies (mont, de Lassili). (Heldr.) (1) F. minor, folio oblongo capillare, Ray, Hist. 40b; Sylloge. (2) Capnos Cretica CIus. Fumaria major Cretica , Park. Tlieat. 287. ( 401 ) A rail i s L. * verna L. (Hesperis) R. Br. — Boiss., FI. Or. I, 168. — ® mars-mai. Zones basse et des collines; collines maritimes : Akroterï; prairies : entre Pros- nero, Askyphos et Anopolis. (Raul., Heldr.) * auriculata Lamk. — (î) mai RR. Zone subalpine 2000™; sommet du mont Lazare de Lassiti. (Heldr.) * muralis Bertol. Var. /3 Crelica. — Boiss., FI. Or. I , p. 171. A. Crelica Boiss. et Heldr. Diagn. 1™ série, VIII. 20; Walp., Ann. II, 34. — (§) vel % avril-mai R. Zones montueuse sup. et subalpine; 4 300-1600™; rochers au-dessus d'Askyphos, Volakia de Sphakia, mont Lazaro de Lassiti. (Raul., Heldr. ) — Espèce figurée pi. 2. albida Stev. — Boiss., FI. Or. 1, 174. A. Alpina, Sibth., Prod. II. 27. A Cau- casica Willd. Sieb. Reise II, 41. — y mai. Zone subalpine 1300-2000™; montagnes de Sphakia, de Lassiti. Psiloriti. (Sibth., Raul., Heldr.) bellidifolia Jacq. — Sieb. Reise I, 437. — 2f juillet. Zone montueuse inf. Anoya. ( Sieb. ) (Cette espèce n'est pas considérée par M. Boissier comme appartenante la flore de l'Orient. ) Nasturtiiiiti R. Br. * officinale L. [Sisymbrium Nasturtium) R. Br. — Boiss., FI. Or. I, 178. — sp mai. Zones basse et des collines; prairies : Khania, entre Askyphos et Anopolis (Raul.) * sylvestre L. [Sisymbrium) R. Br. — Boiss., FI. Or. I, 4 79. — # mai. Zone basse; prairies : Kladiso. (Raul.) Erysimnm L. ♦Creticum Boiss. et Heldr. —Boiss., Diagn. 2 e sér. I, 56; FI. Or. I, 192. E. australe Heldr. PI. exs. non Gay. — (2) Mars-avril. Zone des collines; lieux abrités et exposés au soleil : Takodopora, Rhamni, Is-ta-Chria. (Heldr.) * Raulini Boiss. — FI. Or. I, 192. — E. australe. Heldr. PI. exs. ex parte. — ■ (g) mai-juin. Zone montueuse inf. Takodopora, entre Askyphos et Ano- polis, Omalos. (Raul., Heldr.) Les deux espèces suivantes se rapportent aux Matthiola incana et sinuata de la page précédente. Leucoium Creticum marinum secundum , Glus. Hist. IL 298. L. Creticum floribus minoribus, C. Bauh. Pin. 201 ; Ray, Hist. 787 ; Sylloge. Leucoium Creticum marinum tertium , foliis oblongis crenatis, Clus. Hist. IL 298; C. Bauh. Pin. 201 ; Ray , Hist. 787; Sylloge; Tome XXIV. 30 ( 402 ) * mutabile Boiss. etHeltlr. — Boiss., Diagn. I re sér. VIII, 24; Walp., Ann. II, 49; Boiss., FI. Or. I, 201. — 2f mai-juin R. Zone subalpine 1700-2000™; pâturages rocheux : Theodhori, Mavri des Aspro-Vouna, Psiloriti, sommet du Lazaro de Lassiti. (Raul., Iïeld.) — Espèce figurée pi. 4. SisyBîaBja'itEaai L. Columnse L. (Orientale) Jacq. — (1) DC, Syst. II, 469. — (§) mars-mai. Zone basse; vignes : Khalepa, murs : Khania, Meghalo-Kastron. (Belli, Raul., Heldr.) officinale L (Erysimum) Scop. — (2) ® Belli. * polyceratium L. — ® mai. Zone des collines; Anatoli. (Heldr.) M«l«*«îlBaaa» R. Bit. flexuosa Sibih. — (3) Cheiranlhus maritimus L Sieb. Avis. — ® avril-mai. Zone basse; murs : Khania; rochers maritimes: Khalepa , entre Dnrarnia et Bheihymnon , Ghaïdhouronisi. (Sieb., Raul., Heldr.) Var. cuspidala, mais-mai CC. Décombres et murs : Khania, Khalepa. (Raul., Heldr.) Chia L. ( Cheiranlhus) DC. — (4) Syst. Vëg. H, 440; Boiss., FI. Or. I, 228. — (D Mars-avril. Zones basse, des collines et moritueuse inf. ; prairies mari- times : Haghia-Houmeli , Loutro; rochers : Malaxa, cap Meleka, entre Askyphos et Anopolis. (Belli, Heldr.) Aaaïji'îctBa Adans. deltoidea L. [Alyssum) R. Br.— (5) Crantz., Crucif. 88; Willd., Sp. III, 470; Sibih., Prod. II, 15; FI. Gr. VII, 26, pi. 628; DC, Syst. II, 294; Spreng., Syst. Veg. II, 871; Boiss, FI. Or. I, 252. Draba hesperidi flora Lamk., Dict. Il, 328. Vesicaria delloidea Poir., Dict. VIII , 572. — 2f avril-mai C. Zone montueuse sup. 1300-I800 m ; entre Askyphos et Anopolis. (Belli, Tourn., Sibth , Raul., Heldr.) (1) Erysimum altissimum Crcticum , siliquis strictissimis. Weinm. Phyt. pi. 487 , f. 6. (2) Erysimum Dioscoridis Zanoni. Ray, Hist. 813; Sylloge. (3) Hesperis Cretica maritima , folio erasso lucido , magno flore. Tourn. Voy. I, 26. (4) Leucoium Creticum primum marinum. Clu. Hist. II. 298; Park. Theat. 623, fig. 626; J. Bauh. Hist. II, 877. L. Crcticum Thlaspifolium , C. Bauh. Pin. 201; Pluk. Phyt. 213; Ray, Hist. 787; Sylloge; Leucoium minimum Creticum folio subrolundo. C. Bauh. Prod. 102; Pin. 201 ; Ray, Hist. 785; Sylloge. (5) Alysson Creticum foliis angulatis, flore -violaceo , Tourn. Cor. 15. Alyssoides saxatile Creticum , folio angulato flore violaceo. Boerh. Lugd. II , 5. ( 403 ) Ricotia L. * Cretica Boiss. et Heldr. — Boiss., Diagn. 1 re sér. VIII, 29; Walp., Ann. II, 36; Boiss., FI. Or. I, 255. — (T) avril mai. Zones basse et montueuse inf.; rochers maritimes: Haghios-Pavlos, gorges entre Prosnero, Askyphos et Anopolis, et près de H. Joannes-o-Kaïmenos. (Baul., Heldr.) — Espèce figurée pi. 3. Iiunaria L. ' biennis L. [annua) Mcench. — Boiss., FI. Or. 1 , 256. — (§) mars. Zone des collines; rochers : Paleeokaslro de Soudha. (Heldr.) Alyssuam Tourn. Orientale Ard. — ( juin. Zone subalpine 2,000"; Theodhori , Mavri (Montagnes deSphakia). (Belli, Sibth., Baul.) umbellata L. Spec. 906. — (3) Crantz., Crucif. 73; Lamk., Dict. 111, 222; Willd., Sp. III, 456; DC, Syst. Il, 401; Prodr. I, -179.— ®. (Belli, Tourn.) (1) Leucoium Creticum montanum minimum , flore luteo nunc pleno nunc siun- plici , Tourn. Cor. 16. (2) Thlaspi Creticum perenne flore albo , C. Bauh. Prod. 48 fig.; Pin. 106; Ray, Hist. 855 ; Barr. Plant. 58 , pl. 214 , f. 2. Thlaspi clypeatum arborescens Creticum Park. Theat. 846; Alp. Exot. 109; Ray, Hist. 854; Sylloge; Pluk. Phyt. 565. (5) Draba seu Arabis seu Thlaspi Candiae, , Dod. Pempt. 7iô Ger. emac. 265, flg.; Thlaspi quartum Dalech. Hist. 664, 1181. - Th. umbellifero di Candia Pona , Bald , 58. Th. umbellatum Creticum iberidis folio, Bauh. Pin. 106; Barr. Plant. 58, pl. 895, f. l;Boerh. Lugd. H, 7. Thlaspidium Creticum, flore albo vel purpureo Riv. Tetrap 19, pl. 111. Thlaspi Creticum quibusdam flore rubente et albo. .1. Bauh. Hist. II , 924 ; Ray, Hist. 854; Pluk. Pbyt. 566; Moris. Hist. S. 111, 17, 21 ; Tourn. Inst. 215. \ ( 405 ) linifoliaL. — (1) Willd., Sp. III, 457; DC, Syst. II, 401. — '(§). (Belli.) odorata L. — (2) H. Clfff. 330; Spec. 906; Willd., Sp. III, 457; DC. Syst. II, 400; Prod. I, -180; Spreng. II, 865; Boiss., Diagn. 1" s ép. \ } 75; Walp. Rep. II, 759; Boiss., FI. Or. I, 335. — ®. (Belli, Tourn. ) CapseEla Vent. Bursa-Pastoris L. (Thlaspi) Mœnch. — (T) mars-mai AR. Zones basse, des collines et subalpine 4,800 ra ; prairies, champs: Khania, Meghalo-Kastron (Sieb., Heldr.) Entre Askyphos et Anopolis, Volakia de Sphakia. (Raul.) iEtlsiOBseisara R. Br. * ovalifolium Boiss. — FI. Or. I, 351. — % avril-mai. Zone montueuse sup. 800— 1 ,500 m ; rochers au-dessus d'Àskyphos, Lazaro de Lassili; bois de pins : Aphendi Kavousi. (Heldr. ) (Cette espèce est peut-être le Thlaspi Buxbaumii recueilli par Sieber à Cnosse en avril (Reise II, 220). îiepidiitin L. spinosum L. — L. cornulum Sibth. Boiss., FI. Or. J, 354. — (£) avril-mai. Zones basse et des collines; lieux humides et décombres : Khania, Rhamni, Dhramia. (Sieb., Raul., Heldr.) * Nebrodense Guss. (Syn. fl. Sic.) — '% Avril-mai. Zone montueuse sup. 4,300-l,700 m ;pâturages secs au-dessus d'Askyphos ; montagnes de Lassiti. (Heldr.) Senebiera Poir. Goronopus L. (Coc/ilearia) Poir. — (g) ( Sieb. ) CaSiile. Tourn. maritima L. (Bunias Cakile) Scop. — ® mars-juin C. Zone basse; sables maritimes : Kisamo-Kasteli , Platania , Khania , Khalepa , Pilialimala (Sieb., Raul., Heldr.) Ëruearia Certn. * Aleppica Gœrtn. — DC, Syst. II, 674; Boiss., Fl. Or. 1, 365. Cordylocarpus lœvigatus Sibth., Pr. II, 32; Fl. Gr. VII, 45, pi. 649. — (T) Avril-mai. Zone basse; champs entre Meghalo-Kastron etGouvès, près Avdou dans l'Eparkhiede Pedhiadha. (Heldr.) Kp7«u.ov. Herbe jeune excellente en salade. . (1) Thlaspi Creticum foliis indivisis seu Lini amarum, Bauh. Hist. II , 224. (2) Thlaspi IV. parvum, odorato flore, Clus. Hist II, 152. fig. Thlaspi umbellatum Creticum flore albo odoro , minus. Park, Theat. 839 , fig* 840; C. Bauh. Pin. 106; Ray , Hist. 855; Sylloge ; Moris. Hist. S. III. 16, 8 ; Tourn. Inst. 215. ( 406 ) IVeslia Desv. paniculata L. (Myagrum) Desv. — Vesicaria paniculala DC., Prod. I, 459; Spreng., Syst. Veg. II, 872.-0 avril. Zone basse : champs entre Meghalo- Kastron et Gouves. (Sieb., Heldr. ) Sifilotaxis DC. Harra Forsk. (Sinapis) Boiss. (FI. Or.). — (1) D. hrspida DC, Syst. II, 630. — (T) (Tourn.) Hirsclifelrïia. * adpressa L. (Sinapis incana) Mœnch. — (|) mai C. Zones basse et des colli- nes; champs : Khania , Platania, Malaxa. (Raul.) Brassïea Tourn. 'Cretica Lamk.— (2) Lamk., Dict. I, 747; Willd., Sp. III, 549; Pers.,Syn. II, 206; Sibth., Prod. II, 30; FI. Gr. VII, 42, pi. 645; DC, Syst. II, 594; Prod., I, 215; Spreng. Syst. Veg. II, 910; Boiss. FI. Or. I, 391. — f> mars; juillet en fruits. Zone des collines ; rochers élevés de Palœokas- tro au-dessus de Soudha; gorges d'Haghia-Roume'i à Samaria. (Belon, Tourn., Sibth., Sieb., Heldr.) KpomovTÇKvx, aypioc laycma. , les jeunes feuilles sont mangées comme celles du chou, layma.. Kouvo'jtu^, chou-fleur. Toyyuïia, rave. Tournefortii Gouan. — Boiss., FI. Or. I, 393. —© Zone basse; sables mari- times. (Tourn.) âifiiapès Tourn. arvensis L. — (T) juin. Zone basse; champs : Khania. (Heldr. ) Var. p. Orienlalis. Sinapis Orientalis Sieb., Avis. Bpo-jSsc, les jeunes pousses cuites sont préférées en salade. * dissecta Lag. — Boiss., FI. Or. I, 395. — (i) mars. Zone des collines; champs de lin : Takodopora , Rhamni. (Heldr.) * alba L. — (D mars-avril C. Zone basse; champs: Khania, Meghalo-Kastron, Gouvès, etc. (Heldr.) Eruca Tourn. * sativa L. (Brassica Eruca) Lamk. — (T) mars-avril C. Zone basse; champs : Khania, Rhethymnon, Meghalo-Kastron. (Heldr.) Poxa. Feuilles excellentes en salade. d) Turritis Cretica , Bellidis foliis villosis, Tourn. Cor. 16. (2) Choux sauvages, Belon, Obs. 18. Brassica Cretica fruticosa, folio subrotundo, Tourn. Cor. 16. ( 407 ) Eiiarilirocarpus Labii.l. arcuatus Labill. — (1) Poir., Dict. Suppl. IV, 648; DC, Syst. II, 660; Prod. I, 228. — (î) avril. Zones basse et des collines; rochers maritimes entre Meghalo-Kaslron et Gouvès, Haghia-Roumeli et Loutro; Arkoudha, au- dessus d'Alikampos. (Belli, Tourn., Heldr.) ï&apliaEiiis L. * Raphanistrum L. — T) mai. Zone basse; champs : Khania; chemins : Kalo- gerous, près Hierapetra. (Raul., Heldr.) Po-k-ji, radis. Rapigti*uin Boerh. Orientale L. [Myagrum] DC. — DC, Syst. II, 433; Boiss., FI. Or. I, 404. Bunîas raplianifolia Siblh., Prod. 11, 2; FI. Gr. VII, II, pi. 612; Spreng., Syst. Veg. II, 854. — (î) zone basse; champs. (Siblh., Sieb. ) Diilesiiius Desv. * .Egyptius L. {Myagrum) Desv. — Boiss., FI. Or. I, 404. — (f) avril-mai. Zone basse; champs confinant à la mer, entre Meghalo-Kastron et Gouvès, Pilialimata (Heldr.) B anias L. Erucago L. — Myagrum orientale Sieb., Flora X, 639. — (D mars-avril C. Zone basse; champs : partout. ( Sieb., Heldr. ) Espèces indéterreunées (2). Sieber mentionne dans son Avis de plantes, deux espèces sous les noms de Sisymbrium glaucum et Thlaspi recurvalum qui ne se retrouvent pas dans les auteurs. (1) Eruca maritima Cretica, siliqua articulata , C. Bank Prod. 40; Pin. 99; Park. Theat. 820 ; Ray, Hist. 810 ; Sylloge ; Raphanistrum Creticum, siliqua incurva villosa, Tourn. Cor. 17. (2) Espèces indéterminées : Leucoium album odoratissimum folio viridi. C. Bauh. Prod. 102; Pin. 202; Ray , Sylloge. (Cette plante est rapportée au Matlhiola glabra que M. Boissier ne comprend pas dans le FI. Or. Sisymbrium Creticum, Raphani foliis eleganler dissectis, Tourn. Cor. 16. Raphanus Creticus. C. Bauh., Prod. 58; Pin. 96. Bum'as agrestis, Belli. Napus sylvestris Cretica, C. Bauh. Prod. 58; Pin. 95; Park. Theat. 865; Ray, Hist. 802 ; Sylloge. Thlaspi Creticum montanum luteum, Leucoiifiore, Barr. Plant. 59, pi. 214, f. i. ( 408 ) Fam. VI. — CAPPARIDE^E. Capparis Tourn. Spinosa L. var. 7 JEgyplia. — ( juin. Zone basse; champs : Spilia. Khania. Meghalo-Kastron. (Belon, Sieb., Raul.) Var. Ç rupestris. — Boiss., FI. Or. I, 421. C. rupeslris. Sibth., Pr. I, 355; FI. Gr. V, 71, pi. 487; DC, Prod. I, 245. C. Orienlalis. Veill., N. Duh. I, 142. — î) mai-août G. Zone basse; rochers et murs: Akroleri, Khania et Meghalo-Kastron; abondante Grabousa (Sieb., Raul., Heldr.) Fam. VII. — RE3EDACE.E. Reseda Tourn. * luteola L. — • (§) avril R. Zones basse et des collines; décombres au bord de la mer : Loutro. (Heldr. ) Var. crispaia. Champs: Khania, Malaxa. (Raul.) * lutea L. — (2) mars-avril. Zone basse; prairies: Khania, Kalyves, entre Meghalo-Kastron et Gouvès. (Heldr.) * alba L. — Boiss., FI. Or. I, 425. — (g) mars-juin. Zones basse et des collines; champs, près des habitations; Enneakhoria, Khania; rochers: cap Si- dhero. (Raul., Heldr.) Fam. VIII. — CISTINE^:. Cistus Tourn. * villosus L. — Sweet., Cist. pi. 35. — ï> mars-avril CG. Zone basse et des collines; entre les buissons. Partout. (Heldr.) Aaâavov , Ktçro Creticus L. Spec. 738. — (2) Lamk., Dict. II, 13; Jacq., Coll. I, 80, pi. 95; Willd. Sp. II, 1186; Pers., Syn. II, 75; Sibth., Prod. I, 364; FI. Gr. V, 77, pi. 495; Desf., Arb. II, 48; DC., Prod. I, 264; Spreng., Syst. Veg. II, 584; Sweet, Cist. pi. 112; Rchb. , Icon., Cist., pi. 40; Willk., Cist. 24, pi. 83. — ï) janvier R. Zone basse : Khania, île Dhia. (Belon, Belli, Sibth., Sieb ) (M. Boissier considère cette espèce comme une variété de la précédente. ) (1) Câpriers épineux. Belon, Obs. 17. Capparis spinosa, fructu minore, folio rotundo, C. Bauh. Pin. 480. (2) Ciste, Belon, Obs. 16; Dalech. Hist. 223, 230. Ciste Ladanifere , Clus. Hist. 1 , 81. Ladanmn Creticum, Alp. Exot. 89, Cistus Ledon Cretense C. Bauh. Pin. 467 ; Ray, Hist. 1010; Sylloge ; Cistus ladanifera Cretica vera , Park. Theat. 666 , f. 665. Cistus Ladanifera Cretica flore purpureo Tourn. Cor. 19; Voy. 1 , 29 ; Buxb. Cent. III, 34, pi. 64, f. 1 ; Duh. Arbr. 168. ( 409 ) albidus L. — h Sieb. Avis de plantes. (D'après M. Boissier, p. 437, cette espèce occidentale ne pénétrerait pas dans» le bassin oriental de la Méditerranée.) purpureus Lamk. — Sweet. Cist. pi. 17. — ï) (ex Sweel). (M. Boissier n'a jamais vu d'échantillons spontanés orientaux.) parviflorus Lamk. — (I) Lamk., Dict. Il, 14; Willd., Sp. II, 1186; Pers., Syn. II, 75; Sibth., Pr. I, 364; FI. Gr. V, 78, pi. 496; DC, Prod. 1, 264; Spreng., Syst. Veg. Il, 584; Sweet., Cist. pi. 14; Spach, Phan. VI, 85; Willk., Cist. 27, pi. 85; Boiss., FI. Or. 1, 437. — h mars-avril C. Zones basse et des collines; dans les buissons abrités : Khalepa, Malaxa, Dhia , abondant entre Prinaet Hierapetra, Gliaïdhouronisi. (Tourn., Sieb., Sibth., Heldr.) salviaefolius L. — Willk., Cist. 37, pi. 91-92. — ï) mars-mai C. Zones basse el des collines. Buissons avec le C. villosus. Phlori, Khania, Akroteri. (Sieb., Raul., Heldr.) Var. « vulgaris Willk. (Sieb.) Var. 5 bifiorus Willk. (Sieb.) Var. e cymosus Willk. (Sieb. ) hirsutus D. C. — Sweet., Cist. pi. 19. — ï>(ex Sweet.) Var. S platysepalus Willk. — C. platysepalus Sweet., Hort. brit. add. 468; Cist. pi. 47; Willk., Cist. 36.— h (ex Sweet.) ( D'après M. Boissier, p. 438, cette espèce occidentale n'aurait jamais été re- cueillie en Orient. ) obtusifolius Sweet. — Sweet., Hort. brit. add. 468; Cist. pi. 42; Willk., Cist. 34. — ï) (ex Sweet.) (D'après M. Boissier, p. 458 , cette plante serait une forme des jardins, pro- bablement un hybride du C. hirsutus. (i) Cistus mas Creticus , folio breviore , flore parvo , Tourn. Cor. 19. Espèces indéterminées. C. Ledon Iatifolium Crelicum , J. Bauh. Hist. II. 9. fig; Pluk. Phyt. Mant, 49; Tourn. Inst. 260. ( Cette plante est rapportée par Linné à son Cistus laurifolius que M. Boissier ne comprend pas dans le FI. Or. ) Je signale seulement ici les Cistus ledon 1 à H de Gérard et Johnson, The Herbal, p. 1285 à 1289, fig. 1286 à 1288. Et aussi les indications suivantes du Sylloge de Ray : Pseudo-cistus Ledum. Àlp. Exot.; Park. — Ledon alterum, Alp. Exot.; Park. Cbamaecistus , Alp. Exot. Tome XXIY. 31 ( 410 ) Monspeliensis L.— Willk., Cist. 29, pi. 86; Boiss., FI. Or. I, 438. — î) avril R. Zone basse; rochers maritimes, buissons, lieux exposés : seul entre Khersonesos et Malia, Mirabello. (Sieb., Heldr. ) BBeSaREaSEBeBt&MEEa Tourn. guttatum L. (Cislus) Mill. — Boiss., FI. Or. I, 440, Tuberaria variabilis , var. micropelala Willk., Cist. 73, pi. 92. — ® mars C. Zone basse et des collines; lieux arides; Nerokourou, Akroteri, cap. Meleka, Roumata, etc. (Sieb., Raul., Heldr.) planîagineum Willd. (Cistus) Pers. — (1) Wïl'd. Sp. II, 14 97; Pers., Syn. II, 77; DG., Prod. I, 270; Spreng., Syst. Veg. II, 587. C. serralus Desf. Poiret, Dict. Suppl. II, 276. — ® R. Zone des collines; cap Meleka. (Tourn., Sieb. ) ( M. Boissier ne comprend pas dans son FI. Or. cette espèce citée par divers auteurs. Un échantillon du petit assortiment de Sieber, donné sous ce nom, n'a cependant suhi aucune rectification de la part de Maille). Niloticum L. ( Cislus) Pers. — Boiss., FI. Or. I, 441. H. ledifolium, var. «. macrocarpum , k. vulgare Willk., Cist. 85, pi. 120. — (T) (Sieb.) * salicifolium Pers., var. «. macrocarpum Willk., Cist. 89, pi. 123. — avril R. Zone des collines; rochers près Anopolis (Frivaldsky, Heldr.) sanguineum Lag. — Spreng., Syst. Veg. II, 589; Boiss., FI. Or. I, 441. H. re- trofraclum Pers. Willk., Cist. 93, pi. 124, et H. ledifolium L. Sieb. , Flora X, 639. — (î) R- Zone basse; sables maritimes; cap Meleka. (Sieb.) * Hymettium Boiss. etHeld. (Boiss.,. Diag.) — ï) juillet R. Zone subalpine, 2200 à 2300 m ; sommet de l'Haghion-Pneuma , du Theodhori. (Heldr.) Apenninum L. (Cislus) DC. — H. lœvipes. Sieb., Flora X., 639, — h . (Sieb.) FMBBBasaa. Spacii. * procumbens L. (Cislus Fumana) Boiss. — î> juillet B. Zone subalpine, 2300 m ; sommet du Theodhori de Sphakia. (Heldr.) Arabica L. (Cistus) Spach. — (2) Helianlhemum Arabicum Vahl., Symb.II, 62, pi. 35; Willd., Sp. Il, 1211; Pers., Syn. II, 80; Siblh., Prod. I, 369; FI. Gr. VI, 2, pi. 503. C. ferrugineus, var. p Lamk., Dict. Il, 25. — ~b, mars R. Zones basse et montueuse inf. ; exposé au soleil: Khania. Akroteri, entre Askyphos et Anopolis. (Tourn., Sieb., Raul., Heldr.) * glutinosa L. (Cislus) Boiss. — ï> mars-mai RR. Zone des collines; exposé au soleil; Akroteri. (Raul., Heldr.) (1) Helianthemum Creticum annuum lato Plantaginis folio, flore aureo , Tourn. Cor. 18. (2) Helianthemum Creticum linarisfolio , flore croceo, Tourn. Cor. 18. ( 411 ) Fam. IX. — VIOLARIE/E. Tiola Tourn. * Cretica Boiss. et Heldr. — Boiss., Diagn. 1" sér. VIII, 51 ; FI. Or. I, 455; Walp, Ann. II, 65. — 2f Zone montueuse sup., 1.700 m ; bois: montagnes de Lassiti. (Heldr. ) * odorata L. — 2; mars. Zone des collines; gorges de Malaxa. (Heldr.) fragrans Sieb. — Sieb., Flora IX, 599; Reise II, 320, pi. 8; Boiss., FI. Or. I, 461. — s/; Mai-août. Zone subalpine, 1, 600-2, 000 m ; neiges fondantes: sommets du Volakia des Aspro-Vouna, du Psiloriti et des montagnes de Lassiti. (Sieb., Raul., Heldr.) Var. pallida. — Juill. RR. , 2,300 m . Rochers; sommets du Stravopodia et de l'Haghion-Pneuma des montagnes de Sphakia. (Heldr. ) * parvula Tineo. ( Pug.) Var. glabrala. — Boiss., FI. Or. 1 , 466. — (£) 28 mai R. Zone subalpine , 2,000 à 2,300 m ; pierres : sommet du Psiloriti (Heldr.) arborescens L. — V. arborea Sieb., Reise I, 360. — ~t> juin. Zone basse; pendant aux rochers : cap Sidhero. (Sieber. ) Fam. X. — POLYGALE^E. Polygaïa Tourn. Monspeliaca L. — P. ramulosa Sieb., pi. exs. — (T) mai RR. Zone des collines, Lithines de Sitia. (Sieb.. Heldr.) venulosa Sibth. — (i) Spreng., Sysl. Veg. III, 165; Boiss., FI. Or. I, 473. — 2C avril-mai R. Zones des collines et montueuse inf. ; rochers : entre Rho- dhakino et Selia, Perama , parties inférieures du Psiloriti. (Tourn., Sieb., Heldr. ) Fam. XI. — SILENES. Velezia L. rigidaL. —Sibth., Prod. I, 283; FI. Gr. IV, 80, pi. 390; DC, Prod. 1, 387. — (J) avril-mai. Zones basse et montueuse supérieure; lieux arides: entre Khersonesos et Malia; champs d'Omalos; bois sur les pentes du Psiloriti. (Sieb., Raul., Heldr.) Diantl&us L. tripunctatus Sibth. (Fl.Gr.). — Boiss., FI. Or. I, 482. — (î) mai. Zone basse; moissons : Pyrgos et Haghious-Dheka dans la plaine deMessara, Mira- bello. (Sieb., Heldr.) (1) Polygala Cretica, vulgaii similis, flore albido longiore, Tourn. Cor. 9. ( m ) ' multipunctatus Ser. — Boiss., F). Or. I, 482. — % . Zone basse; champs : Khalepa. (Raul.) * xylorrhizus Boiss. et Heldr. — Boiss., Diagn. 4 re série, VIII, 67; FI. Or. I, 486; Walp., Ann. II, 100. — j) juin. Zone des collines; rochers : Palceo- kastro de Kisamos. (Heldr.) — Espèce figurée, pi. 8. Sphacioticus Boiss. et Heldr. — Boiss. , Diagn. 1 re série, VIII, 70; FI. Or. I, 488; Walp., Ann. II, 101. D. leucophœus Sieb. , Flora XII, 600; Reisell, 321, pi. 9, non Sibth. — f, juillol-sept. RR. Zone subalpine, 2,000-2,200°°; pâturages et pierres : sommets du Theodhori et de l'Haghion-Pneuma des montagnes de Sphakia. (Sieb., Heldr.) — Espèce figurée, pi. 7. juniperinus Sm. — (1) Soc. Linn. Lond. II, 303; Willd.,, Sp. II, 684; Desf., Arb. II, 69; Poir., Dict. Suppl. IV, 131; Spreng. , Syst veg. II, 375; Boiss., FI. Or. I, 498. — h 45 juillet RR. Zone montueuse inférieure; gorge de Kalous-Lakous, sur un roc très-élevé dit Aspros-Rremnos des mont, de Sphakia. (Tourn., Heldr.) Var. j3 Sieberi. — Boiss., FI. Or. I, 498; D. aciphyllus Sieb., pi. exs. ; DC. , Prod. I, 358. — Juin. Mont de Lassiti. (Sieb.) arboreus L. , Spec. 590. — (2) Sm., Soc. Linn. Lond. II, 303; Lamk. , Dict. IV, 525; Willd., Sp. II, 683; Sibth., Prod. I, 289; FI. Gr. V, 4, pi. 406; Desf., Arb. II, 68; Sieber, Reisell, 315, pi. 5; DC, Prod. I, 357; Spreng., Sysl. Veg., H, 375; Spach , Phan. V, 148; Boiss., FI. Or. I, 499. — £ juin-juillet. Zone basse; fentes des rochers : Katholiko, Palseokastro de Soudha, Haghia-Roumeli. (Belli, Tourn., Sibth., Sieb., Heldr.) fruticosusL. —Sibth., Prod. I, 289; FI. Gr. V, 5, pi. 407; DC, Prod. I, 357; Spach, Phan. V, 4 48; Jaub. et Spach, Illust. IV, 140. — I). (Sibth.) Tunica Scop. * velutina Guss. {Dianlhus) Fisch. et Mey. — Boiss., FI. Or. I, 516. — (J) avril-mai. Zones basse, des collines et montueuse; dans les herbes : Kaly- vès, Malaxa, entre Askyphos et Anopolis, Karadagh, Katharos de Lassiti. (Raul., Heldr.) " glumacea Bor. et Chaub. {Dianlhus) Boiss. (FI. Or.) — ®. Zones basse et des collines; champs: Akroteri, Haghia-Erini. (Raul.) (1) Caryophyllus Creticus arboreus juniperifolio , Tourn. Cor. 25. (2) Caryophyllus arborescens Creticus, C. Bauh. Prod. 104; Pin. 208; Ray, Hist. II, 987; Sylloge; Pluk. Phyt, 87; Tourn. Inst. 531 ; Voy. I, 185. Caryophyllus arboreus sylvestris, Alp- Exot. 59. Retnnica coronaria arborea Cretica , .1. Rauh , Hist. III, 2, 328. ( 413 ) dianthoides Sibth. (Gypsophila) Fisch. et Mey. — (1) Boiss., FI. Or. 1, 518. Gypsophila dianthoides Sibth., Prod. I, 280; FI. Gr. IV, 76, pi. 383; Spreng. Syst. Veg. II, 373. — î) juillet. Zone basse C. ; rochers des gorges des montagnes : Aradhena, Haghia-Roumeli, Komitadès. (Tourn., Sibtb., Sieb., Heldr. ) Cretica L., Spec. 584. (Saponaria) Fisch. et Mey.— (2) Boiss., FI. Or. I, 520. Saponaria Cretica L. ; Wild., Sp. II, 668; Poir., Dict. VI, 526; Pers., Syn. I, 492; DC. Prod. I, 366; Gypsophila Cretica Sibth., Prod. 1, 281; FI. Gr., IV, 76, pi. 384; DC, Prod. I, 353; Spreng., Syst. Veg. II, 372. — sp mai-juillet. Zones basse et montueuse inf.; sols arides entre les cistes : Meghalo-Kastron, entre Palseokastron et Zakro , entre Askyphos et Anopolis, Palœoloutra. (Belli, Sibth., Sieb., Raul., Heldr.) Var. — Juillet. Zone subalpine, 2,000 m ; sommet du Stravopodia des mont, de Sphakia. (Heldr.) Saponaria L. * vaccaria L. — (D avril. Zone basse; moissons : Franco-Castello , Meghalo- Kastron, (Heldr.) Calabrica Guss. (PI. rar.) — S. glulinosa Sieb., pi. exs. S. viscosissima Sieb. Reise II, 293. (T) — 3 avril. RR. un seul individu. Zone montueuse supé- rieure, au-dessus d'Askyphos; mont, de Lassiti. (Sieb., Heldr.) Gypsophila L. * nana Bory et Chaub., var. floribus albidis. — Boiss., FI. Or. 1 , 538. — % juin-juillet R. Zone subalpine. 3,000 à 3,200 m ; rochers : Hellinoseli et Haghion-Pneuma des monts de Sphakia. (Raul., Heldr.) Silène L. * ammophila Boiss., et Heldr., — Boiss., Diagn. 1 re série, VIII, 82; FI. Or. 1, 577; Walp. , Ann. II, 108. — (T) commencement de mai; Zone basse : sables maritimes: Pilialimata, Ghaïdhouronisi, (Heldr.) * conica L. — Boiss., FI. Or. I, 578. — (£) mai. Zone montueuse sup. ; lit du torrent de la plaine de Lassiti , ( Heldr. ) noctiflora L. — Sibth., Prod. I, 296. (D (Sibth. ) (1) Lychnis Orientalis petalis albis, lineis cseruleis subtus variegatis, Tourn. Cor. 24, (2) Saxiphraga altéra , Alp. Exot. 292. pi. 291. Saxifraga Cretica altéra Alpini, Park. Theat. 428; Ray , Sylloge- ( 414 ) Behen L. — (1) H. Cliff. 170; Spee. 599; Wilkl., Sp. II, 699; Poir., Dict. Vil, 172; Sibth., FI. Gr. V, 11, pi. 416; DC, Prod. I, 368; Boiss., FI. Or. I, 583, — (f) mars R. Zone basse; champs : Khania. (Tourn., Heldr. ) Cretica L. — (3) H. Cliff. 170; Spec. 601; Wilkl., Sp. II, 704; Pers., Syn. 1, 499; Poir., Dict. VII, 179; Sibth., Prod. I, 296; FI. Gr. V, 15, pi. 422; DC, Prod. I, 376; Spreng., Syst. Veg. II, 414; Boiss., FI. Or. I, 584. — © mars-mai. Zones basse et des collines; champs: Khalepa, Nerokourou, Palseoka&tro de Soudha , entre Askyphos et Anopolis. (Tourn., Sieb., Raul., Heldr.) hispida Desf. — Boiss. , FI. Or. I, 588. 5. Lusilanica Sieb., Avis, —©mars- mai R. Zone basse; champs, prairies : Khalepa, Nerokourou, Rhethymnon, (Sieb., Raul., Heldr.) racemosa Otth. var. j3 Siblhorpiana. — Boiss., FI. Or. I, 589. S. dichotoma Sibth., Prod. I, 292; FI. Gr. V, 9, pi. 413. S. Siblhorpiana. Boiss., Diagn. 1 re sér. VIII, 80. — ® 31 mai. Zone montueuse inf.; prairies du Kedros, près de Gerakari. (Sibth., Heldr.) pendula L. Spec. 599. — Willd., Sp. H, 700; Pers., Syn., I, 498; Poir. Dict. VII ,173; Sibth. , Prod. 1 , 29 1 ; Boiss. , FI. Or. 1 , 590. — ÇÈ) ( Sibth. ) ciliata Willd. — (3) Spec. II, 692; Poir., Dict. VII, 161 ; D. C. Prod. I, 374. — 2? . (Tourn.) (Cette espèce n'est pas comprise par M. Boissier dans le FI. Or. ) * Gallica L. — (Tj mars-avril. Zone basse; champs, chemins : Khania, Haghia- Roumeli. ( Heldr. ) * nocturna L. — (f) avril. Zones des collines et montueuse sup.; champs : Nerokhori; bois de pins : Aphendi-Kavousi. (Held. ) * bipartita Desf. — Boiss., FI. Or. 1, 597. — (T) mars-mai. C. Zones basse et montueuse sup., prairies voisines de la mer : Khania, Meghalo-Kastron , etc.; montagnes au-dessus d'Askyphos. (Heldr.) Var. canescens. — Juin. Zone basse; sables maritimes : Kisamo-Kasteli , Khalepa. (Raul., Heldr.) (1) Lychnis Cretica parvo flore , calyce striato purpurascente (parlim) Tourn. Cor. 24. Viscago vesicaria Cretica parvo flore purpurascente. Dill. Ellh. 427, pi. 317 f. 409. (2) Lychnis Cretica angustifolia , floribus longissimis pediculis insidentibus , capsula pyramidata, Tourn. Cor. 24 Viscago foliis inferioribus Bellidis, superioribus Tunicae , calyce turgidiore , Dill. Elth. 425 , pi. 514 , f. 405. (3) Lychnis Cretica parvo flore calyce striato purpurascente (parlim), Tourn., Cor. 24. ( 415 ) sedoides Jacq. — (1) Willd., Sp. II , 703; Pers., Syn. II, 299 ; Poir., Dict. Vil, 180; DC, Prod. I, 376; Boiss., FI. Or. I, 598; S. rnmosissima Sibth., Prod. I, 297; FI. Gr. V, 18, pi. 425, non .Desf; Spreng., Syst. Veg. II, 41 2. S. ramosa Otth. DC, Prod/ 1, 380. — (J) avril-juillet. C. Zone basse, rochers maritimes : Platania, Khania, entre Dhramia et Rhethymnon, Aloudha près Spina-Longa, Selino-Kasteli, Souia , Haghios-Pavlos, Ghaïdhouronisi. (Belli, Tourn.. Sieb., Raul., Heldr. ) * * pinetorum Boiss. et Heldr. — Boiss., Diagn. 1 re sér. VIII, 75; FI. Or. I, 601; Walp., Ann. II, 105. — ® avril-mai. R. Zones basse et montueuse sup.; sables maritimes : Pilialimata; rochers exposés au soleil dans les bois de pins : flanc méridional de l'Aphendi-Kavousi. (Heldr. ) — Espèce figurée pi. 9. variegata Desf. (Lychnis) Boiss. et Held. — (2) Boiss., Diagn. 1 re sér. VIII, 82; FI. Or. I, 628; Walp., Ann. II, 108. Lychnis variegata Desf., Cor. 74, pi. 56; Poir., Dict. Suppl. III, 536 ; Spreng., Syst. Veg. II, 421 . DC, Prod. I, 386. Cucubalus fabarius Sieb., pi. exs. C. cyclamineus. Sieber, Flora XII, 600; Reise II, 324, pi. 11. S. fabaria Sibth., Spreng., Syst. Veg. II, 406. — x Juillet. RR. Zone subalpine, 2000-2200 m ; Hellinoseli, Stravo- podia , Koryphi-tou-Kastron, Theodhori des mont, de Sphakia , Psiloriti, mont, de Lassiti. (Tourn., Sieb., Raul., Heldr.) * inflata L. (Cucubalus Behen) Sm. var. Tenoreana Coll. Boiss., FI. Or. 1, 628. — sp mars-mai. Zone basse; champs, collines sèches : Khania. (Raul., Heldr.) KrwraXov, la jeune plante est mangée cuite. fimbriata M. Bieb. [Cucubalus) Sims. — DC, Prod. I, 367. C. fîmbriatus. Spach, Phan. V, 174. #.(exDC.) (1) Ocymoides flore rubro minus Creticum , J. Bauh. Hist. III , 2 , 552 , fig. Lychnis hirta angustifolia Cretica, C. Bauh. Pin. 209; Tourn. Inst. 557; Boerh. Lugd. 211. Lychnis Cretica angustifolia, Park. Theat. 655; Ray, Hist. II, 995; Pluk. Phyt. 250. Lychnis sylvestris latifolia Cretica, Clus.Hist. II, 290; Ger. emac. 475; sive Mus- cipula Cretica auriculae vrsi facie, Park. Theat. 655, fig.; Ray, Hist. II, 992 ; Pluk. Phyt. 229. '' Lychnis viscosa Cretica , C. Bauh. Phytop. 587. Lychnis Cretica maritima minima portulacae sylvestris folio, Tourn. Cor. 24. Viscago auriculae facie Cretica , J. Bauh. Hist. III, 2, 551 fig. '2) Lychnis Cretica montis Ida? folio subrotundo csesio Tourn., Cor 24. ( 416 ) Sieberi Fenzl. (Pug.) — Boiss , FI. Or. I, 632. S. cœsia Sieb., pi. exs., non Sibth. — <$ Zones montueuses inf. et sup.; taillis à Hagbia-Erini, Ara- dhena et Omalos; oliviers de Vorisa à la base du Psiloriti. (Sieb., Raul., Heldr.) gigantea L. — SiDth. , Prod. 1 , 299 ; FI. Gr. V, 22 , pi. 432 ; Boiss. , FI. Or. I , 645. — sf (Sibth., Sieb.) * succulenta Forsk. — Boiss., FI. Or. I, 648. — #5 mai. RR. Zone basse; un seul individu dans un sable blanc formé de débris de coquilles à Ghaïdhouronisi. (Heldr.) lychnidiflora Otth . — DC. , Prod. 1 , 375. — ® Crète? ( Ex DC. ) fruticulosa Sieb. — DC, Prod. I, 376; Boiss., FI. Or. I, 652. — # été. Zone montueuse; rochers des montagnes : Psiloriti. (Sieb., Heldr.) Gitliago Desf. * segetum L. (Agroslemma Gilhago) Desf. — (ï) avril-mai. R. Zones basse et des collines; champs : Haghia-Erini, Perama. (Raul., Heldr.) Espèces indéterminées (1). Sieber mentionne dans son Avis de plantes, une espèce sous le nom de Dian- thus triflorus qui ne se retrouve pas dans les auteurs. Fam. XII. — ALSINEjE. Sagina L. * apetala L. — (î) mars. Zone basse ; sables maritimes : Khania. (Heldr.) Buffonia Sàuv. L. brachyphylla Boiss. et Heldr. — Boiss., Diagu. ^ re série, VIII, 94; FI. Or. I, 666; Walp., Ann. II, 92. Mœhringia stricta Sibth., Prod. I, 264; FI. Gr. IV, 54, pi. 362.— y juin-juillet. Zone subalpine, 1,700-2,000" : Hellinoseli et Theodhori des mont, de Sphakia, Psiloriti. (Sibth., Raul., Heldr.) (1) Espèces indéterminées : Viscaria maxima Cretica, Alp. Exot. 156; Park. Theat. 635, fig. 636. Lychnis viscaria maxima Cretica, Ray, Hist. II, 992; Sylloge; Moris Hist. S. 5, 56. Saxifraga Cretica prior Alpini, Park. Theat. 428 , fig. 427 ; Ray , Sylloge. ( -il < ) Alpine Wahl. * verna L. (Arenaria) Barth., var. p acatipelala Boiss., FI. Or. 1 , 676. — A. Al- tica Boiss. et Sprun.; Boiss., Diagn. olycîaa*p©Ba L. * tetraphyllum L. (Mollugo) L. fil. — (T) mars-juillet. Zone basse; lieux arides, cultures, sables maritimes et murs : Khania, Khalepa, Mourniès, monastère Toplou, etc. (Raul. Heldr.) îlei'iniai-âa L. * cinerea D. C. — (D mars-juin. Zone basse, lieux arides : Khania. (Heldr.) * Parnassica Heldr. et Sait. — Boiss., Diagn. 2 e sér. 1, 95; FI. Or. I, 740. — # mai. Zone subalpine 1600-2300'»; sommités des montagnes de Lassiti et du Psiloriti. (Heldr.) ( 419 ) Paroaiycliia Tourn. capitata L. (Jllecebrum) Koch. — lioiss., FI. Or. I, 743. P. Kochiana, Boiss., Diagn. 1 re sér. X, 13. — y, Volakia des Aspro-Vouna. (Sieb. Raul.) argentea L. (IUecebrum Paronychia) Lamk. — sp avril -mai C. Zone basse, bords de la mer; colline près de Perama , entre Meghalo-Kastron et Gouvès, Mirabello, Ghaïdhouronisi. (Sieb. Heldr. ) * echinata Desf. {IUecebrum) Lamk. — Sibth., FI. Gr. III, 39, pi. 245; Boiss., FI. Or. 1, 747. — 21 avril RR. Zone basse; lieux arides près de la mer : Khan de Malia. (Heldr.) Corricgîola L. *littoralis L. —Boiss., FI. Or. I, 749. — ® 6 juillet R. Zone des collines, endroits récemment inondés avec YHeliotropium supinum : plateau d'Aradhena. (Heldr. ) ScleFamfiius L. * annuus L. — (î) mai R. Zone montueuse supérieure : plaine du Katharos de Lassiti. (Heldr.) Fam. XIV. — MOLLUGINE^E. Teleplfiïaafflî L. * Imperati L, var. p orientale. — Boiss., FI. Or. I, 754. T. Orientale, Boiss., Diagn. 1" sér. X, 11 ; Walp. Ann. II, 90. — y juin RR. Zone subalpine 1600 m ; pierres : Hellinoseli des Aspro-Vouna. (Raul. Heldr.) GMbbbbs Loeffl. * lotoides L. — Boiss., FI. Or. I, 755. — ® juillet-août C. Zones basse et des collines; fossés humides des jardins du Kladiso près Khania, endroits récemment inondés, avec YHeliotropium supinum à Aradhena. (Heldr.) Fam. XV. — PORTULACE^E. Portulaca L. * oleracea L. — (î) juillet. Zone basse; spontané et cultivé dans les jardins; Khania, Rhethymnon, Meghalo-Kastron. (Heldr.) Fam. XVI. — TAMARISCINE/E. Tasasarix L. parviflora DC. var. pcretica. — Boiss., FI. Or. I, 769. T. Cretica Bunge, Tamar. 33. — ^ mars-mai. Zone basse; bords des ruisseaux près de la mer : Platania, Kalyvès, Babali-Khan, Almyros. (Sieb., Heldr.) * Pallasii Desv. — Boiss., FI .Or. I, 773. — |) Zones basse et des collines; lieux maritimes et bord des ruisseaux: Roumata, Khania. Ampelousa. (Raul.) Mvpw.i. ( 420 ) Fam. XVII. — FRANKEN1ACE/E. Frankeiiia L. pulverulenta L. — (g) avril-mai C. Zone basse; sables maritimes : Meghalo- Kastron, Aloudha près Spina-Longa, cap Sidhero , Selino-Kasleli, Pilia- limata, Ghaïdhouronisi. (Sieb., Raul., Heldr.) hirsuta L. — (1) Spec. 473 • Lamk., Dict. II, 543; Willd., Sp. II, 242; var. y hispida Boiss., FI. Or. I, 780; Rœm. et Sch., Syst. Veg. VII, 66— y avril- mai C. Zone basse; sables marit. : entre Meghalo-Kastron et Gouvès, Malia, Aloudha près Spina-Longa, Ghaïdhouronisi. (Belli, Tourrt., Sieb. Heldr.) Var. jS inlermedia. — Boiss., FI. Or. I, 780. — 3; 30 avril R. Zone basse; rochers : cap Sidhero. (Heldr.) Fam. XVIII. — ELATINE.E. Elatine L. * Alsinastrum L. — Boiss., FI. Or. I, 782. — 2f 28 juin R. Zone montueuse supérieure; mares de la plaine dite Omalos dans les montagnes de Sphakia. (Rau!.. Heldr.) Fam. XIX. — HYPERICINEjE. Triadenia Spach. maritima Sieb. (Hypericum.) Boiss., FI. Or. I, 784. — H. marilimum vel Cre- licum Sieb. , Flora XII, 600; Reise, II, 322, pi. 10. T. Sieberi. Spach., Ann. Se. nat. V, 175, pi. 6 f. c; Phan. V, 373. — ~h Zone basse, lieux maritimes, Perivolitsa. (Sieb.) fflypericusai L. hircinum L. — (2) H. Clil'f, 381. Spec. 14 03; Willd. Sp. III. 1449; Pers. Syn. Il, 88; Lois., N. Duh. VI, 92, pi. 28; Sibth., Prod.II, 415; FI. Gr. VIII, 33, pi. 773;Choisy, Hyper. 39; Boiss. FI. Or. 1 , 788. — I) juin-juillet. C. Zones basse et des collines; endroits ombragés et humides; Mourniès, Platania, Roumata , Sevronas, Enneakhoria, Perivolia , Haghia-Roumeli. (Belon, Belli, Sieb., Raul., Heldr.) (1) Polygonum Crelicum Thymifolio, C. Bauli. Prod. 131; Pin. 281. Alsine Cretica maritima supina, caule hirsuto, foliis quasi vermiculatis, ûore candido , Tourn. Cor. 45. (2) Tragium , graine de Ceciliane. Belon , Obs. 17. Tragio legitimo de gli antichi, Pona , Bald. 88, fig. ; id. 51 , fig. Ascyrum legitimum , Glus. Belli. Ascyroides Cretica major. Alp. Exot. 175; Park. Theat. 574, fig. 1681 ; Pluk. Phyt. 189 ; Ray, Sylloge. Androssemum l'œtidum capitulis longissimis Glamentis donatis, C. Bauh. Phylop. 546; Pin. 280. Anrlrosaîimim Constantinopolitanum flore roUximo Wheeleri. Ray. Hîst. 1017. XeaotzTv ( Belli. ^ ( 421 ) inodorum Willd. — Spreng., Syst. Veg. III. 343 (ex Spreng. ) empetrifollum Willd. — (.4) Siblh., Prod. II, 115; FI. Gr. VIII, 54, pi. 774; Spreng., Syst. Veg. III, 344; Boiss. , FI. Or. I, 792.— h mars-mai C. Zones basse et des collines; collines et rochers exposés au soleil, champs, prairies; Sevronas, Akroteri, Khania , Rhethymnon , Haghios-Joannes de Sitia , Ghaïdhouronisi. (Belon, Belli, Sieb., Raul., Heldr. ) Ba)v(7«pto„ crispum L. — Boiss., FI. Or. 1, 806. — sp juillet-août C. Zone basse; champs après la moisson : Khania, Platania, etc. (Sieb., Raul., Heldr.) * perforatum L. — 2f juin. Zone des collines; champs : Epanokhorio. (Raul.) trichocaulon. Boiss. et Heldr. — (2) Boiss., Diagn. 1 re sér. VIII, 110; FI. Or. I, 812; Walp. Ann. II, 184. H. repens Siblh., Prod. II, 115; FI. Gr. VIII. 54, pi. 775 non L. — 2f 27 mai. Zone montueuse supérieure; bois de chênes delà pente méridionale du Psiloriti au-dessus de Vorisa. (Tourn., Heldr. ) ciliatumLamk.— (3) Dict. IV,170; Willd. Sp. III, 1463; Desf., Cor. 70, pi. 53; Choisy, Hyper. 55; Boiss., Fl. Or. I, 812. H. denlalum. Lois. Sieb. Avis. H. myrlifolium Spach., Phan. V. 399. — <$ Zones basse et des collines, lieux maritimes : Touzla de Soudha, taillis ombragés: Malaxa , Roumata. (Tourn., Sieb., Raul., Heldr.) Var. p Heldreichii Boiss. — Fl. Or. 1, 812. H. Heldreichii Boiss., Diagn- 1 er sér. VIII, 111 ; Walp., Ann. II, 185. — 2f avril. Zone des collines; taillis exposés au soleil, près Dhamasta , entre Roukaka et Dhaphnes. ( Heldr. ) — Espèce figurée pi. 1 1 . » Fam. XX. — MALVACE.E. ITIalope L. malacoides L. — Boiss., Fl. Or. I, 8 17. — ® Zone basse; buissons. (Siblh.) (1) Coris. Belon, Obs. 17. Hypericoides Coris quorumdam, J. Bauh. Hist. III. 2, 386, fig.; Ray, Hist 1018. Cori légitima di Dioscoride, Pona, Bald. 98, fig; id. 40, fig. Coris légitima Cretica Belli. Park. Theat. 570; Pluk. Phyt. 189; Ray, Sylloge. Opnr)lo%op~o , KyovBovpo (Belli, Pona.) (2) Hypericum Creticum supinum, folio subrotundo, flore magno. Tourn. Cor. 18; DC , Prod. I. 554. (5) Hypericum Creticum amplissimo folio nilido. Tourn. Cor 18, ( 422 ) Mal va L. Cretica Cav.— (I) Gav. Diss. V, 280, pi. 4 38, f. 2; Monad. 67; Lamk., Dict. III, 744; Willd., Sp. 111,785; Pers , Syn. II, 251; DC. ProcL I, 431; Spreng., "syst. veg. III, 90; Boiss., FI. Or. I, 818. Alcea Ursula Sieb. Isis ; 1823, 457. — (j) avril-mai. Zones basse et des collines; pierres et lieux secs du littoral : Akroleri, Malaxa, entre Haghios-Pavlos et Loutro, et vers Franco-Castello. (Tourn., Raul., Heldr.) " sylvestris L. — (§) mars-mai. Zone basse; prairies, chemins, rues : Khania, Meghalo-Kastron, Hierapetra. (Heldr.) * Nicaeensis Ail. — Boiss., FI. Or. I, 819. — (î) mars-mai. Zone basse; prai- ries et fortifications : Nerokourou, Khania. (Raul. Heldr.) Moloyj/j. * parviflora L. — ©juillet. Zone basse; fossés humides : Khania (Heldr.) 1J a va ter a L. Cretica L. — (2) H. Cliff. 347; Spec. 973; Jacq., Hort. pi. 41; Cav. Monad. 89, pi. 32, f. 4; Lamk. Dict. III, 432; Willd., Sp. III , 796; Pers. Syn. II, 252; Sibth., Prod. II, 47; DC, Prod. I, 439; Spreng., Syst. Veg. III, 94; Boiss., FI. Or. I, 822. — (g) avril-mai. Zone basse; lieux humides et fossés : Meghalo-Kastron, Hierapetra. (Tourn., Heldr.) Moloyji. unguiculata Desf. — (3) L'oiss., FI. Or. I, 822. L. Olbia Sibth., Pr. II, 46, non L. — I) Mai. C. Zone basse; champs; lits des torrents et cours d'eau, prai- ries, lieux maritimes: Khania, Touzla de Soudha, Dhramia, plaine de Messara, Embaro. (Belli, RauL, Heldr.) * punctata Ali. — Boiss., FI. Or. I, 823. — (l) juin. Zone basse; endroits maritimes : Khalepa. (Raul.) Alcea L. roseaL. —Sibth., Prod. II, 43; FI. Gr. VII, 57, pi. 662; Boiss., FI. Or. I, 831. AUhœa Cretica Weinm. Syll. Rat. II, 171; Walp. Rep. I, 788. — y; Mai. Zone basse; champs arides, lits des torrents : Stilo, Pyrgos de Messara. (Raul. Heldr.) Asi>Spoy.oloyji. (1) Alcea Cretica hirsuta, Touru. Cor. 2; Boerh. Lugd. I. 271. Alcea Cretica, flore immaculati candoris peramplo, Pluk. Phyt. 15, fig. 6. (2) Malva Cretica annua altissima, flore parvo , ad alas umbellato, Tourn. Cor. 2 (3) Althsea fruticosa Cretica , Park. Theat. 306 ; Ray, Sylloge. ( 423 ) Var. p. Siblhorpii Boiss., FI. Or. I, 832. — Alcea fleifolia Sibth., Prod II, 44; FI. Gr. VII, 58, pi. 663. z montagnes de Sphakia. (Sibth.) J51alveïla Jaub. et Spach. Sherardiana L. {Malva) Jaub. et Spach (Illust.) — (1) Lamk., Dict. III, 745; DC, Prod. 1, 431. (Tourn.) Atout il on G.ïrt.n. Avicennae L. (Sida Abutilon) Gsertn. — Sieb., Avis de plantes. — ®. (Sieb.) Hitoi@cia§ L. cannabinus L. — Sieb., Flora, X, 639. — ï, Employé dans la confection des cordes. (Sieb. ) esculentus L. — (2) fj) Zones basse et des collines; cultivé partout (Belli, Sieb., Raul ) MTray.ta. Les Cretois consomment les fruits en grande quantité, cuits avec du mouton. Gossypium L. herbaceum L. — (3) Lamk., Dict. II, 132. — (î) Zones basse et des collines. Cultivé çà et là dans les plaines. (Belli, Sieb., Raul.) B«u. S «-/.{«. ( Sieber mentionne encore dans son Avis de plantes les G. hirsutum et vili- folium de l'Amérique méridionale et de l'Inde.) FAM. XXI. — TlLIACEiE. Corehorus Tourn. * olitorius L. — (!) Zone basse; cultivé dans les jardins et subspontané dans les décombres : Khania (Heldr.) Movylisç (arabe Mokhlia), employé dans la cuisine. Fam. XXII. — LINEiE. Iiinum L. gallicum L. — Boiss., FI. Or. I, 851 — ® avril-mai. Zone des collines; taillis exposés au soleil : Rhethymnon, Roukaka, entre Paleeokastron et Zakro (Sieb., Heldr.) (1) Malva Cretica minor, hirsuta, Tourn. Cor. 2; Buxb. Cent V. app. 32. (2) Chetmio. Imper. Ist. 755 , fig. 766. Bamia CIus. Hist. II. 515. (5) Gossipium sive Xylon. Matth. Dalech. Hist. 221 ; Ger. emac 900 , fig. 901. Gossipium herbaceum , J. Bauh. Hist. 1 , 543 , fig ; Ray , Hist. 1064. ( AU ) eorymbulosum Rchb. (FI. exe. ) — Boiss., FI. Or. I, 852. — (£) avril-mai. Zone basse et des collines; lieux maritimes : Touzla de Soudha; collines arides : Akroteri , Malaxa, Kteaourio-Khorio et Spina-Longa. (Sieb., Raul. , Heldr. ) strictum L. — Rœm. et Sch., Syst. Veg. VI, 752; Boiss. , FI. Or. 1, 852. — (D avril. Zone basse; lieux arides : Meghalo-Kastron, Franco-Castello. (Sibth., Sieb., Heldr.) var. /3 Spicatum. — Cathartolinum strictum. var. C. spicatum Rchb , Hyper. 327, f. 5170. Zone basse; rochers : Akroteri, Meghalo-Kastron. (Raul.) nodiflorum L. — L. luleotum. M. Bieb., Sieb. Avis; Rœm. et Sch., Syst. Veg. VI, 749 — ® avril. Zone basse; taillis un peu montueux : Perama. (Sieb., Heldr.) arboreum L. Spec. 400. — (1) Schreb., Act. Cur. III, 478; Lamk., Dict. 111, 524; Willd., Sp. I, 1540; Sibth., Prod. I, 216; FI. Gr. IV, 4, pi. 305; Desf., Arb. II, 270; Rœm. et Sch., Syst. Veg. VI, 753; Spreng., Syst. Veg. II, 965; Spach, Phan. III, 276; Boiss., FI. Or. I, 853. L. glandu- losum. var. « Mœnch. DC, Prod. I, 425; cespitosum var. /3 Sieberi Planch. Lond. Journ. VI. 512. — î> avril-mai. AC. Zones des collines et montueuse inférieure; fentes des rochers, gorges ombragées des mont, de Sphakia : Thériso, Haghia-Roumeli, Aradhena , bois d'Askyphos, H. Joannès-o-Kaïmenos, Mouliana. (Belli , Tourn., Sieb., Raul., Heldr. ) Var. p minus. — (2) Boiss., FI. Or. I, 853. L. cespitosum Sibth., Prod. I, 216; FI. Gr. IV, 5, pi. 306; Rœm. et Sch., Syst. Veg. VI, 754; DC, Prod. 1, 425; Spreng.. Syst. Veg. II, 965. L. globulariœfolium Poir. Dict. 111, Supp. 445. (Tourn., Sibth.) pubescens Russel. (Alepp.) — Boiss., FI. Or. I, 860. L. hirsulum Sibth. Sieb., Avis. L. piliferum. Presl. Spreng., Syst. Veg. II, 127. — (î). (Sieb.) * usitatissimum L. — (T) mars-juin. Zone des collines ; fréquemment cultivé dans les champs montueux : Akroteri, Apokorona, Kedros,Sitia. (Heldr.) Aivxptov. angustifolium Huds. — Sibth. Prod. 215. — $ mai. Zones basse et montueuse inférieure; lieux maritimes, prairies : Touzla de Soudha, Nerokourou, entre Askyphos et Anopolis. (Sibth., Raul. ) alpinum L. — Rœm. et Sch., Syst. Veg., VI, 745. — q montagnes. (Sieb.) (1) Linum arboreum, Alp. Exot. 19. fig. Linum sylvestre Creticum arboreum luteum , Park. Theat. 1376; Ray, Hist. 1076; Sylloge; Moris, S. V. 2 , 573; Tourn. Inst. 340. (2) Linum Creticum fruticosum , foliis Globulariœ . flore luteo , Tourn. Cor. 24. ( 425 ) Fam. XXIII. — OXALIDE.E. Oxalis L. * corniculata L. — Siblh., Prod. I, 313; FI. Gr. V, 38, pi. 451. — Çf) été R. Zone basse; lieux ombragés : Mourniès près Khania. (Monachini , Heldr. ) Fam. XXIV — GERAXIACE^E. Cjîeraiiiuias L. * tuberosum L. — Boiss., FI. Or. I, 872. — 2f mars. Zone basse; champs : Khania. (Heldr.) * rotundifolium L. — (f) niai-juin R. Zones basse, des collines et subalpine ; prairies : Theriso, Volakia des Aspro-Vouna, Mourniès près Khania. (Raul., Monachini, Heldr.) * columbinum L. — (ï) avril-mai. Zones des collines et montueuse; bois montueux : entre Perama et Dhamasta, pentes du Psiloriti. (Heldr.) * dissectum L. — tj) mai. Zone basse; prairies : Nerokourou. (Raul.) * purpureum Vill. — Boiss., FI. Or., I, 883. — ® mai. Zone des collines : Malaxa. (Raul.) * lucidum L. — Boiss., FI. Or., I, S84. — (T) mars-mai. Zones des collines, montueuse inférieure et subalpine; lieux ombragés : Akroteri , Malaxa, entre Askyphos et Anopolis, Volakia. (Raul., Heldr.) Erodium L'Hér. cicutarium L. {Géranium) Lamk. — (f) mars-mai. Zone basse; sables mari- times, lieux arides : Khania, Rhethymnon, Meghalo-Kastron, île Dhia, Ghaïdhouronisi. (Sieb., Raul., Heldr.) * moschatum L. [Géranium) L'Hér. — (D rnars. Zone basse; prairies et chemins : Khania. (Heldr.) gruinumL. [Géranium) Willd.— (1) H. Cliff. 498. Spec. 952.— Willd., Sp. III, 633; Pers., Syn. Il, 224; DC, Prod. I, 647; Boiss., FI. Or. 1, 892. Géra- nium gruinum, Cav. Monad., 217, pi. 88, f. 2; Lamk., Dict. II, 661. — (D mars. Zones basse, des collines et montueuse inf.; prairies : Platania, Malaxa, entre Prosnero et Askyphos. (Belli, Tourn., Raul., Heldr.) (1) Géranium Orelicuni annuum haematodes. Lob. Icon. 662. Ger. emac. 945. Riv. Pent. 25. fig. 113; Ray, Hist. 1056; Moris. Hist. S. V. 15, 12. Géranium maximum lalifolium longissima acu , C. Bauh. Phytop. 639 ; Pin. 519; Tourn. Inst. 269; Boerh. Lugd. I, 265. Géranium speciosum annuum , longissimis loslris Creticum , J. Bauh. Hist. III > 2, 479, fig; Pluk. Phyt. 169. Géranium Creiicum maximum Coivini , Barr. Plant 56. pi. 116" ( 426 ) botrys Cav. (Géranium) Bert. — Sieb. Avis de plantes. — (T). laciniatum Cav. (Géranium) — (1) Willd., Sp. III, 633; Pers., Syn. II, 224; Sibth., FI. gr. VII, 50, pi. 655; Spreng., Syst. Veg. III, 34; et E. chium, Sibth,, Prod., II, 37; FI. Gr., VII, 52, pi. 657.— (T) avril-mai. Zones basse et montueuse infér. ; sables maritimes : embouchure du Kladiso près Khania , Klialepa, Franco-Castello , rochers entre Askyphos et Anopolis (Tourn., Raul., Heldr. ) malacoides L. (Géranium) Willd. — (2) (f) île Dhia. (Belli, Sieb.) Fam. XXV. — ZYGOPHYLLE/E. Tribulu^ L. terrestris L. — fi) juillet-août. Zone basse; fossés humides et lieux cultivés : Hierapetra, etc. (Sieb. Heldr.) Fagonia L. Cretica L. —(3) H. Cliff. 160; Spec. 353;Lamk., Dict. II, 447; 1)1., pi. 346; Willd., Sp. Il, 565; Pers., Syn. I, 464; DC, Prod. I, 704; Spreng., Syst. Veg. 11, 324; Juss., Rut. PI. 14, f. 2. — y Zone basse; collines arides. (Belon, Belli, Tourn., Sieb,, — non Raul. Heldr.) PegainsBBt L. Harmala L. — Sibth., Prod. I, 319; FI. Gr. V, 43, pi. 456. — £ mai-juillet. Zone basse; décombres et endroits salés. (Sibth.) (1) Géranium Creticum humifusum foliis subrotundis laciniatis , acu longissima. Tourn. Cor. 19. (2) Géranium malacoides Ger. emac. 944. fig. 943. Espèce indéterminée : Géranium Creticum minus sive alterum villosum Barr. Plant. 56, pi. 492. (3) Tribulus terrestre, Belon. Obs. 18. Trifoliuin spinosum , vel aculeatum Creticum, Clus. Hist. II, 242; Pona, Bald 142; C. Baub. Prod. 142; Pin. 330 ; J. Baub. Hist. II, 588. Fagonia Cretica spinosa , Tourn. Inst. 265. ~ Tribulus terrestris fruticosus Cielicus spinosus , foliis geminalis trifidis , flore purpureo, fructu lsevi seu non spinosa dissolubili. Breyn. Prod. II, 103. Tribulus terrestris trifoliolatus Creticus, flore purpuro cteruleo, caule ad geni- cula quaternis spinis aculeato, Plnk Phyt. Mant. 184. Ato'.vo/o 'Belon. ) ( 427 ) Fam. XXVI. — RUTACEii. Rata L. Chalepensis L. — (1) Boiss., FI. Or. I, 922. — % mars-mai. Zones basse et des collines; haies, rochers: Tzikalaria près Khania, Kalyves, Kephala , Aradhena, Sphakia, entre Palceokastron et Zakro. (Belli, Raul., Heldr.) IT/jyavov. Var. y fumariœfolia Boiss. — Rula fwmariœfolia Boiss. et Heldr. — Boiss., Diagn. 4 re sér. VIII, 125; Walp., Ann. II, 2SI. — % 29 avril. Zone basse; taillis exposés au soleil et près de la mer : près du monastère To- plou du cap Sidhero. (Heldr. ) Haplopliylluni Juss. Buxbaumii Poir. (Rula) Juss. — Boiss. , FI. Or. I, 937. (Sieb, ) tuberculatum Forsk (Rula) Juss. — avril-mai. Zone basse. Cultivé abondamment autour de Khania; disséminé à Haghia-Roumeli , Pyrgos de Messara, etc. "XsiyLovia. Aurantiacum Risso. — h avril-mai. Zone basse; cultivé abondamment autour de Khania, d'où le fruit est exporté en Grèce, à Smyrne, etc.; aussi à Pyrgos de Messara, etc. Hoproyalix , fruit UoproycrJJ.Lo-j. vulgaris Risso. — ï) Cultivé plus rarement avec les précédents. NSjOavrÇta, fruit NspavrÇwv. Fam. XXVIII. — ACERINEiE. JEsculus L. Hippocastanum L. — i~)ï) ■ (Belli. ) (i) Ruta syïvestris Cretica , Clus. C. Bauh. Pin. 356. 2) Castanea equina folio multifido, J. Bauh. Hist, 1,2, 128 fig.; Ray, Hist. 1683. ( 428 ) Acer L. CreticumL. Spec. 1497. var. « semiorbiculalum.— (1) Lauth., Acer. 36; Willd., Spec. IV, 991 ; Pers., Syn. I, 417; Sibth. , Prod. 263; DC., Prod. I 594; Tratt. Arch. I, fig.; Ait. H. Kew. V, 418; Spreng., Syst. Veg. II, 224; Spach,Phan. III, 110;Boiss., FI. Or. I, 950. — A. Irilobatum. var. Lamk., Dict. II, 382. — ï) avril. C. Zone montueuse 500-1600». Montagnes de Sphakia et de Lassiti, Psiloriti ; au-dessus de Kritza et au Katharos de Lassiti, il donne des arbres de 4 m . (Belon, Sieb., Raul., Heldr.) SçpsvSapo. AcyeçToç ; varie par ses samares vertes et d'un beau rose. Var. P obtusifolium. (2)Boiss., FI. Or. I, 951.4 obtusi foliwm Sibth., Prod. I, 263; FI. Gr. IV, 53, pi. 361 ; DC, Prod. I, 594; Spreng., Syst. Veg. II, 224. — Mont, de Sphakia. (Tourn., Sibth., Raul.) fam. xxix. — meliace.f:. Melia L. âzedarach L. — ï> juin. Planté à Rhodhovani, etc. (Sieb., Raul.) Fam. XXX. — AMPELIDE^E Vitis L. viniferaL. — ï>(3)mai. Fruit: juillet-août. Zones basse, des collines et mon- tueuse inf. Cultivé surtout dans les éparkhies de Kisamos, de Malevisi et autour d'Arkhanès près du Karadagh; jusqu'à 1000 m d'altitude à Asky- phos, sur les bords do la plaine de Lassiti, à 965 m sur la pente occiden- tale de l'Aphendi-Kavousi. AfwrsXtov , fruit SrayuÀtov. (Voir, t. XXII, p. 392, l'énumération de 21 cépages à raisin blanc et de 16 cépages à raisin noir qui étaient cultivés avec une vingtaine d'autres en 1817.) (1) Asphendannos Belon. Clus. Exot. 23. Acer Cretica. Alp. Exot. 9. pi. 8; Pluk. Phyt. pi. 251, f. 5 ;Duh. Arb. 10, f. ». Acer Creticum trifolium , Park. Theat. 1426. fig. Acer montanum flavum , sive crispmn. C. Bauh. Pin. 431. (2) Acer Cretica , Tourn. Cor. 43 ; Voy. 49. (3) Vitis Cretica alba, laciniatis foliis, Barr. Plant. 121, pi. 701. io -toïBt a*«3< ( 429 ) DICOTYLEDONES CALYCIFLOILE A. POLYPETALiE Fam. XXXI. — RHAMNACETL Zizyplius Tourn. vulgaris Lamk. — (1) ï> juin-juillet. Zone basse et des collines; fréquem- ment cultivé à la campagne. Kakodiki, Spelcea, surtout à Armenous dans PApokorona. (Belon, Heldr.) TÇtrÇwuta Rhamnus L. * Graecus Boiss., et Reut. — Boiss., Diagn. 2 e sér. V, 74. — ij avril. Zone basse; rochers. Akroteri, entre Malia et Kœnourio-khorio. (Raul., Heldr). prunifolius Sibth. — (2) Sibth., Prod. 1, 15; DC, Prod. 11, 25; Spreng., Syst. Veg, H, 767; Rœm. Sch., Syst. Veg. V. 281.; fi. amygdalinus , Jaum., N. Duh. III, 36; fi. oleifolias, Sieb., Flora. X, 639. — £ montagnes élevées (Tourn., Sibth., Sieb.) Fam. XXX11. — TEREBLNTHACEjE. Pàstacia E. Lentiscus L. — (3) £, C. Zone basse; formant des taillis au bord de la mer et sur les coteaux exposés au soleil. Akroteri, Haghios-Pavlos, Kalo-Lim- niones; abondant à Is-to-Vaï du cap Sidhero, Ghaïdhouronisi. (Belon, Sieb., Raul., Heldr.) (1) Jujubier, Zinziphia, Belon, Obs. 18. Ziziphus major, C. Bauh., Pin. 446. (2) Rhammis Cretica amygdalaefolio minori, Tourn., Cor, 41. Espèce Irès-douleuse : Aspalalho affinis Tragus forte Rhamni species, J. Bauh., Hist. I, 404. (5) Lentiscus, Belon, Obs. 18; Gérard, emac, 1432, fig ; Park., Theat. 1524, f. IS25. Tome XXIV. (3 e Série : T. IV. — 6 e Livraison.) 33 ( 430 ) Terebinthus L. — (1) £ avril-mai. Zone des collines; épars sur les pentes des montagnes. Psiloriti, mont, de Lassiti, etc. (Belli, Heldr.) KoxxopsTÇta * mutica Fisch. et Mey. — ~t> juin. Zone des collines; champs et rochers, Kalathenès, Roumata (Raul.) ' vera L. — ï, R. Zone basse; cultivé çà et là. Khania, etc. (Heldr. ) Fam. XXXIII. — PAPILIONACE/E. Amafiyris Todrn. fœtida L. — (2) Sibth., Prod. I, 270; FI. Gr. IV, 59, pi. 366. — ï, fruits. 1 1 mars. Zones basse et des collines. Khalepa, entre Anopolis et Aradhena. (Belon, Belli, Sibth., Sieb., Raul., Heldr.) Spartiossa L. * junceum L. — f> mars-mai C. Zones basse et des collines; vignes, haies, taillis. Platania, plateau montueux de l'eparkhie de Selino, entre H. Joannes-o-Kaïmenos et Rhoustika; entre Is-ta-Khria et Piskokephalo où il est dans toute sa force. ( Raul., Heldr.) Genàsta L. acanthoclada DC. — (3) Genisla Alpini Spach. Walp., Rep. V. 465; Sparlium horridum Sibth., Sieb., llerb. — j) mars-juin C. Zones basse et des collines; rochers exposés au soleil. Enneakhoria, Akroteri, Palceo- kastro de Soudha, etc. (Belon, Belli, Tourn., Sieb., Raul., Heldr.) (1) Terebinthus, Dalech., Hist. 61. (2) Anagyris Crelica, Azoira, Belon, Obs. 17; CIus.,Exot. 501,4; Ger.,emac. 1427, fig.; Hay, Hist. 1722; Dapper, Archip. 467, fig. Anagyris fœtida altéra rotundofolio, G. Bauh., Pin. 391 ; J. Bauh., Hic'. I, 364, fig. ; Tourn. ïnst. 647. Anagyris fœtida Cretica, oblongis foliis, luteis floribus, Barr., Plant. 125, pi. 569. (3) Achinopoda Cretensium, Belon, Belli. Echinopoda di Candia, Pona, Bald.; J. Bauh., Hist I, 404, fig. 411.; Alp., Exot. pi. 15; Ray, Hist. 1730; Sylloge. Echinopoda frutex Greticns, Park., Theat. 1002, fig. Gcnista Sparlium spinosum aphyllon alteruin, G. Bauh., Pin. 394; Tourn., Cor. 44. ( 4M ) Cytisus L. * Creticus Boiss. et Heldr. — Boiss., Diagn. 1" sér. IX, 5; Presl., Bot. Bemerk.51; Walp., Ann. I, 223; II, 342. — ïj avril-mai. Zones des collines et montueuse inf.; épars dans les taillis et les bois de chênes. Omalos de Sphakia, entre II. Joannes-o-Kaïmenos et Rhoustika, entre Melidhoniet Dhamasta (Heldr.) Calycotome Link. lanigera Desf. (Sparlium) Link. — (1) Cytisus lanigerus, Lois., N. Duh. V. 163; DC, Prod. Il, 154. Sparlium villosum Wahl. Willd., Spec. III, 935; Pers. , Syn. II, 287. — f) mars-mai. Zones basse, des collines et mon- tueuse inférieure; collines pierreuses, rochers et chemins. Khania, Akroteri, Malaxa, entre Prosnero et Askyphos, cap Stavro. (Belon, Belli, Tourn., Sieb., Raul., Heldr.) Iiupiiaus Tourn. * angustifolius L. — (ï) mars-avril. Zone basse; champs et prairies. Khania, etc. (Heldr.) Aypiov A.ou77tvov * hirsutus L. — (ï) mai-juin. Zones basse et des collines; Cercibilia près Khania, Sarakina de Selino (Raul.) Ononis L. ramosissima Desf. — Spreng., Syst. Veg. III, 183. — If mai. Zone basse; pentes sableuses. Entre Pitzidia et port Matala, Ghaïdhouronisi. (Sieb. Heldr.) * pubescens L. — (T) mai. Zone basse; prairies. Kalogerous. (Heldr.) * reclinata L. — (ï) avril. Zone montueuse inf.; bois de pins. Au-dessus d'Anopolis (Heldr.) ' Cherleri L. — (î) avril. Zone basse; pelouses sèches. Entre Is-ta-Khriu et Piskokephalo, Is-to-Vaï du cap Sidhero. (Heldr. ) Sieberi Besser. M SS. — DC, Prodr. II, 162. 0. pendilla Desf '. Sieb., Herb. — Zone basse. Meghalo-Kastron (Sieb.) (1) Aspalathus, lîelon, Obs. 18; Clus., Exot. 501. 6. Aspalathus secundus, Alp.,Exot. pi. \Z. Aspalathus Cretica Alpini odoris persuavis, J. Baiih., Hist. I, 472; Ray, Hist. 1810 ; Sylloge. Aspalathus aller Dioscoridis, Park., Theat. 999. Cytisus spinosus Creticus siliquâ villis densissimis, longissirais et incanis obduelà, Tourn., Cor. 44. ( 432 ) alopecuroides L. — Sibth., Prodr. II, 57. — ® (Sibth.) antiquorum L. — Sieb., Flora, X, 639; Jaub. et Spach, 111., Il, 71, pi. 154. 0. diacanlha Sieb. Spreng., Syst. Veg. III, 178.; Marg. Reut., Flor. Zant. 38. — |j mai-juillet C. Zones basse, des collines et montueuse inf. Khania, entre Anopolis et Aradhena ; plaine de Messara, Hierapetra; en très-grande abondance sur les pentes des montagnes et surtout du Kophinos. Var. hirsitla; champs de Khalepa. (Sieb., Raul., Heldr.) microphylla Presl. — Presl., Bot. Demerk. 50; Walp., Ann. I, 217. — Sf (Friwaldsky?) Antliyllis L. Hermanniae L. — (1) L., Spec. 1014, Vahl., Symb. III, 88'; Poir.,N. Duh., II, 231; Willd., Spec. III, 1020; Pers., Syn. II, 293; Sibth., Prod. II, 60; FI. Gr. VII, 76, pi. 683; Spreng., Syst. Veg. III, 184.; DC, Prod. II, -169.; Aspalathus erinacea Lamk., Dict. I, 291 — jy avril-mai. Zones basse et montueuse inférieure; taillis voisins de la mer et autres çà et là. Très- abondant à Haghios-Pavlos entre Haghia-Roumeli et Loutro; entre Prosnero et Askyphos, Meghalo-Kastron, Ghaïdhouronisi. (Belli, Tourn., Sieb., Raul., Heldr.) Aspalathi PC. — (2) DC, Prod. II, 169. — Aspalathus Cretica L., Spec. 1002; Hedenb., Aspal. 7.; Spartium Crelicum Desf., Arbr. II, 277. — ï) (Belli. aplendens Willd. — Willd., Spec. III, 1018; Poir., N. Duh. II. 233; Dict.supp. 1, 401; Pers., Syn. II, 293; DC, Prodr. II, 170. — ï, (Willdenow.) Vulneraria L. — Sibth., Prod. II, 59. — ip avril-mai. Zones des collines et montueuse intérieure; taillis montueux. Akroteri au-dessus de Khalepa, entre Perarna et Dhamasta, entre Askyphos et Anopolis. Var. Alpeslris, 9 mai R. Zone subalpine nue. Sommet du Lazaro de Las- siti. à 2,000™ (Sibth., Raul., Heldr.) PSaysaflitlayllis Boiss. * tstraphylia L. {Anthyllis) Boiss. — (J) mars-avril. Zone des collines; entre les rochers. Akroteri et ailleurs. (Heldr.) (1) Spartium spinosuin, Alp., Exot. pi. 27. Spartium spinosum Creticum, Park., Theat. 1001, fig. ; Ray, Hist. 1731; Sylloge. Barbajovis Cretica flore luleo parvo, Zan., Hist. 44, pi. 29. Barbajovis Cretica, Riv., Tetrap. Il . Barbajovis Cretica linariaBfolio, flore luteo parvo, Tourn., Cor. 44. (2) Genista arborea Cretica folio perpetuo, Zan., Hist. 55, 99, pi. 59; Ray, Hist. 1728; Sylloge; Pluk., Phyt. 165. (433) Hymenocarpcis Savi. * circinatus L. (Medicago) Suvi. — (î) mars-mai.. Zones basse et des collines; rochers, prairies. Mourniès, Akroteri, Malaxa. (Raul., Heldr.) Medicago L. (1) arborea L. — ^ 11 mai R. Zone basse. Avdhou, lie Dhia, lie Avghon. (Sieber, Heldr.) * orbicularis AU. — ® mars-mai. Zones basse et des collines; champs, rochers, prairies. Khania, Loutro, Malaxa. (Raul., Heldr.) * tuberculata Willd. — (î) mars-mai. Zone basse; champs. Khania (Raul., Heldr.) * marina L. — % mars-juin C. Zone basse; sables maritimes. Kisamo-Kasteli, Khania, Khalepa. (Raul., Heldr.) * coronata Lamk. — (î) avril-mai. Zones basse et des collines; lieux exposés au soleil. LOutro, Malaxa, bois de pins au-dessus d'Anopolis. (Raul., Heldr.) * littoralis Rhode. — (î) mars-mai C. Zone basse; champs, sables mari- times. Khania, Khalepa. etc. (Raul., Heldr.) * lappacea Willd. — ® mars-mai. Zones basse et des collines; rochers, champs, prairies. Khania, Mourniès, Akroteri, Malaxa, Rhethymnon, etc. (Raul., Heldr. ) * disciformis D. C. — (T) avril. Zone basse; pâturages. Meghalo-Kastron, Loutro. (Heldr.) * tribuloides Lamk. — (T) mars. Zones basse, des collines et montueuse inférieure; rochers, pâturages maritimes. Khania, Khalepa, Malaxa, entre Prosnero et Askyphos. (Raul., Heldr.) (1) Espèces indéterminées. (1) Trifolium falcatum, Alp., Exot, pi. 271. Anthyllis falcata Cretica, Park., Theat. 1094, fig.; Ray, Hist. 923 ; Sylloge . Loto affinis Anthyllis falcata Cretica, Moris., Hist S. II, 17, 5-6; Pluk., Alm. 228; (I) Medicago Vulnerariae facie Cretica, Tourn., Inst. 412 ; Pluk., Phyt. Mant. 120. (1) Trifolium cochleatum turbinatum sive fructu compresso oblongo, C. Bauh. Pin. 529. Medica Cretica orbiculata , fructu utrinque turbinato , Tourn. , Cor. 28 ; Bœhr., Lugd. 36. (1) Trifolium cochleatum fructu magis tortili. C. Bauh., Pin. 329. Medica Cretica parvo fructu, aculeis sursum et dcorsum tendentibus, Tourn., Cor. 28. ( 434 ) * Grseca Hornem. — (T) mars. Zone basse; lieux arides, champs. Khania. (Uaul., Heldr.) * Gerardi W. Kit. — ® avril. Zone basse; prairies maritimes. Loutro. (Heldr.) * muricata Ail. — (î) mars. Zone basse; prairies. Khania (Raul., Heldr.) * sphaerocarpa Bertol. — (î) mai. Zone des collines; prairies. Avdhou. (Heldr.) Trigouella L. spinosa L. — (1) L., Spec. 1094; Willd., Spec. III, 1400; Pers., Syn. II. 355 Poir., Dict. VIII, 95; DC, Prod. Il, 182; Medicago... L., H. Cliff. 377, Buceras spinosa Mœnch. Meth. 143 — (î). ( Tourn.) * Monspeliaca L. — (T) avril-mai. Zone basse; champs, lieux arides. Khania, Is-to-Vaï, près du cap Sidhero. (Raul., Heldr.) * corniculata L. — (T) avril. Zone basse; prairies. Entre Meghalo-Kastron et Gouvès. (Heldr.) Melilot tas Tourn. * parviflora Desf. — Ci) août. Zone basse, lieux un peu humides maritimes. Haghia près de Platania, Soudha (Monachini, Raul., Heldr.) * compacta Salzm. Guss. — (T) juillet. Zone basse; fossés humides. Khania. ( Heldr. ) * sulcata Desf. — (T) mai. Zone basse; champs. Khania. (Raul.) Pocoel&ia Ser. Cretica L. ( Trifolium Melilolus) Ser. — (2) DC, Prodr. II, 185; Boiss., Diagn. pi. or. 1" Ser. H, 16; Walp., Rep. II, Suppl. 850; Trifolium Melilolus (1) Fœnum Grœcum sylvestre, polyceration majus Creticum. Breyn., Cent. I, 79 pi. 55 ; Ray, Hist. 955; Sylloge; Pluk., Phyt., 157. Fœnum-Graecum sylvestre, siliquis plurimis longioribus, Tourn., Inst. 409. (2) Melilot odorant Belon, Obs. 17. Meliloto italiano del Gamerario, Pona, Bald. 45, 5t. Melilolus vulgaris, Dalech. . Hist. 511. Melilotus Cretica fructu maximo. Tourn. , Inst. 407. ? Melilotus vesicaria Cretica, Hort. Altd, Ray, Hist. 9èi5 ; Sylloge. Loto affinis vesicaria triphylla Cretica minor odorata, Pluk., Ahn. 227. Trifolium Creticum odoratum Belli. Trifolium pellatum Creticum Bauh., Pin. 529; Prod. 142; Hist. 11,581 fig ; Park , Theat. 1112, fig. 1115; Ray, Hist. 956 ; Sylloge ; Moris , Hist. S. II. 14, 5. ( 435 ) Crelica L., II. Cliff. 376; Spec. 4078; 7. Creticiim Willd., Spec. III, 1356; Sibth., Prod. II, 94. Melilotus Crelica Lamk., Dict. IV, 64; Pers., Syn. II, 348; Spreng., Syst. Veg. III, 208. — ® (Belon, Belli, Tourn., Linn., Sibth.) Trifolium L. " angustifolium L. — (J) avril-mai. Zones basse et des collines ; lieux arides, champs, Khania, Soudha, Malaxa, Rhethymnon , entre Meghalo-Kastron et Gouvès. (Raul., Heldr.) * arvense L. — (T) mai R. Zone basse; champs, lieux arides un peu montueux. Akroteri, Soudha, Malès sur la pente méridionale des montagnes de Lassiti. (Raul., Heldr. ) * lappaceum L. — (î) avril-juin. Zones basse et des collines; prairies ordi- naires et maritimes. Roumata, Soudha, Is-to-Vaï près du cap Sidhero. (Raul., Heldr.) * scabrum L. — (T) mars-mai. Zones basse et montueuse supérieure; champs, sables maritimes. Kladiso, près de Khania, Akroteri etc. (Raul., Heldr.) clypeatum L. — (1) Poir., Dict. VIII, 20; Spreng., Syst. Veg. III, 210. — (î) (Belli.) stellatum L. — Sibth., Prod. Il, 99; FI. Gr. VIII, 36, pi. 750. — (î) mars- mai R. Zones basse, des collines et montueuse inférieure; champs, Heux ombragés. Gorge de Katholiko, Akroteri, Malaxa, entre Askyphos et Anopolis ( Sibth., Raul., Heldr. ) * pallidum W. Kit. — (ï) © mai. Zone basse; prairies. Khania, Nerokourou. (Raul.) * subterraneum L. — ©mars. Zone basse; prairies. Khania. (Raul. Heldr.) * fragiferum L. — %. juillet. Zone basse; prés humides maritimes. Embou- chure du Kladiso près Khania. (Raul., Heldr.) * Cupani Tineo. Guss. — 9f avril. Zone des collines; bois. Entre Perama et Dhamasta. ( Heldr. ) * resupinatum L. — (ï) mars-mai. Zone basse; champs, prairies, bords des chemins. Khania, Nerokourou, Akroteri, Malaxa. (Raul., Heldr.) * tomentosum L. — (J) mars-mai. Zone basse; rochers, prairies. Platania, Akroteri (Raul., Heldr.) * spumosum L. — (ï) avril R. Zone basse; prairies maritimes. Soudha, Loulro. (Raul., Heldr.) (1) Trifolium clypeatum argenteum, Alp,,Exot, p. 307, ( 436 ) * uniflorum L. — (1) L., Spec. 1085; Willd., Spec. III, 1378; Poir., Dict. VIII, 24; Sibth., Prod. II, 99; FI. Gr. VIII, 37, pi. 752. — % avril-mai C. Zone montueuse inférieure. Entre Askyphos et Anopolis, montagnes de Sphakia, de Lassiti. (Belli, Tourn., Sibth., Sieb., Raul., Heldr. ) montanum L. — Sibth., Prod. 11, 201. — ç Zone montagneuse (Sibth.) repens L. — Sibth., Prod. II, 99. — o/i mars-juin. Zones basse et des collines; prairies et bois de châtaigniers. Nerokourou, Akroteri, châtaigneraies d'Enneakhoria. (Sibth., Raul., Heldr.) * nigrescens Viv. — (f) mars-mai. Zone basse; champs, prairies. Khania, Plalania, Akroteri du cap Meleka. (Raul., Heldr.) ' Gussoni Tineo. — % avril R. Zone montueuse inférieure; bois de pins. Au-dessus d'Anopolis. (Raul., Heldr.) speciosum Willd. — (2) Willd., Spec. III, 1382; Pers. Syn. II, 352; Poir., Dict. VIII, 30; Sibih., Prod. II, 101; FI. Gr. VIII, 39, pi. 754;Spreng., Sysi. Veg. 111, 211. — ® avril. Zone basse : lieux ombragés des gorges de Haghia-Roumeli, Roumata. (Tourn., Raul., Heldr.) dasyurum Presl. — Presl. FI. Sic. 53, pi. 33; Walp. Rep. I, 640. — (T) Crète? * procumbens L. Var. majus. — (î) mars-mai. Zones basse et des collines; champs, prairies. Khania, Akroteri du cap Meleka, Malaxa, Roukaka. (Raul., Heldr.) agrarium L. — Sibth., Prodr. II, 102. — (ï) montagnes de Sphakia (Sibth.) * patens Schreb. — (J) mai. Zone basse; prairies ordinaires et maritimes. Nerokourou, Soudha. (Raul.) fionjeanàa Rciib. recta L. {Lotus) Rchb. — (3) Lolus reclus, Sibth., Prod. Il, 105. — f) juin. Zone basse; lieux ombragés et humides, ruisseaux çà et là. Cercibilia, Platania, vallon au bas de Spili. (Belli, Sibth., Raul., Heldr. ) hirsuta L. [Lolus) Rchb. — Lotus hirsutus, Sibth., Prod. 11,105; FI. Gr. VIII, 43, pi. 759. — Y) mai R. Zone des collines; lieux exposes au soleil . (1) Spica trifolia Cretica, Alp., Exot. pi. 169 ; Ray, Sylloge. Melilotus Cretica bumillima humifusa, flore albo magno, Tourn., Cor. 28; Bœrb; Lugd. 11,50. (2) Trifolium Creticum elegantissimum flore magno, Tourn. , Cor., 27. (3) Doricnio di Dioscoride ? Pona, Bald. 153, fig. Trifolium fruticosum Candiae, Bauh. Trifolium rectum Mouspessulaimm, J Bauh., Hist., II, 359, flg. ( 437 ) Entre Kalogerous et Ànatoli, au pied des montagnes de Lassiti (Sibih., Heldr.) Lotus L. edulis L. — ('!) L., H. Cliff. 371 ; Spec. 1090; Larnk., Dict. III, 605; Willd., Spec. III, 1388; Pers., Syn. Il, 353; Spach., Phan. I, 228. — (î) mars- avril A. C. Zone basse; prairies. Les semences douces sont en effet mangées par les habitants ( Belli, Tourn., Heldr. ) * ornithopodioid.es L. — d) mars. Zone basse; prairies. Khania. (Heldr.) * peregriuus L. — (î) avril-mai. Zone basse; rochers, prairies maritimes. Lazarete, Khalepa, Akroteri, Franco-Castello. ( Raul., Heldr.) * halophilus Boiss. et Sprun. Diagn. — (î) mars. Zone basse; sables mari- times. Embouchure du Kladiso. (Heldr. ) Creticus Mill. L. var.? viridescens. — (2) L., H. Cliff. 372; Spec. 1091 ; Cav., Icon. II, 44, pi. 156; Larnk., Dict. III, 608; Willd., Spec. III, 1392.; Pers., Syn. II, 354; Desf., Arbr. II, 295; Sibih., Prod.II, 105; FI. Gr. V11I. 42, pi. 758; Spreng., Syst. Veg. III, 280; DC, Prod. II, 211; Spach, Phan. I, 229 — If mars -avril. Zone basse; rochers littoraux çà et là. Au-dessus de Khalepa, baie de Soudha, entre Dhramia et Rhethymnon, entre Meghalo-Kastron et Gouvès. (Tourn., Raul., Heldr.) Dioscoridis Willd. — Willd., Spec. III, 1391 ; Pers., Syn. 11,353. — ® (Willd). * Conimbricensis Brot. — ® juin RR. Zone des collines; prés marécageux des châtaigneraies. Enneakhoria. (Heldr.) (1) Ierazouni Cretica, Belli, Clus , Exot,3I3. Hierazouni di Candia overo Lotopiso, Pona, Bald. 94, fig. Trifolium sive Lotus Hierazune edulis siliquosa, J. Bauh., Hist II, 365 fig. Trifolium corniculatum Creticum flore luteo, Park , Theat , H 1)3, fig. 1687; Alp., Exot269. Melilotus qugedam Cretica, Alp.,Exot. 273; Pluk., Phyt. Mant 12 T ; Ray, Hist. 969; Sylloge Lotus pentaphyllos siliqua cornuta, C. Bauh-, Pin. 332. Lotus edulis Creticus, Park., Theat. 1100, fig.; Ray, Hist. 967 ; Sylloge. Lotus Cretica ierauzouni, Moris., Hist. S. H, 24. Lotus oligokcratos Cretica lutea, siliquis longis ereelis, Moris., Hist. S. H, 18, 4-5; Tourn., Inst. 403. 2) Lotus polykeratos fruticosa Cretica argentea, siliquis longissimis propenden- tibus, Ray, Hist. 969; Sylloge; Moris., Hist. S. II, 176; Tourn. Inst. 403. Lotus argentea Cretica ; Pluk., Alui. 226, pi. 15 f. 1 ( 438 ) angustissimus L. — (ï) juin. Zone basse; rochers, prairies, bords de la mer. Nerokourou, Soudha, Akroteri. (Raul.) * corniculatus L. var. — 1£ juin-août. Zones basse et des collines; prairies maritimes et marécageuses. Enneakhoria, embouchure du Kladiso, Haghia. (Monachini, Raul., Heldr.) palustris Willd. —(I) Willd., Spec. III, 1394; Pers., Syn. II, 354; Poir.,Dict. Suppl. III, 505;Spreng., Syst. Veg. 111,281; DC, Prod. II, 214. — (Tourn.) Tetratgonolofous Scop. purpureus L. [Lolus IcLragonolobus) Mœnch. — (2) Lotus lelragonolobus. L., H. Cliff. 371; Lamk., Dicl. III, 603. — (j) mars-avril CC. Zone basse; champs. Khania, Meghalo-Kastron, etc. (Belli, Heldr.) Psoralea L. bituminosa L. — (3) % mars-mai CC. Zone basse; champs. Khania, Akroleri. Soudha, Kalyvès, Voriza au pied du Psiloriti. (Belli, Raul., Heldr.) * Palaestina Gouan. — z mai-juin CC. Zone basse; lieux humides et fobsés. Almyros de Rhethymnon. (Heldr.) Glycyrrliiza L. glabra L. — Sibth., Prod. II, 77; FI. Gr. VIII, 7, pi. 709.— z juin CC. Zone basse; bords des chemins. Khania (Sibth., Heldr.) Tlv/.vppiÇu echinata L. — Sibth., Prod. II, 77; FI. Gr. VIII, 6, pi. 708. — z Zone basse; sables maritimes. (Sibth.) Astragalus L. * hamosus L. — (f) avril-mai. Zone basse; pelouses. Loutro, entre Pisko- kephalo et Is-ta-Khria (Heldr.) * Bœticus L. — (ï) mars. Zone basse; champs sableux. Khania. (Heldr. ) (1) Lotus Cretica palustris altissima incana, flore luteo, Tourn , Cor. 27; Bœrh , Lugd. II, 37 ; Mill. , Dict. V, app. 54. (2) Lotus siliquosus rubroflore, CIus , Hist. 7G5; J Bauh., Hist. II, 558, fig. Lotus ruber siliqua angulosa, C. Bauh, Pin. 532. Lotus oligokeratos tetragonolobus aimua Cretica, flore cocciueo, Moris., Hist. S. II, 18, 7.; Pluk.,Alm. 225. Trifolium siliquosura rubrum, C. Bauh., Prod. 662. Scandalida Cretica des Italiens, Ray, Sylloge. (5) Trifolium asplialti lessive bituminosuni odoratum, J Bauh , Hist. II, 566, flg. ( 439 ) * hirsutus Vahl. — %' 20 mai RR. Zone subalpine nue; pierres. Sommet du Kliametti des montagnes de Lassili. (Heldr. ) Creticus Lamk. — (I) Lamk., Dict. I, 321; Willd., Spec. III, 1330; Pers., Syn. Il, 34I ; Sibtli., Prod. Il, 91 ; FI. Gr. VIII, 26, pi. 736; Sieb., Flora XII, 601; Reise 11, 72, 323, pi. II; Spreng., Syst. Veg. 111, 293; DC. Prod. II, 297; DC, Aslrag. 49b, pi. 33; Spacli, Phan. 1,276; Fisch. Ast. trag. 24, pi. B, fig. 4 6; A. Crelensis Pallas, Astrag. 5; A. gummifer Sieb., Avis. — f> mai-août. Zone subalpine nue; pierres. Sommets des montagnes de Sphakia, du Psiloriti et de Lassiti, de 2200 à 2300 m (Belon, Belli, Tourn., Sieb., Raul., Heldr.) angustifolius Lamk. — (2) Fisch., Ast. trag 410, pi. J. 114. A. cchinoidesLher., Stirp. nov. I, 165; Willd., Spec. III, 1326; Pers., Syn. II, 341; Poir., Dict. suppl. 1, 522; Spreng., Syst. Veg. III, 294; DC, Prod. II, 298; DC, Aslrag. 198; A. Creticus Willd., Act. Berol. 1794, 26, pi. 2, flg. 3; .4. leucophyllus Willd. Spreng., Syst. Veg. III, 293; A. arislatus Willd., Sieb.,Herb. A. Tragacantha', Sieb., Flor. X, f 39. — p» juin. Zone subal- pine nue; pierres. Sommet du Volakia des montagnes de sphakia, Psiloriti, à 2000". (Belli, Tourn., Sieb., Raul., Heldr.) nummularius Lamk. — (3J Vahl , Symb. 1, 60; Pallas, Astrag. 70; Willd., Spec. III, 1 321 ; Spreng., Syst. Veg. III, 305 ; DC , Prod. II, 303 ; DC, Astrag. 417, pi. 11, fig. 2. y; mai. Zone montueuse inférieure; bois de pins. Entre Anatoli et Malès sur la pente méridionale des montagnes de Lassiti. (Tourn., Heldr.) Biserrula L. * Pelecinus L. — (î) avril. Zone basse; rochers maritimes. Loutro. (Heldr.) (1) Tragacantha, Belon, Obs. 17; Dalech.lHist. 1478;Clus. Exot. 108; Ger. Eniac. 1528, 6g. ; J)apper, Archip. 467, fig. Tragacantha Gummi, J. Bauh Hist I, 408. Tragacantha vera, Park., Theat. 995, fig. 996. Tragacantha Crctica incana , flore parvo; lineis purpureis striato, Tourn., Voy. I, 55, 65; Cor. 29 ; Duh , Arbr. II, 544. (2) Poterium, Alp., Exot. 47. Tragacantha altéra , Alp., Exot.; Ray, Hist. 954 ; Sylloge. Tragacantha Gretensis aul Idensis nigra tota echinata, Moris , Hist. S. II, 25. Erinacea Cretica, Tourn., Inst. 646. Tragacantha Cretica, foliis minimis incanis, flore majore albo, Tourn., Cor. 29. (5) Aslragalus Creticus nummularkefolio incano, magno fruclu, Tourn., Cor. 28. ( 440 ) Scorpiurus L. * subvillosa L. — (T) avril-mai. Zones basse et des collines ; prairies, rochers. Nerokourou, Malaxa, Karadagh près de Meghalo-Kastron. (Raul., Heldr. ) Coronilla L. N * scorpioides Koch. — T) mars-avril. Zone basse; champs. Khania, Perama. (Heldr.) emeroides Boiss. et Sprun. Diagn. — C. Emerus Sibth., Prod. II, 78; FI. Gr. VIII, 8, pi. 710. — |, montagnes. (Sibth.) argentea L. — (1) L., Spec, 1048; Willd., Spec. III, 1152; Pers., Syn. II, 314; Poir., N. Duh. IV, 126; Spreng., Syst. Yeg. III, 324; Mill., Icon. pi. 289, flg. 1; DC, Prodr 11, 309. [planta v aide dubia); C. slïpularis Lamk., Dict. Il, 120. — i, (Belli, Tourn.) Cretica L. — (2) L., Spec. 1048; Lamk., Dict. Il, 122; Willd., Spec. III, Il 54; Pers., Syn. II, 314; Sibth., Prod. II, 79; DC, Prod. II, 310; Spreng. Syst. Veg. III, 325; Aslrolobium Creiicum Desv. — (î) mars. Zone basse; prairies ombragées. Platania. (Tourn., Sibth., Heldr.) varia L. — Sibth., Prod. II, 79. — (î) Zone montueuse; prés. Montagnes de Sphakia. (Sibth., Hawk.) parviflora Willd. —(3) Pers., Syn. II, 314; Poir., Dict. suppl. II, 362; Spreng., Syst. Veg. III, 325; DC. Prod. II, 310; — # Zone des collines : lieux exposés au soleil. (Tourn. ) * rostrata Boiss. et Sprun. var. floribus luteis. — (F) mars-mal. Zones basse et montueuse inférieure; rochers, champs, prairies maritimes. Khania, Loutro, entre Askyphos et Anopolis. (Raul., Heldr.) globosa Lamk. — (4) Lamk., Dict. II, 122; Willd., Spec. III, 1154; Spreng., (1) Colutea scorpioides odorata, Alp., Exot. pi. 17; Ray, Hist. 92a; Sylloge; Pluk., Phyt. H2. Coronilla argentea Cretica, Tourn. Inst. 650. Coronilla frutescens coronata glaucofolio Cretica, flore luteo odorato, Breyn., Prod. II, 57 ; Ray, Sylloge. (2) Coronilla Cretica herbacea flore parvo purpurascente Tourn., Cor. 44; Rœrh , Lugd. II, 50. (ô) Coronilla Cretica herbacea flore luteo parvo Tourn., Cor. 44 ; Bœrb. , Lugd. II, 51 . (4) Hedysarum argenteum Alp., Exot. pi. 315; Ray, Hist. 920; Sylloge. Hedysarum argenteum Creticum, Park., Theat. 1088, fîg. 1089; Moris., Hist, S. 11,8,7. Coronilla Cretica herbacea flore magno (candido) Tourn., Cor. 44; Bœhr , Lugd. H, 51. ( U\ ) Syst. Veg. III, 324; DC, Prod. II, 310. — i' avril-mai. Zone des collines, fissures des rochers dans les gorges des montagnes. Aradhena, Nipros, Haghios-Joannès-o-Kaïmenos, Karadagh, au-dessus de Kr'uza, et entre Kritza et Prina (Belli, Tourn., Sieb., Heldr. ) Orc&itf Hiopaas L. * compressus L. — 0. scorpioides Sieb., Flora, X, 639. — (î) mars-mai. Zone basse; rochers, prairies maritimes. Khania, Soudha, Akroleri. (Raul., Heldr.) Hippocrepis L. * unisiliquosa L. — (î) mars. Zone basse; prairies. Khania. (Heldr.) * ciliata Willd. — avril-mai R. Zone montueuse supérieure; bois de pins. Aphendi-Kavousi. (Raul., Heldr.) (1) Orobus Creticus latifolius incanus, Tourn., Cor. 26. Latliynis L. * Aphaca L. — (ï) mars-avril. Zone basse; épars dans les prairies. Khania. (Helcir. ) * neurolobus Boiss. et Heldr. — Boiss., Diagn. 1 re sér., IX, 125; Walp., Ann. II, 403. — (§) %' juin. Zone des collines; bords des ruisseaux à l'ombre des châtaigneraies. Roumata, Haghia-Erini, Enneakhoria. (Raul.. Heldr.) Espèce figurée pi. 12. " Cicera L. — (D mars-avril. Zone bisse; champs. Khania. (Heldr. ) * setifolius L. — (î) mars. Zone des collines; lieux arides. Akroteri et Haghios-Jannis de PAphendi-Kavousi. (Heldr.) amphicarpos L. — (1) L., H. Cliff. 367; Spec. 1029. — (î) (Belli, Tourn.) * annuus L. — ® avril. Zones basse et des collines; prairies et champs. Loutro, entre Kœnourio-Khorio et Spinalonga. (Heldr.) Ochrus L. [Pisum] DC. — Pisum Ochrus. L., H. Cliff. 370; Spec. 1027; Willd., Spec. III, 1071; Poir., Dict V, 457. Ochrus pallida Pers., Syn. II, 306. — (î) mars. Zone basse; cultivé dans les champs comme herbe fourragère. (Linné, Heldr.) Qyprjt; * Clymenum L. — (D mai. Zone basse; prairies ordinaires et maritimes. Nerokourou, Soudha. (Raul.) purpureus Desf.— (2)Desf..Cor. 81, pi. 62; DC, Prodr. II, 3"5. — (D (Tourn.) (1) Amphikarpa, Belli. Arachidna Cretica, Belli, Pona, Bald, 25, iig.; C. Bauh., Pin. 345; Park., Theat. 1069, fig. 1070; J. Bauh., Hist. II. 523, fig; Ray, Hist. 918; Sylloge. Arachidna di Candia Pona, Bald. 77, fig. Vicia similis supra infraque terrain, fructuni edens, Pluk., Phyt. Mant. 587 ; Tourn., Inst. 397. (2) Clyaienum Graecum, flore maximo singulari, Tourn., Cor. 26. Papilionacées. — Espèces indéterminées : (1) Spartium Creticum, A!p. Exot. pi. 2-4; Ray, Hist. 1727 ; Sylloge. (1) Spartium spinosum secundum, Alp. Exot; Ray, Hist. 1751. Tragacantha quarta, Ray, Sylloge. < OChamœgenista Cretica C. Bauh., Prod. 158 rPin. 596; Park., Theat 229 ; Ray. Hist. 1726; Sylloge. (1) Anonis non spinosa Cretica flore purpureo, Pluk., Phyt. 55, pi. 155, 4. (1) Anthyllis, Alp. Exot; Ray, Hist. 215; Sylloge. (I) Vulneraria Cretica flore parvo vario, Tourn., Cor. 26. (l)Spica trifolia altéra Alp., Exot., pi 171. ( 445 ) Fam. XXXIV. — C.ESALPINIE.E. Ceratonia L. siliquaL. — Rœm. Sch., Syst. Veg. V, 568. — f, juin, fruit en juillet et août. Zones basse et des collines; rochers de la région littorale jusqu'à 470 m d'altitude; arbres de 3-4" 1 abondants et formant des bois dans les éparkhies de Rhethymnon, Mylopotamos, Pedhiadha, Mirabello et Silia. — 2 arbres de très-grande taille seulement près de Platanos dans la plaine de Messara. ^ Sieb., Raul., Heldr.) Kê/3aT£«; le fruit Kapov^tx, ÇuXoxs/jktov , celui-ci est récolté en grande quantité et exporté en Italie pour la nourriture des chevaux et mulets; et aussi à Constantinople, en Syrie et en Egypte pour la nourriture des pauvres et pour faire des sorbets. Fam. XXXV. — AMYGDALE/E. Amygdalus L. communis L. — Sibth., Prod. I, 357. — f, Zone basse; bois, haies, cultivé abondamment dans l'éparkhie de Mirabelle, etc., çà et là ailleurs. (Sibth., Sieb., Heldr.) Apjy5a/ia; fruit ApjyBalo. Trifolium Creticum, Spicae trifolise simile, fructu in calyce recondito, Tourn. , Cor. 27. (1) Trifolium luteum Creticum, Park; Moris., Hist. S. II, 14, 9 (1) Trifolium Creticum, bituminoso simile, plane inodorum (5 espèces : ) 1, flore subcœrulco ; 2, flore purpureo; 3, flore albo : Tourn., Cor. 27. (1) Loto sylvestre di Dioscoride, Pona, Bald. 155, fig. Lotus sylvestris Creticus. Park., Theat. 1100, fig. 1101. (1) Lotus parvus hirsutus, foliis acutis flore luteo, Creticus noster, Ray, Hist. 1894. Lotus tetralobos minor Creticus seu Lotus parva Cretica etc. Pluk., Alm. 226, pi. 43, f. 3. il) Orobus Creticus Belon, Obs. 18; Dalech , Hist. 469 ; Park., Theat. 1078 ; Ray. Hist. 915. Orobus semine minore, C. Bauh., Pin. 346; Moris., Hist. S. IL 74; Pluk., Phyt. Mant, 273. (1) Orobus Creticus semine majore obtuso triangulo, Moris.. Hist. S. Il, 6, 2. (t) Orobosimilis, Lathyrus Cretensis Honorii Belli, J. Bauh., Hist., II, 522. (1) Orobosimilis, Aracus Cretensis Honorii Belli, J. Bauh., Hist. II, 522. (1) Securidaca Peleki, Belon, Obs. 18. (1; Vicia Cretica multiûora, latifolia, flore intense purpureo, Tourn., Cor. 27. (1) Kucophicos Belli. Faba sylvestris fructu rotundo atro, C. Bauh., Pin. 538. Tome XXIV. 34 ( 446 ) * amaraFraas. FI. cl. — (I) A. communis var. amara DC. — ^ mars. Zone basse; haies de la région littorale. Kliania. (Heldr. ) Ay p 10 (xy.vySx). iv. Pei*sica Toubn. ' vulgaris L. ( Amygdalus Persica) Mill. — ï) cultivé ( Heldr. ) Po5a/.tvta; fruit poiïcty.ivov. Armeniaca Tourn. 'vulgaris L. {Prunus Armeniaca ) Lamk. — ï> cultivé. (Heldr.) Bspi-/.o-/.-/.ia; fruit jSïûtxoxxov Frunus L. * domestica L. — ï> avril. Zone basse; cultivé rarement. Pyrgos de Messara. (Heldr.) Aapaçr.ma; fruit AapKjxtvo. Cerasus Tourn. * avium L. {Prunus Cerasus) Mœnch. — |) fin mai, maturité du fruit. Zone des collines; cultivé et subspontané à la base du mont Kedros. (Heldr.) Kï/xxçta : fruit Kspaçio-j prostrata Labill. {Prunus) Ser. var. dlscolor {Foliis nempè subtùs canis) — (2) Spach, Phan. I, 423. Prunus prostrata Willd., Spec. II, 997; Pers., Syn. II, 32; Poir., Dict. V, 680; Lois., N. Duh. V, 182, pi. 53, fig. 2, Sibth., Prod. I, 340; FI. Gr. V, 62, pi. 478; Spreng., Syst. Veg. II. 477; Bot. Reg. pi. 136; — f, avril-mai C. Zone subalpine nue; rochers. Sommités des montagnes de Sphakia, du Psiloriti, de Lassiti et de l'Aphendi-Kavousi. de 1 300 m à 2400 m , jusqu'aux neiges éternelles. (Sibth., Sieb., Heldr.) Fam. XXXVI. — ROSACE/E. K Mb us L. tomentosus L. var. amœnus Port. — (3) R. sanclus Schreb., Icon. pi. 8; Willd., Sp. Il, 4083; Pers., Syn. II, 51; Poir., Dicl. VI, 243; Tratlin., (1) Amygdalus, C. Bauh, Hjst., I, 1"7. (2) Prunus Cretica montana minima humifusa, flore suave rubcnle, Tourn., Cor., 43; Voy. I, 49, 158. (3) Rubus Crelicus triphyllus flore parvo, Tourn., Cor., 42. ( 447 ) Rosac. 111, 52. — î) mai. Zones basse et des collines: haies des champs et prairies : Nerokourou , Khania; Theriso, Fpanokhorio, (Pococke, Sieb., Raul., Heldr.) Bktoç Potentilla L. speciosa Willd. — (1) Willd., Spec. Il, 1110; Pers., Syn. Il, 56; Poir., Dict. V, 601 ; Sibth., Prod. I, 352; FI. Gr. V, 68, pi. 434; INestl., Pot. 74, pi. 11 ; Lehm., Pot. 168; Traltin., Rosac. IV, 137; Spreng., Syst. Veg. Il, 541; DC, Prod. 11, 586; Lehm., Rev. Pot. 141. — f, juin-juillet. Zone subalpine nue, rochers. Hellinoseli et Haghion-Pnevma de Sphakia; INida du Psiloriti, de 1700 à 2300™ (Tourn., Sieb., Monachini, Heldr.) Ay/sip-oxo^Tov. Les bergers Cretois croient qu'en broutant cette plante les bouquetins (Ayotu-t) blessés hâtent l'expulsion des flèches et des balles, ainsi que leur guérison. nitida L. — <$ sept. Zone subalpine sup.; Theodhori. (Sieb.) recta L. — Lehm., Rev. Pot., 91. — 2f (Lehm.) reptans L. — y juin. Zone basse; prairies. Rladiso. (Sieb., Raul..) Alchemilla Tourn. * arvensis L. [Aphanes) Scop. — ® mars-avril RR. Zones basse et mon- tueuse supérieure; lieux arides, pâturages secs. Lazzaretto de Soudha, Aphendi-Kavousi, à 1300™ (Heldr.) Poterium L. * glaucescens Rchb. — 2jl mai-juin RR. Zone montueuse supérieure; forêts de chênes. Psiloriti à 1300™. (Heldr.) * verrucosum Ehrenb. — y; mai. Zone basse; lieux pierreux, prairies. Nerokourou, Akroteri du cap Meleka. (Raul.) spinosum L. — (2)L., H.Cliff. 445; Spec. 1412; Poir., Dict. V, 329; Pers., Syn. (1) Fragaria Cretica, saxatilis, frulicosa, folio subtùs argenteo, Tourn., Cor., 21. Espèce indéterminée. Geuin Creticum, folio circinato villoso, flore magno albo, Tourn., Cor:, 18. (2) Stœbe Cretica, Stivida. Stœbe légitima Dioscoridis, Belon, Clus. * Poterion Lobelii sive Pimpinella spinosa Camerarii, Gérard. Poterio affinis foliis Pimpinellse, spinosa, C. Bauh., Pin., 588 Poterium quibusdam, sive Pimpinella spinosa, J. Bauh., Hisl., I, 177. Tragacantha altéra seu Poterium densiùs ramificatum, Alp., Exot., 55; Ray Sylloge. Pimpinella spinosa, Park,, Theat , 997, fig, 998; Ray, Hist. 1492; Sylloge ( 448 ) II, 546; Spreng., Syst.Veg., II, 611. — !> mars-mai CC. Zones basse, des collines et montueuse; collines pierreuses. Partout; forme surtout la végétation des montagnes qui limitent la plaine de Messara; aussi à Kalo Limniones et à PAphendi-Kavousi. (Tourn., Sieb., Raul., Heldr.) Ayava. (Sieber mentionne dans son Avis de plantes -le P. hybridum qui se rapporte sans doute à l'une des deux premières espèces. ) ISosa L. * canina L. var. alrovirens. — (1) J> mai. Zone montueuse inférieure; plaine de Lassiti au monastère de Panaghia Kristallenia. (Heldr.) Var. collina DC. — mai R. Zone montueuse boisée; bois. Montagnes de Lassiti à 1500 m . ghitinosa Sibth. — (2) Sibth., Prod. I, 348; FI. Gr. V, 66, pi. 482. — Tratlin., Rosac. II, 84; Pronv., Ros. 95; Spreng., Syst. Veg. II, 553; Lindl. Ros. 95. R. rubiginosa var. spliœrocarpa Desv. Journ. Bot. 1813. R. ru- biginosa var. Cretica Redout., Ros. I, 125 fig.; DC. , Prod. II, 616. — R. Crelica Tourn. Trattin., Rosac. II, 83; Wallr., Ros. 144. R. resinosa Siern. Spach, Phan. II, 24. — f. Montagnes de Sphakia (Tourn., Sibth.. Sieb.) sempervirens L. — |, mai-juin, novembre. Zone des collines; haies des champs et prairies. Stylo, Ipos, monastères d'Arkadhi et d'Asomatos au pied du Psiloriti (Sieb., Raul., Heldr. ) Fam. XXXVII.— POMACE/E. Crataegus L. monogyna Jacq. — (3) Mespilus oxyacanlha Gsert, Sibth., Prod. I, 309. — f) mars-avril. R. Zone des collines, haies. Roumata, Rhamni (Sibth., Raul., Heldr.) Azarolus L. {Mespilus). DC. — Mespilus Azarolus L. Sibth., Prod. I, 342. — f> (Sibth.) (1) Rosa Cretica sylvestris, Jraxinifolio, petalis florum albis et cordiformibus, Tourn., Cor , 43. (2) Rosa Cretica montana, foliis subrotundis glutinosis et villosis, Tourn., Cor , 45. (5) Malaucier de Savoie, Belon, Obs. 17. Mespilus Cretica apii folio lucido, elegantius laciniato, Tourn., Cor., 43. K.oiïoy.v.'ko ttelon : KouSoup.«Àta, Tourn. ( 449 ) IHespilus L. Germanica L, — ï> cultivé rarement. (Raul.) Pyrus L. communis — L. !> mars-avril C. Zone des collines, et montueuse. Cultivé dans Péparkhie d'Apokorona, dans la plaine de Lassiti à 900" etc. (Sieb., Raul., Heldr.) Attira, fruit «mai parviflora Desf.— (1 ) Desf. Coroll. 78, PI. 58; Poir., Dict. Supp. IV, 451 ; Spreng., Syst. Veg. II, 510; DC. Prod. II, 635. P. communis Siblh., Prod. I, 343. P. Achtada Sieb., Avis. — ï) (Siblh., Sieb.) * salicifolia L. — ï) mai. Zone montueuse inférieure; bois. Entre Askyphos et Anopolis (Raul.) Malus L. — I) mars-avril. Zone basse, cultivé, Meghalo-Kastron. (Sieb., Raul., Heldr.) Mriïsu; fruit pAov §orbus L. * Grœca Lodd. — i^ mai. Zone montueuse supérieure; rochers. Sommet du Kophinos de Messara à 1,300 m (Heldr.) Cydonia Touiw . vulgaris L. {Pyrus Cydonia) Pers. — (2) Spach, Phan. II, 155. Pyrus Cydonia Sieb., Reise II. 80. — f) RR. cultivé; très-peu spontané. (Sieb., Heldr.) Ru5wvt«; fruit KvSwvtov Aanelancliier Moench. CreticaDC. — (3) DC. Prod. Il, 632. Cratœgus Crclica Desf., Cor. 79. pi. 59; (1) Poirier sauvage, poirettier. Achlada, Agusaga Belon, Obs. 18; Ray, Sylloge. Pyrus sylveslris Cretica, (C. Bauh., Pin., 439). Pyrus sylvestris Cretica, folio oblongo, Tourn., Cor., 45. (2)Malum cotoneum, Cydonia, C. Bauh., Hist. I, 28. Malus Cydonia, Dalech., Hist., 291 ; Ray, Hist., 1452. (3) Agriomelea. Belon, Obs. 7; Ray, Sylloge. Chamaecerasus Idea Alp., Exot , 5. Aria alni effigie, lanato folio minor, C. Bauh , Pin. 452. Chamsemespilus J. Bauh., Hist., I, 72, !ig. ( 450 ) Poir.,Dict.suppl. I, 292; Pyrus Cretica Willd., Sp. II, 4 015. Spreng., Syst. Veg. 11, 510. Pyrus Amelanchier Sibth., Prod. 1, 345. Aronia Crelica Pers., Syn. Il, 40 — £ Zone montueuse supérieure. Omalos des mon- tagnes de Sphakia, Psiloriti. (Iielli, Tourn., Sibth., Sieb.) Fam. XXXVIII. — GRANATE/E. Punica Tourn. Granatum L. — (1) fy avril G. Zones basse et des collines; lieux ombragés, bords des ruisseaux; spontané et fréquemment cultivé. Mourniès, Haghia- Roumeli, Viano, Stravodlioxari. (Sieb., Raul., Heldr.) Po5t«; fruit Poàtov Fam. XXXIX. — ONAGRARIE.^. EpiSobiuiBB L. * parviflorum Schreb. — % juin-juillet R. Zone des collines; lieux maréca- geux, murs à l'ombre des châtaigneraies. Enneakhoria. (Heldr.) * tetragonum L. — <$ juin. Zone des collines; prairies. Roumata. (Raul.) Fam. XL. — HALORAGE/E. Myriophyllum Vaill. ' spicatum L. — % juin. Zone basse; ruisseaux. Kladiso, Kalyves. (Raul.) Fam. XLI — LYTHRAR1E.E. ILythrum L. Graefferi Ten.— (2) L. thymifolium Sibth., Prodr.I, 321 .— q; avril-juillet. Zone basse; prairies, marécages et fossés. Embouchure du Kladiso, Khania, Soudha, Rhelhymnon, Malia, (Sieb., Raul., Heldr.) hyssopifolia L. — (T) mai-juin. Zone des collines; rochers un peu humides. Voriza à la base du Psiloriii. (Sieb., Heldr.) Vitis idaea Cretica humilior, Park., Theat., 1457; Ray, Hist. 1489. Mespilus Cretica, folio circinato et quasi cordiformi, Tourn., Cor., 43. Espèce indéterminée. Vitis Idsea Cretica, elatior, Park., Ray, Hist. 1489. (1) Malus Punica, Dalech., Hist., 505. '% Salicaria Cretica punicœfolio, Tourn., Cor., 18. ( 451 ) Fam. XL11. — MYRTACE.E. ITIyrtus Tourn. communis L. — j> avril-mai GC. Zones basse et des collines; lieux humides près des ruisseaux, haies, etc. Partout, très-abondant à Soudha. Pelekano, Kalogherous, Stravodhoxari. (Sieb., Raul., Heldr.) Mvpçivi Fam. XLI1I. — CUCURBITACE.E. Iiagenaria. Ser. * vulgaris L. (Cttcurbita lagenaria) Ser. — cultivé dans les jardins (Heldr.) Cucumis. L. * Melo L. — (D cultivé fréquemment dans les champs ei les jardins ( Heldr .) P£7rovta; fruit itsicoviov. ' sativus L. — (D cultivé fréquemment. (Raul., Heldr.) kyyo-jpia.; fruit «yyovpiov CitrtiIIiis. Neck. vulgaris L. (Cucurbita Cilrullus) Schrad. — Cucurbita Cilrullus, Sieb., Reise II. 83. — (D cultivé fréquemment dans les champs ainsi que dans les sables maritimes. (Sieber, Raul., Heldr.) Kaj07rovÇi«; fruit Kupno-j'Çtov Bryonia L. Cretica L., — (1) L. Spec. U39; Willd. Spec. IV, 621; Desf., Cor. 91, pi. 70; Sibth. Prod. II, 236; FI. Gr. X, 31, pi. 940; DC , Prod. III, 307. — <$ mars-mai. Zone basse; haies, lieux ombragés. Khania, Haghia-Triadha, Stamati au-dessus de l'Àlmyros, Palseo-Kastron (Minoa), Zakro. (Tourn., Sieb., Raul., Heldr.) Ecballium Rich. ' Elaterium L. (Momordica) Rich. — # mars-août. Zone basse; décombres, bords des chemins, murailles. Khania, etc. (Raul., Heldr.) (1) Bryonia dicoccos Glus. Exot, 301. Brionia di Candia Pona, Bald, 59. fig. Bryonia Cretica maculata G. Bauh., Prodr. 135 ; Phytop. 589 ; Pin. 297 ; Tourn., Cor. 2; Boerh , Lugd. II, 61. Bryonia Cretica dicoccos, Park., Theat. 178. Bryonia alba maculata. J. Bauh. Ray, Hist. 666;Sylloge. ( 452 ) Cncurbita. L. ' Pepo L. var. fruclibus subrolundis et oblongis. — ® cultivé partout. (Heldr.) Ko^oy.'jQta; fruit Ko^ojcuflaxta. Fam. XLIV. — CRASSULACEiE. Tillsea Mich. muscosa L. — (F) mars. Zone basse; lieux humides sous les oliviers. Tsika- laria près de Khania. (Heldr.) Rltodiola L. * rosea L. — y; 27 juin (non fleuri encore); Zone subalpine nue; rochers. Sommet du Volakia à l'O. des montagnes de Sphakia, à 2000 m . (Heldr.) Sedum L. * Creticum Boiss. et Heldr. — Boiss., Diagn. PI. or. I" sér. X, 16; Walp., Ann. II, 670. — ®(f) Juin. Zone des collines; rochers. Haghios-Joannes du cap Meleka, gorges du Pharanghi Kordhaliotikon. (Raul., Heldr.) — Espèce figurée pi. 13. * annuum L. — (f) mai-juin RR. Zone subalpine nue; rochers. Sommités du Volakia et du Psiloriti, à 2000">. (Raul., Heldr.) littoreum Guss. — S. alralum. Sibth., Prod. I, 311. — (T) avril C. Zone basse; rochers exposés au soleil. Meghalo-Kastron, Loutro, Sphakia. (Sibth., Raul., Heldr.) pallidum M. B. — S. Hispanicum L. Sibth., Prod. 1, 311. — ® Zones des collines et subalpine nue; rochers. Akroieri, montagnes de Sphakia. (Sibth., Raul.) * Clusianum Guss. —

. (Raul., Heldr.) — Espèce figurée pi. 13. stellatum L. — Sibth., Prod. I, 309; FI. Gr. V, 34, pi. 446. — (î) Montagnes de Sphakia. (Sibth.) ( 453 ) Aizoon L. — Spreng., Syst. Veg. II, 433; Sibth., Prod. I. 309. —

(Belli., Sibtli., Sieb.) Anosmia Bernh. Idaea Bernh. — (3) Smyrnium apiifolium Willd., Spec. I, 1468; Pers., Syn. I, 322; Poir., Dict. Suppl. III, 568; Spreng. Syst. Veg. II, 891 ; Rœm. Sch., Syst. Veg. VI, 440; PC, Prod. IV, 247. S. Crelicum Mill. ?— (§) avril- mai. Zones montueuses; rochers et pierres. Au-dessus de Kritza, sommet du Kophinos, de 700 à 1300™. (Tourn., Sieb., Heldr.) (/OtlilBBBl L. maculatum L. — (f) avril-juillet R. Zone des collines; décombres. Rhethymnon, Lassiti? Is-ta-Khria. (Sieb., Heldr.) Libanotis apiifoîio semine aspero, C. Bauta, Pin, 157 ; Ray, Hist. 427; Sylloge. Zan., Ist. 141, pi. 104. Libanotis Tueophrasti Apii folio Cretica, Park., Theat. 952. Cachrys Cretica, Angeliceefolio, Asphodeli radice, Tourn., Cor., 25. (1) Smyrnium Crelicum verum, J. Bauh.,Hist. III, 125; Park, Theat. 950. (2) Smyrnium Creticum, Matth., Comm. 515, fig. 476; Dalech, Hist. 707, fig. inf. ; Lob.,Obs. 407; Icon. 709; Ger., Emac. 1025, fig. 1024; Park. Thcal. 97)0, fig ; Ray, Hist. 457. Smyrnium verum peregrinum, C. Bauh., Pin. 154. Smyrnium peregrinum rotondo folio, C. Bauh., Pin. 270 ; Tourn., Inst. 516. Smyrnium Creticum perfoliatum, J. Bauh , Hist, III, 2, 125, fig; Moris ., Hist. 8,9,4,2. [ô] Smyrnium Creticum paludàpii folio, Tourn. ± Cor. 22. ( 465 ) Scaligeria DC. Cretica Boiss.— (I) Boiss., Diag. 1" série, X, 52; Walp., Ann. V, 81 ; Se. Tourneforlii Boiss., Ann. Se. nat. 3 mc Sér. II, 70; Walp., Rep. V, 923; Bunium napiforme Willd.. MSS. B. Bulbocaslanum Sieb. , Reise, I, 482. B. Creticum d'Urv. DC, Prod, IV, 117. Carum? napiforme Spreng., Umbell. 95. Myrrhis Bunium, Spreng., Syst. Veg. II, 903. Sium napi- forme Rœm. Sch., Syst. Veg. VI, 539. Pimpinella Cretica Hampe nec Poir, — % avril-mai, septembre. Zones basse, des collines et montueuse supérieure, rochers. Gorge de Haghia-Roumeli, au-dessus d'Anopolis, Tripodho. Bois des pentes du Psiloriti jusqu'à 1300 m (Tourn., Sieb. , Heldr.) Coriantlvum Tourn. * sativumL. — ® mars. Zone basse; champs. Khania. (Heldr.) Fam. L. — ARALIACE/E. Hedera L. Hélix L. — |) Zones basse et montueuse, sur les arbres et les vieux murs. Panaghia Kristallenia de Lassiti. (Sieb., Raul., Heldr.) K'ktœoç ; vu ni fleurs ni fruits. (i) Bulbo castanum Creticum, radice napiformi, Tourn., Cor. 21. Espèces indéterminées. (1) Pimpinella saxifraga major, Math. Dalech., Hist. 787. (l).Enanthe stellata Cretica, Park., Theat. 894, fig. ; Alp., Exot. 505, fig.; Ray, Hist. 442 ; Sylloge. (1) Seseli Creticum majus luteum, Park., Theat. 905. Tordylium majus alterum luteum, Col. Ray, Hist. 411. Seseli Creticum fructu majore, C. Bauh , Pin. 161 ; Pluk , Alm. 375; Moris., Hist. S. 9, 16, 4. (I) Pastinaca tenuifolia Cretica, radiis umbelke Gingidii longioribus, Moris., Umbell. pi. 4; Ray, Hist. 465; Sylloge; Pluk., Almag. 283. Daucus tenuifolius, etc. Tourn !nst. 508. (1) Daucus stellatus Crelicus, Alp . Exot ; Ray, Hist. 469 ; Sylloge. (1) Cicuta Matth. Dalech., Hist. 788. Autres espèces indéterminées. (2) Viorne, Clemaczida. Belon, Obs. 18. '!) Laurus Tinus Cretica fruticosa, Park , Theat. 20"\ ( 4-66 ) DICOTYLEDONES CALYCIFLOPuE B. MONOPETALiE Fam. LI. - LORANTHACEjE. Tiseum Tourn. album L. — i) avril-juillet. Zone montueuse supérieure; parasite sur le Pinus Laricio, Aphendi-Kavousi. (Sieb., Heldr.) Fam. LU. — CAPRIFOLIACE.F:. îiOBiicera L. Hetrusca Santi. — (2)1) avril-juin. Zones basse et des collines; haies. Ipos, gorges de Theriso, Haghios Joannes-o-Kaïmenos, Malia. (Belon, Tourn., Sieb., Raul., Heldr.) Samlsucus Toorn. * Ebulus L. — $ juin. Zones basse et des collines; près des ruisseaux. Babali-Khan, Almyros de Rhelhymnon, Enneakhoria. (Raul., Heldr.) Fam. LUI. — RUBIACEiE. Putoria, Pers. Calabrica L. [Asperula) Pers. — (3) Pers., Syn. I, 524; DC, Prod. IV, 577; Asperula Calabrica L. Uilév., Stirp. nov. 65, pi 32; Poir., Dict. Suppl. I, 483; Willd., Spec. I, 577; Rœm. Scb., Syst. Veg. III, 272. Sherardia f'œlida. Lamk., 111. I, 267. Ernodea montana Sibth., Prod. 1, 99; FI. Gr. II, 33, pi. 143; Spreng., Syst. Veg. II, 406. — ~fy juin. Zone des collines; rochers. Roumata, entre Kaleriana et Vlatos, et entre Strovlès et Ennea- khoria. (Delli, Tourn., Sieb., Raul., Heldr.) Sfaerartfia Dill. * arvensis L. — (D mars. Zones basse et montueuse inférieure; rochers, prairies. Khania, Akroteri, entre Askyphos et Anopolis. (Raul., Heldr.) (2) Chevrefuel, agioclima, Belon, Obs. 18. Caprifolium Creticum, non perfoliatum, foliis Cotini, floribus inodoris, partini albis, partim flavescentibus. Tourn., Cor.„42. (ô) Thymelœa supina Cretica Pluk., Alm; Zan., Hist. 216, pi 166. Leandrô di Gandia fruticoso maggiore fœlido, Zan., Ist. 114, pi. 47. Oleander Creticus, Ray, Hist. 1919. Rubeola Cretica fœtidissima frutesccns myrtifolia, flore înagno suave rubente. Tourn., Cor. 5. ( 461 ) Asperula L. lutea Sibth. — (1) Sibili., Prod. I, 88; FI. Gr. Il, 17, pi. 20; DC, Prod. IV, 583. — $ (Tourn.) incana Sibth. — (2) Sibth., Prod. I, 88; FI. Gr. II, 16, pl.l 1 9 ; Rœm. Sch., Syst. Vég. Mant. III, 189; DC, Prod. IV, 584; A. crassifolia L. Willd., Spec. I, 577; Rœm. Sch., Syst. Veg. III, 267; Spreng., Syst. Veg. II, 395. Crucianella pubescens. Willd., Spec. I, 604; Pers., Syn. I, 129; Poir. Dict. Suppl. II, 412; Rœm. Sch., Syst. Veg. III, 288; Spreng., Syst. Veg. II, 399 — % mai. Zone montueuse inférieure; bois, Malaxa, montagnes de bphakia au-dessus de Malés. (Tourn., Sieb., Raul., Heldr.) rivalis Sibth. — Sibth., Prodr. 1, 87; FI. Gr. Il, 15, pi. 117; Rœm. Sch., Syst. Veg. Mant. III, 188. A. Aparine Schott. Rœm, Sch., Syst. Veg. III, 264. — y Zone basse; bords du Platania. (Sibth.) Tournefortii Sieb.— (3) Sieb., Reis., II, 316, pi. 6, f. 2, Spreng., Syst. Veg. II, 395; Rœm. Sch., Syst. Veg. Mant. III, 188; DC, Prod. IV, 585. — ^ mai. Zone des collines, rochers, Cap Meleka, Meghalo-Kastron, Karadagh, Lassiti, Mirabelle (Belli, Tourn., Sieb., Heldr.) rigida Sibth. — Sibth., Prod. I, 89; FI. Gr. II, 17, pi. 121; Rœm. Sch., Syst. Veg. III, 270; Spreng., Syst. Veg. II, 395; DC, Prod. IV, 585. — £ mai- juin. C. Zones basse, des collines et montueuse inférieure; champs et collines sèches. Phloria, Kisamo--Kasteli, Akroteri, Sphakia, Moronos à la base du Psilorili., Mirabello, (Sibth., Sieb., Heldr.) Crucianella L. latifolia L. — (4) L., H. Cliff. 33; L., Spec. 158; Lamk., Dict. II. 216; 111. I, (1) Rubeola Cretica saxatilis frutescens, flore flavescente, Tourn., Cor. 5. (2) Rubeola Cretica incana floribus purpurascentibus, Tourn., Cor. 5. Rubia Cretica incana Buxifolio seu rotundifolia. Barr, Icon. il, pi. 5i9. (3) Rubia argentoa Cretica, AIp., Exot. 267, fig ; Ray, Hist. 480; Sylloge. Rubia sylvestris argentea Cretica, Park., Theat. 277, fig. 1678. Rubia quadrifolia laevis Cretica, flore purpureo, Patavinorum, Pluk., Alm. 324, pi. 248, fig. 5. Cruciata argentea, Ray , Sylloge; Moris., Hist. S. 9, 21, 5. Rubeola Cretica saxatilis fruticosa, Gallii folio flore purpuro-violacea, Tourn., Cor. 5. Rubeola Cretica saxatilis, folio crasso incano, etc. Barr., Icon. (4) Rubia spicata Cretica, Clus., II, 177; Ger., Emac. 1H9, fig; J. Bauh., Hist. III, 2, 721, fig. Rubia spicata Cretica Iatiore folio, Park., Theat. 275, fig. 276; Pluk., Almag. 525. ( 4G8 ) 268; Willem., Etoil. 80; Schmid., Icon, 87, pi. 23; Willd., Spec. ], 601; Sibth., Pr. I, 9C; FI. Gr. II, 30, pi. 139; Rœm, Sch., Syst. Veg. 111,286; Mant. 214; C.angusiifoiia Sieb., Avis. — (î) mai-juin. Zones basse et des collines; rochers. Akroteri, Malaxa. (Belli, Tourn., Sibtli., Sieb., Raul.) maritima L.— (1) L., Spec. 158; Lamk., Dict. II, 217; Willem., Étoil. 80; Willd., Spec. 1, 604; Pers., Syn. 1, 129; Spreng., Syst. Veg. II, 399.— # (Belli, Tourn.) Sluftia Tourn. peregrina L. — Spreng., Syst. Veg. 11.396. R. linclorum Sieb., Avis. — $ avril. Zones basse et des collines; bois, champs, prairies ordinaires et mariti- mes. Khania, Soudha, entre Perama et Dhamasla, Meghalo-Kastron. (Sieb., Raul., Heldr.) lucida L, — Rœm. Sch., Syst. Veg. III, 212; DC, Prod. IV. 590; R. lenui- folia. d'Urv. Rœm. Sch., Syst. Veg. Mant. III, 153; — y mai. Zones basse et des collines; rochers, Khania, Akroteri, Malaxa. (Sieb., Raul.) Galium L. murale L. [Slierardia] DC. — Slierardia muralis. Sibth., Prod. I, 86; FI. Gr. II, 13, pi. 115. G. minimum Sieb., Avis. — (T) mars. Zone basse; rochers et murs, vignes. Khania, Khalepa. (Sibth., Raul., Heldr.) * Monachinii. Boiss. et Held. — Boiss., Diagn. PI. Or. 1 re série X, b7; Walp., Ann. II, 734. — (J)mai. Zones montueuse et subalpine nue; rochers. Entre Askyphos et Anopolis, Volakia de Sphakia, montagnes de Lassiti. de 1,300 à 1,700 m (Heldr.) Espèce figurée pi. 14. * divaricatum DC. — G. Mungieri. Boiss., Diagn. PI. Or. 1« sér. X, 68. — (D juin R. Zone des collines; lieux arides. Enneakhoria. (Heldr.) * capitatum. Bor. et Chaub. var. hispiduliim.. — y Mai. Zone basse; rochers. Akroteri. (Raul.) * setaceum Lamk. — (î) avril-mai. Zones basse et des collines; lieux arides. Akroteri, Voriza à la base du Psiloriti, Aloudha, ls-to-Vaï au cap Si- dhero. (Raul., Heldr.) Sibthorpii Rœm. Sch. —(2) Rœm. Sch., Syst. Veg. III, 244; DC, Prod. IV, 609. Galium capillare Cav. Sibth., Prodr. 1, 94; Rœm. Sch., Syst. Veg. Rubia latifolia spicata, C. Baub., Pin. 334; Ray, Hist. 485. Rubia Cretica, folio amplissimo aspero, Tourn., Cor. 4. (1) Rubia sive Aparine spicata Cretensis, Clus., Hist. I, 176. Rubia arborescens, Alp., Exot. 111. Rubia laevis arborescens Cretica, Pavk., Theat. 274; Ray, Sylloge. Rubia Cretica frutescens tenuifolia, Tourn., Cor. 4. (2) Gallium Creticum annnum tenuifolium, flore albido, Tourn., Cor. 4 ( 469 ) Mant. III, 263; Spreng., Syst. Veg. IJ, 393. G. Aiislriacam Willd., Spec. I, 587. — (D Zone basse. Meghalo-Kastron. (Tourn., Sieb.) purpureum. L. — Sibth., Prod. I, 93. Rœm. Scli., Syst. Veg. III, 243.— ^ Sphakia. (Sieb.) GrœcumL.— (l)Lamk., Dict.II, 584; 111. 1, 263; Willd., Spec. I, 600; Sibth., Prod. I, 95; FI. Gr. II, 27, pi. 136; Rœm. Sch., Syst. Veg. III, 263; Spreng., Syst. Veg. II, 393; DC. Prod. IV, 602. — sf mai-juillet. C. Zones basse et des collines; pierres et fentes des rochers, murailles expo- sées au soleil. Akroteri, gorge d'Aradhena et autres des montagnes de Sphakia, Haghious Dheka, Mirabello. (Belli., Tourn., Sieb., Raul., Heldr.) ' rotundifolium L. — % juin. Zone montueuse inférieure; châtaigneraies. Enneakhoria. (Heldr.) ' Aparine L. — Çf) mai-juin. Zones montueuse et subalpine nue; rochers. Entre Askyphos et Anopolis, Volakia de Sphakia. (Raul.) * elongatum Presl. Guss. — 3; août. Zone des collines; lieux humides. Haghia au-dessus de Platania. (Monachini, Heldr.) * constrictum Chaub. Jord. — G. Crelicum Boiss. Heldr., Diagn. PI. Or. 1 re Série, X, 66; 2 me Sér. II, 116; Walp., Ann. II, 737. — Sf juin. Zone des collines; prés marécageux, châtaigneraies, Enneakhoria. (Raul., Heldr.) suberosum Sibth. — Sibth., Prod. I, 91; FI. Gr. II, 21, pi. 128; Rœm. Sch., Syst. Veg. 111, 229; Spreng., Syst. Veg. Il, 387.; DC, Prod. IV, 597. —

mai. Zone des collines, lieux arides. Akroteri. (Sieb., Raul.) pumilum Sibth. [Conyza) DC. — (2) DC, Prod. V, 397. Conyzapumila Sibth., Prodr. II, 173; FI. Gr. IX, 49. pi 863; Spreng., Syst, Veg. III, 509; C. pygmœa. Sieb., Reise II, 322, pi. 10. — £ juin-juillet. Zone subalpine nue; rochers et pierres. Hellinoseli, Stravopodhia de Sphakia,de 2000 à 2300 m . (Tourn?, Sieb., Heldr.) Var. lo?ne?ilosa, — juillet RR. Haghion-Pnevma de Sphakia, à 2300 m . (Heldr.) EvaX G/EKTN. * pygmaea L. [Filago) Pers. — (T) mars. Zone basse; lieux secs. Akroteri. Heldr.) (1) Bellis Cretica fontana omnium minima, Tourn., Cor. 57; Vaill., Acad. Par 1720, 279, (2) ? Asteriscus Creticus odoratus înininuis, Tourn., Cor. 38. ( 475 ) Inula L. candida L. (Conyza) Cass. var. integrifolia Boiss. — {\)Conyza candidaL., H. Cliff. 403, 405; Spec. '1208; Lamk., Dict. II, 86; Desf., Arbr. 291; Sibth., Prod. II, 173; FI. Gr, IX, 49, pi. 864. — # Rochers. (Tourn., Sibth., Sieb.) limoniîolia Sibth. (Conysa) Boiss. MSS. — Conyza limonifolia Sibth., Prodr. II, 174; FI. Gr. IX, 50, pi. 865. — sf juin. Zones basse et des collines; rochers maritimes et autres. Cap Ghrabousa, Mavromolo de Kisamo-Kasteli, Palseo-Kastron. (Sibth., Sieb., Raul., Heldr.) * crithmoides L. — /. crUhmifolia Sieb., avis. — |> juin. Zone basse; rochers maritimes. Mavromolo de Kisamo-Kasteli, forteresse de Ghra- bousa. (Heldr.) viscosa Desf. — Eriger on viscosum Sieb., avis. — y mai. Zone basse; champs, prairies. Khania, Nerokourou. (Sieb., Raul.) graveolens L. (Erigeron) Desf. — Erigeron graveolens Sieb., Avis. — (î) Psiloriti. (Sieb.) •Basosiia Cass. Sicula L. (Erigeron) DC. — DC. Prodr. V, 477. Erigeron Siculum, Sieb., Avis. — y; Zone basse; sables maritimes. Khania. (Sieb.) Puliearia DC. Arabica L. (Inula) Cass. — DC, Prodr. V, 478. Imda arabica L. Sieb., Avis. — (D (Olivier et Bruguières, Sieb.) odora L. (/m^a)Rchb. — (2) Inula conyzoides Desf., Cor. 49, pi. 38; Poir., Dict. Suppl. 111, 152; Spreng., Syst. Veg. III, 522; /. odorala Sieb., Avis.— % mai-juin. Zones basse et des collines; sous les oliviers. Khalepa, Nero- kourou, Perivolia de Rhethymnon. Entre Spili et Preveli, Voriza à la base du Psiloriti. (Belli, Tourn., Sieb., Raul., Heldr.) dentata Sibth. (Inula) DC. — DC, Prodr. V, 480. Inula denlata, Sibth., Prod. II, 181; FI. Gr. IX, 57, pi. 874. /. paludosa Link, Spreng., Syst. Veg. III, 522. — y (Sibth.) (1) Conyza Crelica fruticosa, folio molli candidissimo et tomentoso, Tourn,, Cor. 33; Vaill., Acad. Par. 1719, 299; Boerh., Lugd. I, 116. Jacobsea Cretica incana integro limoniifolio, Barr. , Icon, PI. 217. (1) Aster attico annuo odorato di Candia. Zan. Ist. p. 30, fig. 11. Chrysanthemum conyzoides Monspeliensium, Ray, Hist. 539. Aster Creticus conyzoides flore magno luteo Asphodeliradice, Tourn., Cor. 36. Helenium 5. Creticuin, Vaill., Acad, Par. 1720, 303. ( 476 ) Asteriscus Moench. aquaticus L. [Buphlhalmum) Mœnch. — (1) Buphlhalmum aquaticum L., Spec. 1274; Lamk., Dict. 1, 516; Willd., Spec. III. 2232; Pers., Syn. Il, 474. — (D avril-mai. Zone basse; oliviers, prairies maritimes. Akro- teri, Loulro. (Tourn., Raul., Heldr.) PalBenis Cass. spinosa L. {Buphlhalmum) Cass.—® mars-mai. Zones basse et des collines; lieux arides, champs. Khania, Akroteri, cap Meleka, Meghalo-Kastron, Ile Ghaïdhouronisi. (Sieb., Raul., Heldr.) Amlirosia L. maritima L. — DC, Prodr. V, 525. — (î) Zone basse; prairies maritimes. Rhethymnon. (Olivier, Sieb.) Xanthium L. * strumarium L. — (j) août R. Haghia au-dessus de Platania. (Monachini . Heldr.) Anthémis L. Pontica Willd. — î, (Sieb.) * altissima L. — (î) avril-mai. Zone des collines; champs, décombres., Messara, Kœnourio-Khorio .Zaprès, Aphendî-Kavousi (Heldr.) * Chia L. — (D mai R. Zone basse; prairies. Mourniès. (Heldr. ) incana Boiss. — Boiss.,Diagn. PI. Or. 2 me Sér. III, 26. — Santolina alpina. Sibth. S. anlhemoides Sieb. Flora X, 639. — y mai-juin. Zone subal- pine nue; sommités du Psiloriti, de 1700 à 2000 m . (Sieb., Heldr.) ageratifolia Sibth.— Sibth., Prod. II, 191 ; FI. Gr. IX, 68, pi. 888; Spreng., Syst. Veg. III, 592; DC, Prod. VI, 12. — y (Sibth.) Anacyelus L. radiatus Lois. — (2) Anlhemis Valenlina L., Spec. 1262.— (D (Belli). (1) Asteriscus 6. aquaticus annuus patulus, Tourn , Inst. 498 ; Vaill., Acad Par. 1720, 332; Zan. Hist. 38, pi. 24. Asteriscus Creticus annuus, foliisad florem rigidis, flore croceo, Tourn., Cor. 38. Boerh,. Lugd. I, 105. 2) Buphthalmum Creticum Cotulaefacie, flore luteo et albo, Breyn., Cent, I, 150. pi. 75 ; Ray, Hist. 342 ; Pluk, Alm. 73 ; Mill., Gard. 49, pi. 73. Cbrysanthemum Creticum Cotulse facie, Hort. Lugd. 145; Chamsemelum 3. fœtidum marinum, Bauh, Vaill., Acad. Par. 1720, 317. ( 477 ) Pyrethrum L. (Anthémis) DC. — Anthémis Eyrcthrum L., Spec. -1262; Willd., Spec. III, 2134, — gs (Linné.) îiyonnetia Cas s rigidaSibth. (Sanlolina) DC— (1) L. pusilla Cass.DC, Prod. VI, M.Anacyclus Creticus; L., Spec. 4258, var.; Lamk., Dict. I, 141; Willd., Spec. III, 2171; Pers., Syn. Il, 464; Desf., Cor. 48, pi, 37; Sibth., Prodr. II, 188; Spreng., Syst. Veg. III, 497. — (D mars-mai C. Toutes les zones; rochers, lieux arides, prairies. Khalepa, entre Askyphos et Anopolis, jusqu'à 2300 d'altitude. (Tourn., Raul., Heldr). abrotanifolia Willd. (Couda) DC. — (2) Cotula abrolanifolia Willd. Spec. III, 2167; Pers., Syn. II, 464; Poir., Dict. Suppl. II, 370. Sanlolina rigicla, S. anthemoides Sibth. — (D avril. Zone basse; lieux arides maritimes. Soudha, entre Loutro et Franco-Castello. (Tourn., Sieb., Raul., Heldr.) Maruta Cass. * Cotula L. (Anthémis) DC. var. psorosperma. — (J) mai-juin, Zones basse, des collines et montueuse inférieure; prairies, champs et décombres, Khania, Askyphos. Vrysœs à la base du Kedros, Voriza à la base du Psilo- riti. (Raul-, Heldr.) Ormenis Cass. * mixta L. (Anthémis) DC. — (D mai-juin. Zones basse, des collines et mon- tueuse inférieure. Soudha, Akroteri, Malaxa, entre Askyphos et Anopolis. (Raul.) .%3imianttfiug Boiss. Heldr. * filicaulis Boiss. Heldr. — Boiss., Diagn. PI. or. 1 rp sér. XI, 19; Walp., Ann. II, 894. — (D avril-mai. Zone basse, sous les cistes, entre Is-to- Vaï et le cap Sidhero. (Heldr.) * maritimus Boiss. Heldr. — Boiss., Diagn., PI. or- 2 e sér. XI. 19; Walp., Ann. II, 894. A., ageralifolius Heldr. Herb. — (f) avril-mai. Zone basse; sables maritimes. Cap Sidhero. (Heldr.) (1) Cotula Cretica minima Chamaemeli folio, capitulo inflexo, Tot?rn., Cor. 37. Cbamsemelum 16, Vaill., Acad. Par, 1720, 319. Chamaemelum, Cotula Cretica, Boerh., Lugd. I. HO. (2) Cotula Cretica montana abrotanifolia, Tourn.. Cor. 37. Santolinoides annua, Vaill., Acad. Par. 1719,512. Tome XXIV. 38 ( 478 ) Achillea L. Ligustica AU. — A. magna L. Sibth., Prodr. II, 194; FI. Gv. IX. 73, pi. 896; — # juin R. Zone montueuse inférieure; bords des champs, au-dessus d'Enneakhoria, (Sibth., Heldr.) GreticaL.— ( mars-juin. Zones basse et des collines. Murailles du fort de Soudha, cap Spadha, gorge de Katholiko. (Belli, Tourn., Sieb., Raul., Heldr.) Slaotis Desf. candidissima L. (Alhanasia maritima.) Desf.— (2) Santolina marilima Sibth. Sieb., Avis. Alhanasia maritima L. Sieb., Reise, I, 55. — 2f avril-juin. Zone basse; sables maritimes. Kisamo-Kasteli, Platania, Rhethymnon, Dhia , Cap Sidhero. (Sieb., Raul., Monachini., Heldr.) §antolina Tourn. rosmarinifolia L. — (3) L., H. Cliff. 397. — £ (Belli., Tourn.) fjeucantliemum Tourn. Setabense Dufour (Chrysanlhemum) DC. — Chrysanlhemum paludosum Desf. Spreng., Syst. Veg. IV, 583. — (f) (Sieb.) M atriearia L. * Chamomilla L. — (J) mars-mai. C. Zones basse et montueuse; champs, vignes, bords de la mer. Khania, Khalepa, Meghalo-Kastron, plaine de Lassiti. (Raul., Heldr.) (1) Stratiotes millefolia Cretica, Belli, Clus , Exot. III, 304; Alp., Exot. 84, 39. Millefolium incanum Crcticum sive Millefolium Dioscoridis, C. Bauh., Prod. 72, Phytop. 240; Pin. 140; J. Bauh., Hist. III, 139 ; Park., Theat. 695; Ray; Hist. 347 ; Sylloge ; Pluk., Alm. 250; Moris., Hist. S. 6, 11, 12. Ptarmica Cretica frutescens, saniolinse facie, Tourn., Inst. 497. Achillea 15 incana Cretica santolinaefolio, flore albo, Vaill., Acad. Par. 17-20, 322. Abrotonum fœmina incanum, albo Achillese flore Creticum, Bocc, Mus. II, 46, pi. 54; Barr. Icon. 101, pi. 572. (2) Gnaphalion Belon, Obs. 18. (3) Santolina flore amplo, Alp., Exot. 149, fig Abrotonum vermiculatum Creticum, Ciassi, Nut. Fasc. Santolina vermiculata Cretica, Tourn., Inst. 461 ; Vaill, Acad Par. 1719, 51 1. ( 479 ) Pyretlirum G.ep.tn. * Parthenium L. {Matricaria) Sm. — $ août. Zone basse; lieux ombragés, près de Khania. (Monachini, Heldr.) * Myconis L. [Chrysanthemum) DC, y albidum. — (î) mai. Zone basse; prairies. Nerokourou, Soudha. (Raul.) Clirysantliemuni L. segetumL. — (l)(£)mars. C.Zone basse; champs, prairies, Autour de Khania. Les rayons d'un jaune d'or sont quelquefois blancs. (Plukn., Raul., Heîdr.) coronarium L.— (2) L., H. Cliff. 416; Spec. 1254; Schultz, Tanac, 16; Willd., Spec.,111, 2149; Pers., Syn. II, 463; Matricaria coronaria Lamk., Dict. 111, 737, — ® mars-avril. C. Zone basse; champs, prairies, lieux arides, décombres et murs. Khania, Rhethymnon, Meghalo-Kastron. Les rayons d'un jaune d'or sont aussi jaunâtres ou blancs. (Belli, Tour h".', Raul., Heldr.) M«vTtXi§«. La plante jeune est mangée cuite. Artemisia L. arborescens L. — (3) £ non en fleur. Zone basse; rochers. Kalyves; commun dans les cimetières turcs autour de Khania. (Belli, Raul.. Heldr.) (1) Chrysanthemum minus Creticum flore malino, Turr., Hort. Pat ; Pluk., Alm. 102. Chrysanthemum Creticum flore luteo minore, Hort. Gron. (2) Chrysanthemum Creticum I, Clus., Hist. III, 554 fig. 555; Ger. emac. 744, fig. 745 ; J. Bauh., Hist. III, 1,112, fig. Ray, Hist. 540 ; Moris., Hist. S. 6, 4, 2. Chrysanthemum Creticum 2, Clus. Ray, Hist. 340 ; Moris., Hist. S. 6, 4, 5. Chrysanthemum majus folio in minores lacinias diviso, C. Bauh., Pin. 154. Chrysanthemum Creticum luteum, Besl., Eyst. 11, Ord. V, fol, 6. Chrysanthemum majus folio profundius laciniato, magno flore, C. Bauh., Pin. 154 ; Pluk., Alm. 102 ; Tonrn., Inst. 491, Chrysanthemum Creticum mixtum, Eyst. Pluk., Alm. 102. Chrysanthemum flore partim candido, partim luteo, C. Bauh , Pin. 154; Tourn. Inst. 492; Voy. I, 26; Bœrh., Lugd. I, 105 Chrysanthemum Creticum petalis florum fistulosis, Tourn., Inst. 491 ; Bœrh., Lugd. I, 105. Chrysanthemum Creticum flore polypetalo sive pleno, Pluk., Amalth. 58, Tourn., Inst. 492; Bœrh., Lugd. I, 105. Matricaria 6, Vaill., Acad. Par. 1720, 284. (5) Absinthium Ponticum Belli. Absinthium Ponticum Creticum grali odoris, C. Bauh., Prod. 71 ; Phytop. 670 ; Pin. 158; J. Bauh., Hist. III, 1, 176; Ray, Hist 569 ; Sylloge; Tourn , Inst. 457. ( 480 ) Pliftjjiug L'HÉR. ageratifolius L'hcr. — (1) DC, Prod. VI, 4 35. Balsamila ageralifolia Willd. Spec.IlI, 1801; Pers., Syn.II, 408; Desf., Arb. ZSb.Chri/sardhemumfloscu- losum L.,Spec. 1255. Matricaria rigtda Lamk., Dict. 111, 737. — ij (Belli.) BïcliclarysuaBBa DC. scandens Sieb. Herb. — H. rupestre var. /3 Cambessedii DC, Prod. VI, 182. Gnaphalium scandens Sieb., Avis. — f> avril G. Zone basse; dans les cisles exposés au soleil. Khalepa, Akroteri, Franco-Castello, Gouves. (Sieb., Heldr.) * decumbens Camb. var. spathulata — ï> avril. Zone basse; rochers du bord de la mer. Entre le port de Sitia et le monastère Toplou. (Heldr.) * Panormitanum Tineo. var. angustifolia: — juillet défleuri. Zone des collines; rochers. Gorges de Haghia-Roumeli. (Heldr.) microphyllum Willd. {Gnaphalium) Camb. — (2) DC, Prod. VI, 183. Gnapha- lium microphyllum Willd., Spec. III, 1863; Pers., Syn. II, 417; Poir., Dict. Suppl. Il, 803; Spreng., Syst. Veg. III, 470. ï, Zones des collines, montueuse supérieure et subalpine nue; rochers. Akroteri, au-dessus de Dhrakona, Askyphos, Niato, etc., de 1100 à1300 m ; Volakia de Sphakia, à 2000 m . Capitules glutineux.(Belon, Tourn., Sieb., Raul., Heldr.) Orientale Tourn.— (3) DC, Prod. VI, 183; Spach, Phan. X, 212; Gnaphalium OrieîUale Sibth., Prod. II, 169; FI. Gr., IX, 45, 858; Spreng., Syst. Veg. III, 469, — 2f février-juin. RR. Zone des collines; rochers. Gorges de Katholiko, près de la grotte du monastère Haghio-Joannès. (Belon, Sibth., Sieb., Raul., Heldr.] (1) Bellis spinosa foliis Agerati, C. ÏJauh., Pin. 262. Bellis spinosa Cretica, Alp , Exot. 526 ; Munt., Phjt. 590, 23, fig. 114. Bellis lulea spinosa arborescens Cretica flore aphyllo, Pluk., Alm. 66. (2) Heliochryson, Lagochimitbia, Belon. Obs. 17 ; Clus., Exot. 111,500, 62. Helichrysum Creticam, Matth., Comm. 663, pi. 4, 706 ; Pluk., Alm. Mant. G7. Helichrysum foliis abrotanis, C Bauu , Phytop. 512; Pin. 264. Elicnrysum Creticum foliis brevioribus et crispis, capitulis minoribus, Dalecli., Hist. 777 ; Tourn., Cor. 53. Chysocome peregrina secunda Clusii sive Cretica altéra, Park., Theat. 689, 69, fig. (5) Helichrysum Creticum, Matth. Bessl., Eyst. H, ord. VII, fol. 12 ; C. Bauu., Pin 264; Ray, Hist. 282 ; Sylloge. Helichrysum 12 Orientale, Vaill., Acad. Par. 1719, 232- Chrysoeome 5, vel Cretica, Clus , Hist, 327. ( m ) GnaBslialinni L. * luteo-album L. — Sibth., Prod. II, 170. — (D Août. Zones basse et des collines; lieux humides. Roumata, Haghia au-dessus de Platania. (Raul., Monachini, Heldr.) Filago L. Germanica L. — Gnaphaiium Germanicum Sieb., Avis. — (j) avril-mai. R. Zones basse et des collines; lieux arides, champs. Khania, Malaxa, Is- lo-Vaï du cap Sidhero, (Sieb., Raul., Heldr.) * lutescens Jord. — (T) mai. Zone basse; champs. Khania (Raul.) ' prostrata Parlât, var. — (D avril. Zones basse et montueuse supérieure; lieux arides, bois de pins exposés au soleil. Entre Franco-Caslello et Rhodhakino, Aphendi-Kavousi (Heldr.) * Gallica L. — ® mai. R. Zones basse et des collines; lieux arides et champs. Khania, Akroteri, Malaxa, Pilialimata. (Raul., Heldr.) * tenuifolia Presl. — (î) juin. R. Zone montueuse inférieure; lieux secs. Enneakhoria. (Heldr.) ' Lagopus Parlât, var. Alpina — (£> mai-juin. Zone subalpine nue. Sommet du Psiloriti de 2000 à 2300™. (Heldr.) Senecio L. * vulgaris L. — (f) mars-avril A. R. Zone basse; champs, prairies. Khania, Meghalo-Kastron. (Raul., Heldr.) * rupestris W. Kit. — y; juin. Zone des collines; pierres. Gorges de Haghios- Joannes-o-Kaïmenos. (Heldr.) * Nebrodeusis L. — Arch. de Flore I, 312. — ^ (Schultz.) fruticulosus Willd. — Sibth., Prodr. II, 178; FI. Gr. IX, 54, pi. 870; Spreng., Syst. Veg. III, 552. — f> juillet. Zones montueuse supérieure et subalpine nue; entre les pierres. Krionerili au-dessus de Palseoloutra, Chrysocome sive Slœchas citrina Cretica, Belon, Obs. 17 ; Park., Tlieat. 689, 69. Stseehas citrina, floris et magnitude et colore speciosa, J. Bauh , Hist. III, 1, 154, fig ; Moris., Hist. S. 7, 17, 4. SUechas citrina Cretica flore amplo, Matth. Dalech., Hist. 918; Park.,Theat. 69, fig 70. Stseehas citrina globoso et amplo flore Cretica, Barr., Icon. 88, 814. Espèce indéterminée. Helichrysum foliis oblongis paucis Stseckadi citrina angustioribus, C. Bauh., Phytop, 512, Pin. 264. Stseehas citrina tenuifolia tertia sive neapolitana, J. Bauh. Hist. III, 1, 155, Stseehas Rosmarini facie Cretica, Park., Theat 67, fig. 68. ( 482 ) à I000 m . Slravopodhia, Haghion-Pnevma et Theodhoiï de Sphakia, de 2200 à 2300>". (Sibth., Sieb., Raul., Ueldr.) gnaphalodes Sieb. — Spreng., Syst. Veg. III, 554; DC, Prod. VI, 357. Co- nyza gnaphalodes Sieb., Reise, II, 322, pi. 10. — y juin-août. Magula de Lassiti, Sitia, cap Sidhero. (Sieb.) Calendula L. * arvensis L. — d) juin; Zone basse; champs, vignes. Khania, Khalepa. (Raul.) Echinops L. * Creticus Boiss. Heldr.— Boiss., Diagn. pi. Or. \™ Série, X, 87; Walp., Ann. H, 925. E. viscosusDC, Prod. VI, 525. — # juin. Zone basse; rochers au bord de la mer, prairies. Mavromolo près de Kisamo-Kasteli, Khalepa. (Raul., Heldr.) spinosusL (1) Spreng., Syst. Veg. III, 394; Trautv., Echin. 20.— ^ juillet. Zones basse et montueuse. Meghalo-Kastron, montagnes de Lassiti. (Belli, Tourn., Sieb.) Cardopatium Juss. * Orientale Spach. — juin C. Zone basse; champs et chemins. Plaine de Messara. (Heldr.) Stsehelina L. fruticosaL. — (2) L., Syst. 615; Spreng., Syst. Veg. III, 391; DC, Prodr. VI, 554. Jaub. Spach, lllust. or. IV, 142, pi. 397; Rchb., Icon. XV, pi. 810. Centaurea fruticosa L., Spec. 4 286. Serralula fruticosa Lamk., lllust. pi. 666, flg. 3; Poir., Dict. VI, 557. Hirlellina lanceolata Cass., Dict. L, 441. — i) juin-septembre. Zone montueuse. Théodhori de Sphakia, montagnes de Lassiti. (Belli, Tourn., Sieb.) arborescens L.— (3) L., Syst. 615; Desf.Arb. 281; Sibth., Prodr. 11,162; FI. (1) Carduus sphaerocephalus, capitulo longis spinis armalo, C Bauh., Pin. 582 Echinopus Creticus, capite magno acukato, Tourn., Cor, 54. (2) Cyanus arborescens longifolia, Alp., Exot. 51 ; Ray, Sylloge ; Jacea frutescens, Plantaginis folio, flore albo, Tourn., Cor. 52. (3) Frutex pulcherrimus, Beili. Clus , Exot. 502. Frutex rotundo argenteo folio, cyaniflore, C. Bauh. Cyanus fruticosus Creticus, Pona, Bald.165. fig ; Cyanus arborea, J. Bauh., Hist. I, 1, 74. Cyanus arborescens altéra, styracisfolio, Alp., Exot. 33; Ray, Sylloge. Stœbe fruticosa latifolia Cretica, Park., Theat. 478, fig. 477; Ray, Hist. 521; Sylloge. Iacca arborescens styracis folio, Tourn,, hist. 445, ( 483 ) Gr. IX, 33, pi. 845; Spreng., Syst. Veg. III. 391; DC, Prodr. VI, 544. S. arborea Schreb., Icon. I, pi. I. Serratula arborescens Poir., Dict. VI. 557. Barbellina sericea Cass., Dict. L, 440. — j) juillet. Zones des collines et montueuse inférieure; roches élevées, cap Ghrabousa. Entre Enneakhoria et Strovlès. Gorges des montagnes de Sphakia à Theriso, Haghia-Roumeli, Samaria, Aradhena, Lakous, Nipros; entre Selia et Haghios-Joannes-o-Kaïmenos, Pharanghi Khordhaliotikon, mont Kophinos, lie Dhia. (Belli, Tourn., Sieb., Raul., Heldr.) Carlina L. corymbosa L. — (T) juillet-août C. Zones des collines et montueuse; collines pierreuses et champs stériles au-dessus de Drakona, Psiloriti, (Sieb., Raul., Heldr.) Var. involucri foliolis longissimis. lanata L. — ® juin R Zone des collines; rochers exposés au soleil. Cap Ghrabousa; dans les éparkhies de Kisamos et de Selino (Sieb., Raul., Heldr.) gummifera L. (Alraclylis) Less. — (1) Alraclylis gummifera L., Spec. 1161- Carlfianucs gmnmi férus Lamk., Dict. 1; 639. — % juillet-août. C. Zone basse; champs. Rhania, Rhethymnon, Dhia, (Belon, Belli, Tourn., Sieb., Heldr.) KwXia Atractylis L. cancellata L. — (2) L., H. Cliff. 395; Spec. 1162; Poir., Dict. VI. 30. Car- thamus cancellatus Lamk., Dict. I, 639. Acarnacancellala. Willd., Sibth., Prodr. II, 159; FI. Gr. IX, 29, pi. 839. — ® mai. Zone basse; lieux pierreux. Khania, Akroleri. (Belli, Tourn., Sibth., Raul., Heldr.) (1) Chamaeleo albus, Belon, Obs. 18 ; J. Bauh., Hist. III, 1, 67. Dapper, Archip. 467, Chamaeleon albus gummi ut mastix ferens, Belli. Carlina acaulos gummifera, C. Bauh., Pin. 580. Carduus pinea Theophrasti, Alp.,Exot, 126, fig; Ray, Hist, 501. Carduus pinea Theophrasti seu Ixine Theophrasti, Park., Theat, Ray, Sylloge. Carduus humilis gummifer Moris. , Hist. Cuicus carlinsefolio, acanlos gummifer aculeatus flore purpureo seu albo, Tourn., Cor. 55 , Voy. I, 36. (2) Carduus Creticus minimus, Park., Theat. 958, fig. 959 ; Moris., Hist. S. 7, 33, 20 ; Alp., Exot. 255; Ray, Hist. 316. Jacea minor Cretica Erucsefolio, flore luteo capite muricato, Pluk., Alm. 195. Carduus Creticus Erucae foliis minoribtis, capitulorum squamis et aculeis nigricantibus, Tourn , Cor. 31 . Ambcrboa DC. lancifolia Sieb. (Cenlaurea) DC. — DC, Prodr. VI, 561. Centaurea lancifolia Sieb., Spreng., Syst. Veg. III, 406. — Montagnes de Sphakia. (Sieb.) Crupina Cass. * Morisii Boreau. — Centaurea Crupina Sibth., Prodr. II, 197; FI. Gr. IX, 77, pi. 9O0. — (D avril. R. Zone basse; lieux arides exposés au soleil. Franco-Caslello, Meghalo-Kastron au pied du Karadagh. (Heldr.) Centaurea L. RagusinaL.— (1)L. Spec, 1290; Lamk. Dict. I, 669;Willd., Spec. III, 2294; Pers., Syn. II, 483; Sibth., Prodr. II, 199; FI. Gr. X, 2, pi. 903; Spreng., Syst. Veg. III, 399. — y (Belli, Sibth.) * cana Sibth. var. albiflora. — sp juin. RR. Zone subalpine nue. Sommet du Volakia de Sphakia, à 2000m. (Heldr.) * cineraria L. — sp avril non fleuri. Zone des collines; rochers. Gorge de Haghia-Roumeli. (Heldr.) argentea L.— (2) L., Spec. 1 290 ; Lamk., Dict. I, 670 ; Willd., Spec, III, 2295 ; Pers., Syn. II, 483; Spreng., Syst. Veg. III, 399; DC, Prod., VI, 582.— y juin. Zones basse et des collines; rochers. Cap Ghrabousa, Monta- gnes de Sphakia, Mouliana. (Tourn., Sieb., Raul.) spinosaL. —(3) L., Spec. 1290; Lamk., Dict. I, 670; Willd., Spec. III, 2293; Pers., Syn. 11,483; Desf., Arb., 282; Sibth., Prodr. II, 199; FI. Gr. X, I, pi. 902; Spreng., Syst. Veg. III, 403. — f) juin. Zone basse; sables du bord de la mer. Khania, Platania. (Belli, Tourn., Sieb., Raul., Heldr.) ' scopulorum Boiss. Heldr., Diagn. — juin défleuri. Zone des collines; rochers. Palœokastron de Kisamos (Heldr.) (1) Jacea Cretica lutea, foliis cinarae, Moris. , Hist. III, 141 ; Ray, Hist. 529. Jacea Cretica lutea foliis cinerarise, Pluk., Alm. 192. ; Bœrh. Lugd., I, 142. (2) Argentina, Alp., Exot. 117. Jacea Cretica laciniata argentea, flore parvo flavesccnte, Tourn., Cor. 32. Jacobaea Cretica argentea foliis incisis seu argentea P. Alpini, Barr. Icon, 85, pi. 218. Jacea Cretica argentea tenuifolia flore parvo, Juss. Stœbe tenuifolia incana parvo capite Cretica, Barr. Icon. 85, pi. 347. (3) Cyano spinoso di Candia, Pona., Bald. 167, fig. Cyanus Creticus spinosus Pona., Bald. 136; Alp., Exot. 163, pi. 162; Park., Theat. 483 ; Ray, Hist. 325 ; Pluk., Alm. 398; Mant. 61 ; Moris., Hist. S. 7, 23, 2. ( 485 ) * collina L. var. /3 macracanlha DC, — Sibth., Prodr. II, 204.— $ mai, non fleuri. Zones basse, des collines et montueuse supérieure. Meghalo-Kas- tron, Pedhiadha, plaine de Nida du Psiloriti. (Monachini, Heldr.) * Hellenica Boiss., Diagn. — mai. Zone montueuse; rochers. Entre Askyphos et Anopolis. (Raul.) Eryngioides Lamk. — (1) Spreng., Syst. Veg. III, 404. — % Crète? (Alpin. ( Crocodylium L. — Lamk., Dict. I, 677; DC, Prodr. VI, 591. — ® (Lamk.) pumila L. — Spreng., Syst. Veg. III, 402; DC, Prod. VI, 591.— y Crète. (Sieb.) raphanina Sibth., —(2) Sibth., Prodr. II , 205; FI. Gr. X, 2, pi. 917; Spreng., Syst. Veg. III, 402; DC, Prodr. VI, 591. C. nanaSleb., Flora, X, 639. — y avril-mai, C. Zones basse ei des collines; rochers, bords de la mer. Meghalo-Kastron, Strombolo, Karadagh, Kœnourio-Khorio, Spina- longa, Haghios-Joannes de Sitia. (Tourn., Sieb., Heldr.) sphaerocephala L.— C. Zanonii Sebast. Sieb. Avis; Spreng., Syst. Veg. III, 405. — $ (Sieb.) napifolia L.— L., Spec. 1295; Lamk., Dict. I. 672; Willd., Spec. III, 2313; Pers,, Syn. II, 486; Sibth., Prod. Il, 201; FI. Gr. X, 3, pi. 917. — ® (Sibth., Sieb.,) calcitrapa L.— DC, Prod, VI, 597. — (T) (§) mai. Zone basse; champs. Khalepa, Hierapetra. (Sieb., Raul.) * Idaea Boiss. Heldr. — Boiss., Diagn. pi. or, 1 re sér. X, 119; Walp., Ann., H, 937. — mai-juin. Zones basse, des collines et montueuse supérieure; bois. Stylo, Kephala, Anopolis, Aradhena, montagnes de Sphakia et Psi- loriti, de 1000 à 1700 m . (Raul., Heldr.) ApulaL. — C. lyrata Pers. Sieb., Herb. — (ï) Zone basse. Khania. (Sieb.) * solstitialis L. — î) avril. Zone basse; champs. Malia. (Heldr.) JEgialopltila Boiss. Heldr. * Cretica Boiss. Heldr. — Boiss., Diagn. pi. or. 1 re sér. X, 106; Walp., Ann. Cyanus Creticus spinosus Rapifolio Hort Paris. CarduusCreticus Rapifolio, Tourn., Inst. 442. Slœbe spinosa maritima C. Bauh., Pin. 273. Stœbe spinosa Cretica, Moris-, Hist. III, 13») ; Park., Theat. 478, fig. 477. .Tacea spinosa Cretica, Zan., Ist. 105 ; Ray, Hist. 520 ; Bœrh. Lugd. I, 141. Jacea Cretica aculeata incana, Tourn., Inst. 445. (1) Carduus Eryngioides c^pite spinoso, Alp., Exot. 158 ; Ray, Sylloge. '2) Jacea Cretica acaulos eichorii folio, Tourn., Cor. 32 ; Moris., Hist. S. 7, 27, 15, 145. Tome XXIV. 39 ( 486 ) II, 931. Cenlaurea JEgialophila Boiss., Heldr., Herb. — avril-mai. R. Zone basse; sables maritimes, Port de Sitia aubasdePiskokephalo. (Heldr.) l&entropltyilum Neck. lanatum L. [Carthamus) DC. — Carlhamus lanalush., Spec. 1163; Willd., Spec. III, 1707; Sibth., Prod. II, 160; FI. Gr. IX, 34, pi. 841. — (£) mai. C. Zone basse; rochers, champs. Khalepa, Akroteri, Melidhoni. (Sibth., Sieb., Raul. ) Tauricum Fisch. May. — (1)DC, Prodr. VI, 610. Carlhamus Crelicus L., Spec. 1163. Willd., Spec. III, 1708; Pers., Syn. II, 380, Cenlaurea Crelica Spreng., Syst. Veg. III, 408. — (£) Zone des collines. Melidhoni. (Tourn., Sieb.) leucocaulon Sibth. (Carlhamus) DC, — DC, Prodr. VI, 6I0. Carthamus leucocaulos Sieb., Avis. Onobroma leucocaulon. Spreng. Syst. Veg. III, 392. Heracantlia Crelica Link, Enum. II, 304. — (T) Ile Dhia. (Sieb.) * Creticum Boiss— Boiss., Diagn. pi. or, 1 re sér. X, 99; Walp., Ann. II, 939 ; — (D mai. Zone basse; champs. Khalepa. (Raul.) CaaiCBBg L. benedictus L. — Cenlaurea benedicta Sibth., Prodr. II, 201 ; FI. Gr. X, 4, pi. 906. — (T) juin. Zone basse; rochers, Akroteri. (Heldr.) CstrdtaBicelïus A dans. cœruleus L. (Carlhamus) DC, var. a, denlalus — DC, Prodr. VI, 615. Carlhamus cœruleus Sieb., Avis. — sp avril. Zone basse; champs. Kha- lepa, entre Meghalo-Kastron et Gouvès, Aloudha. (Sieb., Raul., Heldr.) Silyfoum Vaill. Marianum L.(Carduus) Geertn. — (2)® juillet août C. Zone basse; chemins» décombres, plaine de Messara, (Belli, Heldr.) Qalactites Moeisch. tomentosa L., (Cenlaurea Galacliles) Mcench. — (3) Cenlaurea Galacliles. L., H. Cliff. 424; Spec. 1300; Sieb., Avis. — (D avril-mai. Zones bas^e et (1) Cnicus Creticus, atraclylidis folio et facie, flore leucopheo seu candidissimo, Tourn., Cor. 53. (2) Aga Cretensium, C Bauh. Ray, Sylloge. Silybum, Carduus albis maculis notatus exoticus, C. Bauh., Pin. 381. Silybum minus Bœticum, Park., Theat. Carduus lacteus peregrinus Camerarii, J. Bauh., Hist. (3) Carduus Creticus non maculatus, caule alato, Tourn., Cor. 51. ( 487 ) montueuse inférieure; lieux stériles, rochers çà et là. Entre Askyphos et Anopolis, Franco-Castello. (Tourn., Sieb., Raul., Heldr.) Tyrimnus Cass. leucographus L. (Carduus) Cass. — (1) Carcluus leucographus Sieb., Avis. — (î) avril. Zone basse et des collines; prairies, rochers. Aradhenu, entre Aloudha et Kritia. (Tourn., Sieb., Raul., Heldr. Onopordon L. elatum Sibth. — (2) Sibth., Prodr. II, 136; FI. Gr. IX, 23, pi. 833, Spreng., Syst. Veg. III, 387; 0. virens. DC., Prodr. VI, 618. — (§) mai. Zone basse; lieux stériles, décombres, Kalyvès, Plaine de Messara, (Belli , Tourn., Sibth., Raul., Heldr.) A.ypioc uy/.wapEç; les capitules ainsi nommés, sont mangés avant la flo- raison comme ceux de l'artichaut. • Illyricum L. — @ mai-juin. Zone basse; champs stériles, bords de la mer. Khania, plaine de Messara (Heldr.) macracanthum Schousb. — (3) Sibth., Prodr. II, 155; FI. Gr. IX, 23, pi. 832) 0. Tauricum Marsch. Poir., Dict. Suppl. IV, 150. — (2) (Tourn., Sibth.. Sieber cite seulement l'O. Grœcum dans son Avis déplantes. Cynara L. Cardunculus L. — L., Spec. 1 159; Willd., Spec. III, 1691; DC, Prodr. VI, 620. C. horridavar. lœvis. Sibth., Prodr. II, 157; FI. Gr. VIII, 24. p. 834. — (g) mai. C. Zone basse; champs pierreux et stériles. Plaine de Messara. (Sibth., Heldr.) Scolymus L. — (4) 5p cultivé fréquemment dans les jardins; subspontané. (Belli, Tourn., Heldr.) Ay/.ivapK (1) Cirsium Creticum altissimum, Cardui lanceolati folio flore albo, Tourn. , Cor. 52. (2) Agavanus Cretensium forte Acanus Theophrasti, Belli, Clus, Pona., Bald. HO; Park., theat. 974., fig. 975 ; Ray, Hist. 314 , Sylloge. Acanus, Carduus latifolius, echinos obsoletae purpurse ferens,C. Bauh., Pin. 580., Carduus Creticus Acanthifolio viridi et glutinoso ilore purpurascente seu albo, Tourn., Cor. 51; Boerh., Lugd. I, 157. (5) Carduus Creticus tomentosus, Acanthifolio flore magno dilutiori, Tourn , Cor. 51. (4) Agrio anzinari Cretensium, Belli, Clus., Exot. 504. Agrio ancinara Cretica Pona, Bald. 108. Cinara sylvestris Cretica, C. Bauh., Pin. 584 ; Park., Theat. 972, fig. 975 ; Ray, Hist. 500; Sylloge; Moris., Hist. S. 7, 55, 6, 158 ; Tourn., Inst. 445. Carduus agriocinara Cretensium, Bclon, Obs. 18 ; j. Bauh., Hist. III, 1, 52. ( 488 ) Sibthorpiana Boiss. Heldr.— (1) Boiss., Dlagn. PI. Or. 1™ sér. X, 94; Walp. Ann., II, 941. C. humilis Siblh., FI. Gr. IX, 25, pi. 835.— avril-mai. R. Zones basse et des collin-es; rochers exposés au soleil, entre Is-ta-Khria et Piskokephalo, Is-lo-Vaï du cap Sidhero. (Tourn., Heldr.) espèce figurée pi. 15. Car du us L. " tenuiflorus Sm. var. pycnocephalus. — (T) avril-mai. Zone basse, décombres Loutro et lie Ghaïdhouronisi. (Heldr.) acanthoides L. — Sibth., Prod. II, 149. — (§) (Sibth.) Pienomon Adans. Acarna L. (Cnicus) Cass. — (1) Cnicus Acarna L., Spec. 1158. — (î) juillet- août G. Zones basse et des collines; champs stériles et chemins, partout. (Belli, Heldr.) Cirsium Tourn. Creticum d'Urv. — (3) DC, Prod. VI, 636. Carduus Creticus, Lamk, Dict. I, 701. — <$ sables maritimes. (Tourn.) eucocephalum Willd. (Cnicus) Spreng. — Spreng., Syst. Veg. III 377.; DC, Prodr. VI, 639. Cnicus leucocephalus Willd., Spec. III, 1668. Carduus leucocephalus Pers., Syn. 11,387. Serralula leucocephala. Poir., Dict. VI, 565. (Sieb.) hypopsilum. Boiss. Heldr., Diagn. — juillet. Zone subalpine nue. Sommi- tés du Theodhori et du Korphi-tou-Kastro de Sphakia, du Psiloriti, de 2000 à 2300". (Raul. Heldr,) Ayàpav. Chamseneuce DC. mutica DC. — (4) DC, Prod. VI, 657. C. Alpini Jaub. Spach, lllust. Or. V, 26, pi. 425. Seriatula Chamœpeuce L., Spec. 1147; Poir., Dict. VI. 565 Cnicus Chœmepeuce Desf. Arb. 280; Slœ/ielina Chamœpeuce Willd. (1) Cinara Cretica acaulos, flore magno flavescente foliis Acanlhi, aculeati, Tourn., Cor. 51. (2) Pienomon Crelae Salonensis, Dalech., Hist. 1456. (3) Cirsium Creticum altissimimi, Cardui lanceolati folio, Tourn., Cor 52. (4) Chamœpitys fruticosa Cretica, Belli. Chamaepeuce Plinii, Anguillara. Chamœpeuce Cretica, Alp., Exot 77. Stœbe capitata, overo Chamsepino fruticoso di Candia, Pona, Bald. 75. Stœbe capilata, rosmarinilolio, Bromoxylia, Pona , Bald. 22, (ig; J. Bauh., Hist . III, î , 30, fig; Ray. Hist, 323 ; Sylloge. ( 480 ) Spec, 111. 4786; Sibth., Prodr. 11,163; FI. Gr. IX, 34, pi. 847. Pers., Syn. Il, 391; 5. Cretica. Sieb., Herb. Pliloslemon mulicum. Cass. Dict. XLIV, 59. Pteronia Chamœpeuce Spreng., Syst. Veg. 111, 440 — ^ mai-juin. Zone des collines; rochers. Palseokastron de Kisamo-Kasteli, basses mon- tagnes de Sphakia, Aradhena , Pharanglii Kordhaliolikon, Spili et Smili à la base du Kedros. (Belli, Tourn., Sieb., Raul., Heldr.) cynaroides Lamk. [Carduus) DC. — (1) DC, Prodr. VI. 659. Carduus cyna- roiaes Lamk., Dict. I, 702. Cirsium cynaroides Spreng., Syst. Veg. III, 372. Cnicus cynaroides Willd. Spec. 111, 1670; Desf. Cor. 46, pi. 35. C. Afer. Sieb., Herb. — Mars-mai. C. Zones des collines et montueuse; collines pierreuses exposées au soleil. Meghalo-Kastron, partout. (Tourn., Sieb., Heldr.) Notobasis Cass. Syriaca L. (Carduus) Cass. — Carduus Syriacus L., H. Cliff. 393; Lamk., Dict. I, 702. Pers., Syn. 11, 389; Cnicus Syriacus Willd., Spec. 111,1683; — (T) avril-mai. CC. Zone basse; champs stériles et chemina. Khania et surtout autour de Meghalo-Kastron, dans la plaine de Messara. (Raul., Heldr.) Lappa To urn. * major L. (Arclium Làppa) Gsertn. — @ juillet. Zone montueuse inférieure, endroits ombragés et près des maisons. Enueakhoria. (Heldr.) Scolymus L. Hispanicus L. — (2) (J) juin-juillet. C. Zone basse; lieux pierreux, che- mins. Khalepa, Loutro. (Belon, Belli, Raul., Heldr.) Slœbe fruticosa Cretica Pinae angustis foliis, Moris., Hist. S. 7, 26, 8, 137. Stœbe fruticosa Cretica, Park., Theat. 478, fig. 477. Jacea fruticans pinifolio, C. Bauh. , Pin. 271 ; Pluk , Alm 190, pi. 94, fig. 3. Jacea Cretica frutescens, Elichrysi folio, flore magno purpurascente, Tourn., Cor. 32, (1) Carduus Creticus foliis lanceolatis splendentibus sublùs incanis, flore purpu- rascente, Tourn., Cor. 31; Boerh., Lugd. I, 137. (2) Ascolimbros, Belon. Obs. 18, Scolymus Theophrasti, Clus., Exot, 153. Scolymus chrysanthemos C. Bauh., Pin. 384. Carduus chrysanthemus, Ger. Emac. 1155, fig. Spina Iutea, J. Bauh , Hist III. 1, 84; fig. Carduus Siculus chrysanthemos procerior caule eduli, Ray, Hist. 258; Sylloge. ? Cnicus sii gularis, Alp , Exot. 175. ( 490 ) maculatus L. — (F) juin. Zone basse; champs. Almyros de Rhethymnon. (Sieb., Raul.) Rliagadiolus Tour*. stellatus L. [Lapsana) Willd. — Lampsana Rliagadiolus L., H. Cliff. 389. Lapsana slellala Sibth., Prodr. II, 144; FI. Gr. IX, 12, pi. 817. — ® mars. Zones basse; des collines et montueuse inférieure; prairies, champs çà et là. Khania, Malaxa, entre Askyphos et Anopolis. (Linné, Sibth., Raul., fleldr,) var. ednlis DC. — avril, prairies maritimes. Loulro. I&oelpinia Pai.l. linearis L. (Lapsana Koclpinia) Pall. — (1) Lapsana Koelpinia L. Sibth., Prodr. II, 145. — G) (Tourn., Sibth.) Hyoseris L, * microcephala Cass. — H. scabra L. Sieb., Avis. — (J) avril-mai. R, Zone basse; sables maritimes, Sitia, etc. (Heldr.) lucida L. — Sieb., Avis. — y (Sieb.) HetBygiuois Tourn. CreticaL. (Hyoseris) Willd.— (2) Willd., Spec., III, 1617; Sibth., Prodr. II, 142 ; FI. Gr. IX, 9, pi. 813; DC, Prodr. VII, 81. Hyoseris Crelica L. Spec. 1139; Scop. Insub. I. 36. pi. 16; Lamk., Dict, III, 160; Pers., Syn. Il, 369; Rchb., Icon. XIX, pi. 1362. Rliagadiolus Creticus AU. — (T) mars- mai. Zones basse et des collines; champs, pâturages et sables maritimes. Khania, Akroteri, Malaxa, (Tourn., Sibth., Raul., Heldr.) tubaeformis Ten. — //. Crelica var. subacautis DC, Prodr. VII, 81. H. Rhagadioloides. Sibth., Prodr. II. I 42 ; Fi. Gr. IX, 8, pl. 812; Spreng., Syst. Veg. III, 670. — (Y) mars. Zone basse; rochers, Kalyvès. (Sibth., Heldr.) polymorpha DC. — DC, Prodr, VII, 81. H. Monspeliensis. Willd.. Sibth., Prodr. II, 142. Hyoseris Hedypnois L. — ® mai. Zone basse; sables maritimes. Ile de Crète, Ile Ghaïdhouronisi. (Sibth., Heldr.) * pendula Balb. (Hyoseris) DC. — ® mai. Zone basse; prairies et bords de la mer. IS'erokourou, Khalepa. (Raul.) (1) Rhagadiolus Creticus minor, capsulis echinatis, Tourn., Cor. 36. Rhagadiolus 1 foliis oblongis dentatus, Vaill , Acad. Par. 1721, 211. (2) Hedypnois Cretica minor annua, Tourn., Cor, 56; Bœrh., Lugd. I, 92. Rhagadioloides 3 minor, foliis disscc lis, calyco hispido, Vaill., Acad. Par. 1721, 202. ( 491 ) Catananclie L. lutea L. — (1)L., Spec. 1142; Lamk., Dicl. II, 226; Willd., Spec. III, 1627, Pers., Syn. 11. 379; DC, Prodr. VII, 83. — ® (Alpin.) Cichorium L. 'Intybus L.— - y, août. C. Zone basse; champs et chemins. Khaniaet partout (Raul., Heldr.) Paîixtov. Les habitants consomment ordinairement en salade cette plante jeune, cuite ou crue, ainsi que d'autres Chicoracées. * Endivia L. var. divaricalum. — (f) avril. Zone basse. Entre Gouvès et Khersonesos, (Heldr.) spinosum L.— (2) L. H. Cliff. 388; Spec. 1U3; Lamk., Dict. I, 733; Willd. SpecJIl, 1629; Pers. Syn. II, 380; Sibth., Prodr. II, 146; FI. Gr. IX, 16. pi. 828; Spreng., Syst. Veg. III, 671 ; DC, Prodr. VII, 840. — (g) avril- mai. C. Zones basse, des collines et montueuse jusqu'à 1700 m ; sables maritimes et pentes des collines et montagnes. Khalepa, Soudha, abon- dant surtout à Askyphos et à Ghaïdhouronisi. (Belli, Tourn., Sibth., Sieb., Raul., Heldr.) SrauvayaStov. Cette herbe jeune et cuite est estimée en salade. Tolpis Aoans. barbata L. {Crépis) Gsertn. — Sibth., Prodr. II, 140; — ® (Sibth.) * quadriaristata Sibth. — (î) (g) avril. Zone basse; lieux exposés au soleil. Entre Khersonesos et Malia. (Heldr.) * altissima Pers. — (Dd) avril-mai C. Zones basse et des collines; champs stériles et collines sèches, prairies, bords de la mer. Khania, Soudha i Akroteri, Aradhena, Loutro, Embaro à la base des montagnes de Lassit,, (Raul., Heldr.) A.yptofivÇtov, la plante jeune est comestible. (1) Stœbe Planiaginis folio, Alp. Exot, pi. 286 ; Park., Theat. -478, fig. 477. (2) Hydriœ spina, Stamnagathi, Radikostivida, Belli, Clus., Exot. 308. Chondrilla genus elegans, caeruleoflore Clus, Hist. I, 45. Cichorium spinosum Creticum, Belli, Pona. Bald., 29, 55; fig. Imp., Istor. 754, fig. 764; C. Bauh., Prod. pi. 62, Park., Theat. 775, fig. 776; J. Bauh, Hist. II, 1013, fig; Ray, Hist. 255; Sylloge; Pluk., Alm, 105; Tourn., 1ns. 479 ; Voy. I, 27, Cichorium spinosum, C. Bauh., Pin. 126; Ger,, emac. 283, fig; Moris., Hist. S, 7, 1, 3 , Bœrh., Lugd. I, 91. Gihorium 9 aculeatum Vaill., Acad. Par 1721, 218. ( 492 ) Hypocliœris G.ertn Neapolitana Ten. — H. dimorpha Ten. Sieb., Avis. — y: mai. Zone basse, champs, prairies, Nerokourou (Sieb., Raul.) radicata L. — L., H. Cliff. 385. — (§) (Linné). Ittetabasis DC. ^Ithnensis L. (Seriola) DC. ® — mars-mai. Zones basse des collines et montueuse inférieure; lieux arides et murailles. Khania, Akroteri, Ma- laxa, entre Askyphos et Anopolis. Is-to-Vaï du cap Sidhero, etc. (Sieb., Raul., Heldr.) Cretensis L. {Seriola) DC. — Var. « urens DC, Prodr. VII, 307. Seriola Crelensis L., Spec. 4139; Willd., Spec. 111, -1619; Pers., Syn. II, 378 Poir., Dict. VII, 121 ; Spreng., Syst. Veg. III, 661 ; DC, Prodr. VII, 95 Fabera hispida, F. Crelensis Sch. Bip. —

5. laceras Willd. Sieb., Avis. — (£)(§) (Sibth., Sieb., Heldr.) * ciliatus Lamk. — ® août. Zone basse; cultures. Autour de Khania. (Heldr. maritimus L. — Sibth., Prodr. H, 425. — # (Sibth.) Hieracium L. murorum L. var. — ç juillet. RR. Zone subalpine nue; rochers. Sommités d'Hellinoseli, Stravopodhia, Haghion-Pnevma de Sphakia, de 2,000 à 2,300». (Sieb., Heldr.) ( 497 ) ciliatum Willd. — (1) Poir., Dibt.Suppl.il, 563; Sprerig., Syst. Veg. III, CSG Monn., Hierac. 65; DC, Prodr. VII, 213. — y (Tourn.) Friwaldii Rchb. — Rchb., Icon. XIX. pi. 1557. — Montagnes de Sphakia . (Frivaldszky). versutum Gris. — Rchb., Icon. XIX, pi. 1559. Montagnes de Sphakia. (Frivaldszky.) N. C'est sans doute à l'une de ces deux dernières espèces qu'il faut rapporier le Hieracium nudicaule. Sieb., Avis. — septembre. Zone subalpine nue, Theodhori de Sphakia. (Sieb.) (I) Hieracium Creticum allissimum liirsutum, Dentis leonis folio, levitor dentato, Tourn., Cor. 33. Achyrophorus 6 liirsutus, Vaill , Acad. Par. 172, 213. Espèces indéterminées. (1) Calochierni, Carduus Crelensibus, Belli, Clus., Exol. 511 ; J. Bauh., Hist. III, 1, 83 ; Ray, Hist.504 ; Sylloge. Atractyli et Cnico sylvestri similis, C. Bauh. (1) Atractylis, Belon, Obs 18; Ger., emac. 1 170, fig. 1 172. Atractylis vera, flore luteo,J. Bauh., Hist. III, 1,83, fig. (1) Cnicus aller Creticus, Park , Theal 260, ûg ; Ray, Hist. 304 ; Sylloge. (I)Cyanus lanuginosus spinosus Creticus, Porta', Bald. Cyanus tomentosus, Alp., Exot; Ray, Sylloge. Atractylis purpurea Cretica lanuginosa, C. Bauh., Pin. 379. Garduus spinosissimus Creticus, Turre. Hort. Fatav. Carduo-Cnicus tomentosus Creticus, Pluk., Alm. 82. (I) Scabiosa Cretica Clus. Jacea squammata Cretica, J. Bauh., Hist, III. 1. 51. Jacea Cretica, Clus , Exot. 6; Park., Theal. 470; Ray, Hist. 528; Sylloge. Jacea squammata capite terlia Cretica, Clus. Jacea laciniata squammata, C. Bauh., Pin. 271 ; Tourn., Inst. 445. (l) Jacea Cretica saxatilis glastifolia, flore purpurascente, Tourn., Cor. 31. (1) Carduus incanus Creticus, flore luteo purpureo, Tourn., Inst. 441. Jacea incana Cretica, flore luteo medio purpureo, squamis in molliores spina abeuntibus, Herm., Hort. Lugd : Ray, Sylloge; Pluk., Alm. 192. (I) Scorzonera Cretica Wheleri folia fistulosa Asphodeli, Ray, Hist. 230. (I) Hieracium perfoliatum singulare Creticum, Turr., Hort. Patav; Plnk. Alm, 184. Hieracium parvum Creticum, Clus., Exot. 260; Ger ,Emac. 302, fig. 505; Park., Theat. 791, fig. 791 ; Ray. Hist. 230; Sylloge. Hieracio picciolo di Candia, Pona. Bald. 58. Hieracium intybaceum floribus ex purpuro rubenlis, Zan., lst. 126,89. Hieracium minor flore ex albo carneo, C. Bauh., Pin. 27 ; Tourn., Inst. 470. ( 498 ) Espèces indéterminées Sieber cite dans son Avis de plantes les Cenlauréa sumorpha, Tolpis Crelica, et Hi/pochœris acaulis qui sont restés inconnus. Il en est de même pour l'espèce suivante : Leontodon dœdaleum Sieb., Flora, IX, 243. Zone des collines; prés mon- tagneux. Almyros de Rhethymnon. Fam. LVI1. — LOBELIACE.E. Laurentia Neck. tenella Biv. (Lobclia) DC — (1) DC, Prod. VII, 410. Lobelia minulaL. Lamk., Dict. III. 587. L. Laurenlia Willd., Spec. 947; Pers., Syn. I, 214. L. CnHica Juss. Herb. /.. selacea Sibth., Prod. 1, 145; FI. Gr. III, 16, pl. 221. L. lenellahiv. Rœm., Sch., Syst. Veg. V. 59. — y Avril-aoûl, CG. Zone basse; sols argileux récemment inondés, lieux humides, abon- dants en sources et ombragés, fontaines; en touffes. Khania, Ipos, Malaxa, Almyros, Rhodhakino, Franco- Castello, Embaro, Hierapetra, ïurtuli, (Tourn., Sieb., Raul., Heldr.) Fam. LVIII. — CAMPANULACE/E. Petromarnla Pers. pinnata L. [Phyleuma). DC. —(2) DC, Camp. 209; Prod. VII, 456; Spach, Plian. IX, 566; Jaub. Spach, III. <>r. V t , 21, pl. 420. Phyleuma pin?iaiumL., Spec. 2,2; Lamk. lllust. IL 68. Willd.*, Spec. I, 925; Pers., Syn. 1, 194; Poir., Dict. VI, 75; Sibth., Prodr. I, 144; FI. Gr. III, 15, pl. 220; Spreng., (1) Rapuntium Creticum minimum Bellidis folio, flore maculato, Tourn. , Cor. 9. (2) Petromarnla, Clus. Hist. 99. Petromarula di Candia overo Laclnca pelraea Cretica, Belli, Pona, Bald. 58, 96, Petromarula Cretica sive Rapuneulus Creticus, Park., Theat. 648, lig. 649. Petromarula, Rapunculum Creticum Imperali valerianae foliis, Barr , lcon. Il, pl. 1154. Rapuncolo Cretico. Imp , Ist. 754, lig. 765. Rapuneulus Creticus incolis Petromarula, Imp., Hist. 882; J. Bauh., Hist. II, 811, lig. Rapuneulus Creticus, seu Pyramidalis altéra, C. Bauh.» Pin. 95; Ray, Hist. 737 Sylloge; Moris., Hist. S. 5, 1,8; Tourn., Inst. 115. Rapuneulus Creticus Petromarula flore albo, Tourn., Cor. 4. Rapuneulus galcalus Creticus, Pluk , Pbyt. 316. ( 499 ) Syst. Veg. I, 725; Rœm. Sch., Syst. Veg. V, S6. — % Avril-juin, Zones basse et des collines; rochers maritimes et autres; ça et là. Palœo- kastron de Kisamqs, Theriso, fortifications de kliania, Almyros, Spili, Voriza, île Duia, au-dessus de Kxitsa, Malès, Stravodlioxaré, (Belli, Tourn., Sibth., Sieb., Raul., Heldr.) Hsrpoaapo'jliBo:. Tlizpo'j.cf.pvla. Les jeunes feuilles crues et cuites sont mangées en salade. Phytramia L. Jacquini Sieb — Sieb., Reise, H, 316, pi. 6. Campanula Jacquini. DC, Camp. 251; Prod. Vil, 466. — y: Juillet. Zone montueuse supérieure; rochers. Montagnes de Sphakia, sur le rocher dit Muraille de Tournefort; au-dessus d'Anoïa, à 1500 m (Sieb.) t'ampanula L. corymbosa Desf. — (1) Desf.. Cor. 40, pi. 30; Poil*., Dict. Suppl. Il, 64; Spreng., Syst. Veg. 1,734; Rœm. Sch., Syst. Veg. V, 1 40; DC, Camp. 223; Prod. Vil, 459. — avril-mai. Zones basse et des collines; lieux ombragés. Raenourio-lvliorio, Au-dessus de Kritsa, bord du Sklavotia près Piskoke- phalo. (Tourn., RauL, îkldr.) tubulosa Lamk.— (2)Lamk., Dict. 1,588; lllust. 11, 61; Desf., Cor. 42, pi. 32; Spreng., Syst. Veg. 1, 733; Rœm. Sch., Syst. Veg. V, 141; DC, Camp. 222; Prod. VU, 459. — mai. Zone montueuse inférieure. Entre Askyphos et Anopolis. (Tourn., Sieb.) pelviformisLamk.— (3) Laml.., Dict. I, 586; 111. 11, 61 ; Pers., Syn. I, 191 , Desf.. Cor. 41. pi. 31; Spreng., Syst. Veg. I, 733; Rœm. Sch., Syst. Veg, V, 1 40 ; DC, Camp. 233 ; Prodr. VII, 459. — Zone des collines. Karadagh. (Tourn., Sieb.) Var. p micrantha. saxatilis L.— (4) L., Spec. 237; Lamk., lllust. II, 61; Willd., Spec. I, 910; Sibth., Prod. 1, 139; Spreng., Syst. Veg. I, 733; Rœm. Sch., Syst. Veg. V, 143; DC, Prod. VU, 461; Jaub. Spach, III. or. IV, 136, pi. 292. — % Zone basse; Rochers maritimes de la côte septentrionale. (Tourn., Sibth.) (1) Campanula Crelica foliis longioribus incisis flore magno, Tourn., Cor. 5. (2) Campanula Cretica caulibus supinis foliis incisis flore oblongo, Tourn., Cor. 3. (5) Campanula Cretica caulibus supinis flore maximo pelviformi, Tourn., Cor 3. (4) Tiachelium saxatile Bellidis folio, cœruleo flore Creticum, Bocc. Mus. 76, pi. 64; Barrel. Icon 9, pi. 813. ( 500 ) mollis L. — (1) DC, Camp. 238; Prod. VII, 463. — % (Tourn.) pauciflora Desf. — (2) Desl - ., Cor. 36, pi. 25; Poir., Dict. Suppl. Il, 58; Spreng., Syst. Veg. I, 726; Rœm. Sch., Syst. Veg. V, 100; DC, Camp. 273; Prodr. VII, 470. — Taillis des montagnes. (Tourn., Sieb.) trichocalycina Ten. — DC, Camp. 276; Prod. VII, 470 ; Spreng., Syst. Veg. I, 727. — % Montagnes de Sphakia. (Sieb.) Erinus L. — DC, Camp. 295. — ® mars. Zone basse; murs, lieux arides. Khania, Rhelhymnon. (Sieb., Heldr.) ' Spruneri ll.impe. — Avril. CC- Zone des collines; haies. Kœnourio-Khorio et toute l'éparkhie de Sitia, (Heldr ) Specularia IIeist. pentagonia L. [Campanula] DC. — (3) DC, Camp. 344; Rchb., Icon, XIX, non figuré. Campanula pentagonia Desf. Poir., Dict. Suppl. Il, 54. — ff)avril- mai. Zones basse, des collines et montueuse inférieure; champs arides près de la mer, rochers. Khania, Malaxa, entre Askyphos et Anopolis, Komitadhès. (Tourn., Raul., Heldr.) * Spéculum L. (Campanula) DC. — var. calycina DC. — (î) mai. Zones basse et montueuse inférieure; champs. Khalepa, entre Askyphos et Anopolis. (Raul., Monachini.) * hybrida L. (Campanula) DC. — ® 27 mai. RR. Zone montueuse boisée, inférieure et supérieure. Entre Askyphos et Anopolis. Psiloriti, ù 1500 m . (Raul., Heldr.) Aricnopliora Fisch. lilifolia L. (Campanula) DC. — DC. , Camp. 358, pi. 4 , f. A. — % hautes montagnes couvertes de neige. (Sibth.) Plante incertaine pour M. Boissier. Symphyandra AI. DC. Cretica DC. — DC, Camp. 366, pi. 8; Prod. Vil, 494. Campanula nulans Sieb., Herb.; Spreng., Syst. Veg. I, 727. — ^ Juillet C. Zones des collines et boisée inférieure. Murailles dans les châtaigneraies, rochers. Enneakhoria, gorge de Haghia-Roumeli , au-dessus de Samaria, Aradhena. (Sieb., Heldr.) (1) Campanula Cretica saxatilis Bellidis folio, magno flore, Tourn. , Inst. 111 ( Vel. Mus. }'. (2) Campanula Cretica folio subrotundo, flore parvo, Tourn., Cor. 5. (5) Campanula Cretica arvensis flore maximo , Tourn., Cor. 5. ( 501 ) Fam. LIX. — ERICACE.E. irbutus Tourn. Dnedo L. — (1) ïj septembre, fruits; peu commun. Zones basse et des collines, taillis. Enneakhoria , Roumata, Skenès, Akroteri, près Haghia-Triadha , Tripodho. (Belon, Tourn., Sieb., Raul., Heldr.) Kovfj.cepKX. Sieberi Klotzsch. — (2)Nyman.Bicorn. 10. A. Andrachne L. Veill., N. Duh. I, 76. pi. 22; Sieb., Avis. A. integrifolia Lamk., Dict. î, 227; Pers., Syn. 1, 482; Veill., N, Duh. I, 79; Desf., Arb. 1, 259; Sieb. Avis, j, Zone des collines et montueuse inférieure. Dhamasta, entre Arkadhi et Asomatos, montagnes de Sphakia? (Belon, Belli, Tourn., Sieb.) Erica L. verticillata Forsk. — E. manipuliflora Sallsb. Sibth., Prodr. 1, 257; FI. Gr. IV, 46, pi. 352. E, medilerranea Sieb. Avis. E. vagans L. DC. , Prod. VII, 667. î) avril-juin CG. Zones basse et des collines. Enneakhoria. Roumata, Theriso, etc., etc. (Sieb., Raul.) ârborea L. — ï> avril-juin. CC. Zones basse et des collines. Broussailles et taillis exposés au soleil. Enneakhoria, Roumata, Perivolia, entre Haghios- Joannès-o-Kaïmenos et Rhoustika, Toplou. (Sieb., Raul., Heldr. ) Ces deux espèces, ordinairement mêlées ensemble, forment le fond de la végétation des terrains humides primitifs et argilo-sableux diluviens. Ptxta. Ainsi que l'espèce précédente. (1) Arbousier, Belon. Obs. 16. Arbutus, Matth. Ger., Emac. 1496 flg; Park., Theat. 1489, fig, 1490. Arbutus folio serrato, C. Bauh., Pin. 460. (2) Andrachne, Belon. Obs. 16. Andrachne Theophrasti. Clus., Hist. 48; Ger., Emac. 1602, fig; Park., Theat, 1490, fig; J. Baub., Hist. T, 1, 87, fig; Ray, Hist. 1577; Sylloge. Arbutus folio non serrato, C. Bauh., Pin. 46; Tourn., Cor. 41. Voy. I, 84. Tome XXIV 41 ( 502 ) DICOTYLEDONES COROLLIFLOR^E. Fam. LX. — PRIMULACE^E. Primula L. * grandiflora Lamk. — 9? mai-juin. Zone des collines; près des sources ombragées des châtaigneraies. Enneakhoria. [lïelcir.) Cyclamen Tourn. hederaefolium Willd. var. 8 Grœcum. Heldr. Sart. — (1) G. Grœcum Link, C. Persicum Sieb., Flora X, 639. — 2S automne. — Zone des collines; rochers, Apokorona, Arkadhi, Theriso, Malaxa. (Sieb., Raul.. Monachini, Heldr.) * repandum Sibih. — %p mars. Zones basse et des collines; buissons Port Soudha entre Touzla et Ralyvès, gorges de Mourniès, de Malaxa. (Heldr.) Europœum L. — Sibth., Prod. I, 127, y Septembre. Zone des collines; montagnes ombragées. Tripodho, D'après M. Boissier ce serait plutôt le C. Coum. L. (Sibth., Sieb.) fjysimachia L. anagalloides Sibth.— (2) Sibth., Prodr, 1. 1 30: FI. Gr. II, 74, pi. 490; Spreng., Syst. Veg.I. 572; Rœm. Sch., Syst Veg. IV, 127. — y Avril-juin. RR. Zones des collines, montueuse supérieure et subalpine nue; dans les bruyères, entre les pierres. Entre Haghios Joannés-o-Kaïmenos et Rhoustika , au-dessus d'Askyphos, Hellinoseli , Theodhori de Sphakia, Aphendi-Kavousi. (Tourn.. Sieb., Heldr.) AsterolinaBBBi Link. Hoffm. Linum-stellatum L. (Lysimachia) Link. Hoffm. — (î) avril-mai. R. Zone moniueuse inférieure; bois de pins. Cap. Melaka, au-dessus d'Anopolis, Aphendi-Kav«)usi. (Sieb., Raul., Heldr.) «9ira§eSiia Rchb. tenella L. (Lysimachia) Rchb. — Anagallis lenella. Sibth., Prod. I. 431. — (î) Mai-juillet. C. Zones basse et des collines; lieux marécageux au milieu des herbes et des sources. Enneakhoria, Platania, Aphendi-Kavousi au- dessus de Loukia. (Sibth., Sieb., Raul., "Heldr.) ;i) Cyclamen, Clus., Hisl. 2t»3. |1) Anagallis Cretiea vulgari simillima flore luleo, Tourn , Cor. 7 ( 503 ) Anagallig Tourn. * arvensis L. var « phœnicea. — (D mars-mai. R. Zone basse. (Raul., Heldr.) var. p cœrulea Schreb. (T) mars-avril. C. champs, lieux stériles, entre les cistes. (Heldr.) Samoïaas L. Valerandi L. — Sibth., Prod. 1,4 47.— if avril-juin. C. Zones basse, des collines et montueuse; sol argileux humide, prés marécageux, sources et ruisseaux. Enneakhoria, Franco-Castello, Aphendi-Kavousi, (Sibth., •sieb., Raul., Heldr.) Fam. LXI. — STYRACEiE. Styrax Tourn. officinale. L. — (1)L., H. Cliff. 187. Sibth., Prod. I, 275; FI. Gr. IV, 68, pi. 375. — î) avril-mai C. Zones basse et des collines; taillis au bord des torrents et ruisseaux. Platania, Roumata, gorges au-dessous d'Askyphos, Rhethymnon, entre Rhoustikaet Dhramia, Vrisinas, entre Perama et Dha- masta, île Dhia (Sibth., Sieb. , Raul., Heldr.) A.ypi07.v§oma Fam. LXII. — OLEACEiE. Olea Tourn. Europœa L., var. a Oleaster DC. — ï> Avril C. Zones basse, des coltines et montueuse inférieure; rochers et taillis de la zone toujours verte (Tourn., Sieb., Raul., Heldr.) AypceXaia Var. /3 saliva. (2) Cultivé partout jusqu'à 1 000™ d'altitude: très-grands ar- bres, surtout à Melidhoni et à Platanos, dans la plaine de Messara. Ejecta Phillyrea Tourn. média L. — Sibth., Prod.f, 3. — j, mai C. Zones des collines et montueuse inférieure; lieux montueux raboteux. Entre Prosnero et Askyphos. (Sibth., Sieb., Raul.) latifolia L. — Sibth., Prod. I, 2; FI. Gr. 1,2, pi. 2. — ï> mai C. Zone des collines. Cap. Meleka (Sibth., Sieb.) (1) Styrax, arbor, Helon, Obs. 16. Ger., Emac. 1526, fig. (2) Olea saliva, Ger. Emac. 1592, fig. ( 504 ) Fam. LXI1I. — APOCYNE/E. Vine» L. * major L. — if avril. Zone basse; lieux ombragés. Au pied du Karadagh, près Meghalo-Kastron (Heldr. ) IVerium L. Oleander L. — (1) L. , H. Cliff. 76. ï) mai-juin C. Zones basse et des collines; partout au bord des ruisseaux et torrents ( Sieb., Raul., Held. ) Var. albiflorum B. Près Kisamo-Kasteli (Heldr. j Periploca. GrsecaL. — Desf. Arb. I, 199. — j, (Desfont.) Fam. LXIV. — ASCLEPIADË.-E. MarsiBenia R. Br. erecta L. (Cynanchum) R. Br. — Cynanchum ereclum L., C. aculum L., Sieb. Avis. — ï) Mai-juillet C. Zones basseet des collines: lieuxombragés et gorges des bois, Kladlso, Platania, Haghios-Pavlos , Haghios-Nikolaos au-dessus de Samaria, Theriso (Sieb., Raul., Heldr.) Vincetoxlcum Moench. canescens Willd. [Cynanchum) DG. — (2) DC, Prodr. VIII, 523. V. luteum Sieb. Avis. Cynanchum luteum Spreng., Syst. Veg. I, 852. — y; Base des montagnes de Lassiti (Sieb.) Fam. LXV. — GENTIANEzE. Erythrasea Renealm. * ramosissima Pers. — (î) août. Zone basse : rochers, prairies. Embouchure du Kladiso, Nerokourou , Soudha, Malaxa (Raul. Heldr.) virescens Willd. Mss. — (3) Rœm. Sch., Syst. Veg-, IV, 787. Centaurium minus Sieb, Reise, 297. — y Juin. Kritsa (Sieb.) (1) Nerion floribus rubescentibus sive albis, Belon, Obs. 17; C. Bauh, Pin. 464. Nerium sive Rhododendron flore rubro etalbo, J. Bauh., Hist. II, 140. Nerium sive Oleander. Ray, Hist. 1767. (2) Asclepias Cretica, Clus. Hist. 255. app. 7; Park., Theatr. 388; J. Bauh ,Hist. II, 4 40; Ray, Hist. 1090 Sylloge ; Asclepias siliqua bifido mucrone, C. Bauh., Pin. 303; Tourn., Cor. 2. (3) Centaurium minus Creticum flore oblongo e viridi flavescenle, Tourn., Cor. 5. ( 505 ) Gentaurium L. ( Gênlïanw) Pers. — Chironia Cenlaurium Sieb. Avis. — ® avril-mai. Zones basse et des collines; collines sèches, Roumata , Kha- nia, Messara (Sieb., Raul.. Heldr.) Piyo/oprov . ' grandiflora Biv. Guss. FI. Sic. — @ mai -juin. Zones basses et des collines; pelouses. Enneakhoria, entre Kaslelliana et Pyrgos de Messara, Potamiès (Heldr.) Var. Floribus albidis R. Enneakhoria. * latifolia Sm., var. p lenuiflora Gris. — (î) Avril-mai C. Zone basse; lieux secs. Messara, Piskokephalo (Heldr.) spicata L. (Genliana) Pers. — (p (§) Sieb., Avis (Sieb.) maritima L. {Genliana) Pers. — Chironia marilima Sieb., Avis. — (î) avril. Zones basse et des collines; prairies, bord de la mer. Nerokourou, Soudha, Franco-Castello, Melidhoni, entre Rhoukaka et Is-ta-Khria (Sieb., Raul., Heldr.) Chlora L. perfoliata L. (Genliana) Willd. — (î) avril-mai. Zones basses et des collines; lieux humides, prés maritimes, Soudha, Ipos, Akroteri, cap Meleka , entre Franco-Castello et Rhodhakino ( Sieb., Raul., Heldr. ) Fam. LXV1 — SESAMACE/E. SesaBiiiam. L. ludicum L., var. subindivisumDC. — (1) S. Orientale L. Sieb., Avis. — (î) février-juillet. Zone basse; cultivé rarement dans des champs très-fertiles, Akroteri, Babali-khan (Sieb., Heldr.) Fam. LXVII. — CONVOLVULACE/E. Coiivolviafiass L. sericeus Burm. — DC, Prod. IX, 400; C. lanalus Vahl. Sibth., prod, I, 136 Fl.Gr, III. 1, pi. 202; Roem. Sch., Syst. Veg. IV, 292; C. salviœfolius. Sieb. , Mss.; Spreng., Sysi. Veg. 1,611. — fy collines sèches, (Sibth., Sieb.) (i) Sesamum verum , Dalech-, Hist. 485; Ray, Hist. 1527. ( 506 ) oleaefolius Desr. — (1) C.Cneorum L.,Spec. 224; Willd., Spec. I, 1868; Desf., Arbr, I, 181; Lois., iV Duh. VI, 57 pi. 18; Hœm. Sch., Syst. Veg. IV, 294. C. argenteus, Lamk., Dict. III. 552; Illust. I, 455. C. Tourneforlii. Sieb., Isis, 1823, 457. C. linearis Curt., Bot. mag, 289; Spreng., Syst. Veg. I, 611. — ï) Mai. Zone des collines. Rochers du Cap Meleka. (Belli, Tourn., Sieb., Raul.) ' Cantabrica L. — 2f avril-mai. C. Zones basse et des collines; parmi les rochers. (Heldr.) lineatus L. — L., H. Cliff. 68. — q (Linné.) Dorycnium L. — (2) Sibth., Prodr. I. 130; FI. Gr. 111, 1, pi, 201. Rœm. Sch., Syst. Veg. IV, 298; DC, Prodr. IX, 403. — i, Juillet. Zones basse et des collines; lieux arides, champs. Khania, Souia, Haghia-Roumeli. entre Alikampos et Askyphos, Rhethymnon, Hierapetra. (Belli, Tourn., Sibth., Sieb., Raul.. Heldr.) * arvensis L. — 2f avril-mai. Zones basse et montueuse supérieure; champs maritimes. Khania, entre Meghalo-Kastron et Gouvès, Omalos de Sphakia (Raul., Heldr.) var. linearifolius. — Juillet, fossés humides. Khania, Nerokourou. Siculus L. — Sibtb., Prodr. I, 134; FI. Gr. II, 79, pi. 196; Rœm. Sch., Syst Veg. IV, 283. — (D lieux ombragés. (Sibth.) Italicus Rœm. Sch. — C. hirsulus Ten. Sieb., Avis. C. allhœoides y hirsulus. Choisy. — % avril. Zone basse; pâturages. Khalepa, Loutro, etc. (Sieb., Heldr.) (1) Dorycnio d'Alcuni overo Conuoluolo retto di Candia, Pona, Bald. 135. Dorycnium, Alp., Exot. 73, fig. 74, Dorycnium Creticum Alpiui, Park., Theat. 560, fig. 361 Cneoron album folio oleae argenteo molli, C. Bauh., Pin. 465. Convolvulus major erectus Crelicus argenteus, Pluk., Phyt, 117; Breyn., Cent. II, 56. Convolvulus reclus odoratus Ponse major rectus Crelicus argenteus, Ray, Hist. 750 ; Sylloge. Convolvulus Crelicus reclus seu Dorycnium quorundam, Moris., Hist. S. 1, 3, 1, tonvolvulus argenteus anguslifolius umbellatus, partim erectus partim supinus Tourn., Cor. 1. (2) Helxine cissampeios ramosa Cretica, Pona, Bald., 16 ; Park,, Theat. 172. Convolvulus ramosus incanus foliis pilosells, C Bauh., Pin. 294-; Ray, Hist. 730; Sylloge ; Pluk. , Phyt. 116; Tourn., lnst. 8i ; Boerh, Lugd. I, 247. ( 507 ) tenuissimus Siblh. — Sibth., Prodr. I, 434; FI. Gr. II, 79. pi. 195 ; Rœm. Sch., Syst. Veg. IV, 267. C. aUhœoides fi pedatus. Choisy. — y avril- mai. Zone des collines; coteaux et rochers. Entre Rhodhakino et Selia; ailleurs, çà et là. (Sibth., Sieb., Heldr.) Calystegia R. Rr. * sylvatica Choisy. — op. avril. Zones basse et des collines; haies. Haghia, au- dessus de Platania, Keenourio-Khorio (Monacliini, Heldr.) * sepium L. (Convolvulits) R. Br. — # juin. Zone basse; champs et prairies. Platania (Raul.) Cressa L. CreticaL. — (1)L., Spec. 325; Lamk., Dict. II, 181; Willd., Spec.1, 1320; Pers. Syn. 1,288; Spreng., Syst. Veg. I, 863; Rœm. Sch., Syst. Veg. VI, 205' — y Zone basse; lieux maritimes. Hierapetra (Belli, Tosrn., Sieb.) Cliscuta Tourn 7 . minorC. Bauh., Choisy — (2) Choisy, Soc. Genev. IX, 270. C. epilhymum Sibth. C.Palœstina Boiss. Engelm., Cusc. 18 (467). — Mars. Zone des collines; rochers. Akroiori, Malaxa (Heldr.) erecta Sibth.— (1) Sibth. Prod. I, 121; FI. Gr. II, 62, pi. 473; Spreng., Syst. Veg. I, 548; Roem. Sch., Syst. Veg. IV, 60; Lehm., Asper. 363; 0. ci- nerea Sieb., Herb. Lehm. 0. montana, DC, Prodr. X, 58. — y avril- mai. Zones basse, des collines et subalpine nue; champs, rochers. Entrée de la gorge de Haghia-Roumeli, près de la mer. (6 avril) Cap Meleka , Ma- laxa, Psiloriti, à 2000" (Tourn., Sibth., Sieb., Raul., Heldr.) stellulata W.Kit. —Roem. Sch., Syst. Veg. IV, 748; Boiss., Diag. pi. or. XI. Ml.— 0. montana Sibth.; Prodr. 1, 4 21; Lehm. Asper. 364; Rœm. Sch., Syst. Veg. IV, 58. — y (Sibth., Sieb.) echioides. — Sieb. Avis. Herb. — $ cap Meleka (Sieb.) simplicissima L. — (2) Willd., Spec. I, 773. — % (Tourn.). Iiitliospermnm Tourn. Sibthorpianum Griseb.— (3) (T) mars G. Zone basse; champs. Khania , etc., (Dalech., Heldr.) * incrassatum Guss. — (î) avril-mai. Zone subalpine nue; rochers au-dessus d'Askyphos, Theodhori et Mavri de Sphakia, Psiloriti, Lazarode Lassiti , 1,500 à 2,000" (Raul., Heldr.) Apulum Vahl. — (D avril-mai. Zones basse et des collines; lieux arides, champs. Khania, Akroteri, cap Meleka, Malaxa, Franco-Castello (Sieb., Raul., Heldr.) hispidulum Sibth. — ^ Avril. Zone basse; lieux pierreux. Entre Haghios- Pavlos et Haghia-Roumeli (Heldr. ) tlkanna Tausch. ' Sieberi DC. — % mars-mai. Zones basse et des collines; sables. Haghia- Triadha; bord de la mer à Franco-Castello; bois de pins exposés au soleil à Malès, sur la pente mérid. des montagnes de Lassiti (Heldr.) (1) Symphytum Creticum Echiifolio, angustiore longissimis villis horrido , flore croceo , Tourn., Cor. 6. (2) Echiura Creiicum nigrum flore eleganli Alp. , Exol, 129;Park., Theatr. 415 fig. ; Ray, Hist. 500 ; Sylloge. o) LiluospemiunisiveMiliuiii Soiis laudatissiûium iu Cretà, Dalech., Hist. 1176 ûg., J Bauh , Hist, III, 2, 590, fig. ( 512 ) tinctoria L. [Anchusa) Tausch. — Anchusa lincloria Sieb., Herb. Lycopsls Orienlalis Sieb., Flora X, 639. — Sf avril. Zone basse; lieux arides, çà et là. Cap Meleka , Franco-Caslello, Meghalo-Kastron (Sieb., Heldr.) Myosotis Dillen. " Idœa Boiss. Heldr. — Boiss., Diagn. pi. or. 1 re sér. XI, 121 . Walp., Ann. III, 4 38. — fî) mai-juin. Zones monlueuse inférieure et subalpine nue; dans les pierres. Entre Askyphos et Anopolis, Psiloriti, Lazaro de Lassiti, de 1,700 à 2,000* (Raul., Heldr.) * Cretica Boiss. Heldr. — Boiss., Diagn. pi. or. XI, 121. Walp., Ann. III, 138. — (D mai-juin. Zone subalpine nue; pâturages. Volakia de Sphakia, Psi- loriti , avec le précédent (Raul., Heldr.) * hispida, var. gratidiflora Boiss. Heldr. — Boiss., Diagn. pi. or. 1" sér. XI, 423. Walp., Ann. III, 139. — (ï) Mars C. Zone basse; champs, sous les oliviers. Platania, Khania, Mouraiès, Nerokourou, Touzla (Heldr.) Cynoglossum Tourn. pictumAit.— (1) Vahl., Symb. II, 34; Poir., Dict. suppl. II. 431; Rœm. Sch., Syst. Veg. IV, 76. C. Crelicum Villars. — (§) mars-mai. Zones basse et des collines; fossés humides, décombres, rochers. Khania, Touzla, Akroteri, Theriso (Belli, Tourn., Sieb., Raul., Heldr.) " Columnaa Ten. — (§) mars. Zone basse ; bords des champs. Khania, Kha- lepa, etc. (Heldr.) cheirifolium L. — (2) L , Spec. 193; Lamk., Dict. II, 238; Wiljd., Spec. 1,762; Pers. , Syn. I, 160. C. Crelicum Lehm. , Asper. 155. — (g) décembre. Skloka (Belli, Tourn., Sieb.) * Sphakioticum Boiss. Heldr. — Boiss., Diagn. pi. or. 1« s ér. XI, 125; Walp., Ann. III, 141. — % mai-juin RR. Zone subalpine nue. Hauts sommets des Stravopodhia, Mavri et Theodhori de Sphakia, à 2.300 m (Raul., Heldr.) Espèce figurée pi. 16. (1) Cynoglossum Crelicum secundum, Clus., Hist. 162; Ger., Emac. 805, fig. 804; Park.. Theatr. 515, fig. ; J. Bauh. , Hist. III , 2 , 601 , fig.; Ray, Hisi. 491 ; Sylloge. Cynoglossum Creticum latifolium fœtidum , C. Bauh., Pin. 257; Pluk., Phyt. 126; Moris., Hist. S. H, 30, 4; Tourn., Inst. 140. (2) Cynoglossum Creticum primum , Clus., Hist. II, 161; Ger., Emac 805, fig. 804; J. Bauh., Hist. III, % 600, fig.; L., H. Cliff. 47. Cynoglossum parvum cinereum Creticum , Camer. Cynoglossum Crelicum angustifolium, Park., Theatr. 514; Ray. , Sylloge. Cynoglossum Creticum argenteo angustofolio, C. Bauh , Pin. 257; J. Bauh., III, 600; Pluk., Phyt. 126; Moris , Hist. S. 11,30,6; Tourn., Inst 140; Boerh. ; Lugd. I, 192. ( 513 ) Para car y uni Al. DC. myosotoides La Bill. [Cynoglossum) Boiss. — Boiss., Diagn. pi. or. 2 e sér. XI, 130. P- Sibthorpianum Boiss. Heldr., Herb. Cynoglossum myosotoides La Bill. Sibth. , Prodr. I, 118; Spreng. , Syst. Veg. I, 567. Omphalodes myosotoides Schrank. Lehm., Asper. 188; DC, Prodr. X, 159. Picolia iithospermifolia Lehm. Rœm. Seli., Syst. Veg. IV, 86. — £ 12 juillet RR. Zone subalpine nue. Sommets du Mavri, du Theodhori de Sphakia, à 2,300^ (Sibth., Sieb., Heldr.) Fam. LX1X. — SOLANE-E. Hyoscjanuis L. *niger L. — (D(2) avril. Zone des collines; décombres, fterokhori dans l'Àpo- korona ( Heldr.) reticulatus L. — (i) L., Spec. 257; Willd., Spec. I, 1010; Pers, Syn. I, 217; Rœm. Sch. , Syst. Veg. IV, 309; DC. , Prodr. XIII, 547; Jaub. Spach , lllust. V, 17, pi. 4 1 G — ® (C. Bauhin.). Espèces indéterminées. (1) Echium Creticum minus flore luteo, Turre, H. Pat. 44. Echinai Creticum Buglossoides flore flavescente, Pluk., Phyt, 155. Buglossum Creticum flore luteo minus, Moris , Hist. S. H, 28, 12. (1) Boragine murale con fior odorato di Candia , Zan., Ist. 25, 46, 18. Borago muralis variegata flore odorato Cretica , Zan , Hist. ; Ray, Sylloge. Buglossum Creticum minimum odoratum , flore vario elegauti, Pluk., Phyt. 72; Tourn., Inst. 154; Boerh., Lugd. 189. Buglossum Creticum cauliculis procumbentis flore variegato odorato Echii foliis verrucosis , Zan., Hist. 54 , 57. Buglossum Lusitanicum, Moris. Ray, Hist. 495. '!) Boragine sylvestre di Candia , di rior azurro , Zan., Ist. 27, 51. Buglossum sylvestre Creticum annuum flore azureo , Zan. , Hist. ; Moris. , Hist. S. 11,26, 9. Buglossum Creticum majus, flore cseruleo purpurante, Tourn., Inst. 154; Boerh., Lugd., I, ifc9. (1) Boragine sylvestre di Candia di fior morello. Zan., Ist. 26, 51. Buglossum sylvestre majus nigrum, C. Bauh , Pin. 256; Zan , Hist. 57, 59. (lj Ecbium Creticum album , Park., Theatr, 415, fig.; Bay, Hist. 500; Sylloge. Buglossum Creticum majus flore albo , Tourn , ïnst. 154; Boerh., Lugd. I, 189. (1) Anchusa arborea , Alp.,Exot. 69. (1) Hyoscyamus rubelloflore, C. Bauh., Pin 169. ( 514 ) major Mill. — (\}2f mars-mai. Zone basse; murailles. Kisamo-Kasteli, Khania (Belli, Tourn., Raul., Heldr. ) aureusL. — (2) L , H. Cliff. 56; Spec. 257; Lamk., Dict. 111, 328, Wikl., Spec. 1, 1011; Pers., Syn. 1,217; Rœm. Scli., Syst. Veg. IV, 309; Walp., Repert. 111, 20; DC, Prodr. XIII, 549. —©avril. Zone basse; murailles. Meghalo-kastron (Belli, Sieb., Heldr.) PSiysalis L. somnifera L. — (3) L., H. Cliff. 62; Spec. 261 ; Lamk., Illust. II, 27; Willd., Spec. I, 1019; Pers., Syn. I, 220; Rœm. Sch., Syst. Veg. IV, 670. — P. Alpini Jacq. Spreng. , Syst. Veg. I, 697. — ï> mars R. Zone basse, chemins et vignes. Khalepa, Meghalo-Kastron (Belli , Sieb., Heldr.) Capsicum Tourn. * annuum L. — (T) fréquemment cultivé (Heldr. ) Tlimpia. Solatium L. * nigrum L. — (ï) mars -juillet. Zone basse; lieux cultivés, décombres. Khania, Mourniès, Selino-Kasteli , etc. (Raul., Heldr.) * villosum Lamk. — (T) juillet-août. Zone basse; lieux cultivés. Khania, etc. (Heldr.) Irvfvoç (cette espèce et la précédente). — Les feuilles jeunes sont man- gées cuites! (1) Hyoscyamus Cn-ticus luteus major. G. Bauh., Phytop. 305; Pin. 169; Ray., Hist. 712; Sylloge ; Pluk., Phyt. 188; Moris.; Hist. S. 4, 5, Il ; Tourn., Inst 118; Cor. 5; Boerh., Lugd. I , 230. Hyoscyamus Creticus luteus minor, C. Bauh., Pin. 169 ; J. Baub., III, 628, fig. ; Moris., Hist. S. 5, il, 5; Tourn. Inst 118, Hyoscyamus Creticus, Park., Theatr. 563, fig. 562. Hyoscyamus Creticus sulfureo flore medio atropurpureo, Barr. , Icon. 12, pi. 248 (2) Hyoscyamus albus Creticus, Clus., Hist. II, 84, fig.; Robin, Jardin, pi. 80 ; Ger , Emac. 554 fig. Hyoscyamus Creticus alter, Clus., Hist- Hyoscyamus Creticus luteus major, C. Bauh., Prod- 92, fig. Hyoscyamus aureus, AIp., Exot. 99, pi. 98 ; Ray , Hist. 712; Sylloge; Pluk. Phyt. 1!8. (3) Solanum somniferum antiquorum , Alp. , Exot , 70; Ray, Sylloge ( 515 ) * humile Bernh. — (î) mai. Zone basse; pi es de la mer. Haghios-Pavlos (Raul.) Melongena L. — 1) fréquemment cultivé dans les champs et jardins (Sieb., Heldr. ) M=).ivTxav«. MetrÇavsç. liycopersècuni Tourn. * esculentum L. [Solarium lycopersicum) Mill. — rî) fréquemment cultivé dans les jardins et même dans les champs (Heldr.) Mandragora Tourn. vernalis L. [Alropa mandragora) Bertol. — (1) M. ofîicinalis Sieb., Avis. Rœm. Sch., Syst. Veg. IV, «87. Alropamandragora L.,Spec. 259; Willd., Spec. I, 1016; Pers., Syn. 1,218. — y avril-mai. Zone basse; champs. Khania, IleDhia, Hierapetra (Belon., Tourn., Sieb., Raul., Heldr.) MotvopKyopaç. Lycium L. * Afrum L. — £ mai. Zone basse; décombres. Khania, Hierapetra (Heldr.). AçtvkIxOoç. (Probablement celui de Théophraste). Les exlrémités sont mangées cuites par les habitants. Fam. LXX. — SCROPHULAR1NE.E. Verbascum L. mucronatumLamk. — (2) Lamk., Dict. IV. 218; lllust. II, 32; Schrad., Verb. 38; Walp., Rep. III, 130. — (§) (Tourn., La Billardière. ) * Schraderi Mey. Koch. — (V. macrurum Ten!) (g) avril-mai. Zones basse et des collines; rochers exposés au soleil. Cap Meleka, Loutro, Rhodakino, Avdhou. (Raul., Held.) * sinuatum L. — V. undulatum Lamk. Sieb., Avis. — ©mars- mai. Zones basse et des collines. Pâturages, chemins, champs et bords de la mer. Kha- lepa, Khania, Gouvès, Potamiés, Ile Dhia. (Sieb., Raul., Heldr.) (1.) Mandragoras mas, Belon , Obs. 17; J.Bauh., Hist. III, 2, 617, fig ;L., H. Cliff., 57. Mandragora fructu rotundo, C.Bauh., Ray, Hist. 668. Espèce indéterminée (1) Solauum Creticum frulescens Chenopodiifolio , Tourn., Cor. 8. (2; Verbaseum Orientale maximum candidissimum ramis candelabrum aemulanti- bus Tourn., Cor. 8, ( 516 ) (ploiio/^oprov , Meli mars-mai. CC. Zones basse et des collines; partout. Khania, Soudha. (Alpin, Sieb., Raul., Heldr.) Ment lia L. tomentosa d'Urv.— (3) Benth., Lab. 170; Walp., Rep. III, 586; DC, Prodr. XII, 165. — M. canescens Sieb., Avis. M. Cretica hortul. — y juin-août. Zone basse; décombres et lieux cultivés. Khania, Almyros, etc. (Tourn., Sieb., Raul., Heldr.) rotundifolia L. — Sibth., Prod. I, 402. — y Zones basse et des collines; bords des ruisseaux. Epanokhorio. (Sibth., Raul.) Pulegium L. Var. iomenlella. — (4) M. pulegioides Sieb., Avis. — y Juillet. Zones basse et des collines; bords des ruisseaux. Kladiso près Khania, Theriso. (Belli, Sieb., Heldr.) Amaracus Moench. Dictamnus L. (Origanum) Benth. — (5) Benth., Lab., 333; Walp., Rep. III, 692. A. tomenlosus Mœnch., Meth. Suppl. 137. Origanum Dictamnus L., (1) Orobanche Cretica altissima flore parvo densissimo ex albo et subcœruleo va- riegata, Tourn., Cor. 10. (2) Hyssopus Graecorum, Alp., Exot. 257; Ray, Sylloge. Stœchas Arabica vulgo dicta , J. Bauh , Hist. III, 2, 277. Clinopodium Creticum fruticosum foliis lanceolatis , Tourn.. Cor. 12. (5J Mentha Cretica aquatica foliis longioribus et crispis, Tourn., Cor. 12. (4) Pulegium Creticum, Tab. — angustifolium, C. Bauh., Pin. 222. — cervinum angustifolium, J. Bauh., Hist. III, 2, 257, fig. (5) Dictamnum Belon, Obs. 18. Dittamo primo di Candia primo Dioscoride, Pona , Bald. 23. Dictamnum verum, Dod., Pempt- 281; Dalech. , Hist. 893; Lob, Obs. 267, pi. 502; Brunfels, Herb. II!, 158. Dictamnum Cretense Camer., Epist. 472, fig. Dictamnum Creticum, Ger., emac. 797, fig. ( 522 ) H.CIiff. 304; Spec. 823; Lamk., Dict.IV, 606;Willd., Spec. III, 133; Pers., Syn. II, 428; Desf., Arbr. I, 150; Sibth., Prodr.I, 416; Spreng^Syst.Veg. II, 718; Bot. Mag. IX, pi. 298; DC, Prodr. XII, 191. — i, mai-juillet. Zones basse, des collines et montueuses; rochers dans les gorges ombra- gées des montagnes, jusqu'à 1 1500" d'altitude. Rare à Katholiko, au cap Meleka; abondant sur les rochers du cap Spadha; rochers maritimes à Souia et dans les gorges des montagnes de Sphakia près d'Aradhena, et surtout de Laki, au rocher dit Asproskremnos, et de Nipros; région boi- sée du Psiloriti , mont Kophinos de Messara; bois de pins des montagnes deLassiti au-dessus de Malès. (Belon, Belli, Tourn., Sibth., Sieb., Raui., Heldr.) Présente des variations dans la grandeur des feuilles et l'épaisseur de leur duvet. M. Monachini a découvert dans la presqu'île du cap Spadha une variété à feuilles fortement laineuses et blanches, et remarquable par leur grandeur qui atteint26 à 28 millim. de long, sur 26 à 30 de large. Elle a été retrouvée par M. Sartori dans les montagnes de l'Argolide, près de Poros. 2T«fy.«To^o/5Tov dans les éparkhies de Khania , Kisamos , Selino et Sphakia. 2-af/o^o^Tov sur le montKedros au-dessus deSpili. AipovrKç au Psiloriti (Ida) et dans les montagnes de Lassiti. Atxrap.voç à Malès, près Hierapelra, comme du temps de Dioscorides. Origanum Tourn. vulgare L. Var. /3. prismaticum. — (1) Rchb., Icon, pi. 1262; DC, Prodr. XII, 193. O. Crelicum. L., Spec. 923; Sibth., Prodr. I, 417. — ^ juin C. Zone des collines; rochers. Thériso. (Sibth., Raul.) Dictamnus Creticus, C. Bauh., Phytop." 424; Pin. 222; Park., Theat. 27, fig. ; Ray, Hist. 537; Sylloge; Pluie, Phyt. 131 ; Moris., Hist. S. il, 3, 1 ; Dapp. Arch. 459, pi. ; Boerh., Lugd. I, 178. Dictamnus Creticus verticillatus odoratus Barrel., Icon. 26, pi. 130. Dictamnus Cretica seu vera, J. Bauh., Hist. III, 2, 253, fig. Origanum Creticum Iatifolium tomentosum, seu Dictamnus Creticus, Tourn., Inst. 199; Voy. 1,34,38. Origauum Dalech., Hist. 887. — O. Heracleoticum in Creta., Cord., in Diosc. 52 ; Belon, Obs. 18. Origanum Creticum Gesn., H. Cses. Com.; Ger., emac. 666, fig.; C. Bauh., Phytop. 421; Pin. 225; Pluk., Phyt. 272; Moris, Hist. S. 11, 3, 15; Ray, Hist. 540; Sylloge; Boerh., Lugd. I, 179. ( 523 ) Smyrnaeum L. — (1)L., H.Cliff. 304; Spec. 823; Lamk., Dict. IV, 607; VVilid., Spec. III, 434; Spreng., Syst. Veg. II, 717; Sibth., FI. Gr. VI, 57, pi. 571. — Zone des collines. Haghio-Jani, Dhia. (Belon, Tourn., Sieb. ) hirtum Link. — {2) Link. H. Pr. 12; DC, Prodr. XII, 194. 0. Crelicum. L. Lamk., Dict. IV, 607; Willd., Spec. III, 134; Pers., Syn. II, 129; Sibth., Prod. I, 417; Sieb., Avis; Spreng., Syst. Veg. II, 717. 0. Hera- cleoticum. L., Benth., Lab. 336; Walp. , Rep. III, 694. — y juin. Zones basse et boisée inférieure. Meghalo-Kasiron, Dhia, Mirabello; lieux secs des châtaigneraies. Enneakhoria. (Belon, Tourn., Sibth., Sieb. , Heldr.) Apr/ccvoç ou Fiytxvoç. neglectum Vog. Var. /3. — DC, Prod. XII, 195. — (Herb. Willd., Sieb.) Majorait a Moench. microphylla Sieb. [Origanum) Benth. — (3) Benth., Lab. 338; Walp., Rep. III, 696. Origanum microphyllum DC, Prodr. XII, 195. 0. Maru L. Lamk., Dict. IV, 68; Willd., Spec. III, 137; Pers., Syn. Il, 429; Sibth., Prodr. I, 419; FI. Gr. VI, 59, pi. 573; Spreng., Syst. Veg. 11. 747. — i) juin-juillet. Zone montueuse boisée supérieure. Omalos de Sphakia. (Belon, Tourn., Sibth., Sieb., Raul., Heldr.) M.«r^ovp«vK. crassifolia Benth.— Benth., Lab. 339; Walp., Rep. III, 696. Origanum Maru L., Spec. 825; DC, Prod. XII, 196. — sf Crète. (Linné.) (1) Origanum sylvestre Belon , Obs. 18. Origanum Smyrnaeum, Wheel., Itin. Majorana major. Ger., emac, 664, flg. Majorana Cretica oiïganifolio villosa, Satureise odore, corymbis majoribus albis, Tourn., Cor. 13; Boerh., L«gd. I, 178. (2) Origanum Onitis Belon, Obs. 18; Tourn., Inst. 199. Origanum Creticum flore rubello, J. Bauh., Hist. III, 2, 258 fig. ; Tourn., Cor. 13; Boerh., Lugd.I, 179. (3) Maru Creticum, Alp.,Exot. 289, pi. 288; Boerh., Lugd. I, 182. Marum Syriacum vel Creticum, Park., Theat. 13, fig. Majorana Cretica, C. Bauh., Pin. 224. Majorana Syriaca vel Cretica, Ray, Hist. 538; Sylloge. Maiorana Cretica odoratissima, quibusdam Marum, J. Bauh., Hist. III, 2, 242. Majorana Cretica rotundifolia, Lavanduke odore, capitulis minoribus, incanis, flore purpurascente, Tourn., Cor. 13. Majorana nostrae respondens, floribus rubentibus', Belon. Obs. 17. — Id. flore purpur-violaceo, Tourn., Cor. 13. ( 524 ) Onites L. (Origanum) Benth. — (1 ) Benth. , Lab. 339; Walp. , Rep. III, 696. Origanum Onites L. Sibth., FI. Gr. VI, 58, pi. 572; DC, Prodr. XII, 496. — î? avril-juin. Zone basse; çà et là sur les collines maritimes bien exposées au soleil. Is-ta-Gyrismata près Soudha, Aloudha près de Spina- Longa, plus commune Zakro sur la côte orientale. (Tourn., Sibth., Sieb.. Raul. , Heldr.) Apiycwoç. Thymus L. Serpyllum L. —Sibth., Prod. I, 419. — i> Montagnes de Sphakia. (Sibth.) striatus Vahl. — (2) Thymus Zygis Sibth., FI. Gr. VI, 60, pi. 574. — i, Crète. (Belli. ) Acinos Moench. alpinus L. [Thymus) Mœnch. — Thymus alpinus L. Sibth., Prod. I, 420. — q mai-juin. Zone montueuse boisée supérieure et subalpine nue, de 1500 â 2000 m . Hellinoseli de Sphakia et Psiloriti. (Sibth.. Heldr.) * graveolens Bieb. ( Thymus) Link. — Var. inlegrifolia. — Melissa graveolens Benth. — (f) avril-mai. Zone subalpine nue, de 1400 à 4500 m . Sommet de l'Aphendi-Kavousi. (Heldr.) Satureia L. spinosa L. — (3) L. , Spec. 795; Willd., Spec. III, 45; Poir., Dict. VI, 572; Pers., Syn. II, 113; Spreng., Syst. Veg. II, 719, Sibth., Prodr. I, 398; FI. Gr. VI, 36, pi. 545; Benth., Lab. 353; Walp., Rep. III, 708; DC. , Prod. XII, 209 — j> juillet CC. Zone subalpine nue; rochers, de 1300 à 2000™. Montagnes de Sphakia et de Lassiti, Psiloriti. ( Belli, Tourn., Sibth., Sieb., Raul., Heldr.) Thymbra L.— (4) L., Spec. 794; Willd., Spec III, 42; Poir., Dict. VI, 569; Pers., Syn. II, 413; Sibth., FI. Gr. VI, 33, pi. 541 : Thymus Tragoriga- num L. Poir., Dict. VU, 651; Willd., *Spec. III, 445; Pers., Syn. II, 430; Spreng., Syst. Veg. H, 697. — £ mars-mai. C. Zone basse; taillis de (4) Majorana Cretica, Origanifolio villosa Satureia? odore , flore purpurascente, Tourn., Cor. 13. (2) Serpillum Creticum, Tab. Ger., entac. 570, flg. 571. Serpyllum folio Thymi, C. Bauh., Pin. 220; Ray, Hist. 525. (3) Satureia Cretica spinosa, Pona, Bald. 21 ; Park., Theat. 5 ; Ray, Sylloge. Satureia Cretica frutescens spinosa, Tourn., Cor. 13; Boerh., Lugd. 161. (4) Thymbra, Belon, Obs. 18 ; AIp., Exot 56, 81; Thymbri Belli. Thymbra légitima Clus., Hist. 1,558; Tourn., Inst. 197. Thymbra légitima Clusii , flore suave rubente et flore albo. Tourn., Cor. 15. Thymbra sive Satureia Cretica, Park., Theat. 4, fig. 5. ( 525 ) la région maritime. Akroteri, Soudha, Rhethymnon. (Belon, Belli, Tourn., Sibth., Sieb., Raul., Heldr.) flicronieria Benth. JulianaL. (Satureia) Benth. —Benth., Lab. 373; Walp. , Rep. III, 719; DC, Prodr. XII, 243. Satureia Juliana L. Sibth, Prod. II , 39; FI. Gr. VI, 32, pi. 540. — £ juin. Zones basse, des collines et montueuse boisée su- périeure; entre les rochers. Khania, Roumata, Malaxa, Omalos deSphakia. (Sibth., Sieb.; Raul., Heldr.) GraecaL. {Satureia) Benth.— (1 ) Benth., Lab. 373; Walp., Rep. III, 720; DC, Prodr. XII, 214. Satureia grœcaL., Spec. 794; VVilld., Spec. III, 43; Sibth., Prod. II, 39; FI. Gr. VI, 34, pi. 542. — i, mars-mai. C. Zone basse; collines arides et murailles. (Alpin, Tourn., Sibth. , Sieb., Raul., Heldr. ) * hispida Boiss. Heldr. — Boiss., Diagn. pi. or. <î re sér.XH, 48; Walp., Ann. V, 672; DC, Prod. XII, 215. — £ avril-mai. Zone des collines; dans les rochers. Aradhena, entre Malia et KEenourio-Khorio. (Raul., Heldr.) nervosa Benth. — Benth., Lab. 376 ; Walp., Rep. III, 722. Satureia fîliformis L. Sieb., Avis. — i> Zone basse; rochers et champs. Khania, Akroteri, Rhethymnon. (Sieb. ) * canescens Benth. — i> mars. Zone basse; dans les cistes. Khania. (Heldr. ) * microphylla Benth. — M. Sphaciotica Boiss. Held., Diagn. PI. or. Ire sér. XII, 48; 2^ sér. IV, 4 3; Walp., Ann. V, 672; DC, Prodr. XII, 220. — Thymbra Graeca , J. Bauh., Hist. III, 2, 275. Satureia sylvestris Belli. Satureia Cretica C. Bauh., Phytop. 413; Pin. 218; Ger., emae. 576, fig.; Ray, Hist. 519; Sylloge; Pluk., Phyt. 532; Moris. , Hist. S. 41, 17, 6; Boerh , Lugd. I, 161. Thymo di Candia , Pona, Bald. 104, fig. Thymura Creticum Ponae (verticillatum) Barrel., Icon. 29, pi. 898; L-, H. Cliff. 306. Tragoriganum Dalech. , Hist. 884; Tragoriganum Cretense Lob. Ger., Emac. 669, fig. 668. Tragoriganum Creticum, C. Bauh., Pin. 223; Park., Theat. 16, fig. 17; Ray, Hist. 523 ; Sylloge; Moris., Hist. S. 11, 16, 1. Tragoriganum secundum, altéra species, Clus. Tragoriganum magnum, Alp., Exot. 79, pi. 78. Tragoriganum foliis Thymbrae majoribus duris nigricantibus punctatis, flore purpureo minore, Pluk., Phyt. 574. (1) Clinopodium Creticum Alp., Exot. 265, pi. 264 ; Ray, Hist. 554; Sylloge. Calaminlha Cretica, angusto, oblongo folio, Tourn., Inst. 194. Tome XXIV. 35 ( 526 ) \) juillet. Zone basse; gorges des montagnes. Haghia-Roumeli , Ara- dhena. (Heldr. ) marifolia Benth. — Benth. , Lab. 382; Walp., Rep. III, 726. Melissa Crelica DC, Prodr. XII, 224; Mill., Lamk., Dict. IV, 79; Willd., Spec III, 149; Pers., Syn. II, 4 32. Calamintha Crelica, Lamk., FI. fr. II, 395. Nepela Crelica, Dietr. Thymus Crelicus DC, FI. fr. III, 564. T. Barrelieri Spreng., Syst. Veg. II, 698, Byslropogon marifolius Poir., Dict. Suppl. 1, 795. — Crète. (Linné. ) Calamintha Moencii. CreticaL. {Melissa) Benth.— (4)D'C, Prodr. XII, 227; Melissa CreticaL., Spec. 828; Benth., Lab. 386; Walp., Rep. III, 727. Thymus hir tus Sieb., Avis- er juin-juillet. CC. Zone montueuse boisée supérieure, de 1200 à 1500": lits des torrents et sur leurs graviers, au-dessus d'Askyphos, Omalos et Volakia. (Belli, Tourn., Sieb., Raul., Heldr.) * Nepeta L. (Melissa) Benth. — ^"juin-août. C. Zone basse; décombres et lieux cultivés, champs. Khania, etc. (Raul., Heldr,) Thynabra L. capitata L. ( Salureia) Gr\seb.° — (2) Salureiacapitalah., Spec. 795; Willd., Spec. III, 45; Poir., Dict. VI, 571; Pers., Syn. II, 113; Sibth., FI. Gr. VI, 36, pl. 544. Thymus Crelicus Brot., Phyt. lusit. 27, pl. 12; Spreng., Syst. Veg. II, 695. T. capitalus Link et Hoffm., DC, Prod. XII, 204. — ; if juin-juillet. CC Zone basse; collines pierreuses maritimes. Khania, cap Meleka, partout et Ghaidhouronisi. (Belli, Tourn., Sieb., Raul., Heldr.) Var. albiflora. — }> juillet R. Stylo. (Heldr. ) (1) Calamintha Cretica Cam., Hort. 53. Calamintha minor C- Bauh., Phytop. 472. Calamintha incana ocimi foliis, C. Bauh., Pin. 228 ; Ray, Sylloge. Calamintha Cretica parviflore acutioribus foliis, odore Pulegii, Moris., Hist. S. 11, 21, 4. Calamintha Cretica odore citri, Tourn,, Cor. 12. (2) Thymum cephaloton Dod., Pempt. 276. Thymum Creticum Dalech., Hisl. 900; Ger., Emac. 574, fig. Tbymum Creticum srve antiquorum, J. Bauh., Hist. III, 2, 262; Pluk., Phyt. 368. Thymum Creticum incanum capitatum Barrel., Icon. 28, pl. 897. Thymus verus capitatus sive Creticus, Cam. Thymus capitatus qui Dioscoridis, C. Bauh., Phytop. 414 ; Pin. 219 ; Ray, Hist. 519; Tourn., Insl. 196; Voy; I, 27. Tragoriganurn latifolium C. Bauh, Pin. 223 ( 527 ) spicata L. — Sibth., Prod. I, 398; FI. Gr. VI, 37, pi. 546; Spreng., Syst. Veg. II, 700; Benth., Lab. 413; Walp., Bep. III, 744; DC, Prodr. XII, 240. — i) Zone basse; collines sèches. (Sibth., Olivier.) Melissa. Tourn. altissima Sibth. — Sibth. , Prodr. I, 423; FI. Gr. VI, 63, pli 579. M. oflîcinalis, var. pvillosa Benth., Lab. 393; Walp., Rep. III, 732; DC, Prod. XII, 240. — np mai-juin. Zones basse et des collines; prairies, haies, lieux ombra- gés. Soudha, Kephala, Pyrgos. (Sibth., Sieb., Raul., Heldr.) CliiiOfiodium L. vulgare L. — (l) Sibth., Prod. 1 , 416. G. plumosum Sieb., Bot. Zeit. 1822 , 242. Melissa Clinopodium Benth., Lab. 392 : Walp., Rep. 111,732. Cala- minlha Clinopodium Benth. DC, Prodr. XII, 233. — 2f juin. R. Zone des collines; châtaigneraies. Enneakhoria. (Pona, Sibth, Sieb., Heldr. ) Salvia L. CreticaL.— (2) L., Spec. 33; Schreb., Nov. act. nat. Cur. III, 479; Ettling., Salv. 3; Lamk., 111. I, 67; Willd., Spec. I, 128; Vahl., Enum. I, 222; Pers., Syn. I, 25; Des!"., Arbr. I, 134; Poir., Dict. VI, 584; Loisl., N. Duh. VI, 78; Spreng., Syst. Veg. I , 63; DC, PI. rar. gen.IV, 9; V, 147, pi. 3; Rœm.Sch., Syst. Veg. I, 230; Benth., Lab. 208; Walp., Rep. III, 599; DC, Prod. XII, 263. S. officinalis L., H. Cliff. 42. — - i> Crète. (Linné.) Espèce de patrie douteuse; Clusiusdit que ledessin communiqué par Plateau a été fait d'après des pieds provenant de graines envoyées de Candie. trilobaL. — (3) Poir., Dict. VI, 587; Willd., Spec. I, 130; Vahl, Enum. I, 224; Pers., Syn. I, 25; Rœm. Sch. , Syst. Veg. I, 256.— \, mars-juin. CC Zones basse et des collines. CapMeleka, Aradhena , partout. UeDhia. (Belon, Belli, Tourn., Sieb., Raul., Heldr.) (l)Satureia légitima di Dioscoride, Pona, Bald. 151. fig. (2) Salvia Cretica angustifolia, Glus., Hist I, 143; Ray, Sylloge; Breyn., Prod. 1, 28 ; Munting., Phyt. 45, pi. 237. Salvia angustifolia serrata, C Bauh., Pin. 237 ; Ray, Sylloge; Moris, Hist. S. 11, 15, 16; Tourn., Inst. 181. Salvia Cretica angustifolia non aurita, Parle , Theat. 50, fig. 51. Salvia perangustis sinuatis foliis , longis pediculis insidentibus lanuginosa , Pluk., Phyt. 529, pi. 57, fig. I. Salvia tenuifolia Riv.,Monop. irreg. 59, pi. 128; J. Bauh., Hist.; Ray, Hist. 511; Sylloge. (5) Salvia Cretica Dod., Tab. — Saugers à pommes, Belon, Obs. 17. Salvia baccifera Cretensis, Dalech., Hist. 880; Lob., Adv. 259; le. 554; Pona, Bald, 23. ( 528 ) pinnataL.— Poir., Dict. VI, 633; Willd., Spcc I, 149. — <§). (Willd.) pomifera L. — (1) L., H. CHEF. 12; Spec 34; Lamk. 111. I, 68; Willd., Spec. 1, 130; Vahl, Enum. I, 225; Pers., Syn. I, 25; Poir., Dict. VI, 586; Desf.. Arbr. 1, 133; Loisl., N, Duh. VI, 78; Sibth. , Prod. I, 13; FI. Gr. 1, 12, p). 15; Spreng., Syst. Veg. 1, 56; Rœm. Sch., Syst. Veg. I, .215; Benlh., Lab. 215; Walp., Rep. 111, 605; DC. , Prodr. XII, 272. S. Clusii Jacq., H. Schœnb. II, 37, pi. 195. — y juin-juillet. Zones basse, des collines et montueuses, taillis montueux. Malaxa, Rhoustika, Omalos dans les mon- tagnes de Sphakia. (Tourn., Sibth., Sieb., Raul., Heldr.) ^ar/^-vjÀea; galles «ÊaçxoupjXa. Les galles de cette espèce et de la précé- dente, occasionnées par des piqûres d'insectes, sont globuleuses et pour la plupart de la grosseur d'une cerise, d'abord remplies d'un suc aqueux et ensuite ligneuses; elles se développent vers l'extrémité des rameaux et portent pour la plupart un bouquet de feuilles avortées. Elles sont recher- chées et mangées par les habitants à cause de leur saveur agréable, douce et rafraîchissante. Les galettes au fromage cuites dans les feuilles, leur empruntent une saveur assez caustique. viridis Desf. — Benth., Lab. 220; Walp., Rep. III, 610. — r|)mai. Zone basse; champs. Khania, cap Dhrapano. (Sieb., Raul.) Horminum L. — (2) Poir., Dict. VI, 591; Willd., Spec. 1, 132. — (ï) mars- avril. Zone basse. Khania, Akroteri. (Belli, Heldr.) Salvia Cretica baccifera , C. Bauh., Phytop. 450; Pin. 237 ; Camer., Epist. 476, Icon B. Salvia baccifera Ettling, Salvia , 4 ; Tourn., Inst. 180. Salvia coccifera sive baccata Cretensis , Ad. Salvia gallifera Cretica, J. Bauh, Hist. III, 2, 306. Salvia Cretica pomifera Clus. , Hist. I, 543; Ger., Emac. 763, fig.; Ray, Hist. 511; Sylloge; Pluk., Phyt. 329, pi. 57, fig. 2; Moris., Hist. S. Il, IS, 4. Salvia Cretica pomifera Clusii flore albo , Tourn., Inst. 181; Cor. 10; Bœrli. Lugd.I, 166. Salvia Cretica non pomifera, Clus., Hist. I, 343 ; Ger., Emac. 765 , lîy ; Moris., Hist. S. H, 15, 4 ; Tourn., Inst. 181 . Salvia Cretica non pomifera, flore albo, Tourn., Inst. 181. Salvia quinquefolia Riv., Monop. pi. 131. Salvia major Cretica latifolia et angustifolia aurita et non aurila, pomifera et non pomifera, Park., Theat. 49, fig. 50 ; Ray, Sylloge. (liSabria Cretica frutescens pomifera foliis longioribus incanis etcrispis, Tourn., Cor. 10 ; Voy. I, 77, 92, pi. ; Bœrh., Lugd. I, 167. Salvia crispa Riv., Monop. pi. 125. (2) Horminum minus supinum Creticum Clusii, Park., Thcat. 57; Ray. Sylloge. ( 529 ) argentea L. — (1 ) L., Spec. 38; Jacq , H. Schœnb. I, 4, pi. 6; Willd., Spec, I, 149; Vahl, Enum. I, 278; Poir., Dict. VI, 629; Spreng., Syst. Veg. I, 66; Rœra. Sch., Syst. Veg. 1, 253; Benth., Lab. 226; Walp., Rep. 111,615; DC, Prodr. XII, 284. — (§) Crète. ( Linné. ) virgata Jacq. — (2) Vahl, Enum. I, 264. — y; Crète. ( Alpin. ) * verbenaca L. Var. serotiiia Boiss. — $ mars-mai. Zone basse; pâturages. Khania et autres lieux. (Raul., Heldr.) * clandestina L. — Var. multifida. — % décembre-mars. C. Zone basse ; lieux arides et chemins, champs. Khania. (Raul., Heldr.) Rosmarinus Tourn. officinalis L. — (3) y R. Zone des collines. Près Mélèzes dans Péparkhie de Pédhiadha. (Alpin, Heldr. d'après Monachini.) ÏVepet a L . Scordotis L. — (4) L., Spec. 798; Lamk., Dict. I, 712; Willd., Spec. III, 56; Pers., Syn. H, 115; Sieb., Avis; Benth., Lab. 473; Walp., Rep. III, 779; DC, Prodr. XII, 376. N. tomenlosa, N. incana. Sieb., Avis. — % mars- avril C. Zone basse, pâturages et décombres. Khania, cap Meleka, Perama. (Belli, Tourn., Sieb., Heldr.) melissaefolia Desf. — (5) Lamk., Dict. !, 7M; Willd., Spec. III, 54; Desf., Cor. 19, pi. 12; Spreng., Syst. Veg. Il, 728; Benth., L3b. 481; Walp,, Horminum Creticum, spica incarnata eleganti , Mappi, H. argent, 66 ; Pluk,, Phyt. 184. Horminum coma rubra, J. Bauh., Ray. Sylioge. Sideritis glabra BetonicaB fere folio, J. Bauh., Ray, Hist. 565 (1) iEthiopis tota argentea Cretica lanuginosa , Cup. , Cath. (2) Horminum Creticum Alp., Exot. 115 ; Pluk., Phyt. 184. Horminum Creticum coma cserulea, Icon. Roberto ; J. Bauh., Hist. III, 509. Horminum coma purpuro-violacea, C. Baub., Moris., Hist. S. 11, 15, 7; Bariel . Icon. 24, pi. 1255. (5) Rosmarinum Alp., Exot. 105; R. Stœchadisfacie, Ray, Sylioge. (4) Scordotis Glus., Hist. I, 512; Alp., Exot. 285 : Scordotis Cretica C. Bauh., Prodr. 115; Ray, Sylioge. Scordote legitimo di Plinio, Pona, Bald. 90 ; Pluk., Phyt. 565. Scordotis Plinii legitimum Belli, Pona, Bald. 55, fig. Scordium alterum lanuginosum verticillatum; C Bauh., -Pin. 248; Ray, Hist. 576 ; Sylioge. Cataria Cretica humilis Scordioidcs, Tourn., Cor. 15. r n» Calaria Cretica Mclisssfolio Asphodeli radice, Tourn., Cor. 15, ( 530 ) Rep. I1J. 784; DC, Prodr. XII, 386.— y avril-mai. R. Zone basse, taillis. Entre Khersonisos et Malia, entre PalEeokastron et Zakro. (Tourn., Heldr. ) Srunella Tourn. * vulgaris L. — ap juin-août R. Zone des collines; lieux humides. Haghia au- dessus de Platania, Enneakhoria. (Heldr.) laciniata L. Var. floribus carneis.— Sibth., Prod. I, 426.— 2C mai-juin. Zone montueuse boisée supérieure; de 1300 à 1600m; lieux ombragés, au- dessus de Voriza, sur les pentes du Psiloriti. (Sibth., Heldr.) Scutellaria L. orientalis L. Var. /3 angusla. — Seringe, Bull. bot. 4832. 283. — 2C Crète. (D'Urville.) albida L. — Benlh., Lab. 432;Walp., Rep. III, 753; DC, Prodr. XII, 420. S. Cretica. Mill., Dict. — % Crète. (Tourn.) Sieberi Benth. — DC, Prodr. XII, 420. S. hirta Sieb., Herb. S. nigrescens. Spreng., Syst. Veg. II, 702. — avril-juin. Zone des collines , çà et là sur les rochers elles murs. Cap Meleka, Malaxa, Aradhena, Voriza au pied du Psiloriti, Anatoli , au-dessus de Kritza. (Sieb., Raul., Heldr. ) hirta Sibth. — (1) Sibth., Prodr. 1, 425; FI. Gr. VI, 66, pi. 583; Spreng., Syst. Veg. II, 702; Seringe, Bull. bot. 1832, 290; Benth., Lab. 432; Walp., Rep. III, 754; DC, Prodr. XII, 420. S. utriculata Labill., Poir., Dict. V, 317. S. decumbens Sieb., Herb.; Spreng., Syst. Veg. II, 702. — y; mai- juillet. Zone subalpine nue, de 4 400 à 2300 m . Hellinoseli, Haghion-Pnevma, Stravopodhia de Sphakia, Aphendi-Kavousi. (Belli, Tourn., Sibth., Sieb., Raul., Heldr.) Sideritis L. Cretica L. — L., Spec. 801; Lamk. , Dict. II, 467; Willd., Spec. III, 64; Hort. Berol. pi. CVI; Pers. , Syn. 11,116; Desf. , Arbr. 1 , 1 45 ; Sibth., Prodr. I, 400; Spreng., Syst. veg. II, 714. S. candicans Ait. DC, Prodr. XII, 437. — ^ Plante de Ténériffe qui ne se trouve vraisemblablement pas en Crète. SyriacaL. — (2) L., Spec. 801; Willd., Spec. III, 65; Pers., Syn. 11, 117; Sibth., Prod. I, 400; FI. Gr. VI, 41, pi. 550; Benth., Lab. 574; Walp., (1) Scordote II, di Plinio, Pona, Bald. 95, fig. Scordotis altéra Plinii Ponae, Park. Ray, Sylloge. Marrubium Creticum supinum album odore allii, Moris., Hist. S. 11, 22, 7. Cassida Cretica minor, catarisefolio flore subcœruleo ; id. flore purpurascenle, Tourn., Cor. 14. (2) Sideritis Cretica tomentosa candidissima flore luteo, Tourn. , Cor. 12. ( 531 ) Rep. III, 848; DC, Prodr. XII, 439. Cunila L. H. Cliff. 313. — y juin- juillet CC. Zones montueuse supérieure boisée et subalpine nue; partout dans les montagnes de Sphakia, de 4,300 à 2,000 mètres; rare, Anoïa au Psiloriti. (Tourn., Sibth., Sieb., Raul. , Heldr.) MakoQripa. Les abeilles en tirent surtout un excellent miel. Tragoriganum Lag. — S. incana, var. /3 Tragoriganum , DC, Prodr. XII, 4'4. — î, Crète. (Sieb.) lanataL. — Benth., Lab. 582; Walp., Rep. III, 854; DC, Prodr. XII, 445. — (T) Crète. (Sieb.) purpureaTalbot. — (1) Benth., Lab. 742; Walp., Rep. III, 854; DC, Prodr. XII, 445. — (f) Crète. (Tourn.) Romana L. — DC, Prodr. XII, 445. — (T) Zone basse; lieux arides, çà et là. Khania, Akroteri, Ghaïdhouronisi. (Sieb., Raul., Heldr.) Marrufiiiam L. peregrinumL. — (2)L., H. Cliff. 311; Spec. 815; Willd., Spec. III, 110; Pers., Syn. II, 125; Benth., Lab. 590; Walp., Rep. III, 860. M. Creticum Mill., Dict. 3, 42, 229; Lamk., Dict. III, 716; Willd., Spec. 111, 110; Pers., Syn. II, 125; Sibth., Prod. 1 , 412; Rchb., Icônes, III, 74, 288.— ^ Crète. (Pona, Linné, Sibth.) vulgare L. — (3) M. canescens. Sieb., Avis. — % avril-mai C Zone basse; décombres, autour des villages. Khania, Khalepa. (Pona, Sieb., Raul., Heldr.) Stacliys L. ltalica Mill. — Benth., Lab. 536; Walp., Rep. III, 820. Sideritis hirsula, Sieb., Avis. — 9? avril-mai. Zone basse; champs, endroits stériles, chemins. Gouvès, Avdhou, entre Pyrgos et Kharakas. (Sieb., Heldr.) (1) Sideritis Cretica maxima Ocimastro Valentini facie, Tourn., Cor. 12. (2) Marrubium Creticum Dalech , Hist. 962; Buxb., Ital. 209. Marrubium Creticum angustis foliis inodorum , Besl., Eystett. 7, 6: Park., Theat. 44 ; Ray, Hist. 558 ; Sylloge. Marrubium album peregrinum brevibus et obtusis foliis, C. Bauh., Pin 250; Tourn., Inst. 192. (5) Marrubium Creticum Cam. Tabern. Hist, p. 926. Icon. 539. Marrubio diCandia, Pona, Daleeh, Hist. 837. Marrubium Creticum angustiore folio odore gratiore, Lob., Adv. 222; J. Bauh., Hist. III, 317; Ger., Emac. 694, fig. 693; Park , Theat. 44, fig. 45; Pluk., Phyt. 242. Marrubium album angustifolium peregrinum, C. Bauh., Phytop. 456; Pin. 230; Ray, Hist. 556; Sylloge; Moris., Hist. S. H, 9, 6, Tourn., Inst. 192; Bœrh., Lugd.I, 157. ( 532 ) Cretica L. — (1) L., Spec. 812; Willcl., Spec. III, 100; Pers., Syn. 123; Sibth , Prodr. I, 408; FI. Gr. VI, 47, pi. 538; Poir., Dict. Vil, 368; Spreng., Syst. Veg. II, 737. S. Germanica L. Benth., Lab. 536; Walp., Rep. III, 820; DC, Prodr. XII, 464. — (§) mai-juin. Zones basse, des collines et mon- tueuse supérieure; champs stériles. Khania, Akroteri , cap Meleka, Malaxa, Haghious-Dheka, Omalos. (Belli, Tourn., Sibth., Sieb., Raul., Heldr.) * arvensis L. — ® mars. Zone basse; champs. Khania. (Heldr.) spinulosa Sibth. — (2) Sibth., Prodr. I, 410; Poir., Dict. V, 227; Spreng., Syst. Veg. II, 734; Benth., Lab. 555; Walp., Rep. III, 834; DC, Prodr. XII, 482. — S. belonicœfolia Desf. — (1) Desf., Cor. 22, pi. 14; Poir., Dict. V, 226 ; Spreng., Syst. Veg. II , 734; Benth., Lab. 564; Walp., Rep. III, 842. — (D? avril C. Zone basse; rochers, pâturages. Almyros de Rhethymnon , Loutre, {Tfuirfî., Sibth., Sieb., Heldr.) recta L. — Benth., Lab. 556; Walp., Rep. III, 835; DC, Prodr. XII, 484. — 3p Crète. (Forskahl.) glutinosa L. — (3) L., H. Cliff. 310; Spec. 813; Willd., Spec. III, 100; Sibth., Prodr. I, 409; Poir., Dict. VII, 374; Pers., Syn. II, 124; Spreng., Syst. Veg. Il, 733; DC, Prodr. XII, 487. — i, Crète. (Zanon., Sibth.) spinosa L. — (4) L., H. Cliff. 310; Spec. 813; Willd. , Spec. III, 101; Pers., Syn. il, 124; Sibth., Prodr. I, 409; FI. Gr. VI, 48, pi. 559; Poir., Dict. VII, (l)Stachys Cretica C. Bauh., Prod. 113 ; Phytop. 448 ; Pin. 236; Park., Theat. 47; Ray, Hist. 555; Sylloge; Tourn., Inst. 186; Voy. I, 33, pi. ; Bœrh., Lugd. I, 153. Stachys Cretica minor argentea salvise folio angustiore. Zan., Ist. 209, 161. Stachys angustifolia Lychnitis non crenata, Pluk., Phyt. 357, pi. 64, fig. 1. Stachys Cretica angustifolia, Moris., Hist. S. H, 19, 5. Pseudostachys Cretica, C. Bauh., Prodr. 113. Scorodonia Cretica, Belli. Scorodotis tomentosa Cretica, J. Bauh., Hist. III, 2, 294, fig. (2) Galeopsis Cretica Betonicœfolio flore flavescente, Vaill., herb. (3) Siderite Cretica viscosa con odore di bitume. —Zan., Ist. 97, 186, 210, pi. 71; 119. pi. 81. Sideritis viscosa Cretica bitumen redolens. Zan., Hist. 156; Pluk , Phyt. 346; Breyn., Prod. II, 97; Ray, Hist. 563 ; Sylloge. Sideritis glutinosa bitumen redolens, Moris., Hist. S. H, 4, 17; H. R. Blés. 309. Stachys odore Sclareae Cretica, Vesling, Hort., Pat. 71; Turr. Hort. Pat. 118. Galeopsis angustifolia Cretica viscosa, Bœrh., Lugd. I, 162. Asphaltium glutinosum Creticum, FI. Lugd. Bat. II, 78. (4) Gaidarothymum, Clus., Hist. II, 511 ; Alp., Exot. 87. Gaidarothimo di Candia, Pona, Ba!d. 106, fig. ( 533 ) 375;Spreng., Syst. Veg. Il, 733; Benth., Lab. 563; Walp., Rep. III, 841; DC, Prodr, XII , 487. — i, mai-juin. Zones basse et des collines; collines exposées au soleil. Souia, Haghios-Pavlos, entre Embaro et Rhizokastron, et près du monastère de Hodheghetria. (Belli, Tourn., Sibth., Sieb., Raul., Heldr.) mucronata Sieb. — Spreng., Syst. Veg. II, 733; Benth., Lab. 567; Walp., Rep. III, 841 ; DC, Prodr. XII, 487. — i? avril-mai C. Zone basse; dans les rochers entre les arbustes. Cap Sidhero et entre Palœokastron et Zakro. (Sieb., Heldr.) ToumefortiiPoir. — ( Amnato. (Sieb.) Stachys spinosa Crelica, Glus., Hist. I, 259; C. Bauh., Pin. 236 ; Ger , Emac 696, fig. 695; Pluk., Phyt. 346; Ray, Hist. 555; Sylloge ; Moris., Hist. 5, il, 10, 9 ; Tourn., Cor. 11. Stachys spinosa Cretica flore albo, Tourn., Cor. 12. Sideritis spinosa J. Bauh., Hist III, 2, 428 ; Breyn., Prod I!, 97. (1) Stachys Cretica latifolia, Tourn., Inst 186; Voy. I, 29, 35, pi 1 ; Bœrh., Lugd. I, 154. Stachys Cretica major seu latifolia, H. P. Tourn., Ray, Sylioge; Moris., Hist. S. 11, 19,5. (2) Moldavica Cretica saxatilis Lamii folio, flore maximo, Tourn., Cor. 11. Tome XXIV. 36 ( 534 ) IBallofa L. pseudo-Dictamnus Benth —(I) Benth., Lab. 594; Walp., Rep. III, 863. B. acelabulosa Sibth., Prod. I, 413. Mamtbium pseudo-Diclamnus L., H. Cliff. 312; Spec. 817; Larak., Dict. III, 718; Illust. pi. 508 , fig. 2; Willd. , Spec. III, MI; Pers , Syn. Il, 1 25; Spreng., Syst. Veg. II, 740. Bcringeria pseudo-Diclamnus Neck., Link, Handb. 478. — i> juin. C. Zones basse et des collines ; sur les rochers. Klialepa, Akroteri, Malaxa, montagnes de Sphakia. (Belli, Sibth., Sieb., Raul., Heldr.) acetabulosa L. [Marrubium) Benth — (2) Marrubium acelabulosum Lamk., Dict. III, 71 8; Willd., Spec. III, 111; Pers., Syn. II, 125; Spreng., Syst. Veg. 11,740; M. pseudo-Dictamnus Sibth., Prodr. I, 413; FI. Gr. VI, 50. pi. 502. — ï; Zone des collines. Entre Aradhena et Anopolis. (Belli, Sibth., Sieb., Raul.) Italica Benth. — DC, Prodr. Xlï, 519. B. saxaiilis, Guss., Sieb., Herb. — Marrubium liirsulumWiWd. Sieb., Flora, X, 630. — <2f Crète. (Sieb.) nigra L. — (3) y mai-juillet. Zones basse et des collines; lieux cultivés, fos- sés, haies. Spilœa , Khania, Pyrgos de Messara. (Alpin, Raul., Heldr.) Phlomis L. lanata Willd. — (4) Spreng., Syst. Veg. II, 741: Benth., Lab. 626; Walp., Rep. III, 883; DC, Prodr. XII, 539; Jaub. , Spach , Illust. V, 11, pi. 411. P. microphylla Sieb., Reise I, 190, II, 319, pi. 8; Flora IX, 244; XII, 598. — }> avril-mai. Zone basse; dans les taillis. Entre Haghia-Roumeli et Loutro, Rhethymnon, Melidhoni, Aloudha prèsSpinalonga. (Alpin., Tourn., Sieb., Raul., Heldr.) ferruginea Ten. Var. /3 Creliea, ~ (5) Benth.. Lab. 627; Walp., Rep. III; 884; DC, Prodr. XII , 540. Ph. frulicosa L., H. Cliff. 315; Spec. 818 (pars.); Poir., Dict. V, 270; Willd., Spec. III, 117; Lois., N Duh. VI, 129. (1) Pseudo-Dictamnum Dod., Pempt 281; Ger., Emac. 797, fig. Pseudo-Dictamnus verticillatus inodorus, C. Bauh.. Pin. 222; Ray, Hist 557. {% Pseudo-Dictamnus Cydonise seu Theophrasti , Pona, Baîd. Pseudo-Dictamnus acelabulis Moluccse, C Bauh., Ray, Syllogc (3) Marrubium nigrurn Creticum, Alp., Exot. 145; Park., Thcat. 1250, fig. 1231; Ray, Hist. 558, 1872; Sylloge; Moris., Hist. S. 11, 13, 17. (4) Verbasculum salvifolium, Alp., Exot. 108. Salvia minor lutea Cretica, Parle, Theat. 51, fig. 52. Salvia minor Cretica, folio tenui subîuteo, Pluk., Phyt. 329. Pseudo-Salvia minor lutea, Moris., Hist. S. 11, 16, 5. Phlomis Cretica fruticosa, folio subrotundo flore luteo, Tourn., Cor. 10 ; Voy. I, 39, 45; Boerh.,Lugd. I, 160. (5) Sideritis Cretica salvifolia , flore anreo, calyce amplo spinoso, Pluk., Phyt. 545. ( 535 ) Pli. Cretica. Presl.Del. Prag. ; Spreng., Syst. Veg. 11,741.-1, avril-mai C. Zones basse, des collines et montueuse inférieure. Soudha, Akroteri, Malaxa, Sphakia, Rhethymnon. (Tourn., Sieb., Raul., Heldr.) Prasium L. majus L.— (I ) L., H. Cliff. 309; Spec. 838; Willd., Spec. III, 179; Sibth. , FI. Gr. VI, 67, pi. 584- DC. , Prodr. XII, 556. P. minus L. Spreng. , Syst. Veg. II, 694; — i> mai-juin CC. Zones basse et des collines; rochers, haies. Khania, Akroteri, Malaxa, etc., Ghaïdhouronisi. (Zan., Tourn., Sibth., Sieb., Raul , Heldr.) Teucrium L. brevifolium Schreb. — Schreb., Unilab. 27; Willd., Spec. III, 17; Poir., Dict. Suppl. II, 766; Pers., Syn. II, 410; Sibth., Prodr. I. 391 ; FI. Gr. VI, 24, pi. 528; Spreng., Syst. Veg II, 707; Benth., Lab. 666; Walp. , Rep. III, 905. T. Crelicum L. Lamk., Dict. II, 692, Pers. Syn. II, 410. — j> Zone basse, rochers marilimes. Cap Meleka. (Schreb., Sibth., Sieb.) Greticum L.— (2) L., Spec. 788; Willd., Spec. III, 17; Spreng., Syst. Veg. 11,714; Benth., Lab. 666; Walp., Rep. 111,905; DC., Prodr. XII, 576. T. hy ssopifolium Schreb., Unil. T. rosrnarinifolium Lamk., Dict. II, 693; Pers., Syn. II, 110; Desf. , Arbr. I, 4 37. — i, Crète. (Pona, Tourn.) Arduini L. — (3) Benth., Lab. 673; Walp., Rep. III, 910. Sculellaria Cretica L. Spec. 836; Willd., Spec. III, 476; Pers., Syn. II, 137; Poir., Dict. VII, 708. Scorodonia Arduini Seringe. Bull. bot. 1832,313. — % Crète. (Tourn., Sieb.) (1; Lamio arboreo perenne di Candia, Zan , lst. 64, 112, pi. 46. Lamium arboreum Creticum, Zan.^PIuk., Phyt. 205. Lauiium fruticosum non maculatum Creticum, Zan., Ray, Hist. 161. Melissa fruticosa Cretica sernpervirens, Teucrii facie, flore albo, Moris., Hist. S. il, pi. 21, fig. 3. Galeopsis Hispanica frutescens Teucrii folio, Tourn., Inst. 186. Galeopsis Cretica frutescens villosa Teucrii folio, Tourn., Cor. 11. (2) Polio retto di Candia , Pona , Bald. 156, fig. Polium erectum Creticum, et forte frutesceus Dioscoridis, Pona , Moris., Hist. S. 11,2, 15. Polium angustifolium Creticum, C. Bauh., Pin 221; Park., Theat. 26, fig.; Ray, Hist. 525; Sylloge; Pluk., fhyt. 300. Teucrium frutescens, Stsechadis arabiese folio et facie, Tourn. , Cor. 14; Bœrh. , Lugd. 1, 181. Teucrium foliis lanceolato-linearibus. L., H. Cliff, 503. (5) Cassida Cretica fruticosa, Catarise folio, flore albo, Tourn., Cor. 11. Scutellaria Cretica foliis cordatis, obtusis, obtusèque serratis, spicis villoso-im- bricatis, bracteis setaceis, Prodr. Leyd. 511 , Mi!!., Dict. VI, 554, ( 536 ) Massilienso L.— (1) L., Spec. 789; Willd., Spec. III, 26;'Pers., Syn. II, 4 11 ; Sibth., Prodr. I, 393; Lois, N. Duh. VI, 136; Spreng., Syst. Veg. II, 714 ; Benth., Lab. 677; Walp., Rep. III, 913; DC, Prodr. XII, 585. T. frulicans L., H. Cllff. 302. — Vf juin. Zone des collines : rochers schisteux et murs ombragés dans les châtaigneraies. Enneakhoria, Roumata, Lassiti, (Belli, Tourn.. Sibth., Sieb., Raul., Heldr.) scordioides Schreb. ~- (2) Schreb. , Unilab. 37; Willd., Spec. III, 27; Pers., Syn. II, 111; Sibth., Prodr. 1, 393; Spreng., Syst. Veg. Il, 708; Benth., Lab. 679; Walp., Rep. III, 914; DC, Prodr. XII, 586. T. Scordium L. Lamk., Dicl. II, 695. — 2f juillet-août. Zone basse; prés humides du Kladiso, Meghalo-Kastron. (Bauh., Tourn., Sibth , Sieb., Heldr.) flavum L.— Schreb., Unilab. 34; Willd., Spec. III, 31, var. B.; Sibth., Prodr. I, 394; FI. Gr. VI, 27, pi. 533; Benth., Lab. 681; Walp., Rep. III, 917; DC, Prodr. XII, 588. — £ juin-juillet R. Zone montueuse boisée inférieure; sur les rochers. Entre Enneakhoria et Strovlès. Rocher dit Aspros-Kremnos , des gorges de Laki, Mirabello. (Sibth., Sieb., Heldr.) divaricatum Sieb. Herb. — T. lucidum Sibth. T. flavum. Var. /3 purpureum DC, Prodr. XII, 588. — y mai. Zone des collines; rochers. Spili à la base du Kedros, Avdhou. (Sieb., Heldr.) microphylhmi Desf. — (3) Desf., Cor. 48, pi. 11; Poir., Dict. Suppl. Il, 766; Spreng., Syst. Veg. II, 707; Benth., Lab. 681 ; Walp., Rep. 917. T. qua- dralulum Schreb. Sibth., Prod. I, 391 ; FI. Gr. VI, 25, pi. 630; Spreng., Syst. Veg. II, 711 . T. Marum L., H. Cliff. 303; Schreb., Unilab. 36; Willd., Spec. III, 18. 7'. ramosissimum Desf., Sieb. , Avis. — i? C. Zones basse, des collines et montueuse inférieure; au milieu des rochers et des arbus- tes. Epanokhorio, Akroteri, cap Meleka , eparkhies d'Apokorona, de Pe- dhiadha, de Hiérapetra; Voriza, Embaro, Lassiti, Anatoli. (Tourn., Sibth., Sieb., Raul., Heldr.) (1) Teucrium Creticum, Clus., Hist. I, 348; Park., Theat. 109; Ray, Hist. 526; Sylloge; Pluk., Phyt. 563. Teucrium Creticum incaniim, C. Bauh., Pin. 247; Ray, Sylloge. Teucrium Baeticum et Creticum Clusii, J. Bauh., Hist. III, 2, 291, fig. Teucrium Creticum odoratum flore purpureo. H. P. 173; Pluk., Phyt. 365. Teucrium frulicans incanum Creticum flore purpureo, Barrel., Icon. 53, pi. 896. Chamaedrys hirsuta Cretica , floribus p^rpureis , polii in modum summis ramu- lis coronata, Pluk., Amalth. 54, pi. 377, -fig. 3. Chamaedrys frulicosa Cretica purpureo flore, Tourn., Inst. 205. (2) Scordium Creticum lanuginosum , Cam., hort. 156. Scordium lanuginosum, C. Bauh., Phytop. 472; Pin. 247. ChamaedrysCrelicapaluslriscanescens, Scordioides Betonicœ folio, Tourn., Cor.I4. (3) Chamaedrys Cretica saxaiilis folio exiguo , subtus incano, Tourn., Cor. 14. (537 ) cuneifolium Siblli. — Sibth. . Prodr. I, 395; FI. Gr. VI. 30, pi. 537; Spreng., Syst. Veg. II, 709; Benth., Lab. 684; Walp., Rep. III, 919. — \j mai- juin. Zone basse; dans les graviers. Souia, embouchure de l'Haghia-Rou- meli-Potamos. (Sibth., Sieb., Raul., Heldr.) alpestre Sibth. — Sibth., FI. Gr. VI, 31 , pi. 538; Spreng., Syst. Veg. II, 707; Bentli., Lab. 685; Walp., Rep. III, 920; DC, Prodr. XII, 591. T. saxalile Sieb., Avis. T. buxifolium Schreb. Spreng., Syst. Veg. II, 709. — i> juin. Zone subalpine nue; rochers des pentes au-dessus d'Omalos , de 1500 à 1,700°°. Dhrakona, Mirabelle (Sibth., Sieb., Raul., Heldr.) Polium L. Var. difTusa. — (1)Willd., Spec. III, 36; Pers., Syn. III, 112; DC, Prodr. XII, 592, var. y vulgare. T. psendo-hyssopus Schreb., Unilab. 45; Pers., Syn. II, 112; Poir. , Dict. Suppl. II, 770; Spreng. , Syst. Veg. II, 709. T. Tenlhrion Schreb., Unilab. 46. — i> mai. Zones basse et des collines; entre les pierres à Voriza, à la base du Psiloriti : sables mariti- mes de Ghaïdhouronisi. (Bauh., Heldr.) Var. S gnaphalodes DC. — T. lanigerum Lag. — Sieb. , Avis. Ajuga L. Iva L. {Teucrium) Schreb. — Sibth., Prodr. I, 389; FI. Gr. VI. 22, pi. 525. Benih., Lab. 698; Walp., Rep. III, 929; DC, Prodr. XII, 600. — £ Me- ghalo-Kastron. (Sibth., Sieb.) Fam. LXXIII. — VERBENACE,E. Verbeua Toukn. * officinalisL. — y; mai-juillet AR. Zones des collines etmontueuse inférieure; lieux ombragés et décombres. Enneakhoria , Theriso, Khania , Askyphos, Kalogherous, H. Jannis— tis— Sitia. (Raul., Heldr.) (1) Polium latifolium incanum Creticum, C. Bauh., Prod. 108; Pin. 221 ; Park., Theat. 25; Ray, Hist. 525; Sylloge. Espèces indéterminées. (1) Clinopodium minus exoticum, Thymi folio majore inodorum, Pluk., Phyt, 110, fig. 84, fig. 8. (1) Sclarea Cretica latifolia flore \ario, Bœrh., L'ugd. I, 165. (1) Ghamedrio spinoso di Candia, Pona, Bald. 21. Chamsedrys spinosa, C. Bauh., Ray, Hist. 528; Sylloge. Chamsedrys spinosa Cretica, Park., Theat. 105; Pluk-, Phyt. 97. (1) Chamsedrys Cretica latissimo folio, flore parvo, Tourn., Cor. 14. (1) Chamœdrys Cretica inodora , Melissaefolio, flore parvo albido, Tourn., Cor. 14. (£) Polium Creticum, WheeL, Voy. I, 47, II, 496. (1) Polium Creticum maritimum humifusum , Tourn., Cor. 14. ( 538 ) 4 supina L. — ® juillet. Zone des collines; étang desséché d'Aradhena avec VHcliolropium supinum. (Ileldr.) liîppia L. nodiflora L. (Verbena) Rich. — (\)Verbena nodiflora L. Sibth., Prodr. 1, 401 ; Fl.Gr. VI, 43, pi. 401. — % juin-août. Zone basse; prés humides. Kha- nia, embouchure du Kladiso, Platania. (Sibth., Sieb., Ileldr,) Vitcx L. Agnus-castus L. — DC, Prodr. XI, 684. — i, juin-juillet C. Zone basse; au bord des ruisseaux. Platania et partout. A Platanos (Messara), il forme des arbres de 3 mètres. Meghalo-Kastron. (Sieb., Raul., Heldr.) Fam. LXXIV. — ACANTHACEiF. Acantlius Tourn. spinosus L. — (1) Sibth. , Prodr. 1, 441; FI. Gr. VII, 10, pi. 611. — y mai- juillet C. Zones basse, des collines et montueuse inférieure; bords des champs et lieux pierreux humides. Khania, Gouvès, etc.; abondant dans les champs et les vignes de la plaine d'Askyphos. (Belon, Tourn., Sibth-, Sieb., Raul., Heldr.) spinosissimus Desf. — Rchb., Icon. XX, pi. 1815. — 2p Zone basse. Khania. (Sieb., Frivaldszky.) Fam. LXXV. — GLOBULARIEiE. ftlolmlaria L. Alypum L. — Wilk., Globul. 27. — î> mai. Zone basse; taillis. Asomatos, Kalo-Limniones, île Gaudhos. (Sieb., Raul., Heldr.) Fam. LXXVI. — PLUMBAGINE/E. Plumbago Tourn. Europaea L. — L. , H. Cliff. 53. — y Zone basse. Almyros de Rhethymnon. (Belon, Sieb.) Aeantliolimon Boiss. androsaceum Jaub. Spach, [Slaiice) Boiss. , var. y Crelicum. — (1) Boi^., Diagn. Ire se r. VII, 73; DC. Prodr. XII , 627. Slalice Echinus, var. p L. (1) Verbena nodiflora Cretica, julo longiore , Bairel., Icon. 50, pi. 854. (1) Acanthus spinosus , Belon, Ray, Sylloge. Acanlhus aculeatus, Bauh., ïourn., Voy. I, 26,30. [i) Tragacantha altéra humilior etspinosior, Alp., Exot. 56; Ray, Hisl. 934; Sylloge. Echinus Creticus, Park., Theat. 1002, fig. Erinacea Cretica, Tourn., Inst. 646. Limoniuni Creticum Juniperi folio, Tourn , Cor. 25. ( 539 ) Sibth., Prodr. I, 213; FI. Gr. III, 92, pi. 300. S. androsacea Jaub. Spach , Illust. I, 464, pi. 89. — % juillet. Zone subalpine nue, de 2,000 à 2,300 mètres. Sommités des montagnes de Sphakia. Psiloriti. (Alpin., Tourn., Olivier, Sibth., Sieb., Raul., Heldr.) St atice L. sinuata L. — % avril-mai. Zone basse; bord de la mer. Kisamos, baie de Soudha, entre Dhramia et Rhethymnon, Meghalo-Kastron. (Sieb., Raul., Heldr.) Limonium L. — Sieb., Avis. — <$ Zone basse. Crète. (Sieb.) Graeca Boiss., var. «.Sieberi. — DC, Prodr. XII, 650. S. spaihulata Desf., Spreng., Syst. Veg. I, 958. S. Sieberi Bo^ss., Voy. Esp. 530. — y Zone basse. Rhethymnon. (Sieb.) Var. /3 microphylla. — S. echioides Sibth., Prodr. I, 213. S. rorida Sibth., FI. Gr. III, 91, pi. 298.— y juin-juillet. Zone basse; rochers maritimes. Mavromolo de Kisamo-Kasteli, Khania, Souda, Souia. (Sibth., Raul., Heldr.) Var. y hyssopifolia — S. hyssopifolia Girard. — jp Zone basse. Kisamos. (Heldr.) viminea Schrad. — S- cor data Desf., Sieb., Avis. — q; mai-juin. Zone basse; sables maritimes. Mavromolo de Kisamo-Kasteli , Ghaïdhouronisi. (Sieb., Heldr.) echioides L. — S. arislata Sibth., Spreng., Syst. Veg. I, 958. — (î) avril- mai. Zone basse; sables maritimes. Kalo-Limniones, Hierapetra, cap Si- dhero, Ghaïdhouronisi. (Sieb., Heldr.) liimoniastrum Mcench. * monopetalum L. (Stalice) Boiss. — Stalice monopctala Sieb., Avis. — y; Zone basse; sables maritimes. Crète (Sieber). — Mai (non fleuri). Ghaïdhou- ronisi. (Heldr.) Fam. LXXVII. — PLANTAGINEiE. Plant ago L. major L. — Sibth., Prodr. I, 99. — y; août R. Zone basse; lieux ombragés, prés, fossés des jardins. Khania. (Sibth., Raul., Heldr.) Coronopus L. — DC. , Prodr. XIII, 732, var. ç simplex. — (§) avril-mai. Zone basse; prairies, rochers maritimes. Khania, Soudha, Loutro. (Sieb., Raul., Heldr.) * lanceolata L. — DC, Prodr. XIII, 71 4, var. « allissima. — ^ mars-mai C. Zone basse; pâturages, partout. (Raul., Heldr.) IIîvTavsupov ( 540 ) * victorialis Poir. — np mai R. Zone subalpine nue, à 2,000 mètres. Sommet du Lazaros de Lassiti. (Heldr.) * Lagopus L., var. cijlindrica. — (T) mars-mai C. Zones basse et des collines; champs, prairies, bord de la mer, lieux secs. Khania , Soudlia, Malaxa, Meghalo-Kastron, Castel-Selino, Loutro. (Raul., Heldr.) albicans L. — # avril-mai. C. Zone basse; lieux arides maritimes. Meghalo- Kastron, entre Gouvès etHierapetra (avec une variété vivipare), Ghaïdhou- ronisi. (Sieb., Heldr.) CreticaL. — (4)L., H. Cliff. 36; Spec. 165; Lamk., 111. I, 340; Willd. , Spec. 1, 646; Poir., Dict. VI, 379; Pers., Syn. I, 139; Sibth., Prodr. I, 100; FI. Gr. II, 37, pi. 147; Rœm. Sch., Syst. Veg. Mant. 111,78; Spreng., Syst.Veg.I, 437; Walp., Rep. IV, 187; DC, Prodr. XIII, 706; Barn., Plant. 39. P. Ca- lananche Ciarke Reise III; Spreng., N. Entd. III, 164. — (j) avril-mai. Zones basse et des collines; lieux arides maritimes. Cap Meleka, Malaxa , Loutro. (Belli, Tourn., Olivier, Sibtb., Sieb., Raul., Heldr.) Bellardi AU.— Rœm. Sch., Syst. Veg. Mant. III, 78. — (£) mars-avril. C. Zone des collines, lieux pierreux. Khania, Rhamni. (Sieb., Heldr.) * arenaria W. K. — (D Zone basse; bord de la mer. Platania. (Raul.) * Psyllium L. — (f) mars-mai. G. Zone basse; champs et chemins. Khania, etc. (Raul., Heldr.) Cynops L. — Sieb., Avis. — i> Zone basse. Crète. (Sieb.) (1) Catananche I. Dioscoridis , Clus., Hist. II, 112. Holosteum Alp , Exot, 151. Holosteum Creticum alterum, C. Bauh., Ger., Emac, 424, fig. Holosteum sive Leontopodium Creticum , G. Bauh., Prodr. 98; Phytop. 512, fig.; Pin, 190. Leontopodium Alp., Exot. 113 ; Imper., Istor. 672, 755. Leontopodium Creticum, Ger., Emac. 424, fig. ; Park., Theat. 500, fig. 499; Ray, Sylloge; Meris, Hist. S. 7, 15, 25; S. 8, 16, 25. Leontopodium Creticum aliud, Clus ,Hist. II, 111 ; Moris, Hist. S. 7, 15, 2G , S. 8, 16, 26. Leontopodium Candise, J. Bauh., Hist. III. 2, 515, fig. Leontopodium legitimum Imperati, Barrel., Icon. 14, pi. 1225. Plantago Cretica minima tomentosa , caule adunco , Tourn., Cor. 5; Bœrh., Lugd. 11,101. Plantago angustifolia minor lanuginosa Cretica vel Syriaca, pediculis et capilulis maturitate ad terram inflexis, Breyn., Prod. II, 90. ( 541 ) DICOTYLEDONES MONOCHLAMYDS. Fam. LXXVHI - AMARANTHACE^E. Amarantlius L. * sylvestris L. — (D juillet-août. Zone basse; lieux cultivés. Khania. (Heldr Aypio-j f&irov. On mange les feuilles cuites. ' retroflesus L. — (|) juillet-août. Zone basse; lieux cultivés. Khania. (Heldr.) Fam. LXXIX. — PHYTOLACCE/E. Phytolacca L. * decandra L. — % juin. Zones des collines et montueuse boisée inférieure; Roumata, ruines vénitiennes à Enneakhoria. Introduit sans doute autre- fois par les Vénitiens. (Raul., Heldr.) Fam. LXXX.— CHENOPODIACE^. ISeta Totjbn. maritima L. — (1) (g) avril. Zone basse; bord de la mer. Rhethymnon. (Tourn., Sieb., Heldr.) Ckenopodiiuii L. * Vulvaria L.— (T) juillet-août. Zone basse; décombres. Khania. (Heldr.) ' murale L. — (T) mars-avril. C. Zone basse; décombres. Khania, etc. (Heldr.) " album L. — (D mars-avril. C. Zone basse; décombres et lieux cultivés, par- (out. (Heldr.) KÀou/3iSov. Les feuilles jeunes de cette espèce et de la précédente sont mangées cuites comme celles de l'épinard. * ambrosioides L. — îT) juin. Zone des collines; champs. Theriso. (Raul.) A triplex Tourn. * hortensis L. — (ï) Zone basse; subsponlané dans les décombres et lieux cul- tivés. (Heldr.) XpvGoku%uvov , cultivé pour les usages culinaires. Halimus Wallr. fruticosus L. (Alriplex Halimus.) Wallr. — (l)i, août. Zone basse; haies le long des chemins. Khania, Meghalo-Kastron. (Belon , Tourn., Raul., Heldr.) (1) Beta sylvestris Cretica maritima, foliis crispis, Tourn., Cor. 38. (2) Sandalida Cretensium, Ang. Halimus Belon., Obs. 18. Dalech., Hist. 265. Halimus seu Portulaca marina, C. Bauh., Pin. 120. Atriplex latifolia sive Halimus fruticosus, Tourn., Voy. I, 58, 44. Tome XXIV. 37 ( 542 ) Obione l. ertn. portulacoides L. (Atriplex) Moq. — Alriplex porlulacoides Sieb., Avis. — i, Crète. (Sieb.) Nalicornia Tourn. macrostachya Moric. — S. frulicosa Sieb., Avis. — i> juin-juillet. Zone basse, rochers maritimes, salines. Kisamo-Kasteli, Khania, Touzla de Soudha. (Sieb., Raul., Heldr.) herbacea L. — Siblh., Prodr. I. — (§) C. Zone basse; sables maritimes. (Sibth.) Suneita Forsk. fruticosa L. (Salsola) Del. — Salsola frulicosa Sieb., Avis. — i> mars-juillet. Zone basse; lieux humides au bord de la mer, salines. Touzla de Sou- dha, Rhethymnon, etc. (Sieb., Raul., Heldr.) ■ maritima L. (Chenopodium.) Moq. — (f) mai. Zone basse. Ghaïdhouronisi, au devant de Hierapetra. (Heldr.) Caroxylon Thunb. glaucum Moq. - Salsola glauca Sieb., Avis. — d) Crète. (Sieb.) Salsola L. inermis Forsk. — DC. Prodr. XIII, 2, 130. — }, Crète. (Oliv., Herb. DC.) Kali L. — (1) S. Tragus Sieb., Avis. — (î) juin-juillet. Zone basse; bord de la mer, salines. Kisamo-Kasteli, Khania, Touzla de Soudha. (Alpin., Sieb., Raul., Heldr.) Fam. LXXXI. — POLYGONES. Atrapliaxis L. * Billardieri Jaub. et Spach. — DC. Prodr. XIV, 77. — 1> mai-juin. Zone subalpine à 1 800 m d'altitude, disséminé avec le Cerasus proslrala Psiloriti. (Heldr.) Polygonum L. equisetiforme Sibth. Var. /3 Irigynum Boiss. — (2) Sibth., Prodr. I, 266; FI. Gr. IV, 56, pi. 364; Spreng., Syst. Veg. Il, 258; Meisn., Polyg. 86; DC, Prodr. XIV, 85. — £ juin. Zone basse; haies, sables maritimes. Platania, Khania. (Tourn., Sibth., Sieb., Raul.) (1) Àrundo graminea aculeata, Alp , Exot. 105. Espèce indéterminée (Atriplex rosea?) Alriplex Cretica maritima erecta, folio triangulari, Tourn., Cor. 58. (2) Polygonnm Creticum frulicosum humifusum, foliis brevioribus, Tourn., Cor 39. ( 543 ) maritimum L. — Siblh., Prodr. I, 266; FI. Gr. IV, 55, p!. 364. — % Zone basse; sables maritimes. Soudha, Haghios-Pavlos. (Siblh , Sieb., Raul.) * aviculare L. — y juillet-août CC. Zone basse; champs, lieux stériles. (Heldr.) serrulatum Lag. — P. Persicaria L. Sibth., Prodr. I, 266. (T) août. Zone basse; bord des ruisseaux et des fossés des jardins. Khania. (Sibth., Heldr.) Rumcx L. ' conglomeratus Murr. — 2f juin-juillet. Zone basse; haies, champs, lieux humides, ç c à et là. Nerokourou, Khania, etc. (Raul.. Heldr.) * triangularis DC. — % mai. Zone subalpine nue ; de 1700 à 2000 m . Psiloriti et montagnes de Lassiti, (Heldr.) " pulcher L. — (g) mai. Zone basse; vignes, prairies. Cercibilia, Khalepa. (Raul.) * Raulini Boiss. — Boiss., Diagn. pi. or. I^sér/XH, -100; Walp., Ann. V, 7^3; DC, Prod. XIV, 58. — $ mai-juin. Zones basse et des collines; ro- chers, champs. Roumata, Khania. (Raul.) bucephalophorus L. — (1) Poir. , Dict. V, 63. R. aculealus L., Spec. 482; Willd., Spec. 11, 261 ; Poir., Dict. V, 69; Pers., Syn. I, 396; Sibth., Prod. I, 249; Campd., Rum. 141; Spreng., Syst. Veg. II, 162; Roem., Sch., Syst. Veg. VII, 1473. — (D mars-mai. C. Zones basse et des collines; champs et bords des chemins et de la mer, partout; Khania, Khalepa, Ghaïdhou- ronisi. (Belli, Tourn., Sibth., Sieb., Raul., Heldr.) Var. p Massîliensis Steinh., Gren., FI. Fr. III, 41 (2) R. Creticus. Campd. Rum. 149. (Tourn.) multifidus Wallr. — R. Acelosella Sieb., Avis. — % A. R. Zones basse et des collines; collines arides. Katholiko au cap Meleka , Meghalo-Kastron. (Sieb., Heldr.) * tuberosus L. —

Exot. 1, fig. ~ Laurus>ylvestris Cretica Alpini, Park., Theat. 207, 1677, fig. ; Ray, Hist. 1691 ; Sylloge. Leandro di Candia frutticoso maggiore fetido, Zan. Ist. 62 , 114, pi. 47. Oleander Creticus fruticosus major fœtidus, Zan., Ray, Hist. 1919; Sylloge. Leandro minore fruttifero di Candia Zan. Ist. 65 , 117, pi. 18. ( 545 ) Sysl. Veg. II, 237; DC, Prodr. XIV, 535. D. oleœfolia Lanik., Dict. III. 440. D. collina Sm. Veill., N. Duh. 1^ 32, pi. M; Pers., Syn. I, 435; Wickst., Daph. 44. — î? juin. C. Zones montueuses boisées inférieure et supérieure, de 700 à i 400 m . Askyphos, Anopolis, montagnes de Sphakia, Dhamasta, Apheudi-Kavousi. (Tourn., Sibth., Sieb., Raul., Heldr.) oleoides L. Var. B. jasminea Meisn. — (1) Schreb., Icon. 13, pi. 7; Willd., Spec. Il, 423; Pers., Syn. I, 435; Veill. N. Duh. I, 31 ; Spreng. , Syst. Veg. II, 237; Wickst., Daph. 49, 37; DC, Prodr. XIV, 533. — Var. pube- rula Jaub. Spach , 111. or. IV, 5, p! 305. D. jasminea Sibth., Prodr. I, 260. D. alpina Pallas, Russ. pi. 35; Sibth., Prodr. I, 261. D. buxifolia Vahl. Sibth., Prodr. I, 260; FI. Gr. IV, 49, pi. 357. D. Crelica Steud., Nom. II, 483. — ^ mai-juin. C. Zone subalpine nue, de 1700 à 2000 m Montagnes de Sphakia, Psiloriti, montagnes de Lassiti. (Alpin., Tourn., Sibth., Sieb., Raul., Heldr.) Chlamydanthiis Mevf.p,. hirsutus L. [Passerina) Griseb. — (2) Passerina hirsula Sibth., Prodr. I, 262; FI. Gr. IV, 52, pi. 360. Thymelœa hirsula Endl. Var. 5 angusiifolia DC, Prod. XIV, 557. — i? mars, (passé fleur) C Zone basse; collines pierreu- ses. Kalathenès, Meghalo-Kastron. (Lob., Sibth., Sieb., Raul., Heldr.) Tartonraira L. {Daphne) A. Mey., var. angusiifolia. — Daphne argenlea Sibth., Sieb., Avis. — y avril-septembre. — Zone basse, rochers au bord de la mer, entre Haghia-Roumeli et Haghios-Pavlos. (Sieb., Raul., Heldr.) Fam. LXXXIV. — SANTALACE.E. Thesium L. Grœcum iioiss. et Sprun. — Boiss., Diagn. 1 r e série V, 47; DC, Prod. XIV, 652. — % avril-juin. C Zones des collines et montueuse boisée supérieure jusqu'à I400 m . Àkroteri, Meleka , Omalos de Sphakia. Psiloriti, Aphendi- Kavousi. (Raul., Heldr.) * humile Vahl. — x mai. Zone basse; champs. Hierapetra. (Heldr.) Oleander minor fragifer fœtidas Creticus; eadem in omnibus minor, Zan., Ray, Hisl. 1918. Thymelaîa supina lignosior Cretica ingrali odoris major, Pluk., Phyt 367. Thymelœa Cretica olese folie, subtus villosa, Tourn, Cor. 41. (1) Chamœdaphnoides Cretica Alp , Exot. 44. Chamsedaphnoides sive Laureola Cretica, Park. Theat. 215. Laureola Cretica humilis, Pluk., Phyt., Mant. 49 ; Ray, Sylloge. Thymelœa Cretica olea folio utrinque glabro, Tourn,, Cor. 41. (2) Passerina linariœfolio Lob., Icon. 411. Passerina Lobehi J. Rauh,, Hist. III, 2, 4oo, ûg. ( 546 ) :™ Osyris L. alba L. — i? Zones basse et des collines; dans les taillis. llaghia-Rouméli, Sphakia, Palseokastron de Kisamos, Spelaea, Pedhiadha. (Sieb., Raul., Heldr.) Fam. LXXXV. — DATISCE^E . Batssea L. cannabina L.— (1) L., Spec. 1469; Lamk., Dict. 1. 601; Willd., Spec. IV, 823; Pers., Syn. II, 627; Spreng., Syst. Veg. III, 906; DC, Prodr. XV, -410. — $ Juillet. Zone montueuse inf. ; torrents dans les gorges ombragées des montagnes de Sphakia. Haghia-Roumeli , Is-lou-Khriston et au-dessus de Samaria. (Belli, Tourn., Heldr.) Fam. LXXXVI. — ARISTOLOCHIEiE. Aristoloelaia Tourn. sempervirens L. — (2) L., Spec. 1363; Willd., Spec. IV, 158; Pers., Syn. II, 527; Sibth., Prodr. Il, 222; FI. Gr. X, 26, pi. 934; Spreng., Syst. Veg. 111, 756; DC, Prodr. XV, 489. — A. altissima Desf. Pers., Syn. II, 527; (1) Lutea maggiore fruttifera et stérile di Gandia, Pona, Bald. 80, fig. • Lutea maxima Cretica Honorii Belli, Poua, Bald 27, fig. ; J. Bauh., Hist. III, 466, fig.; Ray. Hist. 1054; Sylloge. Luteola cretica , C. Bauh., Pin. 100. Luteola vulgaris Cretica faecunda et sterîiis, Park., Theat. 602,603 fig.; Ray, Hist. 1054; Sylloge; Luteola cannabinoides Cretica Munt., Phyt. 750, 40 fig. 2071. Reseda afifinis Cretica foliis cannabinis, alterno situ pinnatis, floribus luteis. Pluk., Phyt. 317; Amalth. 182 Reseda maxima Cretica, Cat. Leyde. Cannabina Cretica florifera etiam fructifera. Tourn. Cor. 52; Bœrh., Lugd. II. 105. Cannabis lutea ferlilis et steriîis Contareni , Alp , Exot 299. 30i. Cannabis foliis pinnatis L., H. Cliff, 457. (2) Pistolochia altéra sempervirens, Clus. , Hist. II, 260. Pistolochia Cretica sempervirens, Park., Thealr. 293, fig. 292; Moris, Hist S. 12, 17, 16. Pistolochia Cretica C. Bauh. , Pin. 507; Ger. Emac. 848 fig.; Ray, Hist. 765; Sylloge. Aristolochia Pistolochia altéra , J. Bauh.,~Hist. III , 2 , 563 fig. ; Tourn., Inst, 162; Boerh., Lugd. II, 278; L. H. Cliff. 452. Aristolochia Pistolochia dicta Cretica, smilacisfolio sempervirens, Hort. Leyd. 59; Pluk., Phyt. 50. Aristolochia minima Cretica, Ri vin. Monog., pi. 117. Aristolochia Cretica, flore maximo, t'ruclu angulato , Tourn., Cor. 8. ( 547 ) Poir., Dict. I, Suppl. 458; Spreng., Syst. Veg. III, 751. — t, avril-juillet. C. Zones basse, des collines et montueuse inférieure; murs et haies, çà et • là. Nerokourou , Askyphos, Anatoli, Lithines. (Belli, Tourn., Sibth., Sieb., Helclr.) Cretica Desf. — (I)Lamk., Dict. I, 255; Pcrs., Syn. II, 527; Willd., Spec. IV. 160; Desf., Cor. 12, pi. 7; Sibth , Prodr. II, 222; Spreng., Syst. Veg. III, 754; DC, Prodr. XV, 493. A. Bcelica L. , Spec. 1363 (pars.); Willd., Spec. IV, 157; Pers., Syn. II, 527; Sibth., Prodr. II, 222; Spreng., Syst. Veg. III, 751; — i? avril. G. Zone des collines; entre les pierres. Gorges au-dessus de Krilsa et entre Kritsa et Prina. (Belon , Tourn., Sibth., Sieb., Heldr.) 2rt6«)a« zov "kctyov (bottes de lièvre.) Fam. LXXXVII. — CYTINEjE. Cytinus L. Hypocistis L. [Asarum). — (2) Sibth., Prodr. II, 224; FI. Gr. X, 29, pi. 938. — y; mars. Zones basse et des collines; parasite sur les racines des Cis- lus, principalement du C. salvifolius. .Akroteri, cap Meleka. (Tourn., Sibth., Sieb., Heldr.) Fam. LXXXVIII. — EUPHORBIACE^. Eupliorbia L. Peplis L. — (D mars-mai. Zone basse; sables maritimes. Khania. (Sieb., RauL, Heldr.) Chamsesyce L. var. p canescens. — (3) E. canescens L. Sieb., Avis. — (J) (Belon., Sieb.) dendroides L. — (4) L., Spec. 662; Lamk., Dict. Il, 418; Willd., Spec. II, 924; Pers., Syn. 11,12; Sibth., Prodr. I, 330; FI. Gr. V, 54, pi. 470; Spreng., Syst. Veg. III, 790; DC., Prodr. XV, 2, 109. E-.laHa. Ait., Sieb., Avis. — y mars-avril C. Zones basse, des collines et montueuse inférieure, jusqu'à 1000™ d'altitude, entre les rochers. Palœokastro de Kisamos, mo- (1) Aristolochia fœmina sive rotunda, Dalech., Hist. 977. Aristolochia Clematitis , quartum quoddam genus arbores scandeus, Belon, Obs. cap. 17. Aristolochia Clematitis serpens, C. Bauh., Pin. 507 ; Ray, Sylloge. Aristolochia Cretica scandens altissima, Pistolochise foliis, Tourn., Cor. 8. (2J Hypocistis Cretica flore purpureo, Tourn., Qor. 46. (5) Chamsesyce Belon , Obs. 18. (4) Tithymalus arborescens dendroides, Belon, Obs. 17. Tithymalus arborea , Alp., Exot. 65; Ray, Sylloge. ( 548 ) nastère de Gonia, éparkhie d'Apokorona, basses montagnes de Sphakia. (Belon, Sibth., Sieb., Rau!., Heldr.) Cybirensis var. aeulifolia. Boiss. Diagn. — Var. y dehiscens. Boiss. D.G., Prodr. XV, 2, 419. E. echinocarpa Sieb., Avis; Spreng., Syst. Veg. III, 797. — (ï) Zone des collines. Melidhoni. (Sieb.) * oblongata Griseb. — DC, Prod. XV, 2, 425. E. erioclada Boiss. et Heldr. Diagn. — % juin. Zone des collines; rochers, Roumata. (Raul.) Apios L. — (i)L., Spec. 656; Lamk., Dict. II, 430; Willd., Spec. II, 907; — Sibth., Prod. 1, 326; Sieb., Reise, II, 321, pi. 9; Spreng., Syst. Veg. III, 797; DC, Prodr. XV, 2, 126. — 2f octobre à mars. Zone des collines. Melidhoni, Tripodho, Latsidha. (Belon, Sibth.; Sieb.) acanthothamnus Heldr. et Sart. — (2) Boiss., Diagn. 2 e sér. IV, 86; DC, Prod. XV, 2, 132. E. spinosa L , H. Cliff. 200; Spec. 655; Willd., Spec. II, 908; Pers., Syn. II, 16; Sibth., FI. Gr. V, 49, pi. 463, E. pungens Lamk., Dict. II, 431. — y juin-juillet. C. Zones montueuses boisées, inférieure et supérieure, de 700 à 1700 m . Montagnes de Sphakia, entre Prosnero, Asky- phos et Anopolis. (Belîi, Sibth., Sieb., Raul., Heldr.) pubescens Desf. — Sf mai. Zone basse; champs, bords des fossés. Platania, Cercibilia, Hierapetra. (Sieb., Raul., Heldr.) * helioscopia L. — (ï) mars-avril. C. Zone basse; champs. Khania, etc. (Heldr.) Aleppica L. — (3) L., Spec. 657; Lamk., Dict. II. 433; Willd., Spec. II, 913; Pers., Syn. II, 47; Spreng., Syst. Veg. III, 798. — ® Crète. (Alpin.) * exigua L. — (D mars-avril. C. Zone basse; champs et lieux arides. Akro- teri. (Raul., Heldr.) * falcata L. — ® mars R. Zone basse; champs. Khania. (Heldr.) Peplus L. — (ï) mars-avril. C. Zone basse; lieux cultivés, rochers. Akroteri. (Sieb., RauL, Heldr.) (1) Apios Belon, Obs. 18; Dalech., Hist. 4595. Apios ; Ischas Dioscoridea , J. Bauh., Hist. III, 2,666 fig. (2) Glastivida altéra Belli , Glus. Glastivida secunda di Candia , ovoro Tilhimalo spinoso di prima specie, Pona , Bald. 116 fig. Galastivida altéra sive , Tithymali genus spinosum , .1. Bauh., Hist. I, 2,411. Hippophaestum Caesalpini , sive Glastivida secunda Cretica Ponae , Boccone, Museo, III, pi. 89. Tithymalus maritimus spinosus, C. Bauh., Pin. 291; Park., Theatr. 181, fig. 185; Alp. Exot. 503 ; Ray, Hist. 866; Sylloge; Pluk., Phyt. 571 ;Moris, Hist. S. 10,1. (3) Tithymalus ciparissias Creticus, Alp., Exot. 65 ; Ray, Sylloge. ( 549 ) segetalis L. — Sibth . Prod. I, 328; FI. Gr. V, 52, pi. 467; DC, Prodr. XV, 2, 145. E. provincialis Willd. Sieb., Avis, Herb. — (J)Zone basse; champs cl lieux cultivés, lieux maritimes. Kladiso, Kalyvès. (Sibth., Sieb., Raul.) herniariaefolia Willd. — (I) Poir., Dict. II. Suppl. 612; Pers., Syri. II, 14; DC, Prodr. XV, 2, 155. E. pumita Sibth., Prod. I, 324; FI. Gr. V, 47, pi. 460. — ap mai. R. Zone subalpine nue, de 2000 à 2300™ d'altitude, entre les pierres. Theodhori, Mavri de Sphakia. Sommet du Psiloriti, Kha- metti de Lassiti. (Tourn., Sibth., Raul., Heldr.) Paralias L. — (2) Sibth., Prodr. I, 328. — ap juin. Zone basse, sables mari- times. Khania, Dhia. (Belon, Sibth., Sieb., Raul., Heldr.) Characias L. — (3) DC, Prodr. XV, 2, 172. E. Crelica Mill., Dict. I, 28. — if mars-mai. G. Zone basse et des collines; buissons; Khania, Malaxa. (Belon, Tourn., Sieb., Raul., Heldr.) biglandulosa Desf. — (4) DesC, Coroll. 88, pi. 67; Poir., Dict. II, Suppl. 621; DC, Prodr. XV, 2, 175. E. rigida Marsch. Spreng., Syst. Veg. III, 801. — % Grète. (Tourn.; Herciarialis Tourn. * annua L. — ® mars-avril. C Zone basse; décombres, lieux cultivés et chemins. Fréquent en Crète. Ghaïdhouronisi. (Heldr.) Crozopltora. Nbck. tincf.oria L. (Croton) A. Juss. Var. y genuina DC, Prodr. XV, 2, 749. Cro- ton linctorium L. Sibth., Prodr. II, 248; FI. Gr. X, 40, pi. 950. — (f) juin-juillet. Zone basse. Avec le précédent, mais plus rare. Aghribiliana, Almyros de Rhethymnon, Hierapetra. (Sibth., Sieb., Raul., Heldr.) verbascifolia Willd. {Croton) A. Juss. — C. tincloria. Var. « verbascifolia DC, Prodr. XV, 2, 748. Croton villosus Sibth., Prod. II, 249; — FI. Gr. X, 41, pi. 951. — (s) juillet. Zone basse; lieux cultivés. Khania. (Sibth., Olivier, Heldr.) (i) Tithymalus Creticus supinus Herniariae folio, Tourn., Cor. 1 ; Boerh., Lugd. I, 257. (2) Paralios Belon , Obs. 18. (3) Tithymalus myrsinites Belon, Obs. 18. Tithymalus Creticus Characias , angustifolius villosus et incanus, Tourn., Cor. 1. (4) Tithymalus Grsecus amygdali folio acutissimo et glauco, caule purpureo, Tourn., Cor. 1. Espèce indéterminée. (1) Tithymalus Creticus alypifolio, Zan., Ist. 220 , 170. Tome XXIV. 38 ( 550 ) An«ii*aeliiie L. ' telephioides L. — i? avril-juillet. Zones des collines et subalpine nue, à 2300 m d'altitude. Champs stériles et lieux pierreux. Anopolis et Ilaghion- Pnevma de Spbakia. (Ileldr.) Ricinus Tourn. coinmunis L. — (1) Sïbth., Prodr. Il, 249; FI. Gr. X, 42, pi. 952. — i> Zone basse, décombres près des villes, Meghalo-Kaslron. (Belon, Sibtli., Oli- vier, Sieb.) Fam. LXXXIX. — MORE/E. Mortis ïoubn. alba L. — M. Byzanlina Sieb., Avis. — i> Zones basse et des collines et mon- tueuse inférieure, frécpjcmment cultivé pour l'élève des vers à soie jusque dans la plaine de Lassiti, à 900 m . (Sieb., Raul., Heldr. ) MovpviK. 2u/.ap.'.v/î« , fruit. 2ux«f/.tvov. • nïgra L. — i? Zone basse et des collines; cultivé ça et là. (Heldr.) Ficus Tourn. Carica L. — y> Zones basse, des collines et montueuse inférieure; cultivé par- tout, aussi à Askyphos, à 700 m . (Tourn., Raul., Heldr.) lv/.i«. ; fruit Suxov. Var. Sylveslris auctorum. — Caprificus inseclifera Gaspar. — i? Zone montueuse inférieure; rochers des gorges ombragées, au-dessus d'Haghia- Roumeli et de Samaria. (Tourn., Heldr.) A.ypioçvv.iu. sycomorus C. — (2) i? originaire d'Egypte. (Dalechamp, Bauhin, Tourn.) Fam. XC. — CELTIDE/E. Ccltis Tourn. australis L. — (3) Sïbth., Prodr. I. 172. — i? juin. Zone des collines; alen- tours des habitations. Azohirès. (Belli, Sibtli. , Raul.j (1) Ricinus Belon , Obs, 18; Dalech., Hist. 1G3 !. (arborescent.) Ricinus vulgaris J. Bauh., Hist. HI, 2, 642. flg. (2) Sycomorus Cypria ficus, Dalech., Hist. 340. Sycomorus Dapp., Arcli 467, fig. Ficus folio Sycomori, frucluni non in caudice gerens ; Ficus Cypria, C. Bauh . Pin. 459. Ficus sylvestris Creticu, folio non diviso, leviter crenato, Tourn.. Cor. 45. (3) Cacavia Cretensib'us, Lotus arbor, Belli, Clus. Lotus fructu ccrasi, C. Ranli , Pin. 447. ( 551 ) Fam. XC1. — ULMAŒ.E. Ulmus L. campestris L. — Sibtli., Prodr. I, 171 ; Rœm. Sch,, Syst. Veg. VI, 298. — i> Zone basse; haies. (Sibth.) Planera Michx. Abelicea Rœm., Sch.— (1) Rœm., Sch., Syst. Veg. VI, 304; Spreng., Syst. Veg. III, 493; Walp., Ann. III, 428. P. Richardi Ung. , Veg. foss. Quer- cus Abelicea Lamk., Dict. I, 725; Q. Crelensis Lamk., DC. , Prodr. XVI , 2,108. AbeliceaSm. Trans. Linn. IX, 126. Ulmus? Abelicea Sibth., Prodr. I, 172. Celtis Tourneforlii Poir. , Dict. Suppl. I, 756; II, 210; III, 688. Zelkova Crelica Spach, Phan. XI, 121. — \> juin-juillet (fruits.) Zone monlueuse boisée supérieure, de 1300 à 1500 m ; dans les taillis avec Y Acer Crelicum. Pentes inférieures des montagnes de Sphakia, au-dessus de la plaine d'Omalos. (Relli, Sibth., Sieb., Heldr.) AnelirÇtK. — Arbustes de 3 à 5 Q1 . à fleurs blanches, s'épanouissant en mars et répandant une odeur agréable, d'après les bergers sphakioles. Fam. XCII. - URTICE.E. Urfica Tourn. * urens L. — (T) mars. Zone basse; décombres. Khania. (Heldr.) membranacea Poir. — (§) mars. Zone basse; champs, lieux arides. Khania. (Sieb., Heldr.) * pilulifera L. — y mars-mai. Zones basse et des collines; fossés et décom- bres. Khania, Malaxa, Stamati au-dessus de l'Almyros. (Heldr.) Parietaria Tourn. diffusa Mert. et Koch. — % mars-avril. C. Zone basse; mars. Khania, Me- ghalo-Kaslron. (Heldr.) Cretica L. — (2) L., Spec. 1492; Willd., Spcc. IV, 956; Pers., Syn. Il, 555; Sibth., Prod. I, 106; FI. Gr. Il, iij pi. loi; Spreng., Syst. Veg. III, 914; Cerasus al|>ina Cretica seu Idaea, Al p. , Exot (Crète R. 754.) Vitis idœa Cretica elalior, Park., Theat. 1457, fig. 1458. (Ces quatre dénominations se rapportent peut-être au Diospyros Lolus.) (i) Apelikea CIus., Hist 1,302. Abelicea di Candia, overo Sandalo bastardo, Pona, Bald. 112. fig. Pseudosantalum Creticum, C. Bauh., Pin. 293; Park., Theat. 1606, fig. Abelicea sive Santalus adulterina Cretica, J. Bauh,, Hist. 1, 1,490; Ray, Syllôge. '2) Parietaria Cretica uiinor, capsulis seminum alalis- Tourn,, Cor. 38, ( 552 ) Rœm. Sch., Syst. Veg. III, Mant. 310. — y mars. R. Zone basse; mu- railles. Khania. (Tourn., Sibth., Sieb., Heldr.) TlieliçjomiBii L. Cynocrambe L. — (1) Sibth., Prod. Il, 237; FI. Gr. X, 32, p!. 941. — (T) janv.- mars. Zones basse et montueuse inférieure; rochers, décombres ombra- gés. Khania, Akroleri, entre Prosnero et Askyphos, (Pona, Sibth., Sieb., Raul., Heldr.) Fam. XCIII. — JUGLANDE/E. Jucjlaais L. 4 regia L. — i? Zones des collines et montueuse inférieure ; cultivé çà et là, Askyphos, Pyrgos de Messara, etc. (Heldr.) Kctpiiïix, fruit Kapiot. Fam. XCIV. — CUPULIFER^E. fliei'CHS Todrn. sessiliflora Sm. — Q. robur L., Sieb., Reise II, 89; var. Sessiliflora lanugi- nosa DC. , Prodr. XVI, 2, 4 0. — t> avril R. Zone des collines. Roumata, Neokhorio. Forme un petit bois près du lac de Dhramia; aussi plusieurs grands arbres dans la vallée de Potamiès. (Sieb., Raul., Heldr.) Apvç. Nom antique inconnu dans le reste de la Grèce. Var. brachyphylla DC, Prodr. XVI, 2, 10. Q. brachyphylla Kotschy. Eich.9. Montagnes au-dessus de Rhethymnon (Kotschy 1 854). macrolepis Kotschy. —Kotschy, Eich. 16. DC, Prodr. XVI, 2, 45.— Q. ALgy- lops L., Lamk., Dict. I , ~I9. — i> juin. Zones basse et des collines. Rou- mata, Khania, Rhethymnon. (Sieb., Raul.) pùtzvn. Les fruits pskuvinSiK sont employés au tannage et exportés sous le nom de Vallonée dans l'Europe occidentale pour le même usage. Ilex L. — (2) Sibth., Prodr. II, 239; Kotschy, Eich. 38; DC. Prodr. XVI, 2, 38. — if mai. Zones des collines et montueuses, de 300 à 1,300 mètres; moins fréquent dans les forêts que le Q. calliprinos. Roumata, montagnes de Sphakia, entre Askyphos et Anopolis, entre Melidhoni et Dhamasla , montagnes de Lassiti. (Belon., Sibth., Sieb., Raul., Heldr.) Ao-j>a/«ç. Feuilles de formes très-variables. <1) Ci nocrambe légitima di Dioscoride, Pona, BaHl. 18, 123. fii, r - (2) Chène-vert, chêne acillacas, Belon , Obs. 16. Aria sive Acilaca Bellonii, J. Bauli., Hist. I. 2, 99. Ilex, Dalech., Hist. 20, fig llex major non aculcata, Park., Tlical. 1301. fig. i39r> Ilex arborea J Bauh., Hist. I, 2, 9Fi. fig. ( 553 ) cocciferaL. — (l)var. «. veraDC, Prodr. XVI. 2. 52. Q. coccigera Sieb., Reise 11, 90. — \) Zones des collines et montueuse inférieure. Rhethymnon, entre Prosnero, Askyphos et Anopolis, entre Melidhoni et Dhamasta; sommet du Karadagh, etc. — Arbustes peu élevés (Belon., Sieb., Raul., Heldr.) calliprinos Webb. — (2) Var y inopsUC, Prodr. XVI, 2, 54. Q. Cretica Boiss., Raul., Herb. — y avril-mai. Zones des collines, monlueuses boisées in- férieure et supérieure , de 300 à 1,300 mètres. Epanokhorio, Roumata, Kephala; trois variétés forment la zone des forêts, associées au Quercus Ilex et au Pimis Laricio dans les montagnes de Sphakia, entre Prosnero et Askyphos, et à VAcer Crelicum au Psiloriti. (Belon., Raul.. Heldr.) Var. > arcuata DC, Prodr. XVI, 2, 54. (Heldr.) TIûlVOG Castanea Tourn. vulgaris L. [Fagus Castanea) Lamk. — DC, Prodr. XVI, 2,1 14. — i, juin. Zone montueuse boisée inférieure, de 500 à 800 mètres; forme une foret d'environ un demi-mille géographique carré sur le sol talqueux , très- abondant en sources, d'Ennéakhoria. Se trouve aussi pararbres isolés en Selino, à Phloria , etc. (Olivier, Sieb., Raul., Heldr.) Kaçravia : le fruit Kar.avcov est vendu en grande quantité à Kisamos et Khania, d'où il est exporté en Grèce, à Smyrne et autres ports de l'Orient. Fam. XCV. — PLATANE.E. Platamas L. orientalis L. — (3) L., H. Cliff. 447; Spec. 1417; Willd. , Spec. IV, 473; Poir., Dict. V, 437; var. ;3 insularis DC, Prodr. XVI, 2, 159. — î> avril C. Zones basse, des collines et montueuse boisée inférieure; bords des sources et des ruisseaux dans les gorges des montagnes. Platania , Haghia- Erini, Haghia-Roumeli , Haghious-Dheka, etc. (Belon, Tourn., Olivier, Sieb., Raul., Heldr.) n)«Tavocr (1) Chène-vert à coccus, Belon, Obs. 17. Ilex aquifolia (Kermès) Dalech., Hist. 2", fîg. Ilex aculeata cocciglandifera, C. Bauh., Pin. 425; Tourn., Voy. I, 49, 57 Ilex aquifolia sive coccigera, Park., Thcat. 1394, fig. 1595. Ilex. coccigera Gazoprinos, J. Bauh., Hist. I, 2, 106. (2) Eleprini, Phyllicae, Alaterni, Belon, Obs. 16, Cl us. Philica sive Alaternus glandifera Belli, J. Bauh., Hist. L 102. Phylica elatior, C. Bauh., Pin. 476. Spiua Bourgi et Alaternus, J. Bauh., Hist. I, 542, fig- (5) Platanus Belon, Obs. 2; Dalech,, Hist. 9ô. Plalanus orientalis vera. Ray, Hist 1706. ( 554 ) Fam. XCVI. — SALIC1NE/Ë 8aJix. L. fragilis L. — Sieb., Reise II, 90. — i. Dans les fossés (Sieb.) * Babylonica L. — i? Zone des collines; lieux humides. Khâraka, au pied du Kophinos. (Raul.) " alba L. — îf Zones des collines et montueuse inférieure. Solitaire au mont Kophinos, près Kapeianiana. (Heldr.) Asuxw nigra L. — (1) i> R. Zone montueuse inférieure. Ruisseau près de Zaprès, (Dalech., Heldr.) * fastigiata L„ — y Zone des collines. Quelques-uns à Kharaka. (Raul.) DICOTYLEDONE/E GYMNOSPERM^ Fam. XCVH. — GNETÀCE/E. E|Blieifia«âi L. campylopoda C. A. Meyer. — (2) Endlich., Conif. 259; Carr. , Conif. 555; Court., Conif. -156. E. fragilis Willd., Spec. IV, 860; Pers., Syn. II, 633; Sieb. , Flora 1, 273; Reise , II, 91; Spreng. , Syst. Veg. III, 66; DC, Prodr. XVI, 2 ,.■ 355- E. allisaima Sieb., Avis. — i> juin. Zone basse. Akroteri. (Tourn., Sieb., Raul.) Fam. XCVII1. — CONIFER/E. Pinus L. Pinea L. — Rchb., Icon. XI, 528, pi. 1135; Endlich., Conif. 182; Carr., Conif. 403; DC, Prodr. XVI, 2, 381 ; var. Crelica Loud., Court., Conif. 94, — (1) Populus nigra Dalech., Hist. 86. Espèce indéterminée. Schlitro Belon, Obs. 18. Alnus rotundifolia glutinosa viridis, C. Bauh., Pin. 428. (Cette plante est probablement un Inula.) (2) Equisetum montanum Creticum, Alp. , Exot. 140; Parle., Theatr. 1205, fig. 1202 ; Ray, Sylloge; Piiik., Amalth. 74. Equisetum polygonoides montanum Creticum, Moris., Ilisl. III , 621. Polygonum africanum, Pluk., Phyl. 303, Ephedra Crelica lenuioribus et rarioribus flagellis , Tourn., Cor. 53; Duh.> Arb. 220 ( 555 ) — y Zones basse et des collines. Arbres isolés et très-probablement plantés (Enficher le croyait spontané). Enneakhoria, Phloria, Khania, Rhethymnon, Àrkadi. (Sieb., Raul., Heldr.) KovAowapia. Ses feuilles sont beaucoup plus déliées que celles du type. Halepensis Lamk. — \) mai. Zones basse, des collines et montueuse infé- rieure; taillis au bord de la mer et sur les pentes adjacentes : entre Asky- phos et Anopolis, Aradhena ; 2 arbres à Ghaïdhouronisi. (Sieb., Raul., Heldr. ^ Usvy.s. ' Laricio Poir. — Endlich., Conif. 178 ; Var. 7 nigricans D.C., Prodr. XVI, 2, 387. _ £ zone montueuse supérieure, de 4 000 à 1500 m , formant des bois tantôt seul et tantôt mélangé de Quercus, Acer et Cupressus. Montagnes de Sphakia, de Lassiti et de l'Aphendi-Kavousi; rare au Psiloriti. (Heldr.) ITevxc, Cupressus Tourn. sempervirensL. — L. , Spec. 4 422. C. pyramidalis Mill., Dict. d'Àgric. II. — \) Zone basse et des collines. Fréquemment cultivé autour des villes, des villages et des monastères. (Raul., Heldr.) KwKtxpiççiov. C'est l'arbre spécial des cimetières musulmans. Il manque complètement dans ceux des chrétiens et des juifs. horizontalis Mill.— (1) Mill. Dict. d'Agric. II; Rchb., Icon. XI, 534, pi. 4 4 41.; Endlich., Conif. 56 ; Carr. Conif. 115. Ë. sempervirens L. Var. /3 horizontalis Lamk., Dict. II, 242 ;Willd., Spec. IV, 54 4; Pers., Syn. 11,580; Sibth., Prodr. II, 248; Spach, Phan. XI, 326; DC, Prodr. XVI. 2, 468. — if C. Zone montueuse boisée, de 700 à 4 500 m ., forme la région boisée des montagnes de Sphakia où il est véritablement spontané. Kvnupiççtov. Des arbres d'une ancienneté et d'une hauteur remarquable forment un petit bois célèbre parmi les Cretois, autour de l'antique cha- pelle de Haghios-Nikolaos , dans la gorge ombragée, au-dessus de Sama- ria, à 650™ d'altitude. (Belon, Tourn., Sibth., Sieb., Raul., Heldr.) Juniper us L. * macrocarpa Sibth. Var. arborea.— (2)DC, Prodr. XVI, 2, 476. J. drupacea, id. — î> Zone basse. Rencontré seulement deux pieds en Crète, à Haghia- Roumeli et à Hierapetra, mais très-abondant et formant des bois dans les îles de Gaudhos et Ghaïdhouronisi, situées au devant de ces localités. (Raul., Heldr.) KEvTpoç. Arbres de 3 à 5 mètres. Baies presque de la grosseur d'une (1) Cyprez Belon , Obs. 16 ; Conif. 12,29. — Cupressus Dalech., Hist. 58, fig. Cupressus sativa et sylvestris, Ger., Emac. 4,567, fig.; L., H. Cliff. 449. (2) Sabina baccifera, Ger., Emac. 1,377, fig. 1376. ( 55G ) cerise, charnues, rouges, comestibles, d'une saveur douce et agréable quoique résineuse. Oxycedrus L. — (1)DC , Prodr.XVl, 2,477. J. rufescens Link., Carr., Conif. 15. — ï> juin-juillet. Zone subalpine nue. Volakia, Psiloriti. (Tourn., Olivier, Sieb., Ranl.J kpr.svBoç. Phœnicea L. — DC, Prodr. XVI , 2,486. ./. Lijcia SibLh., Prodr. , Il , 26*. — i> juin G. Zones basse, des collines et montueuse inférieure. Hierapc- tra, etc., Ghaudos. (Sibth., Sieb., Raul., Ileldr.) AyptoxvTtapiççiov MONOCOTYLEDONE^Ë APERISPERftLE Fam. XC1X. — LEMNACE/E. Fiesj&iia L. ' rainor L. — 'X> Zone montueuse boisée inférieure; eaux stagnantes des prés marécageux. (Heldr.) Fam. C. - NAÏADES. Positionna Koen. * Oceanica L. {Zoslera) Del. — $ Zone basse. Archipel, Khania. (Heldr.) Zostera L. * marina L. — % Zone basse. Archipel et mer de Lybie (Held.) Fam. CI. — JUNCAGINE^E. Tràglocliiti L. * Barrelieri Lois. — y; mars. Zone basse; marais des salines. Touzla de Soudha (Heldr.) Fam. Cil. — POTAMEjE. Potamogeton L. natans L. — Sibth., Protlr. !, 108. — y; juillet CC. Zone basse; eaux sta- gnantes. Embouchure du Kladiso. (Sibth., Raul., Heldr.) ' pectinatus L. — $ juin C. Zone basse; eaux stagnantes. Embouchure du Kladiso, Kalyvès. (Raul.) Runpia L. ' maritima L. — # mai C. Zone basse; eaux^stagnantes. Hierapetra. (Heldr.) (■]) Juniperus Cretica, ligno odoratissimo, Tourn., Cor. 41; Voy. I, 56,66; Duh., Arb. 322. Espèce indiquée par erreur : ' TaxuS Dalech., Hist. 76. Rare au Mont Ida. ( 55 ~ ) Fam. C1II. — ALISMACEjE. Alisma L. * Plantago L. — ç mars-avril C. Zone basse; fossés. Khania, Nerokourou, etc. (Raul., Heldr.) Fam. CIV. — ORCHIDEE. Or c lis s L. ' fragrans Poil. — 2: avril. Zones basse et des collines; lieux pierreux, sous les cistes, prairies ordinaires et maritimes. Akroteri, Nerokourou, Soudha , Souia, au-dessus de Dharnasta, entre Meghalo-Kastron et Gouvès. (Raul., Heldr.) longibracteata Biv. — Spreng. , Syst. Veg. 111, 685. 0. Roberliana Lois., Sieb., Avis. Aceras longibracleala Rchb., Icon. XIV, 3, pi. 379. — ^ avril. Zones basse et des collines; taillis et bois de genévriers; Malaxa, entre Takodopora et Rhamni, au-dessus d'Anopolis, Perivolia. (Sieb. , Raul., Heldr.) rubra Jacq. — 0. papilionacea L., Sieb., Avis; Rchb., Icon. XIV, 15, pi. 362. — 2p mars-avril. Zones basse et des collines; lieux pierreux. Akroteri, cap Meleka, Malaxa, Strombolo près Dharnasta. (Sieb., Frivaldszky, Raul., Heldr.) coriophora. — Sieb., Avis. — z Crète. (Sieber.) Tenoreana Guss. — Heldr., Herb. 0. acuminala DesL , Sieb., Avis; Herb. ; Spreng., Syst. Veg. 111, 687. 0. triclenlala Scop., var. lactea Rchb., Icon. XIV, 24, pi. 370. — £* mars. Zone basse; pâturages des oliviers. Près Haghia-Triadha, Rhethymnon. (Sieb., Frivaldszky, Heldr.) * undulatifolia Biv. — Heldr., Herb. 0. longicriiris Lamk. Rchb., Icon. XIV, 33, pi. 375. — % mars-avril C. Zones basse et des collines; lieux pier- reux. Platania, Akroteri, Malaxa, Takodopora, Rhamni, Dharnasta, Kher- sonisos, etc. (Frivaldszky, Raul., Heldr.) * saccata Ten. — y; avril RR. Zone des collines; sous les cistes. Entre Rhamni et Nerokhori. (Heldr.) pauciflora Ten. — 0. provincialis Balb. , Sieb., Avis.; Rchb., Icon. XIV. 44, pi. 387. — % avril R. Zones des collines, montueuses boisées, et subal- pine nue, de 500 à 1,800 mètres; lieux pierreux. Cap. Meleka, Malaxa, Volakia de Sphakia , au-dessus d'Askyphos; entre H. Joannes-o-Kaïme- nos etRhoustica; Aphendi-Kavousi. (Sieb., Raul., Heldr.) Brancifortii Biv. — Heldr., Herb. O. NicoclemiTen., Sieb., Herb. O. quadri- punctata Ten., Rchb., Icon. XIV, 45, pi. 508. — £ rnars-mai C. Zones des collines et montueuse inférieure; lieux pierreux. Cap Meleka, Malaxa, au-dessus d'Askyphos, Strombolo. (Sieb., Raul., Heldr.) Tome XXIV. 39 ( 558 ) Var. /3 quadripuncla la Ten. — Avril. Zone subalpine nue, à 4,500 mètres; sommet de l'Aphendi-Kavousi. (Heldr.) Var. 7 albiflora. — Avril RR. Zone montueuse boisée supérieure, à 1,300 mètres. Au-dessus d'Askyphos. (Heldr.) * laxiflora Lamk. — Rchb., Icon. XIV, 49 , pi. 393. — Vf mars. Zone basse; prés marécageux maritimes. Kalyvès. (Heldr.) Espèce indéteriTLinée 0. Lindakeri Sieb. , Flora, IX, 243. — Avril..' Lieux montueux et pierreux. Rhodhopou. Anacamptis Rich. pyramidalisL. (Orchis) Rich. — Aceras pyramidaiis Rchb., Icon. XIV, pi. 361. — Vf mars-juin C. Zones basse et des collines, dans les cistes bien exposés au soleil. Pelekano, Spelsea, Akroteri, cap Meleka. (Sieb., Frivaldszky, Raul., Heldr.) Var. P albiflora. — Avril. Khersonisos. (Heldr.) Aeoras R. Br. * Anthropophora L. (Ophrys) R. Br. — Vf avril-mai R. Zone montueuse boisée supérieure; bois de pins. Aphendi-Kavousi. (Heldr.) ©plirys L. ' fusca Link. — Rchb., Icon. XIV, 73, p). 444. — 2f mars-avril C. Zone des collines; prairies. Akroteri, Malaxa, Apokorona. (Heldr.) * lutea Cav. — Rchb., Icon. XIV, 75, pi. 446. — Vf mars GC. Zones basse et des collines; prairies. Khania , etc. (Heldr.) tenthredinifeia Willd. — (l)'Sieb., Avis. 0. epucopalis Poir., Dict. Suppl. FV, 170; Spreng., Syst. Veg. III, 702. — Vf mars. Zone basse; lieux exposés au soleil dans les cistes. Akroteri de Khania , Haghia-Triadha. (Tourn-, Heldr.) * aranifera Huds. — Rchb., Icon. XIV, 88, pi. 449. — Vf mars-avril R. Zones basse et des collines; à l'ombre sous les oliviers. Platania, Akroteri, entre H. Joannes-o-Kaïmenos et Rhoustica. (Heldr.) * atrata Lindl. — Vf mars RR. Zone basse; sous les oliviers. Platania et Akro- teri. (Heldr.) ferrum-equinum Desf. — O. labanifera Willd., Sieb., Avis; Spreng., Syst. Veg. III, 702. — Vf mars-avril RR. Zone montueuse boisée inférieure; entre les pierres. Au-dessus d'Anopolis. Sommet du Mont Malaxa. (Sieb., Raul., Heldr.) (1) Orchis Crelica maxima , flore Pallii Episcopalis forma , Tourn., Jonrn. Pliys. LXV, 249 ; Voy. 1 , 52 , 37 pi ; Cor. 30. ( 559 ) bombyliflora Link. — Rchb., Icon. XIV, 25, pi. 466. — y; marsC. Zones basse et des collines ; pâturages humides maritimes, etc. Touzla de Soudha, cap Meleka. (Sieb., Frivaldszky, Heldr.) picta Lindl. — 0. Scolopax, var. picta Rchb. , Icon. XIV, 99, pi. 458. — % mars-avril C. Zone basse, collines en pâturages et chemins. Cap Meleka, Khania, Meghalo-Kastron , etc. (Sieb., Heldr.) Serapias L. Lingua L. — Rchb., Icon. XIV, pi. 439. — 2C mars-mai. Zones basse et des collines; sous les oliviers, rochers. Khania, cap Meleka, Malaxa, etc. (Sieb., Frivaldszky, Raul., Heldr.) Variété à labelle jaune très-pâle, près Dhamasta et Rhoukaka. * longipetala Ten. — S. pseudo cor digéra Moris, Rchb., Icon. XIV, 441. — % avril R. Zones basse et des collines; lieux arides et chemins. Entre Dhramia et Rhethymnon, bases du Karadagh. (Heldr.) * cordigera L. — Rchb., Icon. XIV, 440. — 2C mai. Zone basse. Meghalo-Kas- tron. (Heldr.) IiïsteraR. Ba. * ovata L. (Ophrys) R. Br. — y juin RR. Zone montueuse boisée inférieure; à l'ombre des châtaigneraies, au-dessus d'Ennéakhoria. (Heldr.) Ceplialantliera Rich. * cucullata Boiss. Heldr. —Boiss., Diagn. pi. or., 1 re sér. XIII, 12; Rchb., Icon, XIV, 437, pi. 472, flg. 2. — ap mai C. Zone montueuse boisée supérieure, de 1200 à 1400 m , forêts et bois de pins. Psiloriti et au-dessus de Malès, fleurs blanc-livide. (Heldr.) Spiraiitlies Rich. autumnalis L. (Ophrys spiralis) Rich. — Rchb., Icon. XIV, pi. 474. — 2S Crète. (Frivaldszky.) Iiimodorum Tourn. abortivum L. (Orchis) Sw. — (1) y avril-mai C. Zones des collines et mon- tueuse boisée supérieure, bois de pins, de 1200 à 1400 ra . Akroteri, au-des- sus de Malès, dans les montagnes de Lassiti, Aphendi-Kavousi. (Tourn., Sieb., Heldr.) Fam. CV. — IRIDE/E. Iris L. Germanica L. — Sibth., Prodr. I, 26; Sieb., Avis.— y mai. Zone basse; champs. (Sibth., Sieb.) (1) Limodorum Creticum flore magno lineis purpureis striato , Tour»., Cor. 51 : Buxb. Cent. III, 1, pi. 1. ( 560 ) * lutescens Lamk. — y, mars-avril. Zone basse, peut-être non spontané. Cimetières musulmans de la forteresse de Khania et de Meghalo-Kastron. (Heldr.) Pseudo-acorus L. — /. Monnieri Spreng., Syst. Veg. I, 1«0; Rœm., Schult., Syst. Veg. Mant. I, 307. — % mars. Zone basse; lieux marécageux. Stylo et Kalyves, Neokhorio. (Sieb., Heldr.) stylosa Poir. var. angustifolia Boiss., Heldr. — (l)Boiss. , Diagn. pi. or., 1™ sér. XIII, 15; Walp., Ann. VI, 56. — y avril-mai. Zone subalpine nue, de 1500 à 2000 ra .; entre les pierres. Lazaros de Lassiti, sommet de l'Aphendi-Kavousi. (Tourn., Heldr.) Sisyrinchium L. — 2f mars C. Zone basse; chemins. Khania. (Sieb., Heldr.) humilisM. Bieb. — Rœm. Schult. Syst. Veg. Mant. I, 315. — y; Crète. (Sieber.) tuberosa L. — % avril. Zones des collines et montueuse boisée supérieure, à 1 500 m ., cap Meleka, Nialo au-dessus d'Askyphos. (Sieb., Heldr.) eiarïiolus L. (2). segetum Gawl. — G. communis L. Sieb., Avis. — 2f mars-mai C. Zones basse et montueuse inférieure; champs. Khania, Akroteri., Malaxa, etc.; plaine de Lassiti, à 1000°). (Sieb., Raul., Heldr.) Trichonenta Ker. Bulbocodium L. (lxia) Ker. var. floribus albidis. — Ixia Bulbocodium Sieb., Avis. — 2P avril. Zone basse et montueuse supérieure, à 1500 m .; prés marécageux, pâturages secs. Livadhi près Platania. Niato au-dessus d'Askyphos. (Sieb., Heldr.) * Linaresii Pari. (Romulea) Godr. — Ixia Bulbocodium. Sibth., FI. Gr. — 2f Zone des collines. (Monacchini.) Facilement distingué du précédent par le périgone plus petit pourpre, le tube de même couleur et les étamines plus longues que le pistil. * Columnœ Seb. Maur.- (Romulea) Rchb. — y; mars. Zone basse, lieux arides. Akroteri. (Heldr.) Crocus L. * Maesiacus Ker. — (aureus Sibth.)— y fév. C. Zone basse. Akroteri. (Mo- nacchini.) Sieberi Gay. — (1) Gay, Bull. Fer. XXV, 220. C. Sieberianus, Bot. Reg. 1843. (1) Sisyrinchium Creticum monlammi , auguslissimo folio , Tourn., Cor. 25. >2) GlaiJiolus ou Xiphius Belon , Obs. 18. (Espèce cultivée"?) ( 561 ) C. vernus Sibth., Prodr. 1, 24; Sieb., Reise. I, 401, 472. C. nivalis Cor. Chaub. var. Versicolor. — $ mai. Zone subalpine nue; pâturages près des neiges. Theodhori de Sphakia. Anoïa, Psiloriti et Lazaros de Lassiti, Magola, Malès, Aphendi-Stavro. (Tourn., Sieb., Heldr.) * laevigatus Bor. Cliaub. — 2f octobre. Zone des collines Malaxa, mont Vri- sinas. (Raul.) * sativus L. — 2/: mai. Zone basse; sous les oliviers. Khania. (Raul.) Fam. CVI. — AMARYLLIDE/E. Paner afienrasi L. maritimum L. — y; automne C. Zone basse; sables maritimes. Rhethymnon, Meghalo-Kastron. (Sieb , Heldr.) KiarcâssMS L. * TazettaL. — y mars. Zone basse; prés marécageux. Plaine de Livadhi, près Platania. (Heldr.) serotinus L. — Gay, Ann. S. Nat"., 4 e ser. IX, 93. — % septembre. Zones basse et des collines; rochers, prairies. Khania, Gherani, Arkadhi. (Oli- vier, Raul.) Espèce indéterminée N. aphyllus Sieb., Reise I, 472. — Septembre. Zone des collines. Phré, Tripodho. Sternbcrgia W. Kit. lutea L. [Amaryllis) Gawl. — Amaryllis lulea L., Sieb., Avis. — 2f sep- tembre. Zone des collines. Phré, Khoridhaki. (Sieb., Raul.) Fam. CVIII — AGAVEACE/E. Agave L. Americana L. — # juillet-août C. Zones basse et des collines; haies de la région maritime. Grabousa, Roumata, Khania, Stylo, Kambous, Amnato, Anoïa, Meghalo-Kastron, Hierapetra. Semblerait vraiment spontané. (Tourn., Sieb., Raul., Heldr.) Fam. CVIII. — DIOSCORE^. Tamnus Tourn. communis L. — Sibth., Prodr. IL, 258. — y juin C. Zone des collines; bois. Malaxa. (Sibth., Raul.) (!) Crocus Orienta-lis vernus* flore violaceo , externe spadiceo rubenle, Tourn., Voy. I, 150; Cor 25. ( 562 ) Cretica L. — (I) L., Spec. 145S; Willd., Spec. IV, 772; Pers., Syn. II, 612; Poir., Dict. VII, 566; Sibth., Prodr. II, 258; FI. Gr. X, 48, pi. 958; Sieb., Isis , 1823, 457; Spreng., Syst. Veg. III, 905; Kunth, Enum. V, 455. T. communis, var. Cretica Rchb., Icon. X, 439, 971. — Qf avril- mai. Zones des collines et montueuse inférieure. Haies, gorges ombragées, çà et là. Sphakia, Kritsa. (Tourn., Sibth., Sieb., Heldr.) Fam. CIX. — LILIACEiE. Tulipa Tourn. (2). saxatilis Sieb., Herb. — Spreng., Syst. Veg. II, 63; Rœm. Schult., Syst. Veg. VIL 385; Rchb., Icon., pi. 396; Kunth , Enum. IV, 226. — 2? Zone des collines, cap Meleka. ( Sieb. ) a Cretica Boiss. Heldr. — Boiss. , Diagn. pi. or. 1^ Sér. XIII , 19; Walp., Ann. XIII, 102. — 2jl mars-mai C. Zones des collines et subalpine nue, de 4500 à 2000 m , Psiloriti, montagnes de Lassiti, Aphendi-Kavousi; pro- bablement dans les montagnes de Sphakia. Rare au monastère de Ha- . ghios-Joannes du cap Meleka. (Heldr.) — Espèce figurée pi. 18. (■ragea Salisb. pygmaea Willd. (Ornilhogalum) Presl. var. |3 major uniflora — Rœm. Schult., Syst. Veg. VII, 1705; Kunth, Enum. IV. 240. — # lieux om- bragés et boisés ( Sieb. ) ' Billardieri Kunth — Kunth, Enum. IV, 242 — Sf avril. Zone montueuse supérieure, à 1500 m ; pâturages. Niato au-dessus d'Askyphos.(Monacchini, Heldr. ) liloytlia Salisb. Grœca L. {Anlhericum) Salisb. — Kunth, Enum. IV, 245. Anlhericum Grœ- cum Sibth., Prodr. I, 234; FI. Gr. IV, 30, pi. 336; Rœm. Schult., Syst. Veg. VII, 479 — <$ mars-mai CG, Zones basse, des collines, et mon- tueuses, jusqu'à 1300 m ; lieux secs. Partout; Soudha, Askyphos et Ano- polis (Sibth., Sieb., Raul. , Heldr.) Espèce indéterminée Anlhericum fistulosum Sieb., Reise. I, 472 — Septembre. Phré. Aloe Tourn. humilis L. y — Sieb. avis — Zone basse. Crète (Sieb.) (1) Tamnus Cretica trilido folio, Tourn., Cor. 3. Varioles de jardins. ? (2) Tulipa bombycina flore rubro, Robin , Jardin 5, 8. Tulipa bombycina Cretica , C. Bauh., Tourn., Insl. 576; Ray, Hist. 1150. Tulipa Candia?, folio lucido polyclonos, H. P. Tourn., Insl. 576. ( 563 ) Barbadensis Mi 11. — A. vulgaris Lamk. Sieb. , Avis. — i, Zone basse; fenles des rochers, subspontané. Monastère de Gonia (Sieb., Raul. ) Fritlllaria L. * Messanensis Rafin. —

46, pi. 443.— y avril C. Zone mon- tueuse boisée supérieure, de 1,300 à 1,700 mètres, sous le Berberis Cre- tica. Au-dessus d'Askyphos. (Heldr.) nana Boiss. Heldr. — (2) Boiss., Diag. PI. Or. 1 re ser. XIII, 24; Walp., Ann. VI, 111. Scilla bifoliaL., Sibth., Prodr I, 232. Puschkinia scilloides M. B., Sieb., Reise, II, 319, pi. 7. Hyacinthus nanus Rœm. Schult., Syst. Veg. VII, 581; Kunth, Enum. IV, 304. — y mai. Zone subalpine nue, de 2,000 à 2,300 mètres, avec le Crocus Sieberi. Theodhori de Sphakia, Psi- loriti. Montagnes de Lassiti. (Tourn., Sibth., Sieb., Heldr.) Ornitliogalum L. nutans L. — (3) Rœm. Schult., Syst. Veg. VII, 506. — ^ mars. Zone basse; champs. Khania. (Belli, Heldr.) (1) Squille, Scille, Belon, Obs. 18. (2) Hyacinthus Creticus bifolius, flore sursum spectante , Tourn., Cor. 25. (3) Phalangium Belli. Ornithogalum exoticum magnoflore, minore innato , C. Bauh., Pin. 70. ( 384 ) Narbonense L. — (1) Kunth, Enum. IV, 355. 0. Pyrenaicum L., Sibth., Prodr. I, 234 ; Spreng., Syst. Veg. II, 29; Rœm. Schult., Sysl. Veg. VII, 517; Kunth, Enum. IV, 355. — y avril. Zones des collines et montueuse; lieux montagneux. Akroteri, Malaxa, Franco-Castello. (Bauhin, Tourn., Sibth., Sieb., Raul., Heldr.j * umbellatum L. — % mars. Zone basse; prairies. Akroteri. (Heldr.) Allium L. sativum. L. — % cultivé fréquemment (Held. ) Ophioscorodon Link. — (2) Rœm. Schult., Syst. Veg, VII, 1000; Kunth, Enum. IV, 381. — y Crète (Belli.) Porrum L. (D cultivé. (Heldr.) Hpaeov. * descendens L. — 2f avril-mai. Zone basse; taillis exposés au soleil. Gouvès, Potamiès. (Heldr. ) " rubro-vittatum. Boiss. Heldr. — Boiss., Diagn. pi. or. 1 re série XIII, 29; Walp., Ann. VI , 122. — y juin. Zone basse et des collines; rochers ex- posés au soleil. Lazarele de Khania, Kordhaliotikon-Pharanghi. Cepa L. — (3) y; Cultivé fréquemment (Belli, Heldr. ) Kpop.p.u5tov. roseum. L. — Sibth., Prodr. 1, 223; FI. Gr. IV, 13. p. 314; Rœm. Schult., Syst. Veg. VU, 1095. — y avril-mai C. Zone des collines; collines sè- ches., entre Zakro et Lamnone. (Sibth., Heldr.) * Neapolitanum. Cyr. — A. lacteum. Sibth. — % mars. Zone basse; haies, vignes. Khania. (Raul., Heldr.) Grsecumd'Urv. — A. subhirsutum L. Sibth., Prodr. I, 223; FI. Gr. IV, 13, pi. 313.: Var. /3 Kunth , Enum. IV, 441. A. Sieberianum. Rœm. Schult., Syst. Veg. VII, 1099. — 2f avril-mai C. Zone des collines; champs. Cap Meleka, Komitadhès. (Sibth., Sieb., Heldr.) (1) Ornithogalum Creticum et pannonicum alboflore , J. Bauh., Hist. II, 629 fig.; Ray, Sylloge. Ornithogalum spicatum flore viridi-lactescente , C. Bauh., Tourn., Inst 579. (2) Allium Creticum sive Serpentinum , Cam Allium Creticum Serpentinum scorodoprasum , Clus. Allium sativum alterum : sive Allioprasum caulis summo circumvoluto, C. Bauh., Pin. 73. AUii geuus, Ophioscorodon , J. Bauh. , Hist. H , 559, fig. (5) Cepa, Clus , Hist. 304. ( 565 ) * trifoliatum. Cyr. Guss. — A. subhirsulum. L. Kunth, Enurn. IV , 440. - g avril-mai Zones basse et momueuse boisée inférieure; champ aride près de la mer, avec le Specularia pentagonia , au-dessous de Komita- dhès; rochers, Malaxa, entre Askyphos et Anopolis. (Raul., Heldr. ) circinnatum. Sieb. — Sieb., Reise, II, 316, pi. 6.; Spreng., Syst. Veg. II, 40; Rœm. Schult., Syst. Veg. VII, 1106; Kunth, Enurn. IV, 442. — % février-mars. Zone des collines. Cap Meleka, Perivolitza. (Sieb.) nigrum. L. — Rœm. Schult., Syst. Veg. VII, 1114. — y avril. Zones basse et des collines; champs. Khania, Malaxa, Melidhoni (Sieb., Raul., Heldr.) Espèce indéterminée. A. cruenlatum. Sieb., Reise, 1 , 472 — Septembre. Phré. Asphodelus L. microcarpus Salzm. Viv. — Gay, Ann. Se, nat. 4 re sér. VII, 124. A. ramosus L. Sieb., Avis. — ap mars-avril CC. Zones des collines et monlueuse boi- sée inférieure; lieux montueux, partout; associé à l'espèce suivante. Ma- laxa, Askyphos, Khania. (Sieb., Heldr.) fistulosus L. — (1) L., Spec. 444; Willd., Spec. II, 133; Pers., Syn. I, 367; Kunth, Enurn. IV, 557. — 2f mars-avril C. Zones basse , et montueuse boisée inférieure, sables maritimes. Loutro, Hierapetra, etc. ; plaine d'As- kyphos , entre les pierres. (Gérard, Sieb., Heldr.) * luteus L. — y avril-mai C. Zones des collines et montueuses jusqu'à 1600 m ; lieux stériles, montagnes. Malaxa, Rhamni, entre Prosnero , Askyphos et Anopolis , montagnes de Sphakia; associé aux deux espèces précédentes. (Raul., Heldr.) Creticus Lamk. — (2) Lamk., Dict. I, 300; Willd., Spec. II, 133; Pers., Syn. I, 367; Siblh., Prodr. I, 233; Spreng., Syst. Veg. II, 83; Rœm. Schult., Syst. Veg. VII, 485. Asphodeline Crelica Vis. Kunth, Enum. IV, 562; Spach, Phan. XII, 369. — y mai-juin C. Zones montueuses jusqu'à 1500°>. Omalos, Anatoli. (Belli, Tourn., Sibth. , Sieb., Raul., Heldr.) MONOCOTYLEDONE^E PERÏSPERM^ (3) Fam. CX. — ASPARAGINE/E. Smilax L. asperaL. — Sibth., Prodr. II, 259; FI. Gr. X, 49, pi. 959; Kunth, Enum. V, 21 4. — $ mars (en fruits) C. Zones basse, des collines et montueuse infé- (1) Phalangium Cretae, Ger., Emac. 48. (2) Asphodelus luteus minor Cretensis radice lutea , J. Bauh. , Hist. II, 635 fig. Asphodelus Creticus, luteus, serotinus, patulus, folio aspero, Tourn., Cor. 25. (5) Ce titre doit être reporté avant la famille cv. ikide^.. Tome XXIV 40 ( 566 ) rieure; haies el buissons. Perivolia, Kephala. (Sibth., Sieb., Raul., Heldr.) Afipovisç. Les turions sont mangés cuits. mauritanica Poir. — y juin. Zones des collines et montueuse inférieure; prairies, bois. Roumata, entre Prosnero et Askyphos. (Raul.) Asparagus L. , offlcinalis L. var. jS maritimus. — (1) y; Crète. (Parkinson.) acutifolius L. — (2) Sieb., Reise. I, 433. — i, juillet. Anoïa. (Belon., Tourn., Sieb.) aphyllus L. — (3) L., Spec. 450, var. B.; Willd., Spec. II, 454; Sibth., Prodr. 1, 235; FI. Gr. IV, 32, pi. 338 ; Rœm., Schult., Syst. Veg. VII, 327; Kunth, Enum. V, 60. A. horridus fi Lamk., Dict. 1, 296. — i> mai G. Zones basse et des collines. Ortounes, Aghria (Messara.) Ile Dhia. (Belon., Tourn., Sibth., Sieb., Baul., Heldr.) InapxyyK/., Les turions ainsi nommés donnent, cuits, un aliment très- salubre. horridus L. — (4) Kunth, Enum. V, 67.— Crète. (Belli, Tourn.) albus L. — (5) \) Crète. (Belli.) M. de Heldreich n'a recueilli, comme moi, que V Asparagus aphyllus; mais il pense qu'il doit exister en Crète d'autres espèces qui lui ont entièrement échappé. Riiscus L. aculeatus L. — (6) ^ juin. Zone des collines; dans les bois. Speleea, Roumata. (Dalech., Raul.) (1) Asparagus marinus crassiorefolio , Bauh., Park., Theatr., 454, fig. (2) Asperge sauvage, Corruda , Belon , Obs. 18. Asparagus petraeus, Ger., Emac. 1111, fig. 1110. Asparagus sylvestris foliis acutis, Park., Theatr. 454, fig. Asparagus Creticus fruticosus crassioribus et brevioribus aculeis, parvo fructu, Tourn , Cor. 21. (3) Asperge sauvage, Polytricha, Belon, Obs. 18. Asparagi Tueophrasti nomine, cui spina pro folio , Belli. Asparagus aculeatus spinis horridus, C. Bauh., Pin. 490. Asparagus spinosus, sive Corruda spinis horrida, Park., Theatr. 455, fig. Corruda J. Bauh., Hist. III, 2, 726, fig. Asparagus Creticus fruticosus crassioribus et brevioribus aculeis, magno fructu , Tourn., Voy. 1 , 229, 273, pi. ; Cor. 21. (4) Echinopoda di Candia Belli; Pona , Bald., 118, fig. Asparago aculeato affinis triplici semper spina, C. Bauh., Pin. 490. Asparagus Creticus fruticosus longioribus et tenuioribus aculeis, Tourn., Cor 21. (5) Corduba tertia Clus., Hist. 178, fig. 179. (6) Laurus Alexandrina vera, Dalech., Hist. 208. ( 567 ) Fam. CXI. — COLCHICEiE. Colchieum Tourn. pusillum Sieb. — Sieb., Reise, II, 482; Flora IX, 248; Roem. Schult., Syst. Veg. VII, 1520; Kunth, Enum. IV, 144. — 3; octobre. Zone des collines; lieux secs, entre les rochers. Cap Meleka, Malaxa, Tripodho. (Sieb., Raul.) Bivonae Guss.— Rœm. Schult., Syst. Veg. VII, -1508; Kunth, Enum. IV, 139. C. variegalum Sibth., Sieb., Reise, II, 482; Spreng., Syst. Veg. II, 142. — % sept. Zones des collines; basses montagnes de Sphakia, Tri- podho, Viano. (Sieb., Raul.) Fam. CXII. — JUiNCE^. Janeus L. maritimus Lamk. — Sibth., Prodr. I, 240. —

® avril-mai G. Zone des collines; lieux arides, rochers. Malaxa, etc. (Belli, Tourn., Sieb., Raul., Heldr.) (1) Àgriostari overo Frumento sylvestre significat, Belli , Glus. Agriostari overo Frumento sylvestre di Candia, Pona, Bald. 84 fig. Agriostari seu Frumentum sylvestre Creticum Pona , Belli , Ray, Sylloge. Triticuni sylvestre Creticum, C. Bauh., Pin. 21 ; Moris., Hist. S. 8, 1, 9. Trifolium (Triticuni) Creticum, Park., Theatr. 1119, flg. 1121 ; Ray, Hist. 1240. Triticum sylvestre, Agriostari Cretensibus , J. Bauh., Hist. II, 410. Gramen Creticum spicatum secalinum , glumis ciliaribus, Tourn., Cor. 59; Scheuchz., Agrost. II, 21 ; Buxb., Cent, V, 21, pi. M. ( 578 ) Agropyrum Beauv. junceum L. (Trilieum) Presl. var. Sartorii. — Boiss., Diagn. pi. or. 2° sér. IV, 442. Triticum junceum Sieb., Avis. — y juin. Zone basse; sables maritimes. Kisamo-Kasteli, Platania , Khania, (Sieb. , Raul., Heldr.) rigidum Rœm. Schult. — Trilieum elongatum Host. Sieb-, Avis. — y Crète. (Sieb.) Braehypodium Beauv. ramosum L. (Bromus) Rœm. Sch. var p phœnicioides. — Bromus Plukenelii Host. Sieb., Avis. — sp mai C. Zone basse; champs, taillis maritimes exposés au soleil. Khania, Akroteri, Kalo-Limniones, cap Matala , monas- tère Toplou. Omalos de Sphakia, à 1 000 m ; forme des pâturages très-esti- més des Cretois. (Sieb., Raul. , Heldr.) distachyon L. {Bromus) Rœm. Sch. — Fesluca ciliala Sieb., Avis. — ® avril-mai CC. Zone basse; rochers exposés au soleil, partout; Akroteri. (Sieb., Raul., Heldr.) Seeale L. céréale L.— Lamk., lllust. I, 24 0; Willd., Spec, I, 474; Pers., Syn. I, 4 08. S. Creticum. Sieb., Herb.— (D Zones basses, des collines et montueuses; peu cultivé, excepté sur les montagnes schisteuses de Selino. 1i~ny.cu.ti Creticum L. — (4) L., Spec, 425; Lamk., lllust. 1,240; Willd., Spec. I, 472; Pers., Syn. I, 408; Poir., Dict. VII, 35; Kunth. , Enum. I, 449. Steud., Gramin. 347. Secale bulbosum. Sieb. , Avis. Triticum Creticum Rœm. Schult., Syst. Veg. Il, 769. Hordeum bulbosum. Sieb., Herb. H. Siebe- rianum Bess. Rœm. Schult., Syst. Veg. Mant. I, 662.— % février. Zone basse, Akroteri. (Tourn., Sieb.) Hordeum L. vulgare L. — (f) Fréquemment cultivé dans les plaines et dans les montagnes jusqu'à une hauteur de plus de 4,300 mètres. Khania, etc. (Raul., Heldr.) Kpidupiov. hexastichum L. — (J) Cultivé avec le précédent, sous le même nom. (Heldr.) TpcccnSt. L'un et l'autre sont employés en vert comme fourrage sous ce nom. bulbosum L. — Trin., Gram. I, 247; Sibth., Prodr. I, 73. //. slriclum Desf. Poir., Dict. suppl. IV, 4 84; Rœm. Schult., Syst. Veg. II, 792. — y mai- juin. Zones basse et des collines; prairies, rochers. Akroteri , Nerokourou , Malaxa. (Sieb., Raul.) (1) Gramen Creticum spicatum secalinum allissimiun, tuberosa radiée, Tourn, Cor. 39; Schcuchz., Agrost U, 12, ( 519 ) murinura L. — (J) avril-mai. Zones basse, des collines et montueuse boi- sée inférieure; sur les murailles. Khalepa, Nerokourou, Apokorona, entre Askyphos et Anopolis. (Raul., Heldr.) maritimum With. — (D juin C. Zones basse et montueuse supérieure; bord delà mer, prairies. Nerokourou, Soudha, mares desséchées d'Omalos , avec les Antinoria insularis et Polypogon marilimum. (Sieb. , Raul., Heldr. ) iEgilops L. * ovata L. — (D avril-mai C. Zones basse, des collines et montueuses jusqu'à 4,300 mètres; champs stériles et chemins. Partout, auKatharos deLassiti. (Heldr.) * triaristata Willd. — d)mai. Zones basse et des collines; sables maritimes, rochers. Khalepa, Malaxa. (Raul.) caudata L. — (1) L., Spec. 1489; Lamk., Dict. II, 346; Willd., Spec. IV, 944; Pers., Syn, I, 4 07; Sieb., Avis; Rœm. Schult., Syst. Veg. II, 770; Kunth , Enum. I, 458; Jaub. Spach, 111., pi. or. IV, 45; Walp., Ann. III, 790. JE. cylindrica Kit. Sibth., Prodr. I, 72 ; FI. Gr. I, 75, pi. 95; Sieb., Avis; Rœm. Schult., Syst. Veg. II, 770; Mant. I, 657. — (T) mai-juin C. Zones •basse et des collines, champs et chemins, bord de la mer. Kisamo-Kas- teli, cap Meleka , Nerokourou , Soudha , plaine de Messara. (Tourn., Sieb., Raul., Heldr.) Psilurus Trin. * nardoides L. (Nardus aristata) Trin. — (f) avril-mai. Zones des collines et montueuse boisée supérieure. Akroteri , bois de pins de l'Aphendi-Kavousi. (Raul., Heldr.) Lepturus R. Br. * incurvatus L. [Rottbollia) Trin. — (ï) mars-mai C. Zone basse; lieux humi- des au bord de la mer. Khania, Soudha, Aloudha, Pilialimata. (Raul., Heldr.) * filiformis Roth. (Rottbollia) Trin. — op mai. Zone basse; bord de la mer. Soudha. (Raul.) Saccharum L. officinarum L. (2) — y; cultivé autrefois par les Vénitiens. (Ray.) (4) Gramen Creticum, spica gracile in duasaristas longissiraas et asperas abeunte, Tourn., Cor. 59. (2) Arundo saccharina , Ray, Hist. 1278. ( 580 ) Imperata Cyr. cylindrica L. [Lagunes) Beauv. —(1) Lagurus cylindricus L., Spec. 420. Saccharum cylindricum Lamk., Dict. I, 594; Willd., Spec. I, 323; Sibth., Prodr. 1, 36 — sf mai-juin. Zones basse et des collines; fossés, ruisseaux. Lazarete deKhania, Khalepa, monastère de Preveli, sur les bords du Mega-Potamos, Kalogherous, Arkhanes. (Tourn., Sieb., Raul., Heldr.) Erianthus Rien. Ravennse L. ( Andropogon) Beauv. — Saccharum Ravennœ Sieb., Reise I, 488. — y Zone basse. Meghalo-Kastron. (Sieb.) Andropogon L. distachyon L. — sp mars-avril. Zone basse; taillis et haies. Mourniès, Kha- nia, etc. (Sieb., Heldr.) hirtumL. — <$ mars-mai. Zones basse et des collines; champs, prairies, bord de la mer. Mourniès, gorges de Malaxa, Khania, Akroteri, Soudha. (Sieb., Raul. , Heldr.) •pubescens Vis. — ? mai C. Zone basse; pentes maritimes exposées au soleil ; chaîne côtière de Messara à Kalo-Limniones, avec le Brachypodium ramosum. (Heldr.) GryllusL. — Sibth., Prodr. I, 46; FI. Gr. I, 51, pi. 67. — y Zone basse; lieux pierreux et raboteux. (Sibth.) ACOTYLEDONEvE VASCULARES Fam. CXV11I. — FIL1CES. Botryenium Sw. Lunaria L. [Osmunda) Sw. — Osrnunda Lunaria L., Sieb., Reise, I, 188. — y avril. Zone des collines; mont Vrisinas (Sieb.) Osmunda Tourn. "regalisL. — y juin. Zone des collines; lieux marécageux des châtaigneraies. Enneakhoria. (Heldr.) ftymnogramma Spreng. Ceterach L. (Asplenium) Spreng. — Asplenium Ceterach Sieb. , Avis. Ceterach o/ficinarum Sieb., Avis. — y; mars. Zones basse et des collines; rochers. (1) Gramen tomentosum Creticum spicatum, spica purpurea, Tourn., Inst. 518; Cor. 39; Scheuchz., Agrost. II, 57. Espèce indéterminée. (1) Gramen Crelicum paniculatum , jubâ miliacea nutante aristata , Tourn., Cor. 39. ( 581 ) Skaphi (Selino), Mourniës, à la base du mont Malaxa, Anopolis. ( Sieb., Raul., Heldr.) MotlaoeSajaia H. Bb. Marantœ L.(Acroslichum) R. Br. — Acroslichum Maranlœ L. Sibth. , Prod. II, 271; FI. Gr. X, 54, pi. 964. — 2f Crète. (Sibth.) lanuginosa Desf. (Acrostichum) Desv. — Acroslichum lanuginosum Sieb., Reise, I, 149. — $ avril R. Zone basse; rochers maritimes chauds. Mo- nastère Hughios-Jounuès, cap Meleka, Dhia , Loutro. (Sieb,. Heldr.) PolypodâtiBGB. Tourn. * vuigare L. — Sf avril. Zone des collines; Rochers ombragés. Rhamni au pied des montagnes de Sphakia. ( Held. ) Dryopteris L. — Sieb. , Reise, II ,35. — y hiver. Crète (Sieb. ) Cirassaaatatis Sw. leptophylla L. (Poli/podium) Sw. — (J) mars. Zone basse; murs et rochers ombragés. Khania, Dhia. (Sieb., Heldr.) AspicSium R. Br. Lonchitis. Willd. — Sibth., Prodr. II, 273. — y montagnes de Sphakia. (Sibth.) Filix-mas L. (Polypodium) Sw. — Sibth. , Prodr. Il, 273.— % forêts. (Sibth.) Taygetense Bory. var. frondibus laiioribus. — Aspidium fragile Sieb., Avis. Polypodium fragile L. Sieb., Reise II, 35. — 9fi hiver, mai. Zone subal- pine nue à '1700 m ; rochers. Psiloriti. (Sieb., Heldr.) * fontanum Willd. — % juillet. Zone subalpine nue, à 2300 m ; sommet de l'Haghion-Pnevma de Sphakia. (Heldr.) Neplirodium Stremp. * pallidum Bory. (Aspidium) Str. — y; juillet. Zone des collines; prairies. Roumata, Malaxa; gorges ombragées de Nipros et de Haghia-Roumeli. (Raul., Heldr. ) Tlrepiç Atbyriuut DC. * Filix-faemina L. (Aspidium. ) Roth. — y; mai-juin. Zone montueuse infé- rieure; rochers ombragés et ruisseaux des châtaigneraies. Enneakhoria Sarakina (Raul., Heldr.) Hrepiç. Asplenium L. Adianthum-nigrum L., var. Virgilii. — y; juin R. Zone des collines; lieux om- bragés. Enneakhoria, Roumata, monastère d'Arkadhi. (Sieb., Raul., Heldr.) * trichomanes L. — $ mai. Zone des collines, ravin d'Aradhena. (Raul.,) Tome XXIV. 42 ( 582 ) BlecfiBiiim Ho ru. * £^>icant L. (Osmunda) Roth. G. — Zone montueuse boisée inférieure; prés marécageux et ruisseaux des châtaigneraies. Enneakhoria, Sarakina, Or- tounes. (Raul., Heldr.) lizepiç. Pteris L. * aquilinaL. — # Zones des collines et montueuse boisée inférieure; abon- dant sur les terrains primitifs de Selino. Enneakhoria; sables près l'Ai - myros de Rhethymnon. (Raul., Heldr.) TlZBptÇl HTSpiSct. CreticaL. — (1)L., Spec, Mant. 130; Vahl, Symb. 1, 84; Willd., Spec. V, 1, 374; Poir., Dicl. V, 74 4; Schk., Grypt. pi. 90;Spreng., Syst. Veg. IV, 72; Agardh, Pter. 8; Hook., Filic II, 159. — y; Crète. (Morison.) longifoliaL. —(2) Hook., Filic. H , 157. P. Alpini Desv. Spreng., Syst. Veg. IV, 71. — ip Lieux humides. (Alpin., Tourn.) Adiaratlium Tourn. Capillus Veneris L. — (3) $p mars-mai R. Zone basse; murs et rochers hu- mides près des sources et des fontaines. Akroleri, Khania, Mourniès, Haghious-Dheka, Dhia. (Sieb., Raul., Heldr.) Ho^UTjOt^tOV Oieilas&tBaes Sw. odora L. [Polypodium fragrans) Sw. — Mars-mai R. Zone basse ; murs et roches chaudes. Khania, Akroteri, Dhia. (Sieb., Raul., Heldr.) Fam. CX1X. — EQUISETACE/E. Equisetum L. * pallidum Bor. Chaub. — E. ramosissimum Desf. Milde, Equiset. 428. — # mai. Zone basse; prairies. Cercibilia. (Raul., Heldr.) Fam. CXX. — LYCOPODIACE/E. liycopodiunt L. denticulatum L. — np mars-avril. Zone basse; terre humide ombragée. Khalepa, base du mont Malaxa, etc., Dhia. (Sieb., Heldr.) (1) Fillx Cretica minor non ramosa , Moris., Hist. S. 14, 1, 16. (,2) Phyllilis ramosa , Alp., Exot. 66, fig. 67% Pbyllitis alata sive ramosa, Alp., Ray, Sylloge. Lingua cervina Cretica ramosa angustifolia , Tourn., Cor. 40. (3) Adianthum Creticum procerius et amplissimo Coriandri folio Tourn., Cor. 59. Espèce indéterminée. (1) Hemionitis Cretica minima saxatilis, Tourn., Cor. 40. ( 583 ) ACOTYLEDONEiE CELLULARES. Ce grand embranchement du règne végétal a été fort négligé par les botanistes qui ont exploré la Crète, tout aussi bien par Sieber, qui y a séjourné deux années, que par les simples voyageurs comme Tourne- fort, Sibthorp , moi-même et M. de Heldreich. Il ne faut cependant pas s'en prendre aux explorateurs seuls , si je puis à peine énumérer quelques espèces appartenant à chacune des grandes familles; au moins, si l'on veut s'en rapporter à ce que disait, en 4833 et 1838 , dans la Flore du Péloponnèse et des Cyclades (p. 79), le botaniste qui avait le plus exploré ces contrées , Bory de Saint-Vincent : « On sera frappé de la misère de la cryptogamie du pays, où les plus hautes montagnes même ne présentent pas ce luxe de végétation du der- nier ordre qui couvre les Alpes des autres climats. Cinquante-neuf Lichens, seize Hépatiques, vingt-trois Mousses, vingt-deux Fougères ou plantes de familles ordinairement confondues avec ces élégantes crypto- games, en tout seulement cent vingt espèces, composent celte partie de notre Flore , que nous avons pourtant soigneusement étudiée et qu'on por- tera difficilement, nous le présumons, à plus de deux cents, par des recher- ches approfondies, y ajouta-t-on les Champignons, dont nous n'avons rencontré que deux , soit parce que nous n'avons pas visité les lieux où l'on en doit trouver pendant les époques de l'année où ils s'y dévelop- pent, soit parce qu'il n'y en a effectivement que très-peu , soit enfin qu'il n'en existe que de trop fugaces pour qu'on pût les saisir dans la rapidité d'une investigation telle que celle que nous pûmes faire. La raison de ce dénûment tient à la sécheresse du climat. Sous le même parallèle , partout où la disposition des lieux appelle l'humidité atmos- phérique , le reste de la terre se couvre d'une multitude d'Âgames et de Cryptogames, qui manquent entièrement dans tout le Levant; et les con- trées riveraines de la Méditerranée, partageant cette privation, sont non moins dépourvues de plantes réputées imparfaites que le sont les eaux d'Hydrophytes et de Polypiers. » En général , les eaux de la Méditerranée sont loin d'être aussi riches en productions naturelles que celles d'un même développement des côtes océanes; et à mesure que, s'éloignant du détroit de Gibraltar, on s'enfonce dans celte étendue d'eaux intérieures qui sépare l'Europe de l'Afrique , ( 58i ) la pauvreté de cette étendue se manifeste de plus en plus ; aussi beau- coup d'hydrophytes et d'animaux d'ordre inférieur, qu'on trouve encore sur les bords occidentaux d'Italie et sur ceux d'Afrique jusqu'à la hauteur de ce que nous appelons l'étranglement Punique, formé par le cap où fut Carthage et l'extrémité des Calabres, ne se revoient plus sur les rivages ioniens. La mer Egée est encore moins peuplée, et nous avons été frappé de la stérilité aquatique des îles de l'Archipel. » Nous n'avons énuméré que quatre-vingt et quelques Hydropbytes dans notre Flore; dont le quart, tout au plus, se retrouve dans les Cyclades, où la disette des productions marines nous a paru si remar- quable. » Les Méditerranées seraient-elles aux Océans ou hautes-mers ce que sont aux plaines de notre terre ces montagnes où la végétation va s'appau- vrissant en proportions et en nombre d'espèces , à mesure que , partant de leur base, on se rapproche de leur sommet, où toute existence organi- que disparaît au-dessus d'une certaine élévation. » L'absence des marées est peut-être la principale cause de ce moin- dre nombre de productions de l'onde amère dans notre Méditerranée; entre les Hydrophytes et les Polypiers des Océans divers, où le flux et le reflux se font ressentir, beaucoup veulent être alternativement baignés ou exondés, et ne se plaisent qu'entre les limites des hautes et des basses eaux; ce sont précisément celles-là qui manquent au pourtour de la Grèce ou qui n'y sont que pauvrement représentées par très-peu d'es- pèces, cachées à une certaine profondeur. y> Afin de présenter également, pour la végétation cryplogamique, un tableau aussi complet que possible, je donnerai, après l'énuméralion des quelques espèces trouvées jusqu'ici en Crète (1), les listes de celles qui ont été indiquées , d'une part en Grèce , par Bory de Saint-Vincent, et de l'autre en Pioumélie et dans l' Asie-Mineure , par M. P. de Tcbihat- cheff; espèces qui, pour la plupart, seront certainement retrouvées en Crète. Dans les listes partielles se rapportant aux diverses familles : Musci, Hepalicœ, Lichenes, Fungi, Uredineœ , Algœ, la nomenclature des deux auteurs est conservée. PouHes Char ace œ , l'espèce unique est citée dans la synonymie. (1) La détermination des Mousses, des Champignons cA des Characées est due à M. Durîeu de Maisonncuve. ( 585 ) Fam. CXXI. — MUSCI. Funaria Schreb. hygrometrica L. — % mai. Zone basse; murailes. Ivhania. (Raul.) Fontinalis L. antipyretica L. — Sibth., Prodr. Il, 291. — % Ruisseaux de la Crète. (Siblh.) Pterigynannrum Hedw. gracile Hedw. — y Zone montueuse boisée inférieure; bois entre Askyphos et Anopolis. (Raul.) Grinimia Schreb. pulvinata Sw. (Dicranum) Engl. Bot. — £ mai. Zones basse et montueuse boisée inférieure; murailles, bois. Khania, entre Askyphos et Anopolis. (Raul.) Morée et Cyclades (Bory.) IJedioigia aquatica (L.) Hedw. Encalypta vulgaris (L) Hedw. Orlhotrichum Slurmii Hornsch. Trichostomum Barbula Schwœg. Syntrichia ruralis (L.) Brid. Bryum longicollum Sw. — capillare L. — hornum (L.) Sw. — ligulalum Schreb. Dryptodon leacophœus Brid. — pitlvinatus (L.) Brid. Bartramia ilhypïiylla Brid. Funaria hygrometrica (L.) Hedw. Pogonalum nanum (L.) Brid. Plerigynandrum gracile (L.) Hedw. Leplodon Smithii Brid. Leucodon sciuroides (L) Brid". Neckera crispa (L) Hedw. Hypnum velutinum L. — lulescens Hedw. — rutahùlum Brid. — fluvialile Hedw. Fontinalis antipyretica L. Roumélie et Asie-Mineure (Tchihat. Cinclidolus fontinalis Br. et Sch. Gymnoslomum torlile Schweeg. — calcareum Hornsch. Grimmia apocarpa Hedw. — pulvinata Sw. Ortholrichum rupeslre Schweeg. Weissia conlroversa Hedw. Dicranum congestum Brid. — scoparium Hedw. — virens Hedw. Barbula muralis Hedw. — fallax Hedw. Syntrichia subulala W. M. — ruralis Brid. Encalypta ciliata Hedw. Bryum inclinatum Th. Bartramia pomiformis Hedw. Funaria hygrometrica L- Pol y Iridium commune L. gracile Tchihat. Hypnum repens L. — riparium L. — velutinum L. — cuspidalum L. — triquelrum L. — filicinum L. — cupressiformeL. Leshea sericea Hedw. Leucodon sciuroides Schwaeg. ( 586 ) Fam. CXX1I. — HEPAT1C/E. Aucune espèce n'a encore été signalée; voici celles de la Grèce , d'après Bory: Jungermannia graveolens Schrad. Grimaldia diclwloma Raddi. — resupinata L. — hemisphœrica (L.) Lind. — compacta Roth. Fimbriaria fragrans (Balb. ) Nées. — hyalina Lyell. Targionia Kypophylla L. — inflata Lind. Sphœrocarpus lerreslris Mien. — Lyellii Hook. Anlhoceros lœvis L. — ? fuci for mis Bor. Riccielta fluilans (L.) Lind. Lunularia vulgaris (L.) Mich. /iïcda crislallina L. Fam. CXXIII. — L1CHENES. Collema Hoffm. lacerum DC. — # juin. Zone monlueuse boisée inférieure, entre Askyphos et Anopolis. (Raul.) Cetraria Ach. glauca L. (Lichen) Achar. — (1) % Zone des collines; rochers. Cap Ghra- bousa. (Raul.) Koeeella DC. tinctoria L. (Lichen) Achar. — £ Zone des collines; rochers. Presqu'île du cap Spadha ou Rhodopou. (Monachini, Heldr.) Usnea Ach. barbata DC, var- y arliculala. — <$ juin. Zone montueuse boisée inférieure; sur les branches du Cupressus liorizonlalis , entre Askyphos et Anopolis (Raul.) Bforée et Cyclades ( Bory. ) Endocarpon minialum (L ) Ach. Bialora labacina Fries. Lecidea fumosa a Ach. Isidium slalaclificum Ach. — lapicida « Ach. Porina périma (L.) Ach. — geograp/iica (L.) Bory. — fallax $ liymenea Ach. — fuliginea Ach. Theloiretfia exanlhemalicum Ach. — Wulfenii «,/3 Ach. Urceolaria Acharii Ach. — decolorans Ach. — scruposa v- Ach. — vesicularis Ach. Lecanora Villarsu Ach. il) Phucus mariaus Dalecu., Hisl 1569. Alga Fuco : portalo di Candia ; Roccella da Tintori , Imper., Ist. 7-i2 , fig. Fucus. Herba Cretica quœ Tinctoribus Rubella Alga tinctoria, .1. P.auh., Hist. III, 79; Pluk., Phyt. 1U!. Fucus mariims, riicLusRocccila linclorum et Alga tinctoria J. B. ïouni., Inst. 568. ( 587 ) Lecanora hœmalomm a « Ach. alphoplaca Ach. — crassa « Ach. — carlilaginea Ach. Parmelia glomeru/ifera Ach. — scorlea Ach. — oiivacea (L.) Ach. — conspersa Ach. — conlorla Bory. — aquila « Ach. — albinea Ach. — rutUa?is Ach. — venusta Ach. — pulverulenta S aluloria Ach . Pannaria Delisei Bory. Borrera ciliaris «, /3, y, § (L.) Ach. — solenaria Duby. Cetraria glaaca «, /3 (L.) Ach. Sh'cto pulmonacea S, x (L.) Ach. Nephroma resupinala « (L.) Ach. — p avilis Ach. Roccella tincloria a (L.) Ach. Evernia divaricata (L.) Ach. — prunaslri (L.) Ach. — furfuracea (L. ) Bory. Ramalina farinacea fi, y :L.) Acli. — fasligiala « Ach. — ealicaris (L,) Bory. t'snea barbala « (L.) Ach. — arliculala (L.) Bory. — /j?rta (L.) Bory. Slereocaulon bolryosum /3 Ach. Cladonia rangiferina (Del.) Ach. — fuscala (Del.) Ach. — racemosay,B Del. Cenomyce endiviœfolia (Gouan.) Ach, — Alcicornis Ach. — Damœcomis Ach. — pixidata «, s (L.)Ach. Collema lurgidum Ach. — ' melaneum y Ach. — Yespertilio (L.) Hoffm. — lacerum 5 Ach. Roumélie et Asie-Mineure (Tchifoal. f/snea bar bâta Ach. Eve-mia jubala Fries. — divaricata L. — furfuracea Fries. Ramalina ealicaris Fries. Cetraria aculeata Fries. — glauca Ach. — Islandica Ach. Fam. CXXIV. FUNG1. Agaric us L. Quelques espèces ont été aperçues en novembre, dans les lieux humides et ombragés, à Soudha. (Raul.) Poljporiss Mich. obtusus Pers. — £ septembre. Zone montueuse inférieure; sur les arbres fruitiers. Plaine de Lassiti. (Raul.) Tliclepliora Willd. hirsuta Pers. — ® novembre. Zone basse; sur les bois morts. Alentours de Khania. (Raul.) Morée (Bory). Schizophyllum commune Fries. Tuber. Indéterminé. ( 588 ) Fam. CXXV. — UREDINE.E. Uredo Pers. Erigeronis Req. — Juin. Zone basse; sur Vlnula viscosa. Cercibilia. (Raul.) Campanulae Pers. — Mai. Zone basse; sur le Petromarula pinnala. Murailles de Khania. (Raul.) segetum Pers. — Mai. Zone basse; sur le Secale céréale. Khania. (Raul.) Roumélie et Asie-Mineure (Tchihat.) JEcidium Bupleuri. Uredo candida Pers. — Composilarum. — segetum Pers. — albidum. — Maydis DC. — Ranunculi Sow. — Legwninosarum. — Crepidis. — Scrophulariœ. — Violce Schum. Fam. CXXVI. — CHARACE^. Cltara L. gymnophylla Al. Br. — (Djuin. Zone des collines; dans les mares d'un ruis- seau. Paleeoloutra. (Raul.) fœtida Al. Br. — Ch. vulgaris L., Sibth., Prodr. I. — (T) juin, Zones basse et des collines; eaux stagnantes des ruisseaux. Kladiso (très-encroûté), Roumata (moins encroûté). (Sibth., Raul.) Fam. CXXVII. — ALGiE. Sargassum Ag. salicifolium Lamx. {Fucus) Bory. — Côte sept. : Khania; côte mérid. : Souia, H.-Pavlos. (Raul. , Heldr.) Cystoseira Ag. ericoides Turn. (Fucus) Ag. — Côte sept. : Khania ; côte mérid. : Souia. (Raul., Heldr.) barbata L. (Fucus) Ag. — Côte sept. : Khalepa. (Raul.) Padina Lamx. pavonia L. (Ulva) Lamx , var. /3 Mediterranea. — Côte sept. : Khalepa; côte mérid. : Souia (Raul). Dyctyota Lamx. multifida Turn. (Ulva) Bory. — Côte sept. : Khalepa. (Raul.) Cliomlrus Lamx. Norvegicus Gunn. (Fucus) Lamx. — Côte sept. : Khalepa; côte mérid. : Souia, H.-Pavlos. (Raul.) ( 580 ) lirtiareiiela Lamx. gelatinosa Desf. {Fucus) Lamx. — Côte sept. : Khalepa. (Raul.) Caulerpa Lamx. proliféra Lamx. — Côte sept. : Khalepa. (Raul.) Ulva L. umbilicalis Roth. — (1) Crète. (Tourn.) Rhodomela Ag. pinastroides Gmel. (Fucus) Ag. — Côte sept. : Khalepa; côte mérid. : Sonia, H.-Pavlos. (Raul.) Sphacelaria Lyngb. scoparia L. (Conferva) Lyngb. — Côte sept. : Khalepa; côte mérid. : Souia. (Raul.) pennata Huds. (Conferva) Lyngb. — Côte sept. : Khalepa (Raul.) Conferva L. capillaris L. — (î) juin. Zone des collines; ruisseau à Sevronas. (Raul.) Morée et Cyclades (Bory). — 1° Inarticulatœ. Laminaria Blossevillii Bory. Sargassum amygdalifolium (Gmel) Bor. — obtîisalum Bory. — salicifolium (Lamx.) Bory. — diversifolium (Turn.) Ag. — linifolium (Turn.) Ag. Cystoseira discors (L.) Ag. — filicina Bory. — fimbriata (Desf.) Bory. abrolanifolia (L.) Ag. — Erica marina Lamx. — selaginoides (L.) Bory. — ameniacea Bory. — barbala (L.) Ag. — crinita (Desf,) Bory. Padina squamaria « (Gmel.) Bory. — Mediterranea (Ag.) Bory. — Phasiana « (Lamx.) Bory. Dictyota fasciola Lamx. — implexa (Desf.) Lamx. — mullifida (Ag.) Bory. Diciyopleris polypodioides Lamx. Volubilaria Mediterranea (L.) Bory. Gigarlina julacea Bory. Gigarlina denudala Bory. — confervoides (L.) Lamx. Hypnœa musciformis (Turn.) Lamx. Sphœrococcus nervosus (Turn.) Ag. — Lacluca (Gmel.) Ag. — Heredia (Ben) Clem. — coronopifolius (Turn.) Ag. Chondrus Norvegicus (Gunn.) Lyngb. Gelidium negleclum Bory. Laurencia obtusa (Turn.) Lamx. — botryoides (Turn.) Bory. — gelalinosa (Desf.) Lamx. — cyanosperma (Delise)Lmx. — thyr soides (Turn.) Bory. Alcyonidium Nemalion (Ben) Bory. Asperococcus sinuosus (Ag.) Bory. Caulerpa proliféra Lamx. Anadiomene flabellula Lamx. Telrasporamarsupialis (V auch .)Bory Ulva ■umbilicalis Roth. — rigida A g. — fasciala (Esp.) Bory. Solenia fuscata (Huds.) Bory. (I) Fucus Creticus Lactucaefolio sesqnipedali et bipedali, Tourn., Cor. 40. Tome XXIV. 43 ( 590 ) Solenia compressa (L.) Ag. Liugora cladoniœformis Bory. Ectosperma clichotoma (L.) Bory. — dislenla (Desf.) Lamk. — cœspitosa Vauch. — ceranoides Lamx. 2° Articulât». Rhodomela pinaslroides (Gmel.) Ag. Vaucherla bombycina Bory. Myrsidrum Beriolonii (Bert) Bory. Salmacis porticalis (Vauch.) Bory. C ladoslephus Hedwigioides Bory. Bangia sericea Bory. — dubius Bory. — Thœrasiœ Bory. Sphacelaria scoparia (L.) Lyngb. Thorea ramosissima (Thore) Bory. — pennala Lyngb Draparnaldia mutabilis (Rot h.) Bory. dislicha Lyngb. Batrachosperma ludibunda ]3 Bory. Boryna diaphana (Roth.) Grat. Nostoch verrucosum (L.) Bory. — ciliata /3 Grat. Anabaina monticidosa Bory. Ceramhtm minialum Ag. Oscillaria Adansonii Bory. — sericeum (Lyngb.) Bory. — urbica Bory. fractum /3 (Roth.) Bory. Nemaloplala arcuata (Lyngb.) Bory. Arduinella siliculosa Dillw. Dialoma bidulphianum Ag. Conferva calenata L. — obliqualum Ag. — Linum Roth. Achnanthes Veccilum (Ag.) Bory. — capillaris L. Chaos primordialis Bory. Corallina L. officinalis L. 1. — Mai, décembre. Côte septentrionale: Khalepa; côte méri- dionale: H.-Pavlos. (Raul.) rubens Lamk. 20. — Mai. Côte septentrionale: Lazarete de Kbania. (Raul.) Halimeda Lamx. Tuna Lamx. — Décembre. Côte septentrionale: Khalepa (Raul.) Acetabulum Tourn. Mediterraneum Schweig. — Mai. Côle septentrionale: Soudha. (Raul.) Tenarea Bory. undulosa Bory. — Juin. Côte méridionale: Souia. (Raul.) Nullipora Lamk. informis Lamk. [Millepora) Deslongch. 9. — Mai-juin, décembre. Côte sep- tentrionale : Lazarete de Khania, Khalepa; côte méridionale: Castel- Selino, Souia. (Raul.) Morée et Cyclades (Bory.) Nullipora calcarea E. Bertol. Nullipora trochanùer Bory, pi. 54, 2. — globosa Esp. pi. <3. — arliculala Bory, pi. 54, 1. — rubescens Esp. pi. 46. ( 591 ) ADDITIONS SYNONYMIQUES En touchant au terme de l'impression de Y Enumêralion des Plantes , je m'aperçois que j'ai oublié de faire le dépouillement du Dictionnaire des Jardiniers, de Miller, édition française de 1785. Je répare ici cette omission et celle de quelques autres indications synonymiques ; je recti- fie aussi quelques erreurs commises dans l'assimilation de certaines es- pèces des anciens auteurs aux espèces actuelles. J'ai aussi commis une autre omission que je ne réparerai pas, parce qu'il s'agit d'un ouvrage moderne sans phrases caractéristiques latines : G. Don, A General System of Gardening and Botany , 4 vol. in-4°, 1831-37, renfermant , dans l'ordre de DeCandolle, les familles natu- relles , jusques et y compris les Labiées. Leontice Leontopetalum L. — Mai. Gnossou, près Meghalo-Kasiron. (Sieb.) Erysimum Creticum Walp., Ann. VII, 4 40. Ranunculus Grelicus L. — Mill., Dict. VI , 232-4. Garidella Nigellastrum L. — Mill. , Dict. III , 384. Nigella arvensis L. — N. saliva pistillis quinis cap>ulis muricatis subrolundis, foliis subpilosis, Mill., Dict. V, 267-9. Nigella saliva L. — N. Cretica pistillis quinis corolla longioribus petalis integris, Mill., Dict. V, 268-9. Nigella Hispanica L. — N. latifolia pistillis dénis corolla brevioribus, Mill., Dict. V, 268-9. ? Nymphœa Dalech., Hist. 1012. Berberis Cretica L. — B. Cretica pedunculis imitions L., Mill. , Dict. 1 , 517-9. Alyssum Orientale Ard. — A. saxatile , cautibus frutescentibus paniculatis, foliis lan- ceolatis mollissimis , undulatis, integris, Prodr., Leyd. 331 ; Mill., Dicl. I, 129-31. Iberis sempervirens L. — I. semperflorens , frutescens foliis cuneiformibus , oblusis integerrimis, L., H. Cliff. 330 ; Mill., Dict. IV, 179-181. Iberis umbellata L. — Mill., Dict. IV 179-182, Iberis odorata L. — I. odorata herbacea foliis linearibus superne dilatatis serratis , Mill., Dict. IV, 180 Cislus Creticus L. — Mill., Dict. II , 404-8. Cislus laurifolius L. — Mill., Dict. II , 405-9. Viola fragrans Sieb. — V. Cretica saxatilis lutea odoratissima , Leucoii foliis, Tourn., Cor. 30. ? Polygonum Creticum thymifolio C. Bauh., Prodr. 131 , Pin. 281, Park. Theâtr. 446 . Ray, Hist. 214, Sylloge; Pluk., Phyt. 236; Alsine Cretica maritima supina caule hirsuto, foliis quasi vermiculatis, flore candido, Tourn., Cor. 45. ? Saxiphraga Alp. Exot. 145. Porlulaca Cretica Parkinson. Malva sylveslris L. — M. Cretica caule erecto ramos hirsuto, foliis angulatis floribus alaribus pedunculis brevioribus, Mill., Dict. IV, 582-94. ( 592 ) Cerasus prostrata Lois., G. Don., Gard. Il, 514. — Microcerasus prostrata J.Rœm. Rosifl. 93. Amelanchier CreticaSer., J. Rœm., Rosifl. 4 43. Cerasus ldea, Alp. Exot. 3, pi. 2. Pyrus parviflora Desf., G. Don., Gard. II, 623; J. Rœm., Rosifl. 185. Bryonia Cretica L., H. Cliff. 453; G. Don., Gard. 111,32; J.Rœm.,Peponif. 43. Erodium gruinum L. — Géranium gruinum L., Mill., Dict. III , 448-60. Fagonia Crelica L. — Orbitokhorto Belli , Clus. , Trifolium spinosura Creticum , cœruleum,C.Bauh.,Park.,Theatr. 1112, fig. 1115; Ray, Hist. 1057; Sylloge. Tri- folium aculeatum Creticum, J. Bauh., Hist. II, 58S, fig.; Moris., Hist. S. H, 14, 5; Mill., Dict. III, 244. Tragium Creticum Guil. Theon. Diclamnus albus vulgo, sive Fraxinella , C. Bauh., Pin. 222. Acer CrelicumL. — A. Cretica, foliis trilobis inlegerrimis, subtus pubescentibus, Mill., Dict. 1, 18-21. Anagyris fœlida L. — A. Cretica , foliis oblongisracemis longioribus, Mill. ,Dict. 1, 179. Anlhyllis Hermanniœ L. — Mill., Dict. I, 272-4. ? Medica Crelica caule herbaceo prostrato , foliis radicalibus integerrimis , caulinis pinnatis, leguminibus dentatis, Mill., Dict. V, 7-17. Trigonella spinosa L. — Mill., Dicl,. VII , 440-5. Lotus edulis L. — Mill., Dict. IV, 491-6. Lotus Creticus L, — Mill , Dict IV, 490-5 Coronilla argentea L. — Mill , Dict. II , 589. Coronilla Cretica L. — C. Cretica herbacea , leguminibus quinis erectis teretibus articulatis, Prodr. Leyd. 587 ; Jacq. Hort, t. XXV; Mill., Dict. Il, 590-5, Ebenus Crelica L. — Mill., Dict. III, 124. Polerium spinosum L. — Mill., Dict. VI, 111-5. Amelanchier Crelica DC. — Mespilus Orientalis, foliis ovatis crassis integerrimis, sublus lomentosis, floribus umbellalis axillaribus, Mill., Dict. V , 104. Le Vitls ldœa Crelica elalior Parle, doit aller prendre place au Cellis Australis L. Bryonia Crelica L. — Mill., Dict. II, 52-4. Umbilicits serralus DC. — Cotylédon serrata L., Mill. Dict. II, 605-7. Alhamanla Crelensis L. — Mill., Dict. 1 , 442-5. Tordylium officinale L. — Mill., Dict. VII, 584-6. Cordylocarpus Apulus Hoffm. — Tordylium Apulum L., Mill., Dict. VII, 585-7. Scandix australis L. — Mill., Dict. VI, 511-2. Scandix falcala Marscb. —S. Cretica , seminibus bispidis, involucris umbellas muiti- fidis , caulibus asperis , Mill., Dict. VI , 511-2. Hippomaralhrum crislalum DC. — Cachrys sicula L., Mill., Dict. II , 85-4. Anosmia ldœa Bern. — Smyrnium Creticum , foliis caulinis ternatis serratis summis oppositis sessilibus, Mill., Dict. VII, 12J-1. - Scaligeria Crelica Boiss. — Bunium Creticum , radice turbinata,Mill., Dict. II, 49. ? Daucus Creticus radiis involucri pinnatifidis, umbellis duplo longioribus foliis acutis, Mill , Dict. III, 20-27. (Daucus tenuifolius Tourn., Inst. 508.) Puloria Calabrica Pers. Leandro minore fruttifero di Candia, Zan., Hist. 65-117, pi. 48, au lieu de Leandro maggiore, etc., qui est le Daphnc scricea Vahl. ( 593 ) Inula candida Cass. — Conyza cundida L., Willd., Spec. III, 1923i Centaurea spinosa L. — C. Romana L., Willd., Spec. III, 2308. Crucianella latifolia L. — Rubia spicata Cretica Clus. Belluc. Hort Pis. — R. Cre- tica spicata latifolia Hoffm., Délie. Hort. App. 1703 , 16. Valerianella vesicaria Moench. — Valeriana vesicaria L. Mill., Dict. VII, 497. Valeriana asarifolia L — V. tuberosa scaposa minor. Bœrh. — V. luberosa Impe- rati, Imp. Hist. 656, J. Bauh., Hist. III , 207; Tourn., Cor. S. Scabiosa CrelicaL.— S. Cretica L.etS. frutescens, Mill., Dict. VI, 500-6 et VI, 501-6. Jnula candida Cass. — Conyza candida L., Mill., Dict. Il, 553-7. Lyonnelia rigida DC. — Anacyclus Creticus L , Mill., Dict. 1 , 176. Diotis candidissima Desf — Polium gnaphaloides maritimus copiosissime tomentosa candida, Alp. 147, h'g 146; Ray, Sylloge. Polium gnaphaloides Prosperi Alpîni , Gnaptialium maritimum C. Bauh., Tourn., Voy. I, 37. Plage de Khania. Chrysanthemum coronarium L. — Mill., Dict. II, 367-9. Cardopalium Orientale Spacli. — Chamaeleo niger. Belon. Carlina gummifera Less. — Chamœleon albus gummi ut mastix ferens Bell. Centaurea Ragusina L — Mill., Dict. II , 260-9. Centaurea argentea L. — Mill , Dict. H, 261-71. Centaurea spinosa L. — C. Romana L., H. Cliff.; Mill., Dict. II, 262-72. Kentrophyllum Tauricum Fisch. — Cartbamus Creticus L., Mill., Dict. II , 171-6. Campanula saœatilis L., Mill., Dict. II, 113-25. Echium elegans Lehm. — E. anguslifolium caule ramoso aspero , foliis calloso- verrucosis , staminibus corolla longioribus, Mill., Dict. III , 230-1. Eehium calycinum Viv — Echium Creticum L., Mill., Dict. III , 130. Lycopsis variegata L — Anchusa Cretica foliis lanceolalis verrucosis semiamplexi- caulibus, florlbus capitalis caule procumbente, Mill., Dict. 1 , 222-5. Onosma simplicissima L. — Mill., Dict. V, 312. Cynoglossum piclum Ait. — C. Creticum, foliis oblongis, lomentosis , amplexicau- libus, caule ramoso, spicis florum longissimis sparsis, Mill., Dict. II, 744-6. Cynoglossum cheirifoliumL. — C Cheirifolium , corollis calyce duplo longioribus foliis lanceolatis, Prod. Leyd. 406; Mill., Dict. II , 745-6. ? Anchusa azurea , foliis longis hirsutis, floribus capitatis, reflexis , pedunculis loa" gissimis , Mill., Dict. 1 , 222-4. Byoscyamus aureus L. — H. foliis cauliuis lanceolatis, radicalibus sinuato dentalis, Gron., Mill., Dict. IV, 115-7. Origanum Diclamnus L. — Mill., Dict V, 340-4. Origanum vulgare L. — O. Creticum L., Mill., Dict. V, 339-42. Origanum Smyrnœum L. — Mill., Dict. V, 340-3. Salureia Thymbra L. — Mill., Dict. VI, 480-2. Micromeria Grœca Benth. — Satureia Graeca L., Mill., Dict VI , 481-3. Calaminlha Cretica Benth. — Melissa Cretica L., Mill., Dict. V, 45-8. Thymbra capitata Griseb. — Satureia capitata L. , Mill., Dict. VI , 481-3. Salvia pomifera L — Mill , Dict. VI , 442-4. Salvia argentea L. — Sclarea argentea, foliis dentato-angulatis , lanatis; verticillis summis sterilibus; bracteis concavis, Mill., Dict. VI , 527-33. Sculellaria albida L- — S. Cretica, foliis cordatis, obtusis, obtusëque serratis, spicis villoso-imbricatis, bracteis setaceis, Prodr., Leyd. 311 ; Mill., Dict. VI, 554-5. ( 594 ) Siderilis Syriaca L. — Mill. » Dict. VII , 73-5. Marrubium peregrinum L. — M. Crelicum , foliis lanceolatis dentatis verticillis mi- noribus, dentibus calycinis setaceis erectis, Mill., Dict. IV, 625-5. Slachys Cretica L. — Mill., Dict. VII, 209. Slachys glulinosa L. — Mill., Dict. VII , 209-11. Slachys spinosa L. — Mill. Dict. VII, 210. Ballola acetabulosa Benth. — Marrubium acetabulosum L., Mill., Dict. IV, 624-6. Prasium majus L. — Mill., Dict. VI , 115- Teucrium Massiliense L. — Mill., Dict. VII , 521-6. Salsola Kalih L'Arundo graminea acnleata. Alp. se rapporte au Cenchrus frulescens L. Daphne sericea Vahl. Le Leandro minore est le Puloria Calabrica Pers. Dalisca cannabina L. — Mill., Dict. III , 12 Aristolochia sempervirens L. — Mill., Dict. 1 , 528-51. Euphorbia Characias L. — E. Cretica umbella multifida , bifida , involucellis orbi- culatis foliis lineari-lanceolatis villosis, Mill., Dict III , 219-31. Cupressus horizontalis foliis imbricatis acutis, ramis horizontalibus, Mill., Dict. II > 716-8. Tamus Cretica L. Vil. — Mill., Dict. VII, 265. ERRATA. Hirschfeldia , — ajouter Mœnch. Tunica Cretica L.. — Spec. 584 doit être reporté après Saponaria Cretica L. Porlulaca oleracea, — supprimer l'astérisque. Malva sylveslris, — id. Haplophyllum Buxbaumii, — ajouter <$f. Cicer arielinum. — l'astérisque est déplacé. Pyrus parviflora. — P. Achlada, lisez P. Achlada Cirsium eucocep/talum, — lisez Cirsium leucoceplialum. Cichorium spinosum, note — Cifiorium, lisez Cicfiorium. Uropermum , — lisez Urospermum. Periploca, — ajouter L. Eckium calycinum, note — (1), lisez (2) Celsia Arclurus , — 31 , lisez (3) Acanthus spinosus et note, — (1), lisez (2). Acantholimon androsaceum et note, — (1), lisez (3). Pinus Laricio ssttxv , — lisez Usw.s. Thesium grcecum, — l'astérisque est oublié. Parietaria diffusa, — id. Muscari racemosum , — ajouter 2f . Blechnum spicand, — ajouter % . Cheilanthes odf/ra, — ajouter y: . (1) ( 595 ) CHAPITRE IL GÉOGRAPHIE BOTANIQUE (Plantes vasculaires) La Crète, qui forme une sorte de trait-d'union entre le Péloponnèse et l'Asie-Mineure, est allongée de l'E. 7° S. à l'O. 7° N. — Sous le rapport orographique, cette grande ile peut être divisée, selon sa longueur, en sept massifs , dont les points culminants sont les suivants , de l'E. à l'O. : 1° Le pays montagneux de Sitia. — Aphendi-Kavousi 1,472 m 2° Les montagnes de Lassiti. — Aphendi-Khrislo 2,1 55 3° Le plateau accidenté de Meghalo- Kastron. — Kophinos. . . . 1,250 4° Les montagnes du Psilorili (Ida). — Psilorili 2,498 5° Le plateau accidenté de Rhethymnon. — Krioneriti 1,027 6° Les Asprovouna ou montagnes de Sphakia. — Theodhori. . 2,375 7° Le pays montagneux de Kisamos et Selino. — Apopighari. . 1,388 La flore de la Crète est pauvre, comme celle du Péloponnèse, par suite du peu de variété et de la grande sécheresse du sol. En effet, les herborisations que j'ai faites en 1845, et celles beaucoup plus com- plètes de M. de Heldreich en 1846, ne nous ont amené à découvrir que 1,200 espèces de plantes vasculaires qui, réunies à celles que nous n'avons pas rencontrées et qui avaient été signalées par les botanistes antérieurs, font un total de 1417 espèces sur une surface de 7,800 kilo- mètres carrés, inférieure seulement de un neuvième à celle de la Corse. — Nos espèces ont été déterminées avec soin par M. E. Boissier qui s'adonne particulièrement à l'étude de la flore de l'Orient , dont il a publié le premier volume en 1867. La végétation herbacée de la Crète , ou mieux, celle qui s'élève au plus à l m au-dessus du sol et qui forme ce qu'on peut appeler le tapis végétal, possède un cachet particulier, sans doute celui de la région méditerranéenne. Elle est épineuse par la présence d'une foule de plan- tes appartenant à beaucoup de familles, et odoriférante par l'abondance surtout des Labiées. (I) Les généralités et la partie relative à la zone subalpine ont paru en mai 1864 , sous le titre d'Aperçu de la distribution des végétaux vasculaires en Crète, dans la Revue des Sociétés savantes (Sciences), t. V, p. 377-84 ( 596 ) Comme il a déjà été dit ailleurs, dans les plaines, sur les bas plateaux et dans la plupart des vallons , jusqu'à 600 m d'altitude , l'olivier ( Olea Europea) est l'arbre le plus abondant; il fait cependant défaut dans la plus grande plaine de l'île , celle de Messara, qui est dépourvue d'arbres. Le caroubier (Ceralonia siliqua) s'y mêle surtout dans le Rhethymniotika et les éparkhies de Mylopotamos , Pedhiadha, Mirabello et Sitîa. Le Platanus orientalis abonde dans les endroits humides, sur le bord des ruisseaux. Autour et surtout au sud-ouest de Rhethymnon, on cultive le Quercus macrolepis , qui donne la valonée pour le tannage. Sur les pentes voisines de la côte méridionale , on rencontre sur plusieurs points le Pinus Halepensis. Le châtaignier (Castanea vulgaris) est commun sur les talschistes de Selino, et quelques-uns se retrouvent jusqu'à Se- vronas , Roumata et Voukoliès , dans le Khaniotika. Le figuier, l'oranger et le grenadier sont cultivés partout. Parmi les arbustes , on trouve communément les Pistacia Lentiscus elmutica, Quercus coccifera, Tamarix Pallasii , Vitex Agnus-castus , Arbulus Unedo , Clematis cirrhosa. Les bruyères (Erica arborea et verlicillala) abondent sur le terrain talqueux, partout où il existe, et le font reconnaître de très-loin. V Arbulus Uredo les accompagne sou- vent, surtout dans l'êparkhie de Selino. Le Nerium Oleander et le Myrlus communis existent sur les bords de tous les ruisseaux. Les broussailles qui couvrent partout le sol sont surtout formées par les Cislus Salviœfolius, villosus et parviflorus , Salvia triloba et pomifera, Lavandula Stœchas, Initia viscosa, Galium frulicosum, Hypericum crispum et empetrifolium , Genista acanlhoclada , Pote- rium spinosum , Phlomis ferruginea , Psoralea bituminosa. Les rui- nes de Palseokastron , l'antique Polyrrhenia, empruntent un faciès étranger, africain, à la grande abondance de VEuphorbia dendroides , qui atteint l m 50 de hauteur, et que je n'ai rencontré que sur un petit nombre d'autres points, près du monastère de Gonia , à Malaxa , au- dessus du lac de Kourna , et sur le plateau du Romanati. Il y a encore les Acanlhus spinosus , Euphorbia Characias , Sambucus.Ebulus. On rencontre, dans les salines, les Salsola Kali, Suœda fruticosa, Salicor- nia macroslachya ; dans les lieux maritime? , les Eryngium maritimum , Cichorium spinosum, etc. Comme dans le Roussillon, aux alentours de Perpignan et d'Elne, un cachet tropical est donné à la végétation des plaines au voisinage des grandes villes, par la présence dans les haies et sur le bord des chemins des Opuntia vulgaris , Agave Americana , ( 597 ) dont la girandole atteint 4 à 5 m de hauteur, et aussi , sur quelques points isolés , par YAloe Barbadensis. D'une côte à l'autre de l'île , on observe des différences assez grandes dans l'état de la végétation. Au 15 mai 1846, les bas plateaux qui sont entre Haghios-Pavlos et Loutro, sur la côte méridionale, étaient en avance d'une quinzaine de jours sur les alentours de Khania, sur la côte septentrionale. Sur le plateau d'Aradhena , il y avait même une avance' assez sensible, malgré son altitude de 450 m . Le 6 mai, le plateau de Malaxa à 500 m , et le 13 , la plaine d'Askyphos à 950 m , étaient en retard d'environ quinze à vingt jours sur la plaine de Khania. A Omalos, situé à l,100 m sur la ligne de partage des deux versants, les céréales, qui y sont cultivées très-abondamment, étaient encore vertes le 20 juin , alors que la récolte était en grande partie faite à Haghia-Irini et à Epano- khorio de 500 à 600 m . De 600 à ljâOO 01 et davantage, les pentes des montagnes présentent des bois chir-semês de Quercus Ilex, calliprinos, et Acer Crelicum, avec le Cupressus horizontalis , qui s'élève encore un peu plus haut; on y trouve en outre les Berberis Cretica, Euphorbia acantholhamnus , et plusieurs des espèces précédemment énumérées. Au-dessus, les rochers sont nus ou présentent de simples broussailles, principalement composées des Aslragalus Crelicus etangustifolius, Sta- chys spinosa, Acantholimon androsaceum , Daphne oleoides, Juniperus Oxycedrus. Aucun lichen ne vient modifier les teintes grises et parfois blanches des sommets calcaires des montagnes de Sphakia et des autres massifs ou sommités isolées. Là on se trouve presque seul au milieu d'une nature minérale très-uniforme , rien n'y manifestant la vie, à l'exception de quelques touffes d'herbe et de quelques rares petits oiseaux ou insectes. La Crète est entourée d'une vingtaine d'îlots ou de petites îles, dont deux au moins, Dhia et Ghaudos, dépassent la zone littorale. Mais tous n'ont pas été visités par des botanistes. Sieber qui est descendu , en 1817 ou 1818, à Aughon (l'Ovo), y cite le Medicago arborea. Dhia, qui atteint 239 m , ne m'a présenté, les 2 et 3 octobre 1845, aucune source , aucun arbre ou arbuste ; la végétation est la même que celle des basses collines. Sieber, du 7 au 9 janvier 1817, y a recueilli les 39 espèces suivantes : Tome XXIV. 44 Anémone slellala. Alyssum Orientale. — Crelicum. Cislus Creticus. — parviflorus. Erodium cicularium. — malacoides. Medicago arborea. Umbilicus horizontalis. — serratus. Smyrnium Olusaslrum. Bel lis annua. Diolis candidissima. ( 598 ) Slœhelina arborescens. Carlina gummifera. Kentrophyllum leucoc. Metabasis Crelensis. Pelromarula pinnala. Echium pyramidatum. Psilostemon Crelicum. Mandragora vernalis. Verbascum sinualum. Scropliularia filicifolia. Origannm vulgare. — Smyrnœum. Thymbra capilala. Salvia Iriloba. Baltolu acelabulosa. Euphorbia dendroides. — Par alias. — Characias. Asparagus aphyllus'. Car ex divisa. Gymnogramma Celerach Nolhoclœna lanuginosa. Grammiiis lepiophylla. Adianthum Cap. Vener. Cheilanlhes odora. Lycopodium denticulal. M. de Heldreich, qui a visité en août 1846 l'îlot de Ghrabousa, dont la forteresse est à 137 m , en a trouvé la végétation formée presque en- tièrement par les Glaucium luteum et Capparis spinosa var. rupeslris ; il cite encore le Crithmum maritimum. Gaudiios , qui atteint 384 m et où je suis resté les 20 et 21 octobre 1 845, ne paraît pas renfermer un seul arbre, à l'exception de quelques carou- biers et figuiers rabougris; ce qui paraît tenir tout autant à l'agitation continuelle de l'atmosphère qu'à l'incurie des habitants, car il pourrait en être autrement dans les parties basses abritées. La végétation est la même que celle de la Crète; cependant les sables sont occupés par de véritables taillis de Juniperas macrocarpa , dont le fruit a un goût rési- neux qui n'est pas désagréable, Ghaïdhouronisi , assez bas , a été visité le 5 mai 1846 par M. de Hel- dreich, qui y a recueilli les 41 espèces suivantes : Glaucium luteum. Malcolmia flexuosa. Cislus parviflorus. Silène ammophila. — sedoides. — succulenla. Arenaria serpyllifblia. Paronychia argentea. Frankenia pulverulenla. — hirsuta. Hypericumempelrifolium. Erodium cicularium. Pislacia Lenliscus. Ononis ramosissima. Anlhyllis Hermanniœ. Vaillanlia hispida. Pallenis spinosa. Carduus tenuiflorus. Hedypnois polymorpha. Cichorium spinosum. Crépis neglecla. Echium arenarium. Thymbra capUata. Sideritis Romana. Prasium majus. Teucrium Polium. Stalice viminea. — echioides. Limoniaslrum monopet. Planlago albicans. Suœda marilima. Rumex bucephalophorus Mercurialis annua. Pinus Halepensis. Juniperus macrocarpa. Muscari maritimum. Scilla marilima. Juncus aculus. Lagurus ovalus. Kœleria phleoides. Bromus rubens. ( 599 ) Sous le rapport de la classification des espèces , ainsi qu'on le verra par le tableau des familles placé un peu plus loin , les quatre-cinquièmes (1148), appartiennent aux dicotylédones , et un peu plus de un sixième (245) aux monocotylédones. Les cryptogames vasculaires forment seu- lement un soixantième (24). Cent vingt familles , appartenant aux végé- taux vasculaires, ont des représentants en Crète ; mais comme toujours un grand nombre d'enlr'elles (86) ne comprennent que quelques espè- ces , (1 à 8); quatorze familles en renferment une douzaine (9 à 16); treize, deux à trois douzaines, (19 à 41); deux, une soixantaine, (58 et 60) ; quatre enfin, atteignent presque ou dépassent la centaine (93 à 183). Les familles peuvent être ainsi réparties : (5 FAMILLES principales. Compositœ ... 1 83 Papilionaceœ. . 1 32 Gramineœ. ... 1 07 Labialeœ. . . Umbelliferœ. Cruciferœ . . 93 j ( 633 espèces. 60 | raov. : 105,5 58 \ 13 FAMILLES de second ordre. Ranunculaceœ. . 30 Sileneœ 38 Rubiaceœ 32 Borragineœ ... 41 Scrophularineœ. 38 Orchidées 27 Liliaceœ 35 Cislineœ 19 i Alsineœ 21 Crassulaceœ. . ■ 21 Euphorbiaceœ . 23 Cyperaceœ ... £3 Filices 22 373 espèces. mov. : 28,7 1 4 FAMILLES de troisième ordre. Lineœ 9 Malvaceœ 14 Geraniaceœ ... 12 Rosaceœ 12 Pornaceœ 10 Valériane œ. ... 14 \ Campanulaceœ . 16 Primulacece. . Convolvulacées Solaneœ . . . . Planlagineœ . Chenopodiaceœ Polygonece . Irideœ .... 87 familles accessoires. 9 13 13 1 1 15 14 15 177 espèces. moy. : 12,6 \ 234 espèces. j moy. : 2,7. Total 1,417 espèces C'est-à-dire que 33 familles, ou un peu plus du quart, comprennent 1183 espèces ou les cinq-sixièmes de la flore ; tandis que les 87 autres familles, ou près des trois-quarts, en renferment seulement un sixième. Sous le rapport de la distribution des espèces , d'après les altitudes , j'ai établi les cinq zones suivantes : ( 600 ) Espèces. Proportion. Zone subalpine dénudée de 1,500 à 2,500"> 126 8,88 Zone montueuse boisée supérieure. ... de 1,000 à 1,500 138 9,72 Zone monlueuse boisée inférieure. ... de 600 à 1,000 179 12,61 Zone des collines et des plateaux de 150 à 600 525 37,00 Zone littorale et des basses plaines. ... de Oà 150 876 61,73 Flore totale 1,417 100,00 Comme dans les autres pays, le nombre des espèces décroît rapide- ment avec l'altitude. Tandis que la zone littorale comprend à elle seule 876 espèces, c'est-à-dire presque les 2/3 de la flore Cretoise, la zone des plateaux et collines en renferme seulement 525, c'est-à-dire à peine plus du tiers , et la zone boisée inférieure seulement 179 ou l/5 e . Quant aux deux zones supérieures, elles ne comprennent chacune que 138 et 126 espèces ou moins de l/10 e . Des différences se manifestent aussi dans les caractères des flores des diverses zones; des familles entières, comme les Malvacées, Gentianées, Solanées , Chenopodiacées , et on pourrait presque en dire autant des Convolvulacées , n'existent que dans la zone littorale et celle des collines, et cessent d'exister avec des accroissements plus considérables d'altitude. Parmi celles qui persistent, il se produit, dans les nombres relatifs des espèces, des changements qui font que telle famille, comme les Papilio- nacées , qui est au second rang dans la zone littorale, n'est plus qu'au septième dans la zone supérieure; tandis que telle autre, comme les Caryophyllées, qui n'était qu'au sixième rang, s'élève au second. De la zone inférieure à la zone supérieure , deux des sept familles principales, les Papilionacées et les Ombellifères , passent dans la catégorie des fa- milles de second ordre, tandis que deux de celles-ci les remplacent, les Borraginées et les Piubiacées. La végétation ligneuse jouant un très-grand rôle dans le caractère du paysage , soit d'un pays soit de ses diverses zones , je donne ici un ta- bleau des arbres et arbustes qui se rencontrent dans chacune des cinq zones précitées, tant les espèces spontanées que les arbres fruitiers. Pour les zones inférieures, aucune espèce ne s'élevant pas à deux mètres n'y est portée ; mais pour les zones supérieures , j'ai dû y comprendre celles déjà peu nombreuses qui n'atteignent que un mètre environ. Les espèces qui habitent deux zones à la fois ont leur nom en italique, celles qui en habitent trois l'ont en minuscule. TABLEAU DES ARBRES ET ARBUSTES DE LA CRETE 5e zone subalpine nue : 1500 à 2500'". Berbf.ris Cretica. Cerasus prostrata. Daphne oleoides. Rhamnus prunifolius. Atraphaxis Billardieri. Juniperus Oxycedrus. 4 e zone montueuse boisée supérieure : 1000 à 1500». BERBERiS ClîETlCA. Amelauchier Cretica. Ql'ERCUS CALLIPRINOS. Acer Crelicum. Daphne sericea. Pinus Laricio. Rhamnus prunifolius Planera Abelicea. Cupressus horizontalis Sorbus Grseca. Qcercus Ilex. 3 e zone montueuse boisée inférieure : 600 à 1000'». Berberis Cretica. Phyllirea média. Platanes Op.ientalis. Acer crelicum Daphne sericea. Populus alba. VlTIS VLNIFF.R.V. EUPHORIIA DEXDROIDES. — nigra. Rosa canina MORUS ALBA Pinus Halepensis. — glutinosa. Ficus Carica. Cupressus horizontalis. Pyrus commuais. Juglans regia. Juniperus phoenicea. — salicifolia. Quercus Ilex. Smilax aspera. Heoera Hélix. — coccifera. — Maurilanica. Arbulus Sieberi. — Calliprinos. Olea EuROP.EA. Caslanea vulgaris . 2 e zone des collines et plateaux : 150 à 600 m . Tamarix PaUasii. Punica Granalum. Juglans regia. Melia Azedarach. Myrlus commuais. Quercus sessiliflora. VlTIS VIMFERA. Hedera Hf.lix. — macrolepis. Zizyphus vulgaris- Lonicera Helrusca. — Ilex. Pistacia Terebinthus. Arbulus Unedo. — coccifera . — mutica. — Sieberi — CALLIPRINOS. Sparlium junceum. Erica verticillala. Caslanea vulgaris. Ceralonia siliqua. — arborea. Platanes Op.ientalis. Persica vulgaris. Styrax officinale. Salix Babylonica. Armcniaca vulgaris. Olea Europ/Ea. Populus fastigiala. Prunus domeslica. Phyllirea média. — alba. Cerasus avium. — latifolia. Pinus Pinça. Rubus tomenlosus. yerium Oleander — Halepensis. Rosa sempervirens. Laurus nobilis. Cupressus sempervirens. Crataegus Azarolus ? Arislolochia Crelica. Juniperus phoenicea. — monogyna. EUPHORBIA PENDROIR-ES. Smilax aspera. Mespilus Germanica. Mores alba — Maurilanica. Pyrus commuais. — nigra. Phœnix dactylifera. — parviflora. Ficus Carica. — Malus. Cellis auslralis. l rc zone littorale et des basses plaines : à 150 m . Clematis cirrhosa. Armeniaca vulgaris Laurus nobilis. Tamarix parviflora. Prunus domeslica. Euphorbia dendroides. — PaUasii. Rubus tomenlosus. Ricinus communis. Lavatera unguicuiata. Pyrus Malus. Morus alba. Citrus lledica. Cydonia vulgaris — nigra. — Limoniiim. Punica Granalum. Ficus Carica. — Aurantiacum Myrlus commuais. Ulmus campestris. — vulgaris. Hf.dera Hélix. Quercus macrolepis. VlTIS VIMFERA. Lonicera Helrusca. Platanes Orientales. Zizyphus vulgaris. Arbulus Unedo. Salix fragilis. Rhamnus Grsecus Erica verticillala. Pinus Pinea. Pistacia Lenliscus. — arborea — Halepensis. Sparlium junceum. Styrax officinale. Cupressus sempervirens. Ceralonia siliqua. Olea Europ^ea- Juniperus macrocarpa. Amygdalus communis. Nerium Oleander. — phoenicea. — amara Lycium Afrum. Smilax aspera. Persica vulgaris. Vitex Agnus castus. Phœnix dactylifera ( 60-2 ) Parmi les végétaux vasculaires, les trois grands embranchements des Dicotylédones, des Monocotylédones et des Acotylédones sont représentés chacun par un nombre d'espèces très-inégal. A mesure qu'on s'élève de la zone inférieure à la zone supérieure , on voit le nombre des espè- ces diminuer très-rapidement, et les rapports numériques des espèces de ces embranchements éprouver des variations relatives d'une zone à l'autre , mais auxquelles il ne faut peut-être pas attacher une grande importance , en raison du petit nombre d'espèces recueillies dans les trois zones supérieures. Ainsi la proportion des Dicotylédones semblerait diminuer, et celle des Monocotylédones augmenter avec l'altitude. Cependant, si on com- pare les deux zones extrêmes, les mieux explorées certainement, c'est ''inverse qui existe : les Dicotylédones ont augmenté , les Monocotylé- dones ont. diminué , et les Acotylédones sont restés stationnaires. Le tableau suivant montre ces diverses fluctuations pour chaque zone. Dans chacune d'elles se trouve le total des espèces, y compris celles qui se trouvent dans plusieurs zones à la fois, et la proportion pour 400. La dernière colonne montre le rapport des proportions entre les zones basse et subalpine : Dicotyledoneae ... Monocotyledoneae Acotyledon vase. Total des esp. FLORE to ta le . ZONE basse. 725 82,8 145 16,5 8 0,9 ZONE des. collin. ZONE mont. inf. ZONE inont.sup 106 76,8 52 25,2 0,0 ZONE subalpine. + 1148 81,0 24-5 17,3 24 1,7 417 79,4 96 18,5 12 2,5 142 79,3 52 17,9 5 2,8 108 85,7 16 12,7 2 1,6 1417 100,0 876 100,0 525 100,0 179 100,0 158 100,0 126 100,0 Le tableau suivant présente chacune des neuf grandes classes en les- quelles sont distribués les végétaux vasculaires; il comprend six divisions. Dans la première, trois colonnes donnent 1° le nombre d'espèces décrites par les anciens auteurs, antérieurs à Linné ; 2° celui des espèces recueillies pour la première fois, en 1845, par moi-même, et en 1846, par M. de Heldreich ; 3° enfin , le nombre total des espèces signalées jusqu'à présent dans l'île. Les divisions suivantes sont relatives à chacune des cinq zones qui ont été distinguées. Dans chacune d'elles les espèces sont énumérées, sur quatre colonnes, selon quelles sont annuelles, (D, bisannuelles, (D, vivaces , y, ou ligneuses, »?. ( 603 ) Qj ^ so ~* to ro to ■ — OS - W 3 , *•"" z a c^ — »* t— cm CM cm ^m CM o ©i r « ® "1© os ~* t> •«* to cm IO ~* tO ÎO 20 IO 00 JO CM iO 20 • CM CM CM m r s @ ,. -~ tH to © . "* l© IO l> 00 r. CM «* O CM iO OS "# IO ,-, *-î ■* td z a c o ° C M V2 a W O 1 «5 Cfl S Q « I •- * r- CM OS CS to «# o CM îO as ri® ' * a © cm « O CM — CM ^ . ^ t- sO ~* :o — ■*H ~* 20 20 cm — ■ to CM L a * t> oo i.0 to co CM «* o. to to ^* -^ CM CM ■H t^ .c* "»" CS _^ « CM •** CM «3 «H !~ l> § S * to to "* IO "" S-l O <3-\ r g ® 00 CD O tO -* . CM IO o ' ^ © to OS I> 00 M OS ^H CM o os oo îo ~* CM — -* , IO -** t- 00 to os IO O -.J. t- ■«* „ sa »; [ •[amoB ibjoj, CM r— JO îO cm cm ®* CS to SM (M «* to IO '^ - ^" I 3 " ? =•/ 1 tO 1 s -H SO - t-H to CM o o os -* -* 00 5°" i •Pl3fl 1 M H to 00 l> to CM os IO to 00 50 , os t- <© CD 00 ** (M CM «* o ea *o f sjnains snaiouç 00 -* 00 -w to to oo CS à. ! — o >-» c !/3 & 0- « SB "a S Û s- ej CS tu s- S o S t* S S cs c t/3 i 1 - 53 C3 3 j «ai O -S o s u» u < SB < o 1 53 S '3 £ .£• o o s s V a. tri ai > O H 4) H es „, S _o O O O o H 3^3NoaaiAiooia •OOMOftT -J! < Le tableau suivant des différentes familles de plantes vasculaires (1) qui composent la flore de la Crète, offre les mêmes divisions : (1) Les plantes cellulaires signalées par les anciens auteurs sont au nombre de deux, un lichen et une algue. Les espèces recueillies par M. de Heldreich et par moi sont au nombre de trente-quatre seulement , ainsi réparties : 121. Musci 4 125. Uredineœ 5 12-2. Hepalicœ » 126. Characeœ 2 123. Lichenes 4 127. Algœ 19 134. Fungi 2 ( 604 ) TABLEAU des familles de plantes vasculaires de la Crète. DESCRIPTION RÉPARTITION DES ESPÈCES ©(§)#$ FAMILLES. des esp èces. DANS CHAQUE ZONE. C3 P3 1 re ZONE basse litt. 2 e ZONE coll. plat' 3e ZONE mont inf. 4 e ZONE m. sup. 5« sut ZONE >. nue «0 Dicotyledoneœ thalamifl ®(D^î» ®( D?$ ®(D?* orae. 4. Ranunculaceae. 12 16 30 Il . 7 4 5.6. 2 . 1 . . . 4 . 2 . 2 Berberidea?. . . 2 2 . . 4 . . . 1 . . . 1 . . 4 . . 1 3. Papaveraceee. . 2 4 3 . . . 4 . . . 4. Fumariaceee . . 3 2 5 4. . . 2 . . . 4 . 5. Cruciferee. . . . 24 27 58 27 3 4 4 10 2 3 2 3 1 1 . 2 . 4 . 2 . 7 1 6. Capparidese. . . 1 1 ... 1 7. Resedaceœ. . . 3 à . 3 . . • 2 . . 8. Cistinese 9 5 49 3 . . 10 3 . . 5 . . 4 2 9. Violariese. . . . 1 3 5 ... 4 • . 4 . 4 . 2 4 0. Polygaleae. . . . 4 -o 2 1.1. . 1 . 4 4. Sileneee .... 11 15 38 17. 7 3 5 . . 4 2 . 3 1 6 . 1 . . 3 1 4 2. Alsinese .... 4 15 21 9 . . . • . 2 . 1 4 2 5 3 . 43. Paronychieee. . G 8 3,4. 4 . . . 1 2 . 4 4. Mollugineee. . . 2 2 4 . . . 4 . . . . 1 . 45. Portulacese . . . 4 1 4 . . . 46. Tamariscineee.. 1 2 ... 2 ... 4 47. Frankeniacese . 4 2 4.4. 48. Elalineee 4 4 1 . 49. Hypericinea3. . 4 4 8 ..23 2 2 4 . 20. Malvacese. . . . 7 3 44 9 2 4 2 3 . . . 24. Tiliacese 4 4 4 . . . 22. Linese 2 l 9 4 . 1 . 3 . . 4 l 1 4 . 23. Oxalidese. . . . 4 1 4 . . . 24. Geraniacese. . . 4 7 12 7. 4 . 5. . . 4 2 25. Zygophyllese. . 4 3 1 . 2 . . . ^ . 4 3 . . 3 . . . 4 . 27. Aurantiacese. . 4 ... 4 ... 4 28. Acerineœ .... 2 2 ... 4 1 . 1 29. Meliaceaî 1 4 ... 4 30. Ampelidese . . . 4 1 ... 4 ... 4 . 1 ' ( 605 ) FAMILLES. description! répartition des espèces ® DANS CHAQUE ZONE. SDCCF.SS1TE des espèces. 1 re ZONE basse litt. 2e ZONE coll. plat. 3 e ZONE nont inf- ? 1? 5 e ZONE sub. nue. ®(D?* Dicotyledonese calyciflorae. A. Polypetalae. 31. 32. 33. 34. 35. 36. 37. 38. 39. 40. 41. 42. 43. 44. 45. 46. 47. 48. 49. 50. 51. 52. 53. 54. 55. 56. 57. 58. 59. 60. 61. 62. 63. (i: Rhamnacese . Terebintbaceœ Papilionacese. Csesalpinieae . Amygdaleœ. . Rosaceœ . . . Pomaceee . . . Granateœ. . . Onagrariœ . . Haloragese . . Lylbrariese. . Myrtaceae. . . Cucurbitacese. Crassulaceœ . Ficoideae(l). . Cacteae Grossu la rieae. Saxifragacese. Umbelliferœ . Araliaceee. . . Lorantheœ . . Caprifoliaceœ Rubiaceee. . . Valerianeae. . Dipsaceee. . . Compositse. . Lobeliaceee. . Campanulaceee Ericaceee . . Primulaceee. Styracese. . . Oleaceee. . . Apocyneœ. . 2 ' 4 3 2 2 k 54 83 132 1 2 5 7 6 4 12 2 10 1 1 2 2 4 1 1 2 1 1 5 7 6 9 24 1 4 1 1 4 2 35 16 GO 2 1 3 12 11 . . 4 . . 5 . 3 2 2 . . 1 7 6 . 4 4 . 2 1 19 3 46 . 23 4 8 4 3 . 5 2 2 5 1 . . 9 6 11 1 1 I 3 2 3 3 2 1 1 . 2 . 4 1 1 3 1 3 4 . 3 J Dicotylédones calyciflorœ. B. Monopetalse i 2 32 14 8 183 1 16 I ..41 6.81 8 . . . 2 1.. 68 19 29 9 ..11 5.63 2.1. o 28 4 23 7 3 ij 4 3 2 1 . . 1 12 3 4 2 3 18 3 3 . 3 1 . 1 . . 4 3 110 3; 1 Dicotyledonese corolliflorae. Le Glinus loloides reproduit celui de la Fam. 14, Molluginese. Tome XXIV. 45 ( 006 ) FAMILLES. 64. 65. 66. 67. 68. 69. 70. 71. 72. 73. 7 4. 75. 76. 77. 78. 79. 80 81. 82. 83, 84. 85. 86. 87. 88. 89. 90. 91. 92. 93. 94. 95. 96. 97. 98. Asclepiadeee. Genlianese. . Sesamacese. Convolvulacese Borraginese Solanese. . Scrophularinese Orobanchese. . Labialeee. . . Verbenacese. . Acanthaceœ. . Globularieee . Plumbagineœ Plantaginese. Amaranlhacese Phylolacceae . . Chenopodiaceae Polygonese. . Laurineee. . . Thymeleee. . . Santalacese. . Datiscese. . . . Aristolochiese. Cytinete . . . Euphorbiacese Moreee Cellidese. . . . Ulmacete . . . Urticeee Juglandeee. . Gupuliferae. . Platanese . . . Salicineœ. . . Gnetaceee . . . Coniferse. . . . DESCRIPTION SUCCESSIVE des espèces. 1 . ! (=1 s ce j 1 4 3 4 6 4 21 14 6 7 14 15 2 4 55 12 •4 2 1 1 1 1 5 RÉPARTITION DES ESPÈCES ® @ Of i, DANS CHAQUE ZONE. 4 ,e ZONE basse lilt. ®(D?J> . . . 4 6 1.. 1 . . . 1.61 9 116 1 7 12 2 15 6 4 1 2.2. 9 3 19 23 ..11 2 e ZONE coll. [ilal. 1.43 2 2 6 1 11.. 4 4 6 3 2 . 2 . 1 1 16 18 5 13. 3e ZONE mont inf. . . 1 . 2 6 4 e ZONE in. sup. ®(D> b ..21 1 1 4 4 5e ZONE sub. nue. ®(D v v Dicotyledoneae monochlamydse. 2 2 4 1 3 6 15 5 8 44 1 1 3 4 2 3 1 1 2 2 1 1 41 6 23 2 4 4 1 1 4 2 2 3 6 4 4 3 1 6 1 1 3 5 Dicotyledoneae gymnospermae. 3.4. 4.2. ..33 2 7 2.4 4 . . 3 4 5 4 . . . 4 ... 1 ..14 i 1 . . . 2 ..44 . •. . 1 . . . 1 . . 1 . ... 2 ... 4 4.23 . . . 4 1.33 ... 3 ... 2 ... 2 ... 4 ..41 . . . 1 2 13. . . . 4 ... 4 . . 1 . 4 . . . ... 4 . . . 1 . . . . . . . 4 . . . 4 ... 6 ... 4 ... 3 ... 4 ... 4 ... 2 ... 2 . . . 4 1 ( 607 ) FAMILLES. DESCRIPTION Successivs des espèces RÉPARTITION DES ESPÈCES (T) DANS CHAQUE ZONE. •| r eZ0NE 2 e ZONE I 3 e ZONE basse litt. coll. plat. mont. inf. Monocotyledoneae aperispermae. 4 e ZONE m. sup. CD© y i> 5 e ZONE sub. nue ®@?!> 99. 100. 101. 102. 103. 104. 105. 106. 107. 108. 109. 1 1 0. 111. 112. 113. 114. 115. 1 1 6. 117. 118. 119. 120. Lemnaceee. . . 1 1 Naiadese . . . . 2 Q Juncaginese . . 1 1 Potameee. . . . 2 o Alismaceae-. . . 1 1 Orchidese. . . . 2 13 27 1 . . . 3 3 . -1 . . .17. . . 16 . . . 4 . . - 5 . 2 Monocotyledoneee perispermae. Irideee 3 Amaryllideee. . Agaveaceee. . . Dioscoreacese. 1 q Asparagineœ.. 6 Colchiceae . . . Junceee . . . . 1 Aroidese. . . . 2 Typhacese. . . Cyperaceee. . . 2 Gramineee. . . 8 1R . .10 2 . . 1 . 9 . 2 \ . . 3 •7 I . . ! . . . 1 . 3b g . . 1 4 9 ... 4 2 ... 3 9 9 6 <1 ... 1 . . 4 . ... 1 9 . . 1 . . . 1 1 . . 1 . 23 107 2.16. 47 2 28 . I . S . i\ I 17 . . . 2 . 7.4.. . . 1 . 12 . 4 . . . I . 3.6. Acotyledoneœ vasculares. Filices Equisetaceae. . LycopodiacecR 4 8 22 1 l l 12 Si on recherche ce qui se passe de la zone la plus inférieure à la plus supérieure, relativement aux dix familles les plus nombreuses ( en réu- nissant les Silénées et les Alsinées sous le nom de Caryophyllées) , on voit : 1° les Composées, Graminées, Labiées , Ombellifères , Scrophula- rinées et Liliacées, éprouver peu de variations dans leurs proportions numériques; 2° les Papilionacées diminuer; 3° les Caryophyllées, Cru- cifères et Borraginées augmenter. C'est ce que montre le tableau suivant : ( G08 ) Composite Papilionacese... GramineaB Labiateae . Urubelliferse.... Caryopbylleae . . Cruciferae Borraginese Scrophulaiineae. Liliacea; FLORE totale. 185 12,9 132 9,3 107 7,6 95 6,5 60 *>• 59 4,2 58 4,1 41 2,9 38 ? 7 35 9- K Total de la flore 1417 100,0 876 (00,0 ZONE basse . 125 14,3 94 10,7 77 8,8 54 6,2 38 4,5 53 4,1 54 3,9 27 3,1 26 5,0 17 1,9 876 • 00,0 ZONE descollin. 64 12,2 40 7,6 39 7,4 36 6,9 26 5,0 8 1,5 17 3,2 H 2,1 17 3,2 15 2,8 52b 100,0 ZONE mont inf. 21 11,7 19 10,0 11 5,' 8 4,5 8 4,5 7 3,9 5 2,7 5 1,7 1 0,6 11 5,1 179 100,0 ZONK mont . snp. 15 10,9 5 9 9 16 11,6 10 7,3 7 3,1 13 8,1 6 4,3 0,0 5 2,2 6 4,3 158 100,0 ZONE subalpine. 17 13,5 5 4,0 9 7.1 6 4,8 4 3,2 12 9,5 10 7,9 7 5,6 5 2,4 2 1,6 Sous le rapport de la durée des individus, les espèces végétales sont habituellement divisées en quatre catégories : les espèces annuelles ®, bisannuelles (D, vivaces y , et ligneuses \>. Celles-ci peuvent cependant être réunies en deux groupes : 1° les plantes Monocarpiennes, qui ne fruc- tifient qu'une fois, annuelles ou bisannuelles; 2° les plantes Polycar- piennes, qui fructifient un nombre de fois plus ou moins grand , et dont la vie se conserve soit dans la racine et la base de la tige , plantes viva- ces, soit dans la racine et la tige entière, plantes ligneuses. Annuelles ®. Bisannuelles ( Vivaces <%.... Ligneuses i?.. 2f et \j ZONE basse. (485 55,4 267 30,5 124 14,1 391 44,6 Total des espèces. 876 100,0 ZONE des collin. I87 35,S 2I4 40,8 I24 23,7 338 64,5 525 100,0. ZONE mont, inf 60 33,5 69 38,6 s0 27,9 119 66,5 I79 100,0 ZONE mont. sup. 44 31 ,9 72 52.2 22 15,9 04 68,1 138 100,0 28 22 2 79 62,7 19 15,1 98 77,8 126 100,0 + + ( 609 ) En passant des zones inférieures aux zones supérieures , on voit la proportion des diverses catégories offrir de grandes variations, ainsi que le montre le tableau précédent, dans lequel les plantes annuelles et bis- annuelles sont réunies en raison du petit nombre de ces dernières ; une ligne spéciale y donne l'ensemble des plantes vivaces et ligneuses. De la zone littorale à la zone subalpine , les mieux explorées , la pro- portion des plantes annuelles se réduit aux 2/5 es de ce qu'elle était pri- mitivement, de 55,4 à 22,2; tandis que celle des plantes vivaces devient double t de 30,5 à 62,7. Celle des plantes ligneuses n'éprouve, on peut dire, aucune variation, de 14,1 à 15; mais elle éprouve une grande augmentation dans les zones des collines et montueuse inférieure. M. Th. de Heldreich avait terminé son Emimeratio plantarum par un aperçu de distribution géographique des plantes qu'il avait personnelle- ment rencontrées dans l'île , et qui s'élevaient au nombre de 1,000 espè- ces et 39 variétés, réparties en 513 genres et 112 familles(l). » En laissant de côté , dit-il , les plantes cellulaires insuffisamment observées, et en retranchant de même les -46 espèces seulement cultivées (comme aussi les 7 familles et les 22 genres à espèces seulement culti- vées) nous avons : Phanérogames Dicotylédonées. . . . Thalamiflores. . Calyciflores. . . . Corolliflores. . . Monochlamydées Monocotylédonées . . Cryptogames FAMILLES. ESPECES. 99 82 22 29 17 14 17 473 382 79 190 77 36 91 15 935 777 18 I 353 174 69 158 16 ou, en tout, 951 espèces de plantes vasculaires croissant naturellement dans l'île de Crète, et réparties en 488 genres et 103 familles naturelles. (1) Le nombre des espèces portées au catalogue définitif est de 1,451 espèces, réparties en 602 genres et 126 familles. ( 610 ) » Comparativement aux Flores du royaume actuel de la Grèce et de la Sicile, 589 de ces 951 espèces croissent également dans les trois pays ; 35 se trouvent seulement en Crète et en Sicile, et 183 seulement en Crète et en Grèce. Il y a enfin 144 espèces qui n'ont encore été trouvées ni en Sicile ni en Grèce. Il est impossible de savoir lesquelles de ces 144 espèces seraient vraiment propres à la flore de Crète, avant de connaî- tre complètement la flore de l'Orient, des îles de l'Archipel et mê- me de la Grèce. » Ainsi pour ne citer qu'un seul exemple , on avait cru que YÂmara- cus Dictarnnus Bth . (le Dictamnus des Anciens) ne se trouvait qu'en Crète ; et cependant cette belle Labiée a été découverte par M. Sartori sur une montagne au-dessus de Poros dans l'Argolide. Deux de nos espèces nou- velles ont été retrouvées depuis par moi-même sur le mont Hymette ( le Buffonia brachyphylla et le Galium Monachinii) » Le rapport des plantes vasculaires Cryptogames aux vasculaires Phanérogames est dans la Flore de la Crète , suivant notre Catalogue, comme 1 à 58, 4. » Les Monocotylédones sont aux Dicotylédones presque dans le rap- port de 1 à 5 (ou de 1 à 4, 917.) Ce même rapport entre les Monocoty- lédones et les Dicotylédones est de 1 à 3, 8 dans la flore de Zante , selon MM. Margot et Pieuter, (Essai d'une flore de Vile de Zante, 1838) , de 1 à 4 dans celle de Sicile, d'après Gussone (Synopsis Florœ Siculœ , etc., 1844.) ; de 1 à 4, 9 en Grèce, d'après le manuscrit de Heldreich et Sartori (Flora Hellenica inédite); de 1 à 5, 2 dans la Flore de Rou- mélie et Bithynie, d'après Grisebach ( Spicilegium florœ Rumeliœ et Bithyniœ 1844) ; dans celle de l'Allemagne et de la Suisse , d'après Koch (Synopsis Flor. German. et Helvet, à l'exclusion de l'Istrie, il est de 1 à 3 , 5 ; dans celle enfin de l'île de Gorgona , d'après G. Savi (Florula Gorgonica in Giornale bot. liai. 1844. p. 243) de 1 à 3,6. « Par ordre progressif nous aurons pour le rapport des Monocotylé- dones aux Dicotylédones dans les flores ci-dessus comparées, le tableau suivant : Monocotyl. : Dicotyl., en Allemagne et Suisse = dans l'île de. Gorgona. . = — — dans l'île de Zante. . . . = — en Sicile = — — en Grèce == en Crète = — en Roumélie et Bithynie = 1 : 3, 5. 4 : 3, 6. 1 : 3, 8. 1 : 4. 1 : 4, 9. 1 : 5. 1 : 5, 2. ( 611 ) » D'après cet aperçu on voit que la loi de l'augmentation des Dicoty- lédones vers l'équateur se constate ; seulement la Flore de Roumélie et Bithynie paraît faire une exception , mais je crois que cela tient plu- tôt à ce qu'elle est encore trop incomplètement connue. » Malgré la situation très-méridionale de la Crète, le nombre des Composées est encore assez supérieur à celui des Légumineuses. Les Composées y forment 1/8 de la végétation vasculaire,, comme en Grèce. Cependant les Légumineuses sont plus nombreuses en Crète qu'en Grèce, parce qu'elles forment 1/9 de la végétation vasculaire de Crète et seu- lement 1/10 de celle de Grèce. En Sicile le rapport de ces deux familles au reste de la végétation vasculaire de l'île, est exactement le même qu'en Crète. Dans l'île de Zante, les Composées et les Légumineuses sont en nombre égal d'espèces et constituent , chacune des deux familles, 1/8 de la végétation vasculaire de l'île. Dans la flore de l'Allemagne et de la Suisse, les Composées forment presque 1/8 (ou 2/17), tandis que les Lé- gumineuses forment seulement 1/16 de la végétation vasculaire. » On remarquera enfin que les flores de la Crète et delà Grèce compa- rativement à celle de la Sicile sont surtout plus riches en Labiées, Ca- ryophyllées , Borraginées , Liliacées et Rubiacées ; que celle de la Crète en particulier est plus riche en Caryophyllées , Borraginées , Renon- culacées et Orchidées, mais plus pauvre en Graminées et Crucifères. » ZONE SUBALPINE. Les végétations subalpine et alpine occupent dans l'Europe septen- trionale, des surfaces étendues et même assez peu élevées au-dessus de la mer, dans la presqu'île Scandinave, ainsi qu'en Ecosse et dans la presque totalité de l'Islande. Dans l'Europe méridionale elles n'occupent plus que les hautes régions, formant ainsi des îlots entourés par les zones inférieures; ce sont surtout les Pyrénées, avec les différentes chaî- nes espagnoles qui leur sont plus ou moins parallèles et Mallorca ; puis les Alpes avec leurs nombreux appendices ; d'abord au N. les pitons de l'Auvergne, les Vosges, le Schwartzwald, la circonférence delà Bohême, les Carpathes (peut-être la Crimée et le Caucase); au S. ensuite, l'Apen- nin bordé par la Corse , la Sardaigne et la Sicile , puis les Alpes Dinari- ques d'où s'élèvent à l'E. les Balkans , et au S. le Pinde prolongé par le Taygète, au S. E. duquel est située la Crète. A l'Est se trouvent les hautes chaînes de l'Asie-Mineure, avec la Crimée, le Caucase, l'Ararat ( 612 ) vers le Nord, el le Liban au Sud. Vers-1'0. se trouvent les chaînes de l'Atlas, dans l'Algérie et le Maroc. II serait fort intéressant de comparer la végétation de ces divers îlots subalpins et alpins, et d'établir quelles modiûcations s'y produisent à mesure qu'ils deviennent plus méridionaux et occidentaux. Mais tel n'est point mon but, car ce sujet ne pourrait être bien traité que par un bota- niste spécial. Je dois me borner à donner un des éléments de ce tra- vail , à en poser un jalon en quelque sorte. La zone subalpine ou la plus élevée de la Crète, embrasse une hau- teur de mille mètres, de 1,500 à 2,500 m d'altitude. Comme on le voit par l'altitude du point culminant de chacun des massifs montagneux de la Crète, elle ne comprend que les parties élevées de trois d'entre eux» qui forment ainsi, au-dessus des zones inférieures, comme trois îlots isolés , car les deux plateaux intermédiaires n'atteignent dans leurs dé- pressions que 414 m à Haïdhoura, entre les Aspro-Vouna, ou montagnes de Sphakia, et le Psiloriti ou Ida ; et 349 m à Kastel-Pedhiadha, entre ce dernier et les montagnes de Lassiti. La flore de ces parties élevées, presque exclusivement formées par des roches calcaires, est très-pauvre ; elle se compose seulement du onzième des espèces trouvées dans l'île , car malgré les recherches multipliées de M. de Heldreich il n'en a été rencontré que 126. En effet le nombre des espèces décroît rapidement lorsque les conditions d'existence prennent plus d'uniformité, tant par le peu de variété des roches qui forment le sol , que par l'amplitude moins grande des variations climatologiques et aussi la durée plus courte de la période de végétation. — Les Gen- tiana les Pedicularis manquent sans doute par l'absence de parties hu- mides et marécageuses. Le nombre des espèces trouvées sur chacun des trois massifs est loin d'ê- tre semblable ; il est probablement plus ou moins en rapport avec la su- perficie delà zone subalpine dans chacun d'eux ; il est de 94 dans les As- pro-Vouna, de 53 au Psiloriti, et de 40 dans les montagnes de Lassiti ; 17 seulement sont communes aux trois massifs. — 8 espèces se retrou- vent sur l'Aphendi-Kavousi malgré son altitude de 1472 m seulement , sans doute par suite de l'aridité et de l'isolement de ce pic. Quant à la répartition des 126 espèces en familles, il s'en faut de beau- coup que celles , au nombre de 120, auxquelles appartiennent les végé- taux vasculaires de la Crète, soient réprésentées dans la végétation des hautes montagnes. Le tiers seulement 39, le sont de la manière suivante : ( 613 ) Familles Espèces Dicotylédones thalamiflores ( Crucifères, Silénées, Alsinées, etc.). 11 35' Dicotylédones calyciflores polypétales (Papilionacées, Crassula- cées, Ombellifères, etc.) 7 20 Dicotylédones calyciflores monopétales ( Rubiacées , Compo- sées, etc. ) 5 28 Dicotylédones corolliflores (Borraginées, Labiées, etc.) 6 19 Dicotylédones monochlamydées 3 5 Dicotylédones gymnospermes 1 1 Monocotylédones apérispermées 1 2 Monocotylédones perispermées (Graminées, etc.) 4 14 Acotylédones vasculaires 1 2 39 126 Sous le rapport de l'importanee numérique des familles : 4 principales — Composées (47), Caryophy liées (12), Crucifères (10) et Graminées (9) — renferment 44 6de secondordre — (Rubiacées (7), Borraginées (7), Crassulacées(6), La- biées (6), Papilionacées (5) et Ombellifères (4) — renferment. ... 39 29 accessoires n'en renferment plus que 43 Dans la liste suivante des espèces de la zone subalpine (1) le nom est précédé du signe de la durée, et suivi quand il y a lieu des chiffres in- diquant les autres zones dans lesquelles l'espèce a été également ren- contrée; — puis vient, en abrégé, l'indication de chacun des massifs montagneux de la Crète ou elle a été trouvée (Sphakia, Psiloriti , Lassiti, Kavousi), — puis celle des contrées du pourtour du bassin oriental de la Méditerranée — et enfin de l'Algérie. Dicotyledoneae thalamiflorae % Ranunculus brevifolius Ten. — Sph. — Parnasse. y — Sprunerianus Boiss. — Psil. — Grèce, Chio, Smyrne. — Algérie. y Berberis Crelica. L. — 4, 3. — Sph. Psil. Lass. Kav. — Grèce, Bithynie. % Corydalis rulœfolia Sibth. DC. — Psil. Lass. — Asie-Min., Chypre, Liban. (î) Arabis auriculala Lamk.— Lass. rr. — Asie-Min., Taurus, Sicile. — Algérie. Crelicus Lamk.— Sph. Psil. Lass.— Grèce, Bithynie, Arménie, Sicile. $ — angustifolius Lamk. — Sph. Psil. — Grèce, Asie-mineure. 2S Cicer pimpinellcefolium Sieb. .laub. Spach. — Sph. Psil. — Parnasse, Pisidie, Cilicie, Syrie. ( 615 ) y Cerasus prostrala Labi[\. Sering. — Sph. Psil. Lass. Kav. — Turquie, Grèce, Arménie, Caucase, Liban, Sardaigne. — Algérie. !> Polenlilla speciosa Willd. — Sph. Psil. — Turquie, Thessalie, Parnasse, Cilicie. 2f — nitida L. — Sph. — Suisse. 2p Rhodiota rosea L. — Sph. — Suisse. (D Sedum annuum L. — Sph. Psil. — Grèce. (I) — pallidum M. B. — 2. — Sph. — Russie méridionale. $ — Clusiamim Guss. — Sph. — Taygète, Cappadoce, Cilicie, Sicile. y; — Irislriaium Boiss. Heldr. — Sph. 2f — Olympicum Boiss. — Sph. — Turquie, Parnasse, Asie-Mineure. % Saxifraga chrysospleniifolia Boiss. — 4, 3, 2. — Psil. — Taygète. 3/! Pimpinella depressa Sieb. DC. — Sph. y; Ormosolenia Crelica Tausch. — Sph. Lass. — Pisidie. (D Scandix Peclen-Veneris L. var. Âlpina. — 3, 2, 1. — Psil. Lass. — Turquie, Grèce, Cyclades, Taurus, Chypre. — Algérie. sp Frexjera Crelica Boiss. Held. — Lass. Dicotyledoneae calyciflorae monopetalae. ® Galium Monachinii Boiss. Held. — 3. — Sph. Lass. — Hymette. (D — Aparine L. — 3. — Sph. — Turquie, Asie-mineure, Taurus, Cau- case. — Algérie. <£ — suberosum Sibth. — 4. — Sph. — Turquie, Attique, Cilicie. np — incurvum Sibth. — Sph. $ — incanum Sibth. — Sph. 2/: — Orientale Boiss. var. incana. — Lass. — Turquie, Grèce, Bithynie, Pont. (D Vaillanlia aprica Sibth. Boiss. — Sph. Lass. — Parnasse, Taygète, Archi- pel, Lycie. (D Valerianella Soyeri Buching. — 3, 2. — Psil. Lass. — Hymette, Pentélique, Péloponnèse. np Centranlhus longiflorus Stev. — Sph. — Taygète, Arménie, Russie méri- dionale. 2f Scabiosa Sphctkioiica R. Sch. — Sph. y Bellis longifolia Boiss. Held. — Lass. Kav. fc Phagnalon pumilum Sibth. DC. — Sph. ^r Anthémis incana Boiss. — Psil. — Taygète, Taurus, Liban. (D Lyonnetia rigida L. DC. — 4, 3, 2, 1. — Sph. Psil. Lass. — Archipel, Chio. £ Helichrysum microphytlum Willd. Cambess. — 4, 3, 1. — Sph. (D Filago Lagopus Pari. var. Alpina. — Psil. — Malevo, Cappadoce, Caucase, Sicile. £ Senecio fruliculosus Willd. — 3. — Sph. ( 616 ) # Cenlaurea cana Sibth. var. albiflora. — Sph. — Turquie, Grèce, Asie- Mineure. ^ ? Cirsium hypopsilum Boiss. Held. — Sph. Psil. — Taygète, Samos. (D? Roberiia Lenuiflora Boiss. — Sph. y Crépis Siblhorpiana Boiss. Held. var. pumila. — Sph. Psil. — Taygèle. Vf — Raulini Boiss. — Psil. 2p — auricîdœfolia var. minor Sieb. — 2. — Sph. # — Mungierii Boiss. — 4. — Sph. — Pamphylie. (§) Phœnopus vimineus L. DC. — 4, 3. — Sph. — Turquie, Grèce , Arménie, Taurus, Sicile. — Algérie. 2? Hieracium murorumL. — Sph. — Turquie. Asie-Mineure, Taurus, Caucase, Italie. — Algérie. Of Friwaldii Rchb. — Sph. <£ Adenophora lilifolia L. DC. — Sph. ? Dicotyledoneae corolliflorae . !$ Lysimachia anagalloides Sibth. — 4, 2. — Sph. Kav. — Delphes, Taygète.. % Anchusa cœspilosa Lamk. — Sph. — Lycie. 2f Onosma erecla Sibth. — 2, 1. — Psil. — Grèce, Syra, Bithynie, Géorgie. (T) Lithospermum incrassatum Guss. — Sph. Psil. Lass. — Turquie, Grèce, Asie-Mineure, Sicile. — Algérie. (D Myosotis Idœa Boiss. Held. — 4. — Sph. Psil. Lass. ® — Cretica Boiss. Held. — Sph. Psil. — Asie-Mineure. Sf Cynoglossum Sphakioticum Boiss. Held. — Sph. 9? Paracaryum myosotoides Labill. Boiss. — Sph. — Cilicie, Syrie. $ Veronica peclinala L, — Sph. $ l hy mi fo lia Sibth. — i. — Sph Psil. Lass. — Turquie, Asie-Mineure, Syrie. (T) — prœcox Allion. — Psil. Lass. — Serbie, Lycie, Taurus, Sicile. — Algérie. .3? Acinos Alpinus L. Mch. — 4. — Sph. Psil. — Turquie, Grèce, Bithynie, Sicile. — Algérie. i? Salureia spi?iosa L. — Sph. Psil. Lass. — Turquie, Grèce. 2f Sculellaria hirta Sibth. — Sph. Kav. — Naxos, Liban. * $ Sideritis Syriaca L. — 4. — Sph. Psil. — Grèce, Palestine. y Lamium slriatum Sibth. var. Alpina. — Lass. — Turquie, Grèce, Archipel, Bithynie, Arménie. \) Teucrium alpestre Sibth. — 3. — Sph. 2f Acantho limon androsaceum Jaub. Spach. Boiss. — Sph. Psil. — Parnasse, Taygète, Asie-Mineure. % Planlago viclorialis Poir. — Lass. — Turquie, Albanie, Sicile, Eubée, Bi- thynie, Sicile. ( 617 ) Dicotyledoneœ monochlamydee. \f Alraphaxis BUlardieri Jaub. Spach. — Psil. — Hymette, Asie-Mineure, Syrie. 2f Rumex Lriangularis DC. — Psil. — Sicile. y Daphne oleoides L. var. jasminea. — Sph. Psil. Lass. — Turquie, Parnasse, Asie-Mineure, Liban. — Algérie. Of Euphorbia herniariœfolia Willd. — Sph. Psil. Lass. — Bithynie. }> Andrachne lelepliioides L. — 2. — Sph. — Grèce, Archipel, Asie-Mineure, Taurus. — Algérie. Dicotyledoneae gymnospermes. \) Juniperus Oxycedrus L. — Sph. Psil. — Turquie, Grèce, Archipel, Asie- Mineure, Caucase. — Algérie. Monocotyledoneae aperispermae. y; Orchis pauciflora Ten. — 4, 3, 2. — Sph. Kav. — Naples. y; — Branciforlii Biv. var. quadripunclata Ten. — 4, 3, 2. — Kav. - Naples, Sicile. Monocotyledonese perispermae. y; Iris slylosa Poir. var. anguslifolia Boiss. — 4. — Lass. Kav. — Attiq. Pélo- ponnèse, Bhodes, Carie, Chypre. — Algérie. y Crocus Sieberi Gay . — Sph. Psil. Lass. — Taygète, Bithynie, Lycie. $ Tulipa Cretica Boiss. Held. — 4, 2. — Sph.? Psil. Lass. Kav. $ Chionodoxa nana Boiss. Held. — Sph. Psil. Lass. ap Carex muricala L. var. — Sph. — Turquie, Pont, Taurus, Cilicie. — Algérie. q Poa bulbosa L. et var. vivipara. — 4, 3, 2, 1. — Sph. Psil. — Turquie, Grèce, Arménie, Tauride, Sicile. — Algérie. ¥ Melica Cretica Boiss. Held. — Sph. — Liban. vp Dactylis rigida Boiss. Held. — Sph. Psil. (D Cynosurus echinatus L. — 3, 2, I. — Sph. — Turquie, Pont, Lydie, Tauride, Cyrénaïque. — Algérie. ^ Festuca duriuscula L. var. Alpina. — Psil. — Grèce, Arménie, Tauride, Sicile. — Algérie. y — aurala Gaud. — Sph. — Suisse if — alpina Gaud. var. — Sph. — Suisse. (\) Bromus lomenlellus Boiss. — Sph. Psil. — Turquie, Arménie, Perse. (D — lectorum L. — Sph. Psil. — Turquie, Grèce, Cappadoce, Arménie, Sicile. — Algérie. Acotyledoneas vasculares. % Aspidium Taygelense Bory. — Psil. — Taygète. % — fonlanum Willd. — Sph. — Grèce. ( 648 ) Le tableau suivant résume les caractères généraux de la flore subal- pine de la Crète, au point de vue, dans une première division, de la durée des espèces, et dans une seconde, de leur répartition dans les quatre massifs montagneux : CLASSES. iCalycitloree DICOTYLEDONES Thalamifloree Polypetalce. Monopetalse Corolliflorse. ...... Monochlamydœ Gymnospermee , Aperispermee. MONOCOTVLEDONE.E< ( Perispermœ. acotyledones . . . Vasculares. ®(D 9 . 21 5 3 .12 5 7 I 17 3 k .- 12 3 ..23 . . . I . . 2 . 3.14 . . . 2 . Total des espèces 26 1 79 20 Sphak. Psil. Lass. Kav. 24 14 14 1 15 8 22 7 15 10 3 4 1 1 7 1 6 1 7 1 2 10 2 12 8 4 2 1 10 94 53 40 8 Comme je l'ai déjà dit, les plantes vivaces et ligneuses sont en beau- coup plus grande proportion que sur la zone inférieure, ce qui établit une compensation aux conditions moins favorables d'existence et de reproduction dans lesquelles se trouvent placées les espèces des hautes cîmes plus refroidies et couvertes de neige pendant une moitié de l'année. Mais les 126 espèces qui composent la flore subalpine de la Crète ne sont pas toutes exclusivement confinées dans celte zone. Parmi elles , les quatre suivantes se trouvent, sans doute par suite d'un déplacement accidentel , à la fois dans la zone supérieure et dans l'une ou l'autre des deux inférieures , sans avoir encore été rencontrées dans les deux intermédiaires : Arenaria serpyllifolia. Géranium rotundifoiium. Onosma erecta. Andrachne telephioides. 36 espèces se retrouvent dans les zones boisées immédiatement infé- rieures qui, pour la plupart d'entre elles, sont leur station principale. ( 619 ) Sur ce nombre, 20 ne se trouvent pas plus bas et ont sans doute remonté sur les pentes des montagnes. Parmi les 16 autres qui descendent plus bas, les quatre suivantes ne dépassent pas les plateaux inférieurs : Saxifraga chrysosplenifolia. Orchis pauciflora. Lysimachia anagalloides. Tulipa Crelica. Quant aux 8 espèces suivantes qu'on retrouve jusque dans les plaines et sur le littoral, elles paraissent indifférentes à l'altitude, mais elles sont cependant en partie représentées par des variétés particulières , alpines: Capseila Bursa-pasloris. Lyonnelia rigida. Tunica Crelica. Helichrysum microphyllum. Anlhyllis Vulneraria. Poa bulbosa. Scandix Peclen-Veneris. Cynosurus echinatus. Parmi ces 8 espèces il en est qui sont certainement spontanées depuis la zone méditerranéenne littorale jusqu'à la zone subalpine, comme les Tunica Crelica, Lyonnelia rigida, Helichrysum microphyllum; mais il en est d'autres comme les Capseila Bursa-pasloris , Scandix Peclen- Veneris , Cynosurus echinatus , qui probablement ne se retrouvent dans la zone subalpine que grâce à la fréquentation de l'homme et des trou- peaux , et qui appartiennent à la catégorie des plantes domestiques. La flore subalpine de la Crète, sur 126 espèces , en compte donc 89 ou cinq-septièmes, qui sont particulières à la zone, et 37 ou deux-sep- tièmes , qui se retrouvent plus bas. Sous le rapport de la répartition des espèces de la zone subalpine Cre- toise dans d'autres pays, sur les 126 espèces, les 34 suivantes, c'est-à- dire près du quart seulement, sont particulières à l'île : Arabis muralis. Erysimum mulabile. Alyssum Spliaciolicum. — Idœum. Draba Crelica. Viola frag rans. Dianlhus Sphacioticus. Tunica Crelica Silène variegala. Alsine Smilhii. Arenaria Crelica. — nana. Ceraslium brachypel. Sedum trislrialum. Pimpinella depressa. Freyera Crelica. Galium incanwn. Scabiosa Sphakiolica. Bellis longifolia. Phagnalon pumilum. Helichrysum microphyll. Senecio fruticulosus. Roberlia lenuiflora. Crépis Raulini. Crépis auriculœfolia. Hieracium Friwaldii. Adenophora lilifolia. Myosotis Idœa , Cynoglossum SphahioU Veronica peclinala. Teucrium alpestre. Tulipa Crelica. Chionodoxa nana. Daclylis rigida. ( 620 ) Les 92 autres espèces se retrouvent dans les parties élevées des con- trées environnantes : la Grèce, la Turquie d'Europe et la Crimée, l'Asie- Mineure , le Caucase et la Perse, la Syrie , l'Egypte, la Cyrénaïque , Tripoli et Tunis, pour le bassin de la Méditerranée orientale; les indica- cations ont été prises tant dans V Enumeratio planlarum de M. de Heldreich que dans Y Asie- Mineur e , t. III, Bolenique , de M. P. de Tchihatcheff. Un certain nombre de ces espèces se retrouvent aussi sur le pourtour du bassin occidental de la Méditerranée , dans les parties élevées de l'Algérie et du Sahara, du Maroc et des Canaries, de l'Espagne, de la France méridionale, de l'Italie et de ses trois grandes îles. Je dois à M. Durieu de Maisonneuve, l'un des auteurs de la Flore d'Algérie, d'avoir pu dresser la liste suivante des espèces de Crète qui se retrouvent dans l'Atlas et les parties élevées de l'Algérie : Ranunculus Sprunerian. Arabis auriculata. — albida. Fumana procumbens. Viola parvula. Alsine verna. Holosleum umbeltatum. Ceraslium brachypelal. Paronychia capilala. Telephium Imperati. Géranium rolundifol. — lucidum. Anlhyllis Vulneraria. Cerasus proslrala. Scandix Peclen- Vener. Galium Aparine. Phœnopus vimineus. Hieracium murorum. Lilhospermum incrass. Veronica prœcox. Acinos Alpinus: Daphne oleoides. Andracline lelephioides. Juniperus Oxycedrus. Iris stylosa. Carex murieala. Poa bulbosa. Cynosurus echinatus. Fesluca duriuscula. Bromus leclorum. Un quart des espèces de la zone subalpine de la Crète , c'est-à-dire 30 espèces sur 126 se retrouvent donc dans des conditions analogues et également par 35 à 37° de latitude boréale, en Algérie , à une distan- ce moyenne de 210 myriamètres , tandis que quelques-unes à peine , 8, se retrouvent à la base des montagnes sur la côte , à l,500 m plus bas et à quelques kilomètres de distance. Ceci n'a rien de surprenant , puisque les espèces ont une aire de dispersion vaste dans le sens hori- zontal , où les conditions climatologiques varient très-lentement , et très restreinte dans le sens vertical , où elles varient très-rapidement. ( 621 ) CHAPITRE III. HISTOIRE ET BIBLIOGRAPHIE BOTANIQUE. L'histoire de la Botanique, sous le rapport de l'étude spécifique des plantes , présente trois phases successives bien distinctes dont il est in- téressant de constater l'existence : 1° les Anciens, qui s'occupaient des plantes au point de vue utilitaire seulement , et qui eurent , à la Renais- sance , leurs commentateurs dans le XVI e siècle surtout; 2° les savants du XVII e siècle, qui ont fait de la botanique une véritable science, en s'occupant de toutes les plantes qui leur tombaient sous la main; 3° enfin, les botanistes du XVIII e siècle, qui, en s'occupant de la classification et de la nomenclature , ont donné à la science une direction qui a été suivie par les botanistes du siècle actuel , auquel la géographie botanique im- prime un cachet spécial. Les ouvrages se divisent aussi en trois catégories à peu près succes- sives, correspondant à ces trois degrés d'avancement de la science: 1° ceux qui consistent en listes peu détaillées, où les plantes sont dési- gnées par leurs noms vulgaires et rangées suivant leurs propriétés ou par ordre alphabétique, comme celles deBelon, Belli, Ray, etc. ; 2° ceux où les plantes sont désignées par des noms ou des phrases la- tines indiquant leurs caractères saillants et leurs analogies, comme les ouvrages généraux des Bauhin , d'Alpini et plus tard de Tournefort; 3° enfin, les ouvrages de Linné et de ses continuateurs, dans lesquels la nomenclature binaire est adoptée, et où les descriptions sont sur le plan de celles que les botanistes donnent encore aujourd'hui. La botanique crétoise a également passé par ces différentes phases : 1° les plantes désignées comme de Crète par les Anciens et reprises par les commentateurs ; elles sont au nombre d'une quarantaine ; 2° les sortes de plantes, en nombre assez considérable, décrites par les savants du XVII e siècle, dont , comme on l'a vu , j'ai cru préférable de former un catalogue accessoire infrà-paginal , dont les indications se rapportent à 490 espèces ; 3 8 enfin, les espèces des botanistes des XVIII e et XIX e siè- cles , dont le nombre dépasse 1,400, et dont l'énuméralion constitue le Catalogue lui-même. Tome XXIV. 47 ( 622 ) Les Anciens et leurs commentateurs. Théophraste d'Eresus , dans l'île de Lesbos vivait de 371 à 327 avant J.-G. ; Dioscorides d'Anazarbe en Cilicie en l'an 40, et Pline de Côme de 23 à 79. Ces trois pères de la botanique ne s'occupaient que des végétaux utiles et nuisibles, ou réputés tels , et n'avaient aucune idée de la distribution géographique des végé- taux, même dans les parties de la terre qui leur étaient connues; aussi ne donnaient-ils que rarement des indications sur la patrie spéciale des plantes qu'ils décrivaient. On ne trouve dans Théophraste et Dioscorides qu'une dizaine de plantes indiquées comme de Crète , auxquelles il faut en ajouter vingt-deux désignées par Pline, et quelques autres de divers auteurs; et encore en est-il parmi elles qu'on ne peut guère reconnaître d'une manière certaine. A la renaissance des lettres et des arts , les rares hommes qui s'adon- naient aux sciences et à l'étude de l'histoire naturelle dans les diverses parties du monde , se divisèrent en deux catégories : les voyageurs , hommes de l'avenir, et ceux qui , simples commentateurs des auteurs de l'antiquité, s'efforcèrent de retrouver dans les plantes qui les entou- raient , celles qui avaient été décrites. Ne connaissant pas les plantes de Crète, ils ajoutèrent peu à ce qu'on savait ou bien ils commirent des er- reurs, surtout en voulant retrouver dans l'Europe septentrionale et occi- dentale les espèces méditerranéennes des Grecs et des Romains. Les principaux commentateurs furent : Ott. Brunnfelsz , Kontrafayt Kreuterbuch, Strasszburg, in-folio, 1532, Ander Teyl, etc., 4537. — Herbarium Oth. Brunfelsii, tomis tribus, Stras- burg, in-folio, 1539 (excellentes planches sur bois). Conrad. Gesnerus (Tigurinus), Hisloria planlarum et vires ex Dioscoridis , Basilese, in-18, 1541 (11 sortes). Leonhart. Fvchsius, De Historia stirpium Commenlarii insignes, Basileee, in-folio , 1 542. — Commentaires très-excellents de l'Histoire des plantes, composée premièrement en latin par Leonarth Fousch, traduit par Éloy Maignan , Paris, in-folio, 1549 (4 sortes, dont 3 très-bien figurées). Andr. Mattioli (Matthiole) , Commenlariis in sex libros Dioscoridis, Vendis:, in-folio, 1544, nombreuses éditions (16 sortes). Hier. Tragus, De Stirpium maxime earum quœ in Germania nascuntur, Argentorati, in-4°, 1552 — Hier. Bock, Kreulerbueh, etc. Strasburg, in-folio (Dictamnus, figure). Remb. Dodonseus, Stirpium Hisloriœ pemptades sex, Antuerpiee, in-folio, 1553, 1616. — Histoire des plantes par Rembert Dodoens, traduite par Ch. de l'Escluse, Anvers, in-folio, 1557 (11 sortes en partie figurées). Math, de Lobel (Jnsulani), Planlarum sev Stirpium Hisloria, Antuerpiae, in-folio, 1576 (8 sortes). ( 623 ) Pet. Pena et Math, de Lobel, Nova slirpium adversaria, Londini , in-folio, 1570 (17 sortes). Andr. Ceesalpini (Aretinus), De Planlis, libri XVI , Florentiee, in-4°, 1583 (15 sortes, sans figures). Jacob. Theod. Tabernsemontanus (de Saverne), FAcones planlarum sev Slir- pium arborum nempe f'rulicum , etc., Frankfort, in-4° oblong, 1590. — Neuiv. vollkommentlich Kreulerbuch, Frankfort, in-folio, 1613 (12 sortes figurées). Casp. Bauhinus, Animadversiones in Msloriam generalem planlarum Lugduni edilum, Francfort , in-4°, 1601 (5 sortes). Fab. Columna, Minus cognitarum rariorum noslro cœlo orienlium slirpium Ecphrasis, Romse, in-4°, 1606 (1 sorte). Le dernier des commentateurs fut Joan. Meursius qui , dans Creta , Cyprus , Rhodus, Amstelodami, in-4°, 1675, résuma la botanique des Anciens relative à la Crète; il énumère 36 sortes. Les sortes de plantes Cretoises des Anciens sur lesquelles portaient les investigations des auteurs précédents , étaient les suivantes : Aconitum Theoph. Meurs. 112. Elleborus Demetrius. Meurs. 112. Peeonia Orib. Matt, 1. 3, 140; Meurs. 112. Nympheea Theoph., 1. IX, 13; Meurs. 112. Tragium Plin., 1. 13, 21; 1. 27, 13; Gesn. 267; Matt. I. 4, 44; Meurs. 112. Melilotus Plin. 1. 21, 9; Meurs. 112 Tragacantha Theoph. Plin. 1. 13, 21 ; Meurs. 112. Cydonea Plin. 1. XV, 1 1 ; Meurs. 107. Mala punica. div. aut; Meurs. 107. Daucus Plin. 1. 25, 9; Diosc. 111,83.; Gesn. 91 ; Fuchs. 230 fig. 231; Matt. I. 3, 69; Lob. 416; Pena, 323; Tab. 75, fig; Cees. 286; Col. 103; Meurs. 112. Siler Creticum odoratissimum omnium Plin. I. 20, 5; Meurs. 112. Heraclium Plin. 1. 20, 17; Meurs. 112. Seseli Diosc. S. Creticum Matt. 1. 3. 54; Dod. 313 fig. 314; Pena 328; Tab. 106, 314 fig; Cees. 295; Meurs. 112. Tordylivm. Gesn. 241; Fuchs. 809 fig; Lob. 425. Cicuta Diosc. Plin. 1. 25, 13; Gesn. 69; Matt. 1. 4, 74; Meurs 112. Anisum lauclatissimum Plin. 20, 17. A. Creticum. Gesn. 22; Matt. 1.3, 56 Meurs. 112. Pseudobunium Diosc. Gesn. 43; Meurs. 112. Chameeleon albus Theoph. Meurs. 112. Lithospermum Plin. 1 27, 41; Cees. 437; Meurs. 112. Lachryma lob seu Christi, Pena fig. 46. Dictamus Plin. 1.25 8; DictamnusGesn. 92; Matt. 1.3, 31 ; Dod. 280, fig. 281, Lob. 267 fig; Pena, 214; Cees. 468. Tragoriganum Diosc. Gesn. 268; Malt. 1. 3, 29; Dauh. 43; Meurs. 112. Origanum Plin. 1. 21, 40; Pena, 211 ; Cees. 463; Meurs. 412. Alimus Solin. Meurs. 112. ( 624 ) Aristolochia Plin. 1. 25, 8; Cees. 568; Meurs. 112. Ficus cypria Theoph. Plin. 1. 13, 7; Meurs. 104. Platanus. (Nunquàm folia dimitiens) Plin., 1. 12, 1. Populus nigra Aristole, Pline, 1. 24, 8; Meurs. 106. Sabina Plin. I. 24, 11 . Cupressus Cretica Dod. 8§5 fig. Meurs. 106. Cedrus Plin. 1. 16. 39; Meurs. 106. Cupressus Plin. 1. 16, 33; Dod. 856, fig.; Cses. 134; Meurs. 105. Cœpa Theoph. Cees. 398 ; Meurs. 1 12. Palma Pline 1. 13, 4; Meurs. 107. AcorusPlin. I. 25. 13; Meurs. 112. Cyperus Plin. 1. 21 . 18; Meurs. 112 Asplenum Plin. I. 27, 5; Meurs. 112. Fucus marinus Diosc. 1. 4, 100; Gesn. 111; Malt. 1. 4, 95; Meurs. 112. Alga, Plin., 1. 32, 6 (Roccella tincloria). Pareetonium Plin. 1. 35, 6; Meurs. 112. Theangelis Plin 1. 24, 17; Meurs. 112. Ces mêmes auteurs ont aussi parlé d'une quarantaine d'autres sortes de plantes empruntées, soit aux anciens, soit à quelques auteurs de la fin du XVI e siècle. Ce sont les suivantes : Draba sive Arabis aut Thlaspi Candiee, Dod. 713, fig.; Lob, 103, fig.; Pena , 75; Tab. 460, fig; Cees. 367. Cistus Ledon et Ladanum, Dod. 192, fig. Ledon X, Lob. 557 . Flos Creticus atroviridis, Dod. 178, fig. [Lychnis Chalcedonica). Xilo Fuchs. 580, fig. 581 {Gossypium herbaceum). Linum Matt. 1. 2, 76. Géranium Creticum annuum, Pena, 377; Tab. 59, fig. Fraxinella seu Dictamnus albus, Pena, 410. Tragacantha Cees. 322. Colytea Gesn. 79. Smyrnium Creticum Lob. 407; Tab. 255 ; Bauh. 35. Ammi Creticum aromaticum, Lob. 414; Pena, 323; Tab. 217. Tordilium siue Seseli Creticum majus, Lob, 425. Valeriana Nardus Cretica , Dod, 350; Tab, 470. Elichrysum Creticum Tab. 377; Bauh. 38. Picnomos Cretae Pena 373; (Chameeleon niger.) Tab. 399; Bauh. 75. Hieracium majus Creticum sativum , Tab. 511. Rubus Ideeus non spinosus, Malt. 1. 4, 34; Tab. 354. Ideea radix Malt. 1. 4, 40. Epithymum Cees. 343. Mandragoras mas Pena, 106. Dictamnum alterum Matt. I. 3, 83; Pena, 267. Marrubium Creticum angustiore folio, Pena, 222; Tab. 539 fig; Bauh. 47. Pseudo-Diclamnus Cees. 447. Salvia coccifera siue baccata Cretensis, Pena 239, fig; Tab. 94, fig. Pulegium Creticum Tab. 355, fig. ( 625 ) Serpyllum Crelicum Tab. 360, flg. Thymum Creticum Dod. 160; Cœs. 460. Scordivm Gesn. 236; Matt. 1. 3. 108. Poliura Creticum Pena. 207. Crocvm Gesn. 86. Asphodelus minor Dod. 207, flg. 207. Daphne alexandrina Fuchs, 237, flg. 238. Arundo vulgaris Cretica, Dod. 602, flg. Canna raellea Caes. 182. (1) Fucus Creticus Dod. 478 Androsaces Cotylédon marinum herba folliosum, Pena, 165, flg. Androsace Ma- thioli II. Tab. 817, flg; Gérard, Emac. 531 , flg. Androsaces Dalech. Hisl. 1362. Belon, Belli, etc. 1548, 1596. — A la fin du XV e siècle la décou- verte de l'Amérique avait ouvert des horizons nouveaux ; elle avait mis les hommes de l'ancien monde en présence d'êtres inconnus ; il était impossible que ne naquît pas le désir d'étudier des animaux et des végétaux souvent si différents, et de les comparer les uns aux autres. Aussi, vers le milieu du XVI e siècle, sous les successeurs de Léon X et de François I er , des voyageurs naturalistes s'élancèrent-ils dans toutes les parties du monde. Us ne firent pas défaut à l'Orient, où l'étude de la nature était délaissée à peu-près depuis Pline. Tandis que les pays Grecs se trouvaient dans les plus tristes condi- tions, puisqu'ils étaient récemment passés sous le joug des Turcs, la Crète par suite de sa possession par les Vénitiens, se trouvait beaucoup plus favorisée et accessible aux Européens. Déjà au commencement du XV e siècle, en 1422, Buondelmonti y avait fait un voyage; mais la seule indication botanique que l'on trouve dans ce qui a été conservé de sa relation , est la suivante : «Sur l'Ida , disent les bergers , grande abon- » dance d'Herbes lunaires qui dorent les dents des troupeaux (2). » Au milieu du XVI e siècle, en 1548. Pierre Belon, né au Mans en 1518, l'un des naturalistes les plus distingués de son époque, s'arrêta assez (|1 ) «Canna mellea vulgo appellatur similis Melise : colitur in insulis Athalanlici maris, Medera et Sancti Thomae , translata postea fuit, inSycilia, Cyprum, Cretam, Saccari tantum gratia , nam medullœ succus inest melleus , qui decoctione separaturi et cogitur in salem dulcissimum, quod saccarum vocatur. Hoc prima quidem •vice coac- tum, flauescit, postea arte repurgatum , candidius redditur, et duriusin pyramidales metas digestum. » (2) Pareille tradition existe aujourd'hui dans les montagnes de Sphakia; les ber- gers désignent sous le nom de Lampidoni une herbe merveilleuse qu'ils ne peuvent montrer, mais à laquelle ils attribuent la même propriété. ( 626 ) longtemps dans l'île pendant son voyage en Orient ; il étudia certai- nement avec grand soin, pour une époque où la Science était dans sa première enfance, carie sommaire du Chap. II des Observations est qu" on ne se doit trop fier aux appellations des choses, encof quelles soyent vul- gairement nommées, si elles ne sont bien correspondantes aux descrip- tions des anciens et contenantes à la chose qu'on descril. Il fut assassiné à 47 ans, en 1564. Dans les trois chapitres XVI -XVIII il traite des plantes utiles et curieuses les plus remarquables, tant du Mont Ida, que des parties basses qui l'entourent, mais sans donner son itinéraire. Elles sont désignées le plus souvent par leurs noms Cretois, accompagnés d'autres ou d'indications propres à permettre des rapprochements avec les végé- taux connus alors ; leur nombre s'élève à 96. Des médecins instruits, sortis de Venise, se trouvaient aussi en Crète. Onorio Belli, l'un deux, établi à Canea, s'occupait beaucoup de bo- tanique ; à la fin du XVI e siècle, il envoyait des graines aux botanistes de son pays et plus particulièrement à Ch. de l'Ecluse (Clusius) auquel de 1594 à 1596 il écrivit six lettres renfermant des renseignements sur un certain nombre de plantes; elles parurent en 1601 à la fin de YHistoria planlarum. Les plantes au nombre de 43 sortes sont décrites plus ou moins longuement, comme dans Belon et sans ordre; tantôt sous le nom du pays et tantôt sous celui adopté par les botanistes de l'époque; aussi n'est-il pas toujours facile de savoir à quelles espèces elles se rapportent. Ces plantes et beaucoup d'autres venues dans divers jardins botani- ques de l'Occident, de graines envoyées sans doute par des médecins botanistes, dont les noms ne sont pas parvenus jusqu'à nous, furent comprises par les frères Bauhin et les autres botanistes du XVII e siècle dans leurs ouvrages généraux sur les plantes, où l'on peut facilement les retrouver par suite de l'habitude d'introduire l'épitbète Creticus dans les phrases qui tenaient lieu, à la fois, de nomenclature et de diagnose. Ces ouvrages furent les suivants : Pierre Belon (du Mans). Les Observations de plusieurs singularités et choses mémorables trouvées en Grèce, etc. Paris, in- 4°, 1553. (96 sortes.) P, Bellonius. Liber de Arboribus coniferis (1) Paris, in-4°, 1553. (1 sorte). (1) Fol. 17, « de Picea et Pice. Ex huius modi picea, magna tœdae pars eius quae in Creta nascitur,excipitur ex qua Cretenses Tœdarii picem et Cedriam conficere soient. Pagi, qui vulgo Spachia appellatur indigenae, arborem circuncidunt, ut tandem mor- bosa fiât, et in tsedam convertatur, quod secundo tantum anno accidit : deinde ligna assulatimconcidunt, ex quibus exsiccatis postea picem conficiant : nam ex humidis Tedae lignis Cedria melius quam pix fieri solet. » ( 627 ) Jo. Dalechamps, Historia generalis plantarum, Lyon, in-folio, 4586. (52 sortes). Prosp. Àlpini , de plantis fègypli liber , Venetiis, in-4°, 1592, et Leyde, 1735 (I sorte). Joan. Pona, Plantœ sev simplicia vt vocanl quœ in Baldo monte reperiuntur, Bâle, in-4°, 1 595. — Monte Baldo descritto da Giovanni Pona, Venezia, in-4°, 1617 (49 sortes). Casp. Bauhinus, Phylopitiax, Basileee, in-4°, 1596. (36 sortes.) Ferrante Imperato, dell'Isloria naturale libri XXVI11 ', Napoli, in-folio, 1599. (6 sortes.) Garo!. Clusius(Alrebal. ) Rariorumplanlarum Historia, Antuerpiee, in-folio, 1601 (34 sortes.) le t. II. renferme p. CCXGVIIà CCCXIIII, les six lettres Hono- ra Belli Vicentini Medici Cydoniensis (43 espèces) ; celles-ci ont été reproduites par Magrini , Scritture inédite in Malerie di arcfiilettura Padova, 8°, 1847. id. Exolicarum libri decem; cum P '. Bellonii observalionibus (traduction latine des Observations) Antuerpiee, in-folio, 1605. (Robin). Le Jardin dv Roy très-Chreslien Henry IV, Paris, in-folio, 1608. (2 sortes). Bas. Besler, Hortus Eystettensis, Nuremberg, grand in-folio, 1613. magnifiques gravures de grandeur naturelle. (6 sortes). Casp. Bauhinus, Prodromns Theatri botanici, Francfort, in-4°, 1620.(26 sortes.) Casp. Bauhinus, Pinax Theatri botanici, Basileee, in-4°, 1623 (128 sortes). John Gerarde, The Herball, or gênerait histor y gathered by J.-G. enlarged and amended by Thomas Johnson. — Joannes Gerardus emaculalus à Jonsono, London, in-folio, 1636. (63 sortes, petites figures). John Parkinson, Thealrum botanicum : the théâtre of Plants or an Herball ofa large extent. London, in-folio, 1640. (158 sortes, petites figures.) J. Bauhinus, J. H. Cherlerus, Chabreeus, Historia plantarum universalis, Ebro- dunum, in-folio, 1650. (118 sortes, petites figures). — Abrégé sous le titre de Omnium slirpium Sciagraphia et icônes ex Museeo Dom. Cha- breei , Genève, in-folio, 1677. Prosp. Alpini, De plantis exoticis libri 2. Venetiis, in-4°. 1627,1656. (88 sortes, planches gravées). Giacomo Zanoni, Istoria bolanica , Bologne, in-folio, 1675. — (Cajetanus) Montius, Jacobi Zanonii rariorum Slirpium Historia, Bononiee, in-f°, 1742, (19 sortes, planches gravées). Jacobus Breynius (Gedanensis), Exolicarum aliarumque minus cognitarum Plantarum Cenluria prima, Gedani, in-folio, 4 678. (2 sortes, plan- ches gravées.) Id. Prodromi fasciculi variorum plantarum , primus et secundus, Ge- dani, in-4°, 1689 et 1739 (9 sortes.) Joannes Bay, Historia plantarum generalis, Londini, in-f°, 4686-88 (178 sor- tes.) Aug. Quirin. Rivinus, Ordo plantarum quœ sunl flore irregulari, mono- pelalo, tetrapetalo, pentapetalo, Leipsic, in-folio, 1690-99 (6 sortes, belles planches.) ( 6^28 ) Léonard Plukenet, Photographia, Londres, in-4°, \ 1691-2 et 1769. /..,. . , . I (132 sortes, planches — Almageslum novum sive Phylographiœ Plu~ > . , " j j i nombreuses. ) kenelianœ onomasticon, 1696. \ — Amaltheum bolanicum, 1707 et 4769. J Abr. Muntingius, Nauivkeurige beschryving des Aardgeivassen, Leyde, in-fo, 1696. — édition abrégée, Pliylographia curiosa, Amstelodami, in-folio, 1713, (3 sortes). Silvio Boccone, Uuseo di Pianle rare délie Sicilia, etc. Venetise, in-4°, 1697 (3 sortes, planches). Rob. Morison, Planlarum hisloria universalis Oxoniensis , Oxford, in-folio, 1680-99 et 1715, (89 sortes; petites planches réunies.) De même que Meursius avait cru utile, en 1675, de réunir dans une publication tout ce que l'antiquité et le moyen-âge avaient laissé sur la Crète, de même John Ray comprit, vingt ans plus tard, en 1694, l'in- térêt que présenterait l'ensemble de tout ce que l'on savait sur la flore de l'île. Pour son petit volume intitulé : Stirpium Europœarum extra Britannias nascentium Sylloge , il reprit toutes les indications fournies par les voyageurs et les auteurs précédents , et il en forma l'un des trois appendices , le Stirpium Crelicorum rariorum Calalogus. Les plantes , disposées par ordre alphabétique, sont désignées par des noms latins, et les noms locaux et les synonymes des différents auteurs sont rappelés comme J. Ray était parvenu à les établir. Le nombre des sortes de plantes s'élève à 208. Tournefort , 1700. — C'est alors que parurent les lnstitationes Rei herbariœ , dans lesquels sont caractérisées par des phrases latines , et classées méthodiquement , une grande partie des plantes décrites ou figu- rées dans les ouvrages précédents, et aussi les espèces nouvelles que l'auteur avait rencontrées dans divers voyages. Comme les localités de ses plantes ne sont pas indiquées, on ne peut guère considérer comme de Crète que celles dans la phrase caractéristique desquelles se ren- contre l'adjectif Creticus: elles ne sont qu'au nombre de 87. Cette même année, l'auteur reçut de Louis XIV une mission bota- nique pour le Levant. Il débarqua à Khania le 3 mai, et après avoir exploré les environs de la ville et le cap Meleka, il partit le 24 pour Rhe- thymnon et Meghalo-Kastron. Il traversa la plaine de Lassiti le 2 juin, et par Mirabello il arriva, le 4 , à Hierapetra, d'où il revint , par le Rhizo- kastron, à Meghalo-Kastron le 13, et à Khania le 17. Après de nouvelles ( 629 ) explorations dans les environs et au cap Meleka, il repartit le 28 pour Meghalo-Kaslron; il atteignit le sommet de l'Ida le 3 juillet , et visita le labyrinthe le 7 ; par Rhethymnon et Melidhoni , il revint le 15 à Khania. Après une excursion à Grabousa , du 24 au 28 , il s'embarqua et arriva le 1 er août à l'Argentière , seconde étape de son voyage vers la Perse. Il était accompagné d'un peintre français, Claude Aubriet, qui dessina un grand nombre d'espèces nouvelles (1), et de Gundelsheimer ( Gun- delius), médecin allemand, dont une partie des manuscrits servit à Schreber. Au retour, Tournefôrt adjoignit à son livre un supplément, le Corol- lariwn , dans lequel , sur 1,356 espèces caractérisées à nouveau, 219 sont accompagnées de Y adjectif , ce qui porte à 306 le nombre des plantes de Crète connues de Tournefôrt. Les ouvrages publiés à la suite du voyage de Tournefôrt se divisent en deux groupes, selon qu'ils n'ont pas subi ou qu'ils ont subi l'influence du Species planlarum de Linné : Jos. Pitton de Tournefôrt (Aquisextiensis), InsliluLiones Rei herbariœ, Parisus, in-4°, 1700 (87 sortes). Id. Corollarium institutionum Rei herbariœ, Parisiis, in-4°, 1702 (219 sortes). Id. Relation d'un voyage au Levant. Paris, t. I. in-4*, 1717. Jacq. Barrelier, Planlœper Gallium, Hispaniam et ltaliam observâtes; opus posthumum accurate Ant. de Jussieu, Paris, in-folio, 1714 (24 sortes). Seb. Vaillant, Éclaircissement de nouveaux caractères de plantes (Com- posées, etc.), Acad. roy. Se, Paris, in-4°, 1719, 1721-22 (23 sortes). Joh. Scheuchzer, Agroslographia sive Graminum, Juncorum, etc. Historia, Tiguri, in-4°, 1719 (3 sortes). Herm. Boerhaave, Index aller planlarum quœin Mort. Ac. Lugduno Balav. aluntur, Leyde, in-4°, 1720-27 (77 sortes). J. Chr. Buxbaum, Planlarum minus cognilarum centuriœ, Petropoli, in-4°, 1729-41 (8 sortes). J. J. Dillens, Hortus Ellhamensis seu Planlarum rariorum Jacob. Sherard, Londres, in-folio, 1732 (2 sortes). Carol. Linneeus Hortus Cliffortianus , Amstelodami, in-folio, 1737 (89 sortes et espèces). (1) 49 de 'Crète, dont 3 furent insérées dans la Relation d'un voyage au Levant, dont le premier volume imprimé seul par Tournefôrt , qui mourut à 52 ans en 1 708 , ne parut cependant qu'avec le second, en 1717 Desfontaines de 1807 à 1808, dans le Choix de plantes du Corollaire des Instituts de Tournefôrt en publia 70 , dont 29 représentant des espèces de Crète. Tome XXIV. 48 ( 630 ) Duhamel du Monceau , Traité des arbres et arbustes qui se cultivent en France en pleine lerre(\), Paris, in-4°, 1755 (8 sortes). Philip. Miller, Figures of Plants described in Ihe Gardeners diclionary, Lon don, in-folio, 1760 (2 sortes, belles planches). Ph. Miller, Dictionnaire des Jardiniers, traduit sur la 8e édition, par une Société de gens de lettres, Paris, in-4°, 1785 (79 sortes et espèces), J. Chr. Dan. Schreber, (N.. Act. Upsal. I). Bellis Cretica, etc. Ups. in-4" 1773. (1 espèce). Carolus LiNNiEus, Species plantarum. Holmise, 1753 , 2e édition 1762-3, ( 143 espèces.) loh. Christ. Dan. Schreber, Icônes et descripliones plantarum minus cog- nilarum, Decas 1 a , Halse, in-folio, 1766 (3 espèces, planches.) G. L. L'Héritier, Slirpes novœ, Paris, in-folio, 1784-5 (2 espèces, planches. ) J. Ant. Scopoli, Deliciœ florœ et faunœ Insubricœ, Pavie, in-folio, 1789 (1 espèce, planches). N. Jo. Jacquin, Colleclanea ad Bolanicam, Vienne, in-4°, 1786-90 (2 espèces.) Plantarum rariorum, H. Cœs. Schœnbrunensis , Descripliones et Icônes, Vienne, in-folio, 1794-1804 (3 espèces, planches). J. B. de Lamarck, Encyclopédie. — Botanique [Dictionnaire) , Paris , in-4°, t.I-IV, 1783-96 (109 espèces ). Poiret id., t. V-V11I et suppléments, 1804-17. ( 1 18 espèces). J. B. de Lamarck, Encyclopédie. — Illustration des genres, Paris, in-4°, 1791-93. (21 espèces). Mart. Vahl, Symbolœ bolanicœ, Copenhague, in-folio, 1790-94 (6 espèces, planches). Christoph. Schmidel, Icônes plantarum , Erlangse, in-folio, 1793 (1 espèce, planche) C. L. Willdenow, Caroli a Linné, Species plantarum, Berolini, in-8°, 1797- 1810 (216 espèces). Veillard, Poiret, Jaume, Loiseleur-Deslonchamps. — Nouveau Duhamel, ou Traité des arbres et arbustes que l'on cultive en France, Paris, in-folio, 1802-4 9 (21 espèces). Mart. Vahl , Enumeratio plantarum, Copenhague, in-8°, 1804-5 (7 espèces). C. H. Persoon, Synopsis plantarum seu Enchiridion bolanicum, Paris, in- 18, 1805-7 (119 espèces). Ren. Desfontaines, Choix de plantes du Corollaire des Instituts de Tourneforl, Ann. du Muséum , X-X11I, Paris, in-4°, 1807-8. id Histoire des arbres et arbrisseaux qui peuvent être cultivés en pleine terre sur le sol de la France, Paris, in -8°, 1809 (26 espèces). D. Schrank, (Nov. Act. Ac. nat. Cur. IX). Observationum botanicarum Sylloge, in-4°, 1818 (1 Echium). (1) T. II, 537. « On nous apporte du Levant, et particulièrement de l'Isle de Candie, des filaments longs et aromatiques, qu'on nomme Epithyme; c'est une plante parasite comme la cuscutte, qui croit sur plusieurs plantes : on préfère celle qui vient sur le Thym, et on l'ordonne en poudre ou en infusion pour purifier le sang , elle a encore la propriété de lâcher le ventre- » ( 631 ) John Sibthorp, Olivier, 1785, 1794. — Le premier, professeur de botanique à l'Université d'Oxford, et plus tard membre des Sociétés Royale et Linnéenne de Londres , mu par un ardent désir de retrouver les plantes mentionnées dans les auteurs classiques, entreprit un voyage en Orient, accompagné d'un excellent dessinateur, Ferd. Bauer. Une partie de ce voyage, qui dura trois ans, fut faite en compagnie de J. Hawkins , et la Crète fut visitée pendant le printemps et l'été de 1 786 ; l'itinéraire n'a pas été publié, mais il paraît bien que les environs de Khania et les montagnes de Sphakia furent seuls explorés ; car, dans les ouvrages qui ont été publiés, on ne trouve d'autre nouvelle localité que Plalania. Sibthorp fit, en 1794, un nouveau voyage à Constanli- nople , où il fut rejoint par Hawkins, et en Grèce : après s'être séparés àZanle, il alla à Prévésa, en Albanie, où il prit un fort rhume qui dégénéra en phthisie qui l'emporta après son retour, en 1796 , à Bail) , dans sa 38 e année. Comme il était fort riche, il légua à l'Université ses manuscrits, son herbier, et une terre de franc fief pour subvenir aux dépenses nécessitées par la publication des matériaux qu'il avait ras- semblés. J. E. Smith , président de la Société Linnéenne de Londres, publia, en 1806 et 1813 ,1e Florœ Grœcœ prodromus , en deux volumes grand in-8°, et de 1806 à 1832, sept volumes du Flora Grœca. Les trois derniers le furent par J. Lindley , de 1833 à 1840. Cet ouvrage splendide , en 10 volumes in-folio avec 966 planches, comprenant les espèces les plus curieuses et les moins répandues , a peu contribué au progrès de la science, en raison du retard d'un demi-siècle apporté à sa publication , et aussi de son prix excessivement élevé. 330 espèces, dont 185 figurées, sont indiquées comme se trouvant en Crète. Olivier voyagea par terre de Megalo-Kastron à Khania, de compagnie avec Bruguières, du 3 juillet au 20 Septembre 1794; il recueillit des plan- tes, mais il ne donna que des indications générales dans le Voyage dans l'Empire Olhoman publié en 1801 . Franz. Wilh. Sieber, 1817. — Ce médecin allemand, qui exécuta plus tard de lointaines explorations botaniques dans les régions tropi- cales et en Australie , fit en Crète un séjour de onze mois, en 1817. Débarqué à Dhia le 3 janvier, il y passa huit jours, et jusqu'à la fin d'avril , il parcourut successivement , après s'y être rendu par mer, les environs de Meghalo-Kastron , de Rhethymnon et de Khania. C'est de cette ville qu'il commença son exploration de l'intérieur en allant, le 1 er mai, à Rhethymnon, et le 13, à Meghalo-Kastron; le 27, il visita le ( 632 ) Karadagh. En juin , il passa dans la partie orientale par Malia, Kœnou- rio-Khorio , d'où il monta à la plaine de Lassiti , le 1 5 , pour descendre à Spina Longa et Hierapetra , et aller explorer le cap Sidhero et l'Aphendi- Kavousi. De Hierapetra , il arriva de nouveau , le 8 juillet , dans la plaine de Lassiti, d'où il s'éleva sur l'Aphendi-Stavro et revint à Meghalo- Kaslron. De cette ville, il fit un nouveau voyagevers le S.-O., par Anoya, Rhelhymnon, l'extrémité des Aspro-Vouna, Askyphos, Haghia-Roumeli , le Theodhori , l'Almyros , Rhelhymnon et Arkadhi. De Meghalo-Kaslron , il alla, le 14 octobre, visiter le labyrinthe. Arrivé enfin à Khania le 10 novembre, il s'embarqua le 25 pour Alexandrie. Sieber avait recueilli des collections considérables; à son retour, il publia, en 1820, à Vienne, des étiquettes d'herbier en un cahier in-folio, sous le titre d' Herbarium Florœ Crelicœ , et en 1821 , à Prague , un Avis de plantes de 16 et 14 pages in-8°, destiné à faciliter la vente et l'é- change. On y trouve, sous les titres de Herbarium Crelicum et Flora Cretica, deux listes formant un choix de 450 espèees. Il a donné cinq articles dans le Flora oder Botanische Zeitung , et dans Ylsis : 1° lettre au D r Pohl , sur la végétation de Theriso et des montagnes de Sphakia (Floral y 269-277, 1818) ; 2° descriptions latines ou allemandes de huit nouvelles plantes (Flora IX , 24-0-8 , 1 822 ) ; 3° Errata pour l'her- bier de Crète (Flora X, 639, 1822) ; 4° Das Tourneforlische herbar in Paris, synonymie de diverses espèces (Isis , 1823, col. 455-62); 5° analyse de la partie botanique du Reise (Flora XII , 593-603, 1823). — Enfin, en 1823 , il publia le Reise nach der lnsel Krela, en 2 vol. in-8° avec carte et planches. On y trouve \ 50 espèces citées, et 21 d'entre elles , considérées en grande partie comme nouvelles , sont décrites dans le t. II et figurées dans 6 planches. En rassemblant les diverses mentions d'espèces , on trouve un total de 500 qui ne représente guère que les plus intéressantes, et qui est insuffisant pour donner le véritable carac- tère de la flore de l'île. Les ouvrages, généraux, dans lesquels on a pu utiliser les collections de Sieber sont les suivants : J. RoemeretJ. A. Schultes, Linnœi Syslema Vegelabilium, Stuttgartiae, in-8°, 4817-30, incompl. (135 espèces.) Curt. Sprengel, C. Linnœi Syslema Vegelabilium , Gotlingœ, in-8°, 4 825-28. (254 espèces). A. P. De Candolle, Regni vegelabilis Syslema nalurale, t. I-II, Paris, in-8*, 1818-20(27 espèces). ( 633 ) A. P. De Candolle Prodromus systematis Begni vegetabilis, Parisiis, in-8°, t. 1-X, 1824-46. ( 180 espèces). id. (Mém. Soc. phys. Genève, V), 4 e Notice sur les plantes cul- tivées, in-4°, 1833 (Salvia Crelica). G.Don, A General System of Gardenhig and Botany, London, in-4°. 1831 -37, incompl. C. Sig. Kunih , Enumeralio planlarum omnium liucusque cognilarum , Stutt. et Tubingœ, in-8°, 1833-50, incompl (32 espèces). Ed. Spach , Histoire naturelle des végétaux : Phanérogames, Paris, in-8°, 1834-46. (22 espèces). H. Margot et G. Reuter (Mém. Soc. phys. Gen., VIII), Essai d'une flore de l'île de Zante, in-i°, 1838 [Ononis diacanlha). G. G. Walpers , Repertorium Botanices systemalicce, Lipsiœ, in-8°, 1842-47 ( 82 espèces ). Frivaldszky, V. Raulin, Th. de Heldreich, 1844-46. — M. Fri- valdszky , jeune naturaliste hongrois, aujourd'hui conservateur du cabinet d'histoire naturelle de Pesl, fut envoyé par son oncle, en 1 844, pour explorer les richesses entomologiques de l'île. Il recueillit aussi des plantes dont plusieurs espèces ont été mentionnées ou décrites dans les Icônes de Reichenbach. On a vu dans mon itinéraire que, arrivé en Crète le 3 Mai 1845, je la quittai le 17 décembre, après en avoir parcouru les diverses parties, mais surtout en été et dans la première partie de l'automne, c'est-à-dire pendant la partie de l'année la plus sèche et la moins favorable pour la botanique. Vers le milieu de mes explorations dans les alentours de Khania, pendant le premier mois de mon séjour, je fis du 12 au 17 Mai une excursion sur les plateaux méridionaux de Sphakia. Juin fut presque en entier consacré au massif de Kisamos et Selino , et les 19 et 20 je fai- sais l'ascension d'Omalos et du Volakia, qui me procurait plusieurs es- pèces curieuses. Le mois de Juillet fut de nouveau passé dans le Khanio- tika et le 16 je faisais dans les Aspro-Vouna l'ascension du grand cône du Theodhori qui était déjà fort desséché. Le 27 Juillet je partis pour explorer les parties centrales et orientales, mais comme il avait fort peu plu au printemps, le sol était tellement desséché que je ne fis plus que ramasser ça et là quelques plantes des hautes régions, au Psi- lorili le 12 Août, à l'Aphendi-Khristo le 5 Septembre. Je parcourus la presqu'île de Sitia du 13 au 25 Septembre après avoir débuté le pre- mier jour par l'ascension de l'Apliendi-Kavousi. — Ce ne fut qu^en revenant de Meghalo-Kastron à Khania au commencement d'Octobre que je rencontrai les premières plantes automnales. Une nouvelle exploration ( 634. ) des plateaux méridionaux de Sphakia , el du Theodhori , où je reçus la première neige le 23, ne me procura presque rien, non plus qu'une visile à Gaudhos les 20 et 21 Octobre. Je poursuivis la récolte des plantes automnales dans les alentours de Khania jusqu'au moment du départ. — J'ai publié une page de géographie botanique dans la Revue et Magasin de Zoologie , t. V, p. 419, 1853 , et le Bull, de la Soc. géol. de France, 2 e série, t. XIII p. 4-57; 1856. J'ai recueilli 750 espèces qui font partie des herbiers du Muséum de Paris et de M r Ed. Boissier. M. de Heldreich, directeur du jardin botanique d'Athènes, vint explo- rer la Crète l'année suivante et y passer environ 7 mois. Débarqué à Khania en février, il en explora les environs jusqu'à la fin de mars. La première décade d'avril fut consacrée à une exploration du revers méridional des Aspro-Vouna, les sommités étant encore envahies par les neiges. Il poursuivit son exploration de la zone basse en gagnant Rhethymnon , Meghalo-Kastron et Spina-Longa, où il arriva le 22. Le 27 il escaladait l'Aphendi-Kavousi et, dans les trois derniers jours du mois, installé à Toplou-Monasteri , il rayonnait sur les diverses parties de PAkroleri du cap Sidhero. Repassant à la côte S., il arriva à Hiera- petra le 4 mai et consacra le 5 à visiter les Ghaïdhouronisi. Il traversa la plaine de Lassiti le 10, vint déposer ses récoltes à Meghalo-Kastron et retournant presque sur ses pas il escalada les sommités des monta- gnes de Lassiti les 19 et 20. De là il suivit la chaîne du Kophinos jusqu'à Matala et, après avoir fait l'ascension du Psiloriti le 28, il atteignait le Kordhaliotikon-Pharanghi le 1 er juin. Il explora de nouveau ensuite les environs de Khania ainsi que le cap Meleka et , partant le 14 pour Kisa- mos, il arriva le 22 dans les frais vallons d'Enneakhoria. Le reste du mois et les deux tiers de juillet furent employés à l'exploration minutieuse des Aspro-Vouna, jusque dans les derniers recoins ; tout aussi bien dans les parties basses et les gorges profondes qui les sillonnent , que sur les plus hautes sommités. Pendant les mois d'août et de septembre, enfin, il explora les parties basses du Khaniotika et de Kisamos ainsi que le cap Ghrabousa. — M. de Heldreich observa 1,000 espèces, qui ont été mises en vente pour une grande partie. Les publications suivantes sont postérieures à nos explorations : A. P. De Candolle, Prodromus syslemalis Regni vegeiatriiis, Paiïsiis, in-8°, T. XI-XVI. 1847-66, incompl. (92 espèces). Ed. Boissier, Dïagn oses Plantarum orientalium novarum, Genève, in-8°, fasc. 8-13, 1840-53 et Séries seconda , fasc. 1-5, 1853-59 (77 espèces et variétés nouvelles. ) ( 635 ) Walpers et Car. Mueller, Annales Botanices syslemalicœ, Lipsia;, in-8°, 1848-68 (72 espèces.) Reichenbacb , [cônes Florœ Germanicœ et Flelveliœ, t. I-XXI, Lipsiae, in-4°, 1 838-67, incompl. (41 espèces.) Jauberl et Ed. Spach, llluslrationes planlarum orientalium, Paris, in-4°, 1842-57 (17 espèces). P.deTchihatclieff, Asie-Mineure, Bolan., Paris, grand in-8°,1860. (9 espèces (1). Ed. Boissier, Flora orienlalis, t. 1, Thalami florœ, Bàle, in-8°, 1867 (135 es- pèces. ) Le capitaine T.-A.-B. Spratt, pendant les excursions qu'il a faites dans l'île, de 1851 à 1853, pour le relevé de la carte hydrographique, a ob- servé diverses plantes qu'il mentionne dans l'ouvrage qu'il a publié en 1865, sous le litre de Travels and Ilesearches in Crète. Il parle notam- ment , 1. 1, p. 8 , de bulbes recueillis presque sous la neige , au sommet du Psiloriti, le 31 mai 1851, et qui, rapportés en Angleterre, donnè- rent une variété à fleur blanche du Fritillaria tulipifolia. Il rappelle , t. II, p. 40-42, que Pline mentionne sur les bords du Léthé , près de Gorlyne, un platane extraordinaire toujours vert (Plalanus ana, insi- gnis, ulriusqne linguœ monumenlis nunquam folia dimitlens) , que Tournefort chercha vainement en l'absence de toute tradition; mais à Mères, au-dessous de Gortyne, un paysan de Vourvoliti informa M. Spratt qu'il y en avait deux dans un vallon , près de ce village; à Loutraki, à l'ouest de Khania , feu M. Agnew lui montra , au nord de son habitation , dans un ravin sur le bord d'un ruisseau , « a curious plane-tree lhat never loses its leaves ; they were surrounded by many others, but thèse two alone retain their leaves during winter. » Enfin , en 1854, M. Kotschy s'est procuré divers chênes de Rhethym- non pour son ouvrage. Ci-joint , pour terminer, l'indication des Monographies dans lesquelles des espèces Cretoises ont été décrites ; on verra par les dates à quelles périodes elles se rapportent : Pritzel, Anemonearum revisio , Lipsiee, in-8°, 1842 (2 espèces). J. A.J. Biria, Hisl. nat. et medie. des Renoncules, Montpellier, in-4°, 1811 (3 es- pèces). Treviranus, de Delphinio et Aquilegio observationes, Vratislaviee, in-4°, 1817 (1 espèce). Schrader, Reliquiœ Schraderianeœ , Halle, in-8°, 1838 (2 Berberis). (1) Telephium Orientale, Scandix auslralis, Echinops viscosus, Cressa Crelica, Echium Crelicum, E. diffusum,MenlhaSieberi, C.Koch,(canescensS\eb.) Teucrium Crelicum, T. Arduini. ( 636 ) Hammar, Monog. generis Fumariarum, Upsal, in-4 u , 1857(1 espèce). H. J. Grantz, Classis Cruciformium emendata, Lipsiee, in-8°, 1769 (5 espèces). Sweet, Cislineœ, London, grand in-8°, 1825-30 (7 espèces). Wilkomm, (le. et Desc. PL nov. Hispan. — T. II.) Cistinearum orbis veteris descriptio monograpfiica, Lipsiee, in-4°, 1856 (10 espèces). Cavanilles, Monadelphios classis, Matrili, in-4°, 1790 (2 espèces). Choisy, Prodromus d'une Monographie, des Hypericineœ, Genève, in-4°,1821 (2 espèces). Ed. Spach, (Ann. Se. nat.) Hypericacearum monographies fragmenta. — Paris, in-8°, 1831 (1 espèce). Lauth, Disserl inaug. bolan. de Acere, Argentorati, in- 4°, 1781 (1 espèce.) A. de Jussieu (Mém. du Muséum), Mémoire sur les Rulacées, Paris, in-4°, 1825 (1 espèce). Hedenberg, (Thunberg) Dissert, bolan. qua Aspalalhus, Upsala, in-4°, 4802 (1 espèce). P. S. Pallas, Species Aslragalarum descriplœ, Lipsise, in-folio, 1 800 (2 espèces). G. L. Willdenow, (Acad. de Berlin) Uber die Tragant-Arten, in-4°, 1799 (1 es- pèce). A. P. Decandolle, Aslragalogia, Paris, in-i°, 1802 (3 espèces). E.L.Fischer, {Bull. Soc. Moscou) Synopsis Aslragalorum tragacanlharum, in-8°, 1853 (2 espèces). Tratlinnick, Rosacearum monographia, Vindobonee, in-12, 1823 (4 espèces). J. Rœmer, Synopses monographicœ : III. Rosiflorœ , Vi ma riee, in-8°, 4 847 (3 espèces). G. Nestler, Commenlalio bolanico-medica de Polenlilla, Parisiis, in-4°, 1816 (1 espèce). J. G. C. Lehman n, Monographia generis Potentillarum , Lipsise, in-4°, 1820 ( I espèce). — Revisio Potentillarum , Donnée, in-4°, 4 856 (2 espèces). Redouté et Thory, les Roses, Paris, in-folio, 4 817-24 (1 espèce). De Pronville, Monographie du genre Rosier, Paris, in-8°, 1824 (1 espèce). Walroth, Rosce planlarum generis Historia succincla , Nordhusee, in-8°, 4 828 (2 espèces). J. Rœmer, Synopses monographicœ : II; Peponi fer arum, Vimariee, in 4°, 4 846 ( 1 espèce). De Sternberg, Revisio Saxifragarum, Ralisbonee, in-folio 1810, suppl. Pragae, 1822, 4 832 (2 espèces). Crantz, Classis umbelli fer arum emendata, Lipsiee, in-8°, 1767 (7 espèces). Sprengel, Species umbellifer arum minus cognitœ, Halse, 1813-18 (8 espèces). Delaroche, Eryngiorum etc. Historia, Paris, in-folio, 1808 (2 espèces). G. Franc. Hoffmann, Planlarum umbelli fer arum Gênera, Mosquée, in-8 8 , 1816 (2 espèces). Willemet, Monographie des plantes étoilées, Strasbourg, in-8°, 4791 (2 espèces). O. B. N. Krok (Acad. deStoekh.), Anteckningar lillen Monografi ôfwer vôst- familjen Valerianeœ, in-4°, 1864. (6 espèces). Boteke, Animadversiones botanicœ in Valerianetlas, Rostoch, in-4°, 1826 (4 espèce). ( ^37 ) Dufresne, Hist. liai, el médic. des Valerianées, Montpellier, in-4°, 4 314 (3 esp. Coulter (Mém. Soc. Phys. Genève, II), Mémoire sur les Dipsacées, in-4°, 1824 (3 espèces). C. L. Willdenow, Traclalus bolanico-medicus de Ac/iilleis, Halae, in-8°, 4789. (1 espèce ). C. H. Schultz Bip. Ueber die Tanaceleen, Neustadt, in-4°, 1844 ( 1 espèce ). Con. Rud a Trautvetter, De Echinope génère, Mitaviee, in-4°, 1833 (1 espèce). Monnier, Essai monog. sur les Hieracium, Nancy, in-8°, 1829 (1 espèce). Alph. De Candolle, Monographie des Campanules, Paris, in-4°, 1830 (14 esp.). Nyman, Synopsis plantarum bicornium europœarum, Stockholm, in-4°, 1851 (1 espèce). Choisy (Mem. Soc. Phys. Genève IX), Cusoutarum enumeralio, in-4°, 1841 (1 espèce). G. Engelmann (Acad. Saint-Louis), Species of the genus Cuscula, Saint-Louis, in-8°, 1859. Generis Cuscutœ species, traduit par P. Ascherson, in-8°, 1860 ( 1 espèce). J.G. Ch. Lehmann, Planlœe familia Asperifoliarum nuciferœ, Berlin, in-folio, 1818 (10 espèces). H. Ad. Schrader, Monographia generis Verbasci, Gottingse, in-4°, 4 813-23 (2 espèces ). Ed. Chavannes, Monographie des Antirr Innées , Paris, in-4°, 1833 (3 espèces). Wydler (Mem. Soc. Phys. Genève IV), Essai monographique sur le genre Scrofularia, in-4°, 1828 ( 4 espèces). Georg. Bentham, Labialarum gênera et species, Londres, in-8°, 1832-36 (51 espèces). Seringe (Bulletin botanique 11 et 12), Scutellarica et Scorodonia, Paris, in-S°, 1832. (3 espèces). De Gingins-Lassaraz, Hisl. nat. des Lavandes. Genève, in-8°, 1827 (1 espèce). J. Chr. Dan, Schreber, Plantarum Verticillatarum Unilabialarum gênera el species, Lipsise , in-4°, 4774 (9 espèces). Willkomm, Rech. sur Vorganographie el la classification des Globulaires, Leipsick, in-4°, 4 850. (1 espèce). Mar. Barnéoud, Monographie générale des Planlaginées, Paris, in-4°, 1845 (1 espèce). Meisner, Monographies generis Polygoni Prodromus, Genevse, in-4°, 1826. (4 espèce). Campdera, Monographie des Rumex, Paris, in-4°, 4819 (4 espèces). Joh. Em. Wickstrôm, Disserlatio bolanica de Daphne, Stockholm, in-4°, 4 84 6. id. 4 820, (2 espèces). Kotschy, Die Eichen Europa's mid des OrienVs, Vienne, in-folio, 4 862 (3 es- pèces). Endlicher, Synopsis Coniferarum, Sangalli, in-8°, 4 847 (4 espèces). Carrière, Traité général des Conifères, Paris, in-8°, 4 855 (4 espèces). Courtin, Die familieder Conifereen, Stuttgart, in-8°, 4868 (4 espèces). J. Gay (Bull. Ferussac XXV), Crocus Sieberi, Paris, in-8°, 4834. — (Ann. Se. nat. IX), Rech. sur lafam. des Amaryllidées, Paris, in-8°, 1859 (1 espèce). Tome XXIV. 49 ( 638 ) J. Gay (Ann. Se. nat VII j, Sur la dislrib. géogr. des 3 espèces de la section Gamon du genre Asphodelus , Paris, in-8°, 1857 (2 espèces). Trinius, De Graminibus unifions el sesquifloris distribulio bolanica, Petropoli , in-8°, 1824 (11 espèces). Trinius, Species graminum, Pelropoli, in-4°, 1828. (2 espèces). Steudel, Synopsis Planlarum glumacearum , Stuttgartiee, grand in-8°, 1855 (5 espèces). Milde, Monographia Equiselorum , Dresdœ, in-4°, 1867 (1 espèce). W- J. Hooker, Species Filicum, London, in-8°, 1846-64 (2 espèces). Agardh. Recensio specierum generis Pleridis, Lund, in-8°, 1839 (I espèce). En rassemblant toutes les indications de plantes contenues dans les auteurs, antérieurement à mon voyage, on serait arrivé à constater l'exis- tence de 863 espèces en Crète , nombre bien suffisant pour permettre de considérer la flore comme fort analogue à celle du Péloponnèse. Par nos recherches, nous en avons, moi et M. de Heldreich , ajouté 588 , qui , dans le Catalogue, ont leur nom précédé d'une astérisque (*) , afin que la part qui nous revient dans la connaissance de la flore complète de l'île soit nettement établie. Le nombre total des espèces ayant été ainsi porté à 1,451, on ne saurait disconvenir que c'est à mon exploration de 1845 d'abord, et à celle de M. de Heldreich faite l'année suivante, qu'est due la connaissance du véritable caractère de la flore de Crète , et surtout de la distribution altitudinale des espèces, depuis le rivage de la Médi- terranée jusque sur la sommité la plus élevée. Ayant débuté en 1830, dans l'étude des sciences naturelles , par celle de la Botanique, j'ai toujours conservé une prédilection marquée pour elle; aussi ai-je tenu à présenter, comme tribut de reconnaissance, un tableau de la végétation de la Crète aussi complet qu'il m'a été possible de le dresser après mon retour. J'ai toutefois un regret, celui de ne m'être pas assez souvenu, pendant mon séjour en Crète, de la phrase par laquelle je terminais le programme soumis aux professeurs du Muséum , lorsque je sollicitais , en février 1845 , la mission qu'ils vou- lurent bien me confier : « La récolte des cryptogames , trop générale- ment négligée , offrirait sans doute aussi des faits intéressants. » ( 639 ) INDEX ALPHABETICUS NOMINUM VERNACULORUM CRETENSIUM Auctore Th. de HELDREIGH. AêjOovtsç. — Smilax aspera (turion). A.yx§àv. — Cirsium hypopsilum. ' Ayy où pià. — Cucumis sativa. ' Ayyo-'jpiov. — Cucumis sativa (fruct.) Ayy.ivâp«7rouTÇâv«. — Brassica Cretica. Cucurbita. Pepo (fruct. Kprirc/.p.ov. — Erucaria Aleppica. Kpirapioç. — Critlimum maritimum. ( Hordeum vulgare. KpiBc/.pio'j, ) . ■■ r ' i — nexasticlion. Epop.p.v§lov. — Allium Cepa (bulb.) Kz iiuxlo-j. — Silène Tenoreana. KuSovti. — Cydonia vulgaris. KvSiaviov. — • Cydonia vulgaris (fruct.) Ku7r«/3t'(T(7wv. — Cupressus divers. KwAtà. — Carlina gummifera, Ko>p.apiu. — Arbutus Unedo. A.«5«vov. — Cistus (divers,) kâyavcc \Kypi«) — Brassica Cretica. Aîêiv5«. — Lavandula Stœchas. kstpovtà. — Citrus Limonium. Auu.ôvtov. — Citrus Limonium (fruct.) Agûxvj. — Populus alba. Atgavo Z o/3To : v. — Calamintha Cretica. Atvàotov. — Linuni usitatissimum. Yovnrjo-j («yptov). — Lupinus angusti- folius. M«i'«ff>jXô^o/5Tov. — Glaucium luteum. MvloBripcA. — Sideritis Syriaca. Muviïpayopuç. — Mandragora vernalis. MavrtXtSa. — Chrysanthemum coro- narium. Mccpovïiov [aypim). — Crépis auricu- culeefolia. M«TÇoujoâvK.— Majorana microphylla. MKvpov U Myrtus communis. Mvproç. ) HspKVT^ix. — Citrus vulgaris. Nepâv-rÇtov. — Citrus vulgaris (fruct.) S'j)vO-/i/3«Tov. — Geratonia siliqua (fruct) OZvâxmQa. — Berberis Cretica. ne VÏXVîvpOV. Plantage- lanceolata. — Lagopus. Usnovtx. — Cucumis Melo. neitoviov. — Cucumis Melo (fruct.) lier pop.xpovkx . Petromarula pinnata. IIeû-/.ïj. ïisrpop.xpov'kiSx Pinus Laricio. — Halepensis Uiyxvov. — Ruta Chalepensis. Tlmzpià. — Capsicum annuum HmspLÇx. — Pimpinella depressa. TliuaiSiK. — Artemisia arborescens. Uiçtxy.lx. — Pistacia vera. nlâravoç. — Platanus orientalis. Uolvrplyjov. — Adianthum Capillus- Veneris. Uoproyoàix. — Citrus Aurantiacum. lïoproyxlltov. — Citrus Aurantiacum (fruct.) Hovpvehù. — Prunus domestica. TlovpvélK. — Prunus domestica (fruct.) Tlpxaov. — Allium Porrum. Rpivoç. — Quercus calliprinos. "T'î* ! Filices. Hreptàet. ) PaSréwv. — Cichorium Inlybus. Psj3tv9tov. — Cicer arietinum. Yiyxvoç vide Apiyavoç. Fiyôyoprov. — Erythreea divers. Pt-/t«. — Erica divers. PôSt, Pogt'Qta — Vicia Ervilia. PoSîOiov (xyptov). — Cicer pimpinelli- folium. Po H — -M ~ a -a — u =5 ^— Poljmorphina Thouini d'Orb Bulimina Pyrula d'Orb c ■ — aculeata d'Orb c — pupoides d'Orb r c — elegans d'Orb , — Buchiana d*Orb r — elegantissima d'Orb. . . . c Virgulina squamosa d'Orb ac Bolivina punctulata d'Orb ac Uvigerina pygmaea d'Orb ac — angularis Will — aculeata d'Orb Textularia agglutinans d'Orb c c — Trochus d'Orb r — abbreviata d'Orb r . . — Partschii Czjeck — pygmaea d'Orb c Gaudryina Badenensis Reuss c Bigenerina Nodosaria d'Orb ce c — digitata d'Orb ce Grammostomum Gramen d'Orb. . . ce — tricarinata d'Orb.. r Verneuilina spinulosa Reuss c c — communis d'Orb Orbitolina corrugata Will c — lsevis R. et J r Spirillina vivipara Ehrenb ..... ac Trochammina squamata P. et J — incerta d'Orb — charoides P. et J — clavata P. et J Orbulina universa d'Orb r Globigerina bulloides d'Orb r r — belicina d'Orb — hirsuta d'Orb PlanorbulinaMediterranensis d'Orb. c c Truncatulina lobatula W. et J. . . . c c — refulgens d'Orb Anomalina coronala P. et J Planulina Ariminensis d'Orb Rotalia Haidlngerii d'Orb. . — Ungeriana d'Orb — ammonnides Reuss — reticulata Czjeck r — Clementiana d'Orb — Micheliuiana d'Orb Tome XXIV. c c c c c c c c c r r c c r r r c ce c c r c r c c c c ac c r c r r c c c c c c ac ac c c c c c c c c c r c c ce c c c c c ce ce c c ac r c c ce c c ce c c c c ce c ce ce ac c c ac c c c r 50 ( 646 ) 63 a s êê o >. CD s* S — 6 kg OS w 03 a H = 'S ^ CE CD u se U . s O «O u o •u _ OS CD u m HP Rolalia repanda F. et M ac — pulchella d'Orb ac — elegans d'Orb — Schreibersii d'Orb — Auricula F et M — Beccarii L c — Soldanii d'Orb — orbicularis d'Orb — globularis d'Orb c — rosacea d'Orb r — Berthelotiana d'Orb. .... r — elegans d'Orb rr Sphseroidina bulloides d'Orb rr Nonionina sphœroides d'Orb r — pompilioides F. et M. . . . — granosa d'Orb c Polystomella crispa Linn c Operculina complanata Bast Cassidulina laevigata d'Orb r — crassa d'Orb Spiroloculina planulata Lamk. . . . — limbata d'Orb .... — canaliculata d'Orb. . . Quinqueloculina Seminulum L. . . — agglutinans d'Orb. — pulchella d'Orb. . — triangularis d'Orb. — Lyra d'Orb — tenuis Gzjeck Triloculina trigonula Lamk — Brongniartii d*Orb. ... a — oblonga Montag t — tricarinata d'Orb r Biloculina ringens Lamk — eloDgata d'Orb.. . . — depressa d'Orb. . . Vertebralina Cassis d'Orb — inaequalis Gmel. . . Cornuspira foliacea Phil c Lituola nautiloidea Lamk. . . . — Canariensis d'Orb. . . . — pelagica d'Orb — Cenomana d'Orb — Scorpiurus Montf. .... Peneroplis planatus F. et M. . . Orbitolites complanata Lamk, C C C C ac ac ac c ac c ac c r r c ce c c r c r ac c r ce c c ce r c ac ac ac c c c ac c ac r ce r c r c c r . rr r r c c c . c r c c c c c c r ac c c c rr r r c c c r ac c c c ce ac ac ( 647 ) 2° 87 espèces (non mentionnées dans le travail précédent) décrites par M. Ehrenberg, sous le titre de Kurze Char acier istik der 9 neuer Gênera und der 105 neuen Species des Agaischen Meeres und des Tiefgrundes des Mittel-Meeres dans le Monatsberichte der K. Preuss. Akaderaie der Wissenschaften zn Berlin 1858, p. 10-39. Polythalamia. Aristeropora Grseca Sp. — stichopora .... — micropora Aristerospira alloderma — ? aima — Aniathise — globularia — holoplea — isoderma — Isevigata, — Melo Sp. — Mediterranea Sp. — Menipeae Sp. — platypora — sparsa — trematophsena — undulata Aspidospira depressa Sp. Biloculina iEgasa Sp. Calcarina? Aristeropora Sp. Ceratospirulina Sprattii Crislellaria rostrata Encorycium Nodosaria — Terebra Grammostomum Anaphiroae — Aristotelis — astigma — Cerberi — arenicola Sp. — depressum — littorale Sp. — Ponti — substriatum . . . Sp. — ? Thoae Guttulina? Homeri — arraata Nonionina fusca — Grseca . Planulina ? Crisise , — ? CymodoceaB — Euridices — Forbesii Eg. Es. Eg- Eg- Eg- Eg. Eg. Eg. Eg. Eg. Eg. Eg. Eg- MER DE CRETE. 471 m 942m 2 P 7 "2 m 3052m I 1 2166 | I I I Cr. Cr Cr Cr Cr Cr Ci Cr Cr Cr Cr Cr . Cr Cr ( 648 ) 85m 153m I 2G4o 145 I 320 31EH DE CRETE. 471m 0i-2n 20 72? 21G6 jOSI™ PJanulina ? fusca — granulata — holoplea — mesolia — Orci — Spongiarum Sp. Polyrnorphina AristopLianis Porospira Forbesii — Naxi — osculata Pylodexia pusilla — ? Te'.ratrias Quinqueloculina? Hirudo Rotalia abyssorura — Bractea — Cretica — incerta — infernalis Solenostomum Mgœutn — fimbriatum. .... Spiroloculina Tuba Sp. — flexuosa Sp. Triloculina JEgxa ■ Vaginulina irregularis Polygaslrica. Amphora ^Egsea Eg Araciinodiscus ? Cocconeis timbriala Diploneis Proserpinae Heterompliala Himantidium . . . Polycyslina. Carpocanium microdon Cenosphsera porophsena Cornutella profunda Cueyrtidium iEgseum — Creticum — microcephalum .... — seriolatum — ?Siculum — arctum Flustrella bicellulosa Haliormna subtile Lychnocanium Pterotanium Proserpinae Pylospbaera Mediterranea Spirillina iniperforata Geolithia. Dictyolithis irregularis Pliylolilharia. Lithasteriscus Stellula Eg. Eg- Eg. Kg. Cf. Eg- Eg. Eg Es. Es. Gr. Cr. Gr. Gr. Cr. Cr Cr. Eg. Cr. Cr. Cr. Cr. Cr. Cr. Cr. Cr. Cr. Cr. Cr. Cr. Cr. Gr. Cr. Cr. Cr. Cr. Cr. Cr. Cr. Cr. Cr. Cr. Cr. ( 649 ) Les 117 espèces de Foraminifères portées au tableau de MM. Rupert Jones et Parker, et recueillies par diverses personnes sont ainsi réparties dans la profondeur : Sur les plages occidentales de la Crète. — M. Dines. ...... 48 esp. A 73™, dans la baie de Soudha. — M. Huxley 51 A 165 m , en dehors du port de Syra. — Gap. Spratt 87 A 31 \ m , en dehors de Serpho. — Cap. Spratt 33 A 457™, au N-0 de l'île de Crète. — Cap. Spratt 06 A 658 m , près des cotes de Crète. — M. Hilton 57 A 9l5 m , près d'ipsara au N-0 de Chio. — Cap. Spratt 20 A 20 H™, entre la Crète et Santorin. — Cap. Spratt 19 A 2961 et 3,016m, entre la Crète et Malte. — Cap. Spratt .... 41 A30l7 m , entre l'Archipel et. Malte. — Cap. Spratt 'Il Les espèces sont donc en nombre considérable dans les six premières stations, jusqu'à 658 m de profondeur; à 915 m et à 2,01 l m , on ne trouve plus que le sixième des espèces ; à 3,000 m environ , il y en a cependant encore le dixième. Ces êtres simples, à l'inverse des animaux plus supérieurs, peuvent vivre dans des conditions très-différentes de lumière et de pression. En effet, un grand nombre d'espèces offrent des individus échelonnés depuis le littoral, ou la profondeur de 73 m , jusqu'à celle de 915 m , dans les 4 ou 5 stations intermédiaires. Sur les 48 espèces littorales, il n'y en a même que deux , les Bigenerina digilata et Grammostomum Gramen , qui ne s'aventurent pas dans les profondeurs , malgré leur grande abondance. Pour les 25 espèces qui ont été trouvées à 2,011 m , 2,961 m , 3,016 m et 3,107 m , aucune n'est exclusive à ces régions si profondes , et il est à remarquer que la moitié, 13, montent jusqu'au littoral, où on les trouve dans la zone mouillée par les vagues , dans les dunes et les épon- ges qui sont roulées sur les plages. Mais , sous le rapport du point où se trouve leur maximum de développement, ces 13 espèces se divisent en cinq catégories : 1° Celles qui sont uniformément répandues , Rolalia rosacea. 2° Celles qui, très-abondantes à la surface, deviennent rares dans les profondeurs , Texlularia agglulinans. PoUjslomella crispa. — pygmœa. Triloculina oblonya. Rolalia tjlobularis. ( 650 ) 3° Celles dont le maximum est dans les zones moyennes , Dentalina communis. Texlularia abbreviala. A Celles qui, rares à la surface, deviennent abondantes dans les profondeurs , Nodosaria Raphanus. Globigerina bulloides. SpiriUina vivipara. 5° Enfin, celles qui, abondantes à la surface et dans les profondeurs, sont rares dans les zones moyennes , Bolivina punctulata. Quinqueloculina Seminulum. Les 87 espèces de Foraminifères ou Polythalames, Polygastriques , Polycystines et Phytolithaires , décrites comme nouvelles par M. Ehren- berg , ont été toutes recueillies par le capitaine Spratt; elles sont ainsi réparties dans la profondeur : Mer Egée. Mer de Crète. A 32 m 14 esp. À 471 m 12 esp. A 85* 3 A 942 m 8 A 132et143». . . 6 A 2,072 et 2,166™. 22 A 264 et 320". . . 22 A 3,052" 10 Ces espèces ont donc été trouvées en nombre moins considérable aux profondeurs de 85 à l Dej. — Lucas, Mag. Zool. 1833, 567; Ext. 34, — Juin l\. Kisamos. Suivant Dejean, il n'est pas irès-rare en Grèce; M. Brullé l'a pris en Messénie. — convexus Zim. — 31; Mars.. Cat. Col 1863. 30. —Crète. Bembidium inoptatum Scbm. — Berl. 62. 103; Mars , Cat. Col. 1863, 42. — Crète. Hyilrncantharcs. Dytiscus circumflexus Fabr. — Lucas. Mag. Zool. 1853 567; Exl 3i. — Mai- aiiùt. Sources de Stylo; mires et flaques d'eau, environs de Gonia et de Meghalo-Raslron (Raul.) cenlihiis p;dpisque testaceis ; labro rubeseente , obscure punclato anlicè ulrinque tridenlato ; antennis subnodiformis, lestaceo-viridibus ; pedib us elongalis, flavo- virescente nilidis, poslicis iniùs infràque spinosis, bis aigris, iiregulariter posilis. — Ressemble un peu à la S. cing ulula, niais elle est plus petit et surtout plus ap'atie. Elle vient se placer dans le voisinage des S cingulala et affinis. et sera facile à dis- tinguer par les segments, qui sont tiès-aplatis , et surtout par le nombre très-grand des épines que présente le premier article des pattes de la dernière paire, et sur le- quel elles sont très-irrégulièrement disposées. ( 674 ) Laccophilus minutus (Dyliscus) L.— Lucas, Mag. Zool. 1853, 568; Ext. 34. — Juin, flaques d'eau autour de Gonia (Raul.) Hydroporus variegatus Aube. — 518 ; Mars., Cat. Col. 1863, 46. — Crète. Pulpicornes. Berosus affinis Brullé. — Lucas, Mag. Zool. 1853, 572; Ext. 39. — Mai-août. Sources de Stylo; flaques d'eau, environs de Meglialo-Kastron (Raul.) Philhydrus melanocephalus (Hydrophilus) Oliv. — Lucas, Mag. Zool. 1853, 573; Ext. 39; — Mai, flaques d'eau, près de Stylo. (Raul.) Helochares dilutus Er. — Reiche 90; Mars., Cat. Col. 1863, 49. H. melanop- thalmus Muls. 137. — Crète. Limnebius granulus Mots. — Et. 55, 40; Mars., Cat. Col. 1863, 49. — Crète. Helophorus Creticus Kiesw. — Berl. 58, 40; Mars., Cat. Col. 1863. 50. — Crète. Brachélytres. Aleochara puberula Klug. — Madag. 51 ; Mars., Cat. Col. 1863, 55. — Crète. Oxypoda sericea Muls. — Kr. 295; Mars., Cat. Col. 1863, 6).— Crète. Myllaena Grœca Kr. — Berl. 58, 54; Mars., Cat. Col. 1863, 63. — Crète. Ocypus olens (Stapliylinus) Mull. — Lucas, Mag. Zool. 1853, 567; Ext. 3«. — Crète (Raul.) Abondant dans toute l'Europe, en Morée, en Algérie et même à Téné- riffe. — micropterus Redt. — Mars., Cat. Col. 1863, 68. 0. brachyplerus Drull. Kr. 553. — Crète. Xantholinus sanguinipennis Kolen. — III, 14; Mars., Cat. Col. 1863, 71. — Crète. Lathrobium dividuum Er.— 601 ; Mars., Cat. Col. 1863, 72. — Crète. Compsocbilus elegantulus Kr.— Berl. 58, 128; Mars., Cat. Col. I863, 79. — Crète. Olibrus affinis (Phalacrus) Sturm. — Lucas, Mag. Zool. I Soi, 43 ; Ext. 58. — Sous les pierres. — Crète. Lamellicornes. Ateucbus sacer (Scarabœin) L. — Lucas, Mag. Zool. 1853, 573; Ext. 39. — AC. partout en Crète. (Raul.) — pius. lllig. — Lucas, Mag. Zool. 1853, 573; Ext. 39 — 1 individu, Septembre, bas plateau de Sitia. (Raul.) — variolosus Fa br. — Lucas, Mag. Zool. 1853 , 73; Exl. 39.— Août AC environs de Meglialo-Kastron et plaine de Messara. (Raul.) Geotrupes Typhaeus L., Fabr — (G. piceus). Sieb., Verzeicb. 60. — Crète. Trox hispidus Laich. — Lucas, Mag. Zool. 1S53, 574; Ext. 4l. — Août. Sous les pierres, environs de Rheihymnon. (Raul,) Oryctes grypus lllig. — Lucas, Mag. Zool. 1853, 573; Ext. 40. — Geotrupes nasi- cornis L. Sieb., Verzeicb. 60. — Mai. 1 individu; environs de Stylo. (Raul.) Pentodon idiota. (Scarabœus) Herbst. — Lucas, Mag. Zool. 1853, 573; Ext. 40. — Lieux sableux, environs de Khania. (Raul.) (675 ) Epicometis hirtella (Scarabceus) L. — Lucas. Mag. Zool. 1853, 574; Ext. 40. — Juin, août AC. Bas plateaux de Kisamos, Apokorona, environs de Meghalo-Kaslron; plaine de Messara. (Raul.) Oxythyrea cinctella Schaum.— Lucas, Mag. Zool. 1853, 574; Ext. 41. — Juin- août. Bas plaieaux de Kisamos, Apokorona, environs de Meghalo-Kastron, plaine de Messara. (Raul.) Getonia Graeca Brul. — Burm. 431, C. quadrala Gory 294, Mars., Cat. Col. 1863, 131. — Crète. Stemoxes. Julodis Olivierii de Cast. — Lucas, Mag. Zool. 1853, 568; Ext. 35. — Août R. Région boisée du Psiloriti. (Raul.) Capnodis cariosa Bupreslis) Pallas. — Lucas, Mag. Zool. 1853, 568; Ext. 35. — Bupreslis cariosa Sieb., Verzeich, 61. — Septembre R. Environs de Meghalo-Kastron. (Sieb., Raul.) Gorœbus Rubi (Bupreslis) L. — Lucas, Mag. Zool. 1853, 56-9 ; Ext. 35. — Juin- août, bas plateau de l'Apokorona et environs de Meghalo-Kastron (Raul.) Ludius Theseus (Etaler) Germ. — Lucas, Mag. Zool. 1853, 569; Ext. 35. — Juillet R. bois de Quercus macrolepis, environs de Rhelhymnon (Raulin.) Gratonychus brunnipes Germ. — Lucas, Mag. Zool. 1853, 569; Ext. 36. — Juin, environs de Gonia. (Raul.) Malacodermes. Telephorus fuscipes Lucas (1).— Mag. Zool. 1853, 569; Ext, 36; Mars., Cat. Col. 1863, loi. — Août. Région boisée, Psiloriti. (Raul.) Mathodes Creticus Kiesw.— Berl. 59, 29; Mars., Cat. Col. 1863. 152.— Crète. Malachius suturellus Kiesw. — Berl. 59, 31 ; Mars., Cat. Col. 1863, 154. — Crète. Dasytes nobilis Illig. —Lucas, Mag. Zool. 1853, 570; Ext. 37. — Août CC. Mylopoiamos, Meghalo-Kastron, Sitia. — rufitarsis [Danacœa) Lucas (2). — Mag. Zool. 1853, 571; Ext. 37. — (1) Telephorus fuscipes Lucas — Long. 8 millim., lat. 2 millim. 1/4. — T. rufus; antennis fuscescentibus, primo articulo rufo; thorace supra fusco-nitido, in medio ru- fescente, infrà omnino nigricante; scutello tiigricantë; elytris rufescentibus, subtilis- simè granariis; sterno nigro-nilido ; pedibus rufescentibus, coxis , trocanteribus tar- sisque fuscis ; abdomine omnino rufescente — Elle est plus petite et plus étroite que le T. barbarus, tout à côté duquel cette espèce vient se placer. Elle ne pourra être confondue à cause de sa tète , des organes de la manducation, des fémurs et de l'ab- domen , qui sont ferrugineux au lieu d'être noirs. (2) Dasyles (Danacœa?) rufitarsis Lucas. — Long. 1 millim. 5/4, lat. 1/2 millim. — D. viridi-seneus, nitidus, testaceo-pilosus; capite thoraeeque pnnctatis, hoc suprà convexo, lateribus subtilissimè denticulatis ; elytris angustis, dense pnnctatis; sterno abdomineque nigro-nitidis, laxè regulariterqne jpunclatis ; antennis fusco-rufescenle nitidis, articulo primo tribusque ullimis nigricantibus; coxis, femoribus nigro-nitidis, tibiis tarsisque testaceo-rufescentibus. (676 ) Dasyliscus rufdarsis. Mars., Cat. Col. 1863, 158. — Août. Sur les ombelli- fères, environs de Meghalo-Kastron et plaine de Messara. (Raul.) Danacaea Cretica Kiesw.— Berl. 59, 184; Mars,, Cat. Col. 1863, 158. — Crète. Clavicornes. Silpha orientalis Brullé. — Lucas, Mag. Zool. 1853, 572; Ext. 38. — Août, 1 individu. Environs de Rheihymnon. (Raul.) Anthrenus molitor Aube. — Lucas, Mag. Zool. 1853, 572; Ext. 38. — Juin- juillet» sur les ombellifères; plaine de Kisamos et -Apokorona. (Raul.) Brachycerus £gyptius Oliv. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 37; Ext. 50. — Juin, juillet. Environs de Gonia et de Rheihymnon. (Raul.) N'avait encore été signalé que comme habitant l'Egypte et l'Espagne méridionale. Otiorhynchus lugens [Curculio) Germ. — Lucas. Mag. Zool. 1854,37;Exl. 50. — Mai, environs de Stylo. (Raul.) Se trouve aussi dans les plaines de la Morée. — armatus Schœnta. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 37; Ext. 51. — Août. Environs de Rheihymnon. (Raul.) — Creticus Stier. — 275; Mars., Cat. Col. 1863, 216. — Crète. Psalidium spinimanum Reich. — Wien. 61, 7; Mars., Cat. Col. 1863, 2H . — Crè:e. Foucartia elegans Kratz. — Berl. 59, 77; Mars.. Cat. Col. 1863. 207 — Crète. Strophosomus obsoletè-hispidus Lucas (I). — Mag. Zool. 1854 , 37; Ext. 51; Mars., Cat. Col. 1863. 207. — Sept., environs de Meghalo-Kastron (Riul.) Eusomus angustus Lucas (2). — Mag. Zool. 1854; 38; Ext. 52; Mars., Cal. Col. 1S63, 207. — Août. Région boisée; Psiloriti. (Riul ) (1) Strophosomus obsolelè-hispidus Lucas. — Long 5 millim. 3/4, lat. 2millimi/2. — S. rostro brevi, cinerescente-squamoso, longitudinaliter impresso; antennis sub- rufescentibus ; thorace fusco, anguslo, minus gibboso quàm S. pini, cinereo-squa- moso fusco triviltato, vitlâ mediâ vix conspicuâ; elyirisfuscis, brevibus, cinerescente- squamosis fuscoque trimaculalis; slrialis, striis sublililer punctatis interstiliisque obsolète squamoso-hispidis ; corpore infrà nigro, albicante-squamoso; pedibus fus- cis, albido-squamoso pilosis. — 11 ressemble un peu aux 5. hispidus et pini , mais il est plus petit, moins renflé et très-obsolètement hispide. (2) Eusomus anguslus Lucas. — Long. 5 millim. 1/2, lat. 1 millim. 5/4. — E. an- gustus, squamoso-viridi micans ; rostro hrevi ad basim non angustato ; antennis ruftscentibus, primo articulo anlicè clavaque fuscis; thorace elongatiore, lateribus promiuentibus rotundatisque; elytris angustis, elongalis, sublililer slrialo-punclatis humerisque prominentibus ; pedibus nigris tarsisque rufesceutibus. — Cette espèce ne pourra être confondue avec VE. ovulus, à cause de sa forme plus étroite , du rostre, qui est plus court et bien moins étranglé à sa naissance ; des élytres , donl la partie numérale est plus saillante; des stries, qui sonl moins profondément marquées, et de la ponctuation , qui est beaucoup plus finement accusée. ( 677 ) Eusomus angusticollis Lucas (4). — Mag. Zool. 1854, 39; Ext. 53; Mars., Cat. Col. 1863, 208. — Septembre. Environs de Meghalo-Kastron, (Raul.) Larinus buecinator (Lixus) Oliv. — Lucas, Mag. Zool. 4 854, 40; Ext. 54. — Août. Environs de Meghalo-Kastron et plaine de Messara. (Raul.) N'avait encore été signalé que comme habitant l'Espagne méridionale et la Barbarie. Cleonus ibex Bohm. — S. Mant. I, 426; Mars., Cat. Col. 1863, 225. — Crète. Terediles. Apate capucina [Dermesles) L. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 40; Ext. 55. — Mai. Environs de Stylo. (Baul.) Longicornes. Hylotrupes bajulus (Callidiiim) L. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 41; Ext. 55. — Août. Région boisée; Psiloriti. (Raul.) Morimus lugubris (Lamia) Fabr. — Lucas. Mag. Zool. 4 854, 41; Ext. 55. — Juin. Environs de Kisamos (Raul.) N'était signalé que dans la France méridionale. Agapanthia Cardui {Sapercla) Fabr. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 41; Ext. 55. — Mai. 1 individu; alentours de Stylo. (Raul.) N'était signalé que dans la France méridionale. Phytophages. Adimonia Tanaceti {Chrysomela) L. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 41 ; Ext. 55. — Septembre. 4 individu; environs de Meghalo-Kastron. (Raul.) Pseudocolaspis setosa Lucas. — Lucas, Mag. Zool 4 854, 42; Ext. 56. — Sep- tembre. 4 individu, bas plateau de Silia. (Raul.) N'était connu que comme habitant l'est et l'ouest de l'Algérie. Lachnaia longipes (Cryptocephalus) Fabr. (2) — Lucas. Mag. Zool. 4 854, 42; (1) Eusomus angusticollis Lucas. — Long. 4millim. 5/4, lat. 1 millim. 5/4. — E. squamoso-viridis ; rostro brevi , ad basim non angustato ; antennis rufescentibus , primo articulo anticè clavaque nigricantibus ; thorace angustiore quàm in E. ovulo et an^usJo lateribus vis prorainentibus ; elytris brevibiis, minus angustis quàm in E. anguslo; humeris sat prominentibus striis punctisque distinctis; sterno, corpore pe- dibusque nigris, tarsis attamen rufescentibus. — Cette espèce, quoique très-voisine de VE. ovulus , s'en distingue cependant par un rostre plus court et non étranglé à sa naissance ; par un thorax plus étroit, des élytres plus courtes, avec la partie humé- raie plus saillante , les stries moins profondément marquées et les points présentés par ces stries un peu plus finement accusés. Elle ressemble un peu aussi à VE. an~ gustus, mais elle est moins allongée, son thorax est plus court , sensiblement plus étroit ; les élytres sont aussi moins allongées et plus larges, avec les stries et leur ponctuation beaucoup plus sensiblement accusées. (2) Lachnaia longipes Fabr. — Ayant pu observer une ceque de cette espèce en- fermant l'insecte parfait , j'ai vu que cette Lachnaia avait sa partie antérieure, ou la tête, placée au côté opposé où la larve met à l'extérieur une partie de son corps , pour traîner son fourreau et aller à la recherche de sa nourriture. Cette nouvelle ob- servation vient confirmer l'opinion émise par Gêné sur la sortie de l'insecte parfait de la coque chez les Clythrides, opinion qui est la mienne, et à laquelle j'ai vu, avec un bien vif plaisir, se ranger notre savant et honorable collègue M. L. Dufour. Tome XXIV. 54 ( 078 ) Ext. 56. — Septembre. Environs de Rhethymnori et de Meghalo-Kastron. (Raul.) Clythra novempunctata Oliv. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 42; Ext. 56. — Août. Environs de Meghalo-Kastron et plaine de Messara. (Raul.) Gryptocephalus Creticus Suffr., — 123; Mars., Cat. Col. 1863 , 267. — Crète. — Koyi Suffr. (1) — Lucas, Mag. Zool. 1854, 42; Ext. 57. —Juin 1 indi- vidu; Apokorona. (Raul.) Chrysomela Cretica Oliv. — Oliv., Entom. V, 518, pi. 6, flg. 77, Suffr. zur Kennt. der Europ. Chrysom. in Ins. Entom. V, 14; L. Fairm., Ann. Soc. entom. Fr. 3^ sér. I, 98; Lucas, Mag. Zool. 1854, 43; Ext. 57; Mars., Cat. Col. 1863, 270. — Août. 1 individu; champs; région boisée; Psiloriti. (Oliv., Raul.) Suivant M. Suffrian, elle habite aussi les environs de Constantinople. — AmericanaL. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 43; Ext. 58. — Juin-août CC. Pierres humides; environs de Gonia, Rhethymnon, Meghalo-Kastron; plateau de Mylopotamos. (Raul.) Aphthona decorata Kustch. — Ail. Fr. 61, 332; Mars., Cat. Col. 1863, 278. — Crète. Securjpalpes. Coccinella septempunctata L. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 44; Ext. 58. — Juin-août AC. Environs de Gonia et Meghalo-Kastron. (Raul.) Exochomus auritus (Coccinella) Scriba. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 44; Ext. 58. — Juin. Bas plateau de Kisamos. (Raul.) Epilachna chrysomelina (Coccinella) Fabr. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 44; Ext. 58. — Septembre. Environs de Meghalo-Kastron. (Raul.) Pimelia Miaos Lucas (2). — Mag, Zool. 1853, 575; Ext. 41; Mars., Cat. Col. (1) Cryptocephalus Koyi Suffr. — Le seul individu de cette curieuse espèce qui a été rencontré, forme une variété assez remarquable en ce que la couleur jaune se trouve envahie par le noir, et les élytres de ce Cryptocephalus , au lieu d'être ornées de trois taches jaunes de chaque côté , comme cela a lieu ordinairement chez les individus types, ne présentent que deux taches jaunes , encore fort petites; ce sont les taches situées entre l'écusson et les épaules qui ont disparu. Il est aussi à remarquer que les pattes de la seconde et de la troisième paire , au lieu d'être entièrement noires , comme chez les individus types , sont , chez cette variété , jaunes dans la seconde paire , avec les fémurs seulement tachés de noir, et que la partie antérieure des tibias est jaune dans la troisième paire. (2) Pimelia Minos , Lucas. — Long. 15 à 16 million., lat. 9 millim. 5/4. — P. nigra, angusta, minus convexa quàm P. subglobosa; capite thoraeeque distincte laxèque granulosis; elytris utrinque bicostatis , distincte tuberculatis, interstidis nitido-granu- losis; sterno abdomineque laxè distinctèque granulosis. — Outre que cette espèce est moins bombée et plus étroite que la P. subglobosa , elle s'en distingue encore par les granulations de son thorax , par les tubercules de ses élytres , qui sont plus ( 679 ) 4 863, 178. — Juin-août. Lieux sableux; environs de Khania, Rhethymnon et Meghalo Kastron. (Raul.) Tenebrioniées. Erodius oblongus Sol. — 555; Mars., Cat. Col. 166. — Crète. — Orientalis Brullé. — Lucas, Mag. Zool. 1853, 576; Ext. 42. — C. plages sableuses; environs de Khania. (Raul.) Zophosis polita Lucas (I). — Mag. Zool. 1854, 28; Ext. 43; Mars., Cat. Col. 4863, 4 66. — Septembre R. Mâle et femelle; lieux sableux; sous les pier- res; plaine de Silia. (Raul.) Pedinus punctulatus Muls. — 150; Mars., Cat. Col. 1853, 179. — Crète. — Olivieri Muls. — 157; Mars., Cat. Col. 1863, 179. — Crète. — oblongus Muls. — 179; Mars., Cat. Col. 1863, 179. — Crète. Scaurus elegans Brullé. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 29; Ext. 4L — Août. Plaine de Messara. (Raul.) Environs de Modon, où il a été découvert par M. Brullé. Tagenia hesperica Solier. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 30; Ext. 44. — Septembre. Sous les pierres; environs de Meghalo-Kastron. (Raul.) Phylax punctulatus Lucas (2). — Mag. Zool. 1854, 30; Ext. 44. — Juillet- août. AC. sous les pierres humides; environs de Khania et Meghalo- Kastron, plateau de Mylopotamos. (Raul.) Pandarinus foraminosus Kust. — Muls. Op. VI, 95; Mars., Cat. Col. 4863, 4 80. P. Creticus, Mots. Et. 58, 188 (post). — Crète. Micrositus orbicularis Muls. — 155; Mars., Cat. Col. 1863, 181. — Crète. saillants, avec les intervalles non chagrinés , et enfin par le sternum et l'abdomen , qui , au lieu d'être fortement chagrinés , présentent , au contraire , une granulation fine, peu serrée, et distinctement marquée. (1) Zophosis polita, Lucas, — Long. 6 millim. 1/2 à 7 millim., lat. 5 millim. 4/2 à 5 millim,. — Z. atra, nitida. capite , thorace elytrisque minus dense punctatis quàm Z. punctulalâ, laterihus thoracis sensiter marginatis; elytris latioribus , convexiori- bus, ad basim sensiter acuminatis, corpore infrà nigro-nitido, laxè obscurèque punc- tulato. — Cette espèce , quoique très-voisine du Z. punclala, s'en distingue cepen- dant par des caractères assez faciles à saisir; consistant principalement dans la forme du corps, qui est plus ovalaire et plus convexe, et dans la couleur, qui est d'un noir plus foncé; de plus , les points présentés par la tète et les élytres sont moins serrés que chez le Z. punclala , et les parties latérales du thorax , au lieu d'être lisses , comme dans cette espèce , sont au contraire sensiblement marginées. (2) Phylax punctulatus, Lucas. — Long. 9 millim., lat. 3 millim, 1/2 à 4 millim. — P. ater; capite punctato, labro nigro-nitido, jsat fortiter punctato ; thorace laxè profundèque punctulato, subtiliter marginato utrinque ad basim sat acuto ; scutello punctulato sensiter marginato; elytris nigro-nitidis, striatis, striis fortiter pro- fundèque punctatis interstitiisque subtilissimè punctulatis; corpore infrà nigro- nitido, subtilissimè punctato; pedibus nigro-nitidis, sat fortiter punctatis. ( 080 ) Gnathosia caraboides (Dailognalha) Solier. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 31 ; Ext. 45. — Août-sepiembre. Bas plateaux de Kisamos et Sitia ; plaine de Messara. (Raul.) Dichomma Maillaei Solier. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 31; Ext. 45. — Ao t- septembre. Bas plateaux de Kisamos et de Sitia ; plaine de Messara. (Raul.) Tenebrio obcuras Fabr. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 31; Ext. 45. — Août. Sous les pierres; Environs de Rhethymnon. (Raul). Heteropbaga diaperina [Tenebrio) Panz. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 31 ; Ext. 45. — Septembre. Sous les pierres; environs de Meghalo-Kastron. (Raul.) Helops cseruleus [Tenebrio) L. —Lucas, Mag. Zool. 1854, 31; Ext. 46. — Août. 1 individu; région boisée, Psiloriti (Raul.) — Terrenii Kust. — XXII, 70 Mars., Cat Col. I863, 187. — Crète. Hedypbanes cribripennis Lucas (1). — Mag. Zool. 1854, 32; Ext. 46; Mars., Cat. Col. 1863, 188. — Mai. Sous les pierres humides; alentours de Stylo. (Raul.) — helopioides Lucas (2). — Mag. Zool. 1854, 33; Ext. 47. — Août. En- virons do Meghalo-Kastron et plaine de Messara. (Raul.) Hymenalia badia Kiesw. — Berl.61,234; Mars., Cat. Col. 1863, 189.— Crète. Omopblus rugosicollis (Cistela) Brullé. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 34; Ext. 48; Mars., Cat. Col. 1863, 190. — Août. Sur les fleurs; environs de Rhe- thymnon. (Raul.) (1) Hedyphanes cribripennis, Lucas. — Long. 14 millim., lat. 6 millim. (femelle). Long. 13 millim., lat. 5 millim. (mâle). — IL capite nigro- subcœruleo tincto, irregu- lariter profundèque punctato; antennis nigro-violaceis ; thorace longiore quàm latiore convexo, ad latera marginato rcgulariterquc punctato ; scutello subtilissimè punctato; elytris sat latis in fœminâ, angustis in mare, nigro-cyaneis vel nigris, utrinque lon- gitudinaliter valdè nono punctato-lineatis interstitiisque subtilissimè punctulatis; abdomine pedibusque punctatis, nigro-violaceis. — Femelle. Elle est plus grande, et surtout plus large , que l'if, cœrulescens Fischer; elle rappelle un peu aussi, par la forme, VHelops azureus Brullé. Mâle : Il diflère de la femelle par une forme beau- coup plus étroite et par le thorax et les élytres, qui sont noirs au lieu d'être d'un noir teinté de bleu. (2) Hedyphanes helopioides , Lucas. —Long. 14 millim, lat. 6 millim. (femelle). Long. 11 millim., lat. 4 millim. 3/4 (mâle). — IL nigro-senea , nitida; capite de- presso, dense punctato ; antennis nigro -nitidis, subtiliter punctatis; thorace longiore quàm latiore, punctato augulis anlicis posticisque sat acutis : scutello nigro-nitido* lsevigato , trianguliforme ; elytris sat elongatis, in medio gibbosis, postice angustatis subacuminatisque; longitudinaliter 9-striatis octava nonaque punctatis, interstitiis subtiliter irregnlariterque punctulatis; sterno, abdomine pedibusque punctatis, nigro- nitidis. — Femelle : d'un uoir bronzé brillant. Mâle : il ressemble tout-à-fait à la femelle , et n'en diffère que par une taille plus petite et une forme beaucoup plus étroite. ( 681 ) Anthicus humilis Germ. —Lucas, Mag. Zool. 1854, 34; Ext. 48. — Août. Sous les pierres; plaine de Messara. (Raul.) Xylophilus ruficollis Rossi. — Kiesw. Berl. 61, 241; Mars., Cat. Col. 1863, 193. — Crète. Anaspis rufitarsis Lucas (I). — Mag. Zool. 1834, 36; Ext. 49; Mars., Cat. Col. 1863, 197. —Juin. Sur les Ombellifères; bas plateau de Kisamos. (Raul.) Vesicantes. Apalus necydaleus Pall. — Kust II, 95; Mars., Cat. Col. 1863, 201. - Crète. Œdemera barbara Fabr. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 34; Ext. 49. — Juin. Sur les Ombellifères; eparkhie de Selino. (Raul.) — murinipennis Kiesw. — Berl. 61, 251 ; Mars., Cat. Col. 1863, 203. — Crète. Mylabris melanura Pallas. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 36; Ext. 50. — Juil- let—août AC. Bas plateaux de Kisamos, de PApokorona; environs de Me- ghalo-Kastron. (Raul.) Meîoe proscarabaeus L. — Sonn., Voy. Grèce I, 444. — tuccius Rossi. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 37; Ext. 50. — Septembre. Environs de Meghalo-Kastron. (Raul). Cité par M. Brullé comme se trouvant aux environs de Modon. Sitaris humeralis (Necydalis) Fab. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 37; Ext. 50.— Juin. Eparkhie de Selino. (Raul.) Orthoptères. Blatta Orientalis L. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 165; Ext. 59.— Août. Envi- rons de Rhetliymnon. Kktçou^k. (Sibth., Raul.) — ^gyptiaca L. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 165; Ext. 59. — Septembre C. Environs de Meghalo-Kastron. (Raul.) Elle habite aussi la Morée. Mantis religiosa L. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 165; Ext. 59. — Juin, août. Environs de Gonia et de Meghalo-Kastron. (Raul.) Ephippigera Idomeusei Lucas (2). — Mag. Zool. 1854, 165; Ext. 59. — Mai, (1) Anaspis rufitarsis, Lucas.— Long. 2 raillim. 1/2, lat. 5/4 de millim. — A. fuseo- nigricans, dense testaceo-pilosa ; thorace elytrisque subtilissimè transversim striatis, primis articulis antennarum tibiis praesertim tarsisque flavo-ferrugineis. (2) Ephippigera Idomenœi, Lucas. — Long. 25 millim., lat. 8 millim. (mâle). Long. 29 millim., lat. 9 millim. 5/4 (femelle). — E. virescens; thorace transversim profundè impresso; bisulcato, utrinque unicarinato, posticè varioloso, ad basim concavo, angu- ]isque posticè rotundatis; elytris productis, prominentibus, flavo reticulatis ; segmen- tis abdominis posticè rubescente marginatis, ad latera infràque flavo-rufescentibus pedibus pallidè virescentibus, aliquando flavescentibus. Fœmina. Pedibus exilioribus; oviducto subeurvato, suprà infràque subtilissimè spinoso. ( 68-2 ) août. Champs, sur les touffes de plantes; environs de Stylo et de Meghalo-Kastron. (Raul.) Decticus albifrons (Locusta) Fabr. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 167; Ext. 61. — Mai, août. Champs, sur les touffes de plantes; environs de Stylo et de Meghalo-Kastron. (Raul.) Il habite aussi la Morée. Tryxalis variabilis Klug. et Ehrenb. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 167; Ext. 61. — Août AC. Environs de Meghalo-Kastron, plaine de Messara. (Raul.) — procera Klug. et Ehrenb. Lucas, Mag. Zool. 1854, 167; Ext. 61. — AC. Crète. (Raul.) Acinipe Raulinii Lucas (1). — Mag. Zool. 1854, 167; pi. 2, flg. 2; Ext. 61. — Septembre R. femelle; environs de Meghalo-Kastron. (Raul.) Acridium lineola {Gryllus) Fabr. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 169 ; Ext. 63. — Juin-septembre C. Plateaux de Kisamos, Apokorona et Sitia; environs de Meghalo-Kastron. (Raul.) Il se trouve aussi en Morée. Œdipoda cserulescens {Gryllus) L. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 170; Ext. 64. — Juin-septembre. Plateaux de Kisamos, Apokorona et Sitia; environs de Meghalo-Kastron. (Raul.) — caerulans L. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 170; Ext. 64. — Juin, août. Lieux sableux; environs de Gonia , plaine de Messara. (Raul.) On ne la connaissait que de la France méridionale et de l'Italie. — migratoria [Gryllus) L. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 170; Ext. 64. — Septembre. 1 individu; environs de Meghalo-Kastron. (Raul.) M. Brullé la cite aussi comme se trouvant en Morée. — leeta {Acridium) Brullé. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 170; Ext. 64. — Juillet-août. Environs de Meghalo-Kastron , pentes des Aspro-Vouna et du Psiloriti. (Raul.) Hémiptères Corixa Geoffroyi Leach. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 278; Ext. 65. — Mai C. Ruisseaux, au voisinage des sources, surtout à Stylo. (Raul.) — fossarum Sahlb. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 278; Ext. 65. — Mai C. Ruisseaux, au voisinage des sources, surtout à Stylo. (Raul.) {i) Acinipe Raulinii, Lucas. — Long. 6b millim., lat. 13 millim. — A fusco-ferru- ginea fuscoque maculata ; capite rugoso, fortiter punctato, utrinque unicarinato ; an- tennis brevibus, latis, punctatis, valdè compressis; thorace in medio supra fortiter carinato, anticè non producto, posticè subconcavo, rugoso, punctato, transversim utrinque bisulcato; elytris brevibus, latis, subtiliter irregularilerque reticulatis ; abdomine angusto , transversim rugato, primis segmentis carinatis, infrà transversim subtiliter striato ; pedibus fusco-maculatis, femoribus ultimi paris reticulatis, spinis tibiarum anticè nigricantibus tarsisque fusco-ferrugineis. ( 683 ) Notonecta glauca L.— Lucas, Mag. Zool. 1854, 279; Ext. 65. — Juin-août. C. Ruisseaux; environs de Kisamos, Rheihymnon , Meghalo-Kastron. (Raul.) Abondamment répandue dans la Morée. Gerris lacustris (Cimex) L. — Lucas, Mag. Zool. 1854,279; Ext. 65. — Juillet-août. Ruisseaux, Apokorona, Mylopotamos; environs de Meghalo- Kastron. (Raul.) Lygaeus equestris (Cimex) L. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 279; Ext. 66. — Septembre. Environs de Meghalo-Kastron. (Raul.) Abondamment répandue dans toute la Morée. — militaris (Cimex) Rossi. — Lucas, Mag. Zool. 1854; 280; Ext. 66. — Septembre. Environs de Meghalo-Kastron. (Raul.) Très-commune aussi en Morée. — Creticus Lucas (1),— Mag. Zool. 1854. 280; Ext. 66. — Août, 1 indi- vidu; pentes du Psiloriti. (Raul.) Rhyparochromus margine-punctatus (Pachymius) Wolf. — Lucas, Mag. Zool 1854, 28 1; Ext. 67. — 1 individu; environs de Rheihymnon. (Raul.) Phytocorys bipunctatus (Lygœux) Fabr. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 281; Ext. 68.— Septembre. Environs de Meghalo-Kastron. (Raul.) — Betuleti (Lygœus) Fall. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 281; Ext. 68. — Août. Versants du Psiloriti. (Raul.) Capsus capillaris Fabr. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 281; Ext. 68. — Septem- bre. Sur les grandes herbes; environs de Meghalo-Kastron. (Raul.) Pentatoma smaragdula (Cimex) Fabr. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 282; Ext. 68. — Mai, août. AC; environs de Stylo et de Meghalo-Kastron. (Raul.) — viridula [Cimex] L. — Lucas , Mag. Zool. 1854, 282; Ext. 69.— 1 in- dividu; septembre, environs de Meghalo-Kastron. (Raul.) Ce Veniatoma ne serait-il pas une variété de l'espèce précédente? — Eryngii Germ. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 282; Ext. 69.— Septem- bre. Montagnes de Lassiti. (Raul.) — lunula (Cimex) Fabr. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 282; Ext. 69. — Crète. (Raul.) Graphosoma semipunctata (Cimex) Fabr. — Lucas, Mag. Zool, 1854, 283; Ext. 69. — Août-septembre. AC; Eparkhies de Kisamos, Mylopotamos et Sitia. (Raul.) Habite aussi les environs de Coron. — albo-lineata (Cimex) Fabr. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 283; Ext. 69. (1) Lygœus Creticus, Lucas. — Long, lomillim., lat. o millini. — L. capite nigro ad basim rubro unipunctato ; thorace nigro, rubro trimaculato ; elytris rubris utrinque nigro bipunctatis; antennis , scutello , sterno pedibusque nigris; abdomine rubro , primo segmento duobusque ultimis nigro marginatis , segmentis intermediis tantùm nigro-maculatis. — Il est un peu plus grand que le L. equestris. ( 684 ) — Septembre. Environs de Meghalo-Kastron. (Raul.) Cette espèce se trouve aussi en Messénie. Cicada Orni Scop. L. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 283; Ext. 70.— C, sur les arbres de la région basse ( Ceralonia siliqua, Quercus macrolepis , Pislacia Lentiscus et Atlanlica) et de la région montueuse [Quercus calli- prinos et Ilex, Acer Crelicum L., pendant toute la belle saison. (Raul ) — sestuans [Telligonia] Fabr. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 283; Ext. 70; — AR. avec la précédente (Raul.) Issus apterus Fabr. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 284; Ext. 70.— Août. Sur les tiges des grandes herbes; environs de Rhethymnon. (Raul.) — pallipes Lucas (2). — Mag. Zool. 1854, 284, pi. 19, flg. 6, 6»; Ext. 70. — Août. Sur les grandes herbes, plaines de Mylopotamos et versants du Psiloriti. (Raul.) Nevropières. Libellula erythraea Brullé.— Lucas, Mag. Zool. 1854, 487; Ext. 72. — Mai. 1 individu. Sources de Stylo. (Raul.) M. Brullé l'a fait connaître comme habitant Nisi, en Messénie. Calopterix Virgo (Libellula) L. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 487; Ext 72. — Mai. Sources de Stylo. (Raul.) Palpares libelluloides (Hemerobius) L. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 487; Ext. 72. — Juillet-sept. C. Plaines arides des environs de Meghalo-Kastron, versants des Aspro-Vouna , du Psiloriti, des montagnes de Lassiti et de Kavousi. (Raul.) Ce Myrmeleon est aussi très-commun en Morée. Myrmeleon appendiculatum Latr. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 488; Ext. 73. — Septembre. Lieux sableux; environs de Meghalo-Kastron. (Raul.) Habite aussi l'Italie, PAsie mineure et la Perse. — plumbeum Oliv. — Lucas., Mag. Zool. 1854, 488; Ext. 73. — Sep- tembre. Lieux sableux; environs de Meghalo-Kastron. (Raul.) Olivier l'avait déjà cité dans l'archipel; M. Brullé l'a retrouvé en Morée. Osmilus maculatus (Hemerobius) Fabr. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 488; Ext. 73. — Mai. Lieux humides, autour de Stylo. (Raul.) Hyménoptères. Apis mellifica L. — Lucas , Mag. Zool. 1854, 488; Ext. 73. — CC. pendant toute la durée de la belle saison. Meltau. (Raul.) (2) Issus pallipes, Lucas. — Long. 2 millimr 3/4, lat. 1 millim. 1/4. — I. rufo- nitidus; capite lato, laevigato, longitudinaliter convexe-, anticè rufo-ciliato ; thorace anticè angusto, rotundato, lateribus rufo-ciliatis ; elytris brevibus; abdomine nigro , rufescente-nitido, laevigato, longitudinaliter convexo, lateribus rufo-ciliatis; pcdibus flavo-testaceis. — Cette espèce doit venir se placer dans le voisinage des /. aplcrus et Algericus. ( 685 ) Bombus hortorum (Apis) L. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 488; Ext. 74. — AC. particulièrement dans la plaine de Messara. (Raul.) Xylocopa violacea L. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 488; Ext. 74. — CC. parti- culièrement dans les environs de Rhethymnon, Meghalo-Kastron et la plaine de Messara (Raul.) Eucera trivittata Rrullé. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 489; Ext. 74. — Sur les fleurs., dans les lieux boisés; versants du Psiloriti (Raul.) Vespa Orientalis L. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 489; Ext. 74. — AC. Environs de Rhethymnon, Meghalo-Kastron; versants du Psiloriti. (Raul.) M. Brullé a pris cette espèce assez abondamment en Morée. — Germanica Fabr. — Lucas, Mag. Zool. 1854. 489; Ext. 74.— Environs de Meghalo-Kastron ; versants du Psiloriti. (Raul.) Polystes Gallica [Vespa) L. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 490; Ext. 75. — AC. région boisée du Psiloriti. (Raul.) Ammophila holosericea Fabr. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 490; Ext. 75. — Lieux sableux, environs de Rhethymnon. (Raul.) Scolia quadripunctata Fabr. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 490; Ext. 75.— En- virons de Meghalo-Kastron. (Raul.) Cette Scolia habite aussi la Morée. Mutilla maculata Oliv. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 490 ; Ext. 75. — Environs de Meghalo-Kastron. (Raul.) N'avait été signalée que comme se trouvant en Egypte. — maura L. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 490; Ext. 76. — C. lieux sableux, particulièrement aux environs de Rhethymnon. (Raul.) Elle habite aussi les enviions de Messène. Myrmica rubra L. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 491; Ext. 76. — Environs de Rhethymnon. (Raul.) Se trouve aussi dans quelques parties de la Laconie. Formica pubescens L. — Lucas , Mag. Zool. 1854, 491 ; Ext. 76. — Environs de Meghalo-Kastron. (Raul.) Elle est aussi très-abondamment répandue en Algérie. Lépidoptères. Diurnes. Papilio podalirius L. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 562; Ext. 76. — Août-sep- tembre AC. Environs de Meghalo-Kastron , versants des Aspro-Vouna , du Psiloriti, des montagnes de Lassiti et de Sitia. (Raul.) — Machaon L. —Lucas, Mag. Zool. 1854, 562; Ext. 77. — Juin-sep- tembre C. Bas plateaux de Kisamos, Mylopotamos, Meghalo-Kastron, Sitia; versants des Aspro-Vouna, du Psiloriti et des montagnes de Lassiti et de Sitia. (Raul.) PierisRapœ (Papilio) L. — Lucas, Mag. Zool. 1854 , 563; Ext. 77. — CC. par- tout. (Raul.) Tome XXIV. 55 ( 686 ) Pieris Brassicœ (Papilio) L. — Lucas, Mag. Zool. 4 854, 563; Ext. 77. —Juin- septembre CC. Bas plateaux de Kisamos et Sitia, environs de Rhethymnon et de Meghalo-Kaslron. (Raul.) Paeris daplidice {Papilio) L. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 563; Ext. 78. — Juin- septembre AG. Bas plateaux de Kisamos et Sitia, environs de Rhethymnon et de Meghalo-Kastron. (Raul.) Rhodocera Rhamni {Papilio) L. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 564; Ext. 78. — Juin-septembre. Éparkhie de Mylopotamos, environs de Meghalo-Kastron, versant des Aspro-Vouna , du Psiloriti et des Montagnes de Sitia. (Raul. Vanessa Cardui {Papilio) L. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 564; Ext. 78. — Juin septembre CG. Affectionne les carduacées et les malvacées; aussi bien dans les régions basses que sur les hauts plateaux. (Raul.) — Atalanta {Papilio) L.— Lucas. Mag. Zool. 1854, 565; Ext. 79.— Août. Versants du Psiloriti. (Raul.) Habite aussi les environs d'Alger, les gorges de la Chiffa et les plateaux de Medeah et de Boghar. Satyrus J anira {Papilio) L. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 265; Ext. 79.— Juin-septembre. Lieux boisés; versants des Aspro-Vouna, du Psiloriti, des montagnes de Lassiti et de Sitia. (Raul.) — Megera {Papilio) L. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 565; Ext. 79, — Juin- septembre. Lieux élevés : Aspro-Vouna, Psiloriti, montagnes de Lassiti et de Sitia. (Raul.) — Semele {Papilio) L. Lucas , Mag. Zool. 1854, 566; Ext. 80. — Juin-Août AC. Éparkhie de Selino, environs de Meghalo-Kaslron. (Raul.) — pamphilus {Papilio) L.— Lucas, Mag Zool. 1854, 566; Ext. 80. — Août- septembre AG. Bas plateaux de Meghalo-Kastron et de Sitia, plaine de Messara. (Raul.) Polyommatus Phlaeas (Papilio) L. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 566; Ext. 80. — Juin-Août. Environs de Khania, Mylopotamos, Meghalo-Kastron. (Raul.) Lycaena Alexis {Papilio) Scop. — Lucas, Mag. Zool. L. 1854, 566; Ext. 81. — Août. Environs de Meghalo-Kastron, plaine de Messara. (Raul.) Crépusculaires. Macroglossa stellatarum {Sphinx) L. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 567; Ext. 81. — Septembre AC. Environs de Rhethymnon et de Meghalo-Kastron (Raul.) Deilephila Euphorbiœ {Sphinx) L. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 567; Ext. 81. — Septembre. Environs de Meghalo-Kastron. (Raul.) — Nerii {Sphinx) L. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 567; Ext. 81.— Septem- bre. Environs de Meghalo-Kastron. (Raul.) — Alecto {Sphinx) L. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 567; Ext. 82. D. Crelica Duponch. Lepid. Fr., Suppl. 3, 15, pi. 1, fig. 5. — Quelques individus; environs de Rhethymnon. (Raul.) Dejopeia pulchra {Lilhosia) Esp. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 568; Ext. 82. — Juin-septembre CC. partout. (Raul.) ( 687 ) Nocturnes. Sericaria Mori (Bombyx) L. — Élevé partout pour la production de la soie, dont la récolte se fait en juin. Meral-api, Sxov^txc tov p-erecÇtov. (Raul. Gallimorpha hera (Phalœna) L. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 568; Ext. 82. — Août. Région boisée du Psiloriti. (Raul.) Mania maura (Noclua) L. — Lucas, Mag Zool. 1854, 568; Ext. 82. — Août. Région boisée du Psiloriti. (Raul.) Phlogophora meticulosa (Noclua) Hubn. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 568; Ext. 82. — Septembre. Environs de Meghalo-Kastron. (Raul.) Plusia chalcytes (Noclua) Borkh. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 568; Ext. 83.— Juin. Lieux boisés; Eparkhie de Selino. (Raul.) Acontia solaris (Noclua) Hubn. — Lucas, Mag. Zool. 1854 , 569 ; Ext. 83. — Août. Plaine de Messara. (Raul.) Hadena distans (Noclua) Hubn. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 569; Ext. 83. — Août. Lieux boisés; Psiloriti. (Raul.) Xylina nubeculosa (Bombyx) Esp.— Lucas, Mag. Zool. 1854, 569; Ext. 83. — Environs de Rhethymnon. (Raul.) Diptères. Dasypogon elongatus Meig. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 569; Ext. 84. — Août. Plaine de Messara. (Raul.) Asylus brunnipes (Dasypogon) Fabr. — Lucas, Mag. Zool. 1854,569; Ext. 84. — Septembre. Environs de Meghalo-Kastron. (Raul.) Mintho compressa (Musca) Fabr. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 570; Ext. 84. — Septembre. Dans les maisons à Meghalo-Kastron. (Raul.) Sarcophaga haemorrhoidalis (Musca) Fall. — Lucas , Mag. Zool. 1854, 570; Ext. 84. — Septembre C, environs de Rhethymnon et de Meghalo-Kastron. (Raul.) Lucilia Caesar (Musca) L.— Lucas, Mag. Zool. 1854, 570; Ext. 85. — C. Par- tout. Juin-septembre. (Raul.) Hippobosca equina L. — Lucas, Mag. Zool. 1854, 570 ; Ext. 85. — CC. dans les lieux où les chevaux se tiennent réunis, surtout pendant les saisons chaudes. (Raul.) Les mouches sont nommées Miyui et les cousins Ko-uvovm. Aptères. Pulex irritans L. — Très-commun dans les maisons vacantes et les huttes des bergers. (Raul.) Ayant seulement égard aux 204 espèces que j'ai rapportées, M. Lucas a dit : c Envisagés dans leur ensemble, les animaux articulés que nourrit l'île de Crète rappellent beaucoup ceux que l'on trouve dans les environs de Constantinople, dans cette partie de l'Asie qui regarde l'Europe, el ( G88 ) généralement ceux que l'on rencontre dans le reste des îles de l'Archipel et en Morée ; quant aux autres espèces, ce sont les mêmes que celles nourries par l'Italie et la France méridionale. C'est donc , comme il est facile de le voir et comme au reste on devait s'y attendre, une Faune tout- à-fait mixte; mais, parmi ces espèces, il en est quelques-unes qui sont fort remarquables. Tels sont, par exemple, parmi les Crustacés , outre une nouvelle espèce de Porcellio , le genre Heterograpsus , que je croyais propre aux côtes est du nord de l'Afrique , et parmi les Arachnides celui des Cyrlocepkalus, qui n'avait encore été signalé que comme habi- . tant les possessions françaises dans l'est et l'ouest de l'Algérie. Par la rencontre qui a été faite d'une nouvelle espèce de ce genre remarquable, on peut dire aussi que la Faune entomologique de l'île de Crète rappelle un peu celle des côtes du nord de l'Afrique. Je signalerai aussi une nou- velle Tegenaria habitant les maisons, qui est très-voisine d'une espèce que j'ai appelée africana, mais qui en est bien distincte cependant par les yeux intermédiaires de la première ligne, qui sont arrondis au lieu d'être ovalaires. Les environs de Meghalo-Kaslron , ainsi que ceux de Rhelhymnon, sont fréquentés par trois Aranéides nouvelles : la Lycosa ■melanognatha et les SaUicas flavipalpis et slriatus. » Parmi les trois espèces seulement de Myriapodes qui ont été rencon- trées, il y en a deux qui sont nouvelles : l'une appartient au genre lulus (I. obesus) et l'autre à celui des Scolopendra (S. Crelica.) Quant à la troisième espèce, c'est une Cermatia (C. coleoptrala) , qui est abon- damment répandue dans l'ancien monde, et que j'ai trouvée assez communément dans l'est et l'ouest des possessions françaises en Algérie. » L'ordre des Coléoptères est celui qui a fourni le plus grand nombre d'espèces, et, parmi celles que je considère comme nouvelles pour la science, je signalerai le Telephorus fuscipes, le Dasyles rufilarsis , YAnthrœnus molitor , qui affectionnent les Ombellifères , la Pimelia Minos , qui se plaît, ainsi que le Zophosis polita et le Phylax punclu- latus , dans les lieux arénacés des environs de Meghalo-Kastron , de Rhethymnon , de Khania et de la plaine de Messara , les Hedyphanes cribripennis et helopioides , Y Anaspis rufilarsis, le Slrophosomus obso- leiè-hispidus et \esEusomus anguslus et anguslicollis. Quant aux espè- ces connues de ce même ordre , il y en a quelques-unes aussi qui sont fort curieuses sous le rapport de la géographie entomologique ; parmi les plus remarquables, je citerai la Cicindela concolor, découverte ( 680 ) d'abord par Olivier dans l'île de Crète , puis retrouvée ensuite dans l'île de Rhodes et en Syrie; le Ludius Theseus, que l'on ne connaissait que comme habitant la Dalmatie, et le Pseudocolaspis setosa, qui n'avait encore été signalé que comme se trouvant en Algérie. » Sur treize espèces d'Orthoptères qui ont été rencontrées , il y en a deux qui sont nouvelles et qui se plaisent dans les parties basses, ombra- gées et couvertes d'herbes, des environs de Meghalo-Kastron et de Se- lino ; ce sont YEphippigera Idomenœi et VAcinippe Raulinii, grande et belle espèce qui rappelle un peu, par sa forme, VAcinippe hesperica de l'Espagne méridionale et du nord de l'Afrique. » Parmi les quelques Hémiptères qui ont été recueillis , il y en a deux qui m'ont paru nouveaux : au premier , qui est un Hétéroptère , et qui appartient au genre Lygœus , j'ai donné le nom de Crelicus ; quant à l'autre, je l'ai appelé Issus pallipes : ces deux espèces ont été rencon- trées dans les régions basses du mont Ida et du Mylopotamos. » Aucune espèce nouvelle n'a été découverte dans les autres ordres tels que ceux des Névroptères , des Hyménoptères , des Lépidoptères et des Diptères, et tous les insectes qui les représentent rappellent l'entomo- logie de la Morée, de la Sicile, de l'Italie , de la France méridionale , et même celle du nord de l'Afrique. » Par rapport à la distribution au-dessus du niveau de la mer en Crète , 30 espèces, parmi les 204 que j'ai recueillies , ont été trouvées à des altitudes excédant 500 à 600 ,n , surtout dans les bois de la région mon- tueuse. Celles au nombre de 14 qui ont été trouvées plus bas, ont leur nom précédé d'une astérisque. * Cyrtocephalus lapida- rias. ' Epeira fasciala. Julodis Olivierii. Teleplwrus fuscipes. Eusomus angusius. Hylolrupes bajulus. * Chrysomela Creiica. Helops cœruleus. * OEdipoda lœla. Lygœus Crelicus. Phylocoris Beluleli. Penlaloma Eryngii. * Cicada Orni. œsluans. ' Issus pallipes. ' Palpares libelluloides . Eucera Irivillala. ' Vespa Orienlalis. — Germanica. Polysles Gallica. * Papilio podalirius. * Papilio Machaon. * Rhodocera Rhamni. * Vanessa Cardai. — Atalanla. Salyrus Janira. — Megera. Callimorpha fiera. Mania maura. Hadena dislans. ( 690 ) 4 8 EMBRANCHEMENT : VERTÉBRÉS. Poissons. Belon, au Chap. III des Observations , nomme « plusieurs poissons qui sont communément peschez es riuages de Crète : le Pesescomé (de Marseille) ou Luczomarino (brochet de mer) . le Merlus ou Gaidero psaro , le Barbeau ou Muslachato. » Il consacre le Chap. VIII, avec une figure, au Scare des anciens ou de Crète, très-communément péché alors sur les côtes de Mylopotamo, Ce même animal, aussi figuré par Dapper, Descr. de l'Archipel, p. 463, a été décrit par Aldovrande Pisc, p. 8 , sous le nom de Scarus Crelicus, qui a été à-peu-près conservé (S. Cretensis) dans le Règne animal de Cuvier, t. II, p. 265, dans Y Histoire des Poissons de Cuv. et Val., t. XIII, 432 , dans la Zoologie de V Expédition de Morée, t. II, p. 265, où il a été bien figuré, pi. XVI, fig. 2. Linné l'avait appelé Labrus Crelicus. (Non Sparus Cretensis Bloch.) On peut voir dans ce dernier ouvrage l'énuméralion de 35 espèces de poissons (parmi' lesquels 3 ou A d'eau douce) , observés par la Commis- sion scientifique sur les côtes du Péloponnèse et entre les Cyclades. a Pendant les recherches du Beacon (4) sur la côte de Lycie et parmi les îles de la mer Egée, plus de 70 espèces de poissons marins furent observées, examinées et dessinées , plus du double du nombre rapporté des mers de Grèce dans le grand ouvrage français sur la Morée. Les poissons sont nombreux dans la Méditerranée orientale, mais fort peu atteignent une taille considérable. Dans les baies abritées et les golfes , sont de nombreuses espèces de Sparoideœ , une tribu fort caractéristi- que de cette région, sous les formes de Sargus, Pagrus , Chrysophris , Cantharus , Sparus , Dentex, Boops et Oblada. Ils sont abondants dans l'eau , de 9 à 43 mètres de profondeur, lorsque le fond est de vase ou d'herbes. Le Scarus Crelicus est abondant sur les côtes de Lycie; il est remarquable pour la variation de couleurs qu'il présente aux différentes saisons, étant à une époque du cramoisi le plus vif, à une autre d'un gris bleuâtre pâle et quelquefois tacheté des deux couleurs. Egalement et même plus vivement colorés sont les Labres dont beaucoup de super- bes espèces sont communes parmi les roches contiguës à la côte. Le (1) Ed. Forbes elR. Godwin-Austen, The nalural Hislory of Ihe European Seas , p. 196, 1859. ( 691 ) Jalis Mediterranea est la plus brillante de ces beautés colorées, dépas- sant tous les poissons de la Méditerranée par la splendeur de la couleur. Quelques-unes des espèces de Sphyrœna brillent du vermillon le plus pur. Elles remplacent habituellement les Labres dans les eaux profondes. a D'immenses troupes du petit Âtherina presbyter peuvent être vues dans les beaux jours, sautillant à la surface de l'eau, s'efforçant d'é- chapper à l'Orphie (Esox Belone), Le Mulet rouge (Mallus barbatus) est partout abondant. Dans les criques sableuses Y Uranoscopus est fré- quent. Des espèces de sole et autres poissons plats, de Torpille, dont le Torpédo narke est le plus fréquent, se montrent aussi dans de sembla- bles situations. Dans les recoins des rochers, outre les beaux Labres, les Blennies et les Gobies abondent, quelques-uns brillamment colorés. Sous les grandes masses de roches contiguës à la côte vivent les grandes Murœna , au corps gluant, magnifiquement nuancé de brun pourpre et de rouge-brique. Le poisson qui a été trouvé vivant le plus profondé- ment , dans la mer Egée, était un petit Gobie qui fût fréquemment pris par la drège à la profondeur de 70 à 90 mètres. » Mais les poissons qui habitent les eaux douces de la Crète sont ceux qu'il était le plus intéressant de connaître; les recherches que j'ai faites dans les petits cours d'eau ne m'ont procuré que quatre espèces , dont trois de 4> à 5 centimètres, et une seule exclusivement fluviatile. Leur détermination a été faite au Muséum de Paris par M. Guichenot. Pholis laevis L. Flem. — Cuv. Val., Hist. Poiss. XI, 268. — Mai -juin. Ruisseau de Kalyvès, à son embouchure, et près de ses sources à Stylo. (Raul.) Gobio fluviatilis L. Cuv. — Cuv. Val., Hist. Poiss. XVI, 300. — Mai. Ruisseau du fond de la baie de Soudha. (Raul.) Engraulis encrasicholus L. Cuv. — Cuv. Val., Hist. Poiss. XXI, 7. — Juin: Kladiso, près de son embouchure. (Raul.) Anguilla acutirostris Yarell. — Juin. Kladiso, près de son embouchure; de 33 à 40 centimètres de longueur. (Raul.) Batraciens et Reptiles « Quant aux serpens , dit Belon, nous en avons obserué en Crète seulement trois différences, dont les paysans en nomment l'vne Ophis , et l'autre Ochendra, l'autre Tephloti. » Ces noms n'ont encore été ap- pliqués à aucune espèce en particulier. Parmi les voyageurs modernes , Olivier a décrit ou figuré seulement deux espèces, le Scinque ocellé et le Stellion. Sieber n'a parlé que va- guement (Reise II , 99) de serpents et de tortues. ( 692 ) J'ai recueilli neuf espèces , qui portent ainsi à onze le nombre de cel- les qui sont connues jusqu'à présent en Crète. Elles ont été déterminées par M. Duméril fils. Batraciens, Rana viridis L. — Juin. Lieux humides; Khalepa. Barpay-o. (Raul.) Bufo viridis Lacep. — Juin. Sous les pierres, mares; Kladiso, Omalos, à 1,050"». Z«p.g«. (Raul.) Serpents. Ablabes quadrilineatus Pall. — Dum. Bibr., Rept. VII, 319. — Octobre. Buis- sons, pierres; Khania , Nerokourou. (Raul.) Zamenis viridiflavus Wagl. — Mai-septembre. Buissons, pierres; Haghia-Rou- meli, Khania, Dhia. (Raul.) Tarbopbis fallax Fleischm. — Mai. Pierres; Khania. (Raul.) Les serpents sont appelés Ofâv en Crète. Lacertiens. Gongylus ocellatus Wagl. — Scinque oculé Oliv., Voy. Oth. I, 417, pi. 16 , f. 1. — Sur le sable. (Oliv.) Hemidactylus verruculatns Cuv. — Dans les maisons; Khalepa. (Raul.) Stellio vulgaris Daud. — SleUion Tourn., Voy. Lev. I, 313. — Lacerla Slel- lio L.; Oliv., Voy. Oth. I, 418. — Lieux exposés au soleil. Koy.opSàoç. (Tourn., Oliv.) Lacerta viridis Daud. — Murs , vignes; Khalepa, rouorsp-rÇa. (Raul.) — muralis Latr. — Murs, vignes; Khalepa (Raul.) Les trois bandes colorées sont plus ou moins marquées. Tortues. Emys caspica Schweig. — Toute l'année CC. Ruisseaux, mares; Kladiso, Soudha. kyjlovu. (Raul.) Oiseaux. Belon , dans les Chap. IX à XI des Observations , donne une assez longue énumération des oiseaux qu'il avait rencontrés en Grèce : il cite comme trouvés spécialement en Crète les 16 suivants avec leurs noms vulgaires : Guespier. — Melissophago. l Vultamaria. Plongeon de mer. Coq de bois ou Faisan bruyant. / Calicaieza. Choucas. — Scurapola. Pivoine. — Asprocolos. Merle bleu. — Petrokossipho. Cul blanc. — OEnanlhi. Perdrix rouge. — Columo. Rasle. Curuca. — Potamida. Vautour et Aigle. Rossignol. — Aidoni. Faucon. — Falconi. Effraie ou Caprimulgus. Milan. — Licadurus. ( 693 ) Il donne aussi une figure du Guespier, que Dapper a également repré- senté sur une planche séparée de la Descr. de l'Archipel, p. 460. Tournefort, dans son Votjage au Levant, I, 88, parle seulement de Tourterelles, Bécasses et Bec-figues. Sonnini et Olivier, dans les relations de leurs voyages , énumèrent chacun une quinzaine d'espèces recher- chées comme gibier par les chasseurs. Sieber ne parle que de huit oiseaux , dont deux sous leur nom scien- tifique, dans son Reise, II, 99. Quant à moi , je n'ai rapporté de dépouil- les que de deux oiseaux de proie. La liste des oiseaux de la Crète aurait ainsi été tout-à-fait insignifiante, sans la publication faite par le capitaine Spratt(l) du Catalogue des Oiseaux reconnus pendant un séjour d'environ deux mois, du 27 avril au 48 juin (1852), par le colonel H. M. Drummond-Hay. Les espèces, au nom- bre de 105, y sont désignées par leurs noms anglais et scientifiques; mais dans la reproduction que j'en donne, sous la forme ordinaire, les premiers sont remplacés par les noms français mis au second rang; les espèces citées par les voyageurs précédents sont intercalées. Oiseaux de proie. Gyps fulvus Sav. — Vautour fauve. Sieb., Reise, II, 98; Spratt, Trav. Crète, II, 397. — Mai-juin C. partout. (Sieb., Raul., Drum.) Neophron perenopterus Sav. — Vautour égyptien. Sieb., Reise, II, 98; Spratt, Trav. Crète, II, 397. — Mai-juin C. sur les montagnes. (Sieb., Drum.) Gypaëtus barbatus Cuv. — Vautour doré. Spralt, Trav. Crète, II, 397, — Mai. Deux ou trois ont été vus sur les plus hauts chaînons des montagnes de Sphakia. (Drum.) Pandion haliaëtus Sav.— Balbuzard offraye. Spratt, Trav. Crète, II, 397. — Un seul, vu sur les marais salans de la baie de Soudha le 29 avril. (Drum.) Falco Eleonorœ Gêné, — Faucon d'Éléonore. Spratt , Trav. Crète, II , 397. — Mai R. Rencontré pour la première fois dans l'île, en assez grand nombre dans les marais salans et la plaine de Soudha, jusque dans le voisinage de Khania. (Drum.) — tinnunculus L. — Cresserelle. Spratt, Trav. Crète, II, 398. — Mai-juin . Couve dans l'île. (Raul., Drum.) — cenchris Fisch. — Cresserellette. Spratt, Trav. Crète, II, 398. — Mai- juin AC. Couve dans l'île. (Drum.) — rufipes Reseke. — Faucon à pieds rouges. Spratt, Trav. Crète, II, 398. — En grandes bandes aussi tard que le 30 mai; il est peu probable qu'il reste pour couver. (Drum.) (1) Travels and Researches in Crète, t. II, 597-407. Tome XXIY. 56 ( 694 ) Milvus regalis Briss. — Milan royal. Spratt, Trav. Crète, II, 398. — Mai- juin. Quelques-uns sur les montagnes de Sphakia (Drum.) Buteo vulgaris Cuv. — Buse commune. Spratt, Trav. Crète, II, 398. — Mai- juin C. Reste probablement toute l'année. (Drum.) Circus rufus Bechst. — Busard des marais. Spratt, Trav. Crète, II, 398. — Avril-mai CC. Dans les marais. (Drum.) Athene noctua (Slrix passerina) Gmel. — Chevêche commune. Spratt, Trav. Crète, II, 398. — Mai-juin CC. Couve dans l'île (Drum.) Passereaux dentirostres. Lanius rutilus Lath. — Pie-Grièche rousse. Spratt, Trav. Crète, II, 398. — Mai-juin CC. Couve. (Drum.) 11 est singulier qu'il soit le seul de sa tribu reconnu dans l'île, et que le L. minor, si commun dans les autres parties de la Grèce, n'ait pas été vu. Muscicapa grisola Gmel.— Gobe-mouche gris, Bec-figue. Oliv., Voy. Oth. I, 414; Spratt, Trav. Crète, II, 398. — Mai-juin, fin de l'été CC. Couve dans l'île (Oliv., Drum.) — albicollis Brehm. — Gobe-mouche à collier. Spratt, Trav Crète, 11 , 398. — Un seul le 28 avril (Drum.) Turdus merula L. — Merle commun. — Sonn., Voy. Grèce 1, 366; Oliv., Voy. Oth. I, 411; Spratt, Trav. Crète, II, 398. — Mai-juin, toute l'année CC. Sur les montagnes où il couve. (Sonn., Oliv., Drum.) — musicus L. — Grive. Sonn., Voy. Grèce I, 442; Oliv , Voy. Oth. I, 414. — Fin de l'été. (Sonn., Oliv.) Petrocincla cyaneaBoié.— Merle bleu,ïïiTpor.oY.?.i'fO. Sonn., Voy, Crète I, 412*, Spratt, Trav. Crète, II, 399. Turdus cyanus Sibth., Walp, Mem. 264. — Mai-juin C. Couve sur les montagnes. (Sibth., Sonn., Drum.) Oriolus galbula L. — Loriot, d'Europe, Oliv., Voy. Oth. I, 4.14; Spratt, Trav. Crète H, 399. — Mai. Deux seulement, le passage du printemps étant presque passé; fin de l'été surtout. (Oliv., Drum.) Accentor Alpinus Bechst. — Fauvette des Alpes , Sonn., Voy. Grèce I, 412 Spratt, Trav. Crète II , 399. — Mai-juin AC. Sur les pics neigeux des montagnes de Sphakia, où il couve. (Sonn., Drum.) Saxicola Œnanthe Bechst. — Traquel molleux. Spratt, Trav. Cret. II, 399. — Mai-juin CC. Sur les montagnes, où il couve. (Drum.) Ils étaient beaucoup moins colorés que ceux d'Angleterre, sans aucune autre différence. — aurita Temm. — Traquel oreillard. Spratt, Trav. Crète II, 399. — Mai- juin AC. Trouvé plus bas, au-dessous des montagnes où il couve. (Drum.) — staperzina Temm. — Traquel slaperzin. Spratt, Trav. Crète II , 399. — Mai- juin R. Mêmes lieux que le S. aurita. (Drum.) — rubetra Bechst. —Traquel larier. Spratt, Trav. Crète II, 399. — Quel- ques-uns à la fin d'avril, après lequel ils disparaissent. (Drum.) ( 695 ) SaxicolarubicolaBechst. — Traquet pâtre. Spratt, Trav, Crète II, 399. — Mai- juin CC. Couve dans les parties basses. (Sibth., Drum.) Salicaria turdoidesEnl. — Rousserolle. Spratt, Trav. Crète II, 399. — Un seul le 1 er mai. (Drum.) — phragmites Enl. — Fauvette de roseaux. Spratt, Trav. Crète II, 399. — Mai-juin C. Sur les bords des ruisseaux (Drum.) — elaica Lindermayer. — Petite Fauvette de t'olivier. Spratt, Trav. Crète II, 399. — Mai-juin CC. Seulement dans les Olivela. (Dum.) Primitivement confondu avec une autre espèce; commun aussi à Corfou. Luscinia Philomela Ch. Bon. — Rossignol ordinaire. Sonn., Voy. Grèce I, 412; Sieb., Reise\\,<è9; Spratt, Trav. Crète II, 400. — Mai-juin CC. Sur le bord des ruisseaux. (Sonn., Sieb., Drum.) Curruca atricapilla Scop. — Fauvette à tête noire. Spratt, Trav. Crète II, 400. — Quelques-uns le 29 avril; ne demeure pas. (Drum.) — cinerea Boié. — Fauvette griselte. Spratt, Trav. Crète II, 400. — Aperçu quelques-uns à la fin d'avril; ne demeure pas. (Drum.) Sylvia melanocephala Leth. — Fauvette mélanocéphale. Spratt, Trav. Crète II, 40O. — Mai-juin CC. Elle couve et est probablement sédentaire, car on la rencontre dans les îles Ioniennes et autres parties de la Grèce pendant les mois d'hiver. (Drum.) — trochilus Lath. — Pouiltot fUis. Spratt, Trav. Crète II, 400. — Aperçu quelques-uns à la fin d'avril; ne demeure pas. (Drum.) Motacilla alba Gmel. — Bergeronnette grise. Spratt, Trav. Crète II, 400. — Aperçu une ou deux à la fin d'avril. (Drum.) — cinereocapilla- — Bergeronnette à tête grise. Spratt, Trav. Crète II, 400. — Aperçu quelques-unes à la fin d'avril. (Drum.) — melanocephala. — Bergeronnette à tète noire. Spratt, Trav. Crète II, 400. Aperçu quelques-unes à la fin d'avil. (Drum.) Anthus campestris Bechst — Pipil rousseline. Spratt, Trav. Crète II, 400. — Mai-juin C. Endroits secs et rocheux où il couve (Drum,) — arboreus Bechst. — Pipil des buissons. Spratt ,Trav. Crète II, 401 .— Aperçu quelques-uns dans la dernière partie d'avril. (Drum.) Troglodytes Europseus Cuv.— Roitelet. Spratt, Trav. Crète II, 403.— Mai-juin. Aperçu seulement sur les montagnes où ils sont généralement dispersés. (Drum.) Passereaux coniroslres. Parus major L. — Mésange charbonnière. Sonn., Voy. Grèce I, 336; Spratt. Trav. Crète II, 400. — Mai-juin C. Probablement sédentaire. (Son., Drum.) — caeruleus L.— Mésange bleue. Spratt, Trav. Crète II, 400. — Mai-juin, AC. Demeurant probablement toute l'année (Drum.) Alanda cristata L. —Alouette huppée. Sonn., Voy. Grèce I, 336; Oliv., Voy. Oth. I, 414; Spratt , Trav. Crète 11, 401. — Mai-juin CC. Dans les diverses ( 690 ) parties de l'île ; elle y demeure probablement toute l'année. (Sonn., Oliv., Drum.) Alauda arborea L. — Alouelle lulu. Spratt, Trav. Crète II, 401. — Mai -juin CC. Dans les montagnes où elle couve. (Drum.) Emberiza melanocephala Scop. — Bruant à tête noire. Spratt, Trav. Crète II, 401. — Juin. Aperçu quelques-uns à partir du 22 mai. D'après des observations faites depuis, ils semblent confinés dans certains districts où ils couvent. (Drum.) — miliaria L. — Proyer. Spratt, Trav. Crète II, 401. — Mai -juin CC. Demeure probablement pendant toute l'année. (Drum.) — hortulana L. — Ortolan proprement dit. Oliv. I, Voy. Oth. I, 414; Spratt, Trav. Crète II, 401. — Mai-juin, été C. Sur les montagnes où il couve. (Oliv., Drum.) Il est singulier que \'E. cœsia, commun dans les autres îles pendant la couvaison, n'ait pas été indiqué ici. — Cirlus L. — Bruant des haies. Spratt, Trav. Crète II, 401. — Mai-juin AR. (Drum.) Pyrgita Italica. — Moineau a" Italie. Spratt, Trav. Crète II, 401. — Mai-juin C. Sédentaire. (Drum.) Chlorospiza chloris Ch. Bon. — Verdier. Spratt, Trav. Crète II, 401 . — Mai- juin AC. (Drum.) Linaria cannabinaL. [Linola). — Grande Linotte. Sonn., Voy. Grèce I, 412; Spratt, Trav. Crète II, 401. — Mai-juin. (Sonn., Drum.) — rufescens Enl. {Litiota).— Linotte cabaret. Spratt, Trav. Crète 11, 401. Mai-juin. (Drum.) Ces deux espèces sont communes dans les hautes régions où elles paraissent nicher. Carduelis elegans Briss. — Chardonneret. Sonn., Voy. Grèce I, 366; Spratt, Trav. Crète 11, 402. — Mai-juin C. (Sonn., Drum.) Fringilla coelebs L. (I). — Pinson vulgaire. Sonn., Voy. Grèce I, 366; Spratt, Trav. Crète II, 402. — Mai-juin CC. Couve et demeure probablement toute l'année. (Sonn., Drum.) Pyrrhula vulgaris Temm. — Bouvreuil. Sonn., Voy. Grèce I, 336. 1 ) II est à remarquer que le Pinson ne se trouve pas à Corfou pendant les mois d'été ; il y est de passage régulier, arrivant en grand nombre dans la première se- maine d'octobre et partant à la fin de février ou au commencement de mars. Linder- mayer dit qu'on en rencontre pendant les mois^ d'été quelques-uns seulement dans les parties les plus septentrionales de la Grèce , dans les montagnes où ils se repro- duisent. Il est alors surprenant que ces oiseaux soient trouvés dans cette saison élevant leurs petits dans l'île de Crète. N'ayant pas d'échantillons pour comparer, ce sera aux autres ornithologistes , qui visiteront l'île , à décider si cet oiseau méridional ne serai pas l'espèce africaine voisine Fringilla spodiogenia (Drum.) ( 697 ) Fregilus graculus Cuv. — Choucas des Alpes, Crave d'Europe. Spratl., Trav. Crète I, 12; II, 402. — Mai-juin CC. Sur les sommets du Psilorili (Mont Ida), où ils couvent. (Drum.) Corvus Corax L. — Corbeau. Spratt, Trav. Crète II , 402. — Mai-juin C. Sé- dentaire. (Drum.) — CornixL. -— Corneille mantelée. Spratt, Trav. Crète II, 402. — Mai- juin CC. Demeure probablement toute l'année. (Drum.) — Monedula Briss. — Choucas proprement dit, Spratt, Trav. Crète II, 402. — Mai-juin CC. Sur les bas contre-forts des montagnes, où ils couvent. (Drum.) Garrulus glandarius Cuv. — Geai. Spratt, Trav. Crète II, 402, — Mai-juin. Aperçu quelques-uns sur les montagnes de Sphakia, où ils couvent. (Drum.) Le G. melanocephalus, donné comme fréquent dans les parties sud et est de la Grèce, n'a pas été indiqué ni jamais trouvé dans l'île. Passereaux tenuirostres. Upupa epops L.—Huppe-Puput. Spratt, Trav. Crète II, 403.— Aperçu quel- ques-uns à la fin d'avril et au commencement de mai. (Drum.) Coracias garrula L. — Rollier vulgaire. Oliv., Voy. Oth. 1, 414; Spratt, Trav. Crète II, 403. Aperçu un seul le 15 mai; fin de l'été. (Oliv., Drum.) Merops apiaster L. — Guêpier commun; Merops ou Guespier Belon , Obs. IX, flg. Dapper, Archip. 460, planche; Spratt, Trav. Crète II, 403. — Mai- juin CC. Couve très-probablement dans l'île, car on en rencontre encore le 17 juin. (Belon, Drum.) Passereaux flssirostres. Hirundo rustica L. — Hirondelle de cheminée. Spratt, Trav. Crète, II, 403. — Mai-juin C. Demeure pendant les mois d'été. (Drum.) — urbica L. — Hirondelle de fenêtre. Spratt, Trav. Crète II, 403, — Mai- juin AC. Couve sur les montagnes. (Drum.) — riparia L. — Hirondelle de rivage. Spratt, Trav. Crète II, 403. — Aperçu plusieurs pendant la première partie de mai; aucune plus tard. (Drum.) — rupestris L. — Hirondelle des rochers. Spratt, Trav. Crète II, 403. — .Mai-juin. Rencontrée seulement sur les montagnes, où elles couvent en nombre considérable sur les faces perpendiculaires des rochers. Proba- blement sédentaire, descendant dans les régions basses en hiver. (Drum.) Trouvées fort nombreuses à cette saison , rasant les marais dans les îles Ioniennes et d'autres parties de la Grèce. Cypselus apus Illig. — Martinet noir. Spratt, Trav. Crète II, 403. — Mai-juin C. Couve dans l'île. (Drum.) — Alpinus Illig. — Martinet à ventre blanc. Spratt, Trav. Crète II, 403. — Mai-juin C. Couve dans l'île. (Drum.) ( 698 ) Caprimulgus Europœus L. — Engoulevent d'Europe. Spratt. — Trav. Creie 11, 404. — Aperçu quelques-uns vers le commencement de mai. (Drum.) Gallinacés. Golumba Palumbus L. — Pigeon ramier. Oliv., Voy. Oth. 1, 41 4; Spratt, Trav Crète II, 404. — Mai-juin, fin de l'été G. Trouvé couvant sur le mont Ida- (Oliv. Drum.) — Livia L. — Pigeon bizel. Spratt, Trav. Crète II, 404. — Mai-juin CC. Couve dans les excavations des côtes et sur les plus hautes montagnes. (Drum.) — Turtur L. — Tourterelle proprement dite, Sonn., Voy. Grèce I, 366; Oliv, Voy. Oth. I, 414; Spratt, Trav. Crète II, 404. — Très-nombreuses pendant le passage, en avril et mai; quelques-unes seulement restent pour couver. Fin de l'été. (Sonn., Oliv., Drum.) Perdix Grœca Briss. — Perdrix Bartavelle. Oliv., Voy. Oth. I, 414; Spratt, Trav. Crète II . 404. — Printemps, été CC. Dans les hautes régions. Une couvée récemment éclose fut rencontrée dès le 29 mai. (Oliv., Drum.) Le P. pelrosa, si commun sur la côte de Barbarie, ne parait pas avoir jamais été rencontré dans l'île. — rubra Briss. — Perdrix rouge. Sonn., Voy. Grèce, I, 442; Oliv., Voy. Oth. I, 414; Telrao rufus L. Sieb., Reise, II, 99; Printemps etétéC. (Sonn., Oliv., Sieb.) Francolinus vulgaris Styeph. — Francolin Oliv., Voy. Oth. 1/, 414. Telrao Francolinus L. Sieb., Reise, II, 99. — Printemps et été. (Oliv., Sieb.) Coturnix dactylisonans Temm. — Caille. Sonn.. Voy. Grèce I, 395; Oliv., Voy. Oth. I, 414; fin de l'été. (Sonn., Oliv.) Tetrao urogallus L. — Coq de bruyère. Sieb., Reise, II, 99. Gallus domesticus Briss. — Coq, ïlzreivoç ; poule, OpviQx ; poulet, OpviQoTwAri. (Raul.) Meleagris Gullo-pavo L. — Dindon Oliv., Voy. Oth. I, 414. Échassiers. Glareola torquata Briss. — Glareole à collier (Perdrix de mer). Spratt, Trav. Crète II, 404. — Deux seulement furent aperçues, dont l'une aussi tard que le 12 juin. (Drum.) Œdicnemus crepitans Temm.— OEdicnème criard (Courlis de terre). Spratt , Trav. Crète II, 404. — Mai-juin C. Couve dans l'île, mais peu loin dans l'intérieur. (Drum.) Gharadrius pluvialis L. — Pluvier doré. Sonn., Voy. Grèce 1 , 442, — Hiver CC (Sonn.) — minor Mey. — Petit pluvier à collier. ~Spr ait, Trav. Crète II, 404. — Aperçu en grand nombre dès l'arrivée. Aucun après le 45 mai. (Drum.) Ardea cinerea Lath. — Héron commun. Spratt, Trav. Crète II, 404.— Mai- juin C. Ils demeurent probablement, car ils ont été rencontrés à une époque tardive. (Drum.) ( 699 ) Ardea purpurea L. — Héron pourpré. Spratt, Trav. Crète II , 405. — Mai CC. — Aucun n'a été vu après le milieu de mai. (Drum.) '— Garzetta L. — Petite aigrette. Spratt, Trav. Crète II , 405. — Mai AC. Un a été aperçu aussi tard que le 10 juin en compagnie d'une Spatule. (Drum.) comata Pallas. — Crabier de Malwn. Spratt, Trav. Crète II, 405. — CC. au printemps. Aucun n'a été aperçu après le milieu de mai. (Drum.) Boturus minutus La th. — Butor roux. Spratt, Trav. Crète II, 405. — CC. comme le précédent. (Drum.) Nycticorax Gardeni Lalh. — Bihoreau à manteau noir. Spratt, Trav. Crète II, 405. — Deux ou trois seulement ont été vus au commencement de mai. (Drum.) Platalea leucorodia L. — Spatule blanche. Spratt, Trav. Crète 11, 405. — Aperçu seulement une femelle qui fut tirée le 1 juin. Comme il n'est pas probable que cet oiseau couve en Grèce, il est assez remarquable qu'il ait été trouvé dans cette saison en Crète. (Drum.) Ibis falcinellus Wagl. — Ibis vert (Courlis d'Italie). Spratt, Trav. Crète II, 405. — Deux ou trois individus ont été aperçus dans les marais pendant la dernière partie d'avril. (Drum.) Numenius arcuatus Ent. — Courlis d'Europe. Spratt, Trav. Crète II, 405. — Comme le précédent. (Drum.) Totanus Calidris Enl. — Grand Ch3valier aux pieds rouges. Spratt, Trav. Crète II, 405. — Celui-ci, mêlé avec les quatre espèces suivantes, se rencon- trait souvent dans les marais pendant la fin d'avril et le commencement de mai. Ils avaient disparu le 15. (Drum.) — ochropus Enl. — Chevalier bécasseau. Spratt, Trav. Crète II, 405. — (Drum ) — hypoleucos Enl. — Chevalier guignetle. Spratt, Trav. Crète II , 405. — (Drum.) — glottis Cuv. — Chevalier aux pieds verts. Spratt , Trav. Crète II, 405. — (Drum.) Machetes pugnax Cuv. — Combattant. Spratt, Trav. Crète II, 405.— (Drum.) Scolopax major Gmel. — Bécassine, Bécasse. Sonn., Yoy. Grèce 1,366; Oliv., Voy. Olh. I, 414; Spratt, Trav. Crète II, 406. — Assez nombreux pendant la dernière partie d'avril; six couples de ces oiseaux furent tirés en un jour. Automne et hiver. (Sonn., Oliv., Drum.) — gallinago. — Bécassine commune. Sonn., Voy. Grèce I, 315; Spratt, Trav. Crète II, 406. — Fréquent pendant la dernière partie d'avril et le commencement de mai. Aucun aperçu après le milieu du mois. (Drum.) Tringa minuta Leist. — Petite Maubèche. Spratt, Trav. Crète II, 406. — CC. Aperçu aucun après le 15 mai. Crex porzana Bechst. — • Râle marouetle. Spratt, Trav. Crète II, 406.— Mai-juin CC. Couve dans l'île (Drum.) ( 700 ) Crex pusilla Bechst. — Râle d'eau poussin. Spratt, Trav. Crète II, 406. — AC. Disparaît vers le commencement de mai. (Drum.) Gallinula chloropus Lath. — Poule (Veau ordinaire. Spratt, Trav. Crète II, 406. — Mai-juin. Aperçu un ou deux seulement. (Drum) Anas querquedula L. — Sarcelle cercelle. Spratt, Trav. Crète II, 406. — Aperçu quelques paires jusqu'au milieu de juin; couve très-probablement dans l'île. (Drum.) Fuligula nyroca Leach. — Pelil Millouin. Spratt. Trav. Crète II. 406. — Aperçu quelques paires en mai. (Drum.) Sterna hirundo L. — Sterne iHerre-Garin. Spratt, Trav. Crète II, 406. — Aperçu uu individu le 18 juin. (Drum.) — leucoptera Temm. — Sterne leucoplère. Spratt, Trav. Crète II, 406. — Mai-juin C. Couve probablement dans l'île; leurs nids n'ont cependant jamais été rencontrés. (Drum.) Larus argentatus Brenn. — Goéland à manteau bleu. Spratt, Trav. Crète II, 406. — Mai-juin CC. Couve. (Drum.) — melanocephalus Natt. — Mouette à capuchon noir. Spratt, Trav. Crète II, 406. — Aperçu un individu le 28 avril (Drum.) Fuffinus cinereus Enl. — Pu/fin cendré. Spratt, Trav. Crète II, 407. — Aperçu quelques-uns sur la côte au milieu de juin. — obcurusCuv. — Puffin obscur. Spratt, Trav. Crète II, 407. — Mai-juin AC. Doit probablement être rencontré dans toutes les saisons sur la côte. (Drum.) Phalacrocorax carbo Briss. — Cormoran. Spratt, Voy. Crète II, 407. — Mai- juin C. Demeure probablement pendant toute l'année. (Drum.) Pelecanus crispus Burch. — Pélican huppé. Spratt, Trav. Crète II, 407. — Aperçu un au commencement de mai, et probablement commun en hiver. (Drum.) Thalassidroma pelagica Vig. — Pétrel des tempêtes. Spratt, Trav. Crète II, 407, — Plusieurs ont été aperçus en dehors de l'île le 19 juin. (Drum.) Mammifères. Belon , dans les Observations , parle seulement au Chap. XIII d'une pèce de Bouc sauvage fréquent en Crète , que les Français nomment Bouc estain , et au Chap. XIV d'un mouton de Crète nommé Slrepsiche- ros. « Il y a, dit-il , une manière de Moutons en Crète, qui sont en grands trouppeaux aussi communs que les autres, et principalement au Mont Ida, que les pasteurs nomment Striphocheri. Ce mouton n'est en rien différent au commun , excepté que comme les Béliers portent les cornes tortues, cestuy là les porte toutes droictes contre mont, comme vne Licorne , qui sont cannelées en viz. Il n'excède point la iusle gran- deur d'vn Mouton, cy après est mis son vrai portraict. » ( "ûi ) Suivant Sieber (Reise, II , 96), « la brebis créloise, Ovis Strepsiceros, aussi représentée par Dapper, à cornes tordues, se voit peu en Crète. Les Béliers à quatre cornes sont peu rares, ce qu'Oppien constatait déjà. » Je ne me rappelle avoir rencontré ni l'une , ni les autres. Tournefort cite seulement le Lièvre et les Chauves-Souris du Laby- rinthe. Sieber ne cite que cinq espèces sauvages, le Lapin, la Fouine, le Putois , le Blaireau et le Hérisson, en outre du Bouquetin (Capralbex) des Aspro-Vouna , dont parle aussi Pashley, qui le croit plus fréquent dans les montagnes de Lassiti. D'après lui, a. le cerf, qui était autrefois consacré à Diane, se trouvait dans les environs de Cydonia; maintenant on ne l'y trouve plus du tout ; » mais des ossements et des cornes ont été trouvés dans des brèches osseuses aux environs du monastère de Gonia, Quant à moi j'ai vu ou rapporté 12 espèces dont moitié n'avaient pas encore été indiquées; ce qui porte à 13 le nombre des espèces actuelle- ments connues à l'état sauvage en Crète. Capra Nubiana Cuv. — Chèvre sauvage, kypiiuu. — Voir la notice spéciale ci-après. Lepus timidus L. — Lièvre. Tourn., Voy. Lev. I, 88. — CC. Dans les champs et les zones inférieures, Malaxa, etc. , pentes supérieures du Psiloriti. Acr/oj. (Tourn., Raul., Spratt. ) — cuniculus L. — Lapiîi. Sieb., Reise II, 98. — CC. Non en Crète, mais sur les petites iles voisines. — Dhia, etc. Kowdt. (Sieb., Raul.) Mus rattus L. — Rat. — Dans les maisons, Khania. (Raul.) — musculus L. — Souris. — Dans les maisons, Khania. (Raul.) Felis catus L. — Chai sauvage. — Dans les bois des zones inférieures. — Meskla , etc. Tenu, (Raul.) Mustela foina L. — Fouine. Sieb., Reise II, 98. — Zones inférieures et à Oma- los, à 1 , 0S0 m d'altitude. ZoupiSu. (Sieb., Raul.) Putorius communis L. Less. — Putois. Sieb., Reis. II, 98. — mustela L. Boit. — Belette. — Individu jaunâtre, champs de l'Almy- ros de Rhethymnon. (Raul.) Mêles vulgaris L., Desm. — Blaireau. Sieb., Reise II, 98; Walp., Mem. 267. — CC. Dans les vignes à Khalepa et aussi dans les montagnes à Meso- khorio, Aspro-Vouna. Açëo?. (Sibih.) kpubikùç. (Sieb.) Ay.xï.oç. (Raul.) Erinaceus EuropaBus L. — Hérisson. Sieb,, Reise H, 98. — C. Vignes et jardins. Khalepa, etc. kKioeyipo. (Sieb.) ky/.tâoyoipaç. (Raul.) Myotis murinus L. ( Vesperlilio) Kuhl. — Chauve-souris ordinaire (grande). Tourn., Voy. Levant I, 69. — CC. Dans le Labyrinthe, à-peu-près jus- qu'aux extrémités. Grottes de Katholiko. (Tourn , Raul.) Tome XXIY. 57 ( 702 ) Miniopterus Schreibersii {Vesperlilio) Natt. — Chauve- souris (petite). — AC. Labyrinthe. (Raul.J Les animaux domestiques, dont je n'ai rien de particulier à dire, por- tent les noms suivants : Bélier — Kpiapi. Brebis, Mouton — Upo^ccra. Agneau — Apvi. Bouc — Tpuyoç. Chèvre — Rorrorixa. Chevreau — Kurai/.txY.i. Bœuf — BoiSi. Vache — AyeluScx. Porc — Fovpowi. Cheval — klloyo. Mulet — Mov"kapï. Ane — TatSoupt. Le chien ivAoç a été bien décrit successivement par les deux voya- geurs suivants : Tournefort (Voy. I, 95). — « Tous les chiens de Candie sont des Lévriers bâtards, malfaits, fort élancez et qui paroissent tous de même race; leur poil est assez vilain , et par leur air, il semble qu'ils tiennent quelque chose du loup et du renard. Ils n'ont rien perdu de leur ancienne sagacité. Lorsque ces chiens se rencontrent entre eux, ils ne fuyent pas, mais ils s'arrêtent tout court et commencent à gronder en se montrant les dents; après quoi ils se séparent de sang froid. » Pashlet (Trav. I, 33). — « Les chiens Cretois ne sont pas aussi féroces que ceux d'Albanie où l'ancienne race Molosse semble conservée dans toute sa pureté, au grand désagrément des voyageurs européens. Les animaux crétois sont tous d'une seule race et sont particuliers à l'île. Tournefort les appelle des Lévriers bâtards. Ils sont plus petits que le Lévrier et ont un pelage plus long et plus rude : leur tête est un peu semblable à celle du renard : ils suivent leur gibier du nez et sont' des animaux fort subtils, ressemblant sous ce rap- port au Basset, plutôt qu'au Lévrier. Je ne fais nul doute que ces chiens ne soient les descendants, purs de tout mélange, de ceux qui ont été mentionnés par les anciens auteurs. » Bouquetin de Crète. L'animal sauvage le plus intéressant de l'île, est sans contredit la chè- vre sauvage ou chamois qu'Edrisi signalait au milieu du XII e siècle, comme peuplant les montagnes de la Crète ; animal que Belon a le pre- mier décrit et figuré sous le nom de Bouc eslain, et dont se sont occu- pés la plupart des voyageurs en Crète et des Zoologistes , en le rappor- tant alternativement aux quatre espèces différentes qui habitent les pays montagneux du pourtour de la Méditerrannée : les Alpes, le Caucase, la Perse et la Haute-Egypte, ainsi qu'on peut le voir par la liste chro- nologique des noms qui lui ont été imposés : ( 703 ) 1553. Bouc estain. — Belon, Obs., liv. 1, chap. XIV, flg. (aussi Dapp. Aretr 458, 1702). 1717. Chèvre sauvage. — Tournefort , Voy. Lev. I, 40. 1767. Bouquetin (Capra Ibex L.) Buffon, Hist. nat. Quadrup. XII, 139. 1801. Capra Ibex L. — Sonnini, Voy. Gr. 1 , 386. 1817. Capra Ibex on Caucasia. — Fr. Cuvier, Dict. des Se. nat. VIII, 506. 18*22. Capra Caucasica Pall. — Desmarets, Encyclopédie, Mammalogie, 482. 1823. Capra Ibex et JEgagrus.— Desmoulins, Dict Class. d'Hist. nat. III, 576. 1823. Chèvre redevenue sauvage [Capra Ilircus). — Sieber, Beise, Ins. Kreta II, 98. 1837. Capra /Egagrus Pall. , — Bothman. Pashley , Trav. Crète II, 271, flg. 1843. Capra Caucasica. — Boulin, Dict. univ. d'Hist. nat. III, 515. 1847. Capra Ibex. — Ed. Forbes , Trav. Lycia II, 62. 1852. Capra [Ibex) Nubiana Cuv . — Gray, Cat. Mam. 151, pi. XIX, fig. 4. 1865. Capra Ibex Spratt, Trav. and Bes. Crète 1,12. Les quatre premières dénominations se rapportent à la période pen- dant laquelle on a cru qu'il n'y avait qu'une espèce de Bouquetin. Les trois dénominations suivantes représentent les essais de spécifi- cation faits par les zoologistes français, d'après la description de Belon , lorsque diverses espèces eurent été découvertes. On remarquera que les quatre dernières dénominations ont été pro- posées depuis une trentaine d'années, que les dépouilles de l'animal ont été rapportées en Angleterre, ou que des individus ont été reçus vivants par le Muséum de Paris. Je crois devoir appuyer l'opinion de chacun des auteurs par la cita- tion textuelle ou la traduction de ce qu'ils disent de plus carasléristique sur l'animal : Belon. — « Si les habilans du pays peuuent prendre les faons des Boucs estains (dont y a grande quantité) errants par les montaignes, ils les nourris- sent avec les Cheures priuees, et les rendent appriuoisez. Mais les sauuages, dont y a grande quantité, sont à ceux qui les peuuent prendre, ou tuer. Leur grandeur n'excède point la iuste corpulence d'vue cheure priuee; mais elles ont bien autant de chair comme vn grand cerf, couuertes de mesme poil fauue et court, non pas de Cheure. Les masles portent grande barbe brune, chose qui n'auientà nul autre ayant le poil de Cerf, sinon (comme pensons) à Hippellaphus. llsdeuiennent gris en vieillissant, et portent vne ligne noire dessus l'eschine. Nous en auons aussi en nos montaignes, et principalement en lieux précipiteux de difficile accez. C'est bien dequoy s'esmerueiller de voir vn si petit corps d'animal porter de si pesantes branches de cornes, des- quelles en auons tenu de quatre coudée? de long. Elles ont autant de rayes ( 704 ) par le trauors comme le Bouc ou Cheures ont d'années. C'est grand merueille de l'agilité de ceste beste, qui est de la nature du Cheureul : car tous deux se tiennent entre les aspres rochers de difficile accez: mais le Bouc estain saulte d'vn rocher sur l'autre de plus de six pas d'interualle, chose quasi in- croyable à qui ne l'aurait veue. » Belon termine sa description par le porlraict du Bouc estain; mais les cornes se rapportent à l'animal des Alpes. — Dapper, dans sa Descrip- tion de l'Archipel , page 458 , en a également donné une figure. Tournefort. — « Les Chèvres sauvages dont Solin a fait mention, et dont Belon a donné la figure, courent sur ces montagnes (Lassiti) par troupeaux; les Grecs les appellent Agrimia, nom qu'ils donnent à toutes les bêtes fauves.» Buffon. — (lise borne à transcrire, dans la description du Bouquetin, une grande partie du passage précédent de Belon. ) Sonnini. — «Les chèvres sauvages qui se trouvenldans l'île de Candie et dans plusieurs autres îles de la même mer sont les Bouquetins (Capra Ibex L.) Les Grecs modernes confondent, ainsi que l'ont fait leurs ancêtres, le Bouquetin et le Chamois sous la même dénomination de Chèvre sauvage. Les Français habitués dans le Levant ne les connaissent aussi que sous cette dénomination. 11 est à présumer, en effet , ainsi que Buffon l'a pensé lui-même, que ces deux animaux ne sont point d'une espèce différente de celle de la Chèvre domesti- que. » Fr. Cuvier. — « Il est difficile de décider si le Bouc estain de Belon appar- tient à cette espèce {Capra Ibex) ou à l'espèce suivante {Capra Caucasia), sa description étant très-incomplète. » Desmarets. — « Chèvre caucasique. — Est-ce à cette espèce qu'on doit rapporter les Boucs eslains des montagnes de l'île de Candie, mentionnés par Belon? C'est ce que la description trop incomplète qu'en donne ce voyageur ne peut permettre de décider. » Desmoulins. — (Il se borne à dire que les Capra Ibex et JEgagrus se trou- vent dans les montagnes de la Crète. ) Sieber. — « Les Bouquetins {Capra Capricornus) n'existent pas sur les Montagnes-Blanches; mais, cependant, on y trouvait autrefois les Bouquetins arabes {Capra Ibex). Depuis que les Sphakiotes ont mis de côté les flèches et se servent d'armes à feu, ceux-ci ont disparu aussi. Les chèvres qui s'échappent et qui deviennent sauvages sont considérées à tort comme des Bouquetins. » Pashley. — « J'obtins de mon guide Samariote trois paires de cornes de Chèvre sauvage. Elles étaient presque toutes de même grandeur. La longueur de chacune de celles dont les gravures sont en tête du chapitre, est sur son bord extérieur, de m 80, et sur le bord intérieur, de 0" 3 65. » La chèvre sauvage ou Agrîmi de Crète est supposée par Belon et par tous ( 705) ceux qui ont écrit plus tard sur l'Histoire naturelle , être le Bouquetin ou Ibex des Alpes, ce qui ne semble cependant pas être le cas. Comme il paraît, d'un examen des cornes, mon ami M. Rothman, membre du Trinity Collège, Cam- bridge, m'a écrit en les examinant : « Ce n'est pas le Bouquetin, avec lequel cependant il a une ressemblance considérable, mais la véritable chèvre sau- vage, le Capra /Egagrus Pallas, la souche supposée de toutes nos variétés domestiques. Les cornes présentent le bord antérieur tranchant, caractéristi- que de cette espèce. La découverte de l'/Egagrus en Crète est peut-être un l'ait de quelque intérêt zoologique, parce que c'est la première localité euro- péenne bien authentique de cet animal. Ils sont communément trouvés deux, trois ou quatre ensemble; quelques fois on aperçoit une troupe de 8 et même 9. Une société de 4 Therisiotes tua, vers 1819, deux chèvres sauvages, dont rùr.e pesait 28 nkes et l'autre 35. Ils sont toujours plus grands que la chèvre commune. Ils sont d'une couleur rougeâtre (kokkina) et jamais partiellement colorés en noir comme la Chèvre. Le nombre de proéminences sur chaque corne indique les années de l'âge de l'animal. » M. Roulin — « Peut-être est-ce au Bouquelin du Caucase, comme l'a déjà remarqué Desmarest, qu'on doit rapporter ce que dit Belon de son Bouc sau- vage de l'île de Crète. Le voyageur français parle de cornes de quatre coudées de longueur; et quoique Guldenstsedt ne paraisse pas en avoir trouvé de cette taille aux individus qu'il a eu occasion d'observer, il résulte de ce qu'il dit, comme des pièces qu'il a envoyées , que les cornes, dans cette espèce, sont encore plus grandes que dans les autres. Wagner, qui regarde comme très- plausible l'hypothèse de Desmarets, l'appuie, en faisant observer, d'une part, que la nature, la teinte du pelage, paraissent être les mêmes chez les deux animaux (du moins autant qu'on peut en juger d'après les termes assez vagues des descriptions), et d'autre part, que le Bouquetin de Crète a une longue barbe brune comme le Bouquetin du Caucase: il insiste sur cette dernière cir- constance, comme excluant l'idée que l'animal puisse appartenir à l'espèce des Pyrénées. — Belon dit que les cornes du Bouc-Estain de Crète servent à faire des arcs, et ainsi ce serait, en supposant juste la remarque de Pallas sur l'inutilité des cornes d'.^Egagre pour cet emploi, une nouvelle raison à ajouter à celles qui ont déjà fait rapporter à la C. Caucasica la Chèvre Candiote. » Ed. Forbes. — « Parmi les grands quadrupèdes , le plus remarquable qui attira notre attention, fût le Caikoa Caigi, le nom par lequel Vlbex [Capra lbex) est connu en Lycie, 11 est spécifiquement identique avec l'Ibex de Suisse. La « Chèvre sauvage » de Crète, dont les cornes sont figurées dans l'ouvrage de M. Pashley, est la même espèce. Un individu fut procuré vivant et tenu apprivoisé comme un favori à bord du Beacon. En Lycie , l'Ibex fréquente les sommités des plus hautes montagnes en été. » Les Chèvres sauvages de Crète, mentionnées par Aristote, et dont il rapporte que l'on dit qu'elles recherchent l'herbe Dictamnus lorsqu'elles sont blessées, ( 706 ) étaient sans doute l'ibex. Son nom moderne paraît être seulement une corrup- tion de l'ancien AjÇ. » Gray. — « Capra Nubiana Cuv., le Beden ou Jaela • gris mordoré (brun en hiver), lignes dorsales et côtés de la queue noirâtres, blanc en dessous; pieds mouchetés de noir et blanc, oreilles à trois bandes. Mâle barbu, barbe noire, cornes fort longues, subtriangulaires en dessus, noueuses, penchées sur la base. Femelle sans barbe, cornes faibles, lisses, assez comprimées, sommet faiblement incliné. — Bouc de la Haute-Egypte Fr. Cuv., Bouc estain de Crète Belon. Hab. Egypte, Arabie, Crète. » M. Spratt. — « Un groupe d'Agrimia, une espèce d'ibex, qui avait brouté les maigres pâturages (de l'Ida), était arrêté immobile sur son sommet. Nous en avions vu plusieurs autres dans la montée, une quarantaine en tout; mais ils se défiaient beaucoup de l'homme : aussitôt que nous étions aperçus, ils bondissaient sur la neige, les crevasses, les rochers et les précipices jusqu'à ce qu'ils eussent gagné un autre pic élevé , hors de l'atteinte du fusil et de la carabine, où ils se groupaient de nouveau soigneusement avec leurs grandes cornes en forme de sabre, se dessinant en relief sur le ciel vers l'ouest. La Crète et l'îlot inhabité d'Anti-Milo sont les seules îles de l'Archipel dans lesquelles l'ibex est trouvé; et son introduction dans le dernier doit venir de la Crète. » Le Bouquetin de Crèle habile les trois hauts massifs montagneux de l'île; car je l'ai aperçu dans les montagnes de Lassiti; M. Spratt en a vu une troupe au sommet du Psiloriti, et Pashley et moi, nous avons rap- porté des dépouilles d'individus tués dans les Aspro-Vouna. Au milieu de Juin 1845 je vis pour la première fois de près , à Epano- khorio , une femelle qui avait été prise jeune et mise dans un troupeau de chèvres; elle avait un petit que l'on disait provenir d'un bouc du troupeau. Je l'achetai, et lorsque M. Hitier, Consul de France à Khania, eut pu se procurer un jeune mâle, il les adressa tous deux au Muséum de Paris, où ils arrivèrent le 28 mai 4847. La femelle mourut le 2 sep- tembre de la même année; sa peau en très-bon état, se trouve montée dans les galeries de zoologie, Le mâle mourut galeux et en partie dé- pouillé de son poil, le 21 Juillet 1852. Les squelettes se trouvent au cabinet d'anatomie comparée. Deux autres individus femelles ont été possédés depuis par la Ména- gerie du Muséum. Le premier avait été donné en 1858 par M. Haage Bey, premier médecin du Vice-Roi ; le second par M. Dutour Consul de France à Khania, le 23 août 1860. Je les ai vu tous deux en 1862 ou 1863 ; en novembre 1866, le second seul vivait encore. ( 707 ) La femelle de M. Haage Bey avait le front et le museau noirâtre; le dessus du corps fauve jaunâtre, avec une bande noire sur le dos; la poitrine un peu plus claire; le ventre blanchâtre, limité par deux bandes noires ; les fesses blanches et la queue noire; les pattes portaient des bandes noires par devant, Elle était dépourvue de barbe, et les cornes n'avait que 0™ 20 de longueur. La femelle de M. Dutour avait le front noir; le dessus du corps fauve gri- sâtre avec une bande noirâtre sur le dos, et deux tâches noirâtres sur les cotés; la poitrine noirâtre; le ventre blanchâtre, limité par deux bandes brunes; les fesses blanches et la queue noire; les pattes de devant portaient des bandes noires. Elle était dépourvue de barbe et les cornes n'avaient que 0" 15 de longueur. Pendant mon séjour à Samaria, au cœur des montagnes de Sphakia, au milieu d'octobre 1845, je me procurai une peau incomplète de Bou- quetin mâle et trois paires de cornes de diverses grandeurs , qui ont été remises au Muséum de Paris l'année suivante. Le pelage assez rude était fauve jaunâtre en dessus , avec une bande brune sur le dos , et blan- châtre en dessous. J'avais conservé un fragment de la tête de ce dernier et sa paire de cornes, dont je vais donner la description : Crâne. Les dimensions de diverses parties sont les suivantes : Partie postérieure, inclinée de 50° en arrière de la crête occipitale, long. 5« 1/2, larg. 8 e 1/2; partie moyenne un peu étranglée, occupée dans sa moitié antérieure par les noyaux osseux des cornes, situés au-dessus des or- bites, qui sont très-saillantes; long., 13 e 1/2, larg. aux orbites, 12 e . Front formant un angle droit avec la surface précédente, sur au moins 4 e . Les noyaux osseux des cornes ont à leur base 6 e 1/2 d'avant en arrière, et 3c 1/2 d'épaisseur dans la partie médiane ; ils sont presque confluents en avant et écartés de 3 e en arrière, formant ainsi entre eux un angle d'environ 40°. Cornes. Celles de cet individu ne sont pas les plus grandes que j'aie rap- portées. Elles sont brun-jaunâtre, finement striées longitudinalement, et presque contiguës l'une à l'autre en avant; elles s'élèvent d'abord verticale- ment sur leur base en prolongeant la ligne du front (quoique déjetées latérale- ment), et sont ensuite rejetées en arrière assez fortement, par suite d'une courbure en yatagan, ou en arc de cercle assez régulier, excepté vers la pointe, où celui-ci tend à se resserrer et à se déjeter à l'intérieur. La courbure est telle que la corne, présentant un développement de 63c au t> or) j antérieur, et de 50 e au bord postérieur, la corde a 36 e 1/2, et la flèche 43 e 1/2 vers le mi- lieu de la longueur de celle-ci. Les cornes vont en divergeant assez fortement à partir de leur base, de manière à être écartées de 35 à 40 e près des som- mets, qui deviennent parallèles, par suite d'un infléchissement à l'intérieur. Elles sont assez fortement comprimées latéralement, même à leur base, où leur diamètre antéro-postérieur est double de celui qui joint les côtés: 7 e 4/2 dans un sens, et 3 e 2/3 dans l'autre. Assez décidément triangulaires dans les deux tiers inférieurs, elles ont une face interne presque plane, et une face externe assez bombée dans son milieu, ( "08 ) formée par deux petits côtés. Le bord postérieur arrondi, assez épais, pré- sente, ainsi que les deux faces, de simples stries transverses d'accroissement, plus accentuées de distance en distance par des arrêts de développement. Ceux-ci, au nombre de 9, divisent la corne en 10 articles qui correspondent sans doute aux années d'existence de l'animal. L'article le plus récent, celui de la base, n'a que 21 millim. de longueur; mais les autres sont graduelle- ment de plus en plus grands, celui de la pointe atteignant jusqu'à 10 centim. Celui-là et le suivant ont une forme un peu différente: la face interne est plane et même légèrement excavée, et la face externe a une coupe semi- ovalaire, la partie saillante médiane du reste de la corne étant oblitérée. Le bord antérieur, décurrent à sa base, est rendu assez mince par de légè- res dépressions sur ses deux faces latérales, et présente des renflements tu- berculeux allongés. Ceux-ci comprennent les arrêts annuels de développe- ment, étant produits moitié avant et moitié après chacuu de ceux-ci. Dans la partie inférieure où les articles sont courts, les tubercules sont confluents et très-marqués; dans la partie moyenne, ils s'espacent de plus en plus à mesure que les articles sont plus longs. L'arrêt supérieur en est dépourvu, de sorte que la corne paraît lisse dans les 2/7 mts supérieurs. En résumé , ces cornes sont brunes et rejelées en arrière et en dehors ; elles sont presque lisses, à coupe semi-ovalaire dans leur tiers supérieur, et en offriraient une en triangle isocèle dans leur partie moyenne , et une en losange déprimé intérieurement dans leur tiers inférieur ; les faces latérales et le bord postérieur épais , ne présentent que des stries transverses d'accroissement ; le bord antérieur aminci , porte, aux ar- rêts de développement, des tubercules allongés devenant confluents dans le tiers inférieur. Elles sont assez bien représentées par Pashley. Par la couleur de son pelage et la forme de ses cornes , le Bouquetin de Crète a de plus grands rapports avec le Capra Nubiana, qu'avec au- cune des sept autres espèces décrites par M. Roulin dans le Diction. d'Hist. nat. de D'Orbigny. La description ci-dessus de M. Gray ne pré- sente pas de divergences , et la figure qu'il donne de la corne ne repré- sente pas trop mal celle de l'animal de Crète. Il me semble donc, comme à ce dernier auteur, que le Bouquetin de la Crèle doit être rapporté au Capra Nubiana Cuv. (C. Sinaitica Hempr. et Ehrenb.) , à moins que , par une étude minutieuse et comparative des deux animaux , on n'arrive à conclure que celui de la Crète doit former une espèce particulière qui se retrouverait en Lycie, d'après les ^rapprochements d'Ed. Forbes. ADDITIONS Bassins intérieurs fermés et Grottes, t. XXII, p. 566 ei 572. Spratt, II , 476-7. — « Nous entrons dans Omalo par l'angle septen- trional , et en peu de minutes nous atteignons le Kalavolhron ou caverne par laquelle s'échappent les eaux el la neige fondue, qui inondent la plaine en hiver et la convertissent en un lac pendant quelques mois. » C'est une grande caverne voûtée, sur la main droite en descendant , d'environ 45 m de longueur, seulement à 4 ou 5 m au-dessous du niveau général de la plaine, se terminant par une ouverture qui descend en spirale et presque perpendiculairement dans les entrailles des monta- gnes et par des canaux souterrains trouvant une sortie vers un des ruis- seaux des pays inférieurs, » Il n'y a aucune rigole superficielle y aboutissant , aussi les eaux sem- blent être absorbées dans le milieu de la plaine, qui est maintenant (à la fin de juin) entièrement sèche partout et verdoyante, quoiqu'elle apparaisse entièrement inondée , dans le milieu de l'hiver. » La plaine est çà et là garnie de poiriers très-grands quoique sauvages, qui sans doute fourniraient une abondance profitable de bons fruits s'ils étaient convenablement taillés et greffés. Le sol paraît pauvre à la surface, mais, à en juger par la grandeur des arbres, il est évidemment fertile au-dessous. » Spratt II , 85. — « Il y a peut-être quelque intérêt à dire ici , pendant que nous parlons de cette caverne (de Melidhoni). que quand je la visi- tai, moins d'un quart de siècle après l'événement (massacre) les crânes et les ossements étaient déjà en quelques endroits solidement fixés dans le sol par une incrustation stalagmitique résultant de l'égouttement occa- sionnel de l'eau de la voûte calcaire... J'estime aussi que les stalactites de cette caverne sont très-supérieures à celles de la grotte si vantée d'Antiparos. » Sources minérales, p. 576. Spratt, 1 , 239. — « A Ampelus, dont le port est abrité par les îlots Kavallos , il y a dans le voisinage une source minérale qui a de la répu- tation pour ses propriétés médicinales; Ampelus devait probablement en partie son existence à cette cause. Il n'y a pas d'habitants maintenant, sauf les familles de deux ou trois bergers. » Almyros de Mirabello, p. 577. Spratt , 1 , 44-4-150.— « Sur le côté est de la crique appelée le Man- dragio de San-Nikolo (qui est au nord de l'ancien Castel Mirabella), il Tome XXIV. 58 ( "io ) y a une petite mare circulaire d'eau saumâtre , d'environ 130™ de dia- mètre. Elle est séparée de la mer par environ 20 m seulement de sol bas ; et cependant cette mare a été trouvée avoir une profondeur de 64 m au centre, — une profondeur qui n'est pas atteinte dans la mer adjacente, même à 2 ou 3 milles de la côte. Mais , dans les traditions des habitants de la localité, elle est réputée insondable et en communication avec les régions plus basses des mauvais esprits. î Les parois de ce creux, au-dessous de la surface de la mare, doi- vent former une dépression escarpée en entonnoir. Il n'y a cependant aucune apparence que ce soit un éve'nt volcanique, ou même le résultat d'une action volcanique, par suite du voisinage de quelque roche ignée visible ; comme il y a toujours un petit courant qui se jette à la mer, je pense que c'était autrefois l'ouverture d'une plus grande source ou ri- vière souterraine qui trouvait à s'échapper ici du cœur des montagnes qui sont au-dessus. En effet , il existe à Almyros , à environ 1 mille au sud de San-Nikolo , une abondante source d'eau saumâtre qui sort du pied d'une colline , à environ un demi-mille de la mer, et forme comme une petite rivière, d'après sa grandeur et sa force. Elle est appelée l'Almyro, ou Armyro, d'après la salure de l'eau; elle forme un beau courant clair et limpide, faisant tourner plusieurs moulins et abondant en oiseaux sauvages. » Celte source d'eau saumâtre assez voisine de la mer, et assez abon- dante pour former un courant qui est navigable pour des bateaux jus- qu'aux moulins , est la troisième source de même caractère et nom sur la côte nord de l'île; et comme elles sont chacune pareillement situées par rapport à la configuration de la côte et des groupes de montagnes de la base desquelles elles sortent, on a là l'indication d'une force sem- blable qui les aurait occasionnées : et il n'y en a aucune autre semblable sur le côté sud de la Crète. » La première des trois est à la base nord-est des Aspro-Vouna , près de l'entrée de Suda, dans l'angle de la baie de l'Armyro et à l'ouest de Retimo. La seconde est l'Armyro, à la base nord-est de l'Ida, à quel- ques milles à l'ouest de Candie , et aussi à l'angle de la baie. La troisième est l'Almyro (ou Armyro) de Mirabella, au pied nord-est des montagnes de Laselhe, et exactement aussi , comme les autres, dans le même angle de ce golfe. » Les eaux intérieures des torrents des montagnes et des ruisseaux qui disparaissent dans les bassins des hauts pays par les Kalavothra, ou ( "il ) au travers du sol , trouvent en grande partie , sans doute , une échappée par ces grandes fontaines; mais il n'est pas aisé de déterminer d'où provient leur caractère salin , savoir, s'il est dérivé du sel des roches au travers desquelles elles filtrent dans quelque partie de leur cours , ou s'il vient de la mer voisine. » La première opinion semble cependant la plus probable; mais leur position uniforme semble impliquer une similitude ou uniformité d'in- clinaison dans la masse générale des strates composant ces montagnes , qui sont toutes en apparence de grandes masses de calcaire à Hippu- rites, avec des calcaires à Nummulites superposés et des argiles schis- teuses. > La position de ces diverses sources amène à la conclusion que le mode d'après lequel ces trois masses montagneuses ont été élevées doit avoir été semblable en tout, savoir qu'elles ont éprouvé le plus grand effort seulement du côté opposé, puisque la filtration intérieure des eaux devait naturellement suivre l'inclinaison ou pente générale des strates. » Il est intéressant , au point de vue géologique, d'apercevoir jusqu'à quel point cette conclusion est vérifiée , en jetant un coup-d'œil concis sur le caractère général des trois principales montagnes de l'île. Du côté opposé à ces trois abondantes sources (Almyros), — qui est le côté Sud-Ouest ou Sud — les montagnes sont plus abruptes et elles ont leurs plus hautes crêtes plus rapprochées de la mer de ce côté, par suite. Il est instructif aussi d'apercevoir combien la force soulevante a remar- quablement dirigé chaque montagne elle-même plus généralement vers le Nord-Est, par le prolongement de chaque montagne en un pro- montoire bien marqué dans cette direction, — comme le cap Malaxa, au nord-est des Aspro-Vouna; le cap Dia, au nord-est de l'Ida; et le cap Saint-Jean , au nord-est de Lasethe. — Dans chacune de ces direc- tions aussi, nous trouvons une série de plateaux unis, ou de hassins dé- primés , formant comme la succession des marches d'une échelle pour monter^ chacun indiquant, sans doute , la position des grandes failles transversales à la ligne du plus grand effort. » Ainsi le golfe de Suda , au nord-est des Aspro-Youna , avec son centre abaissé si remarquablement à la profondeur de 225 m , est précisé- ment un de ces bassins , submergé au-dessous du niveau de la mer, et en dedans du cap de Maleka , lequel cap est le prolongement nord-est de la masse des Aspro-Vouna ; ces montagnes ont aussi leurs hauts pla- teaux de Malaxa sur le golfe de Suda, etdeTheriso du même côté, — outre ( 712 ) plusieurs autres qui sont plus près du sommet, au-dessus de la limite de la végétation. y> Ensuite, le mont Ida a sa plaine de Netha , ou Nida , juste au-des- sous de la limite d'hiver des neiges , également au nord-est de sa som- mité , avec une série de plateaux plus petits descendant à la large vallée en forme de bassin du Mylopotamo , vallée qui représente réellement la baie de Suda par sa position , étant seulement au-dessus du niveau de la mer, au lieu d'être submergé par elle, comme le bassin de Suda. La chaîne noueuse de collines confinant à la vallée de Mylopotamo, et se terminant au Nord-Est de la même manière, par le promontoire du cap Dia, représente aussi le promontoire de Malaxa et la colline dentée qui est au-dessus de lui ; en effet, s'ils étaient abaissés de quelques centaines de pieds, nous aurions dans la vallée de Mylopotamo un golfe semblable à celui de Suda. ); Dans les montagnes de Laselhe aussi, la direction de la force sou- terraine était exactement la même, c'est-à-dire, parle prolongement d'un promontoire ou cap au Nord-Est; mais , comme elle était moins puissante, ainsi que l'indique l'élévation de celte montagne, moindre que celle des autres d'une quantité de plus de 300 m , le promontoire qui la termine est moins éloigné de la sommité , et la force dans cette direc- tion étant aussi plus faible, n'est représentée que par une succession de hautes plaines et de bassins moins élevés et plus voisins l'un de l'autre. Enfin, la presqu'île de Sitia aussi, qui termine l'île de Crète au Nord- Est, montre qu'une force semblable, mais encore amoindrie, a opéré dans les efforts souterrains qui l'ont élevé primitivement, en effet , son point culminant et ses parties les plus abruptes sont au Sud-Ouest , et les pics qui s'abaissent graduellement sont , ainsi que leur plus grand prolongement, également au Nord-Est, et se terminent au cap Sidero ou Sidaro. » Ainsi, quoique la force volcanique ou soulevante ait élevé l'île du fond de l'Océan par quatre foyers distincts d'efforts éruptifs , il y a une similitude remarquable d'effets dans tous; et ainsi les positions des gran- des sources qui jaillissent en avant de leurs bases, eu donnant issue aux eaux intérieures qui pénètrent les strates des montagnes au-dessus, sont en concordance avec les phénomènes présentés dans les traits de ces montagnes ; aussi, je pense que la profonde mare de la baie de Mandragio, dans le port de San-Nicolo , est le résultat d'une de ces fontaines, dont la plus grande partie du courant primitif a été perdu à quelque époque ( 713) éloignée et transférée aux origines et à la source de l'Armyro , qui n'en est pas fort éloigné. » Cours d'eau, p. 581 . Spratt, I, 328. — «Dans la plaine de Messara , le cours d'eau occi- dental, appelé le Metropoli-Potamos, est regardé par quelques-uns comme l'ancien Lelhseus qui coulait sous Gortyne, quoique ce ruisseau semble avoir été seulement un affluent qui partageait la cité de Gortyne. Celui qui court à l'Est est PAnapothari ( ou ancien Pothereus ) ; il devient en hiver une rivière considérable qui est capable, dit-on, de trans- porter de grands arbres à la mer. Ces deux rivières isolent la chaîne du Kophinos. » Spratt, 1 , 297. — « Le Médina jeta l'ancre dans la baie de Keraton , non loin de l'embouchure de l'Anapodhari, la plus grande rivière de Crète ; mais qui , dans la saison d'été , est réduite à un simple filet d'eau qui serpente à travers un large lit caillouteux et se perd finalement sur la plage sableuse à son arrivée à la mer, ressemblant extrêmement à ce qu'est le fameux Scamandre de la Troade à cette même saison ; mais , en hiver, lorsque les pluies tombent abondamment sur les montagnes , il est transformé en un large torrent qu'on ne peut traverser, et il paraît alors justifier aussi entièrement la description en apparence exagérée , donnée par Homère, des courants tournoyants et des profonds abymes du Scamandre. La principale route de Ierapetra à Candie le traverse sur un pont à trois arches , à environ 5 milles de la mer ; de son embouchure au pont , il n'y a aucun chemin à côté du courant , car il traverse, pen- dant une certaine longueur, une fente ou gorge étroite et impraticable qu'il quitte à environ 2 milles de la mer. » A 2 milles à l'ouest de l'Anapolhari (ou Anapodhari), il y a un autre ruisseau des montagnes sortant d'une gorge rocheuse ; il a son origine dans les montagnes adjacentes, à 5 milles au plus de son embouchure; c'est le Sudsuro, qui a été confondu avec TAnapodhari par Pashley et les voyageurs antérieurs, quoiqu'il forme un courant plus puissant que ce dernier à son embouchure , et dont les habitants parlent par consé- quent davantage. » Spratt, I, 347. — « La rivière Sudsuro est un magnifique courant de cristal qui court presque toute l'année et forme des cascades sur de grands blocs qui étranglent partiellement son lit dans le fond de la gorge. Dans la première saison de l'année, pendant laquelle les sources des ( 714 ) montagnes coulent abondamment et chaque ravin a son ruisseau , la réunion de plusieurs de ceux-ci sur la crête méridionale du mont Ko- phino forme deux ruisseaux qui descendent de la sommité à environ 7 milles à l'ouest du Sudsuro, et à 2 milles à l'est de la protubérance remarquable du Kophino ; au débouché d'une des vallées ou ravins du haut pays, l'un d'eux, tombant sur un rocher élevé , forme deux casca- des pittoresques qui ont une chute de 60 à 90 m et plus , et sont à environ 450 m au-dessus de la mer. » Quel était alors le Catarrhacte de Ptolémée (indiqué dans ces pa- rages)? Était-ce le moderne Sudsuro ou les cascades d'hiver du haut pays près du Kophino ? » Spratt , I, 294. — « C'est à un épanchement volcanique sans doute qu'est due en partie l'origine de la remarquable fente de la montagne située au-dessus d'Arvi , aussi bien que deux ou trois petites fentes du voisinage, qui donnent aussi une issue à deux ou trois courants d'eau sortant des petits bassins montagneux situés au-dessus; sans ces fentes pour l'écoulement de leurs eaux, ceux-ci seraient des lacs au lieu de plaines fertiles. » Eaux stagnantes, p. 582. Spratt , II, 125-6. — « Le lac de Kourna est profond et a presque un mille de longueur; il est situé à la base d'un éperon avancé des monta- gnes d'Askypho, au fond d'une cuvette semblable à un cratère et entourée de bouquets d'arbustes et de taillis suspendus aux pentes rapides des collines environnantes. L'eau est douce et aussi claire que le cristal; elle doit avoir sa principale source sur le fond du lac puisque aucun lit de torrent n'y débouche : quand les pluies accroissent les sources des montagnes, la masse d'eau augmente et le lac gonfle; celui-ci par suite de sa profondeur et de la rapidité de ses bords , n'a aucun bord maréca- geux et ne renferme d'autre poisson que des anguilles. Lorsque une quantité inusitée de pluie tombe , le lac se remplit et inonde le bord bas du Nord, faisant face à la côte, emportant avec lui quantité de grandes anguilles qui jonchent alors la plaine , confirmant ainsi le rap- port de Buondelmonte, le voyageur Florentin, qui mentionne ce fait. » Additions au littoral, t. XXIII, p. 406. Spratt, H, 243. — « Le fond de la mer s'approfondit si rapidement au- devant delà vallée de Suia, que l'ancrage pour un bâtiment ne peut être ( 7*5 ) trouvé à moins d'être Irès-rapproché de la côte ; mais, au-devant de Lissos , il y a une meilleure rade. J'ancrai cependant au-devant de Suia pour un jour et une nuit , avec l'ancre à touer et une longueur entière de haussière ; mais , comme elle n'avait aucune prise sur un fond aussi raide , pendant la nuit, le vent de terre, quoique fort léger, la fit dé- placer facilement et porter à une profondeur de 183 m , entraînant avec elle, à la profondeur de 128 m , la bouée creuse, en fer, qui était attachée à l'ancre; lorsque la bouée fut ramenée à la surface avec l'ancre, ses côtés s'étaient affaissés jusqu'à être plats, par suite de la grande pression de l'eau à cette profondeur, quoiqu'elle présentât une résis- tance considérable à cette pression par sa forme en cylindre de fer ter- miné par deux cônes. » Orographie sous-marine autour de la Crète, p. 415. Spratt, II', 278. — « J'ai trouvé parmi les habitants une tradition qu'il y a un banc sous-marin ou bas fond entre Gavdo et Cyrène ; le voyageur Français bien connu, Sonnini, l'accepta comme un fait après en avoir entendu parler, et attribua ce haut banc à l'action corrodante des courants. Il divise ainsi la moitié orientale de la Méditerranée en deux profonds bassins, savoir : un entre le canal de Malte et le canal de Cyrène ou de Crète , et l'autre entre le canal de Cyrène et la Syrie. » Celte tradition, cependant, est contredite par les sondages profonds que nous avons obtenus au devant de cette partie de la Crète et entre Ghavdo et Cyrène. Même à quinze milles seulement au sud de l'extré- mité Sud-Ouest de la Crète nous avons trouvé par un seul sondage, qui mérite parfaitement confiance, une profondeur qui n'est pas moindre de 1950 fathoms, ou environ 3,560 m , et suivant toute probabilité ce n'est pas le point plus profond, car, il n'y a eu qu'une seule observation. Or comme les Montagnes Blanches à celte extrémité de l'île ont 2,400 m de haut, il y a une vallée sous-marine au-dessous, ou plutôt en dehors, qui est d'en- viron l,200 m plus profonde au-dessous de la surface de la mer que les Montagnes Blanches ou le Mont Ida ne s'élèvent au-dessus. Si nous ajoutons la hautenr de ces montagnes, savoir 2,400 m , à cette profondeur remarquable aussi près de l'île de Crète, nous avons un résultat indi- quant une différence de niveau entre le lit de la Méditerranée ici et le sommet des Montagnes Blanches, d'environ 6,000 m pour une distance d'environ 56 kilom. donnant par ce moyen un développement des strates sous-aériennes et sous-marines de la terre dans cette partie de la Médi- ( 716 ) lerranée, presque égale en dimension verticale à celui de quelques-unes des plus hautes chaînes de montagnes du monde , et surpassé en har- diesse par peu d'entr'elles. » Spratt, II, 329. — «Sondage fait le 21 mai 4857, à 3110 m de profon- deur, par long. 16° 28' E., et lat. 35° 33' (à moitié distance de la Crète à Malle). L'argile qui fut rapportée était non-seulement remplie d'infu- soires, mais contenait de nombreuses coquilles mortes et des fragments de coquilles et d'animaux bien connus des couches superficielles de la mer, telles que Hyalœa, Criseis, etc. , ou telles que celles qui viennent quelquefois à la surface dans ces mers. » Appendice. — Densité saline de la mer. Spratt , II , 346-7. — « La densité saline de la mer, fut éprouvée au moyen d'un hydromètre et on trouva les résultats suivants, l'eau distillée étant 0, chacun correspondait d'après les expériences de M. Wilcox, à la proportion pour 100 de sel marin suivante : Surface de la Mer-Noire, en avant et au loin de Varna. , 13 u 1/2. . . 1,66 — près du Bosphore. ( Surface de la mer de Marmara, 20 ... 2 39 Surface de l'Archipel à Ténédos 29 ] — — à Cérigo 29 I Surface de la Méditerranée près de Malte 29 ( A 800 m dans la Méditerranée, près de Malte 29 ] A 4200 — — — 29 1/2 A 2000 — — — 30 » Ces observations ayant été faites, à différentes profondeurs aussi dans la mer de Marmara et les Dardanelles, un fait très-intéressant fut établi; savoir, que la densité saline de l'eau s'accroît, presque proporlionnelle- ment au ralentissement du courant superficiel descendant de la Mer- Noire, et là où il ne paraît pas y avoir de courant ( c'est au-dessous de 75 m dans la mer de Marmara et au-dessous de 38 m dans les Dardanelles) la densité ou degré de salure reste le même à toutes les profondeurs et est semblable à celle de la Méditerranée. Ainsi dans la mer de Marmara, la densité de l'eau amenée de la profondeur de 75 m , et aussi du fond à 730 m a été trouvée la même, soit 29° à l'hydromètre; elle correspond, comme je l'ai éprouvé, avec les densités de la Méditerranée , depuis la surface jusqu'à la profondeur de 1460 m ,, où il n'y a aucun accroissement sensible de la densité dans la Méditerranée à cette profondeur; mais à 3650 m , la densité a été trouvée une fois de 30°. » ( 717 ) Additions. — Tremblements de terre, t. XXIII , p. 18. «Depuis quelques jours, dit M. Perrey(l), lèvent soufflait du N.N.-E., l'air était pur, léger; le thermomètre marquait 22° cent., température ordinaire de la Crète au mois d'octobre ; il est resté à ce point après la crise. Un baromètre anéroide de Chevalier marquait beau fixe; l'aiguille n'a éprouvé aucune variation , mais les boussoles ont éprouvé de violen- tes perturbations. Un capitaine marchand , qui se trouvait en vue de Candie, à plusieurs lieues en mer, a raconté que l'aiguille de sa bous- sole avait pirouetté sept ou huit fois sur elle-même , et s'était fixée de telle façon que, s'il se fût guidé sur elle , il se serait dirigé sur Malte au lieu d'entrer dans le port de la Canée. (12 Octobre 1856). 1 857 : 15 décembre. — Dans l'île de Crète et à Rhodes ; nouveau trem- blement de terre. 1860 : 1 au 10 mai. — A Lindos (Candie), nouvelles secousses. 1861 : 30 juillet. — A la Canée ( Crète), tremblement (M. Schmidt, d'Athènes). — 26 novembre, 1 heure du matin. — A la Canée (Candie), pre- mière secousse. Le 27 , 7 heures du matin, nouvelle secousse. — Le 28, 9 heures du soir, et le 30, 10 heures du matin , autres secousses. Elles n'ont causé aueun dommage sérieux, mais la consternation était générale (M. Ritter). M. Schmidt signale encore le 29, sans indication d'heure. 1862 : 18 janvier, 9 heures 45 minutes du soir. — A la Canée, forte se- cousse; pas d'accident. Quand le danger a été passé, les cloches des églises grecques de la ville ont sonné le tocsin; en peu de temps les églises se sont remplies de gens qui venaient remercier le Ciel d'avoir échappé à un si grand péril. La secousse a été res- sentie àRettymo et en divers points de l'île de Candie (M. Ritter). — 16 mai , 11 heures 1/2 du soir. — A la Canée , légère secousse. — 5 juin, 7 heures 40 minutes du soir. — A la Canée (Candie) , tremblement du N. au S. — 4 et 6, à Torrevieja , léger. 5 Valais, oscillations dans la soirée. 1863 : 22 avril, à 10 heures et demie du soir. — On a ressenti un tremblement de terre à Beyrouth , Tripoli, Gallipoli, Candie et (1) Mém. cour, de VAcad. de Bruxelles, in-8°, t . VIII , p. 68. — Dans les vol. X, XH 7 XVI et XVIII se trouvent les tremblements de terre survenus de 1857 à 1863. Tome XXIV. 59 ( 718 ) Mersina. Extrêmement désastreux à Rhodes, où 13 villages ont été détruits; ressenti à Constantinople, les Dardanelles, Smyrne, Chio,Samos, Cos, Makri , Marmarice, Rhalki, Symi, Kaso , Jérusalem 3 Suez , le Caire , Alexandrie , Zante, Malte, Tripoli , Tanger. Quelques bâtiments ont été maltraités ou ont sombré en mer. 1750 : 7 juin. — En Morée et dans l'île de Cerigo, tremblement de terre très-violent. A Cerigo , la ville fut ruinée, et plus de 2,000 per- sonnes périrent (Mallel, Rep. Brit. Ass. 1853, 148). 1780 : octobre, probablement vers le commencement du mois. — Ile de Candie. Un très-violent tremblement de terre , précédé par d'autres, pendant quelque temps. Le château de Eropeter avec sa garnison de 300 Turcs, fut englouti. Treize petits villages et leurs habitants disparurent de la même manière (Mallet, Rep. Brit. Ass. 1853, 198). Température de la mer, p. 10. Spratt, II, 332. — « Le 10 juin 1860, par un vent de N. 21° 0. et une mer calme , pendant un sondage fait de 5 h. H' à 6 h. 12', jusqu'à 3,750 m de profondeur (probablement entre la Crète et Malle) , les tem- pératures suivantes furent observées à l'aide de thermomètres de Ne- gretti, ainsi que la densité saline : Air 26° 7 A 55» 17° 2 Surface de la mer. . . 23, 3 92 15, 4 A 18» 22, 5 183 14, 7 27 . . 20, 6 2195 1 4, 9 » Ainsi , il paraît que , au-dessous de 1 83 mètres, la température reste la même(l), et que la densité saline diffère peu, de la surface aux plus grandes profondeurs dans la Méditerranée. » Spratt, II, 341. — « La température des profondeurs de la Méditer- ranée, très-élevée comparativement à celles de l'Atlantique et du Paci- fique ( où , suivant Ross , Belcher, Denham, Pullen et autres , elle semble (1) « Après quelques observations faites dans le voisinage d'Alger, il a été trouvé que pendant tous les mois de l'année la température de l'eau décroît de la côte vers le large, et aussi de la surface dans la profondeur ; ce décaissement est plus grand en été qu'en hiver. La température de l'eau est plus élevée que celle de l'air en automne et en hiver, plus basse au printemps et en été. Dans les zones profondes, elle descend aussi bas que 12° 2 ; qui n'est jamais dépassé , comme cela a été établi pour des pro- fondeurs de HO à 660'n (Forbes, Nal. Hisl. of Ihe European seas, 177). » ( "HO ) s'arrêtera environ 4" 2 cent, dans toutes les latitudes entre les zones arc- tiques et antarctiques), résulte apparemment de son isolement des pro- fondeurs de l'Atlantique par le banc qui est à 275 m de profondeur en travers de l'entrée du détroit de Gibraltar; elle est ainsi fixée à une moyenne résultant de l'influence terrestre petite du dessous, et de la grande influence solaire du dessus , puisque la température normale est constamment d'environ 15° à toutes profondeurs au-dessous de 180 m . Les fluctuations de la température, dans la mer Méditerranée, sont ainsi confinées à cette zone supérieure d'environ 180 m , dans laquelle la tempé- rature varie avec les saisons, étant de 10 à 20° plus haute dans les sai- sons d'été et d'automne, et d'environ 40° plus basse dans les mois d'hiver et de printemps; tandis que dans l'Atlantique l'influence atmosphérique ou solaire se fait sentir jusqu'à une profondeur d'environ 900 m sur le même parallèle, et entre les Tropiques, jusqu'à la profondeur de 2,200'". C'est là une particularité qui mérite d'être remarquée. Ceci, sans doute, dérive de la plus haute température normale des profondeurs de la Mé- diterranée , et non de l'existence de courants inférieurs dans l'Altantique au-dessous de cette profondeur; si la température normale de la Méditer- ranée avait été aussi basse que celle de l'Atlantique, l'influence super- ficielle se serait sans doute étendue aux mêmes profondeurs que dans l'Atlantique. » Spratt, II , 344. — « La température isotherme des profondeurs de l'Océan (soit environ 4° 2) a été supposée être celle à laquelle l'eau atteint sa plus grande densité > probablement parce que celle-ci a été rencontrée aux plus grandes profondeurs sondées des mers Atlantique et Antarctique, et parce qu'elle est la température de la plus grande densité de l'eau douce. On a dit aussi qu'une plus basse température rend l'eau de mer plus légère et la fait surnager celle qui est à la tem- pérature sus-mentionnée. » Mais ceci est contredit par les températures trouvées par Sir E. Parry et par les récentes expériences de MM. Edland , Despretz et autres, qui semblent démontrer que la plus grande densité de l'eau de mer est at- teinte entre — 5° 6 et — 4° 9. » Spratt, II, 345. — « Il me semble donc (et j'étais imbu de celte opi- nion avant de connaître le fait et les rapports qui le confirment) que cette température isotherme de 4° 2, trouvée par toutes les profon- deurs de l'Atlantique et de l'Antarctique, est la température moyenne ( 7 20 ) établie, produite par les influences atmosphériques sur ces surfaces, comme celle d'environ 15° du bassin oriental de la Méditerranée, et celle d'environ 43° 5 des profondeurs de l'Archipel grec. — Cette différence serait due à la séparation des profondeurs des deux bassins par une chaîne submergée située entre eux, mais comparativement basse; comme les profondeurs de la Méditerranée sont séparées de celles de l'Atlantique par les plus basses parties du détroit de Gibraltar, avec des températures isothermes de 15° pour les profondeurs d'un côté , et de 4° 2 pour l'autre. » Magnétisme terrestre, p. 11. Depuis que les pages 423-4 ont été écrites, en juin 1860, j'ai eu à ma disposition la feuille occidentale de la grande carte de Crète du ca- pitaine Spratt , et j'ai publié, au commencement de 1867 : Quelques vues générales sur les variations séculaires du magnétisme terrestre. Les observations de déclinaison inscrites sur la feuille occidentale ne sont pas identiques avec celles que j'avais prises sur une carte réduite , sans doute parce qu'elles se rapportent à une autre époque ; elles sont au nombre de quatre : Sprat'. S-O. deGrabousa* S.-E. de Castel-Sehno. N.-N.-O. de Rhethymnon. 0. des Paximadh 4 852. 9° 15' 9° 10' 8° 55' 8° 55' D'après ces nouvelles données , comparées à celles fournies par la feuille orientale pour la même année 1852 , l'extrémité orientale de la Crète au cap Sidhero, par 24° de longitude orientale, présentait, en 1852, une déclinaison orientale de 8° 18', et l'extrémité occidentale, à l'îlot de Grabousa, par 21° 15', une déclinaison de 9° 12', soit une dif- férence de 54', ou un peu moins de 1° pour une distance en longitude de 2° 45'. D'après le calcul , la déclinaison aurait été seulement de 9° 2' à Kha- nia, et la diminution, de 1843 à 1852, aurait alors été un peu plus rapide que je ne l'avais indiquée, 1° 58' donnant H' 48" par année. En Europe, à mesure que l'on passe à des stations magnétiques plus orien- tales, la déclinaison maximum diminue., comme on peut voir : Londres. Paris. Toulon. Rome. Khan la. Alexandrie. 1814 4814 1818 1788 1784 1798 24° 21' 22° 34' 19° 30' 179 12' 1 4° 0' 13° 6' A priori, il ne serait donc pas impossible que les 14° observés en 1784, fussent peu éloignés du maximum. En acceptant comme bonnes les détermi- nations faites pour Khania en 1701, 4784, 4819 et 1852, le minimum observé en 1701 (11° 45') se serait reproduit en 1827; le véritable maximum non ob- servé aurait dû se produire vers 1764, et avoir été de 15° environ. ( 12i ) Vents littoraux, p. 444. Spratt, I, 348. — oc Lorsque le vent de Nord souffle fortement, et que sa force est arrêtée par les murailles des montagnes offertes par la chaîne de Lasethe , d'un côté , et le Mont Ida de l'autre, il se rue sur les crêtes des montagnes du Kophinos avec une force terrible, et s'abaisse en blanches rafales qui labourent la mer en soulevant des colonnes d'écume, vraies chutes de vent qui rivalisent presque avec les cataractes dans leur force et leur effet sur le vaisseau à la voile qui se trouve assez près de la côte pour être touché par elles dans ce moment, car ce sont tout autant des cataractes de vent que le sont les cataractes ordinaires d'eau.» Spratt, I, 214. — « L'extrémité orientale de la Crète est célèbre pour la prédominance des vents de N.-N.-O., qui y soufflent pendant plus de la moitié de l'année, mais avec beaucoup moins de force qu'au cap Saint- Jean (ou Haghios Joannes) de Spina-Longa , et qui sont ainsi moins Incommodes pour le marin. Ils dominent presque tout l'été et corres- pondent à l'alizé ou vent d'été , qui souffle en même temps sur l'Egypte et la Mer Rouge. Le vent est seulement frais pendant le jour, semblable à une brise de mer, et s'éteint généralement la nuit; et s'il souffle un meltem régulier (c'est un vent frais du Nord en été) , ou seulement une brise de mer ordinaire dans la partie adjacente à l'Archipel , il a la même direction ici. Par sa force, cependant, et l'état de l'atmosphère , le marin local expérimenté reconnaît lequel c'est, et, par suite , connaît le temps qu'il rencontrera s'il s'aventure à avancer au Nord entre les îles de l'Archipel. La première condition est indiquée par un ciel plus bru- meux , qui l'avertit de rester ; avec la brise de mer, l'air est plus froid , mais humide, lorsqu'un vaisseau à voile peut avancer avec la perspec- tive d'être capable de se maintenir contre lui et le courant méridional que l'on rencontre habituellement venant de l'Archipel dans le canal qui est entre Kaso et la Crète. » Températures extrêmes, p. 30. Spratt, II, 188. — « La chaleur intense de cette journée (26 juin ) fut conservée par l'atmosphère calme de la nuit, car nous eûmes une température qui ne s'abaissa pas plus que 31° 7 pendant aucune partie de celle-ci, quoique nous fussions à environ 150 m au-dessus des plaines et vallées adjacentes, et aussi presque à 300 m au-dessus de la mer. » Le lendemain, peu après avoir quitté Alikianou et l'ombrage de ses luxuriants vergers d'orangers , pour la plaine découverte qui précède Khania , il s'éleva du S.-E. un vent (Siroeco) qui , par sa chaleur, était semblable aux bouffées d'une fournaise, et qui nous obligea à nous hàler ( 722 ) de gagner le premier ombrage des bois d'oliviers dont nous approchions à l'entrée delà plaine de Khania; même dans la partie la plus ombragée de ceux-ci, notre thermomètre s'arrêta à 38° 3 ; mais , dans un café at- tenant, où nous nous retirâmes enfin, nous l'abaissâmes à 32° 8 en ar- rosant la chambre et en tenaut toutes les portes et fenêtres fermées jusqu'à l'approche du soir, où nous fûmes capables de continuer notre voyage. Ce fut le jour le plus chaud que j'aie jamais essuyé dans la Mé- diterranée. Les habitants nous dirent qu'une aussi grande chaleur n'avait pas été ressentie par eux depuis plusieurs années. » Spratt , II. 178. — « Une série d'observations météorologiques avec le baromètre, le thermomètre enregistreur et l'hygromètre fut commen- cée dès notre arrivée ( à Omalos), en correspondance avec celles qui étaient faites en même temps abord, dans la baie de Soudha; la hauteur de la plaine fut trouvée d'environ l,200 m . La température minimum de la nuit s'abaissa jusqu'à 3° 6 cent, par un temps calme, et le maximum du jour s'éleva jusqu'à 25° 6 ; c'était le jour de la St-Jean (24 juin), et les températures correspondantes à la baie de Soudha furent 24° 4 pour le minimum pendant la nuit, et 30° pour le maximum pendant le jour. » Nuages et Orages, p. 44 et 50. Spratt, II, 13. — « La sommité du Mont Ida, quand il se montra d'abord à nous, lorsque nous eûmes tourné le cap Litiinos, en venant de Kalo-Limniones, s'élevait dans le ciel avec son capuchon d'hiver de neige, blanc, avec une épaisse zone de nuages d'apparence cotonneuse l'enveloppant sur près de 900 m au-dessous de la ligne des neiges , et le faisant paraître deux fois aussi haut que lorsqu'il en était dégagé; puis il devint entièrement enveloppé dans ces nuages , qui s'étaient élevés à sa crête, en s'accroissant en densité et en hauteur. » Spratt, II, 239. — « Le dernier jour que je visitai cette partie de la côte (cap Krio) les deux plus grandes nations militaires de l'Europe, sous le commandement de leurs empereurs, se battaient pour une idée, et la suprématie militaire, à Solferino (24 juin 1859). L'orage, presque au même moment , s'étendit dans cette partie de la Crète , où le tonnerre, les éclairs , la pluie et le vent ne sont pas ordinaires dans cette saison ; je ne me rappelle aucun autre exemple dans ces latitudes. Il arriva du Nord-Ouest et obscurcit le ciel entier presque pendant une heure , ici comme à Solferino, où il arrêta le carnage; et je remarque cela par rapport à sa coïncidence remarquable et à son action étendue. » (Il y a, en effet, 1,500 kilomètres en ligne droite du N.-O. auS.-E., de Solferino au cap Krio. ) ( 723 ) additions — Population, Lépreux, t. XXII, p. 369. G. Perrot, 260-3. (1) — «La race, chez les deux sexes, est en général saine et forte dans touie la Crète , mais surtout chez les habitants des Mont-Blancs, Musulmans ou Chrétiens. Les Turcs du district d'Abadia , sur les pentes méridionales de l'Ida, et ceux de Selino , dans l'ouest de l'île, les Grecs Seliniotes et Sfakiotes offrent à chaque instant des types qui feraient la joie du peintre et du sculpteur. Les Sfakiotes surtout, sont taillés pour faire d'admirables soldats. Presque tous sont de très- haute taille; leur vigueur, que nous les avons vus déployer à la course et à la lutte, s'accuse plutôt par la surprenante agilité des mouvements que par une musculature exagérée, tandis que ce dernier caractère m'a souvent frappé chez les Turcs de l'Anatolie, La plupart d'entre eux sont blonds , leurs longs cheveux tombent sur leurs épaules ; ils ont de grands yeux clairs, le nez marqué sans être fort, la bouche fine, les dents bril- lantes et bien rangées ; on sent dans toute leur personne je ne sais quoi d'ardent et de nerveux qui fait songer au cheval pur sang. Leur costume est à-peu-près le même que celui des autres Cretois : il se compose d'une chemise à larges manches, d'un gilet bleu ouvert sur la poitrine , d'une veste brodée, d'une épaisse ceinture de laine rouge plusieurs fois enroulée autour du corps, d'un large pantalon bleu dont le bas se cache dans de grandes bottes de cuir jaune. Une épaisse capote blanche, dont le Sfakiote ne se sépare guère, complète ce costume. Il est rare aussi qu'on le trouve sans sa longue carabine; tout au moins, s'il l'a laissée à la maison, a-t-il gardé à la ceinture, par mesure de précaution, son grand couteau et ses lourds pistolets , toujours chargés jusqu'à la gueule. » Le costume des femmes ressemble fort à celui que portent les Alba- naises d'Eleusis et des villages de l'Attique ou de la Béotie. Ce qui en forme le fond, c'est un caleçon de toile blanche par dessus lequel tombe une longue chemise qui est de toile l'été et de laine l'hiver; elle est serrée à la taille par des cordons , et s'ouvre sur la poitrine par une fente que les jeunes filles prennent quelque soin de tenir close. Dès que la Cretoise est mariée, comme il y a presque toujours quelque enfant à nourrir, elle ne se donne pas la peine des agrafes, que la main se las- serait à défaire et à rajuster sans cesse. » (1) L'île de Crète; Souvenirs de voyages, 1867. ( "24- ) Spratt, II, 265-6. — « A environ 1 mille au nord deGirapetra, est un petit village , peu remarquable en lui-même, mais agréablement situé sur un point dominant et aéré. Auprès se trouve un torrent de pierres ou un lit de torrent ombragé par des lauroses, dans lequel coule un petit ruisseau pendant une partie de l'année; et de ses habitations, pro- pres en apparence et blanches , on a une belle vue sur les bois d'oliviers qui s'étendent jusqu'à la ville, et au-delà sur la mer de Lybie. Hélas! c'est une autre commune , celle des pollués, des impurs ! — un village de lépreux, bannis de chaque commune. Ils sont environ une centaine de pauvres malheureux qui sont obligés de vivre séparés de leurs famil- les et de leurs habitations, tant que cette dégoûtante maladie sévit sur eux, et de dépendre l'un de l'autre pour les secours journaliers dont ils manquent finalement, n'élantni aidés, ni soignés par leurs frères des villes. Dans ce village, je trouvai un Turc Cretois établi avec sa femme lépreuse; c'était le seul habitant sain. Il avait résidé avec elle pendant plusieurs années sans devenir semblable à un lépreux, et, par suite, il avait le privilège du libre accès à sa mosquée et dans les cafés environ- nants. Il fut notre guide dans le village, et nous montra tous ses misérables aspects. » Chaque éparkhie , en Crète, a un endroit séparé pour les lépreux de son propre district; et celui-ci est celui de Ierapetra et Sitia. » Les Cretois ignorants attribuent la prépondérance de cette maladie, dans leur île , à un haut degré d'impureté dans les habitudes ; et ils ont un dégoût extrême pour elle ; mais ceux qui sont instruits l'attri- buent, peut-être plus justement, à la grande consommation d'huile pour les aliments; celle-ci, qui est le produit principal , et à bon marché , étant par suite abondamment employée par tout le monde , soit pure, soit sous la forme d'olives , qui forment le principale partie de la nourri- ture , avec le poisson salé , souvent rance ou de la plus mauvaise qua- lité , et de mauvais fromage. Elle est regardée comme une malodie très-contagieuse ; et le toucher d'un lépreux les frapperait de terreur. Cependant, le cas du Turc devrait faire cesser ce préjugé. Mais de tels préjugés ne sont pas aisément détruits sans que les gens instruits et dans les meilleures conditions , donnent l'exemple à leurs frères moins fa- vorisés. » ( T4B ) Utilisation du règne végétal. — Coton, p. 238. (1)« En 1862, des semences de coton ont aussi été envoyées de France en Crète ; mais elles ont été semées trop tard , et ce coton n'est pas arrivé à maturité. L'on a pu, toutefois, dans le district de Candie, en récolter environ 1,000 kilog., qui ont été envoyés en Angleterre comme échan- tillon, et les fabricants qui l'ont mis à l'essai ont fait savoir que, bien que ce coton fût de soie un peu courte , la fibre en était cependant fort bonne, et qu'elle se filait parfaitement. » La récolte cotonnière de 1864, bien que les résultats soient de beau- coup supérieurs à ceux de la précédente, n'a pas justifié les espérances qu'elle avait fait concevoir, tant sous le rapport de la quantité qu'au point de vue de la qualité. » Bien que dix fois supérieure à celle de l'année précédente, la récolte de 1864 n'a pas produit , à beaucoup près , le résultat qu'il était permis d'espérer. Le coton se vend actuellement (12 mars 1865), au détail à 15 piastres l'ocque (2 fr. 58 le kilog.), prix auquel il serait facile d'en trouver une certaine quantité. » Oliviers, p. 242. « En 1 865, une mention est due au progrès de l'agriculture, qui, depuis qnelques temps , a pris un certain dévelopement. Des plantations nou- velles d'oliviers, de mûriers, d'orangers et de citronniers se font remar- quer par le soin qui a présidé à leur établissement. D'immenses plaines, qui étaient abandonnées et ne servaient qu'à faire paître les troupeaux , sont en voie de défrichement. » Le nombre des moulins à huile était toujours, en 1865 , d'environ 3,800, employant 10,000 ouvriers. Ils travaillent pendant cinq mois de l'année lorsque la récolte des olives est abondante , comme en 1862. Mais elle n'est jamais bonne deux années de suite, et l'on peu dire que ces moulins et ces ouvriers chôment une année sur trois. » La production de l'huile a été ainsi évaluée pour trois années : 4857. 98,420 quintaux métriques. 4 862. 330,793 — — évalués 30,000,000, soil 90 70 4365. 423,330 — — — ' '12,333,000 — 10 a (4) Le contenu de ces deux pages est en grande partie emprunté aux Annales du Commerce extérieur. — Faits commerciaux : Turquie, 1860-68. Tome XXIV. 60 ( 726 ) Utilisation du règne animal. — Vers a soie, p. 255. « La maladie qui a exercé , dans ces dernières années , de si terribles ravages en France, en Italie, en Grèce, en Syrie et dans les provinces danubiennes, ne s'étant pas fait sentir en Crète, de nombreuses demandes de graines y arrivèrent de ces différents pays, surtout en 1860. La graine de vers à soie représentant, sous un petit volume, une valeur relativement considérable, donne lieu aune contrebande des plus acti- ves. On croit toutefois pouvoir évaluer à 1,400 kilog. l'exportation en 1860. Les prix ont varié de 150 à 200 fr. par kilog. Ce serait donc une somme de 210,000 à 280,000 fr. La production de la soie a été ainsi évaluée pour deux années : 4 857 : 29,450 kilog., dont 17,000 kilog. consommés à l'intérieur. 1862 : 32,000 — évalués 1,240,000 fr., soit 38 fr. 75 c. le kilog. » Les cocons récoltés jusqu'à ce jour (1865) sont en général de la forme et de la grosseur des espèces de France et d'Italie. Les deux-tiers sont jaunes, variant de l'orangé aux nuances chamois et nankin; l'autre tiers est blanc, variant du blanc pur aux nuances olivâtres et soufrées. La maladie qui s'est déclarée en Crète, il y a trois ans , y a sévi cette année encore, mais avec moins de violence que l'an dernier. Une quantité no- table de vers a péri, mais à la dernière période de l'éducation , au mo- ment de la montée, tandis que l'an dernier, la maladie détruisit les vers durant la période de croissance. Les vers qui ont monté ont, en général , produit des cocons dont l'aspect est fort beau et la qualité satisfaisante, en ce qui concerne la soie. Des Maronites et des Druses , envoyés en assez grand nombre dans l'île par les sériciculteurs syriens , emporteront probablement une quantité considérable de graine qu'ils confectionnent dans les villages. Il est aussi arrivé à la Canée un graineur français de Vaucluse , qui opère sur des quantités considérables. Le prix est en ce moment, à la Canée, de 110 à 120 fr. le kilog Elle s'est vendue, l'an dernier, de 107 à 110 fr. d La maladie a occasionné la fermeture des trois filatures de soie, assez bien installées , qui avaient été établies à Khalepa , près de Khania , et à Mephalo-Kastron. ( 727 ) APPENDICE BIBLIOGRAPHIE , CARTES. Les ouvrages mis à contribution ont toujours été successivement cités avec grand soin , mais il me semble utile d'en grouper chronologique- ment les diverses indications , parce qu'on pourra ainsi voir en un ins- tant la succession des hommes qui ont contribué à la connaissance de l'île, d'un côté par leurs explorations et les descriptions de visu qu'ils ont données, et d'un autre côté par la mise en œuvre des matériaux recueillis par les simples observateurs. Toutefois, pour l'histoire naturelle, je ne reviendrai pas sur ce qui est exposé dans le livre IV, chap. III, sur YHisloire et la bibliographie botanique, qui renferme l'énumération chronologique de tous les ou- vrages dans lesquels se trouvent des indications de plantes de Crète ; non plus que dans le livre V, qui n'est formé que de 66 pages , et dans lequel il est aussi très-facile de trouver ce qui est relatif aux diverses classes du règne animal. 1° Voyageurs en Crète . Trois recueils renfermant les relations de divers voyageurs doivent être préalablement indiqués : S. Feyrabeud. Reyszbuch desz heyligenLands; Franckfort an Mayn, in-folio, 4 854. Hackluyt's. Collection ofearly voyages, iravels and discoveries ofthe english nation. London, 4 vol. in-4°, 4810. Robert Walpole M. -A. Travels in varions Countries of East, being a conti- nuation of Manoirs relaling lo European and Asiatic Turkey. London, 2 vol. in-4°, 1820. Voyage d'Henri IV (roi d'Angleterre) à la Terre-Sainte, en 1 44 3 [Hackluyt, 4 81 0). Voyaige d'oullremer en Jherusalem par le seigneur de Caumont , l'an MCCCCXVIII (1). Paris, in-12, 4 858 (publié par le M" de la Grange). Buondelmonti (Christoph. Bondelmontius; il écrivit à Nicosie en 4 422). Liber insularum Archipelagi, publié dans Cornélius, Crela sacra, 4755). (1) « Item, de chief de leditte ylle de Candie jusques à la cipté de Candie : C mil- les, en lequelle cipté font les nefs et les carraques de siprés, devant lequel, à X. mil! Ils, ha une yllç appelée l'Escandeye où demeurent auquns hermiteus. » P. 42.- ( 728 ) Voyage d'Outremer et retour de Jérusalem en France, par Rechardon de la Brocquière, 1432 et i433 [Hackluyl, 1810, IV, 469). Voyage à la Terre-Sainte de Joh. Tuchern von Nurnberg, le 5 juillet 1479.) [Feyrabend, p. 351, 4 584.) Ici. de Jehann graff zu Solms, le 15 juin 1483. {Feyrabend, p. 55, 4584.) Id' de Hans Werli von Zimbern en 1483 {Feyrabend, p. 126, 1584.) Frère Nicole le Huen(1487). Pérégrination de OuUre-Mer en Terre- Saincte, Lyon, petit in-folio. 28 novembre 1488. Voyage à la Terre-Sainte de Grabhertzog Alexanders Pfallzgraffen, 29 juillet 4 495. {Feyrabend , p. 1584.) Jodocus à Meggen patricius lucerinus (1542). Peregrinalio hierosolymitana , in-12. Dilingae, 4580. Pierre Belon du Mans (1548). Les Observations de plvsievrs singvlarilez et choses mémorables Irovvées en Grèce, etc. Paris, in-4°, 1554-1588. — Traduction latine dans Clusius, Exolicarum libri decem. Antuerpiee, in-folio, 4 605. Voyage aux îles de Candie et de Chio, de Roger Bodenham en 4 550. (Hac-> kluyl, II, 2I0, 4 810.) Voyagea la Terre-Sainte de John Locke en 1553. {Hackluyl, II, 216, 4 810.) André Theuet d'Angoulesme. Cosmographie du Levanl. Lyon, in-4°, 4554 et 4556. André Theuet. La Cosmographie universelle. Paris, in-folio, 1575. Voyage à la Terre-Sainte de Daniel Ecklin von Arow, 23 avril 1553. {Feyra- bend , p. 400, 4584.) ld. de Melchior von Seydlitz, 28 juin 1556 {Feyrabend , p. 251, 1584.) Id. de Jacob Wornebsers. Juillet 1561 {Feyrabend, p. 217, 1584.) Cl. Sig; Francesco Barozzi. Descritlione dell'Isola di Creta. Manuscrit in-folio. Bibl. du Roi, anc. fonds, n°M0, 181. 4 577. Pérégrinations du S. Jean Paterne forésien (15 juillet 1581), in-12, 1625. Cl. Lunardo Querini. Descrittione di tutta l'Isola di Candia, etc. Manuscrit in-folio. Bibl. du roi, n° 221, Miss, étrang., 1 er mai 4583. Gabriel Giraudet (du Puy). 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Urkunden zur àllern Handels nnd Slaals geschichte der Republik Venedig, mit besonderer Beziehung auf Bizanz und die Levante, Wien, 2 vol. in-8°, 1855-56. Viquesnel. Voyage dans la Turquie d'Europe, Paris, in-4°, I, 4855. Eug. Poujade. Chrétiens et Turcs. Paris , in-8°, 4859. B. G. Collas. La Turquie en 1861. Paris , in-8°, p. 227-32, 1861. Chéron de Villiers. L'Orient grec en 1860. Paris, in-8° 1861. H. Kiepert. Die Insel Candia oder Crela — Zur Karle von Krela [Zeitschrifl der Geselschafl fur Erdkunde zu Berlin, in-8°, 1866, p. 435-446. Petermann. Etnographische Karle Von Kandia oder Krela {Millhcilungen), 1 866. — Die Griechen und die Turken der Insel Candie [Mitlh.), 4866, n° 40, 370-473, et 1867, p. 27. L'histoire ancienne et surtout mythologique n'ayant été que fort ac- cessoirement traitée ici, il suffit d'énumérer chronologiquement les auteurs de l'antiquité qui ont parlé de la Crète, dans ce qui reste d'eux : Pylhagore, Homère, Scylax , Hérodote, Thucydide, Xénophon, Aris- tote, Théophraste, Polybe, Strabon, Virgile, Horace .7)iodore de Sicile, ( 736 ) Sénèque, Pline, Pomponius Mêla, Dionys d'Alexandrie, Ptolémée, Pausanias, Solin , /Elien , Scylax et le Sladiasmus anonyme. Il en est de même pour les auteurs du moyen-âge, tout aussi bien les Byzantins ou les Romains: Saint Augustin, Etienne de Byzance, Yibius Sequester, Léon (les Novelles), Cedrenus, Zonaras, Eustalhe; que les Arabes : Edrisi et Aboul-Féda. Pour les auteurs modernes il est préférable de donner les citations complètes : Vadianus. E/iilome trium terres par Uum. Tiguri , in-folio, 1534. Rapb. Maffei. Commentariorum Urbanorum Raphaelis Volâlerrani octo el triginta libri. Lyon , in-folio, -1 552. Dominions Marias Niger (Domenico Negri , Dominique Le Noir). Geographiœ commentariorum libri XI, Basileee, in-folio, 4 557. Ferrari. Lexicon geographicum, Milan, in-4°, 1627. L. M. S. (G. Fournier), Asiœ nova descriptio. Parisiis, in-folio, 4656. Joannes Meursius, Creta, sive de Crelœ rébus el anliquitalibus libri IV. Ams- telodami, in-4° 1675. Cellarius. Notitia orbis antiqui sive geographia plenior. Lipsiœ, in-4°, t. I, 4260-1279, 1701. Maffei. De gli anfUcalri. Verona , in-12, 1728. Flaminius Cornélius (Gornaro), senator venetus. Crela sacra, sive de Episco" pis utriusque rilus grœci et lalini in insula Crelœ. Venetiis, in- 4°, 1755, D'Anville. Géographie ancienne, t. III , p. 197, 1768. — Id. abrégée. Paris, in-12, t. I, 278. Torres y Ribera. Periplus Crelœ. Venetiis, 1805. Car. Fred. Newman. Crelicarum rerum spécimen. Gottingen , 4820. Mannert. Géographie der Griecher und Rœmer, t. VIII, 675-726 , 182. Karl Hoeck. Krela. Ein Versuch zur aufhellung der Mythologie nnd geschichle, der Religion und verfassung dieser Jnset, von den attester zeilen bis auf die Romer-Herzschaft. Gottingen, 2 vol. in-8°, 4823, 1828. J.-A. Cramer. A geographical and hislorical description of ancienl Greece. Oxford, 3 vol. in-8°, 356-95, 1828. Lerminier. Histoire des législations el des constitutions de la Grèce ancienne. Paris, in-8°, t. I, 1852. Alb. Forbiger. Handbuch der alten Géographie. Leipzig, in-8°, t. III, p. 1031-41, 1848. Edw. Falkener. The Muséum of classical anliquilies. London, in-8°, 1852, t. II, p. 263-308. Traduction de la Descrizione dell Isola di Candia, ma- nuscrit de 1538, de la Bibl. Marciana de Venise. Id. A description of some important théâtres and olher remains in Crète. London, in-8°, 1854 (d'après un manuscrit d'Onorio Belli de 1586.) W. Smith. Biclionary ofGreek and Roman Geography. London , in-8°, 1854. ( 737 ) 3° Cartes successives. ABaffiSessiies ©arfc©s"ira«*muB8crit©g« — La carte géographique exécutée en 393 ou 425 à Constantinople , découverte à Spire sur la fin du XV e siècle, et publiée en 1598, sous le titre de Tabula Pealingeriana, est seulement un itinéraire infiniment déformé et allongé de l'E. à l'O. , qui ne peut donner aucune idée de la forme et de la structure des pays qui y figurent. Un manuscrit de la bibliothèque d'Albi , in-folio carré sur parchemin , du VII e ou VIII e siècle , suivant M. Libri , a est peut-être le plus ancien monument géographique qui existe au monde. « Près de la côte de Sy- rie, dit M. deSantarem, on remarque l'île de Crète (Crela) , et à droite Chypre, sur le même méridien. » Les positions géographiques rassemblées par Ptolémée ne paraissent pas y avoir été utilisées. On ne connaît guère que par des reconstructions postérieures les cartes des géographes arabes du X e au XIII e siècle , ainsi que la Mappa de mari et terra de 1320, par le voyageur vénitien Marino Sanuto. MM. de Santarem et Jomard , dans deux recueils récents (1), ont donné pour d'anciennes cartes manuscrites des parties alors connues de la terre, surtout de l'Europe et du bassin de la Méditerranée, des fac-similé lithographies, à l'aide desquels on peut constater l'état réel des connais- sances géographiques vers la fin du moyen-âge, du XIV e au XVI e siècles. D'après ce que dit M. de Santarem de la mappemonde de la cathédrale d'Hereford du XIV e siècle (1314) : « L'île de Crète avec son labyrinthe oc- cupe un vaste espace; mais le cartographe ne l'a pas placé à l'endroit désigné par Solin. Il n'y indique que deux villes principales, Gorlyne , qu'il écrit Gortima, et Cydonie, qu'il nomme Cidona. Au centre est le mont Yda, la fameuse montagne du haut de laquelle on voit, dit Solin , le soleil avant qu'il se lève... Le labyrinthe occupe toute la partie occi- dentale. » L'Atlas de Peints Vessconte fan MCCCXVÎII , en 9 feuilles, appar- tient à la Bibliothèque impériale de Vienne. Candia , de -4 e 5 de longueur, ( l)De Santarem. Essaisur l'histoire de la cosmographie et de la cartographie pen- dant le moyên-âge, et sur les progrès de la géographie depuis le XV° siècle. Paris, 2 vol. in-8», avec atlas, 1849-50. Jomard. Les Monuments de la géographie. Atlas in-plano Paris, 1850? Des réductions de ces cartes et de plusieurs autres ont été données aussi par Le- lewel, Géographie du moyen-âge, atlas petit in-folio oblong, Bruxelles, 1849. ( 738 ) y est accompagnée de Standia (Dhia) et de Gozo (Gaudhos) , le N. est en bas. Dans la Carie vénitienne des frères Pizigani, de l'an MCCCLXVII, et la Carte Pisane du XIV e siècle, la Crète, de 8 e 7 et 6 e de longueur, a une forme qui approche déjà assez de la vérité, et les ilôts qui l'entou- rent sont assez bien placés. Dans la seconde , l'île est allongée de l'E. à l'O. ; dans la première, la partie orientale, plus effilée, se relève vers le N. La première est à Parme. Dans Y Atlas en langue catalane de VanMCCCLXX V, dont la réunion forme une carte générale du monde connu , de 2 m de longueur sur m 70 de hauteur environ, le N. est en bas, et les méridiens et parallèles font complètement défaut. La Crète , longue de 2 e 5 , a la forme d'un triangle isocèle dont le petit côté est à l'O.; quelques noms écrits à l'entour sont ceux de caps et d'îlots. Dans le Portitland de la Bibliothèque Pinelli des XIV e et XV e siècles (1384 à 14-34), la feuille n° 7 de l'Archipel est encore orientée le N. en bas. La Gambellainxulla de Chreste, de44 c 5 de longueur (4), est allon- gée de l'E. vers l'O. abaissé très-peu au S., et sa forme n'est pas trop défectueuse, à l'exception du cap Grabousa, qui est à peine indiqué; l'Ida est placé au tiers occidental , au sud de Rhethymnon; les montagnes de Lassiti sont marquées. Les îlots sont assez bien placés, mais ceux du cap Sidhero manquent, ainsi que les deux Gaudhos. Comme cartes manuscrites d'une magnifique exécution on peut encore citer, quoique de 4555, et postérieure d'un siècle à la découverte de l'imprimerie, celles de Guillaume Le Testu (2) : sur le verso du folio XXIV, la Crète a son extrémité orientale relevée un peu vers le N., et Gozo est assez bien placé ; sa longueur est de 4 e 5. Le Dépôt de la Marine, à Paris, possède en manuscrit une Carte des isles de l'Archipele faille à Marseille, par moi Tropheme Vernier, 4665. (1) Les longueurs de l'île sont indiquées en centimètres pour chaque carte; elles correspondent aux échelles suivantes : 4c 2 — 1/6,000,000 7 9 = 1/3,200,000 12 6 = 1/2,000,000 15 7 = 1/1,600,000 20 9 = 1/1,200,000 25 2 = 1/1,000,000 (2) Bibliothèque du Dépôt de la guerre. 31a = 1/800,000 ~41 2 = 1/600,000 50 4 = 1/500,000 62 8 = 1/400,000 82 4 = 1/300,000 100 8 == 1/250,000 ( 739 ) L'île , dont la forme est très-défectueuse , a ses côtes formées de cour- bes concaves réunies angulairement. Elle est orientée de l'E.-N.-E. à l'O.-S.-O., et sa longueur est de 37 e . 11 n'est pas utile, après celles-là, d'entrer dans aucun détail sur les cartes manuscrites dans lesquelles la Crète a seulement 2 e 5 à 4 e 5 de longueur; il suffit de donner le nom de l'auteur et la date : Andréa Bianco, de Venise, 1 436 ; Beninchosa , 1466; Fredaci, d'Ancone, 1497; Francesco Rodrigues, 1524-30; Juan de la Cosa, pour Henri II, vers 1550; Sébastien Cabot, en Espagne, avant 1550; Domingo Villaroel, 1589; Mohamed ebn-Aly ebn-Ahmed al Charfi de Sfax, 1 598 ; la mappemonde hollandaise de 1610, celle de Dominique Sanchez , 1618; enfin , celle de Mercator de Duisbourg, 1659. Premières éditions de Ptolémée. — Les premiers ouvrages de géographie dont l'imprimerie dota le monde, furent des éditions de Ptolémée, pour la plupart in-folio, avec des cartes construites d'après les connaissances de l'époque , et surtout les positions énumérées par l'au- teur. Celles-ci étant défectueuses et parfois même interverties , l'île , malgré l'opinion de Strabon et contrairement à la réalité, y fut le plus souvent orientée de l'E.-N.-E. à l'O.-S.-O.; la moitié orientale était reportée fortement vers le N. au lieu de l'être un peu vers le S. Est-ce à des erreurs des copistes du moyen-âge que ce résultat doit être attribué ? C'est ce qu'il serait difficile de nier. Une remarque curieuse à faire , toutefois , c'est que si l'on suppose l'Ida et toutes les positions situées à l'E. reportées d'un demi-degré vers le S., la Crète reprend une orienta- tion et une forme qui ne sont plus trop défectueuses. Dans les éditions de Bologne de 1462 et de 1482 , les cartes sont des plus grossièrement gravées, et l'île, de 8 e de longueur, a une forme triangulaire analo- gue à celle de la carte catalane de 1375. Dans celles publiées à Rome de 1478 à 1508 , les cartes gravées sur airain sont moins mauvaises ; la Crète, longue de 12 e 5, a ses contours aussi sinueux sur tout le pour- tour; les montagnes et les fleuves de Ptolémée sont indiqués, mais Claudus est reporté à l'O. du Criu-Metopon. Dans le Ptolémée vénitien de 1511, dont les planches sont gravées sur bois, l'île a repris une orientation et une forme analogues à celles de la carte Pisane. Les édi- tions de Lyon de 1535, et de Bâle de 1540 à 1552, sont plus mauvaises. Le célèbre géographe du duc de Juliers , Ger. Mercalor, publia, en 1578 , les Tabulœ geographicœ pour d'autres éditions de Ptolémée. En astreignant de nouveau les positions de la Crète, longue de 12 e , aux longitudes et aux latitudes du texte, il revint à l'orientation et aux for- mes défectueuses de ses prédécesseurs. Un dernier tirage de ces cuivres ( 740 ) eut lieu à Amsterdam , un siècle et demi plus tard , en 1730. — Berlelii , de son côté, avait publié à Venise, en 1562, une carte de la Crète an- cienne, de 21 e de longueur, construite d'après les mêmes données , et Cornélius en reproduisit une analogue en 1755. C'est aiîx Vénitiens, possesseurs de la Crète, que sont dus les pre- miers documents certains et les premières caries modernes de la Crète. ÏBî&ïi , t®I©BBBe© «Ssali §®aaettà (i-e. Bart. Zambcrti), ïsolaîrio.(l) C'est le plus ancien ouvrage qui ait été imprimé sur la topographie des îles ; suivant Dibdin, il l'aurait été à Venise, de 1477 à 1480. Il présente , aux feuillets 6 et 7, une carte spéciale de Crète, gravée sur bois, de 24 e 6 de longueur; l'île, sans méridiens ni parallèles, est orientée de l'E. à l'O., le N. en bas. Les côtes sont formées de petites courbes concaves réunies angulairement , et, à l'exception des lettres indiquant les points cardinaux, les noms sont écrits à la main en rouge ou en noir; les terres sont coloriées en vert nuancé, les forêts ou arbres en vert-bleu , et les eaux en bleu. La forme générale et les contours sont fort défec- tueux ; l'akroteri du cap Grabousa manque complètement; mais les îlots, y compris les Gozi , sont assez bien distribués. Les monts sont placés pres- que au hasard, car les mots Ma et Gnosia sont au sud de Rctlimo , et ceux de Lassih , Juppiter et Labyrinto au sud-ouest de Candia; dans le texte, on lit : La Sili e vn campo sopra il monte Bilo... poi verso loslro e Mcsarea pianvra magna che par el mezo del suo silo i lochi il monte dove e laberinlo, Kfie. Uosiifg (Supplementum), — Dans celte partie du Ptolémée, publié avec privilège impérial par Jean Schott, à Strasbourg, en 1513, ce graveur donna une Tabula neoterica : Crète sive Candie irtsvle , gravée sur bois. L'île, de 55 e de longueur, est orientée exactement E.-O. ; les parallèles sont seuls indiqués, et la largeur, du N. au S., est exagérée et portée à 1° 25', puisque VArenao prom. (cap Alikapounla) est placé par 34° 40', et le cap Stavro par 36° 05'. Les contours , très-découpés , sont toujours formés de lignes concaves réunies angulairement. L'île est toute remplie de grosses montagnes empilées les unes sur les autres et souvent disposées en lignes ; on y voit les noms de Coruico , Mircolala (Apopighari), Leucon, avec ùmalon renfermant un lac et Habilacio de (i) Ce petit in-4 a , imprimé en caractères gothiques, est formé de 55 feuillets avec 48 cartes gravées sur bois; il est extrêmement rare et figure dans le cabinet des cartes de la Bibliothèque Richelieu , sous le signe C. 5590. ( Ml ) homme bestialiin cauernis, puis enfin Ydeo et Duteo. Les principales plaines sont indiquées et parfois dénommées; dans la partie septentrio- nale, on distingue celles de Kisamos , de Khania, coupée par le chaînon de Platania et séparée de celle de Soudha ; puis celle fort grande de Rhethymnon , séparée de celle du Mylopotamos, celle de Candia, celles du Quantiro , de l'Aposelemi , de Cresonesa ; puis la plaine intérieure de San- Antonio , la grande Pianura arenosa , entre Trano et Yerapolis ; enfin celle au sud de Setia et de Caméra devant Grades. En revenant par la rive méridionale , on rencontre une plaine avec une fontaine avant Yerapolis, et Y Ornai campo après, le Lascilo campo avec puits et fontaine, la Mesarea pianura, séparée de la mer par les montagnes à l'embou- chure du Napola. Enfin , la Lisa pianura , au bord de la raer en Selino. Le Laborinthus est au nord-ouest de Gorlyne, et le lac de Kourna dans les montagnes au sud de la plaine de Rhethymnon. Un certain nombre de cours d'eau sont désignés par leur noms modernes plus ou moins défi- gurés. Quant aux îlots, assez bien distribués autour de l'île, tous ont leurs noms plus ou moins défigurés ; les Gaudhos manquent, car ils ne sont pas représentés par l'îlot du Porto gamboso (Grabousaj. Cette deuxième carte spéciale de la Crète a certainement été dressée à l'aide de documents recueillis sur les lieux par les Vénitiens. L'orographie est moins bonne que clans la carte semblable donnée par Bilibald Pirckeym- her dans le Ptolémée publié à Nuremberg en 1524, et reproduit à Lyon en 1525 et 1541. li'lso&ario di ESenedelto Bordone(1j, publié à Venise en 1535, renferme, aux feuillets L etLI, une Crète sur bois de 30 e de lon- gueur, qui est la reproduction exacte de celle de Bartolomeo , à une échelle un peu plus grande et le N. en haut. Le cap Crio y est appelé le Cambruse, et le cap Sidhero Salomone. Anligozo est bien placé, mais avec beaucoup de petites îles au N.-O. Les montagnes isolées, souvent couron- nées par des fortifications en ruines, sont : le massif de Sphakia, l'Ida, au sud de Rhethymnon», au quart occidental de l'île ; près d'un mont, au sud-ouest de Candia, est le Labirynlo , à un mille au nord des ruines de Gortyne, qui sont sur le bord de la grande plaine de Mesaraca. Au milieu de l'île est le Mont Delor, dans le centre duquel est le Lasli campo, (1) Il avait paru à Venise, en 1528, un petit in-folio, Lequila de Léo Nardareli, présentant, au feuillet 51, une carte de Crète de 50 e orientée le N. en haut , et sur laquelle se lit entre autres : M. Leuca, Ida Monte , Labyrinlo. ( 742 ) de 18 milles de circuil; il semble aussi qu'il y ait au sud d'une grande plaine une chaîne montagneuse, du cap Matala au cap Sidhero. Les ri- vières sont peu nombreuses et fort courtes. Séb. Sflunster et ses imitateurs. — Ce savant professeur de Bâle donna, en 1550, dans sa Cosmographie universelle, une nouvelle carte de 18 e , construite d'après les données des Vénitiens, comme celle de Bordone, mais moins bonne pour la forme, qui est celle d'un rec- tangle allongé de l'E. S.-E. à l'O.-N.-O., et tronqué obliquement à l'angle S.-E.; le contour de la côte, très-défectueux, présente une mul- titude de caps et de baies presque aussi saillants et profondes les uns que les autres. Du Capo Spada, qui forme toujours l'extrémité N.-O., la côte s'étend presque directement au S., jusqu'au Pr. Hermico (cap Krio), le cap Grabousa étant très-raccourci. Des montagnes coniques avec quel- ques noms, M.Leuco, M. Dicleo, sont jetées au hasard dans les diffé- rentes parties , où se trouvent aussi diverses plaines : Lisa pianvra (Kandano), Lascilo campo (Lassiti) Omal camp o et Pianvra arenoa (Hierapetra). Le Laberiniho y figure largement dans la partie centrale. Les localités habitées, très-souvent mal placées, ont leurs noms défi- gurés par les Vénitiens et les graveurs , ainsi que dans toutes les cartes postérieures. Autour de la Crète se trouvent un grand nombre d'îlots dans les mêmes conditions. Les principales cartes de ce modèle sont les suivantes : Camotius. El vero el nvovo disegno di Ivtla la isola di Candia. Venetiis, 1564 (36o). Donato Bertelli. ld. i'd. id. 1584(35=3). Orteil. Thealrum Orbis terrarum t Antuerpise, 1570 (42 e 5). Diversi autori, Geografla'. Tavole moderne di geografia. — Crele insula. Roma, 1570 (27 e 5). Sim. Pinargenti. Isole che son da Venelia nella Dalmalia el ver lullo VArci- pelago. Vinegia, 1573 (20 e ). D'autres se trouvent dans les ouvrages précédemment cités : Belle-Forest, 1575 (35 e 5). — Porcacchi, 1576 (13 e ). — Cellarius, 1578 (21 e 5). Zuallardo, 1587 (12 e ). — Cornélius, 1593 (22 e ). — Magini, 1597 (13 e 5). Rosaccio, 1606 (17 e ). — -DeBeauvau, 4615. — Feburier, 1615. — Coto- vicus, 1 61 9. — Manesson-Mallet , 1 683(9 e -5). — Myller, 1735. —Cornélius , t. I, 1755 (12 e ). At»r. Orteil et Cler. Mercator. — ïi«urs imitateurs. — Dans le dernier tiers du XVI e siècle, ces deux savants géographes hol- landais dressèrent de nouvelles cartes au niveau des connaissances de ( 743 ) leur temps. Mercator, qui avait pris surtout la géographie ancienne, vou- lut que son ami publiât le premier le résultat de ses recherches; aussi est-ce à Orteil que sont dues les cartes de Crète ancienne et moderne. Elles furent publiées successivement à Amsterdam , dans les Theatrum orbis ierrarum sive Atlas novvs, ter lia pars de Janssonius, en 1602, et de Blaev en 1640. L'île est toujours beaucoup trop large , mais son contour commence à avoir plus de réalité. Toutefois, le cap Sassoso (Stavro) est trop saillant, et la baie de Palseokastron trop profonde ; le golfe de Messara est nul par suite du peu de saillie du cap Matala vers le S. Au milieu de la côte occidentale , commence à se dessiner le cap avec l'île et le Porto délie Garabuse. Des monts sont dispersés dans les diverses parties de l'île, et ceux qui sont à-peu-près sur la ligne médiane portent les noms de Cornico, Miracofala, Maclara, Ideo, Lasthi, Samon. Les grandes plaines sont Lisa pianura, Mesarea pianura, Lascilo campo, Omal campo ; à l'angle S.-O. se trouve toujours Porto-Gamboso , et près de là, Gozo-Paxmando , Gaudhos étant alors confondu avec les Paxi- madhi de Messara. Les principales cartes, en partie marines, publiées sur ce modèle, sont les suivantes : Abr. Orteil. Theatri orbis terrarum Parergon sive Veleris geographiœ Tabulœ. Crela , in-folio, '1595. Anvers, 4 624 (44 e ). Abr. Orteil. Theatrum orbis terrarum , Candia insula , édition posthume. Anvers, 4 603 (44 e , texte). Janssonius. Theatrum orbis terrarum sive Allas novvs, Candia olim Crela. Amsterdam, in-folio, 4 602 (47 e , texte), et 4 654 (43 e ). Blaev. Id., 4 635, édition française, 4 640 (même carte, texte), et 4 662-67 (40 e 3). Ger. Mercator et Hondius (Josse Hondt). Atlas. Candia. Amsterdam, in-folio, 4 609, 4 633 (42 e , texte). Melch. Tavernier. Allas., Candia cum insulis. Paris, in-folio , 4 638 (42'). Jacq. L'Aigniet, Description de l'isle de Candie et des isles voisines de la Grèce. Paris, 4 648 et 4 669 (40 e 5). Guill. Sanson. Caries générales de toutes les parties du monde. Grœcia fœde- rala. Paris, in-folio, 4666 (46 e ). Id. Candie olim Crela. Paris , in-folio, 4 655 (46 e 5). Joan. Laurenbergius. Grœcia antiqua. Amsterdam, in-4°, 4 660 (20 e , texte). Dudley. Arcano del mare. Caria XIII, d'Europa , 4 661 (18 e ). J. Van Loon. Noorl-Slar o fie Zee- Allas. — De Zeecuslen van t'Yland Candia; in-folio, 4 668 (33 e ). Janssonius. Allas sive Cosmographicœ medilaliones. Candia. Amsterdam, in- folio oblong, 4 676 (20 e ). ( 1U ) Ilornius. Description exacte de l'Univers. Crela. Lu Haye, in-folio, 1741 (42 e ) Les grandes cartes suivantes ont paru sans date. P. Vander Aa. L'île de Candie, anciennement Crète. Leyde (30 e 5) Le Ch. de Beaulieu le Donjon. Plan de l'isle de Candie, jadis Crète. Paris (40 e ). P. Mariette. Candia olim Crela. Paris (45 e 7). Visscher. Insula Candia olim Crela (39 e ). Fred. de Wit. Allas major: Insula Candia. Amsterdam (40 e ). D'autres, souvent grandes, se trouvent dans des ouvrages spéciale- ment destinés aux marins : Guill. Bernard. Description de la mer Méditerranée. Amsterdam, 1607. Jaques Colom. Ardante ou flamboyante colomne de la mer. Amsterdam, 1645 (10 e ). Jaacque Anthoine. Le Nouveau grand livre de Lelroit, contenant la mer Méditerranée. Pascaerle van Candia. Amsterdam, 1659 (33 e 7). Paul Yvonnet. Le grand et nouveau miroiv ou [lambeau de la mer. De Zeecus- ten van t'Y'land Candia. Amsterdam, 1680 (31 e ). P.-Fr. Sylvestre. Le nouveau et grand fulminant flambeau de la mer, de Jean van Loon, Nie. Jansz Wooght. Archipelagusche Eylanden. Amsterdam, 1699 (39 e ). Franc. -Mar. Levanto. Prima parle dello Specchio del mare ( Medilerraneo) Genova, 1664 (31 e 5). The English pilol : Mediterranean see. London, 1677, etc. (32 e ). Id. id. id. 1677-1786 (20 e 7). Halley. Allas marilimus et commercialis or a General view of the World. — Nath. Cutler. A gênerai coasling pilol London , 1728 (20 e ). D'autres, plus petites, se trouvent dans les ouvrages précédemment cités : Bertius, 1616-18 (12 e ). — Brielius, 1649-53 (12 e ). — Du Val, 1682. — Pia- cenza, 1688 (15 e ). — Dapper, 1702 (31 e ). —Cornélius, t. If, 1755 (12 e ). Marco Hfflscïaiiai. — Ce graveur vénitien publia, en 1645, sous le titre de 11 Regno di Candia , une carte en deux feuilles, dans laquelle l'île a 71 e de longueur. Les méridiens et les parallèles ne sont pas tracés , mais elle est orientée exactement E.-O., car les caps Xacro et Crio sont sur une même ligne , tandis que le dernier aurait dû être relevé vers le N. La forme générale est bien comprise : pour la première fois, on voit la côte occidentale terminée au N. par le capo Bvso , qui s'allonge paral- lèlement au capo Spada, et au S. par le capo Crio. Cependant, le chaî- non du Kouloukouna et le capo Sassoso son! trop en saillie au N. dans la ( 745 ) Mare di Candia elEgeo, tandis qne le chaînon du Cofina et le capo Malala ne sont pas assez saillants dans la Mare Méditerranée* overo di Barbaria. Les montagnes, vues en perspective, sont en forme de cônes et de crêtes arrondies qui, par leur groupement, donnent, malgré la lourdeur de la gravure, une excellente idée, la charge en quelque sorte, de la structure orographique de File. Il y a une division du sol en hautes montagnes, plateaux et plaines, qui dénote une profonde connaissance du pays, un tact exquis dans l'appréciation des formes du sol, qui ont manqué aux faiseurs de cartes postérieurs , et on peut même dire à ceux qui onl fait les relevés les plus récents. On voit successivement, de l'O. vers l'E., le Elia (Haghios Elias) et les plateaux environnants avec les capo Bvso et capo Spada ; les montagnes de Selino et de Sphakia , avec les plaines intérieures de Candano , Arna, Omalo , Anopoli, Schifo , et les plaines et plateaux septentrionaux qui hordent le golfe de Canea et formentla presqu'île du capo Melecca et les plateau de Y Apicorna ; le massif du M. Ida est séparé par les plateaux de Milopolamo du chaînon du Kouloukouna et du Slrombolo ; il est limité à l'O. et à l'E. par les plateaux de Rellimo et de Candia, dans lesquels surgissent de petits pâtés montagneux. Le dernier présente au S. la grande plaine de Messarea, ren- fermant à l'O. le Malogniti, et à l'E. YAnapodari, et séparé de la mer par le chaînon du Cofina. Le massif des montagnes de Lassiti avec les hautes plaines de Lassili et Oces (Katharos) , avec Omalo et Embaro au S.-O., Mogho au N.-O. et Cares et Criées (Kritsa) au N.-O. Puis l'isthme de Gerapetra avec l&pianura qui remonte au golfe de Mirabello. Enfin , le plateau de Selia, avec les monti di Malaura (Aphendi Kavousi) et les nombreux petits massifs disséminés. L'île est entourée de ses divers îlots bien placés (Gaudhos fait défaut), et par les noms des caps, îlots, ports, cours d'eau, etc. ; dans l'intérieur, il n'y a guère d'autres lieux habités que les chefs-lieux d'Eparkhie. Les cours d'eau sont toutefois médiocre- ment indiqués. Cette carte paraît fort rare maintenant, car je n'en connais qu'un exemplaire que j'ai découvert à la Bibliothèque du Dépôt de la Marine, dans un atlas in-folio de 60 cartes de diverses parties de l'Europe et de divers auteurs du XVII e siècle, porté au catalogue sous le n° 3936. La carte porte le n« 45j écrit à la main(l). Boschini en donna une réduc- (1) Sous le n° 47, suit un grand plan des baies de Canea et de Suda, sans nom d'auteur, fait pour le siège soutenu contre le-s Turcs et suivi de la prise en 1645. ( 746 ) tion à-peu-près à moitié (38 e ) dans son Atlas petit in-folio, de 61 plan- ches : Il Regno tvllo di Candia delinealo à parle, à parle et intagliato , qui fut publié à Venise en 1651. Une troisième, plus petite (25 c. 3), fait partie de l'Arcipelago con tulle le isole, scogli secche, e bassi fondi, etc. Venetia 1658, in-4°. GmbH. Sanson, Du Vaï. — Les cartes de Boschini furent le point de départ de quelques autres publiées surtout par ces deux géogra- phes du Roy, mais seulement pour le contour de l'île ; car l'orographie y est traitée d'une manière à-peu-près aussi défectueuse que dans les cartes antérieures. Les ruisseaux sont toutefois mieux indiqués, mais il n'y a qu'un petit nombre de lieux habités, Les petites îles avoisinantes, y compris Gaudhos, sont le plus souvent bien placées. Ces cartes sont les suivantes : Guill. Sanson. Isle et royaume de Candie. Paris, 1665-1679. Fait aussi partie des Atlas de Robert et de Jaillot, avec la date de 1741 (52 e ). ld. Cretainsuia. Paris, 1676 (51 e ). Du Val. Isle de Candie. Paris, 1667 et 4669 (37 e ). ld. 1677 (40° 5). Giac. Cantelli da Vignola. Arcipelago; mar Egeo. Roma, 1685 (29 e 5). lie P. Corouelli et ses imitateurs. — Ce géographe vénitien donna dans son Isolario del Atlante venelo , publié à Venise en 1696, une carte en deux feuilles de 101 c. 5. de longueur, dressée sans doute à l'aide de nombreux documents vénitiens qu'il avait pu rassembler : ce fut la plus grande qui eût encore été exécutée. La forme et le contour des côtes sont ceux de Boschini ; mais les montagnes dispersées irrégu- lièrement et parfois loin de leur dénomination , ne donnent nullement la physionomie orographique de l'île. Un très-grand nombre de lieux ha- bités sont indiqués , mais souvent défectueux dans leur position et leur dénomination. Dhia et les Gaudhos sont omis. — Il avait publié anté- rieurement dans le Parallelo geographico del antico col moderno Arci- pelago une carte de Candia de 32 c. 5 , sans orographie, offrant seule- ment les rivières, les villes et ports de la côte, et Gozo au S. du cap Crio ; et séparément et sans titre une autre carte semblable de 37 c. sans Gozo , mais avec Standia. — Ses principaux imitateurs furent : J.-B. Nolin. Le Théâtre du monde; la Grèce ancienne et moderne. Paris, 1699 (15 e ). N. de Fer. Allas ou recueil de cartes géographiques; la Grèce. Paris, 4715 (18 e ). Jaillot. Eslals de l'empire des Turcs. Paris, 1716 (15 e ). Bowen A complète Allas; xslands of Archipelago. London, 1752 (45 e ). ( T« ) Robert. Allas universel. Turquie européenne. Paris, 4755. D'Anville. Les cotes de la Grèce et l'Archipel. Paris, 4756 (20 e ). Bellin. Le Petit atlas maritime, t. IV; plan de Visle de Candie. Paris, 1764 (31 e ). Barbier du Bocage. LHsle de Crète. Paris, an VII (21 e 4). Les cartes sans date sont les suivantes : J.-B. Homann. Insula Creta hodie Candia. Norimbergee (53 e 3). Id. Grœciœ et Archipelagi novissima tabula. Nuremberg (1 2 e 5). J. Peeters. Description des principales villes, havres et îles (du Levant), Can- dia regnum. Anvers, in-4° oblong (20 e 3). Schenk. Regnum Hungariœ, Grœciœ, etc., et Archipelagi. Amsterdam (12 e 5). Valck. Grœciaet Archipelago. Amsterdam (15 e 3). Nie. Visscher, Crelœ seu Candiœ insula et regnum. Amsterdam (53 e 3). Id. Exactissima tolius Archipelagi nec non Grœciœ tabula. Amsterdam (20 e 3). •foan. Van Heulen et ses imitateurs. — Cet hydrographe hollandais publia à Amsterdam, en 1699, le Groole nieuive Vermeerderde Zee-Allas ofte Waler-Werell , in-folio. Ce fut l'ouvrage de ce genre le plus complet et le plus exact qu'on eût encore vu. Dans les cartes mari- nes 101 et 102, Barbaria , Candia, il n'y a que le contour des côtes. L'île est allongée de l'E. à l-'O, cette dernière extrémité étant trop peu relevée vers le N,, et les formes de sa partie occidentale sont celles de Boschini ; mais la partie médiane est beaucoup trop étroite, les deux côtes septentrionale et méridionale étant presque parallèles, par suite du peu de saillie du chaînon du Kophinos et du cap Martela vers le S., et du massif du Kouloukouna et du cap Susa (Stavro) vers le N. Par suite de quelque renseignement erroné , l'Almyros de Candia occasionne un îlot qui avance jusqu'au milieu de la largeur de l'ile. Les caps S. Giano eiSidhero forment des languettes trop étroites , et le cap Sacro n'avance pas assez dans l'E. Dans d'autres cartes du même auteur, les montagnes sont figurées très-inexactement , et il n'y a qu'un petit nombre de loca- lités figurées dans l'intérieur. Les îlots du pourtour sont assez bien placés. Les principales cartes publiées sont les suivantes : Joan. Van Keulen. Groote nieuive Vermeerderde, etc. 4699. (21 e 5) id. n° 8. Paskaerle van de Archipel, ( 21 e . ) id. n° 9. Nieuwe Caartvan de Archipelagusche Eilanden (27 e 5.) id. n° 10. Archipelagusche Eylanden. (37 e 3.) Gérard van Keulen. Paskaart van de Archipelagusche Eylanden. Amsterdam 4717 (38 e .) J. Guenard. Nouvelle carte de la mer Méditerranée; 4 e feuille; nouvelle carte de l'Anchipelle, 4704 (2.9 e 7), ( 748 ) Berthelot. Carte des côtes de la Méditerranée; 3 e feuille, carte de l'Archipel, 1693, 1716, 1727 (27° 2). John Gaudy. A new charl of Archipelago. London (21 e ). Michelol et Brémond. Nouvelle carte de l'Archipel. Candia , 1715 (24 e 5). Bellin. Hydrographie française; n° 48, carte réduite de l'Archipel. Paris, 1738 (25 e ). Grognard. Hyd. franc.; n° 49. Carte de l'Archipel, 1745 (23 e ). F. Olivier. Carte dé V Archipel , aussi corrigée, 1746 (25 e 2). Jos. Roux. Carte de la Méditerranée en XII feuilles, feuille XI. Marseille, 1764 (28 e 5). Il s'en trouve aussi dans les ouvrages de Pococke (4 8 e 7) , Le Clerc, Kinsbergen (20 e ). Ouill. ©e2âsSe et se® imitateurs. — Ce membre de l'Acadé- mie des Sciences, opéra une réforme complète en géographie, en tenant un compte sérieux des relations des voyageurs et des observations des astronomes. Il publia à la fin de 1707 une carte de la Grèce et une Grœciœ antiquœ tabula nova, dans laquelle la Crète a une longueur de 26 c. La forme générale de l'île est assez bonne , à l'exception du peu de saillie de l'angle Sud-Ouest, qui porte le cap Krio, et de l'avancement trop grand du cap Plako dans l'E. Les montagnes réparties au hasard, sont cependant dominées par le mont Ida; les principales rivières ne sont pas mal indiquées non plus que les îles avoisinanles, mais il y a d'assez grandes erreurs dans la situation des villes anciennes. — Ces cartes furent reéditées en 1745 et 1755 par Ph. Buache son gendre; elles ont été imitées pendant plus d'un siècle : Guill. de L'Isle. Allas nouveau: Carie de la Grèce. Amsterdam, in-folio, 1730 (12 e ). Delisle. Carte delà Grèce. ChezOttens, Amsterdam (16 e ). Seutter. Grœcia anliqua (26 e ), Lacroix. Allas: Turquie d'Europe, par Janvier. Paris, 1762 (10 e ). Arrowsmith. Carte de l'Archipel, London, 1801 (22 e 5), 1808. Steel. Neiv Medilerranean pilot. London , 1804 (14 e ). Atlas turc, publié à Constantinople en 1804 (18 e 3). Galiano. Caria particular del Archipelago de Grecia. Madrid , 1806 (33 e 5). Carte russe de l'Archipel, publiée à Saint-Pétersbourg en 1815 (30 e ). Homans Erben. Karle von der Insel Candia, "mil den nahe liegenden Insein. Nurnberg, 1808 (50 e 4). Spehr (Bachmann ). Karle von der Insel Candien, sonsl Crela. Fol. Braun- schweig, 1822. F. W. Sieber. Crelœ eharta geographica anliquq emetidala, 1823 (33 e 5). ( 749 ) Cette dernière, insérée dans le Reise nach derinsel Kreta, présente encore de grandes inexactitudes dans le contour des côtes , mais elle a son importance comme premier essai fait dans ce siècle par un voyageur instruit, pour déterminer la situation exacte des montagnes, des cours d'eau , des-îlols et des villes signalés par les anciens. — La même an- née , Hœck publia une carte de 35 e . Dépôt de 8a Marine. — Cet établissement possède plusieurs grandes cartes manuscrites levées par ordre du Gouvernement français : La Carte îopographique de Vile ou royaume de Candie , par Roussin, 4693 , est une carte marine dans laquelle l'île a une longueur de l m 79 , et sur laquelle la topographie intérieure n'est indiquée que jusqu'à 3 cent, de la côte. Il semble que l'auteur n'y a pas tenu compte de la plaine de Messara, si large cependant à son débouché à la baie de ce nom. Celle de Guerrier semble une copie médiocre de la précédente , à peine plus grande (l m 81), et sur laquelle la topographie intérieure forme une bordure de 5 à 8 e de largeur. La plaine de Messara est indi- quée avec de grands étangs, et le cap Matala est bien saillant. L'ile a une forme trop étroite, surtout dans la presqu'île de Sitia , qui n'est qu'une véritable languette. — Il y en a une réduction à moitié. La Carte générale de Vile de Candie, par MM. le C te de Bonneval et Dumas, 1784, n'est pas achevée dans la partie occidentale, du Platania à l'Haghios-Elias. L'île, qui a une longueur de 2 m 89% possède un contour moins bon que dans la carte précédente ; beaucoup de baies sont trop profondes , le cap Matala n'est pas assez saillant, et la presqu'île de Sitia est une languette aussi étroite que l'isthme de Hierapetra. A l'intérieur, les montagnes, figurées en grand nombre, donneraient une assez bonne idée de la structure orographique^ si de meilleures teintes permettaient de juger de leur hauteur relative. Les principales plaines sont indiquées ; les lieux habités , peu nombreux , ont leurs noms assez défigurés. — 11 y en a une copie plus récente. D'un autre côté, en 1818 et 1819, M. Gauttier, capitaine de vaisseau, secondé par M. Benoist , ingénieur, a exécuté , pour l'établissemeut d'une nouvelle carte , des travaux hydrographiques considérables dans l'Ar- chipel. Lapie. — Une réduction de la grande carte du C te de Bonneval , mort en 1747, devint la base de Candie , Critiou Crète au 400,000 e , par Tome XXIV. 62 ( 750 ) le Ch. Lapie, 1825, dressée (d'après le tilre) principalement sur les mémoires et reconnaissances de M. le G te Mathieu Dumas, ainsi que sur les extraits des auteurs Byzantins et Italiens communiqués par M. le Ch. Hase, et appuyée sur les observations astronomiques et sur les relève- ments de M. Gauttier. Pour la forme générale des côtes , cette carte diffère notablement de toutes celles qui avaient été publiées antérieu- rement, et se rapproche beaucoup delà vérité , telle qu'elle a été défini- tivement établie par ma triangulation intérieure et par les relevés hydrographiques détaillés descap. Graves et Spratt. Cependant, elle diffère surtout par une profondeur moins grande de la baie de Kisamos et du golfe de Mirabello, par un étranglement plus considérable des deux isthmes de l'Almyros de Rhethymnon et de Hierapetra, par une largeur moins considérable (du N. au S.) du massif montagneux de Lassili; enfin, par une largeur plus grande de la presqu'île de Sitia, et une moindre saillie du cap Plako (Salamone) vers l'E. En outre, en assu- jétissant cette carte aux deux points dont la position a été le mieux dé- terminée par les navigateurs, Khania et le cap Sidhero, on trouve, d'une part, que la côle septentrionale doit être reportée de 3 à 4 kilomètres au S., du cap Ghrabousa au méridien de Dhia (à l'exception des alen- tours de Khania) , tout en variant peu ensuite jusqu'au cap Sidhero ; et , d'autre part, que la côte méridionale doit aussi être reportée de 5 à 8 kilomètres au S., du cap Krio à Hierapetra, où elle rentre au N., par suite de la moindre largeur de la presqu'île de Sitia. Tous les îlots qui entourent la Crète ont, par suite, leur position un peu trop septentrio- nale, surtout les Gaudhos. Lapie aussi rendit plus défectueuse l'orographie de la grande carte, et lui donna un cachet de pure fantaisie en supprimant arbitrairement di- vers chaînons montagneux, et en transformant les massifs isolés, grands ou petits , en chaînes continues. L'altitude d'aucun point ne fut non plus indiquée. Quant aux localités habitées de l'intérieur, non-seulement leurs dénominations furent encore plus défigurées, mais elles furent mal placées, parfois à des lieues de distance de leur véritable emplace- ment, et dans des positions inverses les unes par rapport aux autres. — Une réduction à moitié de cette carte avait déjà paru en 1822. Les cartes de Lapie et les principales qui en dérivent sont les suivantes : Lapie. Carie générale de la Turquie d'Europe en XV feuilles. Paris, 1822; nouvelle édition 1847 (31 e 5). Id. Candie, Criti ou Crète, au 400,000°. Paris, 1825 (63c). ( 751 ) Admiralty. N° 67. A gênerai charl of thé Archipelago d'après Gauttier. London, 1325 (28 e ). Levrault. Carte générale de la Grèce ou Turquie méridionale. Strasbourg, 182b (18 à 20=). Gauttier n° 282. Carie réduite de la partie méridionale de P Archipel. Paris, 1827 (34c 5). Berthe. Allas universel de Géographie. — Grèce moderne. Paris, 1832 (18 e 5.) Van der Maelen. Allas de (Europe en 165 feuilles à 1/600.000. feuille 165. Bruxelles, 1833 (42 e 5). Brué. Allas. Carte générale de la Grèce moderne. Paris, 1837 (10 e 6). Ferd. Aldenhoven. Carte du royaume de la Grèce. — la Crète. Athènes, 1838 (31e 5). Roux. Carie générale de l'Archipel d'après Gaultier et Smylh. Marseille, 1840 (34c). John Addison. A New charl ofthe Archipelago. London , 1840 et 1844. J. V. Kutscheit und. H. Mahlmann. Karte von der insel Kandia oder Krela. Berlin, 1842 (3! e S). H. Kiepert. Topographis-Hisloricher atlas von Hellas. Kykladen und Krete Berlin, 1846 (3l<= 5). Relier. n° 1457. Carte de la partie méridionale de l'Archipel. Paris, 1854 (34c 4). Robiquet. Carte de l'Archipel. Paris, 1854 (33 e 3). Rob. Pashley donna en 1837 , dans ses Travels in Crète, une carte lithographiée qui est , pour la topographie, une copie de celle de Lapie à la même échelle (63 e ) , mais il l'améliora beaucoup en n'y inscrivant que les noms des lieux habiles qu'il avait vus, ou de ceux qui présentent des ruines. Il aurait cependant pu faire mieux, en modifiant les tracés de manière à ne pas mettre sur des hauteurs les localités qui sont dans les vallées, et sur une rive de torrent celles qui sont sur une autre. — Des réductions ont été données par Falkener en 1852 (30°), et par Lacroix en 1853. T. Graves et T. A. B. Spratt; V. Baulin. — Les relevés hy- drographiques faits par ordre du gouvernement anglais pour de nouvelles cartes de l'Archipel, furent commencés dès 1843 par le Beacon, com- mandé par le capitaine Graves auquel on doit la moitié occidentale de la Crète. Le cap. Spratt reprit en mai 1851 le travail sur le Spitftre, et termina la moitié orientale à la fin de 1853. Pendant ces deux années et demie il fit des voyages dans l'intérieur de l'île pour en compléter la description géographique et topographique. Une première carte générale de l'Archipel parut avec la date d'août ( 752 ) 1853 ; la Crète y a 20 e de longueur. Puis la grande carte en deux feuilles où l'île à 173 e 5; la partie orientale a paru avec la date du 17 avril 1858 et la partie occidentale avec celle du 15 février 1862, mais en réalité avec un retard de plus de 6 mois pour chacunes d'elles. M. le cap. John Washington , superintendent at the Admiralty, ayant eu l'extrême obligeance de me communiquer en mai 1861, une épreuve de la carte inachevée, j'ai pu lui adresser quelques observations, dont il n'a pas été tenu compte dans l'achèvement de la gravure, et que je crois par suite devoir reproduire ici : Une observation générale est relative à l'orographie; indépendamment de sa représentation par le système des simples arêtes de partage des eaux que je ne crois pas le meilleur, je trouve qu'il y a quelquefois une proportion peu exacte dans l'intensité des teintes, entre les pays de montagnes d'un côté et les plateaux et les plaines de l'autre. Ainsi au S.-O. de Meghalo-Kastron vers le milieu de la largeur de l'île, les chaînons ont des teintes générale- ment trop foncées comparativement à celles des grandes montagnes qui sont à l'E. et à l'O. La crête située au S. de Ancienl Inachorium , celle qui est au N. d'Agia-lrini et celle qui est entre Nopia et Nokia à la base de la presqu'île du cap Spada, vers l'extrémité occidentale de l'île, devraient être considér- blement affaiblies; dans la presqu'île de Sitia aussi, les chaînons des deux tiers orientaux sont beaucoup trop accentués. Relativement aux vallons et aux cours d'eau j'ai des doutes sur l'existence de quelques-uns; mais il est deux points sur lesquels il m'est impossible d'être d'accord avec la carte: le vallon d'Agia-lrini, au lieu de border les monta- gnes, y pénètre après le village par une profonde crevasse, pour n'en sortir qu'à Kroustogherako. L'Àposelemi River, au lieu d'atteindre la mer à l'E. de Gouvais, y débouche à l'O. ainsi que je l'ai vérifié après un orage, alors qu'il était transformé en torrent boueux. Relativement aux altitudes, dans les Sailing directions, il est donné aux montagnes de Sphakia ou Madara Vuna environ 8,000 f. (2,438™), et au mont Ida 8,200 (2,499™). L'opinion universellement adoptée q.ue le mont Ida est le point culminant de l'île, se trouve ainsi confirmée. Mais la carte est en désac- cord avec celle-ci ; en effet elle n'attribue que 8,060 f. (2,455™) au mont Ida, pour en donner 8,100 (2, '469™) aux Madara Vuna. A quel résultat définitif s'arrêtent les officiers de la marine anglaise? C'est ce qu'il est difficile de devi- ner. Pour moi, mes observations barométriques ont confirmé l'opinion com- mune, car elles m'ont donné 2, 498™ pour le mont Ida, et à deux reprises différentes 2,370™ et 2,375™ pour la sommité de 8,000 f. (2,438™) située à l'E. de celle de 8,100 f. qui devrait ainsi n'avoir que 2,403™ c'est-à-dire 90 m (300 f.) de moins que l'Ida. Une autre altitude me semble erronée: c'est celle de 5,490 f. indiquée au ( <53 ) S.-S.-E. de Rilhym.no j près de la côte méridionale; cette montagne (le Sidhe- rota) est beaucoup moins élevée que le Khedros de 6,000 f. ; elle a au plus 3,490 f.; le dessinateur ou le graveur doit avoir mis 5 pour 3. Relativement à l'emplacement des villages, je suis en désaccord complet avec la carte pour plusieurs parties de l'île; d'abord entre la baie de Khania et Selino-Kasteli sur la côte S., et ensuite pour la vallée d'Agios-Vasileios au N. du cap Melissa de la même côte. Enfin une observation générale est relative à l'orthographe des noms de lieux qui parfois diffère assez notablement de celle publiée par Rob. Pashley; ce dernier m'a semblé avoir mieux saisi la véritable prononciation, et je n'ai eu que peu souvent à y apporter des modifications. Une réduction en deux feuilles , à peine plus grande que la princi- pale carte de Lapie (68 e ), a paru en 1865, colorée géologiquement , dans les Travels and Researches in Crète , du capitaine Spratt. Les mêmes observations peuvent être faites par rapport à l'orographie. — Dans la carte de l'Archipel , il n'y a guère qu'une arête montagneuse centrale, portant de hauts sommets, et de laquelle partent des chaînons secondaires aboutissant à la côte. Les montagnes de Lassili sont à peine accusées , ainsi que l'Aphendi-Kavousi de Silia. Ces caries et celles qui en dérivent sont les suivantes : Admiralty, 1650. Archipelago; index sheel surveyedby captainsR. Copeland, T. Graves , S". Brock, and commander T. Spralt. London, août 1853 (20 e ). Id. 2536. Easlern pari of Candia or Crète [Kirit-adassi lurkish), sur- veyed by captain T. Spratt. Londun, 17 avril 1858. ld. 2536 a Western pari, id. 15 février 1862 (ensemble 173 e 5). Smyth. The Méditer ranean, 1854. Lange. Land iind Seekarte des Millellandischen meeres. Trieste, 9 feuilles, 1 859. Des reproductions se trouvent dans les ouvrages cités : T. Spratt, 1865 (68 e ). H. Kiepert, 1866 (50- 1 ). Petermann, 1866 (39 e 5). J. Ballot, 1868 (41 e 5). Quant à ma carte , je n'ai rien à ajouter à ce que j'ai dit dans la géo- désie sur le relevé que j'ai exécuté de mai à décembre 1845. Dans le dessin, je me suis attaché à rendre très-exactement la physionomie orographique de l'île , que la gravure de MM Avril frères a traduit, je crois, assez fidèlement, sauf dans les hautes montagnes, où les escar- pements et les grandes pentes ne sont pas assez accentués. Pour les lieux habités , j'ai mis seulement ceux que j'ai vus ou de la position des quels j'étais à-peu-près sûr; leurs noms sont tels que j'ai cru les en- tendre prononcer. Mes itinéraires sont indiqué. ( 754 ) 4° Plans de ports et rades. Des plans partiels ont été publiés à diverses reprises. Pendant que la conquête turque s'achevait, Boschini , le premier, en donna un très- grand nombre en 1651 , dans 77 Regno tvtlo di Candia. Ceux de quel- ques-uns des principaux ports furent donnés un demi-siècle plus tard, par Jaillot, et du Val à Paris; par Goronelli , dans Ylsolario ; par Van Keulen, dans un Allas, Partie de la Méditerranée , et par Dapper, dans la Description exacte de l'Archipel. Les grands plans suivants furent encore publiés séparémeat : Boschini. Un grand plan des baies de Canea et Suda. Sans date. Hubert Jaillot. Plan de Candie assiégée par les Turcs, 1669. 1693. Du Val. id. id. id. 1669,1677. P. Maestro Coronelli. Pianla délia Real forlezzae cilla di Candia. S. date. En 1764, Bellin donna, dans Le petit Allas maritime, t. IV , Europe, le plan de la ville de Candie (119) et celui de la ville de La Canée (120). Plus tard, Heather donna à nouveau les plans de la capitale et des trois ports de guerre dans l'ouvrage suivant : Complète pilote from London lo Spain, Portugal, Medilerranean and Ihe Black sea, in-folio, 1810. La guerre de l'indépendance de la Grèce occasionna, en 1825, la carte de Lapie, portant les plans des trois grandes villes et de Soudha, établis d'après les dessins du O de Bonneval et de Mathieu Dumas ; en 1828 le plan de Grabousa fut levé par Batten et publié par l'Amirauté anglaisel'année suivante. Ce fut sans aucun doute la question d'Orient qui, après la coalition de 1840 , amena l'Angleterre à entreprendre une nouvelle étude hydro- graphique détaillée de l'Archipel. A la suite des relevés des officiers du Beacon et du Spilfire , commandés par T. Graves et T. Spratt , l'Ami- rauté, en outre des cartes générales de l'Archipel et de Crète, publia, en 1848 et de 1860 à 1862, six feuilles renfermant quinze ports qui ont été en grande partie reproduits par le Dépôt de la Marine , de 1861 à 1866. Je donne ici l'indication de tous les plans partiels de côtes publiés jusqu'à présent. Les différentes localités sont réunies en plusieurs grou- pes et placées chacune dans l'ordre où elles se succèdent , à partir du cap Ghrabousa vers l'E. d'abord. Pour chacune d'elles, les divers plans sont énumérés dans l'ordre chronologique. ( 755 ) A. Côte septentrionale , entre les caps Ghrabousa et Slavro. Kisamo-Kasteli. — Caslel Chissamo, Boschini (3), 1651. Kantsillières. (cap Spadha) Dictamnurn, Pococke 17 15. Hagtiios Theodhoros. — S. Thodoro , Boschini (4, 5), 1651. — San Todaro, S. Teodoro, Torlulv, Coronelli, 1696. — S. Théodore ou Turlulu, Dap- per, 1703. Kh ani a. — Canea, Boschini (6, 7), 1651; de Wit; Peeters; Jaillot, 1669, 1693; Van Keulen, 1699. — Cydonia, Pococke, 1745. — La Canée, Bellin, 1764, Lapie, 1825; Kfiania, Pashley, 1837. Soudha. — Suda , Boschini (8, 9), 1651 ; de Wit; Peeters; Jaillot, 1693; Co- ronelli, 1696. —Zuda, Van Keulen, 1699. — Suda, Sude, Dapper, 1703; Olivier, 1 SOI ; Heather, 1810; Lapie, 1825. — Suda Bay and Canea, Ad- miralty (I658), 1848. Dépôt marin. (1936), 1862. Marati.— Boschini (10), 1651; Coronelli, 1696. Kalyves. — Caslel Apicorona, Boschini (11, 12), 1651. — Caslel Apicoma Coronelli, 1696. Almyros. — Armiro di Rellimo , Boschini (13), 1651. Rhethtmnon. Rellimo, Boschini, 1651. — Relimo, de Wit; Peeters; Dapper 1703; Lapie, 1825 — Rhilhymno port, Admiralty (217), 1861; Depot marin. (2033), 1863. La Torre Sanguinazzo , Boschini (16), 1651. Caslel di Milopoiamo , Boschini (17), 1651. Atali. —Boschini (18), 1651. Phodhelès. — Galinùs, Boschini (19), 1651. B. Côte septentrionale entre les caps Slavro el Sidhero. Santa- Pelagia, Boschini (20), 1651. La Fraschia, Boschini (21 ) , 1651. Paleocastro, Boschini (22), 1651; Jaillot, 1693; Dapper, 1703. Meghalo-Kastron — Candia Boschini , (23-25), 1 651 ; de Wit ; Peeters ; Jaillot, 1669. 1693; Du Val, 1669, 1677; Visscher. Coronelli, 1696; Van Keu- len , 1699; Dapper, 1703; Bellin, 1764; Heather, 48IO; Lapie, 1825 — Megalo-Kastron. Admiralty (1904) 1848. Dép. marin. (1908), 1861. Kasabano. — Cazzabano. Boschini (27). 1651. Kartero. — Messovvgni, Boschini (28), 1651. Kokonoros. — Cacco Noros , Boschini (29). 1651, Khersonesos. — Tigani, Boschini (30), 1651; Khersonesos Bay. Admiralty (2715), 1860; Dép. marin. (1909) 1861. Malia. — Maglia, Boschini (31 ), 1651. Spina-Longa. — Boschini (32, 33), 1651 ; de Wit; Peeters; Coronelli; 1696, Van Keulen, 1699; Dapper, 1703; Heather 1810. ( 756 ) Poro Bay. — Admiralty (2753) 1862. Dép. marin. (2271) 4866. Caslel Mirabel, Boschini (36), 4651, — Castello di Mirabello, Coronelli, 1696. — Mirabel, Dapper, 1703. — San Nicolo or Agios Nikolas, Admiralty (2753.) 1862. — Porl Nicolo Dép. marin. (2271) 1866. Pachianamo , Boschini (35), 1651. Kavousi. — Cavvssi, Boschini (34), 1651. Leopelro, Boschini (37), 1651. Sitia. — Setlia, Boschini (38, 39), 1651 ; Coronelli; 1696. — Setia, Dapper, 1703. Sitia Bay, Admiralty (2724) 1861. Dép. marin. (2264) 1866. G. Côte orientale. Eremopoli Bay, Elera?— Admiralty (2715) 1860. Dép. marin. (1909) 1861. Palseokastron. Paleocaslro, Boschini (40), 1651. — Grandes Bay, Admiralty (2724 , 1861. Dép. marin. (2264) 1866. Zakro. — Xacro, Boschini (41), 1651. Kavalous. — A'ero Cambo, Boschini (42), 1651. D. Côte méridionale, entre les caps Âlherinolako et Matala. Ghoudhsero. — Cvzzvra, Boschini (43), 1651. Hierapetra. — Gerapetra, Boschini (44), 1651. Yerapelra or Gerapelra , Ad- miralty (2715), 1860; Dépôt marin.; (1898), 1861. Myrto. — Mirlo, Boschini (45), 165). Anapodhari. — Dermalo, Boschini (46), 1651. Soudhsouro. — Zvzzvro, Boschini (48) ,1651. Plaine de Messara. — Messarea, Boschini (49), 1651. Kalo Limniones. — Calvslimiones , Boschini (47), 1651; Coronelli, 1696. — Kaloi-Limnes , Admiralty (2724), 1561; Dépôt marin. , (2264) 1866. E. Côte méridionale , entre les caps Matala et Erio. Caslel Priotissa, Boschini (50), 1651. Caslel Franco, Boschini (54), 1651 ; Coronelli, 4696. Sphakia. — Caslel Sfacchia , Boschini (55), 1651. Loutro. — Lulro délia Sfachia, Boschini (52), 1651. Port Lutro, Admiralty (217), 1861; Dép. marin. (2033), 1863. Caslel Selino. —Boschini (56). 1651 .— Castello Selino, Coronelli, 1696. — Casleel Selino , Dapper, 1703. F. Côte occidentale. Kutri. — Admiralty (217), 1861 ; Dép. marin. (2033), 1863, Ghrabousa. — Garabvse, Boschini (2), 4 651 ; Coronelli, 1696. — Cara-Busa, Van Keulen, 1699; Dapper, 4703; Heather, 1810.— Grabusa, Batten , 4829; Admiralty (217), 1861 ; Dépôt marin. (2033), 1863. ( 157) G. Petites îles voisines- Dhia. — Slandia isola, Boschini (26), 1651. — Isola délia Slandia, Coronelli, 1696. — /. Slanlea, Van Keulen, 1699. — Slandia, Dapper, 1703. — Anchorage in Slandia, Admiralty (2715), 1860. Dep. mar. (1908), 1861. Gaudhos. — Isola de Gozzi di Candia, Boschini (53) , lu 51 ; Coronelli, 1696. — Gossi van Candia, Dapper, 1703. Boschini a donné, en outre, quelques plans de lieux situés dans l'in- térieur de l'île : Castel Temene [59), Castel Pediada (58), Castel Belveder (51), Lassiti (57). — Les deux dernières planches représentent Cerigo (60) et Thine (61). — Pococke a donné Aptera (Polyrrhenia). 5° Vues de côtes. Des vues représentant l'aspect des côtes d'une certaine distance en mer, ont été publiées à diverses reprises, surtout dans les ouvrages des- tinés aux marins, dus aux imitateurs d'Orteil et de Mercator, dans la seconde moitié du XVII e siècle. Ces figures gravées assez grossièrement sur bois, et appartenant au moins à quatre types différents, occupent trois pages in-folio, plus ou moins mêlées de texte, dans les auteurs suivants : Colom (101-3), Ànthoine (92-4) , Yvonnet (84-6), Sylvestre (69-71), Levanto (115-7), English pilot (85-7). Celles de Colom , qui sont les plus nombreuses et qui semblent les meilleures, mesurées dans l'édition de Sylvestre, donnent les longueurs suivantes pour les diverses parties de la côte : 6 pour le Cap Spadha , Soudha et alentours de Meghalo-Kastron. 99 e 6 pour la côte orientale 129, 10 pour la moitié occidentale de la côte méridionale : 218, 5 pour l'extrémité occidentale de la côte méridionale 105, 5 I pour la côte occidentale , 23, 3 i pour Gaudhos 22, 2 Les deux feuilles de la grande carte du capitaine T. Sprat portent les vues suivantes qui paraissent fort exactes : Wiew of the Island of Candia from North East of Cape Maleka. . 65, 2 Khania , S. \V. by S. 4 miles 25, Cape Zuan etc. Yanisadas 16,0 W Mothès etc. Black Met. 1 5, 8 Sidaro Islet shut in with Cape Sidaro 12, 2 Western view of the South side of Candia from Ghavdo 33, 8 Eastern view of the South side of Candia from Ghavdo 33, 4 Enfin sur ma carte j'ai donné un profil, en élévation réelle, de l'île entière, du cap Haghios-Mamas (O) au cap Plako (E), et un profil vertical de la baie de Soudha, en profondeur tant réelle que quintuplée. ( 758) ERRATA ET ADDITIONS. DE LA DESCRIPTION PHYSIQUE DE L'ÎLE DE CRÈTE INSÉRÉE DANS LES T. XXII, XXIII ET XXIV. Un certain nomDre de pages renferment diverses fautes typographiques; mais je ne relève ici que celles qui changent la prononciation des noms d'une manière notable; ainsi je ne relève pas l'omission de Yh qui doit suivre les lettres d, g et quelquefois r, non plus que le remplacement de c par k. Ayant toujours indiqué dans l'Itinéraire , p. 76 à 197, les planches et figures publiées par les divers auteurs qui ont écrit sur la Crète , j'ajoute l'indication de celles des Travels and Researches in Crele du capitaine T. Spratt, aux pages où elles auraient pu être cités. Ayant déjà donné un certain nombre de feuillets supplémentaires qui peu- vent être rapportés à la place qu'ils doivent occuper, j'ajoute ici quelques in- dications complémentaires trop courtes pour y figurer, ainsi que diverses in- dications tirées du manuscrit de M. de Heldreich. TOME XX11. Page 118, noie, ligne 2, en remontant, ... lisez : et. — 121, ligne 6, Aspra-Vouna, lisez : Aspro-Vouna (de même en beaucoup d'autres pages). — 14-1, ligne 8, Pharangi, lisez : Pharangha. — 142, par suite d'une plus grande précision dans les déterminations, les noms de quelques espèces ont dû être ainsi changés: Q./Egilops , Q. macrolepis. — T. Gallica , T. Pallasii. — Q. Crelica, Q. calli- prinos. — E. spinosa , E. acantholhamnus. — A . echinoides , A . anguslifolins . — Salvia spinosa, Stachys spinosa. — 145, ajouter : Inscription dans les murailles de l'arsenal de Khania. — Spratt, Travels, II, 160. — 147, ligne 8, l'âge de 80 ans attribué en 1866 à Moustapha -Pacha, lors- qu'il revint en Crète pour arrêter l'insurrection , reporterait sa nais- sance à l'année 1786 , et lui attribuerait 59 ans en 1845. — Modèle d'une rigole d'irrigation des jardins établis dans les fossés de Khania. Spratt, Travels, II, 147. — dernière ligne, Vue de la baie de Khania- (des hauteurs au-dessus de Khalepa). Spratt, Travels, II, 142. — 155, ligne 5, Pharangha, lisez : Pharanghi. — 156, C'est dans le haut du grand vallon situé à l'ouest de Haghios-Pavlos , que se trouve le village de Haghios-Jannis-tis-Sphakias, dont les ( 759) habitants ont pour principale industrie la confection de poutres de pin, qu'ils embarquent pour Matala, principale escale de la plaine de Messara, où ils les échangent contre les céréales qu'ils ne recollent qu'en petite quantité chez eux. Page 163, ligne 7, en remontant; p. 97, ligne dernière, l'Almyron, lisez : l'Almyros. — 164, vue de la baie de Soudha (prise du fond ). Spratt, Travels, II, 130. — 165. Les ruines d'Aplera ont été récemment explorées par M. Wescher, en 1862 et 1864. — 166, ligne 6, Xopolis; 1. 16, Q. Cretica, lisez : Exopolis, Q. caliiprinos. — 169, noie, ajouter 98. — id. , plan de l'ancienne Souia. Spratt, Travels , II , 241. — id. , inscription d'Haghia-Erini. Spratt, Travels, II, pi. 2, flg. 12. — id. , inscription d'Elyros. Spratt, Travels, II, pi. 2, flg. M. — 173, ligne 17, Pteris Crelica, lisez : Pleris aquilina. — id. , ligne 24, plusieurs années, lisez : trois mois. — 174, ligne 12, Laki, lisez : Lakous {id, p. 113, 118). — id. , ligne 17, Asl. echinoides, Gai. olympicum, Salv. spinosa, lisez. Ast. anguslifolius , Gai. incarvum, Slachys spinosa. — id.., vue des montagnes de Sphakia au-dessus de Tripiti , Spratt, Travels, II, 244. — inscription de Pœkilassus. Spratt, Travels, II, pi. 2, fig. 16. — 176, ligne dernière. Sœghilia, lisez : JEghilia. — 177, ligne 12, en remontant, 550 ra , lisez: 580 m . — 178, vue de Palaio Kastron , l'ancienne Polyrrhenia, Spratt, Travels, II, 213. — id. , inscriptions de Polyrrhenia. Spratt, Travels, II, pi. 2, fig. 14-15. — 180, vue de Grabousa, Spratt, Travels , II , 222. — 180, plan de Kutri, l'ancienne Phalasarna; vue de Kutri , l'ancienne Phalasarna; coupe de l'ancien port de Phalasarna; monolithe Berna à Phalasarna , Spratt, Travels, II, 229-234. — 181 , ligne 5, en remontant, vermmtlaris, lisez : vermiculala. — 182, vue de Dictynna (de la mer) , Spratt, Travels, II, 197. — 183, ligne 4, en remontant, Alikianou, lisez: Alykianou (id. p. 118). — id., inscription de Rtiokka (près de Topolia). Spratt, Travels, II, pi. 2, fig. 13. — 185, ligne 3. Une nouvelle ascension faite le 23 octobre, m'a amenée penser que le Soro est le véritable Theodhori. — 187, Mylopotamos, lisez : Mylopotamo (de même à la p. 124 ). — 488, vue de Monopari Kastelli (près de Polis), Spratt, Travels, II, 115. — id. , inscriptions de Lappa. Spratt, Travels, II, pi. 2, fig. 8-10. — id. , vue de Retimo (Rhithymna), (du pont à l'O.), Spratt, Travels, II, III. — 191. La gorge du Mega-Potamos est le Khordhalioliko-Pharanghi. Quoi- ( 760 ) que le vent fût très-fort lorsque j'y passai , je ne remarquai pas le bruit particulier, ressemblante celui du tonnerre, que M. de Hel- dreich signale comme très-connu dans tout le pays. Page 4 91, vue de la vallée de Preveli , Spralt , Travels, II , 270. — 4 92, ligne 2, Pharangha, lisez : Pharanghi. — id. , ligne 7, en remaniant, Slavromeni , lisez : Stavromenos. — 195, ligne 8, Papatevrysis, lisez : Papa-i-Vrysis (id. p. 184, 1. 1). — id. , vue d'Axo, l'ancien Axus, Spratt, Travels, II , 75. — id., inscription d'Axos. Spratt, Travels , II, pi. 2, flg. 5. — 4 96, plan de l'ancien Eleulherna (prèsdeTripodho), Spra'.t, Travels, II, 90. — id. , vue d'un ancien pont à Eleutherna, Spratt, Travels, II, 95. — id. , inscriptions d'Eleutherna. Spratt, Travels, II, pi. 2, flg. 6-7. — 197, vue du mont Ida, de Veni (près de Thronos), Spratt, Travels. II, 108. — id., noie, monastère d'Arcadie. Lacroix, Les îles de la Grèce, pi. 9. — 198. ligne 20. E. spinosa lisez E. acanlholhamnus. — 202, vue prise du mont Ida ( vers l'O.), Spratt, Travels, 1.16. — id., à l'est du sommet du Psiloriti se trouve la grande plaine de Nidha, située à 1,700 m environ d'altitude, et occupée par d'excellents pâ- turages; les pentes des montagnes qui la dominent sont boisées. — 307, note, da Candia, lisez : di Candia (id. en plusieurs autres pages)., — id., vue du mont Ida et de la baie de Messara, Spratt, Travels, H, 20. — id. La plaine de Messara est surtout renommée pour la production des chevaux et des mulets. De Dhibaki , on aperçoit bien les Paximadhia, deux îlots élevés appartenant aux Sphakiotes, qui y envoient des troupeaux en hiver. — id. , vue de Kalous Limiones, ou Fairhavens, Spratt, Travels, II, frontispice. — id. , le cap Léon etLebena vus de la mer, Spratt, Travels, 1, 351. — id., inscriptions de Lebena. Spratt, Travels, II, pi. 2, flg. 1, 2. — 308, plan du Labyrinthe et vue de l'entrée, Spratt, Travels, II, 49. — 341, scène dramatique sculptée sur un sarcophage à Candie, Spratt, Travels, I, 46. — id., plan de Gortyne et vue de l'église de Saint-Titus (et du théâtre) , Spratt, Travels, II, 28. — 311 , inscription de Gortyne. Spratt, Travels, II, pi. 2, fig. 3. — 312, ligne 8, en remontant, Djioflro, lisez : Ghiophiro. — id. , inscription de Haghios Thomas (près de Haghia-Varvara). Sprall, Travels, II, pi. 2, fig. 4. — 313, note, Megalo-Kastron (marché, minaret et kiosque). Lacroix, Les îles de la Grèce , pi. 8. — 315, la ville de Candia (vue de la mer), Spratt, Travels, I, frontispice. — 317, une Vénus de Crète (de Cnosse) , Spralt, Travels, I, 72. — id., inscription dé Gnossus. Spratt, Travels, Il pi. I, flg. 1. — 319. ligne 8, en remontant , Limiones, lisez : Mata la. ( 764 ) Page 320, Axée Kefala, l'ancienne Arkadia (au N. de Messara), Spratt, Travels, I, 323. — 322, inscription de la plaine de Pedhiadha. Spratt, Travels, 11. pi. 1 , fi g- 3. — 323, port et site de Khersonesos (vue sur le golfe de Malia), Spratt, Tra- vels. I, 100. — 325, Poro, l'ancien Olonlion (isthme de Spina-Longa), Spratt, Travels, I, 128. — 329. M. de Heldreich donne le nom de Khametti à la sommité des mon- tagnes de Lassiti, située au nord de l'Aphendi-Khristo. — D'après lui, il y a au-dessus d'Embaro, dans les montagnes, une plaine ap- pelée aussi Homalon , à environ 1,500 m d'élévation , plus petite que celle de Sphakia, en partie cultivée, et renfermant des eaux sta- gnantes. — 331 , inscriptions de Lyttus. Spratt, Travels , II, pi. 1, fig. 5-15. — 332, ligne 11 , Katharo, lisez : Katharos. — 333, esquisse de Goolas, l'ancien Olus (près de Kritsa) , Spratt, Travels, I, 129. — id.. maison cyclopéenne à Olus, Spratt, Travels, I, 141. — 335, lerapetra, l'ancienne Hierapytna, Spratt, Travels, I, 254. — id. , sarcophage sculpté de lerapetra : Achilles à la cour de Lycomedes. — Achilles , Thétis et Vulcain. — Plan de la salle du sarco- phage, Spratt, Travels, I, 279, 281, 282 — id., inscription de Hierapytna. Spratt, Travels, II, pi. 1, fig. 21. ■ — id. Les deux Ghaidhouronisi, d'après M. de Heldreich, qui les a visitées, ont une superficie de 7 à 8 kilomètres carrés, et sont habitées par des troupeaux pendant une partie de l'année. — id. L'Aphendi-Kavousi, suivant M. de Heldreich , est aussi désigné sous le nom de Psykhro, de celui d'un lieu frais situé sur le revers S.-E., où se trouve la source d'un ruisseau qui fait tourner un moulin dans un bois de Pinus Laricio, à l,200 m d'altitude environ. — 336 , ligne dernière , S. 35° 0, lisez : S. 30° 0. — 339, Eremopoli , l'ancien Etera (près Is-to-Vaï), Spratt, Travels, I, 193. — id. , inscriptions d'Eremopoli. Spratt, Travels, II, pi. 1, fig. 4 et 16-20. — 3 40, plongeurs d'épongés à l'ouvrage (sur la côte orientale) , Spratt , Travels, I, 232. — 341, Palaio-Kastron (et vue du cap Plako) , Spratt, Travels, 1,203. — 343, ligne 15 , Quercas Crelica, lisez : Q. calliprinos. — 344, ligne 23, et p. 175, ligne 16, Nethia, lisez : Hethia. — 347, ligne 19, Myrto, lisez : Theophilo. — 348, montagne fendue d'Arvi, l'ancien Arbius, Spratt, Travels, l. 295. — id., note, sarcophage trouvée Narvy (Arvi). Lacroix, Les îles de la Grèce, pi. 6. ( 762 ) Page 355. ligne 4, 11 me semble douteux que ce laurier soit le même que celui qui est cité à la page 848 d'après M. de Heldreich. — 355, lignes 4 en remontant et 18, Krya-Vrysis, lisez : Kria-Vrysis. — 356, lignes 12 et 21, Vrisinas , Usez : Vrysinas. — 357, ligne 17, 17 m , lisez : 13". — 358, fin, D'après M. de Heldreich , Niprosest le lieu où se font les meil- leurs fromages de Sphakia ; Asphenlo et Kalikrati ne viennent qu'ensuite. C'est dans la gorge par laquelle on descend à Komitadhès que croît et que l'on recueille surtout le dictame {Amaracus Dic- lamnus ). — 362. La plaine rencontrée en montant au-dessus d'Askypho est celle de Niato située à environ 1,500 m d'élévation d'après M. de Heldreich. — 366, trois sculptures dont le lieu de provenance m'est inconnu. — An ancient bas-relief of Crète, Pococke , Description of the East , II, XXXV. — Enlèvement d'Europe. Hoeck. Krela, I , pi. 111. — Ins- cription de Smari. Spratt, Travels, II, pi. 1, flg. 2. — 376. D'après M. de Heldreich, les éparkhies de Meghalo-Kastron et de Rhizo-Kastron sont aussi désignées sous les noms de Kastrini et de Dhianitiki. — 401 ligne 9. Cislus ladaniferus , lisez Cislus Crelicus. — 401. Quoique la plante employée partout aujourd'hui soit le Polerium spinosum, il parait bien que du temps d'Onorio Belli, le nom de Stamnagalhi s'appliquait au Cichorium spinosum. — 411 , tableau, total du froment deKhania, 35,000. — 411 , tableau, total de l'eau -de-vie de Meghalo-Kastron, 1,523. — 412, ligne 1 , Règne végétal, lisez : Règne animal. — 493, ligne 11 , Mega-Kaslron , lisez : Meghalo-Kastron. — id. , ligne 9, en remontant , Peloponnensum, lisez : Peloponesum. — id. , ligne 6, Chrysa, Gaudos , lisez: Chrysa. Gaudos. — 944, ligne 14, Kalo imnionous, lisez : Kalo Limniones. — 519, ligne 24. Par suite de l'accord qui existe, pour la position des princi- paux points, entre ma carte et celle du capitaine Spratt, la publica- tion de la petite carte spécialede la triangulation est devenue inutile. — id., petit tableau, Spdaha , lisez : Spadha, — 53 i , ligne 7, en remontant, 437, lisez: 439. — 535, ligne 21 , Plemmeniana, lisez : Plemmeliana. — 548, ligne 13, en remontant, de Kedros, lisez : du Kedros. — 560 , ligne 1 , Sakro , lisez : Zakro. — 561, ligne 8, en remontant, Sarekenovighla . lisez : Sarakenovighla. — 562, ligne 1 et p. 576, 1. 21, Nethia, lisez : Hethia. — 576, j'ai rencontré une autre source ferrugineuse dans le terrain lalqueux à la base du mont Vrysinas, à Kapedhiana, au Sud de Kethymnon. — 577, note, insein , lisez : Inse!. ( 763) TOME XXIII. Page 1, ligne 10, et 20, ligne 3 , en remontant. Il paraît bien que Sieber a séjourné moins d'une année en Crète. — il et 18. D'après les observations inscrites sur les plans anglais de ports, les déclinaisons y seraient les suivantes pour l'année 1860 : Gr abusa et Kutri, 9° 20'; Lutro, 9° 5'; Rhithymno, 8° 45'; Kalo- Limiones, 8° 50; Standia, 8° 30'; Khersonesos , 8° 25'; Yerapetra, 8° 25'; Sitia Bay, 8° 20'; Eremopoli et Grandes, 8° 15'. La diffé- rence, d'une extrémité à l'autre de l'île serait ainsi de 8° 1 5' à 9° 20' soit 1°5'. La diminution de la déclinaison y est évaluée à 4' par année — 33, fin. Ce même sable, exposé au rayonnement solaire à Bordeaux, le. 25 mai 1865, ne s'éleva qu'à 54° 2 ; le 23 juin, au solstice, il at- teignit 59° 4. — 77, Amphibole. Se rencontre semblable à celui du Dhrisès, à la surface du terrain tertiaire de Perivolakia au Nord-Ouest du cap Kakialitkhi. — 93, fin. Les talchistes doivent exister dans les plateaux situés au Nord- Ouest du cap Kakialitkhi, car le plateau tertiaire de Perivolakia, autour de la Vardia, est couvert de blocs de quartzite gris-verdàtre avec filons de quartz et d'amphibole fibreux vert-jaunâtre. — 326, ligne 2, talissimus, lisez, latissimus. — 330, ligne 16, en remontant, après navicularis, ajouter (593). — 358, note, ans dem, lisez : aus dem. — 359, Le cap. T. Spratt qui a visité le labyrinthe d'Ampelousa vers 1852, le considère comme les carrières qui ont fourni les matériaux plus communément employés dans les constructions de Gortyne de Phœstus. MM. Léon Thenon et George Perrot ont été du même avis en 1857 et 1858. — 412, note, orientale, lisez : occidentale. — 4! 5, ligne 1 1 , en remontant, baie, lisez : rade. — 433, ligne 13, 1848, lisez \%$%. TOME XXIV. — 388, ligne 15, douze cents, lisez : quatorze cents. — 395 J'ajoute quelques corrections à celles au nombre de 1 8 , qui ont été indiquées pour l'énuméralion des plantes, à la page 898. Diverses erreurs relatives aux noms vernaculaires en grec, se trouvent rec- tifiées soigneusement dans l'Index alphabeticus , p. 971. — 413 , Tunica Crelica , reporter Spec. 584, à la seconde ligne, après Sa- ponaria Crelica. — 417, Alsine verna Barth., lisez : Bartl. — 419. Paronychia capitata ajouter Zone subalpine. — 460. ligne. 2 en remontant Sphakir. Usez Sphakia. — 473, ligne 5, Askyphos, lisez: entre Askypho. (De même plus loin). ( ™4) Page 491. lignes 3 et i en remontant. Soudhai... , Lassit., lisez , Soudlia... Lassiti. — 491 , note, dernière ligne, Cihorium , lisez : Cichorium. — 521. Le Ment ha to?nentosa a été aussi appelé M. Sieberi Koch. — 563 Muscari racemosum. ajouter %; — 567 Phœnix daclylifera, M. de Heldreich pense que le bois qu'il forme à Is-to-Vaï, près du cap Sidhero, résulte de la multiplication de quelques pieds plantés primitivement par les Arabes; il attribue leur infertilité à l'absence d'individus mâles. — 581. ligne. 8, Hughuios Jounuès lisez Hagbios-Joannès. — 582. Blechnum Spicant ajoutez y — Cheilanthes odora ajoutez 2p — 642. Les Rubus Idœus L. et Vaccinium Vilis Idœa L. doivent avoir leur nom tiré du Mont Ida de Phrygie, car ils n'ont pas été trouvés en Crète. — 666. Sieber, dans son Reise nach der Insel Krela, I, 219, cite dans les environs de Dhamasta les Ateuchus sacer, plus, variolosus, semi- punclalus, etc., et les genres Copris, Prionus, Cerambyx, Carabus Blaps , etc. La mention aurait dû en être faite à la page 1006. — 691. VAnguilla aculiroslris , d'après Buondelmonti et Spratt, est forte abondante et atteint une grande taille dans le lac de Kourna. Po- cocke dit qu'elle est le seul poisson d'eau douce de l'île. — 700, après ligne Rajouter en litre : Palmipèdes. — 732, à sa date, Gemma frisius, Orbis divisione, 1530. — Cosmographie écrite en latin par Pierre Âpianus, corrigée el augmentée, Anvers, in-4°, p. 134-6, 1581. — 735 , à sa date , J. W Norie. New Sailing Directions, for the Mediler- ranean sea, London, 1841. TABLE GÉNÉRALE DES MATIÈRES DE LA DESCRIPTION PHYSIQUE DE L'ÎLE DE CRÈTE , INSÉRÉE DANS LES T. XXII, XXIII ET XXIV. Pages. Introduction , 109 LIVRE I. — ITINÉRAIRES. — HISTOIRE. — STATISTIQUE. CHAP. I. — ITINÉRAIRE HORS DE CRÈTE De Paris à Marseille , et de Marseille à Syra 115 Séjour à Syra et départ pour la Crète ( géologie de Syra) U8 Départ de Crète et relâche à Chio {géologie de Chio) , 121 ( 7G5 ) rages. Arrivée et séjour à Smyrne (géologie de Smyrne) , . XXIII 125 Départ de Smyrne et séjour à Constantinople ( géologie de Constantinople). . 128 De Constantinople à Smyrne , au Pirée et à Malte ( géologie de Valella). . . . 133 Rentrée en France 136 Observations météorologiques à Smyrne et à Malte 157 CHAP. II. — APERÇU HISTORIQUE SUR LA CRÈTE. Coup-d'œil géographique et géologique 139 CHAP. III. — ITINÉRAIRE EN CRÈTE. 1° Premiers voyages dans le Khaniotika et les éparkhies de Sphakia et d'Apoko- rona. — 5 mai-5 juin 144 2° Voyages dans les éparkhies de Selino et de Kisamos. — 8-30 juin 166 3° Nouveaux voyages dans le Khaniotika. — 6-18 juillet 181 i° Voyages dans le Rhethymniotika et les éparkhies d'Haghio-Vasili, Mylopotamo et Amari. — 27 juillet— 13 août 18* S Voyages en Messara et dans les éparkhies deMalevisi etTemenos. — li-16août. 30T 6 U Voyage à Hierapetra par les éparkhies de Pedhiadha , Mirabello et la plaine de Lassili. — 29 août-12 septembre 322 7° Voyage dans l'éparkhie de Sitia. — 15-25 Septembre 555 8° Voyage dans les éparkhies de Rhizo-Kastron , par Viano et Kastel-Pedhiadha et dans les environs de Megalo-Kastron. — 26 septembre 5 octobre 346 9a Nouveaux voyages dans les éparkhies de Mylopotamo, Amari et le Rhethym- niotika; retour à Khania. — 5-15 octobre , . . 355 40° Nouveau voyage dans les éparkhies d'Apokorona et de Sphakia, et à Gaudhos. — 16-28 octobro , 357 CHAP. IV. — POPULATION, AGRICULTURE. 1° Population. — Caractères particuliers des habitants (Abstinences religieuses, p. 369) 367 Maladies 568 Chiffres successifs de la population 371 2" Agriculture. — Sol 378 Climat 382 État agricole avant et pendant la domination vénitienne 584 État agricole sous la domination turque, jusqu'en 1828 388 État actuel de la propriété agricole ( Note sur les fortunes Cretoises , p. 342) 391 Utilisation du règne végétal 39g Utilisation du règne animal. 4.12 Résumé général des valeurs agricoles , impôts, Exposition universelle à Paris en 1855 420 Appendice. — Utilisation du règne minéral 433 Tome XXIV. 63 ( 766 ) LIVRE II. — GÉOGRAPHIE. — PHYSIQUE DU SOL. — MÉTÉOROLOGIE. CHAPITRE I er . — GÉOGRAPHIE MATHÉMATIQUE ET PHYSIQUE. Pages. Connaissances géographiques des Anciens XXII 494 1» Géodésie. — Position, limites et superficie de la Crète. 494 Déterminations successives de positions géographiques 497 Relevé des éléments d'un réseau trigonométrique intérieur 500 Position des points de la côte et de l'intérieur 523 2° Orographie. — Aperçu général , hypsométrie 527 Pays montagneux de Kisamos et Selino 532 Aspro-Vouna ou montagnes de Sphakia i 537 Plateau accidenté de Rhethymnon 543 Montagnes du Psiloriti ' 546 Plateau accidenté de Meghalo-Kastron 550 Montagnes de Lassiti 554 Pays montagneux de Sitia 5!»9 Ligue de faîte, défilés, bassins fermés et grottes 562 3° Hydrographie intérieure. — Sources ordinaires et minérales 574 Cours d'eau et eaux stagnantes 578 4° Hydrographie côtière 583 CHAP. II. — PHYSIQUE DU SOL. 1° Température terrestre, température moyenne du sol , des grottes . . . XXIII 1 Température des sources et puits , 3 Température des cours d'eau et de la mer 9 2° Magnétisme terrestre 10 3° Tremblements de terre 12 CHAP. 111. — MÉTÉOROLOGIE. Anciens renseignements 19 l° Tableaux météorologiques 1845-46 21 2° Température de l'air, températures moyennes 28 Températures extrêmes 30 Décroissement dans les hautes plaines et sur les montagne:, . 31 3° Pression atmosphérique ; moyennes et oscillations. ... 34 4° Vents; fréquence relative, influence de la température 39 5° Météores aqueux; nuages, pluies, neiges 43 60 Orages 49 7° Aérolithes , 50 LIVRE III. — GÉOLOGIE. Introduction. — Anciens renseignements 70 Connaissances géologiques actuelles . . ^ •. 72 ( 7G7 ) CHAP. I. — MINÉRALOGIE ET PÉTROGRAPHIE. Pages 1° Espèces minérales XXIII 76 2° Tableau des roches 7$ CHAP. II. — TALSCHISTES. Aperçu général , roches, filons de quartz, minéraux 80 Pays montagneux de Kisamos et Selino 85 Aspro-Vouna ou montagnes de Sphakia 88 Plateau accidenté de Rhethymnon 91 Montagnes du Psiloriti; Plateau accidenté de Megbalo-Kastron 93 Montagnes de Lassiti; Pays montagneux de Silia 9o Considérations générales sur les talschisles 99 CHAP III. — SERPENTINES, DIOR1TES, ETC. Aperçu général , roches, régions diverses , considérations diverses 102 CHAP. IV. — ANAGÉNITES. Pays montagneux de Kisamos et Selino 108 CHAP. V. — MÀCIGNO ET CALCAIRES NOIRATRES CRÉTACÉS ET ÉOCÈNES. Aperçu général , roches, minéraux. . 109 Pays montagneux de Selino et Kisamos 117 Aspro-Vouna ou montagnes de Sphakia ; Plateau accidenté de Rhethymnon. . . 122 Montagnes du Psiloriti; Plateau accidenté de Meghalo-Kastron 152 Montagnes de Lassiti. . 141 Pays montagneux de Sitia ; îlots circonvoisins (Gaudhos) 147 Fossiles, Considérations générales sur le Macigno et les calcaires 154 CHAP. VI. — TERRAIN TERTIAIRE PRINCIPALEMENT SUBAPENNIN. Aperçu général, roches, minéraux 321 Pays montagneux de Selino et Kisamos 328 Aspro-Vouna ou montagnes de Sphakia 351 Plateau accidenté de Rhethymnon 337 Plateau accidenté de Meghalo-Kastron 346 Montagnes de Lassiti; Pays montagneux de Sitia 360 Ilots circonvoisins, (Gaudhos) 369 Fossiles (Pholadomya maxima) 570 Considérations générales sur le terrain subapennin , 576 Appendice : dépôts des hautes plaines [Hippopolamus) 580 f ( 768 ) CHAP. VII. — TERBAINS D'ALLUVION. Pages, Aperçu général, roches, minéraux XXIII 384 Diluvium; terre végétale, érosions superficielles, terrain détritique 387 Alluvions fluviatiles 392 Alluvions marines émergées 393 Alluvions marines immergées 402 Littoral, débouquements et additions. , 402 Petites îles et îlots circonvoisins 406 Orographie sous-marine autour de la Crète 411 Protubérances isolées; fosse de la baie de Soudba 415 Marées, courants . . 416 APPENDICE. — Directions des roches stratifiées 421 CHAP. VIII. — PHÉNOMÈNES GÉOLOGIQUES SUCCESSIFS. Formation des roches et des dépôts 423 2" Révolutions qui ont façonné le relief de l'île 430 Additions.- Hypsométrie,p. 335, 541, 545, 549, 553 , 558, 561 441 Vents littoraux. 443 Additions. — Avertissement XXIV 353 Chap. II et III. — » Talschistes et roches ignées antérieures au terrain crétacé (80-107) 554 Chap. V. — Macigno et calcaires noirâtres crétacés et éocènes (109-157). . . . 357 Chap. VI. — - Terrain tertiaire principalement subapennin (520-380) 361 Chap. VI (suite). — Dépôts tertiaires d'eau douce (523) 367 Chap. VI (Appendice). — Dépôts des hautes plaines (580-383) 374 Chap. VII. — Terrain d'alluvion (384-393) 375 Chap. VII (suite). — Changements de niveau récents (393-402) 377 Appendice. — Carte géologique de M. Spratt 387 LIVRE IV. —BOTANIQUE. CHAP. I. — ÉNUMéRATION des plantes. Introduction 389 Dicotylédones thalamiflors 395 Dicotylédones calyciflors, A polypetals 429 Dicotylédones calyciflors , B monopetals 466 Dicotylédones corolliflors 502 Dicotylédones monochlamyds 541 Dicotylédones gymnosperms •* • • • 554 Monocotyledones aperisperms «»56 Monocotyledones perispernis 559 ( 769 ) Pages. Acotyledoneae vasculares XXIV 580 Acotyledonese cellulares 583 Additions synonymiques, Errata 591 (Liste méthodique des familles 60-4-7) CHAP. II. — GÉOGRAPHIE BOTANIQUE. Plantes vasculaires 595 Zone subalpine 611 CHAP. III. — HISTOIRE ET BIBLIOGRAPHIE BOTANIQUE. Les Anciens , Belon, Tournefort, Sieber, Raulin, de Heldreich, etc 621 Index alphabeticus nominum vernaculorum Cretensium 639 Appendice. — Species Creticae , etc 642 LIVRE V. — ZOOLOGIE. Avertissement 643 1 er EMBRANCHEMENT : ZOOPHYTES. Spongiaires 644 Foraminifères et Infusoires ( MM . Rupert Jones et Parker; M- Ehrenberg) ; distribution batbymétrique des espèces 644 Coralliaires ; Acalèphes 650 Astérideê; Echinides; Holotburides. . . . • 651 2 e EMBRANCHEMENT : MOLLUSQUES. A. Terrestres et fluviatiles, Acéphales, Gastéropodes (Physa capillala); distri- bution des espèces 651 B. Marins, (Briozoaires, Acéphales, Gastéropodes, Céphalopodes) 657 Distribution bathymétrique des espèces dans l'Archipel 662 3e EMBRANCHEMENT : ARTICULÉS. Travaux antérieurs 666 Annélides . 667 Crustacés , Entomostracés ostracodes 667 Arachnides , Myriapodes 669 Coléoptères 673 Orthoptères, Hémiptères 681 IVévroptères, Hyménoptères 684 Lépidoptères 685 Diptères, Aptères 687 Descriptions de 23 espèces nouvelles. ...... 669-684 Analogies de la faune entomologique de la Crète 687 ( "?70 ) i» EMBRANCHEMENT : VERTÉBRÉS. Pages. Poissons XXIV 690 Batraciens et Reptiles 691 Oiseaux ( le colonel H. M. Drummond-Hay) 692 Mammifères , 700 Appendice. — Le Bouquetin de Crète 702 ADDITIONS. Bassins intérieurs fermés, 566; grottes, 572; sources minérales (Mirabello), 576; cours d'eau , 581 ; eaux stagnantes, 582. Additions au littoral , 406; orographie sous-marine autour de la Crète, 415. — Appendice : densité saline de la mer. 709 Tremblements de terre, 18. Température de la mer, 10; magnétisme terres- tre , 11 , 717 Températures extrêmes ; 30 ; orages 44 721 Population, lépreux, 369 723 Coton, 400; Oliviers, 404; Vers à soie, 416 725 APPENDICE. 1° Voyageurs en Crète 727 2o Auteurs divers 752 3° Cartes successives de la Crète 737 4° Plans de ports et rades 754 5o Vues de côtes , . . . 757 Errata et dernières additions 758 Table générale des matières , . . . . 764 «5 Février f 890. TABLE DES ARTICLES CONTENUS DANS CE VOLUME HISTOIRE NATURELLE GENERALE- Description physique de l'île de Crète, fin (Botanique , Zoologie; additions , carte et coupes) , par M. V. Raulin, titulaire 333 Ma dernière ascension au Pic-du-Midi de Bagnères , et mon ultime adieu aux Pyrénées , par M. Léon Dufour 331 MINÉRALOGIE ET GÉOLOGIE- Mémoire sur le terrain tertiaire post-pyrénéen du département des Hautes- Pyrénées, considéré principalement dans la vallée de l'Adour, par M. A. Ley- merie , correspondant 1 De la présence du sulfate de plomb dans les mines de sulfure de plomb de Eef- Num-Theboul , près de la Calle, en Algérie, par feu M. Marcel de Serres, correspondant 75 Observations sur les calcaires d'eau douce du nord-est de l'Aquitaine, par M. J. Gosselet , secrétaire-général 177 De la recherche des eaux jaillissantes daus les Landes de Gascogne , par M. E. Jacquot 183 Note sur quelques fossiles recueillis dans la craie de Roquefort (Landes ) , par M. Tournouer, correspondant 199 BOTANIQUE. Essai sur les conferves des environs de Toulouse, par M. Arrondeau , corresp. 27 Itinéraire botanique dans l'île de Ré , par M. Lemarié , correspondant 51 Autonomie réelle du genre Sctwfia, détaché par M. Spach du genre Fuchsia, par M. Ch. Des Moulins , président 82 Quelques notes à l'occasion d'une publication récente de M. Dominique Clos , par M. Ch. Des Moulins , président 96 ( 773 ) Note sur une propriété singulière des vrilles de la Vigne-vierge, par M. Ch. Des Moulins , président 104 Tites Boreali-Americanœ , par M. Durand, de l'Académie des sciences de Philadelphie , par M. Ch. Des Moulins , président 115 Notes sur les -vrilles à pelotes de la Vigne-vierge, par MM. E.-A. Carrière et Alf. Déséglise ; correspondant 206 ZOOLOGIE. Observations sur le Cypris fusca (Strauss), par M. D r Alph. Trémeau de de Rochebrune , correspondant 77 Note sur l'époque du départ des hirondelles dans le sud-ouest de la France , par M. du Puits de Maconnex , 208 Faune conchyliologique terrestre et fluvio-lacustre de la Nouvelle-Calédonie, Par M. J.-B. Gassies, secrétaire du conseil d'administration 211 Détails historiques et topogiaphiques, par le R. P. Montrouzier 216 Note sur la ponte et les mœurs du Jean-le-Blanc, par M. le D r Alex. Savatier , correspondant 346 AGRICULTURE. Note sur une terre végétale provenant de la petite chaîne connue sous le nom de l'Alaric ( Aude) par M. Jacquot , membre titulaire 65 FIN DU TOME XXTV. BORDEAUX. — IMPR. DE F. DEGRÉTEAU ET C' 8 . RETE ET DE l| tueurs. "enrazn, tertiaxrz et par- Te# Ko Tku\ '■e/vli, - ATtriïto . Aphendi-Khr: cuïayk e t fe Aoph LzleAtL a £oub -Alavr COUPES OROGRAPIIIDUES ET GEOGNOSTigUES GENERALES (a__..a_S.) DE L'ILE DE CRÈTE ET DE LA JIBR .\DJACENTE. Echelle iB-*--q _____ de elle de_k_CarU . _ Hauteura *$]_ «_ Longueur». _îg.l_C